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» IT'S IN THE EYES, I CAN TELL YOU, YOU WILL ALWAYS BE DANGER (REESE)

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MessageSujet: » IT'S IN THE EYES, I CAN TELL YOU, YOU WILL ALWAYS BE DANGER (REESE) Lun 15 Jan - 17:29

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it's in the eyes, i can tell you you will always be danger
talia shephard and reese holloway ※
There's something tragic about you, something so magic about you, don't you agree? Babe, there's something lonesome about you, something so wholesome about you. Get closer to me, no tired sighs, no rolling eyes, no irony, no 'who cares', no vacant stares, no time for me. Honey, you're familiar like my mirror years ago, idealism sits in prison, chivalry fell on its sword, innocence died screaming, honey, ask me I should know, I slithered here from Eden just to sit outside your door. Babe, there's something wretched about this, something so precious about this. Babe, there's something broken about this but I might be hoping about this. Oh, what a sin.


La respiration courte, l’air brûlant violemment ses poumons, elle laissa les doses d’adrénaline se répandre dans ses cellules, les muscles contractés par les efforts qu’elle leur imposait. Par la douleur qu’elle provoquait dans son corps à chaque coup. Par ce sang tambourinant furieusement pour réchauffer sa carcasse. Des effets qu’elle connaissait à la perfection, des minutes si précieuses qui l’éloignaient d’un monde réel. De l’univers obscur autour d’elle qui parfois tentait de la happer dans cette route où tous les faisceaux de lumière avaient été éteints, où la noirceur était la dominante constante de toutes les journées les unes après les autres. Mais quand elle pénétrait dans cette immense salle, qu’elle enfilait les gants protégeant ses mains, les averses violentes cessaient de s’abattre. Le corps enveloppé par un tissu imperméable, elle se parait de cette cuirasse pour se défendre contre chaque goutte aussi dangereuse que l’acide sur de la chair.  Si elle avait commencé pour canaliser ce sentiment d’injustice l’habitant, pour réduire au silence cette désagréable voix la poussant à haïr le monde entier. A éprouver cette rage contre ce destin qui ne lui avait jamais laissé de chance en lui coupant les ailes chaque fois qu’elle avait essayé de s’envoler de la branche instable de son existence. Petite enfant perdue, elle avait cherché un refuge, une échappatoire et elle s’y était jetée à corps perdu, malmenant son corps pour protéger son organe vital. C’était l’unique direction qu’elle avait trouvé dans ce labyrinthe qu’était sa vie toute entière. Puis peu importe les risques, qu’elle prenait, les blessures dessinant des marques bleutés sur son derme, elle avait continué, car ravagée de l’intérieur, elle était devenue incapable de se passer des sensations, qui l’habitaient, quand son muscle cardiaque s’emballait, quand pour une fois elle laissait tomber tous les murs en exposant à tous son chaos. Ivre de cette adrénaline, de cette bulle de bien-être, elle venait à en oublier tout le reste. Combattant avec fureur cette tristesse destructrice, elle devenait quelqu’un d’autre, faisant de son mieux pour donner l’illusion qu’elle n’était pas ravagée par la culpabilité de la mort de Jackson. Cette culpabilité qui peu à peu s’était infiltrée jusque dans ses cellules cardiaques, se logeant en elle pour l’habiter totalement. Il n’y avait que dans cette salle qu’elle l’effaçait violemment, s’accrochant à ces combats pour ne jamais flancher, remplaçant des larmes ruisselantes par des poings dévastateurs, apaisant les plaies d’un cœur torturé par des plaies superficielles sur sa peau. Jour après jour, elle en avait besoin, masquant l’effroyable réalité à tout le monde, même à Livia à qui elle avait pourtant l’habitude de tout dire. Mais pas cette fois car prise dans son élan de protection, elle ne voulait rien enlever à celle qui était son soleil éclatant. N’ayant pas la force de mettre des mots sur ses pensées, elle choisissait la voie du silence, se répétant