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A trainer is more than a friend [Junian]

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MessageSujet: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 0:04

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L'instant était inévitable. L'issue était connue d'avance. Il n'y avait pas réellement de combat étant donné que la lutte s'avérait déjà perdue depuis le début. Et pourtant... Pourtant on se surprend à croire et à s'accrocher au plus infime espoir, aussi fragile et futile soit-il, que tout puisse finalement s'arranger. On a la bêtise d'encaisser la douleur en se renforçant, en se nourrissant de ce même espoir pour ridicule afin de se donner suffisamment de force. On se voile la face. On triche avec la vie. On triche avec la mort. On essaie de tromper la réalité pour que tout demeure intact. Et même si au fond de soi une petite voix sait parfaitement que c'est inutile, on ne peut pas s'en empêcher. Tout ça pour quoi ? Pour finalement terminer devant la dépouille de ce qu'on a de plus cher. Pour se retrouver pied à terre, mis à genoux par cet uppercut de la vie. Envoyé au tapis, noyé dans la défaite. Car on a perdu. Car on a la sensation d'avoir tout perdu. J'ai entendu dire qu'il y avait une expression... Un être vous manque et tout est dépeuplé, c'est ça ? Eh bien, je peux vous dire aujourd'hui qu'un être vous manque et que ça vous met au tapis pour de bond. Le gong a sonné. On est dans les cordes. On est K.O. On est K.O. Comme jamais auparavant. Car le fait est que : comment... Comment et pourquoi se relever ? Ça ne changera rien à la donne. C'était l'heure. C'était le moment. La cloche a sonné pour la dernière fois. Gianno n'était plus.

Assis dans la salle de cérémonie du funérarium, je regarde le cercueil de cet être si cher. Je ne sais même pas si j'ai encore la force de pleurer. Tout ce que je sais, c'est que mes yeux ne parviennent pas à se détacher de ce morceau de bois sculpté. Et, paradoxalement, je sens mon attention être noyée dans le vide, dans le vague. Se perdre dans le flot et la myriade de souvenirs que j'avais en sa compagnie. Presque quatre années. Quatre années de vie à ses côtés. Quatre années à le voir tous les jours. Quatre années à suer corps et âmes sous ses ordres. Quatre années à l'entendre vous crier dessus. À l'entendre vous sermonner. Vous engueuler. Vous faire la morale. Mais, surtout, quatre années à s'en attacher. Tout ce temps où il est devenu tellement plus qu'un entraîneur. Tant un ami qu'un protecteur bienveillant. Tant ce protecteur que ce père que je n'ai jamais eu... Que je n'ai jamais pu connaître. Un homme aussi sage que sévère, mais à même de vous révéler à vous-mêmes et de prendre le meilleur en vous pour le faire remonter à la surface et le faire éclore. Un homme qui ne mâchait pas ses mots, mais pour votre bien et dans votre intérêt. Un homme avec qui, par moment, nous pouvions tout autant travailler que parler et rire des heures entières. Un mentor. Un guide. Un repère. Avec lui, tout semblait clair, net, précis. Aujourd'hui, tout était d'une obscurité totale et aveuglante...

'J'aimerais tellement que tu te réveilles et que tu sois là pour me foutre un coup de pied au cul, Gianno' me permis-je de penser dans ma tête, avec un petit rictus interne alors que mon visage ne cessais d'exprimer une absence, un vide totale de toute flamme de vie. Les paroles du maître cérémonie s'achève. Solennellement, je me redresse lorsque le cercueil est guidé vers les ultimes portes qui seront les dernières qu'il traversera. Je le sais. Je le sais déjà et, pourtant, ce départ sonne comme un ultime rappel qu'il n'y aura pas de retour en arrière. Qu'il n'y aura pas de 'match retour'. Je me sens totalement détruit, anéanti. Littéralement brûlé de douleur dans chaque partie de mes veines. Égaré dans cette déroute imbattable, je n'accorde que peu d'attention aux autres personnes présentes. De toute façon, tout le monde commence à quitter la salle de cérémonie pour se rendre dans une sorte de salle d'attente où, qui le voudra, se consolera à souhait sur de la boisson ou de la nourriture. Pour ma part, je décide tout simplement de sortir prendre l'air. Je pousse la porte. Je dessers légèrement le nœud de ma cravate. Je m'arrête à hauteur d'un poteau du 'préau' où je me trouve et y abat mon poing avec une triste colère pendant que mon autre main passe sur mon front. Il ne restait plus qu'à attendre désormais.


