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(GENRI III) + You and I, we've come from the same long line Good kids with a devil side

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MessageSujet: (GENRI III) + You and I, we've come from the same long line Good kids with a devil side Sam 6 Jan - 20:18


You and I, we've come from the same long line. Good kids with a devil side  
Rickon & Genesis

« Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n'en former plus qu'une. Elles dépendent alors à jamais l'une de l'autre. Elles sont indissociables et n'auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d'une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l'autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s'éteindraient aussitôt. L'une ne peut continuer son voyage sans l'autre. »+ Washington song

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Washington. L’immense bâtisse se trouvait devant elle, elle avait des allures de monstres. Ceux qui se cachent sous le lit des enfants, ces derniers suppliant leurs parents de venir lever la couverture et d’ouvrir les armoires afin d’y dénicher le monstre. Face à cette maison qui l’avait vu grandir et mourir, Genesis se sentait vulnérable. Elle pouvait aisément se revoir, enfant, courant dans le grand salon et se jeter sur les genoux de son père. Ses narines étaient caressées par l’odeur des petits pains perdus que sa mère préparait lorsqu’elle avait un tant soi peu de temps à consacrer à sa famille. Un vent froid la fit frissonner de part et d’autre, alors presque instinctivement pour se protéger du flot émotionnel qui l’envahissait plus que ces flocons qui commençaient à caresser sa peau, elle entoura ses bras autour de son coeur, son épaule se logea contre celle du père de son fils. Du coin de l’oeil, elle l’observait en silence pendant quelques minutes, son visage semblait fermé, mâchoire tendu. Lui qui avait préparé ce petit voyage pour eux, pour une raison qui lui échappait encore s’était montré attentif aux moindres faits et gestes de la brune dès lors qu’elle avait posé les yeux sur cette maison. Celle qui avait accueilli et volé son innocence. Les meubles si beaux et pleins de vie avaient été couverts d’une marre de sang un soir d’hivers sous une neige semblable à celle qui jonchait le sol sous les pieds de Genesis. «  Elle était grande cette maison, aussi difficile que ça puisse paraître à imaginer j’ai eu une tonne d’éclats de rires ici. Mon père avait de l’humour. » Avait - elle prononcé avec tendresse. Genesis parlait peu de ses sentiments et les rares instants où elle s’autorisait à flancher étaient en présence d’un cercle restreint donc Rickon était le roi et Priam le prince. Toutefois, l’assassinat cruel des parents de Genesis était un sujet qu’elle n’abordait plus depuis des années, chaque membre de son entourage savait à quel point la brune y était encore sensible. Elle ne les pleurait plus à présent, mais restait néanmoins une cicatrice encore vive près de son coeur.

Elle ignorait les raisons de ce voyage, ce que voulait lui dire Rickon était tout aussi mystérieux que ses pupilles troublées à présent. Elle qui avait toujours su lire en lui n’arrivait plus à déchiffrer le moindre sens aux actes du biker qui la tourmentait par son amour depuis son enfance. Noël s’était déroulé avec bienveillance, elle - même avait fait un pas en avant en offrant à Rickon une reconnaissance civil de sa paternité. Dorénavant, Priam n’était plus Priam Winston, mais Priam Tragger. Si le début de ce voyage s’était déroulé sans encombre au travers d’une visite de courtoisie auprès de sa tante maternelle. Visite où Rickon, le principal instigateur, s’était montré plus que silencieux, attisant ainsi la curiosité de la brune. Elle qui ne savait plus réellement ce qu’ils étaient à ce jour l’un pour l’autre n’en était que plus perturbé. Alors à chaque minute qui s’écoulait, elle souhaitait arrêter le temps, avoir ce pouvoir infime de lire dans les pensées de cet homme qui lui faisait face. Sans même qu’elle ne s’en rende compte elle - même, sa main s’était retrouvé sur la joue du biker, ses doigts caressèrent l’ossature de sa mâchoire dissimulée pudiquement sous cette barbe de quelques semaines. «  Rickon? » L’interpellait - elle, tandis qu’elle tentait de chasser l’émotion vive que lui procurait cette bâtisse. «  Si tu voulais que je te parle de mes parents, il suffisait de me le demander tu sais… » Elle se positionna face à lui, entourant ses bras autour de son cou, cherchant son regard azur dans lequel elle aimait se perdre depuis des années. «  Tes silences m’inquiètent. » Lui murmurait - elle du bout des lèvres, tandis qu’elle songeait aux événements de ces derniers mois. La mort de Jack, son retour dans sa vie, le secret qu’elle avait chéri depuis des années qui s’était dévoilé avec violence entre eux, les séparant de nouveau. La violence de son agression qui les avait réuni tous les deux, ces baisers fougueux qu’ils avaient échangé au rythme de la pluie qui martelait contre la taule du garage. Ce noël, le plus merveilleux de tous depuis des années. Les regards tendre que Rickon Tragger, le monstrueux, le roi du sang, portaient à son enfant lorsque ce dernier riait aux éclats. Le désir qu’elle avait su lire dans les pupilles de cet homme lorsqu’elle s’était affublée de ce costume ridicule lors du réveillon. La jalousie qu’elle avait su lire sur les traits du hors la loi lorsqu’il l’avait vu avec Anton dans ce parc pour enfant. Les nuits où elle caressait ses draps vides à la recherche de sa présence sans oser l’appeler. Tant de silences qui cachaient quelque chose.