qu’elle faisait de son mieux. Car  à quoi bon ? A quoi bon expliquer à tous ses amis qu’elle s’était emmêlée les pieds dans les chemins du destin et que depuis elle cherchait constamment sa route ? A quoi bon déclencher un torrent incontrôlable quand elle pensait tenir un remède contre tous les ouragans ? Alors chaque fois qu’elle y pensait, elle chassait l’idée du revers de la main, appuyant sa déclaration par un nouveau coup sur son adversaire. Parce qu’elle ne voulait pas venir bousculer la stabilité de sa meilleure amie avec ses états d’âme douloureux. La salle était bruyante, les paires de yeux tournées vers les deux silhouettes se déplaçant avec cette grâce féline et cette agilité de prédateur. Mais elle n’écoutait aucune voix, transportée à des années de lumière de tous les autres, elle n’observait que celui se tenant quatre mètres plus loin, prêt à dévorer sa jugulaire si elle baissait les armes. « Alors tu fatigues ? », telle une panthère narguant sa proie avant de l’attaquer, elle lança la remarque de cette voix malicieuse, provoquant son adversaire pour le faire flancher. Pour semer la graine du doute dans son esprit. « Allez Shephard, enlève tes gants qu’on s’amuse un peu plus toi et moi », Matthew lui adressa un clin d’œil de défi, sachant parfaitement comment éveiller l’intérêt chez elle, comment la pousser plus loin dans ses instincts de guerrière. Pour unique réponse, elle le toisa, retirant les deux protections autour de ses mains, elle les jeta, attendant quelques secondes que l’autre combattant sur le ring fasse comme elle. Puis ils reprirent leur chasse incessante, avançant quelques pas en avant, reculant pour mieux riposter tels deux animaux s’épiant avant de lancer l’assaut sur la biche apeurée qu’ils convoitaient. Mais dans cette salle, entourée de lions transpirant les hormones masculines, elle n’était pas la gazelle observée avec envie pour la déguster, elle était cette hyène dominant tous les chasseurs à l’assurance démesurée. Et comme pour le prouver, dans ce corps à corps à la tension étouffante, elle esquiva le poing tentant de se heurter à son estomac, prenant l’ascendant par son emprise sur le bras de l’assaillant mal armé face à elle. « Tu avais raison c’est plus amusant de voir que même sans gant, tu es plus faible que moi. », augmentant la pression de sa main sur la carrure plus imposante du lion perdu dans l’infernale savane, elle finit par déstabiliser cette masse trop grande lui retirant son centre de gravité,  prenant plaisir à l’observer étendu au sol devant elle. « T’es une vraie teigne Talia », la réplique sonna comme une réalité blessante pour tous mais qui paradoxalement plaisait à cette combattante à l’air de poupée fragile, aimant battre le monde entier autant que ses opposants, décidée à prouver qu’elle était en vie. Et que rien n’était suffisant pour la détruire. « Allez lève toi Matthew, on en a pas fini toi et moi », l’invitant à reprendre les armes, elle le dévisagea, un sourire carnassier planté sur ses lèvres. Apparemment pas disposé à avouer sa défaite, il se hissa sur ses pieds, lui faisant face de toute sa  hauteur, dévoilant à tout le monde que dans ce combat physiquement déséquilibré, elle était David et il était son Goliath. Durant les minutes suivantes, les offensives se multiplièrent et en une simple seconde d’inattention, une massue percuta ses entrailles, déclenchant ce nid de douleur dans sa chair vulnérable. Les traits plus crispés, telle une panthère blessée défendant son territoire, elle passa furtivement une main sur la zone touchée. Mais profitant d’un excès de confiance dans l’esprit du géant mythologique et animée par une force supérieure l’incitant à ne pas abandonner, elle répliqua par cette prise fatale l’entraînant sur le moelleux des tapis. Après un rapide soupir de satisfaction, elle se contenta de lui tendre la main pour l’aider à se relever. « Tu sais un jour j’y arriverai quand même », un rire sonore s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle le regardait, oser la défier une nouvelle fois. Comme tous les autres fois auparavant. « Dans