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you keep begging for forgiveness but you don't think you've done wrong ※ JUDE

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MessageSujet: you keep begging for forgiveness but you don't think you've done wrong ※ JUDE Mar 9 Jan - 14:14

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you keep begging for forgiveness but you don't think you've done wrong
ANNA MORELLO AND JUDE LAWRENCE ※
You trusted him. In the end, he hurt you, but you cannot deny it. You liked talking to him. He was like your secret escapade. Now you hate him, and you’re justified for doing so, but there was something about him that seemed new, refreshing, almost so much that it stung, but that something was to you, B E A U T I F U L


Concentrée sur tous les lits étendus dans cette immense salle des urgences, Anna Morello se déplaçait avec allégresse entre chaque patient, mémorisant les symptômes, définissant leurs troubles avant d’apporter la solution dont ils avaient besoin ou d’appeler un titulaire dès que le cas devenait plus grave. Trop grave pour une interne comme elle, d’après le protocole établi par l’hôpital. Parfois il lui arrivait de vouloir passer outre ce règlement, de chercher à l’oublier, sachant parfaitement que pour certains cas elle était en mesure de se débrouiller sans recevoir l’ombre d’une aide. Une fois, elle l’avait fait, elle avait dépassé cette limite que normalement une étudiante de son niveau ne devait pas franchir. Elle s’était permise d’aller plus loin, trop loin, et il n’avait fallu que de peu de temps pour que son père ne l’invite à s’asseoir dans son bureau afin de lui répéter ce qu’elle savait déjà. Des mots qu’on lui avait dit dès son premier jour, qui s’étaient ancrés dans son esprit mais qui à quelques moments lui paraissaient futiles. Un brin inutiles. Pourtant, elle ne se voyait pas comme la meilleure, elle n’excellait pas dans toutes les spécialités, certaines telles que la chirurgie cardio-thoracique et l’obstétrique lui paraissaient moins agréables que toutes les autres, néanmoins elle savait où se trouvait ses capacités. Jusqu’où elle était en mesure d’aller, quels patients elle se sentait capable de soigner sans risquer de causer plus de dommages dans cet organisme blessé. Et c’était avec hâte qu’elle attendait les résultats des examens que toute sa promotion avait passé pour enfin obtenir un autre statut dans cet hôpital, pour franchir une étape de plus, pour gravir un échelon avant la conquête suprême des étoiles. Pour toucher de plus près ce rêve qui ne la quittait plus depuis qu’elle avait obtenu son premier stéthoscope à l’âge de quatre ans. Car si toutes les petites filles de son âge préféraient jouer avec la chevelure d’une poupée, elle était cette petite brune bandant les membres de ses poupons avec des bouts de tissus. Cette petite brune se faufilant secrètement dans le bureau de son père chaque fois qu’elle le pouvait pour s’asseoir dans cet immense fauteuil de chirurgien, comme elle aimait le dire. Les contes de fées ne lui plaisaient pas, et quand elle avait commencé à lire c’était des livres d’anatomies pour enfants qui avaient été posés sur sa table de chevet. Quand il était question de médecine, elle avait toujours été obsessionnelle, à des années lumière des autres gamins de son âge et de sa grande sœur qui semblait la voir comme un étrange phénomène de foire finalement. Cependant quand elle se voyait plus de vingt-années plus tard, sa blouse blanche sur le dos, elle réalisait que cette place était la sienne, qu’aucun autre métier aurait pu devenir le sien, à part celui-ci. Cette adrénaline qui l’enveloppait et qui se propageait dans chaque pore de sa peau à chaque opération, cette odeur d’anesthésiant qui se perdait dans ses narines, cette excitation quand elle se tenait face à un cas compliqué, étaient de ces choses faisant battre son cœur plus rapidement. C’était tout ce qu’elle aimait et ce qu’elle était incapable de quitter. Au contraire, elle rêvait de passer sa vie dans ces lieux et le temps qu’elle y passait chaque jour depuis des mois lui plaisaient terriblement. Peu importe les cernes qui naissaient sous ses yeux, cette fatigue qui se logeait dans tous ses muscles, ni les heures de sommeil gaspillées pour une nouvelle garde, elle vivait pour son travail. Sur ce point, Iris et elle étaient affreusement similaires. Et il suffisait de les voir se retrouver, cafés à la main toutes les deux en parlant médecine pour comprendre qu’elles partageaient ce quelque chose d’assez exceptionnel et rare. Le geste précis, la main assurée, elle posa la perfusion au jeune enfant déshydraté que ses parents avaient amené pour la énième gastro-entérite d’Anna depuis le début de sa garde, dix heures plus tôt. L’épidémie était à son pic et cela faisait quelques jours maintenant qu’elle enchaînait les perfusions de solution aqueuse pour réhydrater des personnes malades. Un jeu d’enfant, qu’elle aurait pu effectuer les yeux fermés mais qui faisait partie de ses tâches, surtout ce soir-là tandis qu’elle était la seule interne aux urgences. Pas une seconde, elle avait arrêté, courant partout, se frayant un passage de lit en lit, elle avait fini par perdre la notion du temps, par oublier le manque de sommeil ou cette envie pressante qu’elle avait de boire une boisson caféinée.  