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back to black — (melison)

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Elie Bennett
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MessageSujet: back to black — (melison) Lun 26 Fév - 22:08

back to black — melison
février 2018; Elie déteste les hôpitaux -- genre vraiment. Il y a passé trop d'années, il y a perdu trop de temps pour les apprécier. Entre sa greffe cardiaque et ses troubles alimentaires, il est pourtant bien forcé d'y retourner -- et plus régulièrement qu'il ne le voudrait. Pour des tests, pour des bilans sanguins qui l'ennuient, pour des rendez-vous médicaux qui l'angoissent. Elie a beau avoir l'habitude, avoir laissé les hôpitaux faire partie de son quotidien : il déteste toujours autant.
Il glisse ses mains dans les poches de sa veste et passe les portes coulissantes pour pénétrer dans l'hôpital. Il lâche un soupir, continue son chemin sans vraiment s'attarder sur ce qui l'entoure (il n'a pas besoin de se présenter à l'accueil, il suffit qu'il rejoigne directement la salle d'attente). Musique à fond, son pulsant dans son esprit, il n'écoute que les paroles d'une chanson qu'il connait par cœur. Il ne fait pas attention aux personnes dans la salle et prend place dans un des sièges de la pièce, au fond et dans un coin. Il lâche un nouveau soupir, agacé d'être ici. Sa respiration est plus rapide et il sait d'avance qu'il ne va pas apprécier les prochaines heures. Depuis son arrivée à Los Angeles, Elie a déjà vu trois fois son nouveau médecin généraliste (le premier pour faire le bilan, les deux suivants pour faire le suivi) -- et c'est déjà trop. Son médecin écossais lui manque -- terriblement -- et il ne peut s'empêcher de se dire que sans Billie, sans sa présence réconfortante, il aurait probablement totalement replongé dans l'enfer de l'année passée (même s'il n'en est pour le moment pas entièrement sorti).
Il se racle la gorge, sort son portable pour envoyer quelques messages : le premier à sa grande sœur pour dire qu'il rentrera tard (sans en expliquer la raison), les suivants pour donner des nouvelles (vagues) à ses connaissances d'Ecosse. C'est étrange, il ne lui manque pas vraiment -- Elie n'a jamais été attaché aux gens. Il jette un regard à l'horloge de la salle -- il est arrivé beaucoup trop en avance pour un rendez-vous à 18 heures ; pas le choix, il ne pouvait pas rentrer du boulot et repartir directement, il aurait été en retard. Son rendez-vous avec sa nouvelle psychiatre de l'unité TCA ne l'enchante pas vraiment mais c'est une recommandation (très poussée) de son nouveau médecin -- elle me fatigue déjà songe le jeune homme en s'enfonçant dans son siège.

et dans le monde des rêves
il n'y a plus rien
ni feu ni braise
il n'y a que la nuit
infinie


Il somnole, s'endort probablement -- quand les bruits d'une enfant jouant avec les jeux dans la pièce le réveillent brusquement. Il cligne des yeux, légèrement sonné -- merde merde merde. Il se redresse, entre la panique et l'esprit encore brumeux, sort son portable et voit avec horreur qu'il a dormi bien trop longtemps (il est 18 heures passées depuis vingt minutes). Il jure dans un soupir et remarque alors la présence d'une jeune femme. D'un coup d’œil, il la juge pas plus âgée que lui -- et jolie (même très jolie). Elle dégage quelque chose de pas vraiment définissable qu'Elie ne saurait décrire mais c'est surtout son regard -- ce regard si vide, si blanc -- « Euh... excuse-moi » dit-il en se raclant la gorge et en passant sa main dans ses cheveux (gêné) « Tu sais pas si quelqu'un a demandé Elie Bennett par hasard ? »

-- il réalise même pas qu'il vient de la tutoyer sans problème

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Ven 30 Mar - 19:28

Elie & Melison.
Back to black

Il est dur pour moi à présent de me débrouiller par moi-même. C’est douloureux d’avoir la sensation d’être une incapable. Sans cette maudite vue, je ne peux plus rien faire, rien faire de ce que je faisais auparavant. Au point d’être si déstabilisé par la vie qu’une fois bourrée, j’ai fini par avouer l’une de mes plus grosses omission, ma petite puce Maloé, la fille de Alvin. Il est prévenu maintenant, il n’est pas seulement au courant, mais il est là à présent. Il faut que je parvienne à remettre de l’ordre dans mon propre brouillard. Une tempête noire est au-dessus de ma tête, elle tournoie, elle me noie et je peine à retrouver un peu d’air pour pouvoir survive. Maloé son rire me fait voler, me donne des ailes et je sais que je peux parfaitement m’en sortir grâce et surtout pour elle.

Je peux être forte, même déstabilisé par le manque de couleur de ma vie dernièrement. Je me démerde, dépatouiller est sans doute le meilleur mot pour dire que j’avance, de mon mieux et à mon rythme. Il me faut bosser sur de nouvelle chose. Comme le braille. Il faut que je puisse écrire et lire, alors clairement c’est différent de la manière que j’avais de le faire avant, mais après tout, d’autres ont subi ma situation et ils s’en sont sortis, pas vrai ? Du moins, j’espère vraiment que ceci est vrai. Car je ne peux pas rester à me morfondre, je veux avancer par moi-même, malgré ce SOS lancée à alvin sans que je n m’en souvienne vraiment le lendemain matin. Alors, inconsciemment mon esprit me sauvait peut être la vie, et surtout pourrait donner de nouveaux repère à ma fille ? Une mauvaise chose qu’il soit dans les parages ? Je ne sais pas. J’ai essayé de lui faire croire au début que rien n’avait changé, que j’étais là même, sauf qu’il est dur de lui faire croire que je ne suis pas atteinte de cécité. Il est même impossible, quand il me parle et que je ne sais même pas où placer mes pupilles.

Je suis dans une salle d’attente, attendant que mon amie vienne me récupérer après ce cours de braille. Un cours où je commence à déchiffrer l’algèbre, pardon une nouvelle langue, même si ça revient à peu près à la même chose. Je ne suis pas notée, mais j’en ai forcément besoin, vu que refaire ce que je faisais avant est une chose improbable, je ne peux plus voler et ça me rends triste. Et à chaque fois que je suis triste à cause de ma cécité je pense à lui, celui qui nous a quittés, le seul homme qui avait parvenu à me rendre meilleur à me faire accepter ma pauvreté sans vouloir me rendre meilleure aux yeux des autres, mon défunt fiancé. Je ne sais pas trop si je regarde du bon côté, mais tant pis, surtout que je n’ai pas mes lunettes de soleil sur le nez. Un jeune homme, une voix douce et confiante, du moins c’est ce que j’ai cru détecter venait de me demander si un Elie Bennett avait été appelé. Je n’en suis pas sûre. Je devrais marquer sur une pancarte que j’ai la même mémoire que Dory. « Je crois ! » Je fus hésitante, ça se voyait sans doute sur mon visage et ce dernier avait affiché une légère grimace de culpabilité à ne pas savoir quoi répondre à ce jeune homme. « Vous êtes Elie ? » ça ne me regarde pas, mais ça occupera mon esprit un instant. « Vous dormiez ? » Peu sûre de moi, mais je sais reconnaitre une respiration lasse quand une personne dors, surtout quand je me perds dans la douce mélodie de respiration de Méloé quand elle dort.