Comme lorsqu’elle était cette Genesis intrépide d’à peine seize ans, elle caressait la nuque du biker avec tendresse, elle avait toujours aimé cette nuque plus que de raison. Se remémorant ainsi les matins où elle s’éveillait à ses côtés, lui qui dormait sur le ventre, elle caressant cette nuque et ces épaules larges. Elle avait l’impression de remonter le temps, de revivre ces années d’insouciances avec lui. Celles où ils étaient tous deux convaincus qu’au final rien ne pourrait les arrêter, pas même les morts qu’ils laissaient derrière eux. Après tout n’était - ce pas la mort elle - même qui les avait unis lorsqu’elle avait franchi les portes de ce garage du haut de ses huit ans. Cette nuit où elle avait fugué une énième fois, cherchant l’oncle qu’elle venait de perdre. Ne trouvait que cet enfant à peine plus âgé qu’elle aux cheveux blonds comme les blés, sauvages comme ceux de son fils. Ce petit Rickon qui avait enlacé son poignet pour la mettre à l’abris, celui qui avait soigné ses blessures avec patience. Celui qu’elle provoquait à l’adolescence, dont elle ne supportait aucun regard d’envies à son égard si ce n’était le sien. Lui qui aimait se jouer de sa jalousie pour mieux la posséder. Ils avaient changé, grandis, et d’une façon où d’une autre, ils étaient de nouveau réuni devant cette maison qui les avait uni par le sang. «  Où est ce que tu comptes encore m’emmener Tragger ? » Elle approcha son corps de celui de biker, cette proximité sous cette neige, devant cette maison lui procurait des sensations étranges, celles d’une vie retrouvée, l’éclosion d’une rose au milieu de son coeur. «  Washington m’avait manqué. Enfin, Washington avec toi. » Avouait - elle à demi - mot, cherchant des les pupilles du biker un quelconque indice quant à ce qui lui préparait encore. Elle avait l’impression d’être une petite fille qui jouait à une chasse aux trésors et Rickon en était le principal maître. C’était agréable tout autant que cela ne l’était pas puisqu’elle n’avait aucun contrôle sur la situation. Les mains de Genesis se glissèrent sous le veste du Biker, enlaçant ce dernier en douceur, s’accrochant à lui de la même manière qu’elle le faisait toujours depuis sa plus tendre enfance. S’oubliant simplement à cet instant dans les iris océans de cet homme. Son coeur battait au rythme de cette pluie blanche qui les recouvraient petit à petit, elle qui aimait la neige depuis son enfance s’enivrait de cette vision précieuse de l’homme au milieu de cette couverture pâle. Ses mains remontèrent jusqu’à caresser les épaules du père de son fils, puis elle déposa un baiser tendre, pudique sur les lèvres du biker. Le premier depuis ses blessures. « Jouer les mystérieux ça te va pas et puis ça fait naître des rides sur ton visage, alors tu comptes me dire enfin où on va maintenant ou je dois venir chercher la réponse en t’embrassant jusqu’à ce que tu meurs? » Elle lui offrit un large sourire, dévoilant cette dentition blanchâtre, tout en pointant la moto qui les attendait juste derrière le dos du Biker.
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MessageSujet: Re: (GENRI III) + You and I, we've come from the same long line Good kids with a devil side Dim 7 Jan - 20:06


You and I, we've come from the same long line. Good kids with a devil side  
Rickon & Genesis

« Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n'en former plus qu'une. Elles dépendent alors à jamais l'une de l'autre. Elles sont indissociables et n'auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d'une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l'autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s'éteindraient aussitôt. L'une ne peut continuer son voyage sans l'autre. »+ Washington song

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Washington. Genesis et Rickon, deux êtres brisés face au monde entier. Et pour aujourd’hui, le monstre à vaincre était ces souvenirs qui ne cessaient de les absorber de l’intérieur. Tous deux avaient toujours vécu avec cette appréhension de l’avenir. La peur de perdre un semblant de ce qui pouvait les unir, la peur de voir mourir l’autre en défendant leurs valeurs propres, alors pour contrer cela ils se noyaient chacun de leur côté dans le passé afin d’y chercher un semblant d’oxygène. De ce fait, une fois devant l’immense bâtisse appartenant autrefois aux Winston, le corps tout entier de Rickon s’était mit à frissonner. Non pas qu’il possédait ici quelconque souvenir, mais parce qu’il s’avait pertinemment que celle qui venait de déposer sa frêle épaule contre son corps brulant en était envahit. Étaient-ils bons ? Mauvais ? Sans doute un peu des deux. Un coup d’œil dans sa direction, et le Biker pouvait sentir combien cela la touchait, même s’il ne parvenait pour le moment pas à déceler de quelle manière, il espérait néanmoins qu’elle finirait par comprendre son geste. « Elle était grande cette maison, aussi difficile que ça puisse paraître à imaginer j’ai eu une tonne d’éclats de rires ici. Mon père avait de l’humour. » Et le simple fait d’imaginer sa Gen’s rire, cela lui réchauffa le coeur par millier de secousses. « Et bien ! J’aurai aimé avoir eu le privilège de rencontrer le seul homme capable de te donner des tonnes de fous rires. » Tournant la tête dans sa direction, Rickon remarqua qu’elle ne parvenait à quitter la maison du regard. Elle semblait hypnotisée par cette magie silencieuse qu’on les souvenirs bienveillants. Jusqu’à ce que l’une de ses mains se glisse lentement le long de sa nuque faisant remonter en lui tout un tas de sensations qu’il avait cru perdre pour de bon il y a trois ans de cela. «  Rickon? » Comme un murmure, le vent portait ses paroles aussi bien que lui menait cette danse de souvenirs morbides. « Hum ? » A dire vrai, il n’avait pas réussit à parler de la journée, se demandant sans cesse s’il n’aurait pas mieux fallu tout arrêter là. Peut-être était-ce de trop ? «  Si tu voulais que je te parle de mes parents, il suffisait de me le demander tu sais… » Interloqué par sa remarque, Rickon cessa de fixer la bâtisse afin de plonger son regard azure dans celui de Genesis. « Je sais. Mais je ne l’ai pas fait pour ça Gen… »

