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maybe i'm not good at this game but it's my job to keep you safe ☾ (evan ashmore)

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MessageSujet: maybe i'm not good at this game but it's my job to keep you safe ☾ (evan ashmore) Lun 5 Fév - 21:53

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you have to let go the hate
EVAN ASHMORE AND CONNOR ASHMORE ※
I'm always wondering if it's ever gonna end. I can feel it in my bones standing in the dust of what's left of us. I can see it in my soul. Did we take too many chances or did we let too many pass us? Did we throw it all away? Did we light too many matches? Turn ourselves into these ashes, did we throw it all away? We walk through the fire is there a way out?


Les voix présentes dans la pièce s’élevaient dans l’air depuis de nombreuses minutes à présent. Il avait cessé de compter les minutes et de voir le temps défiler devant lui. Ils s’étaient tous assis autour de cette immense table pour parler ouvertement avec de potentiels investisseurs. Des hommes aux comptes en banque pouvant faire pâlir une bonne majorité des citoyens américains, mais avec lesquels Connor Ashmore avait l’habitude de travailler. Parce qu’au quotidien, dans cet empire que pouvait être Ashmore Industries, les échanges de sommes gigantesques étaient parfaitement normaux. Ils étaient presque comme le soleil dans le ciel californien, habitué à connaître un nombre de jours ensoleillés exceptionnel. De nouveau avec Evan, tout avait été programmé et cadré pour mener à bien cette opération séduction, pour convaincre ces êtres puissants qu’ils pouvaient leur faire confiance. Qu’ils faisaient le bon choix en participant à la richesse des Ashmore. Le meilleur restaurant de Los Angeles leur avait privatisé une salle entière quelques heures plus tôt pour qu’ils puissent déguster les mets les plus exquis à la carte, car lorsqu’il s’agissait des affaires, les deux frères ne lésinaient pas sur les moyens mis en place. Ils avaient été instruits pour être impitoyables, pour terrasser sans pitié la concurrence et pour hisser toujours plus haut l’entreprise familiale. Peu importe tous les désaccords qu’ils avaient, quand il s’agissait du bien de la société et d’une réussite toujours plus grande, ils oubliaient qu’ils étaient ces deux frères ennemis, unissant leurs forces pour sauver les apparences. Pour renvoyer une image parfaite, comme leurs parents leur avaient appris à le faire alors qu’ils n’étaient que deux jeunes adolescents. C’était la règle quand on naissait Ashmore, quand on était membre d’un clan si important, d’une famille voulant refléter tous les idéaux du rêve américain. En parfaits conservateurs, il était impossible pour l’un d’entre eux de ne pas symboliser toutes les valeurs qu’ils défendaient au sein du parti républicain, c’était les lois parentales qu’on leur avait enseigné. Car chez eux, les défauts n’avaient pas leur place et ils devaient être effacés, ou tout du moins, camouflés des regards. Pendant toute sa scolarité, Connor, en aîné des enfants, avait suivi les voies qu’on lui avait imposées. Il avait été ce fils idéal obtenant les meilleurs résultats , l’enfant chéri excellent dans tous les domaines. Jamais il n’aurait pu songer que les faits viennent à être modifiés, n’imaginant pas que la rotation de la terre puisse changer radicalement. Mais avec le temps, son masque de perfection s’était dissipé et pour ses parents il avait perdu ce statut de petit prodigue. On lui avait retiré cette place de numéro un pour le transformer en vulgaire numéro deux, comme s’il ne méritait plus cette médaille dorée qu’on lui avait promis depuis l’enfance. Pourtant, il savait que ce n’était qu’à lui qu’il pouvait en vouloir, même s’il était affreusement insensé de lui demander de l’admettre ouvertement. Mais il n’était pas sot, il comprenait quel affront de sa part avait provoqué la haine viscérale de son petit frère envers lui et cette terrible envie de vengeance.  