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Lun 2 Avr - 10:20

back to black — melison
Le regard de l'inconnue le cherche, sans trop savoir où se tourner ni où le fixer et Elie comprend instantanément -- elle est aveugle ; d'où ce regard vague, d'où ce regard blanc. Tout s'explique. Elle ne répond pas immédiatement à sa demande, comme si elle essayait de se rappeler si un Elie Bennett (tocard de première à s'être endormi en attendant son premier rendez-vous) avait été appelé. Ses deux questions suivantes confirment la supposition d'Elie ; la jeune femme ne voit absolument rien.
Pendant quelques secondes, il se dit qu'il a de la chance -- c'est presque déplacé de penser ça en la voyant mais c'est instantané (on pourrait presque dire que c'est humain, dans le fond). Lui peut encore voir ; il peut encore écrire tous ces mots sur le papier pour évacuer tous ces maux de son corps. Il peut observer le paysage, il peut être fasciné par un coucher de soleil ou écœuré par des violences à la télé. Il peut voir le monde qui l'entoure, ce monde qu'il ne trouve pas forcément très beau mais parfois si passionnant. Il peut voir ; pas elle.

C'est drôle non ?
Comme on peut réaliser la valeur des choses
Uniquement une fois qu'on les a perdues

« Euh ouais, je dormais » finit-il par répondre en s'enfonçant de nouveau dans son fauteuil (il est assis à deux sièges de l'inconnue). Il est énervé -- contre lui, contre l'infirmière qui aurait pu le réveiller (puis il réalise finalement qu'elle n'aurait pas pu puisqu'elle ne l'a jamais vu avant) -- mais il reste énervé. Il va finir plus tard, il va devoir mentir plus longtemps à sa sœur et c'est probablement ce qui l'agace le plus. Bien qu'il soit en meilleur état qu'il y a deux ans, la maladie est encore présente dans ce quotidien qu'il commence à apprécier depuis son arrivée à Los Angeles -- alors, il ne veut plus que tous ces rendez-vous, ces consultations, ces heures perdues à l'hôpital, empiètent sur ce nouveau quotidien.
(retour à la réalité)
Elie sort de ses pensées. Elie a tendance à trop réfléchir, trop penser et à laisser de trop grands silences entre lui et son interlocuteur. C'est exactement le cas en cet instant. Il se redresse légèrement, envoie rapidement un sms à Billie pour la prévenir, un message du genre dsl c'est plus long que prévu, m'attends pas pour manger puis glisse son téléphone dans sa poche avant de reporter son regard sur la jeune femme. Elle ne le regarde plus ou alors, elle regarde dans la mauvaise direction. Il hausse un sourcil, penche la tête légèrement sur le côté. « T'as un rendez-vous ? » (question trop indiscrète, il grimace -- sa sœur lui aurait donné un coup de coude si elle avait été là) « Et tu peux me tutoyer » ajoute-t-il d'une voix légèrement mal à l'aise (il réalise qu'elle l'a vouvoyé et il se demande s'il n'est pas passé pour trop familier -- tant pis, c'est fait). « Effectivement, c'est moi Elie Bennet, enchanté » (il lâche un rire, comme s'il avait ajouté Elie Bennet, le tocard qui s’endort, c'est moi oui) « Et toi ? »
Il joue avec ses mains, comme pour combler l'ennui et puis, dans un murmure, d'une voix douce et qu'il ne veut absolument pas sarcastique (et c'est presque une première), il ajoute un commentaire banal, une phrase anodine mais qui veut en dire beaucoup ; « J'suis à ta gauche » --

-- j'ai vu que toi, tu voyais pas

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Mar 17 Avr - 17:45

Elie & Melison.
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Je m'efforce vraiment à me dépatter moi-même, mais bien sûr je ne peux pas encore tout gérer moi-même. Comme le fait de me déplacer d'un point a à un autre dit b. Non ce n'est pas possible de me promener en ville sans personne pour le moment. Du coup malgré mon rendez terminé, j'attends. Je pourrais râler en vouloir à mon amie qui n'est pas encore dans le coin pour ne pas me laisser seule dans le coin. Un endroit effrayant encore plus quand on est plongé dans le noir je trouve. Une personne vient à me demander si un nom a été appelé. Autant dire que je ne suis pas sûre de me souvenir pleinement de toutes les personnes ayant été appelé. Pinçant mes lèvres je me sens doublement mal, car autant dire que je ne sais pas trop où calibrer ma tête. Un peu plus à gauche, à droite ? Trop de question, mais tant pis je ne dis rien, je ne fais que répondre à cette voix. Une voix masculine et pourtant douce. Espérant ne pas du tout me tromper pour le coup, car même son prénom ne peut pas trop me guider pour le coup, à moins d'être sûre qu'Elie est un homme et non une femme. C'est un peu chiant ce genre de situation je trouve.

Je souris à l'aveu ou plutôt la réponse à la question pas du tout indiscrète que j'avais posé à la personne. Oui, la personne. Je ne suis pas sûre moi, je vais pas dire que c'est une fille ou un mec, même si j'ai envie de parier sur le fait que c'est un homme à mes côtés. J'aurais pu répondre à la question que je lui avais posée par moi-même avec mes yeux, mais impossible je suis coincée dans ma cécité. Une nouvelle vie qui est à moi, alors oui je dois pouvoir décupler les autres sens qui me reste comme me dit les médecins... je ne reprendrais pas les mots de ma fille qui m'a dit que je pourrais devenir comme cet homme superhéros et aveugle dans la série sur nextflix dont je ne suis pas sûre de me souvenir du nom, ah si Dardevil. « Besoin de repos ? » Que je lâchais d'une voix sûre d'elle, alors que tout mon être doit trembler comme une biche prise en plein fard.