Lorsqu’il s’était préoccupé du cadeau de Genesis quelques jours avant Noël, Rickon avait sentit un vent de panique l’envahir. A dire vrai, tout deux ne s’étaient jamais réellement offert de cadeaux. Par manque d’argent dans un premier temps, puis trouvant l’idée complètement absurde par la suite. Avaient-ils sincèrement besoin de lui offrir la plus belle parure en diamant pour lui prouver qu’il tenait à elle ? Non. De ce fait, l’idée même de chercher ce qui pouvait faire plaisir à la Reine des Glaces lui semblait idiot au plus haut point. Jusqu’à ce qu’il reçoive ce fameux coup de fil de Washington. Jusqu’à ce que ses anciens acolytes des Hell’s de DC lui annoncent que la vieille maison des parents de Genesis était à vendre à bas prix. « T’sais mec, pas même pour un dollar j’achèterai cette foutue bâtisse, on raconte qu’elle est hanté. » Tous le lui avaient assuré. Pourtant, comme si le Président aimait s’entourer des pires fléaux, Rickon n’avait pas flanché et leur avait versé ce qui restait de son capital afin d’acquérir l’ancienne demeure familiale des Winston. Aujourd’hui, il pouvait sentir le métal froid des clefs de la demeure dans sa paume rêche. « Tes silences m’inquiètent. » Et cela l’inquiétait lui-même… Après tout, il n’était pas trop tard pour partir, pas trop tard pour ne jamais lui avouer qu’il avait trouvé cet achat comme le meilleur de sa vie entière. A quel moment, des êtres avec un semblant de normalité, peuvent sembler heureux d’acquérir la demeure où le sang à couler ? Encore plus lorsqu’il s’agit de son propre sang ?

Les minutes continuèrent de s’écouler au rythme des flocons qui s’entassaient sur leurs vêtements les recouvrant par la même occasion d’un manteau blanc. « Où est ce que tu comptes encore m’emmener Tragger ? » Sans davantage réfléchir ni même prendre le temps de lui répondre, le Biker glissa ses larges paumes le long des cotes de la policière. L’enlaçant avec force, il ramena sans difficulté son corps contre le sien, lui laissant de ce fait l’occasion de glisser ses mains glaciales le long de son dos. Le ciel gris donnait au teint de la jeune femme un air angélique. Où peut-elle avait-elle tout simplement retrouvé une partie de son enfance en venant ici. « Washington m’avait manqué. Enfin, Washington avec toi. » Cette vérité lui fit lâcher un sifflement moqueur « Alors comme ça, dans ce monde, il existe bel et bien un être capable de manquer à Genesis Winston. » Et à cet instant, il en était fier. Fier d’être celui qui compte malgré la violence prenait possesion de ces deux êtres lorsqu’il s’agissait des autres, fier d’être l’homme qui pouvait un tant soit peu réchauffer son cœur de glace.  « Jouer les mystérieux ça te va pas et puis ça fait naître des rides sur ton visage, alors tu comptes me dire enfin où on va maintenant ou je dois venir chercher la réponse en t’embrassant jusqu’à ce que tu meurs ? » D’un geste qu’il avait pour habitude de faire par le passé, il lui déposa un baiser à la fois tendre et réconfortant sur le front. « Bien que la seconde option est plus que tentante, j’ai quelque chose pour toi.  Et on ne va pas reprendre la moto pour le moment. » Et pour la première fois depuis des années l’homme de sang qu’il était se dévoila. « Depuis que j’te connais j’ai toujours voulu te protéger. J’voulais plus que tu ressentes cette peine qui t’emprisonnait petit à petit dans cette carapace que tu as malgré tout fais tienne. Pourtant, plus je te protégeais, et plus je savais que ce serait toi qui finirai par avoir le pouvoir de me détruire de l’intérieur. Tu possède cette force Gen parce que je suis à toi tout entier depuis le jour où j’ai enserré ce minuscule poignet dans mes larges mains » Les paumes de Rickon quittèrent alors la nuque de la Brune pour venir glisser le long de ses bras. Ses doigts jouèrent alors avec les siens, tantôt cherchant à les emprisonner, tantôt à les délivrer des siens. « Et pourtant, alors qu’il te suffirait d’un simple regard pour me mettre à terre, tu m’as offert en quelques jours deux somptueux cadeaux. Priam Tragger. Si j’m’attendais à avoir la plus belle des familles en revenant ici, peut-être que j’aurai ravalé ma foutu fierté et j’aurai remué ciel et terre pour te retrouver. J’peux pas te promettre un avenir heureux, j’peux même pas te promettre la sécurité de notre fils. Mais j’veux plus que tu es peur Gen. J’veux plus devoir me sentir impuissant, incapable de faire quoi que ce soit chaque nuit où ton corps affronte seul de nouveau cette nuit tragique.» Aussi délicatement qu’il quittait le plus précieux des trésors, une de ses mains glissa à l’intérieur de la poche de son manteau de cuir pour en faire ressortir un trousseau de clef qu’il déposa entre les mains de Genesis. « Cette maison, elle est désormais à ton nom. On va entrer tous les deux à l’intérieur, et on va affronter ensemble ces souvenirs. Que tu me les racontes ou non ça n’a pas d’importance. Tout ce que j’veux, c’est te montrer qu’il est possible de rire à nouveau dans cette maison. Et on le fera ensemble. » Il avait parlé, plus qu’il ne l’avait jamais fait. Il voulait la percer autant qu’elle le perçait, elle, depuis toutes ses années. Alors, Rickon exécuta un pas vers la demeure, la paume de sa main ouverte vers le ciel l’invitant par la même occasion à franchir le pas.