tes rêves », répondit-elle en lui tapotant l’épaule, esquissant un sourire provocateur au coin de ses lèvres. Sans attendre plus longtemps, elle ouvrit la fermeture de la bulle autour d’elle et scrutant la pièce, elle remarqua pour la première fois depuis plusieurs minutes, les prunelles à la couleur du charbon à quelques mètres d’elle. Déstabilisée par cette intrusion dans son territoire, par cette invasion sans invitation dans son univers secret, elle s’extirpa du ring, s’avançant vers ce visage mystérieux qui l’observait au loin. Tout d’un coup, elle se sentait encerclée par des  loups affamés prêts à lancer une course poursuite contre elle, tandis qu’elle devenait cette brebis à la patte blessée incapable de courir. « Qu’est ce que tu fais ici Holloway ? », devant elle se tenait l’incendiaire de son âme. Le responsable de cette source de chaleur au centre de son abdomen, qui montait peu à peu quand elle le voyait. Perdant presque son assurance naturelle avec lui, elle passa rapidement sa serviette sur les gouttes désagréables logées dans sa nuque, préférant se concentrer sur du futile plutôt que sur ce visage aux traits séduisants, sur ses cheveux noirs dans lesquels elle avait laissé ses doigts se perdre. Elle pensait à tout le reste pour occulter la saveur de cette nuit d’ivresse qui avait réveillé en elle des sensations endormies. Mais quand il se tenait juste là, quand il était de nouveau cet iceberg rentrant en collision avec son navire, elle perdait ses repères. « Tu as décidé de me suivre car tu es devenu mon plus grand fan ? », encore une fois elle usait de cette éternelle provocation pour camoufler les battements rapides de son palpitant, les tremblements de ses jambes et la lave dans ses veines. Ne pouvant admettre l’inadmissible, n’ayant pas la volonté de faire l’aveu de sa vulnérabilité avec Reese. Inapte pour reconnaître toutes les images, qui dès qu’elles se dessinaient devant ses yeux, embrasaient son esprit. C’était son jeu dont elle avait inventé toutes les règles et dans cette partie d’échecs, certains coups n’étaient pas permis. Et un désir trop grand à l’encontre de Reese faisaient partie des interdits. Des indésirables qu’elle chassait par de nouvelles nuits endiablées, ayant un goût amer, après cette soirée où elle avait été emportée dans les profondeurs de l’enfer avec son ange déchu. Car sans l’admettre, il l’avait possédé plus furieusement que tous les autres avant lui, bouleversant l’équilibre de son existence par la marque incandescente de ses baisers sur son derme. Et malheureusement comme un phénix renaissant de ses cendres, majestueuse avec ses ailes enflammées, elle était prête à laisser les flammes se propager encore et encore. « Evite de dire à tout le monde que tu m’as vu ici », parce qu’elle préférait garder cette partie de ses journées enfermer dans un donjon protégé par des soldats armés, ne voulant pas voir des nuisibles fouiller là où elle se cachait véritablement, dans les zones où elle montrait un autre visage. Si certains savaient pour ses capacités de guerrière devant un ennemi. Si le Lucifer en sa compagnie pouvait s’introduire dans quelques parcelles des abysses profonds de son âme, sans qu’elle ne parvienne réellement à repousser les assauts, ce n’était pas le cas de tout le monde. De tout ceux qu’elle maintenait à une distance raisonnable, tandis que pour Reese, elle ne faisait que lutter, espérant qu’il ne soit pas trop tard.
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MessageSujet: Re: » IT'S IN THE EYES, I CAN TELL YOU, YOU WILL ALWAYS BE DANGER (REESE) Mar 30 Jan - 21:46


“ there's something tragic about you, something so magic about you, don't you agree? babe, there's something lonesome about you, something so wholesome about you. get closer to me, no tired sighs, no rolling eyes, no irony, no 'who cares', no vacant stares, no time for me. honey, you're familiar like my mirror years ago, idealism sits in prison, chivalry fell on its sword, innocence died screaming, honey, ask me i should know, i slithered here from eden just to sit outside your door.”