Je ne sais pas trop ce qui se passe à mes côtés, mais je suis dans le noir et le silence le plus complet. Dois-je dire quelque chose ? Je ne sais pas quoi dire, peut-être qu'il n'a pas envie de me parler. Oui, mon interlocuteur sera un homme c'est décidé, puis c'est plus simple en espérant ne pas me mettre un doigt dans l'œil … ça serait con vu que je suis déjà aveugle. Enfin, je finis par entendre à nouveau sa voix, secouant un peu la tête, puis j'ajoutais des mots à ce mouvement. « Non, enfin si, mais je l'ai déjà eu …» Je pouvais lui redemander la même chose, mais ça serait con, car je pense que ce Elie c'est bien lui et non quelqu'un d'autre, à moins qu'il est là à vouloir épier une personne et là je devrais sans doute prendre peur ? « D'accord » Oui, j'ai l'habitude de vouvoyer depuis bien des années, mais alors là avec ma nouvelle situation je vouvoie à chaque fois ! Oui, car j'ai toujours peur de tomber sur plus vieux que la voix ne pourrait me le faire croire et blesser quelqu'un, je sais je suis trop paranoïaque. Je continue avec tous ses bruits à bien déterminer où est la personne me parlant, puis je souris à sa réponse. « Melison … enchantée … Elie.» On n'y croirait pas vu le ton que je prends c'est surtout que je me demande où est la personne et surtout si elle me tend sa main pour serrer la mienne. Autant dire que je vais lui mettre un vent, puis un petit commentaire arrive à taquiner mon ouïe, je souris inévitablement entre le fait d'être contente et mal à l'aise. « ça se voit tant que ça ?» Que je finissais par dire en tournant ma tête à l'endroit exact où il m'avait dit se tenir. Faut pas être Einstein pour que je comprenne qu'il a griller que j'étais aveugle.

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Dim 29 Avr - 18:57

back to black — melison
Melison -- c'est joli et ça résonne dans l'esprit d'Elie. Il glisse son regard sur elle et ne peut s'empêcher de la trouver totalement paumée. Derrière ce charme presque envoûtant et ses longs cheveux blonds vénitiens, la jeune femme semble chercher des repères inexistants ; par des sourires sans réel destinataire, par des regards qui ne croisent personne. Elie suppose qu'elle n'est pas aveugle de naissance -- il y a trop d'hésitation, trop de maladresse.
Il laisse échapper un rire lorsqu'elle tourne la tête vers lui pour lui demander si cela se voit tant que ça. « Joli trait sarcastique » commente-t-il ; il aurait presque pu sortir la même remarque. Elie a toujour ri de tout -- et peut-être que c'est entre autre cette attitude qui lui a attiré plusieurs fois des problèmes ; constamment dans le second degré et le sarcasme, que que soit le sujet abordé, Elie a (probablement) parfois entaché un amour propre, des ego trop susceptibles ou simplement des âmes trop affectées. Mais Melison ne semble pas comme ça -- elle est un peu perdue, un peu sans lumière mais pas irritable. Cependant, il n'ajoute rien de plus concernant sa cécité. C'est évident, c'est noté dans un silence mais il n'y a pas besoin d'en dire plus.

Perception de l'autre
Découverte de l'inconnu


Elie réalise qu'il n'a pas rebondi sur la première question de la jeune femme. Il se racle la gorge, se relève légèrement dans son fauteuil et, tout en continuant de jouer distraitement avec ses mains, finit par dire « J'dors pas assez la nuit, je rattrape mes heures dans la journée » -- c'est pas forcément une confidence très personnelle, c'est une autre façon de dire qu'Elie est un oiseau de nuit. La nuit l'a toujours fasciné, bien plus que le jour -- la nuit avec les étoiles, les astres et les conversations à minuit ; la nuit est comme un aimant pour lui et ses yeux ne peuvent s'empêcher de s'ouvrir, son esprit de s'agiter. Sortant brusquement de ses réflexions, il se lève dans un mouvement un peu maladroit ; « J'reviens, je vais leur demander si j'ai toujours mon rendez-vous du coup ». Il s’éclipse quelques minutes de la pièce pour rejoindre l'accueil et expliquer en quelques mots sa situation ; oui, je me suis endormi dans la salle ; non, j'ai pas prévenu l'infirmière que j'étais arrivé puisque je vous dis que je dormais ; comment ça, la prochaine disponibilité, c'est à 20h ? ; ok, je reviens demain à 18h et oui, promis, je m'endors pas. Il revient dans la salle d'attente, lâche un léger soupir et reprend place à côté de Melison. En vérité, il n'a aucune raison de rester : son rendez-vous est reporté à demain, Billie l'attend pour manger mais --

Mais Melison attire son attention
Avec son regard blanc et son sourire sans appréhension

Il ne lui dit pas qu'il devrait partir -- en fait, Elie ne précise rien. Il se rassoit simplement, voit que Billie lui a juste envoyé un sms pour lui confirmer qu'elle l'attend mais qu'il a pas intérêt à revenir à 23h sans raison valable et remet son téléphone dans sa poche. Et puis, il repense à ce qu'elle lui a dit tout à l'heure -- elle a déjà eu son rendez-vous et Elie suppose (là encore sans certitude) qu'elle attend quelqu'un d'autre (et probablement pas un rendez-vous médical). C'est en général la seule raison pour laquelle les patients restent au sein du bâtiment -- parce qu'ici, personne ne reste par plaisir ; absolument personne. « Ton rendez-vous est en retard ? » commente Elie d'une voix amusée où perce la malice et une légère taquinerie -- il ne parle évidemment pas du rendez-vous médical. Parce qu'étrangement --

-- elle est intéressante, Melison

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Sam 26 Mai - 19:16

Elie & Melison.
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C’est horrible d’entendre une voix sans savoir réellement où se tient la personne à qui elle appartient. Alors, je ne suis sûre de rien au sujet de ce jeune homme, femme répondant au prénom Elie. Autant dire que son prénom ne va pas m’aider à chasser l’un ou l’autre, vu que le prénom à plutôt des tendances à être mixte que prêté qu’à un seul sexe. Enfin, il m’a vite éclairé cet Elie, il a compris, il a capté le fait que j’étais atteinte de cécité, c’est tellement évident pour certaines personnes alors que pour d’autre, ce n’est pas ça. Ça ne fait que quelques mois que je suis atteinte de la cécité alors autant dire que c’est normal, enfin je me rassure ainsi. « Je deviens une professionnelle à ce petit jeu. » Le sarcasme j’en ai joué plus jeune, méchante, détestable, bref les qualificatifs à mon propos était nombreux, mais nul de savait vraiment que tout cela était une façade, une manière d’être incognito, de n’être pas être la personne victime. Du coup, j’ai préféré être le bourreau. Ö que j’ai honte, surtout quand je repense à comment tout ça c’est fini avec celui à qui j’ai réellement mené la vie dure.