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MessageSujet: Re: (GENRI III) + You and I, we've come from the same long line Good kids with a devil side Dim 7 Jan - 23:52


You and I, we've come from the same long line. Good kids with a devil side  
Rickon & Genesis

« Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n'en former plus qu'une. Elles dépendent alors à jamais l'une de l'autre. Elles sont indissociables et n'auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d'une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l'autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s'éteindraient aussitôt. L'une ne peut continuer son voyage sans l'autre. »+ Washington song

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Washington. Genesis avait toujours mis un point d’honneur à contrôler toute chose. Perdre le contrôle signifiait être vulnérable à ses yeux, une vulnérabilité qui la ramenait à ce drame qui l’avait détruite plus que de raison. Et pourtant, la seule et unique chose qu’elle n’avait jamais réellement réussi à contrôler, même en essayant de mettre des kilomètres de distances entre elle et lui, c’était cet homme qui la regardait à présent. Jamais, pas une seule fois, elle n’avait su contrôler l’amour qu’elle lui portait, ça lui était tombée dessus comme ça, du jour au lendemain, aussi rapidement que sa peau avait frôlé la sienne en cette nuit de pluie battante. Aussi furtif que le regard azur dans lequel elle avait plongé ses pupilles éclatées par la souffrance de la perte de ses parents. Rickon avait toujours été son plus beau rêve tout comme il représentait son pire cauchemar. A lui seul, il possédait le pouvoir de la détruire en un seul mot et paradoxalement de la rendre plus vivante qu’elle ne l’avait jamais été. Un jour Jack Winston lui avait dit que ce qu’elle ressentait, cette sensation de vulnérabilité face à lui contre laquelle elle luttait sans cesse, c’était ça l’amour. Pas de ceux qu’on dompte, pas de ceux dont on s’accommode, pas de ceux où au fil des années la passion disparaît. Non, l’amour qu’elle portait à Rickon Tragger était tourment, méandre, passion, douleur, bonheur. Il était tout. Absolument tout dans l’univers de Genesis. Et si elle s’était assagie avec le temps, son coeur lui était hyperactif dès lors qu’elle se noyait dans ce regard azuré merveilleusement beau dont avait hérité son fils. Avec Rickon, elle se sentait prête à faire ressortir le meilleur de cette bâtisse, chassant les images des corps sans vies de ses parents. Avec Rickon elle pouvait parcourir la terre entière nues pieds s’il le fallait et sans doute que si elle devenait aveugle par malchance, elle le reconnaitrait parmi des milliers d’êtres humains. Il était son Rickon, celui qu’elle avait abandonné derrière elle parce que plus que jamais elle perdait le contrôle. Celui qu’elle avait retrouvé, encore une fois, à travers la perte d’un être cher.