   
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 0:49

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Une présence éloignée. Une présence reculée. Tel un ange gardien qui veille sur son protégé en retrait, dans l’ombre. Tel un ange gardien qui, malgré des propos douloureux, continuera toujours de veiller sur lui, quel qu’en soit le prix… Et, au fond, je ne parvenais pas à franchir le cap… Les premières semaines se sont écoulées à une vitesse déconcertante. Si bien que j’ai cru parvenir à l’oublier… mais ce fut que du contraire. Et c’est en faisant face à cette réalité que je me suis mise à vagabonder derrière son ombre. Au moins, avais-je un œil bienfaiteur sur lui… Au moins, avais-je un œil sur ce sauveur… mon sauveur… Chaque jour, chaque nuit, ce souvenir me hante. Le souvenir d’une séparation vive, directe et douloureuse. Impossible d’oublier son regard. Impossible d’oublier mon regard… Attristé, mélancolique, faible et fragile. Chaque nuit, la culpabilité me gagne. Peut-être était-ce pour cette raison que je me suis « infligée » le devoir de veiller sur lui, de le protéger… Je ne sais pas. Tout est flou dans mon esprit. Il m’est impossible de ne pas avoir la vue embrouillée dès que je pense à lui. Fort heureusement que j’ai Jamie à mes côtés… Il parvient à faire disparaître mon chagrin d’un simple sourire, d’un simple câlin. Et aujourd’hui, faut-il que je l’abandonne, faut-il que je le laisse entre les mains de ses grands-parents pour partir en ville… La nouvelle a fait les grands titres des journaux. L’un des plus grands entraîneurs de boxeurs a perdu la vie, la faucheuse ayant décidée de s’emparer de son âme et de son corps, quoi qu’il puisse en dire. Et cet entraîneur… à force de me rendre sans véritablement me rendre à l’endroit où Bastian s’entraîne, j’ai su, ou plutôt deviné, que cet entraîneur était le sien. Je ne peux pas imaginer la douleur qu’il peut ressentir en ce moment-même. Je ne peux pas imaginer quel effet ça fait de perdre un être chéri et sincèrement aimé. Je n’oserais même pas imaginer dans quel état je pourrais être si je venais à perdre mes mentors, mes parents… Tout ce que je sais, c’est que si un tel cas de figure venait à se présenter, je souhaiterais être accompagnée, être soutenue, pour ne pas affronter cette épreuve seule. Personne ne peut affronter de telles circonstances seules, cela est impossible. Ainsi alors déposais-je un dernier baiser sur le front de mon garçon, avant de quitter la maison de mes parents et de prendre la voiture pour me diriger en ville, la boule au ventre.

