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pain's go away but scars left (hasan)

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MessageSujet: pain's go away but scars left (hasan) Sam 13 Jan - 18:33

L’ambiance des discothèques et divers clubs m’était inconnue, auparavant. Comment connaître cette ambiance alors que j’ai été enlevé par la secte à un âge où l’entrée m’était refusée ? J’avais pourtant essayé, une fois, avec mon copain de lycée, d’y aller mais nous avions été refoulés avec nos fausses cartes d’identité que nous avions fabriqués nous même et qui étaient pitoyables. Je m’étais bien rattrapé depuis qu’Andy Rosenbach m’avait offert un poste au sein du club qu’elle avait repris et dont elle était à la tête. N’étant ni costaud ni impressionnable, reléguant ce poste à un ex-taulard intimidant du nom de Travis Meads et ne souhaitant pas être mêlé à la foule, Andy m’avait confié un poste tout autant important : celui de m’occuper des stocks. C’était une certaine pression mais j’aimais organiser cet endroit, compter, préparer les bons de commandes. La soirée touchait à son terme et les barmaids discutaient entre eux tout en terminant de laver les verres. Aucun ne semblait déterminés à aller nettoyer les toilettes si bien que je me portais volontaires, ayant terminés ma tâche et attendant Andy, qui était occupée dans la paperasse, dans son bureau. Traînant le chariot derrière moi, j’ouvris la porte et vérifiais que l’ensemble des dix cabines soient vides. Il n’en était rien. Celle du fond bloquait. Elle s’ouvrait mais pas totalement. Je fronçais un sourcil. « Y’a quelqu’un ? », demandais-je, maladroitement, stressé de m’adresser à un possible inconnu. Ma voix était toujours teintée d’un fort accent germanique que mes collègues peinaient parfois à comprendre. Pour seule réponse, j’entendis un simple grognement. « Vous allez bien ? », me risquais-je à demander en passant ma tête dans la faible ouverture de la porte, découvrant un homme au teint halé, affalé contre le mur. Malgré son teint halé, il semblait blafard et mal en point. « Vous allez bien ? », répétais-je, cette fois-ci, plus soucieux que craintif. Dans cet état, je n’étais pas certain qu’il puisse être en mesure de me faire du mal.
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MessageSujet: Re: pain's go away but scars left (hasan) Mar 16 Jan - 15:19

@warren bogdanov
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Oh no no don’t leave me lonely now
If you loved me how'd you never learn
Ooh, coloured crimson in my eyes
One or two could free my mind
This is how it ends
I feel the chemicals burn in my bloodstream