Néanmoins, les silences que le biker lui imposait depuis les aurores la rendait fébrile, soucieuse quant à la suite des événements. Elle avait toujours eu cette fâcheuse tendance à essayer d’imaginer le pire. Et le pire ici, aurait été qu’il l’abandonne ici devant cette maison, seule, victime de ses propres démons. Cette simple idée lui brisait le coeur en mille morceau. Alors, elle le cherchait, au travers des regards, des paroles qu’elle soufflait du bout des lèvres, des caresses qu’elle jugeait toujours trop insuffisantes à son goût. Alors, lorsque le biker déposa ses larges mains contre ses côtes, elle étouffa un léger soupire d’aise parmi les flocons qui caressaient sa peau. Cette proximité, cette complicité dans leurs gestes, la façon naturelle, évidente même avec laquelle leurs corps respectifs se connaissaient lui avaient manqué plus que de raison. Jamais Genesis ne pourrait connaître aussi parfaite symbiose que celle qui se trouvait sous ses yeux. Elle se sentait légère, se risquant à la plus petite des plaisanteries comme menace. La louve s’était adoucie, ici, devant cet habitat naturel auprès du chef de sa meute. C’est avec une tendresse retrouvée que le blond aux lèvres pulpeuses déposa un baiser sur le front de la reine des Hells. Une sensation étrange, angoisse lacérante, lui dévorait le coeur. Elle eut soudain crainte que son géant de pierre ne se dissout soudainement sous la neige. Mais, ce fut le rauque de sa voix qui brisa le silence et attisa la curiosité de Genesis. « Bien que la seconde option est plus que tentante, j’ai quelque chose pour toi.  Et on ne va pas reprendre la moto pour le moment. » La brune s’était détachée lui, fronçant ses sourcils, défensive, elle croisa ses bras contre sa poitrine. Elle s’attendait au pire, à tout même, à des insultes, des révélations sur l’une de ses nombreuses conquêtes. Haïssant d’être dans cette position délicate où elle était la proie des défaillance de son pragmatisme légendaire. Maudit Rickon. « Depuis que j’te connais j’ai toujours voulu te protéger. J’voulais plus que tu ressentes cette peine qui t’emprisonnait petit à petit dans cette carapace que tu as malgré tout fais tienne. Pourtant, plus je te protégeais, et plus je savais que ce serait toi qui finirai par avoir le pouvoir de me détruire de l’intérieur. Tu possède cette force Gen parce que je suis à toi tout entier depuis le jour où j’ai enserré ce minuscule poignet dans mes larges mains  »  C’est un flot de paroles qui l’assaillit sans même qu’elle puisse réagir. Son propre système nerveux ayant du mal à saisir toute l’importance des propos de l’homme qui lui faisait face à présent. Silencieuse, sous le choc, ses bras longèrent à présent le long de son corps. Elle le toisait avec incompréhension, le coeur battant. Et lorsque Rickon prend possession de ses mains, elle pouvait sentir ses jambes s’alourdir au fil des minutes. Revivant devant cette demeure, les premières minutes de leurs rencontres. Elle cherchait son regard, celui colérique, celui haineux, mais ne vit que l’amour et une fragilité qui venait de la percuter aussi fort qu’un trois tonne pris en plein visage. C’était ça l’amour aussi. Elle ne voulait pas intervenir. Pas maintenant, sentant que sous cette large poitrine qui se soulevait avec véhémence, des mots souhaitaient prendre vie. La seconde vague ne tarda pas à assumer de nouveau cette froide Genesis « Et pourtant, alors qu’il te suffirait d’un simple regard pour me mettre à terre, tu m’as offert en quelques jours deux somptueux cadeaux. Priam Tragger. Si j’m’attendais à avoir la plus belle des familles en revenant ici, peut-être que j’aurai ravalé ma foutu fierté et j’aurai remué ciel et terre pour te retrouver. J’peux pas te promettre un avenir heureux, j’peux même pas te promettre la sécurité de notre fils. Mais j’veux plus que tu es peur Gen. J’veux plus devoir me sentir impuissant, incapable de faire quoi que ce soit chaque nuit où ton corps affronte seul de nouveau cette nuit tragique. »  Elle pouvait ressentir à cet instant, à travers ces doigts qui se nouaient et de dénouaient sous cette pluie blanche, cette douleur, ce poids qu’il avait porté à travers les années. Ces nuits où elle n’arrivait pas à dormir, insomniaque car trop craintive de revoir les monstrueux corps sans vie de ses parents. Et comme cette nuit dans ce garage, elle souhaitait simplement l’entourer de ses bras, le protéger, le cacher aux yeux du monde. Sans doute serait - ce le premier geste qu’elle aurait s’il avait été véritablement en danger, celui de se jeter sur lui pour le protéger de tout son corps.

Lorsque le blond fait glisser ses doigts à l’intérieur de sa poche, qu’elle pu entendre la mélodie métallique des clefs qui s’entrechoquent. Elle comprenait à présent la raison de sa présence ici. Et telle les films romantiques que sa meilleure amie vénérait, dans lesquels l’homme pose un genou au sol et demande à sa belle de l’épouser, Genesis a cette même réaction, celle de poser ses mains devant ses lèvres. De s’étonner du regard, d’étouffer un cri. Ce n’est pas une bague, sans doute les deux amants maudits n’en auraient jamais honoré le sens, c’était bien plus. Un pacte que le commun des mortels ne pouvait comprendre. La mort. C’était cette douce mort qui les avait unis, quand la vie les avait séparé, de nouveau la mort avait placé Rickon sur le chemin de Genesis. « Ne me dis pas que…  » Avait - elle murmuré d’une voix enrouée d’émotion, tandis que le père de son enfant déposa les clefs dans la paume de sa main. « Cette maison, elle est désormais à ton nom. On va entrer tous les deux à l’intérieur, et on va affronter ensemble ces souvenirs. Que tu me les racontes ou non ça n’a pas d’importance. Tout ce que j’veux, c’est te montrer qu’il est possible de rire à nouveau dans cette maison. Et on le fera ensemble.  » En un claquement de doigts, Rickon venait de la démolir, de l’aimer, de lui prouver qu’il était le seul être vivant sur cette planète capable de lire en elle, même à des milliers de kilomètres. Tentant de rassembler ses pensées, elle suivi sans une once d’hésitation la silhouette du biker qui lui tournait à présent le dos. Sa main glaciale se déposa dans celle du biker. Tandis que tremblante, elle ouvrit la porte de la maison qui l’avait vu grandir.

