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le vent nous portera, kane.

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MessageSujet: le vent nous portera, kane. Ven 12 Jan - 0:14

@kane atkins
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Il y a des jours, comme ça. Ce genre de journées où l'on pourrait passer des heures à lister chaque point capable de nous faire plus ou moins chier que les précédents annotés mentalement, se retenant ou non de soupirer à mesure que les points s'additionnent jusqu'à ne plus avoir la force de les compter. Ce genre de journée, précisément, qu'Hasan se retrouve à vivre alors que ses pieds foulent les pavés de Venice Street jusqu'à se retrouver dans le sable de la plage, à constater avec un soupir et un certain vague à l'âme que les premières chaleurs ne sont toujours pas revenues. Si Los Angeles se montre clémente en hiver, avec ses 15 degrés de moyenne, la véritable chaleur, pesante, parfois assommante, lui manque toujours au cours des mois encore trop froids qui suivent la période de fête. Bristol lui manque, aussi. Comme à chaque fois qu'il fait l'aller-retour pour les réunions de famille organisées par les Mahdavi à l'époque de Noël, façon à eux de le fêter sans réellement le faire, il se paye le coup de blues du retour et des réalités qui lui reviennent en pleine gueule. Le travail qui s'accumule, l'inspiration qui voyage selon son bon vent, venant et repartant en fonction des soirs, ou ne lui soufflant dans le creux de l'oreille que des mots qui, mis bout à bout, ne représentent rien d'autre que sa relation avec Millie, et l'année de plus à son compteur le mettent un peu à fleur de peau, avec un besoin de trouver du repos là où, pourtant, il sait qu'il dénichera surtout un peu plus de boulot. Les lèvres pincées, il a observé pendant près d'une heure les allées et venues des vagues sur le sable et sous le ciel un peu grisonnant qui a recouvert une partie de l'après-midi la ville. Son paquet de clopes amputé de la moitié de ses occupantes, dont les mégots se sont trouvés jetés dans la poubelle à côté de lui à mesure que la fumée s'est engouffrée dans ses poumons, Hasan ne sait pas trop comment il se sent après cette parenthèse solitaire face à l'océan, sans la présence d'amis, de collègues, de connaissances qu'il n'aurait pas voulu croiser, ni celle, malheureusement, de la seule personne qu'il aurait voulue à ses côtés et dont l'absence, si elle n'est pas constante, est toujours aussi douloureuse quand elle se fait sentir. On lui avait dit, à leur rupture, que la douleur passerait. Que le temps ferait son ouvrage et permettrait de refermer la plaie, gommer doucement la cicatrice qu'elle aura laissée, pour lui offrir l'opportunité de remettre, un jour, son cœur réparé entre d'autres mains. Qu'à force de pleurer sur ses chansons, d'écrire sur ce qu'il ressent, la thérapie ferait son effet pour lui permettre de voir de nouveaux horizons, lui montrerait de nouvelles opportunités. Mais des mois plus tard, c'est comme si Hasan décidait de garder les yeux fermés, refusant de voir ce qui pourrait lui être offert s'il se détachait de Millicent, de cet « eux » qu'ils formaient ensemble. Et c'est probablement ce point là qui l'a poussé à s'arrêter dans le tourbillon de sa vie pour se poser et tenter de se ressourcer là où, pourtant, il se doutait qu'il ne trouverait pas grand-chose pour lui remonter le moral. Dans un soupir, Hasan, alors assit sur un muret près de la plage, décide enfin de reposer ses pieds sur le sol, sentant ses semelles s'enfoncer légèrement dans le sable frais. Retrouvant rapidement la dureté du bitume, il sort son téléphone de sa poche et constate, sourcil arqué, l'heure qui s'y affiche. Retenant un nouveau soupir de passer la barrière de ses lèvres, il s'approche de la route et lève le bras pour arrêter un taxi, en voit plusieurs lui passer devant et attend une dizaine de minutes avant de réussir à en interpeller un vide, grommelant en se laissant tomber sur sa banquette arrière. Quand il entrouvre la bouche pour donner l'adresse de son appartement, la porte opposée à sa place s'ouvre et son sourcil s'arque en découvrant le visage d'un inconnu, brun, assez grand de ce qu'il constate, qui affiche la même expression que celle sur son propre-visage, probablement. Son soupir s'échappe finalement et, secouant la tête, il fait un signe dans sa direction. « C'est bon, venez, on va partager le taxi. » En reposant son dos contre la banquette, il glisse une main dans ses cheveux et interpelle le chauffeur qui, de son côté, semble s'impatienter un peu. « 1254, Echo Park pour moi. » Il lance finalement un regard interrogateur dans la direction de l'inconnu, pour qu'il donne à son tour son adresse de destination.