Je fronce les sourcils à cette réponse tardive à ma question lancée à la volé un peu plus tôt. Je souris et en entendant cette réponse, j’étais persuadée que mon regard qui ne m’avisait pas sur les traits d’Elie était malgré tout bien positionné. On y pense pas quand on voit si on est bien placé ou autre, c’est spontané et simple tout le contraire de ce que je dois vivre actuellement. « Le travail ou le plaisir qui te tiens éveillé ? » Que je demande, curieuse puis parler sans avoir à réellement répondre à des questions à propos de mon handicap. C’est rare, les personnes sont toujours là, à vouloir en savoir plus, à savoir ce qui s’est passé. Et pourtant ce qui me brise le plus ce n’est pas ma vue endommagé, mais la mort de mon fiancé. Il était ce qui se rapproché le plus d’un père pour ma fille. J’ai tout un tas de chose à gérer en plus de ça, mais peu importe, c’est la vie, je le prends comme ça en essayant de faire de mon mieux pour le faire. J’offre un sourire à Elie quand ce dernier m’annonce me laisser pour voir si son rendez-vous était toujours de mise ou non.

Durant ce court laps de temps, j’avais fermé les yeux, pensant. Songeant à tout ce qui pouvait être compliqué à présent. Mais je relativise, tout ira bien. Je suis une guerrière, je suis capable de m’en sortir, mais il me faudra de l’aide, ça c’est sûre. Ma seule vraie crainte serait d’être une plaie pour ma fille. Elle est petite, mais elle est déjà là, à essayer de m’aider et de me guider. Je n’aime pas ça. Je ne veux pas être le même poids que ma mère avait pu être à un moment donné dans ma vie avant de mourir. Tout est différent, mais tout de même, ça revient au même dans le fond. Je sors de mes pensées essayant de ne pas paraître trop ailleurs quand Elie se pose à mes côtés. « Mon rendez-vous c’est sans doute endormi ! » Je tente un clin d’œil sans même savoir si c’est très perceptible, alors j’ai envie de le préciser. « Tu as capté le clin d’œil ? » Amusais. Elie était une nouveauté dans ma vie et en plus de ça il était digne d’une bouffée d’air frais. Ça faisait du bien. « Et toi, tu n’as pas loupé ton rendez-vous ? » Autrement en le questionnant, je me demande tout de même l’heure qu’il est le temps avait-il filé à toute vitesse au point que je ne m’étais pas aperçu du retard de mon amie ? - Il est seize heures. – Voilà j’avais maintenant ma réponse, elle m’avait oublié ? Une question qui est en suspens, surtout que ça fait une trentaine de minute que j’attends sans même le savoir.


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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Jeu 21 Juin - 22:04

back to black — melison
Elie a toujours la manie d'inventer des vies aux inconnus qui traversent sa vie -- à ces gens dans le métro, à ces êtres de passage dans son quotidien, il leur imagine des histoires alors qu'il ne connait rien. Il n'a jamais su, si c'était pour combler l'ennui ou simplement parce qu'il avait toujours aimé conter des passés imaginaires à travers les mots et les pensées éphémères.

Et à Melison, il imagine une vie
Aux mille nuances et sans le noir de la nuit

Avant de partir vers l'accueil, il esquisse un sourire lorsqu'elle lui réplique être une professionnelle au jeu du sarcasme (il n'en doute absolument pas) et laisse échapper un rire à sa question -- peut-être un peu trop personnelle. Qu'est-ce qui le maintient éveillé ? Oh, Elie -- tu le sais, tu sais pertinemment ce qui t'empêche de réellement dormir. Parce qu'Elie réfléchit -- trop, trop intensément, trop fortement, pour lui qui n'est encore au fond qu'un adolescent. Il note dans son esprit qu'il lui donnera peut-être une réponse plus tard -- ou peut-être pas, il ne sait pas.

Elie ne sait jamais quand il va se confier
C'est aléatoire, c'est soudain --
C'est imprévisible comme une bougie que l'on éteint


« T'es vraiment une pro dans le sarcasme » éclate-t-il de rire, alors qu'il a repris sa place à côté d'elle et qu'elle répond à sa question -- ou pas vraiment. Un instant, une seconde, Elie est presque surpris et il hausse légèrement les sourcils ; cette façon subtile de glisser une remarque ironique pour éviter une question, c'est typiquement -- toi, Elie. Il se racle brusquement la gorge pour reprendre ses esprits -- il hésite, un court moment, puis se résigne finalement à dire la vérité tout en la glissant sur un ton énigmatique et sarcastique ; « C'est lui qui m'a loupé » réplique-t-il tout en posant son regard chocolat sur Melison, sur cette inconnue au regard blanc ; « J'vais probablement revenir demain mais j'évite de passer ici trop souvent, je voudrais pas m'attacher à l'endroit » ajoute-t-il, purement ironique et il glisse un rire jaune, un rire où s'exprime clairement un sentiment d'usure, une fatigue pesante ; Elie n'aime pas l'hôpital, Elie déteste l'hôpital.
Il jette un regard à sa montre et pose ses coudes sur ses genoux tout en jouant distraitement avec son portable (il l'a ressorti de sa poche pour tenir un objet entre ses mains). Il devrait partir, il devrait juste se lever, lui dire bonne soirée et s’éclipser. Pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, Melison a attiré son attention. Mêlant sarcasme et délicatesse avec subtilité, Elie a du mal à ne pas relever son intérêt pour la jeune fille -- sa curiosité est piquée. « T'avais convenu d'une heure avec la belle au bois dormant ? » dit-il nonchalamment -- mais au fond, ce n'est pas simplement sarcastique pour rebondir sur le mon rendez-vous s'est sans doute endormi ; non, un peu plus profond, un peu plus -- il ne sait pas ; Elie a réalisé, alors que son regard glisse sur sa montre, que Melison est probablement incapable d'évaluer l'heure actuelle. Sans possibilité de voir, comment juger l'espace-temps ?
Elie ne l'a pas encore compris (parce qu'Elie ne comprend pas ce genre de chose) mais s'il reste ici, ce n'est pas simplement pour faire passer le temps --

-- c'est parce qu'elle l'intéresse vraiment

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Sam 14 Juil - 17:32

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L’adolescente que j’étais est morte. Elle a compris que l’attaque pour ne pas être attaqué n’était pas la meilleure des façons de faire. Je le sais j’ai perdu bien des choses et des personnes en étant ainsi plus jeune. Faut dire que ma vie n’avait rien de joyeux, tout au contraire, mais j’ai survécu, je l’ai toujours fait. Jamais du style à abandonner, toujours de ceux qui gardaient la tête haute alors qu’en eux des feux les ravageaient. C’est ainsi. J’ai toujours aimé être cette fille, cette femme forte. J’y pense souvent de comment j’étais, à mes victimes. Je crois que je suis celle qui ne s’est jamais pardonnée de tout ce mal que j’avais pu assouvir avec de simple mot, avec de la popularité ont obtient tout et oublie que ces mots finissent par blesser écorcher à vif les personnes qui les reçoivent. J’ai honte et je pleurs souvent mon comportement.