Ses iris se posèrent en premier lieu sur un canapé disposé devant une immense cheminé, un endroit que William Winston, son père, appréciait particulièrement, il lisait souvent le journal tandis que Genesis ne cessait de l’appréhender pour un oui ou un non. Ses bottines firent grincer le parquet boisé en chêne massif. La cuisine ne se trouvait pas loin, celle où si elle fermait les yeux, l’odeur de gâteaux lui chatouillaient encore les narines, elle pouvait se voir, dévalent le grand escalier qui lui faisait face, courant accueillir sa meilleure amie. Genesis aurait dû être horrifiée, pire, peut être aurait - elle dû fuir, loin d’ici. Ce qui l’empêchait de faillir était là, à sa droite, l’homme vêtu de cette veste en cuir, cette odeur de tabac froid qu’elle pouvait sentir, cette main chaude et abimé dans la sienne. Opposée à cette peau parfaitement lisse qu’était la sienne. Sans même se rendre compte de quoi que ce soit, sans que ses neurones aient eu le temps d’agir, elle emprisonna le biker d’un baiser torride, de ceux dont il ne pourrait se défaire, tandis que les clefs sombraient contre le parquet. Elle l’aimait. Oui. Plus que de raisons certainement trop même, elle l’aimait à s’en détruire elle - même. Elle ignorait le temps, celui qui s’écoulait tandis que ces deux êtres humains, au milieu de ce séjour, se tenaient debout, s’accrochant l’un à l’autre comme si le monde allait s’écrouler sous leur pieds. Elle l’ignorait, puisque ce baiser langoureux, vif, passionnel, ne s’arrêta que lorsqu’elle sentait ses poumons se consumer tant l’oxygène lui manquait. Du revers de la main, elle essuya quelques perles salés, riant, posant ses mains sur ses genoux pour reprendre son souffle. De longues secondes de silences, tandis que son souffle saccadé brisait ce silence. Elle releva son corps, attrapant au passage les clefs de cette maison. Attirant le biker jusqu’au canapé, elle ne lui laissait plus le choix, comme il ne lui avait jamais réellement laissé de toute façon. Elle le poussa dessus et le força à s’asseoir du regard. Debout, cheminé brillant de mille flammes derrière son dos, elle se doutait bien que le ménage avait été fait. Tout était parfaitement organisé pour qu’elle puisse faire vivre cette maison. « William, mon père, qui porte ton second prénom d’ailleurs, se tenait toujours ici le dimanche matin, parfaitement rasé dans un costume parfaitement étiré, ma mère Elizabeth prenait du temps entre deux patients pour venir nous préparer des gâteaux. Et moi, dès que je sentais l’odeur et bien je dévalais les escaliers pour me jeter sur mon père…  » Sa voix s’enrouée d’émotions. Ce n’était plus douloureux, non quand elle voyait cet homme assis à la place du premier qu’elle avait aimé, c’était simplement beau. Elle ira, nerveusement, cherchant à étouffer des sanglots. « T’as vraiment pas une tête de William en fait. Mais j’aimerai que tu écoutes ce que j’ai a te dire ! Tu dis que j’ai le pouvoir de te détruire mais tu ne t’es jamais rendu compte que tu l’avais aussi ? Ou tu fais exprès de pas le voir ? Cette nuit où j’ai vu cette Kim, Tressia ou je sais plus quoi te faire les yeux doux tu te souviens ? Cette nuit où je t’ai presque crevé un oeil avec ton réveil d’ailleurs ! Cette nuit où encore une fois je t’ai hurlé dessus parce que tu étais blessé, celle encore où j’ai voulu t’arracher la tête parce que tu avais laissé une autre fille que moi porter ta veste et j’en passe ! Tu m’a rendu dingue Rickon ! Mais vraiment dingue !  » De nouveau, elle riait, sans savoir si elle cherchait simplement à étouffer ce flot d’émotions qui l’envahissaient ou s’il s’agissait simplement du rire d’elle - même. Elle l’ignorait. Mais continua sur sa lancée. « Bien sûr que j’aurai voulu que avale ta fierté et que tu viennes et même si j’avais été avec un autre tu sais quoi ? J’aurai aimé que tu le détruises sous mes yeux juste pour moi, juste pour me montrer que tu n’autorisais personnes d’autres à être auprès de moi, c’est incroyablement malsain je sais cette façon que j’ai d’approuver ta violence. J’aurai aussi voulu être moins idiote et ne pas t’abandonner ici. C’était la pire erreur de ma vie…  » Elle s’arrêta, reprenant son souffle et ajouta tandis que son corps alla rejoindre celui du biker. « Mais je t’aimais Rickon William Tragger. Plus que tout et ça me faisait peur l’idée même que tu puisses rejeter cet enfant ou pire qu’on ne soit pas capable de continuer pour lui. Je sais que je suis tordue, je sais aussi qu’aussi tordue soit ma façon de t’aimer, je t’aime. Et tu es tordu…pour m’offrir cette maison tu es carrément dingue ! Mais c’est parce qu’on est tous les deux des arbres tordus que nos branches arrivent à se toucher non?  » Cette fois - ci, elle lui offrit un sourire, tandis que sa main se posa délicatement sur le genou du biker. « Demandes moi ce que tu veux, je te raconterai tout à propos de cet endroit ou d’ailleurs même, je ne sais pas comment te remercier pour ça…  » Sa main libre frôlait l’air, démontrant les vieux meubles disposés ça et là. Elle pouvait encore sentir la vie qui émanait de ces murs. Elle pouvait entendre son coeur se repentir tel le pêcheur à l’église.
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MessageSujet: Re: (GENRI III) + You and I, we've come from the same long line Good kids with a devil side Mar 16 Jan - 15:38


You and I, we've come from the same long line. Good kids with a devil side  
Rickon & Genesis

« Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n'en former plus qu'une. Elles dépendent alors à jamais l'une de l'autre. Elles sont indissociables et n'auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d'une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l'autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s'éteindraient aussitôt. L'une ne peut continuer son voyage sans l'autre. »+ Washington song