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«Tu y crois, toi, à ces conneries?» Lance-t-il à l’intention du chien qui hausse un sourcil en sa direction, vraiment peu intéressé par les propos de son maître qui semble sceptique devant cette série télé dont tout le monde parle. Il en a entendu parlé au boulot, ces gars fanatiques de motocyclettes, de zombie, de violence. Ils lui ont tous dit que c’est la meilleur série de zombie qu’il est possible de voir. Pourtant, Reese est bien peu convaincu alors qu’il porte la tasse de café corsé à ses lèvres. Il n’a jamais réellement aimé la science fiction, l’horreur, ces choses qui n’existent mais qui ont tendance à faire peur, à plaire aux gens.Il ne fait pas partie de cette majorité. Sans être pragmatique, il considère que la vie quotidienne comporte suffisamment d’atrocité comme ça sans voir des chérifs se réveiller d’un coma pendant l'apocalypse. L’apocalypse, il l’a vécu, d’une certaine façon, sans zombies, sans cannibales. L’apocalypse, c’est le caprice d’un père haineux, c’est les demandes sadiques d’un patron sans compas moral, c’est la violence sans borne qui brille dans les yeux de Jason alors qu’il frappe sans merci, assassine sans remords. L’apocalypse, c’est lui aussi, d’une façon ou d’une autre. Parce qu’il est loin d’être un ange, parce qu’il sait où frapper pour que ça fasse mal, parce qu’il sait se montrer sans merci, sadique, vengeur, sans pitié. Parce que Reese Holloway n’a rien d’un ange, loin de là et il le sait. Il ne s’est jamais mentit sur le sujet, il n’a jamais eu la prétention de croire qu’il est mieux que les autres. Il n’a pas l’envie de se mentir non plus. Avec lassitude, le jeune homme glisse sa main dans ses cheveux couleur jais, la glisse sur sa nuque avant de soupirer. Ses prunelles tombent sur le chien qui dort à ses pieds, un animal trouvé dans la rue, un chien abandonné qui, quelque part, lui ressemble. C’est drôle à dire. Il ressemble à un chien, probablement avec plus de problème d’attachement que la bestiole à poil qui lui bave sur la cuisse dans son sommeil. « Ton intérêt pour le truc est ridicule, Cloud.» Il n’a qu’un soupir en guise de réponse et il tend la main vers la télécommande pour éteindre le téléviseur dans un mouvement agacé. L’inactivité le pèse, lourdement, lui donnant l’impression de ne pas savoir quoi faire de sa peau. C’est étrange pour lui, il n’a pas l’habitude d’être inactif, de se tourner des pouces dans son salon en attendant qu’on lui passe un coup de fil, qu’on lui demande de rendre un service, de faire un travail utile. Non pour la société, cependant, parce que Anton ne fait jamais rien de bien utile pour la société. Il n’a jamais vraiment senti le besoin de faire sa part non plus. Après tout, qu’est-ce que la société à fait pour lui, ces dernières années ? Sinon lui faire voir une myriade de famille d’accueil toute sauf accueillante. Reese s’extirpe lentement de son sofa usé, étirant ses muscles paresseusement, avant de se diriger vers la minuscule salle de bain de son appartement qui n’a rien de bien luxueux. Une douche chaude plus tard, il enfile des vêtements propres et en moins de trente minutes, il quitte sa modeste demeure pour parcourir les rues de Los Angeles sur sa moto rutilante. Le seul bien qu’il possède vraiment. Le seul objet auquel il fait réellement attention. Il n’a jamais été réellement materialiste, n’ayant jamais eu beaucoup d'objets de valeurs à lui, ou d'objets tout court en fait. On lui a toujours répété que les vêtements qu’il a sur le dos, la brosse à dent qu’il utilise, les chaussures dans ses pieds appartenaient à l’état et non à lui. Il n’a jamais essayé de se battre contre ces faits qu’il trouve ridicule, contre ces hommes aux tenues impeccables qui se croient bien meilleurs que ces enfants de la rue qui n’ont jamais rien eu dans la vie, même pas un peu de chance. Il stationne son bolide dans le stationnement d’une salle de sport, celle qu’il a jadis fréquenté avec Sloan, une fois ou deux. Il a à peine mit les pieds dans la salle qu’une silhouette familière attire son regard, comme un aimant. Ce n’est pas la première fois que la silhouette de Talia Shephard attire autant son regard, mais cette fois-ci, c’est différent. Elle n’est plus la fragile petite fille qu’il croit qu’elle est entre les murs de leur milieu de travail. Ici, sur le tapis, elle est une guerrière. Une panthère