Une débutante. Menteuse. « Je l’étais ! » Je suis honnête, je l’étais, puis la cécité est venue à moi, me frappant et me labourant ma vie tel un champ quémandant son labourage. J’étais une pro du sarcasme, de la méchanceté, mais tout ça étai partie. Sans au moment où j’ai appris ma grossesse, apprit que j’allais avoir une petite fille, une princesse que je voudrais préserver d’être une victime ou un bourreau, lui offrir le choix de n’être aucune des deux ou alors la sauveuse, mais rien que ça. Mon rendez-vous pour partir n’est pas là et apparemment son rendez-vous n’est plus à l’heure actuelle, si j’ose comprendre tout ça. Sa voix devrait me guider, pour savoir où déposer mes yeux, mais non, forcément je suis presque sur de mal visé, mais je ne cherche même plus à le faire comparer au début de cette conversation. « C’est tellement simple de tomber amoureuse de ces murs stériles ! » je parle fort, c’est une chose chez moi qu’on n’apprécie pas forcément, je n’ai pas une petite voix, elle porte surtout quand je me veux être ironique tout comme Elie.

L’heure de ton rendez-vous ? « Quinze heures et demi … » Je me sens bête, mais je ne sais pas l’heure qu’il est. Je ne sais pas ce qui se passe. Je suis vraiment à la merci des autres et je n’aime pas ça. Je ne peux pas approuver cette vie, une vie que j’essaye encore d’apprivoiser, ou alors c’est elle qui le fait ? Peu importe, le résultat et le même à ce moment : rien ne va. « Alors, le verdict suis-je une pauvre petite abandonnée ? » Que je finis par demander. Je n’ai pas envie de rester ici, de me laisser envahir encore et encore par cette odeur insupportable que tous les hostaux possèdent : une odeur de malade, une odeur très malfaisante à mon goût. Je n’ai pas envie de rester là, mais peut être que le temps ne s’est pas éculé, pas vrai ?



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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Jeu 26 Juil - 16:01

back to black — melison
Il sourit lorsqu'elle lui répond d'une voix où perçait l’honnêteté.
Il sourit lorsqu'elle lui dit avoir été une professionnelle du sarcasme.
Il sourit lorsqu'elle renchérit sur l'amour porté à l'hôpital.
Mais son sourire s'éteint brusquement lorsqu'elle lui indique l'heure du rendez-vous fixée.

15h30
c'était il y a très longtemps
très très très longtemps

Elie jette de nouveau un coup d’œil sur sa montre et hausse un sourcil. Depuis combien de temps attendait-elle dans cette pièce, sans rien voir ? Il reste silencieux quelques secondes, presque mal à l'aise. C'est comme si la flamme d'une bougie venait d'être soufflée. Se faire poser un lapin est dur, se faire poser un lapin et ne même pas en avoir réellement conscience est terrible -- Elie se racle la gorge. Sur le visage de la jeune fille s'exprime une légère gêne, comme si elle se sentait ; bête. « Alors, le verdict suis-je une pauvre petite abandonnée ? » -- même les publicités SPA sont moins tristes songe le jeune homme mais il ne dit rien car étrangement, il sent qu'il ne peut pas être sarcastique ; pas cette fois-ci, pas maintenant.

parce que ça ne serait pas être ironique
ça ne serait pas être sarcastique
ça serait tout simplement être méchant


Elie n'est jamais méchant -- il aime taquiner, il aime piquer et faire sourire ou déranger mais jamais une seule parole déplacée ou cruelle ne franchit ses lèvres fines. Harcelé à l'école, appelé pendant des années Frankenstein durant notamment les cours de piscine lorsque sa cicatrice apparaissait, si blanche, si marquée sur sa poitrine si fine -- Elie ne supporte pas la méchanceté gratuite. Et sa comparaison avec la SPA était presque pire. Alors, Elie prend un autre chemin ; et ça change de ses habitudes. Il esquisse un sourire (même si elle ne le voit pas) et émet une hypothèse un peu naïve (un peu fait exprès) « P'être qu'on t'attend dehors ? » -- version plus soft pour lui faire comprendre qu'en effet, on n'est vraiment pas loin de l'abandon mais que toute cette attente n'est peut-être qu'un vaste quiproquo (mais il a du mal à y croire, honnêtement). « Première fois que tu fixes un rendez-vous dans cette salle ? » demande-t-il tout en continuant de jouer avec son téléphone. Il essaye de trouver une explication, de justifier cette attente bien trop longue pour n'être due qu'à un retard -- on ne peut pas parler de retard quand on parle en heure.
Il se racle de nouveau la gorge et finit par proposer « On peut aller dehors pour vo -- » ; il se rattrape au dernier moment, masque (ou tente de masquer) sa maladresse en toussant et se reprend « -- vérifier s'tu veux ».

-- parce que sinon, tu vas attendre longtemps Melison

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Sam 15 Sep - 15:00

Elie & Melison.
Back to black  

J’attends peut être dans le noir depuis plus longtemps que prévu, le temps passe toujours lentement, alors je me rends pas vraiment compte s’il est très loin ou non la fin de mon rendez-vous. Ça se trouve ça fait même pas trente minutes. Peut-être bien qu’Elie a une bonne nouvelle à me donner. Je ne suis pas perdue dans le temps, le temps est juste plus long à s’écouler dans le noir. Ou alors, je suis là, à ne même pas voir défiler les autres patients, à ne pas voir les aller et venu des uns et des autres depuis des dizaines de minutes, des heures qu’en sais-je. Je suis juste une bonne poire, qui attend, car dans le fond, elle n’a pas d’autre choix. Je n’ai pas d’autre alternative, car en vrai j’ai peur. Je flippe à l’idée de me retrouver seule dans ce monde qui se tient prêt à me dévorer hors de ces locaux.

Sa réponse ne me donne pas vraiment de détail sur le délai d’attente que j’ai dû subir ou bien si la personne à quelques minutes de retard voire aucune, car il n’est pas l’heure. Mais honnêtement j’ai carrément penché sur la version du j’attends pour rien depuis bien trop longtemps avec sa réponse. M’attendre dehors ? Je ne crois pas. Je ne le pense pas. Mais tant pis. Puis il te demande si ce n’est pas une incompréhension. Une erreur de rendez vous, une erreur sur le lieu de rencontre. Non. C’est un oubli, je pense que je ne reste pas dupe trop longtemps, mais je vais bien m’en cacher que je comprends bien qu’il n’a pas envie de savoir qu’on n’est pas venu pour moi. Me laissant seule comme une âme esseulé dans un noir complet, me laissant aucune chance de survie jusqu’à le rencontrer lui.