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Washington. Quiconque connait Rickon Tragger sait pertinemment qu’il n’est pas du genre à dévoiler les sentiments qu’il ressent à l’égard de ses proches. Trop difficile pour lui, être amené à dire aux personnes qu’il les aime signait là, la possibilité à tout moment qu’ils soient à la fois sa force mais aussi sa plus grande faiblesse. Et c’était là tout le problème, Rickon n’est rien sans ceux qui sont présents pour maintenir le roc qu’il se veut être. Gilliam, Genesis, Cassandra, désormais Priam mais aussi Rebekah. Tous tentaient à le rendre meilleur. Et ça fonctionnait, tant et si bien que perdre l’un d’entre eux signifiait également le blesser avec l’équivalant d’une balle propulsée à vitesse maximale. Hors, le Président ne pouvait se permettre une telle chose, ainsi la meilleure des défenses était de se cramponner au mutisme qu’il avait fait sien. Pourtant à cet instant, face à cette immense maison de leur passé, ses doigts en contact avec Genesis, Rick’ sentait petit à petit ses barrières tombées. Il parvenait en l’espace de quelques secondes à se livrer autant qu’il ne l’avait pas fait en presque vingt ans d’existence. Il était donc prêt à tout. Ressentir ce sentiment d’apaisement que l’on ressent généralement après avoir vidé son sac, encaisser les taquineries que pourrait avoir Genesis en sa personne à ce moment.  A tout. Sauf à ça...  Cette façon qu’elle avait de plonger son regard dans le sien, dépassant les limites du corps humain cherchant au plus profond de lui, cette âme qu’il avait juré de faire sienne à tout jamais. Elle seule avait cette capacité, d’enserrer l’être tout entier qu’il était au moyen de ses simples pupilles, et ça, ça lui foutait une putain de trouille. Parce que Genesis était son tout, cette deuxième moitié qui lui permettait aujourd’hui de respirer et tenir debout quand bien même le monde puisse s’écrouler sous leurs pieds. Il n’y avait qu’à les regarder affronter la vie ensemble et comprendre que rien ne pourrait jamais les arrêter, pas même la loi.

Elle avait accepté, de glisser cette main douce et froide dans la sienne pourtant si moite. De nouveau, elle n’avait pas flanché lorsque de cette voix rauque, Rickon lui offrait la possibilité d’affronter les morts ensembles. Et c’est ainsi que tous deux pénétraient dans la bâtisse, main dans la main. Malgré les souvenirs qui devaient très certainement la submerger, le Hors la loi se tairait dans un silence presque angoissant, se tenant quelque peu en retrait de la policière mais prêt à la relever aux premiers flanchements de son corps. Devant lui, se tenait quelques meubles, certains recouverts d’une bâche blanche emplie de poussière, d’autres à l’air libre semblaient emprisonner des souvenirs à l’odeur de sang séché. Ca ne le dégoutait pas. Non parce que Genesis ne le voyait pas. Les yeux de la Reine des Glace traversaient le salon aussi rapidement que les images devaient se succéder devant elle. Plus d’un aurait très certainement déjà perdu le contrôle face à ce genre de situation, mais pas elle. Non Genesis Winston continuait d’inspecter chaque recoin de la pièce avec avidité, presque heureuse lui semblait-il. C’est alors qu’il réalisa qu’il l’aimait. Plus que de raison, plus que quiconque ne pourrait jamais l’aimer. Elle était d’une force mentale si rare, d’une empathie quasiment inexistante, et la voir évoluer ici, dans ce lieu, amenait son propre coeur à se retrouver submergé par sa propre irrigation tant celle-ci était intense. Etait-ce l’appel qu’il ressentait du propre organe vital de Genesis ? Il n’en savait rien, toujours est-il que dans les secondes suivantes, la brune l’emprisonna de tout ce qu’elle pu. Ses lèvres s’étaient brusquement arrêtées sur les siennes, l’enlaçant brutalement dans une valse sans interruption, son corps frêle appuyé contre sa masse, Rickon sentit ses mains glaciales de toute part sur son corps. Elle était à la fois partout, mais pas assez à ses yeux. Alors aussi sauvagement que ce mot pouvait les décrire, il lui rendit son baiser avec autant de ferveur qu’il le pu. Jusqu’à ce que tous deux aient épuisé leur oxygène, jusqu’à ce que la réalité les rattrape de nouveau. Et contre tout attente, Genesis se mit à rire. D’un rire qu’elle n’avait pas eu depuis qu’ils avaient pris conscience que jamais le monde ne les laisserai évoluer tranquillement. Tel un baume, Rickon partagea cette douce mélodie qui les traversaient, se perdant dans les méandres que l’on pouvait sans doute appeler « Bonheur ».