fluide qui connait les points faibles de sa proie pour mieux l’achever. Un sourire amusé, le premier de la journée, étire ses lèvres boudeuses et il croise les bras sur sa poitrine, observant la frêle jeune femme mettre au tapis son adversaire deux fois plus imposant qu’elle. Il le voit, ce sourire victorieux sur le visage de la belle, cette lueur d’amusement dans ses prunelles sombres alors qu’elle s’adresse à son adversaire avant de se tourner vers lui. Elle est le centre de son attention alors qu’elle s’approche de sa démarche féline, visiblement incertaine. La panthère se fait chat alors qu’elle s’approche, craintive, méfiante. « Qu’est ce que tu fais ici Holloway ? » Il sourit, enfonçant ses mains dans ses poches, l’air d’un gamin prit la main dans le sac. Il résiste à l’envie d’essuyer cette goûte de sueur qui longe sa tempe, de tendre la main pour caresser sa joue rougie par l’effort. «J’avais envie de voir un combat entre Bilbo le hobbit et Doomsday. » lance-t-il avec moquerie, sachant qu’il a de grandes chances de l’agacé en la comparant à un hobbit. La plaisanterie n’est là que pour camoufler son envie de la serrer contre lui, cependant, de glisser ses mains dans son dos et de la plaquer contre son torse, de posséder ses lèvres, de la sentir frémir sous ses doigts. Il n’avouera pas une telle chose à la jeune femme, cependant. « Tu as décidé de me suivre car tu es devenu mon plus grand fan ?  » Il appuie ses omoplates contre le mur derrière lui, amusé par la provocation de la jeune femme. C’est une habitude, un masque porter pour qu’aucun d’eux ne puisse deviner ce que l’autre désir réellement. Du moins, à la base. Ça fait un moment maintenant que ça ne fonctionne plus, que le masque glisse sur leurs visages, laissant voir des bribes d’informations à l’ennemi. « J’aurais trop peur que tu me mettes au tapis, si j’osais t’espionner, Chaton.» Il se tait, préférant ne pas dire qu’il ne se plaindrait pas d’être retenu au sol, sous elle, avec sa peau frôlant la sienne. Il est rare qu’il désire se retrouver une deuxième fois dans les bras d’une femme, mais Talia est une exception à la règle, une exception qu’il ne comprend pas réellement.  « Evite de dire à tout le monde que tu m’as vu ici  » Son sourire s’efface peu à peu devant les propos de la jeune femme qui attise une curiosité nouvelle chez lui. Il fait un pas en avant, s’approchant dangereusement d’elle, tendant sa main droite pour repousser une mèche de cheveux humide loin de son visage de poupée, laissant le bout de ses doigts frôler à peine sa peau. Il peut sentir l’odeur salée de sa peau pourtant si sucrée. « Parce que j’ai l’air d’avoir un tas d’amis à qui raconter ça, Sweetheart ? Ne t’en fait pas avez ça. Motus et bouche cousu. » Parce qu’il n’a pas envie qu’on lui prête des attentions particulières qu’il pourrait ne pas avoir envers elle. Parce qu’il n’a pas envie qu’on se moque de cette relation qu’il ne sait définir, parce qu’il ne veut pas qu’elle soit étiqueté comme l’une de ses trop nombreuses conquêtes et pour être honnête, Reese ignore exactement pourquoi.

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MessageSujet: Re: » IT'S IN THE EYES, I CAN TELL YOU, YOU WILL ALWAYS BE DANGER (REESE) Lun 12 Fév - 23:17

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Toutes les sensations qui la possédaient lorsqu’elle franchissait le seuil de la porte de la salle d’Alec Malone étaient une source de calme. Un apaisement si agréable dont elle avait terriblement besoin pour faire disparaître toute l’agitation de son esprit. A vrai dire, si elle ne devait choisir qu’un endroit où se trouver pour se réfugier des intempéries, elle savait parfaitement que c’était ici qu’elle choisirait d’être. Parce qu’ici plus que n’importe où ailleurs, elle était chez elle. Elle avait sa place et si au début, elle avait mis un pas dans l’établissement pour voir Alec et pour faire plaisir à son ami, finalement tout le temps qu’elle y passait chaque semaine restait les meilleures heures de ces journées. Ces moments de répit. Ces moments de plénitude quand la peur d’exploser devenait trop forte pour être vaincue. Ces moments où il était inutile qu’elle fasse semblant ou qu’elle tente de mentir. Tout le monde la connaissait, elle n’était pas la seule femme, mais elle n’était pas n’importe laquelle pour toutes les personnes cherchant à se défouler ou à trouver des techniques