Ça faisait un moment que j'avais pas pris cette merde-là. Pas comme ça. Pas autant et pas en mélangeant avec le whisky qui m'a brûlé la gorge une bonne partie de la soirée. J'ai un peu envie de crever, à me laisser tomber comme ça dans les chiottes pour m'éviter le regard des gens autour de moi, ou la sortie trop violente du videur assez flippant, à l'entrée de la boîte, remerciant mes connectivités neuronales de ne pas merder au point de me faire oublier mon minimum de logique. Je sens que je me crash petit à petit, après deux bonnes heures à avoir tenté de me retrouver au milieu des étoiles et de me persuader que j'étais encore le roi du monde, pourtant lâché par sa reine il y a quelques jours de ça, quand tout semblait bien aller. Face à l'ironie de la situation, de la savoir si proche de moi tout en étant si loin, de cracher sur la distance qui nous a séparés et qui, ce soir, n'est pas si importante puisque seuls quelques quartiers nous séparent, j'ai pas eu le courage d'affronter ce que ça me faisait tout seul. J'ai jamais ressenti ça avant. L'euphorie de la coke retombe et je me prends la descente comme un avion qui s'éclate au sol, mon dos qui glisse le long des murs des chiottes pour que j'atterrisse finalement le cul à terre et les genoux contre la poitrine. J'ai du mal à reprendre mon souffle et à remettre mes idées en place. Je me sens minable, comme un chien, avec cette putain d'anxiété qui me pourrit la tête et me donne envie de la claquer contre le mur, histoire de mettre toute cette merde sur pause le temps d'un voyage je ne sais pas trop où. J'étouffe dans ma propre poitrine et la boule dans ma gorge prend de plus en plus d'ampleur à mesure que je me sens prêt à me mettre à pleurer. C'est ridicule. Je suis ridicule. Mes mains tremblent et je comprends plus rien, j'ai l'impression de sentir son parfum au bord de mes narines, comme quand je pouvais encore me perdre contre sa peau et humer un peu de cette odeur qui, si elle a été si rassurante pendant longtemps, si semblable à un message d'amour et de stabilité malgré nos situations et les visas qui s'accumulaient sur nos passeports, n'est rien d'autre que le souvenir de ce qui m'a été enlevé, douloureux et cruel. Je sens que mes yeux sont éclatés, probablement aussi rouge que le rouge à lèvres qu'elle a l'habitude de porter pour se donner cette allure d'héroïne, de WonderWoman blonde. Mes doigts continuent de tressaillir et moi, je me retiens toujours de me mettre à chialer, parce que putain je veux pas offrir ce genre de spectacle au monde qui ne s'arrête pas de tourner ce soir, alors même que j'ai l'impression que le mien fait du surplace quand Millicent n'est pas là. Je me reconnais pas. C'est pas moi, je suis pas comme ça. Peut-être simplement parce que je peux plus être réellement moi quand elle n'est pas là. Petit à petit, j'ai l'impression que ce qu'il y a autour de moi disparaît pour ne me laisser qu'en tête à tête avec l'angoisse et mon rythme cardiaque qui s'accélère jusqu'à venir taper dans ma tête. Ça me lance dans ma cage thoracique, et porter une main sur mon sternum ne change rien, comme à chaque fois que j'essaye. Putain de merde. J'arrive même pas à me demander ce que j'ai fait pour mériter ça, ou pour démériter sa présence auprès de moi. J'ai envie de chialer. Je me retiens toujours, plante mes dents dans l'intérieur de mes joues si fort que je sens un goût métallique s'emparer de ma bouche. Ça me dégoûte, je crache par terre, et commence à sentir mes yeux qui s'humidifie. Espèce de sombre merde, Mahdavi. La porte des chiottes, que je croyais fermée, vient taper contre ma jambe, suivi d'une voix lointaine que je comprenne qu'à peine, sans avoir envie de mieux faire. Un simple grognement passe la barrière de mes lèvres, comme si ça suffirait à l'éloigner. Je sais pas qui sait, je vois pas de visage, je détermine pas vraiment de sexe non plus dans sa voix. J'ai pas l'impression que ça vient d'ici, de LA. Parce que c'est peut-être la seule certitude que j'ai de l'espace dans lequel je me trouve : la ville. J'aperçois une silhouette du coin de l'œil et, par réflexe, j'enfonce ma tête entre mes genoux, les bras croisés dans ma nuque. Je comprends qu'on me demande si je vais bien. J'ai l'air d'aller bien ? Je déglutis difficilement, la gorge toujours obstruée. « Fous-moi la paix. » Ma voix est probablement lointaine, blanche, mais j'y fais pas plus attention que ça. Je veux juste qu'on me laisse tranquille, pourtant on n'a pas l'air de comprendre, parce que je sens toujours un regard pesé sur moi et rajouter à ce ridicule que je ressens. Je finis par relever la tête, avec l'impression qu'on me frappe depuis l'intérieur de mon crâne, et pose mes yeux éclatés sur le visage qui ne trouve rien de mieux à faire que de me fixer, lâche un soupir sonore en essayant de calmer les tremblements de mes mains. « Casse-toi sérieux. » J'ai pas réussi à prendre de l'assurance dans ma voix entre temps. Mes dents se serrent entre elles, mon regard se rebaisse vers le sol des chiottes, et moi, je reste là, à serrer des poings qui n'arrêtent pas de frémir pour autant pour les passer sur mes yeux humides.
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MessageSujet: Re: pain's go away but scars left (hasan) Jeu 18 Jan - 17:52

Spoiler:
 

On l’envoya royalement chier. Il était habitué, Warren, à ce qu’on ne veuille pas quitter les toilettes au moment de la fermeture ; souvent, c’était un couple qui voulait terminer son affaire. Là, son instinct lui dictait qu’il n’y avait qu’une seule personne dans la cabine et, à en juger par la voix, un homme. Il se tourna, dévisageant Warren d’un regard vitreux et dont les veines étaient éclatées, rouges. De nouveau, on le pria de s’en aller mais ne le quittant pas du regard, Warren croisa les bras sur son torse. « Non », répondit-il en relevant le menton. S’il craignait beaucoup de monde voir quasiment tout le monde, il ne craignait pas un mec lamentable au point de se droguer. Il s’apprêta à lui répliquer qu’ici, ce n’était pas un vulgaire squat mais il s’abstint lorsqu’il vit les yeux humides du jeune homme. Comme s’il était au bord des larmes, se retenait de craquer, d’exploser en sanglots et de n’être plus qu’un ramassis de pleurs. Comment pouvait-il se montrer ferme et inflexible devant un homme qui semblait en totale détresse ? Comment pouvait-il aborder cela ? « C’est fermé », annonça finalement Warren, ne sachant pas quoi dire d’autres pour justifier sa présence dans les sanitaires du club. Les derniers clients étaient sortis depuis longtemps maintenant et il ne restait donc que cet homme au teint halé ne faisant pas parti du personnel dans les locaux. Si Andy tombait dessus, surtout dans cet état, qui pouvait générer une amende importante à régler, elle allait foncièrement s’emporter et personne ne voulait que la jeune femme s’énerve après lui. « Il faut vous en aller mais je ne suis pas certain que vous soyez en état de tenir sur vos jambes ». L’inconnu tremblait et Warren ne donnait pas cher de son équilibre. Passant sa main sur sa barbe blonde naissante, il soupira. Il ne pouvait définitivement pas laisser ce mec sortir ainsi, tout seul et surtout dans ce état ; s’il lui arrivait quelque chose, Warren l’aurait sur la conscience. Et il ne voulait pas vivre avec ça, avec la blessure (voir pire) de quelqu’un dont il avait constaté clairement l’état.
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