Cette fois, ce fut Genesis qui mena la suite de la danse, l’entrainant jusqu’au canapé qui trônait fièrement au milieu de cette pièce devant une cheminée qui n’avait rien à lui envier. Rickon avait explicitement demander le nettoyage de cette pièce ainsi que de quelques autres, parce qu’il était persuadé que Genesis aurait besoin de s’y sentir vivante. C’est alors qu’elle se lança dans un monologue. Un de ceux qui le transperçait de toutes parts, de toutes les façons possible : « William, mon père, qui porte ton second prénom d’ailleurs, se tenait toujours ici le dimanche matin, parfaitement rasé dans un costume parfaitement étiré, ma mère Elizabeth prenait du temps entre deux patients pour venir nous préparer des gâteaux. Et moi, dès que je sentais l’odeur et bien je dévalais les escaliers pour me jeter sur mon père… T’as vraiment pas une tête de William en fait. Mais j’aimerai que tu écoutes ce que j’ai a te dire ! Tu dis que j’ai le pouvoir de te détruire mais tu ne t’es jamais rendu compte que tu l’avais aussi ? Ou tu fais exprès de pas le voir ? Cette nuit où j’ai vu cette Kim, Tressia ou je sais plus quoi te faire les yeux doux tu te souviens ? Cette nuit où je t’ai presque crevé un oeil avec ton réveil d’ailleurs ! Cette nuit où encore une fois je t’ai hurlé dessus parce que tu étais blessé, celle encore où j’ai voulu t’arracher la tête parce que tu avais laissé une autre fille que moi porter ta veste et j’en passe ! Tu m’a rendu dingue Rickon ! Mais vraiment dingue ! » Les rires qui la secouaient étaient cette fois doux mais nerveux. Presque inconsciemment, Rickon tenta de contracter ses muscles, n’étant pas prêt à encaisser la suite. Jusqu’à ce qu’il réalise qu’elle était simplement en train de crier à travers cette maison toute entière qu’elle l’aimait. « Bien sûr que j’aurai voulu que avale ta fierté et que tu viennes et même si j’avais été avec un autre tu sais quoi ? J’aurai aimé que tu le détruises sous mes yeux juste pour moi, juste pour me montrer que tu n’autorisais personnes d’autres à être auprès de moi, c’est incroyablement malsain je sais cette façon que j’ai d’approuver ta violence. J’aurai aussi voulu être moins idiote et ne pas t’abandonner ici. C’était la pire erreur de ma vie…»  Son corps si léger soit-il s’affala à coté du sien. Rickon ne disait rien parce qu’il était tout simplement incapable de dire quoi que ce soit. Jamais Genesis n’avait eu le cran de lui dire ses choses. Ils n’avaient jamais su se parler, se contentant de traduire cela par la violence qui les habitait. Et pourtant, s’il s’était attendu à ce que cela se répercute de cette façon dans son corps tout entier, peut-être aurait-il fait en sorte qu’elle le lui cri bien plus tôt. «  Mais je t’aimais Rickon William Tragger. Plus que tout et ça me faisait peur l’idée même que tu puisses rejeter cet enfant ou pire qu’on ne soit pas capable de continuer pour lui. Je sais que je suis tordue, je sais aussi qu’aussi tordue soit ma façon de t’aimer, je t’aime. Et tu es tordu…pour m’offrir cette maison tu es carrément dingue ! Mais c’est parce qu’on est tous les deux des arbres tordus que nos branches arrivent à se toucher non? Demandes moi ce que tu veux, je te raconterai tout à propos de cet endroit ou d’ailleurs même, je ne sais pas comment te remercier pour ça…  » Ce fut son regard presque transparent, qui dans un premier temps l’enveloppa, la mettant dans cette bulle qu’il espérait qu’elle n’éclate jamais. Oh oui il l’aimait, il l’aimait tellement que le simple fait d’y penser ça le déchirait de toutes parts. Parce que Genesis était bien plus que sa force, elle était son moteur, le seule être sur cette putain de terre à diriger la vitesse avec laquelle son organe devait tambouriner dans sa poitrine. Et à cet instant il était prêt à exploser... Alors comme pour calmer cette chaleur qui prenait part en lui de façon bien trop dévastatrice, il posa aussi délicatement qu’il le pu sa large paume sur la joue rougie de sa bien aimée. Ses pupilles ne parvenaient à quitter les siennes, et il espérait qu’elle puisse y lire tout l’amour, aussi sauvage soit-il, qu’il avait envers elle à ce moment. « T’aurai du me forcer à faire ces choses Gen. Un simple claquement de doigts et j’aurai pointé l’arme sur le premier à avoir osé te regarder avec envie. Je suis incapable de penser par moi même lorsqu’il s’agit de toi. Demande et j'suis un soldat prêt à aller ouvrir les hostilités s’il le faut. Lorsque les gars m’ont dit que cette maison était en vente, j’ai pas réfléchi un seul instant t’sais ? Parce que j’savais que quand bien même c’qui s’est passé ici à fait de toi ce que tu es, c’est également le seul endroit sur terre où égoïstement j’allais pouvoir revoir ce foutu rire qui t’a quitté y’a des années maintenant. » Machinalement, il se leva pour plonger sa main dans une des poches de son cuir, cherchant frénétiquement le paquet de clope. Une fois trouvé, il glissa le tube entre ses lèvres, l’alluma à l’aide d’une allumette qui se trouvait dans le salon et balança le bâton de bois dans l’âtre de la cheminée. Ses larges épaules prirent appuie le long des briques froides, alors que son regard s’accrocha à celui de la brune. « Ce rire me manque. Tu m’manques. Toi tout entière. Je t’aime Genesis. Aussi absurde que mes paroles doivent l’être à ce moment, j’veux que ces deux jours soient inoubliables comme l’était notre quotidien il y a des années. J’suis incapable d’oublier cette façon maladroite que t’a eu la première fois que j’tai proposé de monter derrière moi. D’enterrer cette passion que tu avais de nous prendre tous en photo un peu plus chaque jour parce que t’avais peur de simplement tout oublier du jour au lendemain. J’suis incapable de ne pas détruire l’univers tout entier lorsque j’vois des gars comme ce foutu Anton te regarder de la façon dont il l’a fait quand j’suis venu te chercher au parc. T’es à moi, Gen’ à personne d’autre. » Et malgré la distance qui les séparaient, ils n’avaient jamais été si proche l’un de l’autre depuis toutes ces années... Rickon absorba une quantité de nicotine non négligeable réalisant qu’elle lui permettait à cet instant précis, de tenir debout. « Qu’est ce qu’il est pour toi ? J’ai vu ta façon de voir en lui, la même dont tu te sers pour lire à travers moi lorsque le semblant de lucidité m’a quitté. » Parce que oui, il voulait savoir à quel point il devait ou non détruire la vie d’Anton Sheffield afin de libérer son corps de ces contractions qui menaçaient d’exploser à chaque fois qu’il replaçait son visage devant ses yeux.


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