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MessageSujet: Re: le vent nous portera, kane. Dim 14 Jan - 16:44

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just a moment to feel the freedom
HASAN MADHAVI & KANE ATKINS ※
For some reason holding hands seem more intimate to me than anything else. More intimate than kissing, more intimate than hugging, more intimate because two people’s worlds come together for the fleeting moment when they trust each other enough to join each others worlds. Two lives interlock for just one moment.


Chaque jour lui semblait une bataille contre lui-même se demandant parfois s’il avait fait véritablement le bon choix que de rester en vie. Il savait pertinemment que ses paroles auraient pu blessés les siens qui avaient souffert comme jamais de son absence pourtant, quoiqu’il faisait il n’arrivait pourtant pas à effacer ce vide et cette douleur qui lui comprimait les poumons et l’empêcher de respirer. Lui qui avait si souvent rêvé de sortir de ce trou noir lugubre et bien trop froid où il y avait songé un instant qu’il finirait par y mourir rêvait à cet instant presque et de façon horrifique de n’y être jamais sortie. Il se doutait que si quelqu’un l’avait entendu parlait de cette manière il aurait vu cette douleur dans leur regard une chose qu’il ne supportait plus. Il pouvait voir à quel point les gens qu’ils aimaient ne cessaient de le regarder de peur certainement qu’il finisse par mettre fin à ses jours et si durant un moment il admettait y avoir pensé il ne l’avait pas fait parce qu’il s’était accroché à l’idée qu’un jour ou l’autre il arriverait à réellement sourire à nouveau que les jours meilleurs finiraient par arriver et qu’il supporterait cette chaleur comme à cet instant était une vraie douleur qui le prenait au trippes sans pouvoir s’atténuer. Il se doutait bien que si on l’avait vu sur ce toit de cet immeuble la panique aurait envahit ces personnes qui espérait un miracle de sa part comme ce fut le cas quand il était revenu parmi eux conscient certainement que le jeune homme souriait qui avait cru en la vie comme personne n’existait plus. Depuis les mois qui se sont écoulés il s’était retrouvé dans cette situation qu’il détestait le plus au monde. Celui de ne pas réussir à avancer plus encore il avait la sensation presque de perdre pied sans arriver à faire face à la réalité. Dès qu’il pouvait entendre le bruit d’un klaxon celui-ci avait la sensation d’entendre la sonnette d’alarme de cette mission qui lui avait prit sa vie. Elle l’avait anéanti et s’il avait signé en connaissance de cause. Aujourd’hui, il maudissait ce métier qui l’avait abandonné le laissant devoir faire face à des séquelles irréversibles. Se retrouver ici sur ce toit où le silence était d’or il avait eu la sensation que rien ne pouvait lui arriver. Il avait eu besoin de ce moment rien qu’à lui et ne plus sentir ses regards d’être observé parce qu’il était un miracle, un héros qui avait sacrifié sa vie pour ses camarades. Les médailles qu’il avait reçues ils les avaient jetés incapable d’accepter tout ce qu’elle représentait et plus encore tout ce qu’elle lui avait pris. S’il voyait dans le regard de Sara ce sourire quand elle planté ses yeux bleus dans les siens où encore à présent il s’y perdait comme si durant cet instant il se sentait en sécurité il ne pouvait pas s’empêcher aussi de ressentir cette peur l’envahir comme ce fut le cas ce matin où elle l’avait surpris à le toucher durant une de ses crises ou le monde autour de lui n’existait plus et qu’il s’était retrouvé en pleine effroi de ce que la guerre pouvait engendrer. Un simple touché pour que la détresse l’envahisse et qu’il se retrouve à fuir cette maison qui lui était complètement étrangère. Fermant les yeux Kane n’avait pas bougé l’espace d’un instant où cette idée presque de plonger dans le vide n’avait eu cesse de s’accroître dans son esprit, mais à chaque fois quelque chose ou plutôt quelqu’un le stoppait dans cette idée et c’était elle, Sara. Elle avait toujours été là dans les pires moments de sa vie. Il se rendait compte si une chose n’avait pas changé au cours de ses années c’était bien sa présence qui lui faisait du bien pourtant quand il l’avait repoussé d’une façon violente contre le mur sans même qu’il s’en rend compte il n’avait pas pou le supporter. Poussé par cette