A l’ombre, sous les grandes feuilles d’un arbre, j’assiste aux funérailles où de brefs mots furent adressés aux proches avant de pénétrer dans la salle de cérémonie du funérarium. En silence, discrètement, je suis la foule et m’installe simplement au fond de la salle, là où le plus voyant du monde ne pourrait pas me visualiser. Ça doit être la première fois que j’assiste à un enterrement, à des funérailles… La sensation est étrange, troublante. Je ressens des frissons me parcourir le corps et ce n’est pas du tout des plus agréables… Le discours énoncé me fait froid dans le dos. Mes yeux balayent la salle jusqu’à trouver la silhouette de Bastian, seul, tête baissée vers le sol, ou le cercueil, difficile à définir. Mon regard est tristement pétillant. Je suis émue. On ne peut que l’être en de pareilles circonstances. J’ai beau ne pas l’avoir connu, je me sens, à peu de choses près, « proche » de lui… parce que j’ai été proche de son protégé, de son élève, de son boxeur… Le discours arrive à sa fin. Le cercueil commence à s’en aller dans le dernier chemin que parcourait l’entraîneur. Je prends une profonde inspiration et essuie d’un revers de main les larmes qui coulent le long de mes joues. Je vois Bastian quitter la salle. Je me tourne pour ne pas qu’il me voit. Je continue de rester dans mon coin… mais je finis finalement par me relever et par aller à sa rencontre.

« Je… » Je ne suis qu’à quelques centimètres de lui. Le son de ce pronom est inaudible. Je ne sais pas comment aborder les choses. Je ne sais pas comment l’approcher sans le brusquer. Je vois son poing donner un léger coup contre le poteau du « préau ». Je baisse les yeux, les yeux encore embués. Je me mordille légèrement la lèvre inférieure. Je relève les yeux et m’avance vers lui, déposant, délicatement une main rassurante contre l’épaule de Bastian avant de la récupérer tout aussi délicatement. « Toutes mes condoléances… Je suis sincèrement désolée, Bastian… » Désolée pour tout. Oh oui, si seulement il le savait. Je me recule un peu pour lui laisser encore un peu d’espace. « Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là… Tu ne dois pas hésiter… » Je ne sais tellement pas par où commencer… Mais c’est quand même un début…


 
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 13:06

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Depuis ces derniers jours, j'avoue que je n'arrête pas de ressasser tout ce qui a été vécu jusqu'alors. Une boucle infinie, où votre esprit s'amuse parfois à inventer un accompagnement musical pendant que tous les souvenirs de votre vie défile sous vos yeux. Ca semble parfois si rapide, si court, si furtif... Et, en contrepartie, vous avez parfois cette sensation que c'est une lente boucle infinie qui ne trouve jamais aucun point d'arrêt. Plus que le souvenir même de Gianno, c'est l'ensemble des combats menés à ses côtés que je revis. Toutes ces fois où je suis monté sur le ring. Toutes ces fois où j'étais face à un nouvel adversaire et qu'il me vociférait ses conseils. La personne même de Gianno laisse alors place à tous les coups les plus violents que j'ai eu à encaisser pendant différents rounds. Cela me replonge inévitablement dans l'avant. Celui de ces matchs enchaînés où les déroulements se faisaient sous instruction de mon 'manager'. Se coucher pour gagner de l'argent. Se coucher pour se protéger. 'Abandonner' pour une question d'argent. Du coup, je me plonge dans des interrogations étranges sur ce qu'ont pu être les débuts de mon père dans la boxe. Comment le tout s'était-il passé ? Avait-il dû se 'déshonorer' en passant par la même case d'apprentissage ? Ou bien avait-il eu la chance de rencontrer directement son Gianno à lui ? Je me surprends à ne pas être exclusivement concentré et l'esprit tourné uniquement vers mon défunt coach. Mais bien sur tout ce qui m'a amené jusqu'ici. La mort d'un père. Le rejet d'une mère. Une passion dévorante. Des mauvaises influences. Une torture inutile pointe alors le bout de son nez : si ma vie avait été différente, je n'aurais sans doute jamais connu Gianno. Ou alors, oui, je l'aurais connu mais il y aurait sans doute eu quelque chose de différent qui ne l'aurait pas conduit à la maladie, qui ne l'aurait pas conduit à nous quitter aujourd'hui. Vous vous surprenez à autant en vouloir à la personne chère de vous avoir abandonner, que vous vous sentez coupable de n'avoir rien fait vous-mêmes pour changer la donne. Qu'est-ce qu'on a raté ? Qu'aurait-on pu faire autrement ? Il n'y a pas de réponses. Il n'y en n'a aucune. Mais on continue de se morfondre et de s'interroger malgré tout. Parce que tout ce qu'on mérite, c'est de s'infliger cette douleur et ce mal. C'est comme une obligation au plus profond de soi...