Il avait suffi d’une nuit de perdition pour faire rentrer dans une autre sphère cette guerre perpétuelle qu’ils se menaient. Ils avaient connu les coups bas, les jeux entre deux hommes à l’égo trop imposants pour qu’ils puissent cohabiter, néanmoins sans la tromperie d’Ophelia avec Connor, jamais ils n’en seraient arrivés à un stade aussi profond. Mais encore une fois, il s’était trompé, et terriblement fier de sa victoire cinglante contre son cadet, Connor n’avait pu s’empêcher de le faire. Et d’aller immédiatement lui répéter. Depuis il était impossible pour les deux hommes de s’entendre, leurs échanges se résumant à des disputes incessantes, à des mots destinés à blesser un peu plus l’autre. Et hélas dans cette bataille, ils avaient tous les deux été atteints plusieurs fois en plein cœur. Après des années de dispute, Evan avait fini par se séparer d’Ophelia. Tandis que de son côté, c’était la place de PDG d’Ashmore Industries qui s’était envolée pour Connor. Cette place pour laquelle il s’était battu, pour laquelle il avait travaillé si durement et qu’on lui avait retirée quand enfin il pouvait la toucher du bout des doigts.  A aucun moment,  il avait pensé que leur relation prendrait une dynamique aussi désastreuse, mais c’était lui qui avait lancé le jeu, qui avait commencé. Maintenant le fossé existant entre Evan et Connor était plus grand que la distance entre le continent américain et le continent européen. Cependant, personne à part leurs entourages respectifs ne savaient quelle rancœur pouvait les animer, ni à quel point il était impossible pour les deux enfants Ashmore de se retrouver dans une même pièce sans venir à recommencer leurs joutes verbales. On leur avait appris à maintenir des apparences parfaites et le comportement, qu’ils avaient durant les réunions, prouvait que le travail était prioritaire sur tout le reste. Même sur leur bataille éternelle. Rien ne les trahissait, car malgré leurs nombreux désaccords, ils se contentaient de serrer les dents, de crisper légèrement la mâchoire, continuant à mener les discussions et à faire semblant. Tout était fait pour que leur domination dans le milieu soit petit à petit plus écrasante. Pour réussir, ils étaient prêts à tout et surtout à jouer la comédie à la vue de tout le monde. Parce que malgré les désaccords, qui les animaient, ils devaient reconnaître qu’ils avaient ce même instinct de tueur. Cette même volonté de parvenir à leurs objectifs en faisant davantage fructifier le pouvoir de l’entreprise. C’était une certitude, ils se ressemblaient, ils avaient été façonnés dans le même moule et ils étaient terriblement semblables. Simplement, il était impensable pour les deux de le confesser. L’un comme l’autre préférant s’entêter dans cette opposition digne de deux enfants. Au lieu de s’entraider, ils s’écrasaient mutuellement, voyant leur adversaire comme un minuscule parasite à retirer de l’équation. Toutefois au cours de cette réunion, ils avaient gardé leur venin dans un coin de leurs cellules, Connor parlant avec passion avec les hommes assis autour de lui pour aider Evan. Pour qu’ils partagent cette victoire, les deux n’admettant pas l’échec comme une hypothèse envisageable. Son éternel sourire charmeur pendu sur les lèvres, il dévoilait ouvertement tous les avantages d’Ashmore Industries, trouvant les mots pour contrer chaque souhait de refuser la proposition qui était faite. Avec passion, il savait comment se faire entendre d’un auditoire ou comment convaincre. Car au moment où il ouvrait la bouche, il laissait apparaître l’avocat sommeillant en lui. Envahi par cette adrénaline si agréable, qu’il ressentait quand il était le roi en position de force sur un plateau d’échec. Ce n’était pas sans raison s’il avait suivi la route du droit et des palais de justice pendant un temps. C’était ce qui le transcendait, davantage encore que les affaires. Fort heureusement, les occasions de redevenir ce requin de loi étaient nombreuses. Elles se présentaient face à lui et il en profitait toujours, montrant alors toute cette passion l’habitant et cette volonté sans faille existant chez cet homme prêt à tout pour réussir. Pour nourrir cette ambition considérable. Ce fut uniquement lorsqu’il entendit la voix du PDG devant lui qu’il comprit que pour l’instant son travail