Pas le temps de répondre. Non. Puis lui qui se rattrape pour virer le mot voir de son vocabulaire pour le remplacer par un excellent mot : vérifier. Je pince mes lippes et je finis par sourire. Il est peut-être temps que je parle. « Merci … » Ouai, merci. « De tourner autour du pot ! » je hausse les épaules. « Mais il est quelle heure exactement ? » Car maintenant il ne s’agit pas que de moi, mais bel et bien aussi de ma fille. Elle n’est pas seule, mais je sais qu’elle n’aime pas forcément quand je ne suis pas là, depuis l’accident, tous ces changements sont difficile pour moi, mais pour elle aussi et c’est elle qui me donne toute cette breveté et personne d’autre. « On peut aller dehors vérifier … mais je ne pense pas qu’on m’attende, je rentrerais à pied ou bien en taxi … mais je dois rentrer … vraiment. » Pinçant tes lèvres. « Ma fille m’attend. » ça sonnerait presque comme le fait qu’elle est seule, mais pas du tout elle n’est avec la voisine qu’on connait depuis quelques années maintenant.

Je me lève et je cherche son bras. Mais j’ai bien du mal à me dépatouiller. « Tu veux bien … ? » Pas la suite de la question, car j’ai finalement trouvé son bras, je ne sais pas si je l’ai trouvé seule ou si il m’a aidé en me le tendant. Tout est possible, alors au pire la conséquence est là même. Il m’aide.



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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Dim 16 Sep - 14:46

back to black — melison
Melison esquive ses questions précédentes en gardant ses lèvres fermées, réplique finalement un « Merci... de tourner autour de pot ! » et Elie réalise qu'il l'a mal cernée -- totalement. Melison est en fait loin d'être cette âme abandonnée qui ne cesse de pleurer sur son malheur. Bien au contraire, à travers cette phrase (cruelle mais factuelle), qu'elle accompagne d'un sourire, elle montre une force qu'il n'a pas soupçonnée aux premiers abords. Ce sourire particulier chez la jeune femme se répercute sur les lèvres fines d'Elie ; « Pas d'quoi, c'était ma BA de l'année ». Elle hausse les épaules « Mais il est quelle heure exactement ? » « 18h passé très largement ». C'est comme si le filtre de la bienséance s'était évaporée entre eux. Elie ne cherche absolument plus à lui cacher la vérité, glaçante : on l'a totalement oubliée dans cette pièce à l'odeur d'hôpital et aux murs sans couleur. Il voit son expression sur son visage changer, comme si des dizaines de pensées dont il n'a aucune connaissance traversent son esprit. Elle lui dit qu'en effet, ils pourraient aller vérifier dehors mais qu'elle va plutôt rentrer à pied ou prendre un taxi, parce que sa fille l'attend -- Elie hausse un sourcil à l'évocation de l'enfant. Melison ne semble pas plus âgée que lui (il fait certes jeune mais il a quand même déjà vingt-trois ans). Lui ne se voit pas papa -- absolument pas -- et il ne souffre d'aucun handicap (TCA exclus). Alors il ne peut pas s'empêcher d'être admiratif devant cette inconnue qui semble essayer de concilier sa vie avec ses soucis.

ils ont le même âge
pourtant
elle a une vie radicalement différente de la sienne


Elle se lève et cherche son bras, avec quelques difficultés. « Tu veux bien… ? » (il se lève également et glisse sans un mot son bras dans sa main) -- d'habitude, il déteste les contacts physiques. Ce n'est pas que cela ne le dérange plus du tout en cet instant mais c'est différent ; il reste un peu mal-à-l'aise parce qu'il perçoit à quel point elle s'accroche mais il sait qu'il doit l'aider. Il se sent cependant tel un funambule suspendu à un fil : il ne veut pas s'imposer, il ne veut pas trop l'aider car il aurait l'impression de dénigrer la moindre de son autonomie. Intérieurement, il songe que ce n'est pas plus mal d'attendre simplement qu'elle lui fasse un signe pour l'aider. Ils avancent (assez lentement mais Elie s'en fiche complètement -- son rendez-vous est reporté à demain, il n'est pas pressé) jusqu'à l'accueil et Elie s'approche de la réception. « C'est possible de commander un taxi ? » (il a vaguement entendu un jour un médecin lui dire que les allers-retours à l'hôpital par taxi sont pris en charge si la venue dans l'établissement est pour une raison médicale -- il tente). La réception hoche la tête « Oui, bien sûr. C'est à quel nom ? » ; Elie ne répond pas et laisse Melison fournir les détails -- il juge qu'elle est tout à fait capable de gérer la commande de son taxi. En revanche, il est curieux sur cet enfant et il demande alors à la jeune femme tout en posant ses coudes sur le comptoir de la réception « Elle s'appelle comment ta fille ? » -- après tout, le taxi ne va arriver que dans plusieurs minutes.

-- autant continuer la discussion

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Dernière édition par Elie Bennett le Sam 29 Sep - 10:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Ven 28 Sep - 21:58

Elie & Melison.
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Je ne suis pas bête. Aveugle, mais pas bête. Mes neurones sont encore là, brider dans un noir effrayant et doux à la fois. Oui, doux. C’est plus doux que le monde, que la violence qui y coule à puissance grand v. La folie règne chez les humains autant que chez les animaux, et on est censé être des êtres intelligents. Cela me fait doucement rire, déjà moi dans mes années lycée, j’étais une petite peste, mes cachant derrière de la violence, des piques pour me protéger de ce monde, le monde qui était mien et qui ne m’a jamais gâtée. Et quand il le fait ça fini mal, la preuve. Aveugle et veuve. Enfin, plutôt célibataire. Mais heureusement j’ai toujours ce soleil dans ma vie qui m’illumine n’importe quand à tout moment de la journée. Ma fille, ma beauté qui est une force de la nature. Enfin, je reste concentrée sur Elie, essayant de noyer le poisson, d’être gentil. « Très bonne BA, à reproduire … » Ou pas. Pas de méchanceté, pas d’amertume face à l’homme venant d’avoir de la pitié un peu pour moi. Il n’est pas mauvais. Pas de pitié à cause de mon handicap ? Faux. J’en subis à longueur de journée, tout le temps, c’est épuisant, mes proches sont assez bon dans l’art de me rappeler que je suis n’importe qui comme tout le monde. « Aie. » Violence involontaire. « Je vois … c’est n’est plus un oubli, mais un abandon ! » Je souris, laissant un léger rire s’échapper d’entre mes lippes. Ma fille, peu importe ma situation, je pense à elle. Il faut que je sois là, que j’assume mon rôle de mère, pas simple. Beaucoup plus harde depuis que je suis dans le noir.