Les yeux face au 'jardin' de recueil des urnes funéraires, je n'ai même plus la sensation de savoir où je regarde, ni même ce que je regarde. Car, au bout d'un moment, votre esprit ne parvient plus à rembobiner la vidéo. C'est comme l'entracte d'un film au cinéma. C'est le moment de silence, de vide. Ce genre de moments que vous redoutez tout particulièrement, par peur que cela vous égare ou vous fasse encore plus de mal. Alors que la vérité est telle qu'on demeure comme un corps sans vie. Comme si on était une espèce de robot humain, tournant en mode automatique, sans chaleur, sans flamme, et sans âme. Une coquille vide. Un pot de fleur, ou un vase de pas très grande valeur s'ébréchant. Jusqu'alors, pour être franc, je pensais que le simple constat de savoir mon père mort le jour de ma naissance était une douleur incomparable. Mais je découvre à mes dépends qu'on ne peut en souffrir que d'avantage une fois que l'on a vécu auprès de quelqu'un. Et mon esprit sournois s'amuse même à me faire ressentir de la culpabilité de me sentir d'avantage peiner par la perte de mon coach que de mon père. Gratuit. Débile. Cash dans les dents. Mais ça ne se contrôle pas non plus. En réalité, c'est ma première expérience face à la mort, je veux dire réellement. Ca ouvre les yeux sur pas mal de choses... Notamment sur ce qu'a pu traverser ma mère à l'époque, ou encore aujourd'hui... Je sais pas...

Puis, brusquement, je me sens sorti de ma léthargie mentale par ce simple toucher. Par cette douce voix. Par cette chaleur que la personne les prononçant fait naître instinctivement en moi et, ce, même si cela ne permet pas à mon coeur d'être tout d'un coup à la fête. J'entends ses mots. Ils me vont droit au coeur. Ce n'est pas comme toutes ces formules de politesse habituelle que l'on vous livre en pareille circonstance, non. Si la forme en est identique, le fond en a un effet beaucoup plus fort en soi. Je tourne lentement la tête vers elle. Toujours ce même regard vide, toujours ce même regard triste. Je lui offre néanmoins pour toute réponse à ses condoléances, un simple hochement de tête et un très léger rictus d'appréciation. Mon corps suit le mouvement initié par ma tête afin que je vienne finalement m'adosser contre le fameux poteau. Mon regard se baisse. Je hausse les épaules. « J'ai juste besoin qu'il soit là... » Finis-je par prononcer après de longues secondes de silence, tout en reposant mes yeux sur les siens. De nouveau, quelques secondes de silence s'imposent. « Merci d'être venue... » Pour lui, comme pour moi, cela me faisait chaud au coeur de la voir ici présente. Qu'importe l'état actuel des choses et de la situation entre June et moi, rien que sa présence me permet au moins de me libérer de ce doute cauchemardesque que je ne représentais rien à ses yeux. Qu'elle soit là représente beaucoup pour moi.