était terminé. Finalement tous les participants de la réunion se levèrent pour se serrer poliment la main. « On doit en parler lors de notre prochain conseil d’administration au cours de la semaine et on vous recontacte par la suite pour finaliser tout ce que nous avons évoqué aujourd’hui. », un sourire fier naquit sur la bouche de Connor à l’entente des mots de l’homme d’affaires, qu’ils essayaient d’attirer depuis le début de la journée. A présent, il ne doutait pas de la bonne conclusion de l’affaire, sachant que la plus dure partie était faite. Et il leur suffisait d’attendre. De patienter pour que le contrat soit signé. « Très bien on attend de vos nouvelles. N’hésitez surtout pas à nous solliciter si vos partenaires ont besoin d’amples informations et nous serons ravis de vous recevoir une nouvelle fois. », chaque mot était parfaitement réfléchi, tandis qu’il prononçait une phrase presque préfabriquée comme chaque fois qu’il enfilait l’un de ses costumes sur mesure. Dans de pareils instants, le doute n’était pas permis et les erreurs étaient interdites. Raccompagnant jusqu’à la porte leurs trois invités, il leur assena un dernier sourire. « A bientôt je l’espère », tout en parlant, il serra une dernière fois la main à l’homme le plus influent, puis il attendit qu’ils disparaissent de son champ de vision pour retourner dans la salle de réunion où ils avaient passé une bonne partie de l’après-midi. Regardant l’heure sur sa montre, un léger rictus apparut sur ses lèvres, constatant que même s’il n’était que seize heures, il lui restait encore beaucoup de dossiers à traiter avant qu’il envisage de rentrer aux côtés de sa femme et de son fils. Pour l’heure, il rassembla toutes ses feuilles pour les ranger convenablement dans sa mallette. L’espace de quelques secondes son regard se porta sur la silhouette silencieuse de son frère, debout immobile devant la grande baie vitrée offrant une vue imprenable sur les immeubles de la cité californienne. « Je vais demander à Lilya de rédiger un compte rendu de la réunion et je commencerai dans la semaine à écrire un contrat avec le service juridique. Comme ça dès qu’ils nous recontactent, on sera prêts pour signer », déclara-t-il pour obtenir l’attention d’Evan et pour le ramener dans le monde réel dont il semblait avoir disparu en moins de cinq minutes. L’homme se retourna pour lui faire face et il ne put s’empêcher de remarquer que sa main n’était pas vide. Devant cette vision, ses sourcils se froncèrent, connaissant assez le PDG pour savoir qu’il n’était pas commun pour lui de boire à une heure aussi peu avancée de la journée. « C’est peut-être l’heure pour un whisky à New-York ou ailleurs, mais à Los Angeles il est encore un peu tôt tu ne crois pas ? », sa question sonnait comme un reproche, comme une nouvelle attaque à son encontre et ce n’était pas loin de l’être. Pour autant il y avait autre chose sommeillant un peu dans l’esprit de Connor, une véritable inquiétude. Parce qu’il savait comment pouvait se comporter son frère et tous les défauts, qu’il avait, et la consommation de bourbon écossais n’en faisait pas partie. En plusieurs années de travail et de réunions harassantes, il ne l’avait jamais véritablement vu se servir un verre en plein milieu de l’après midi. Certes quand les réunions s’attardaient et que les heures s’écoulaient tandis que la lune venait à paraître dans le ciel, il était fréquent de sortir les meilleurs whiskies écossais. Mais aujourd’hui les faits étaient différents. Normalement c’était l’heure idéale pour un café et certainement pas pour goûter à la saveur caramel de ce liquide alcoolisé. « Tu pourras fêter notre victoire quand ils auront rappelé, mais pas maintenant. », il le toisa légèrement, avant de l’interroger du regard, attendant une réaction de sa part et sachant qu’elle risquait de ne pas tarder. Tout dans son attitude dévoilait qu’il désapprouvait cela, alors qu’il n’en avait aucun droit sur le papier. Mais il était son grand frère, et même s’il ne méritait pas ce statut, il était naturel pour lui de s’interroger. Et probablement de s’inquiéter.
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