Ma main agrippé à son avant-bras, je me sentirais presque bien. Étrange. Oui très. Je ne le connais pas. Je ne sais rien de lui sauf ce qu’il a pu me dire durant cette simple conversation supposé nous faire passer le temps. Un temps bien trop écoulée à mon goût. Enfin. Je dois retrouver ma petite puce, prendre soin d’elle. « Melison Dashwood. » Nom de famille inconnu. Pas de grande famille, enfin ça c’est faux. Je pensais n’avoir qu’une mère complétement accroc, mais j’aurais pu avoir une vie avec mon père, mais je ne peux rechigner mon passé. Ça voudrait tirer un trait sur Maloé et ça ce n’est pas possible, impossible. Totalement. « Merci Elie. » Que je laisse entre passer entre mes lèvres à son intention. Puis on avance, pas beaucoup, quelques pas. « On devrait aller dehors on serait plus tranquille … puis … » L’air frais. Une odeur moins imposante et déstabilisante, voilà que peux offrir l’extérieur. Je souris, mes lippes se soudes offrant un sourire qui illumines mon visage sans même que je ne puisse réellement le distinguer. « Maloé … tu n’as pas d’enfant ? » ça se trouve que si, mais je ne sais pas j’imagine Elie jeune, mon âge, peut-être. Un âge ou avoir un enfant n’est pas forcément une réussite pour beaucoup. Mais j’en suis fière et j’assume complétement cette petite qui est né de mon amour, un amour pas réciproque, du moins il avait toute les raisons de me haïr.



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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Mar 2 Oct - 21:57

back to black — melison
« Melison Dashwood » -- nom de famille inconnu, renommée inexistante. Elie l'observe distraitement, sans pour autant la fixer ; en vérité, elle l'intrigue. Elle semble si fragile mais ce n'est absolument pas le cas. Telle une feuille blanche sur laquelle au-fur-et-à-mesure apparaît à la lumière d'une bougie les écrits d'une encre invisible, Melison se dévoile, montre une part de sa personnalité qu'il n'aurait probablement jamais soupçonnée s'il n'était resté avec elle que quelques minutes. Une personnalité complexe et loin d'être chancelante. Pas une seule expression peinée ou un regard déstabilisé lorsqu'il lui a annoncé l'heure : rien excepté ce rire, aux nuances particulières d'amertume et de mélancolie, et ce commentaire, cruel mais terriblement vrai -- c'est de l'abandon. Alors qu'elle organise avec l’hôtesse d'accueil la venue d'un taxi (il bénit intérieurement ce médecin de lui avoir donné l'information quelques mois auparavant), le téléphone d'Elie vibre une nouvelle fois -- c'est Billie.

il va devoir
trouver
une bonne excuse


Il lâche un soupir, se détestant de devoir constamment mentir à sa sœur concernant ses rendez-vous médicaux et reporte son attention sur Melison au moment où elle le remercie, évitant ainsi subtilement de répondre aux messages de Billie. Il ne dit rien, hoche la tête inconsciemment et réalise la seconde suivante que la jeune femme n'a rien vu -- « Un plaisir de partager des astuces » dit-il en référence au taxi payé par l'hôpital et en laissant glisser une pointe d'ironie -- en toute honnêteté, il est un peu gêné. Elie n'est pas du genre à rechercher les remerciements, il aide simplement s'il peut parce que ce côté attentionné, c'est ce que sa sœur n'a cessé de lui dire pendant des années. Se tenant à son bras, ils avancent de quelques pas ; « On devrait aller dehors, on serait plus tranquille » (elle laisse une seconde de silence, il ne dit rien) « ... puis... » « J'avoue, faudrait pas qu'on devienne accro à l'odeur du désinfectant de l'hôpital » ajoute Elie, sarcastique. Il déteste cette odeur. Il la hait, il pourrait presque en faire des cauchemars rien qu'à y penser. C'est toujours la même sensation, le même sentiment d'angoisse qui le saisit lorsqu'il la respire -- les hôpitaux, la maladie, tout ce qui a mis le chaos dans sa vie.

oh, il déteste
tellement
l'hôpital

Maloé —

Alors qu'ils marchent lentement vers les portes coulissantes pour sortir dehors, elle répond à sa question sur le prénom de l'enfant ; c'est beau, c'est mélodieux. Elie ne l'a jamais entendu auparavant. Il esquisse un sourire ; « Ça s'entend tant qu'ça que je suis jeune ? » ; elle ne le voit pas alors elle ne peut pas vraiment savoir qu'il a le physique d'un adolescent en pleine croissance et non pas celui d'un jeune homme de vingt-trois ans. Ce physique qu'il déteste mais en même temps derrière lequel il se cache constamment : rester l'éternel enfant, ne pas grandir, garder constamment ce syndrome de Peter Pan. « Elle a quel âge, Mal -- » -- il est coupé dans sa phrase par la sonnerie de son téléphone. Il redoute de voir le nom de sa sœur affiché sur l'écran (même si cela ne l'aurait pas vraiment étonné de la part de Billie) mais hausse un sourcil en découvrant celui de l'un de ses frères, Eddie. Étonné, il décroche « Salut Ed, t'as besoin d'une nounou et tu m'appelles en désespoir de cause ? » et regrette amèrement la seconde suivante d'avoir répondu lorsque son frère lui demande où il se trouve « Euh -- où j'suis là maintenant ? » (il déglutit, se racle la gorge tout en cherchant rapidement une excuse) « Dans le quartier de Beverly Hills, j'fais un tour des bars pour chercher un boulot » -- Eddie n'insiste pas plus, lui indique simplement être passé à Echo Park et que s'il avait été dans le coin, ils se seraient croisés. Une minute plus tard, Elie raccroche.

-- c'est chiant de mentir constamment

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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Sam 3 Nov - 15:06

Elie & Melison.
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Le nom de famille est l’une des choses importante pour beaucoup de personne. Avant plus jeune, je cherchais la reconnaissance, je cherchais à plaire, à être une autre, parfois à mon propre détriment. Je ne sais pas quand ou comment j’ai compris que tout ça était n’importe quoi, peu importe que Dashwood est le nom inconnu, un nom que personne n’aimerait porter, car la façon dont nous vois ne devrait pas être si importante. Peut-être que c’est ma grossesse, l’arrivée de ma petite puce qui a tout fait, mais peu importe. J’aurais pu reprendre le nom de mon père maintenant que je savais qui il était, son nom fait pâlir sans doute bien du monde, mais je m’en fiche, je sais que Maloé n’a besoin de d’amour et de rien d’autre, tout ce dont j’ai manqué dans ma jeunesse avec une mère complétement folle.