Entendant la porte automatique des urgences s’ouvrir, elle s’avança avec vitesse vers les deux ambulanciers poussant le brancard, ne prenant pas la peine d’observer la personne qu’ils amenaient, trop concentrée à attendre la description des blessures du patient. « Jude Lawrence, homme de trente quatre ans, présentant une longue coupure à  la tête après avoir reçu une branche. Sûrement rien de sérieux, mais on l’a amené pour des points de suture et pour écarter le risque de commotion cérébrale. », elle voyait les lèvres de l’homme en uniforme bouger rythmiquement mais  son cerveau s’était arrêté sur les deux premiers mots prononcer, occultant le reste. Derechef, elle baissa la tête, croisant le regard du jeune homme qui l’avait laissé sous un soleil de plomb sans jamais se retourner. Propulsée une année en arrière, elle se souvint de cette passion qui l’avait animé envers celui qui n’aurait pu être qu’un inconnu. De cet attachement qui avait fini par naître dans son organe vital, dans ce muscle cardiaque nullement habitué à ressentir de l’affection pour un homme. Ni à envisager un possible avenir avec l’un d’entre eux. Car elle n’était pas faite pour être la femme de quelqu’un, pour aire disparaître ce caractère si enflammé qui la caractérisait. C’était ce qu’elle s’était si fréquemment dit mais elle se souvenait aussi parfaitement de cette tempête que Jude Lawrence avait réussi à provoquer chez elle, détruisant au passage certaines de ses croyances. Elle se rappelait des nuits passionnées où leurs deux corps s’entremêlaient dans cette chaleur étouffante, de ces fois où son palpitant s’emballait en le regardant. Malheureusement, ce n’était pas ce souvenir qui dominait dans les tréfonds de son âme, son esprit ayant préféré mémoriser la colère qu’elle avait éprouvé lorsqu’il avait lâchement pris la fuite sans lui annoncer, sans jamais tenter de la contacter ou de s’expliquer. Depuis ce départ, c’était une forme vorace de haine qui l’irradiait plus intensément. Restée quelques secondes immobile, elle quitta finalement les yeux de Jude pour se concentrer sur ce qu’elle était supposée accomplir,  oubliant toute forme d’émotion pour reprendre ce masque d’interne impassible. « Très bien on l’emmène, il n’y a plus que la salle de trauma deux, mettez-le là-bas », immédiatement ils se dirigèrent dans la pièce prévue à cet effet, les pas de la jeune femme la guidant tandis que ses jambes étaient aussi lourdes que du plomb. Evidemment, Jude faisait partie du passé, d’une époque révolue, encore plus maintenant qu’elle était avec Aidan qui était cet homme qu’elle aimait profondément. Malgré tout, cela n’empêchait pas le passé de ressurgir devant elle, de se montrer pour troubler ce calme ambiant dominant dans son univers. Toutes les silhouettes arrivées dans la pièce, elle aida les ambulanciers à transférer le patient sur le lit d’hôpital avant qu’ils ne soient rejoints par une infirmière cherchant à savoir comment elle pouvait être utile. « Il va me falloir un kit de suture, pour le reste je m’en occupe. Je vous laisse surveiller le petit garçon avec la perfusion sur le lit 4, s’il y a le moindre problème vous me le dites », pour ne pas ressembler à ces médecins dédaigneux, elle adressa un sourire à la femme. Sans attendre, elle se rapprocha de Jude, prenant soin de retirer la compresse posée sur sa blessure pour l’observer de plus près, tentant de faire taire ce bourdonnement désagréable qui percutait ses tympans et cette irrépressible envie qui la rapprochait de l’explosion. Elle n’avait pas le droit, pas ici dans cet hôpital tandis qu’ils étaient entourés d’autres personnes ne devant pas connaître ce lien qui les avait unis. Mais entendant les portes se fermer, constatant que tout le monde avait disparu autour d’eux et qu’ils n’étaient plus que tous les deux dans cette pièce trop étroite pour contenir sa colère, ses pulsations cardiaques gagnèrent en puissance. Les yeux rivés sur la contusion profonde du jeune homme, elle la nettoya, retirant toutes les molécules de liquide rougeâtre avaient fini par sécher. « Tu lui avais fait quoi à cette branche pour que la pauvre décide de venir s’écraser sur ta tête ? », sa voix était monocorde, dépourvue de toute once de chaleur, uniquement remplie de ce petit sous-entendu qui ne dévoilait qu’une minuscule partie de sa colère.  D’un geste de la main, elle attrapa la petite lumière dans sa poche, rapprochant la lumière près des yeux de son patient pour observer la moindre réaction exagérée dans ses pupilles. « Gêné par la lumière ou des vertiges ? », reprenant son ton médical plus froid qu’un mont enneigé, elle continua son examen clinique plusieurs secondes durant dans ce silence de plomb et glacial qui contrastait nettement avec la puissance de l’incendie prenant place dans sa boîte crânienne. Tel un automate, elle attrapa le kit de suture et la seringue contenant l’anesthésiant local avant de retourner près du lit. « Ne t’inquiètes pas, il paraît que je sais bien recoudre, tu n’auras qu’une petite cicatrice, ca ne t’empêchera probablement pas de ramener des femmes dans ton lit ni de te conduire en lâche. », elle était piquante, acerbe, laissant son venin se perdre dans l’air pour se loger dans tout l’être de Jude. Pour qu’enfin il comprenne que ce regard noir qu’elle lui envoyait n’était qu’un vulgaire reflet de la colère qu’elle avait à son encontre. Une colère qui avait germé plus d’un an. Une colère qui s’était nourrie de chaque émotion et qui à présent pouvait enfin se manifester.
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