pour se défendre. Elle était Talia, la petite guerrière défiant jour après jour tous les hommes sur un ring pour leur prouver qu’elle était plus forte que sa frêle silhouette pouvait le laisser paraître. Elle était Talia, la protectrice de toutes les jeunes âmes errantes ayant vécu l’apocalypse et tentant de trouver une route sur laquelle marcher sans être percuté violemment par une voiture à vive allure. Peu nombreux étaient ceux à connaître tous les détails infinis de son enfance et toute l’atrocité de son existence, mais au moins elle ne camouflait pas tout derrière un masque et de petits sourires. Quand elle parlait ouvertement à tous les gamins qu’Alec prenait sous son aile, il était facile de percevoir qu’elle les comprenait car elle avait été l’un d’entre eux. Des années plus tôt, elle avait été à leur place. Et c’était pour les protéger, pour les sauver de la noirceur qu’elle veillait à les aider autant qu’elle le pouvait. Elle se fichait de toutes les heures qu’elle leur offrait, c’était avec plaisir qu’elle se levait chaque matin pour retrouver son lieu préféré. Celui où elle respirait sans cage autour de ses poumons pour l’empêcher d’inspirer toutes les molécules d’air de l’atmosphère. Celui où tous les plus anciens connaissaient Jackson et le chaos provoqué par sa mort. Par le passé, ils avaient tous vu le cadet des Shephard à maintes reprises s’asseoir sur un banc pour admirer sa sœur. Il était son plus grand admirateur, son spectateur le plus fidèle. Alors quand elle combattait, il était toujours en elle, quelque part dans ses pensées, sans jamais la quitter. Parce qu’il était impossible et impensable pour elle d’effacer de sa mémoire celui qui avait été si longtemps la boussole de son cœur. Son point de repère pour s’empêcher de sombrer. C’était dans cette même pièce qu’elle s’était écroulée plusieurs fois, abattue par les sanglots après sa mort. Ravagée par la tristesse, elle n’avait pas réussi à lutter davantage et elle avait fini par baisser les armes, engloutie sur une vague gigantesque de douleur. Au Malone’s Complex, elle avait vécu le pire et le meilleur. Dévoiler toute sa force et ses plus grandes fêlures. Toutes les faiblesses qu’elle camouflait profondément et qu’elle était terrifiée de montrer. C’était probablement toute l’importance symbolique de ce simple lieu qui rendait la présence de Reese terrifiante et déstabilisante. Elle avait l’impression qu’il pénétrait dans son jardin secret, qu’il creusait sous la surface pour découvrir la partie intime de sa vie. Tout ce qu’en temps normal, elle dissimulait derrière un épais drap opaque. Et elle n’était pas habituée à ce qu’un homme tente une percée aussi importante dans les tréfonds les plus enfouis de son monde. C’était une intrusion non-intentionnelle dans son territoire, une manière de la bouleverser davantage, tandis qu’il commençait déjà dangereusement à envahir tout son flux de pensées. Etrangement, il n’avait pas été qu’un homme d’une nuit, comme elle en connaissait de nombreux, car contrairement aux autres, elle ne l’avait pas oublié une fois leur nuit d’ivresse terminée. Furtivement, il s’était planté dans son esprit et elle avait conservé dans une boîte scellée toutes les images de ce moment qu’ils avaient partagé. Si cela ne lui ressemblait pas, elle ignorait exactement pourquoi Reese était si différent pour elle. Pourquoi elle ne se contentait pas de ressentir purement un désir charnel envers lui. Et rien d’autre. Tout chez lui parvenait à la troubler et à intensifier son rythme cardiaque, même un simple sourire qui normalement n’entraînait rien. Elle avait beau occuper ses mains pour essuyer les gouttes de sueur étincelant sur sa peau, elle n’arrivait pas à se détacher totalement de son observation, ou à se concentrer, les pensées chamboulées par la présence de son ange déchu devant elle. «J’avais envie de voir un combat entre Bilbo le hobbit et Doomsday. », elle rit moqueuse face à la plaisanterie qu’il faisait, et comme pour faire taire la chaleur, qu’il faisait naître chaque fois qu’il était présent, elle le toisa en fronçant un sourcil. Tout en croisant les bras sous sa poitrine, elle le défia du regard, les iris bercés par une lueur provocatrice, et où il était facile de percevoir la naissance de quelques flammes rougeâtres. « Fais gaffe à ce que tu dis Holloway, il paraît que le hobbit en question met au tapis tous les Doomsday