   
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 14:05

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En de pareilles situations, personne ne peut prédire les réactions que l’on peut avoir. Chaque personne a une manière différente d’affronter son deuil. Chaque personne peut l’affronter avec sagesse. Chaque personne peut l’affronter en laissant la colère agir, en laissant la tristesse l’envahir. Le chagrin… La haine… On peut en vouloir à tout le monde… Tout comme on peut aussi se renfermer sur soi-même et faire comme si de rien n’était… jusqu’à avoir le contrecoup qui peut être parfois fatal. Pour Bastian… Je ne sais pas réellement quel sentiment peut l’envahir alors. Sans doute la colère… Et la laisser s’échapper à travers de multiples coups de poing sur un sac de punchingball… ou contre tout objet pouvant accueillir, réceptionner ses poings… Je ne sais pas s’il y a, dans son entourage, des personnes qui pourraient l’aider… Tout ce que je sais, le peu que je peux connaître à son égard, est qu’il n’a pas de parents, ni une quelconque famille… Cela me fait mal au cœur de le voir si anéanti par la perte de cet être cher. Oui, j’ai mal. J’ai mal car ce qu’il ressent, je le ressens aussi. Je ne parviens pas à l’expliquer. C’est comme si une sorte de connexion s’est installée entre nous dès notre premier et réel échange. C’est comme si cette connexion s’est solidifiée, d’une façon ou d’une autre, avec le temps et qu’elle nous a permis de nous retrouver aujourd’hui… Les circonstances ne sont pas des plus favorables, c’est évident, mais il m’est important d’être avec lui, rien qu’avec lui et d’affronter cette épreuve ensemble… qu’importe ce qui a pu se dérouler entre nous ces dernières semaines…

Il y a encore quelques centimètres qui nous séparent de nos corps. Je ne veux pas le brusquer en allant directement dans ses bras pour le serrer contre moi et lui apporter, de par cette étreinte, mon réconfort, mon soutien, mon… amour… Un simple geste sur son épaule l’aide à sortir de sa torpeur et à tourner son visage vers moi. Mon regard rencontre le sien. Ça me glace le sang. Ca ajoute encore plus de profondeur à ce qu’il peut ressentir… Je soutiens son regard. Mes yeux restent légèrement embués. Il est difficile de ne pas faire autrement de toute façon… Au moins, puis-je m’estimer contente de voir qu’il a une réaction, qu’elle soit la plus terne d’ailleurs… Il finit par s’adosser contre le poteau. Je le regarde. Je l’observe. Et ça me glace le sang à nouveau. Ou plutôt, ça me serre le cœur… Les quelques mots qu’il prononce suffisent à le serrer. Je penche légèrement la tête vers le côté, avant de le baisser un bref instant. Je dois le reconnaître : cela me fait du bien de réentendre sa voix. Cette voix qui ne cesse de me hanter toutes les nuits depuis cette fameuse journée. Et pour simple réaction à ses paroles, je me rapproche finalement de lui. Je me rapproche et repose lentement mon visage contre le haut de son torse. L’approche est incertaine. L’approche est fragile. Mais je tiens à le faire. Car il a besoin d’avoir une personne à ses côtés. Je veux être cette personne. « Il est là… » Ma voix se veut douce et rassurante. « Il sera toujours là… » Hésitante, une main se glisse jusqu’à la hauteur de son poignet. « Il faut que tu saches qu’il ne t’a pas abandonné… Surtout pas… » Je me redresse finalement. Je me redresse pour le regarder dans le creux de ses iris et laisser la main présente sur son poignet remonter pour se poser délicatement contre son cœur. « Il continuera de vivre à travers toi… » Finis-je par prononcer avec une fragilité dans la voix, essuyant rapidement cette petite larme libertine sous mon œil. Je me sépare de quelques centimètres à nouveau de son corps. Juste pour le regarder, juste le regarder. Un fin rictus, un fin sourire étire le bout de mes lèvres. Prenant courage à deux mains, je récupère la main présente contre sa poitrine pour la glisser contre sa joue. Quelques secondes, longues secondes que cette main est posée contre sa joue et que rien ne se passe. Juste le silence, laissant nos regards s’affronter, se jauger avant d’être brisée par le vent puis par ma voix… « Ne me remercie pas… Je ne pouvais pas t’abandonner… Je ne le peux pas… et ne le veux pas… » répondis-je simplement.