Je ne sais pas trop à quoi ressemble Elie, l’homme de la situation pour le coup, celui qui vient de me venir en aide, je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un le fasse. Je sais à quel point dans ce monde on a du mal à tendre la main, lui m’avait totalement donné son bras. M’aidant à me sortir d’une situation, j’aurais pu attendre encore longtemps, en me disant qu’enfermer dans cette prison obscure je ne pouvais pas me rendre compte du temps qui passe, que je pensais que ce fût une éternité, alors que ça ne faisait que deux minutes. C’était ce que je me disais jusqu’à entendre l’heure qu’il était, bien plus tard que prévu. On m’avait oublié ? Je ne savais pas trop ce qui s’était passé, mais je comprenais, oui je le faisais totalement. Je souris, car il finit mes paroles, trouve ce que j’allais dire et ça me fait sourire. L’odeur de ces endroits apportant bonheur à certains et malheur à d’autre, un endroit plein de contradiction, on pleure les morts, les nouveau-nés et bien d’autre chose dans cet endroit. Alors, en sortir, s’évader dans la nature, sentir les moteurs, pardon l’air frais est une bonne chose, puis j’aurais à nouveau l’impression d’être un grain de sable parmi tant d’autre, pas différent, mise à part le fait que je sois incapable de déposer mes prunelles sur le monde qui nous entoure. Toujours.

Je vais bientôt être loin de l’endroit, je marche et répond à la question sur le prénom de ma famille. Je souris à sa demande. « La voix je dirais … puis je ne sais pas les vieux ne m’aurait pas aidé, enfin je crois. » Oui, je ne suis sûre de rien, je ne sais pas si des personnes viendrait en aide à une pauvre aveugle, ou alors en essayant de tripoter ? En tout cas, Elie est un jeune homme respectueux et ça je le sens, peut être que c’est qu’une impression mais j’ai envie de me laisser bercer par cette dernière. J’entends le début d’une question, mais je me fais directement discrète, essayant de ne pas être vu ou même entendu, Elie est penché sur son coup de fil, et mes oreilles, traîne, mes sens sont développé, alors faut dire qu’en plus que le fait qu’Elie soit à mes côtés, je peux entendre une autre conversation qui a l’air pourtant d’être plus loin de nous, mais j’essaye de ne pas écouter, mais c’est dur, car ce sont mes oreilles qui traînent partout à défaut que mes yeux ne le fassent à présent. « Tu es nounou ? » Que je finis par dire quand je suis sûre qu’il a raccroché son téléphone et que sa conversation est donc bien finie. Je me demande s’il ne va pas vouloir me laisser, maintenant qu’il a aussi compris que j’écoutais, que j’étais concentrée sur cette conversation qui n’était pas mienne. Je l’avais épié et ce n’était pas très sympathique. « Pardon … enfin Maloé à cinq ans. » Tu as peur qu’il te délaisse, peur d’être seule dans ce noir.



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MessageSujet: Re: back to black — (melison) Dim 13 Jan - 0:45

back to black — melison
Melison sourit, de son sourire si particulier, et répond à la critique d'Elie sur sa propre apparence juvénile -- « La voix je dirais … puis je ne sais pas les vieux ne m’aurait pas aidée, enfin je crois » ; elle n'a pas tort mais Elie n'a pas le temps de lui répondre car son téléphone sonne avant ; il se contente de hocher la tête tout en décrochant pour parler à son frère. Peut-être qu'une dame âgée aurait pris un peu de son temps pour aider Melison mais la probabilité que la jeune fille soit restée seule dans cette pièce est cependant très forte.

mais lui
ne peut pas s'empêcher
d'aider


Elie n'est pas réellement méchant -- pas de colère, pas de rancune gardée contre ces enfants qui lui ont fait la misère quand il était plus jeune, contre ces adolescents qui lui ont ruiné son lycée à l'en rendre malade ; rien, excepté un vague sentiment de regret, celui de ne pas avoir été assez fort pour se débrouiller tout seul. Certainement de sa sœur, Elie a appris que dans ce monde, il fallait savoir écouter les autres sans se laisser écraser, apprendre à tendre la main sans se la faire couper -- bref, être un Bennett.
Lorsqu'il raccroche, son visage pâle et sa gorge sèche, Melison laisse un léger silence, durant lequel Elie ne peut s'empêcher de jouer nerveusement avec son téléphone portable avant de finalement se résigner à le ranger dans sa poche de manteau. « Tu es nounou ? » -- « Euh -- » ; la question le prend de cours et il se racle la gorge, mal-à-l'aise -- non, pas vraiment ; il n'est pas nounou, il est plutôt un menteur professionnel, l'expert des fausses excuses pour échapper à une réalité qui le terrifie encore : parler de sa malade à ses proches. Cette confession, cet aveu sur sa condition, est pour lui inconcevable, inimaginable et bien que l'idée lui traverse régulièrement l'esprit toute la journée (ou plutôt toute la nuit durant ses insomnies), Elie n'a pas encore franchi le pas. C'est trop tôt -- c'est réellement trop tôt à ses yeux. Il ne répond donc pas, sans savoir que son interlocutrice pourrait interpréter son silence comme celui d'une personne vexée par sa remarque -- en vérité, Elie est bien trop absorbé par son mensonge à son frère pour noter que Melison a écouté sa conversation. Cette dernière s'excuse même (mais Elie ne le relève pas) ; « Pardon … enfin Maloé à cinq ans ». Il passe la main dans ses cheveux, prend une inspiration et réplique, essayant de reprendre ses airs nonchalants « Tu cherches une nounou ? » -- il le dit d'une voix malicieuse, entre un trait d'humour et finalement, au fond, un semblant de sérieux. Il se sent un peu coupable -- elle parle d'elle mais lui ne parle pas de lui. Elie a pourtant toujours fonctionné ainsi ; laisser les autres raconter pour ne rien avoir à dévoiler. Mais face à Melison, face à cette fille qui, malgré leur âge similaire, n'a absolument pas vécu la même vie que lui, Elie ne se sent pas de se cacher derrière un masque d'inconnu. Il s'humecte les lèvres, glisse ses mains dans ses poches ; « C'était mon frère » (raclement de gorge) « C'pas toujours facile d'allier l'boulot et la garde de l'enfant, j'suppose » -- il en est même certain.

-- et c'est probablement pour ça qu'il admire autant cette inconnue

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MessageSujet: Re: back to black — (melison)

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