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(Hunter) † I'm ok.

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MessageSujet: (Hunter) † I'm ok. Ven 26 Jan - 17:50


I'm ok
Hunter & Briséis

« Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle avait pris le temps de sécher ses larmes. Des perles salées qu’elle s’était autorisée à accueillir seule, dans cette ruelle où Julian venait de la laisser seule. Seule avec ses questions, des milliards qui tournaient à l’intérieur de sa tête en boucle, tel un vieux vinyle usé par le temps et l’écoute. Le vent frais caressait ses cheveux et ses joues rosies par les vas et viens incessant de son coeur battant. Elle s’était laissée glisser, dos contre ce vieux mur construit de briques rouges, tête plongée à l’intérieur de ses cuisses, hoquet qui entrecoupait le silence morbide qu’avait laissé Julian derrière lui. Elle s’en voulait. Suffisamment pour en souffrir du moins. Elle avait été capricieuse au travers cette rencontre, dévoilant un tempérament borné à un homme qui l’avait connu fragile et victime. Néanmoins, cela avait été plus fort qu’elle, elle ne pouvait se murer dans un silence face à toutes les questions qu’elle s’était posée pendant ces longues années, celles où Julian avait disparu de sa vie sans un mot pour elle. Bien sûr, elle avait appris à être heureuse, à se lever après chaque insomnie l’air de rien, pour ne pas inquiéter ses proches, elle avait fait des efforts, s’était liée avec des collègues, elle avait su tendre la main à Lochan pour qu’il puisse rester ici. Elle avait essayé de se remettre de la mort de Hope à sa façon, d’oublier que chaque fois qu’elle fermait les yeux c’était le sourire de sa soeur qu’elle voyait derrière ses paupières closes. Elle avait essayé de se montrer forte devant Hunter qui veillait sur elle depuis de nombreuses années aujourd’hui, évitant de prononcer le prénom de Julian devant lui, car elle avait vite compris que le policier n’appréciait guerre et ne comprenait pas l’intérêt qu’elle portait à un homme tel que Julian.

Par ailleurs, les mots du policier infiltré ne cessaient de résonner à l’intérieure de sa boite crânienne, cette voix rauque, colérique elle ne cessait de la hanter comme les voix immondes qui inondent les neurones d’un psychotique. Elle déposa les paumes de ses mains sur ses oreilles, tentant de garder un rythme respiratoire rythmé, calme, afin d’éloigner les brulures qui caressaient ses poumons. Julian et Hunter ne s’appréciaient plus à ce jour et c’était de sa faute. Du moins c’est ce que lui avait dit le brun, au milieu de toutes les vérités qu’il lui avait craché au visage, il avait une femme et une fille. Une famille. Elle soupira, son attention fut attirée par son téléphone portable qui s’était mis à vibrer de manière intempestive à l’intérieur de la proche de sa longue veste noire. Lorsqu’elle l’attrapa entre ses doigts tremblants, elle mit quelques minutes avant de reprendre pieds, de se lever et de taper quelques phrases à l’attention de son collègue et ami. Hunter était un homme au grand coeur, bien qu’il ne laissait entrevoir son humanité seulement à un groupe de personnes privilégiés, Briséis savait que derrière ce froid qui émanait de ses pupilles, que derrière cette bile cynique qu’il crachait à tout va, elle savait qu’il était à la fois un homme de parole, mais aussi un homme doté d’une âme. Et, encore une fois, elle avait peur de le décevoir. C’était idiot, puisqu’il n’attendait rien d’elle si ce n’était d’être en vie. Elle s’était donc reprise, debout, filant au rythme de ses jambes lourdes et tremblantes jusqu’au centre commercial dans lequel se trouvait le restaurant japonais dans lequel les deux collègues avaient rendez - vous.  