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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 16:39

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Depuis deux mois maintenant, le simple fait de penser à June compliquait tout dans ma tête. Ca compliquait mes entraînements. Ca compliquait mon quotidien. Ca me noyait les idées dans une espèce de marécage boueux et visqueux. On s'embourbe. On ne parvient plus à en sortir. Plus rien ne parvenait à captiver mon attention, mis à part toutes les réflexions quant à notre situation précise. Ainsi, sans doute était-ce ironique ou totalement inattendu, mais pour la première fois depuis tout ce temps, j'avais la très nette sensation qu'un énorme poids venait de s'enlever de mes épaules lorsque je fus face à elle. Pas celui du deuil, pas celui de la perte de Gianno. Mais bien ce fardeau qu'était malencontreusement devenu notre relation. Je pourrais très bien la repousser pourtant. Lui mettre sous son nez qu'elle avait elle-même prise sa décision. Que je ne pouvais plus me permettre de l'attendre et de compter uniquement sur elle. Mais ce serait mentir à ce que mon coeur ressent en la voyant, en la découvrant... En la retrouvant ! Un coeur qui palpite. Un coeur qui bat de manière tremblotante alors que je la vois se rapprocher. Alors que je la sens reposer sa tête contre le haut de mon torse. L'émotion est brusque, puissante, presque violente. Elle n'a d'égal que le soulagement et le plaisir de pouvoir retrouver son contact, aussi partiel soit-il. Oui, qu'importe les événements, tant la présence que le contact de June me fait du bien. Et je ne voudrais pas connaître cet instant précis sans qu'elle ne soit là.

« C'est plus facile à dire qu'à faire... » Tels sont les premiers mots qui s'échappent doucement et lentement de ma bouche. Un frisson me parcourt le corps, des abords de mon poignet jusqu'au plus profond de mes entrailles. Sans savoir s'il était de bon ton d'agir de la sorte ou pas, je me laisse aller à une réaction instinctive. Une main, un bras se lève. Cette main qui se repose entre le sommet de son dos et le bas de sa nuque. Une pression. Aussi légère que ferme. J'accueille chacun de ses propos en fermant les yeux et en serrant la mâchoire. Elle essaie de me réconforter, et j'en ferais tout simplement pareil dans la situation inverse. Je me demande d'ailleurs ce que je serais capable de trouver comme mot pour essayer d'alléger sa peine. À moins que je me contenterais d'un silence respectueux et lourd de symbolique en même temps. Je ne sais pas... Sa main sur mon coeur m'arrache des larmes intérieures. Rien n'arrive à remonter à la surface. Tout demeure bloquer en dedans. Fierté mal placée ? Ou difficulté à montrer des émotions ? Pourquoi pas un lourd mélange complexe des deux, hein ? Silencieusement, je rouvre également les yeux sur les siens. Ma mâchoire demeure serrée et contractée, d'avantage par cette main qu'elle glisse avec une délicatesse exquise sur ma joue. Je peux alors me rappeler tant la chaleur, tant la douceur, tant la vigueur et la tendresse de ses moindres caresses lors de notre nuit... Sa confession plus personnelle m'arrache de nouveau ce subtil mélange de douleur et d'apaisement dans mon coeur. Elle est si belle. Elle est si touchante. Et je la connais suffisamment pour connaître la sincérité dont elle sait faire preuve de en de pareils moments. « Je suis désolé, tu sais... ? » Offris-je un petit rictus désolé en me détachant de son agréable contact. Je m'en détachai à contre-coeur, mais j'avais ce besoin de marcher, même si ce n'était que pour faire trois ou quatre pas autour de June. « Je veux dire que... Je m'en veux si j'ai tout compliqué... Si je t'ai fais fuir... » Je baisse alors le visage, rompant tout contact potentiel envers ses eux. « C'est pas ce que je voulais... »