colère et cette haine qu’il avait envers lui il n’arrivait pas à accepter qu’il puisse la blesser et pourtant chaque seconde ne cessait d’être pire. Ses rendez-vous avec le psychologue lui donnant la sensation de reculer quand il devait avancer avec cette peur effrayante d’être dans l’incapacité de pouvoir aller mieux. Si on lui répétait encore et encore que cela demandait du temps, il n’était pas certain que le temps puisse guérir ses blessures qui était visible sur son corps. Inspirant profondément il avait vu sentit dans la poche de son jean son téléphone vibrer pour remarquer les quinze appels en absence de cette femme qui malgré des années de disparition faisait battre toujours son cœur et à un rythme effréné comme si à chaque seconde où il l’observait il en tombait amoureux pour la première fois. Il recule d’un geste pour finalement se tourner vers la porte pas loin de lui, s’il savait que prendre la fuite n’avait pas été la solution il n’avait pas été capable non plus de rester près d’elle et de savoir qu’il avait pu la blesser sans savoir au fond si c’était la réalité ou non, mais maintenant il savait au fond qu’il était temps pour lui de rentrer elle qui avait dû être dans un état de panique face à sa disparition soudaine. Très vite il marche quelques instantes capuches de sa veste sur sa tête ne fixant pas les gens autours de lui. Il n’aimait pas se retrouver dans ce genre de situation plus encore quand ce type le bouscule et qu’il sent cette peur à nouveau venir à lui. Il ferme les yeux serre le poing presque au sang pour que la douleur soit plus forte. Certains militaires qui se retrouvait dans le même cas que lui n’avait eu cesse de leur dire que c’était ainsi qu’il faisait face à la réalité. La douleur était réelle et quand il ouvre les yeux il sent ce calme au fond de lui pour que ses marches s’accentuent avant de s’arrêter levant la main pour laisser ce taxi arriver vers lui. Il ne fait pas attention au reste ses pensées sont toutes tournée en vérité vers cette personne qui faisait battre son cœur avant d’arqué un sourcil quand il aperçoit ce visage inconnu qui venait de prendre place dans ce taxi. Il soupire un instant prêt à refermer la porte quand il l’entend assez pour s’arrêter et tourner son regard vers lui. « C'est bon, venez, on va partager le taxi. » cette idée est loin de lui plaire pour des raisons bien évidente toutefois, il sait qu’il est déjà assez tard et que les taxis à cette heure-ci sont loin d’être évident et plus encore il n’a pas moindre idée de comment retrouver le chemin cette maison dans laquelle il vivait depuis un certain temps. Il sourit malgré tout à l’occupant pour finalement entrer et fermer la porte derrière lui. « Merci » ajouta-t-il quand il entend le chauffeur s’impatienter tout en les fixant. « 1254, Echo Park pour moi. » il sent les regards tourné vers lui, il n’a jamais aimé ça toutefois, il reste silencieux tentant de se rappeler de l’adresse. Depuis son retour, il souffrait d’une certaine amnésique temporaire du moins de ce que les médecins lui disait tout ce dont il se souvenait c’était que par moment il mettait plus de temps à se souvenir de certaine chose. Durant quelques secondes il a le regard concentré avant de relevé son regard vers ce chauffeur plus qu’exécrable, mais à laquelle il ne prend pas compte « 2874, Dowtown L.A, merci » il n’a pas le temps d’en dire plus quand il voit le taxi démarrait en trombe. « Merci vous n’étiez pas obligé » finit-il par ajouté à son interlocuteur face à lui qui semble lui aussi ailleurs. Il savait qu’il aurait pu tout à fait lui dire d’attendre le prochain peu de gens auraient finalement eu l’amabilité de partager un taxi. Dans un geste Kane remet ses plaque militaires sous son t-shirt avant d’observer un court instant cet inconnu qui ne semblait pas venir d’ici. A force il avait l’habitude des détails qui lui permettait aussi de garder une certaine connexion avec la réalité. « Vous êtes en vacances à Los Angeles ? » il ne savait pas pourquoi il avait dit ça peut-être parce que ce silence lui était insupportable. « Désolé si je vous parais curieux c’était simplement que vous ne semblez pas venir d’ici. » lui-même ne l’était pas quand il y pensait même si aujourd’hui plus qu’avant il avait la sensation d’être un vrai étranger.
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