Néanmoins, lorsqu’elle fut face à la vitre du restaurant, elle fut comme éprise d’une crainte irrationnelle. Celle d’être démasquée. Ce qui était d’une idiotie sans pareil, puisqu’elle n’avait aucune relation avec Julian, ce constat douloureux la fit soupirer. Tandis qu’elle frotta avec délicatesse ses paupières lourdes afin de dissimuler ses pupilles rougies par les larmes. « Bon! » Soufflait - elle tandis que son corps s’était raidi, s’élançant à l’intérieur du restaurant, elle fut accueillie par une jolie jeune femme à qui elle répondit qu’elle était là pour rejoindre un collègue. D’un pas peu assuré, elle entra au milieu de ces couples, familles, amis, collègues qui déjeunaient tous ensembles. L’atmosphère était légère, ce qui contrastait avec son coeur douloureux. Lorsqu’elle vit enfin la silhouette de Hunter, elle esquissa un faible sourire avant de le rejoindre, laissant son corps s’écrouler sur la chaise qui se trouvait en face de celle du policier. « Hello! » Voix fluette, légèrement tremblante, à peine remise de ses émotions, elle dissimula son visage derrière la carte plastifiée  du restaurant. Son corps était présent, mais visiblement son esprit était ailleurs, dans cette ruelle encore collé aux murs. Et lorsque la serveuse arriva à hauteur de la blonde pour déposer les entrées et prendre la commande des deux collègues, Briséis eut une sensation douloureuse qui lui pinçait le coeur. « Je vais prendre le menu B3 » avait - elle fini par lâché tandis qu’elle se rendit compte qu’en réalité la serveuse était là debout à côté d’elle depuis plusieurs minutes déjà. Interloquée, cette dernière fronça les sourcils avant de disparaître en cuisine et Briséis décida de noyer sa peine dans la nourriture. Avalant la soupe miso d’un trait, enfonçant la salade à l’intérieur de sa bouche sans se laisser le temps de respirer correctement. Les larmes coulaient le long de son visage sans même qu’elle ne s’en rende compte, tandis qu’elle croisait le regard sévère de son collègue. « C’est la nourriture tu sais…ça me rend émotive! » Elle frappa du poing contre sa poitrine, toussant légèrement puis essuya ses larmes. Lorsque Hunter Gordon regardait Briséis, elle avait toujours l’impression qu’il pouvait lire en elle, qu’elle ne pouvait absolument rien lui caché, il avait toujours eu ce pouvoir sur elle.  
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MessageSujet: Re: (Hunter) † I'm ok. Ven 9 Fév - 15:30

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Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé.