   
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 17:24

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Lorsque mon visage est reposé contre le haut de son torse, mes paupières se sont fermées et un lourd poids s’évapore dans le vent. C’est l’impression, c’est la sensation que je ressens en cet instant. Les yeux fermés, ça se renforce davantage lorsque je sens sa main légère, mais un peu ferme à la fois, se reposer contre le sommet de mon dos, sur le bas de ma nuque. C’est simple. C’est une étreinte simpliste, mais qui possède un réel bagage. Me retrouver dans ses bras, même si ce n’est pas véritablement une vraie étreinte, ça me soulage et au fond, je le remercie silencieusement de ne pas m’avoir rejeté. Il en aurait eu de bonnes raisons. Des raisons que je le lui ai donné, juste pour me faire souffrir… Je reconnais que l’idiotie a bien rencontré mon esprit. Je me souviens en avoir parlé avec ma meilleure amie et avec ma mère aussi. Je me souviens de leur réaction. Impossible de ne pas la garder en mémoire d’ailleurs. Elles m’ont tout simplement sermonné. Un sermon qui n’a jamais quitté mon esprit, tant je ne cessais d’y penser en tout temps. Elles m’ont tout simplement dit que tous les hommes n’étaient pas comme mon ex-mari et que si j’avais de réels sentiments envers mon sauveur, je ne devais pas reculer… Sauf qu’elles ne pouvaient pas se mettre à ma place. Cette place, je ne la souhaite à personne. Mais là, je m’en fiche. Je suis avec Bastian et il n’y a que lui qui compte. Il n’y a que son contact, que sa chaleur qui importe. Ses premiers mots, je les accueille avec un léger soupir s’accompagnant d’un fin rictus. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, je l’ai bien appris à mes dépends. Mais ce sont des paroles que je veux qu’il garde en tête car son entraîneur restera toujours auprès de lui. Lorsqu’on a un lien aussi fort avec une personne et qu’elle vient à s’en aller pour toujours, une partie d’elle reste dans notre monde, j’en suis convaincue et totalement persuadée. Me détacher de ses bras pour juste me mettre face à lui et le regarder. Le regarder et laisser une main douce et tendre se glisser pour se reposer contre sa joue. Et cette main finit doucement, lentement par descendre sur sa mâchoire pour que je puisse la récupérer ensuite… Il est si beau… Il est si grand… et si petit à la fois… Il est si fort… et si fragile en même temps… Notre contact est rompu. Il fallait bien que cela arrive, par lui ou par moi. Et il s’excuse… Des excuses que je ne peux pas accepter. Des excuses qui ne doivent pas arriver à de tels moments, mais dont il faut que je prenne courage à deux mains pour l’affronter. Je baisse les yeux et soupire alors. Il s’éloigne de quelques pas pour se mettre à effectuer quelques-uns autour de mon corps. « Non… Non… » Dans un murmure, un simple murmure. Je ne le regarde plus. J’aurai dû mal à le regarder à présent. « Ce n’est pas à toi de t’excuser, mais à moi et à moi seule… » Il n’a tellement rien à se reprocher… Là… c’est lui la victime… la seule victime de ma bêtise… « Je ne veux pas qu’on ait cette discussion ici, mais… » Une fois encore, il faut que j’efface une larme qui perlait mon œil. « C’est ma faute… Je… Notre rencontre s’est déroulée à une période de ma vie où je venais tout juste de me sortir d’un éternel enfer… » Rien qu’à y penser, je sens mes poings se refermer. « Et à cause de cet enfer… j’ai eu peur… peur de pouvoir aimer à nouveau… peur de me livrer entièrement à un homme… » Je finis par relever le regard, pour croiser le sien, même si ses yeux ne sont pas dans mon champ de vision. « Peur de me livrer à toi… Cette nuit… ça été tellement magique… Depuis longtemps, je n’ai jamais été aussi heureuse que dans tes bras… mais… la peur a pris de la vitesse… Je suis désolée, Bastian… Je n’aurais jamais dû prendre cette décision… » Je souffle. Je soupire après avoir pris une profonde inspiration et je m’éloigne. Je marche devant lui, lentement certes, mais je le fais malgré tout… « Pardonne moi… » finis-je alors par prononcer, dans un murmure…