qu’elle rencontre. », elle déversa sa menace d’une voix enjôleuse, ses lèvres s’étirant en un sourire en coin amusé. Elle faisait mine de paraître détachée, portant ce masque qu’ils avaient continuellement quand ils se retrouvaient l’un avec l’autre. Mais malheureusement, elle savait depuis longtemps que les enjeux étaient plus intenses pour elle. Qu’elle avait dépassé le stade de la provocation pour rentrer dans une autre sphère plus dangereuse. Plus violente et qui pouvait la détruire si elle refusait de reculer. Sauf qu’elle perdait toute volonté face à cette attirance magnétique que le brun ténébreux faisait naître dans ses cellules. Et cela la terrifiait chaque jour un peu plus. « J’aurais trop peur que tu me mettes au tapis, si j’osais t’espionner, Chaton.», plus longuement, probablement trop longtemps pour sa propre survie, elle l’observa, sachant avec certitude que s’il n’était qu’un homme naviguant dans son océan, elle était parfaitement en mesure de le battre, de lui divulguer son visage de combattante, néanmoins l’idée de se retrouver mêlée dans un corps à corps transpirant avec son incendiaire la chamboulait intensément. Il lui faisait perdre tous ses moyens et plus maîtresse de ses propres songes, elle n’arrivait plus à distinguer parfaitement le nord ou le sud. Il était l’exception dans toute cette mer remplie de requins, le seul prédateur qui l’effrayait véritablement. « Tu le prendrais comment si tu te faisais battre par un chaton qui ressemble plutôt à une panthère d’ailleurs tu sais ? », demanda-t-elle d’une voix amusée sans parvenir à arrêter sa contemplation prolongée de ses prunelles sombres envoûtantes l’entraînant dans les abysses sans lumière de cette vaste étendue d’eau. Furtivement il pénétra plus profondément encore dans sa galaxie, sa main touchant l’une de ses mèches pour la repousser en arrière. Un court instant son doigt caressa sa peau, déclenchant un frisson involontaire à l’endroit même où il l’avait effleuré si rapidement. Immobile, elle se fit violence pour calmer l’emballement de son palpitant, repoussant violemment la multitude de pensées qui cherchaient à l’envahir pour se planter dans son esprit. Il attisait un brasier aux cendres encore chaudes, qu’un rien pouvait enflammer. Qu’un simple contact de sa part pouvait transformer en un incendie violent à cause de l’empreinte incandescente qu’il avait laissé en elle. « Parce que j’ai l’air d’avoir un tas d’amis à qui raconter ça, Sweetheart ? Ne t’en fait pas avez ça. Motus et bouche cousu. », soulagée qu’il accepte d’être l’un des détenteurs de son secret, elle lui adressa un sourire sincère, plus fragile que tous les autres auparavant. Probablement qu’il ne le réalisait pas, mais il lui offrait un précieux cadeau, l’assurance réconfortante qu’il n’allait pas menacer de fragiliser son être plus intensément. « On sait jamais tu aurais pu en parler aux collègues…. », et elle ne le souhaitait pas, veillant à mettre une distance infinie entre son travail au Viper Room et ses moments passés à la salle de combat. Elle le faisait pour se protéger, mais en avançant d’un pas assuré vers elle, Reese avait découvert quelques parcelles confidentielles de la femme qu’elle était réellement sous la surface. Perturbée par cette intrusion, elle baissa finalement les yeux, relevant de plusieurs centimètres son débardeur pour observer les traces rouges imprimées sur son épiderme à cause du coup mis par son adversaire quelques minutes plus tôt. Elle passa délicatement la main sur la zone légèrement endolorie, elle aurait probablement un bleu le lendemain, mais il n’y avait rien d’alarmant là-dedans. « Si t’es pas venu m’espionner, t’es venu pour quelles raisons ? Une conquête à voir ? Une envie folle de te battre contre quelqu’un ? », elle n’en demanda pas plus, et n’osa pas le regarder, appliquant un peu de baume apaisant sur sa peau maltraitée. Elle ignorait pourquoi il la rendait aussi curieuse ou pourquoi elle s’intéressait de cette manière à lui, mais elle comprenait cependant que cela était un oiseau de mauvais augure. Que progressivement ses ailes brisées prenaient une teinte de jais comme le plumage du corbeau. Et plus elle laissait Reese graviter autour d’elle, plus elle allait être recouverte par cette noirceur d’ordinaire effrayante. Pourtant, elle n’arrivait pas à lutter pour le repousser.
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