Bâton de nicotine entre les lèvres, une vague de fumée s’échappa devant lui tandis qu’il savourait chaque sensation apaisante produite par sa cigarette. Il n’avait même pas dix huit ans quand il avait goûté pour la première fois à cette drogue douce, qui avait fini avec le temps par devenir sa plus grande addiction. Possiblement la seule qu’il avait véritablement. Il n’était pas des hommes oubliant tout dans d’immenses bouteilles de spiritueux ou faiblissant en plongeant dans les océans brumeux de l’alcool.  Il n’avait pas de nombreux vices, ne se droguant pas en goûtant à une merveilleuse poudre blanche envoyant tous les esprits les plus fragiles dans un monde enchanté qui ne tardait pas à disparaître, sitôt que la réalité réapparaissait de pleins fouets.  Non Hunter Gordon connaissait bien trop les effets dangereux de toutes ces substances illicites pour ne pas y céder pleinement. Car chaque jour, il veillait à arrêter les plus gros vendeurs de drogues de l’état, à les enfermer dans une cellule de la taille d’une fourmilière pour le restant de leurs jours, ne supportant pas le mal que tous ces trucs pouvaient faire sur la vie des gens. Toutes les existences qui avaient été détruites par une injection trop grande d’héroïne dans le sang. Ce n’était pas immédiatement mortel, contrairement à la balle d’un pistolet rencontrant un muscle cardiaque, mais malheureusement très souvent le résultat était similaire. Alors c’était contre tout ce mal que le prédateur luttait. Contre tous ces gangs qui cultivaient les ténèbres dans les rues de la ville et qui semaient des ouragans de pleurs derrière eux. Il savait que sur de nombreux aspects, parfois il ne valait pas mieux qu’eux, qu’il n’était possiblement pas un ange ayant une auréole lumineuse au dessus de sa tête. Mais il essayait d’agir autant que possible, utilisant aussi souvent qu’il le fallait la noirceur de son âme pour ramener un peu de soleil autour de lui. C’était ce qu’il avait fait en prenant Briséis sous son aile. Depuis de nombreuses années, la jeune colombe aux ailes brisées était devenue sa protégée. De ces âmes torturées qu’il tentait d’aider à reconstruire en étant auprès d’elle. Parce que si au commencement il s’était senti coupable pour la mort de Hope, il s’était surtout attaché à cette jeune femme au teint de porcelaine que l’univers avait détruit. Et il ne pouvait s’empêcher de veiller sur elle, de continuer à observer toutes les personnes gravitant autour d’elle, comme pour s’assurer qu’aucun être ne cherchait à l’atteindre de nouveau. Ou à lui faire du mal, tandis qu’elle tentait de se reconstruire en réapprenant lentement à marcher. Jamais depuis qu’il la connaissait et qu’elle avait croisé sa route, il l’avait quitté, car même quand elle l’avait repoussé à cause de la colère, il avait persisté à se dresser à ses côtés. C’était un fait, elle comptait pour lui, elle avait pris de l’importance, et ce n’était  absolument pas par culpabilité. Comme peu de personnes, qu’il connaissait, elle s’était simplement frayée un chemin jusqu’à l’intérieur de son organe vital. Et depuis elle y demeurait parce qu’elle ne l’avait plus quitté. Pas une seule fois, il l’avait abandonné. Avec elle, il laissait entrevoir les parcelles les plus étincelantes de son âme, celles qu’il prenait tant soin en temps normal de camoufler. Mais la relation qu’il avait avec la jeune femme était différente. D’une certaine manière, il pouvait la considérer comme une petite sœur, peu importe s’ils avaient le même âge, elle restait pour lui, celle qu’il protégeait contre tout. Et contre tout le monde. Surtout contre tous les dangers qui pouvaient la menacer. Quelques fois, il s’inquiétait trop, réveillant son instinct de loup alpha veillant sur toute sa meute, mais c’était plus fort que lui et à cet instant, elle avait beau l’avoir prévenu qu’elle ne serait pas à l’heure à leur rendez-vous, il sentait cette vague d’inquiétude commençant à l’envahir tout doucement. Mais en ayant marre d’attendre, debout, devant l’entrée du restaurant où ils avaient prévu de se retrouver, il décida de rentrer à l’intérieur. Il fila jusqu’à une serveuse qui lui indiqua rapidement la table où il pouvait s’installer. Pour patienter, il pianota nerveusement des doigts sur la table, sachant déjà d’avance ce qu’il comptait commander. Il cessa de compter les minutes de retard de Briséis, observant toutes les personnes assises près de lui. Tous les couples en train de déjeuner. Tous les amis en train de rire joyeusement. Et ce fut quand il avait le regard rivé sur une table où était assis un couple, qu’il vit la silhouette de Briséis qui s’avançait vers lui. Il lui adressa un sourire, remarquant rapidement les traits fermés du visage de la blonde. « Hello! » , il continua de la fixer, ne manquant pas de constater qu’elle cherchait à se cacher derrière l’immense carte où était inscrite tous les mets proposés. « Salut ! », répondit-il d’une voix plus gaie et enjouée qu’il était possible d’entendre quand il était question du chasseur. Quelques secondes plus tard, la serveuse ne tarda pas à s’approcher d’eux pour prendre leur commande. « Le menu B2 pour moi », tout en parlant, il leva la tête pour donner son choix et il se tourna vers sa protégée, attendant qu’elle prenne la parole à son tour. Et le temps lui parut infiniment long avant qu’elle ne se décide à dire quoi que ce soit.  « Je vais prendre le menu B3 » , les iris rivés sur elle, il continua de la fixer sérieusement pendant un long moment, ne prenant même pas la peine de déguster sa soupe miso, tant il était concentré sur son observation. Des perles salées s’échouèrent sur les joues de la poupée fragile et il resta silencieux, ne voulant pas être l’homme insupportable aux multiples interrogations. Semblant remarquer son regard, elle releva le visage vers lui. « C’est la nourriture tu sais…ça me rend émotive! » , ses sourcils se froncèrent et il la toisa un instant, comme pour lui indiquer qu’il n’était pas aussi facile à berner. Et qu’elle allait devoir trouver une meilleure excuse que celle qu’elle osait lui balancer de la sorte. « La nourriture ? Mais bien sûr. », rétorqua-t-il d’un ton ne manquant pas de refléter son inquiétude et une certaine forme étrange de colère. « Alors tu m’expliques ? », ajouta-t-il au bout de nombreuses secondes après un silence qui lui parut infini. Il lisait en elle et il savait parfaitement quand elle lui mentait. Quand quelque chose semblait la tourmenter. Et comme d’habitude, il était prêt à la secourir.
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