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Si je voulais rester dehors, si je ne voulais pas être auprès des autres personnes venues rendre hommage à Gianno, c'était pour ne pas faire face à tous ces discours, toutes ces histoires et tous ces souvenirs où mon coach avait la vedette. Je ne me sentais ni la foi, ni la force de pouvoir en parler, ou de pouvoir écouter tout ça. Je ne sais pas si cela aurait d'avantage alimenter mon chagrin que ma colère, mais je ne voulais juste pas ça. Tout comme devoir ouvrir les yeux en me rendant compte que, malgré notre proximité et toute mon attache pour lui, ce n'était sans doute pas pour autant que j'étais celui qui le connaissais le mieux. Et on se convainc pourtant d'une telle certitude. On se convainc d'être ce 'fils' qui est le seul et unique, le mieux placé pour savoir qui était ce 'père', qu'il était vraiment et ce qu'il aurait sincèrement souhaité. Or que je ne l'ai connu que quatre ans en définitive. Et qu'était-ce quatre années dans toute son existence, dans toutes les années et les décennies qu'il a traversé ? C'était infime. Ridicule. Sans véritable importance. Tous les souvenirs et les facettes des autres vies que je ne lui connaissais pas, je ne voulais ni les découvrir, ni les apprendre ici et maintenant. Cependant, ce n'est pas pour autant que j'aurais cru probable, ni même possible d'être alors face à June et de nous retrouver à parler de nous... De notre 'relation'... De notre situation actuelle... Alors que, d'un autre côté, on se surprend à vouloir justement trouver n'importe quel sujet de conversation pouvant nous aérer l'esprit et nous changer les idées face au deuil de l'instant présent. Sans doute est-ce la raison pour laquelle j'ai involontairement poussé cette porte, et que je ne m'entoure pas d'une profonde culpabilité de parler de nous, ici même... Et puis, combien de fois Gianno ne m'avait-il pas dit d'aller la voir, d'aller la trouver, de forcer la discussion... ou bien de tout simplement laisser tomber ou passer à autre chose... ? Après tout, il fut le témoin privilégié des répercussions que mes aléas avec June eurent sur mes entraînements et ma rage de boxeur... Là encore, je suis persuadé qu'il me dirait de m'accrocher, et de foncer, comme sur le ring, comme si tout se jouait sur ce dernier et ultime round. J'entends encore le son de sa voix...

Mes pensées et mon esprit entièrement tournés vers cette femme que j'ai rencontré par le biais d'une agression, je l'observe. Je l'observe et l'écoute avec attention. D'un regard concentré, triste, compatissant, compréhensif et mélancolique, je ne me vois aucunement interrompre ses mots. Elle me regarde sans me regarder. Mais c'est son coeur qui s'adresse directement au mien. Parce que je la connais un tant soit peu. Parce que je le sais. Parce que je l'espère. Parce que je veux encore et toujours croire en sa sincérité. Et parce que je le sens dans mes tripes. Un petit sourire ému, touché et empreint d'une légère fierté apparaît sur mon visage lorsqu'elle mentionne notre nuit et son véritable ressenti. Nous sommes loin, très loin des dures paroles que je dus encaisser au lendemain de notre fameuse nuit proprement dite. Et j'ai enfin l'impression d'être de nouveau face à la véritable June que j'ai toujours connu. Si je ne fais rien pour la couper dans ses mots, si je ne semble pas bouger le petit doigt lorsqu'elle tourne les talons, je n'ai pas pour autant envie lui laisser l'occasion de filer pour autant. « Je n'ai rien à te pardonner... » Lançais-je d'une voix un peu plus claire et plus audible également. « Tu vois... » Je baisse une fois de plus mon regard vers le sol. Un de mes poings est refermé et se laisse tomber à répétition dans le creux de mon autre main, sans brutalité, sans violence. Juste comme un réflexe conditionné ou nerveux. « Tout ça ce serait passé hier, j'aurais certainement eu la même réaction que toi. » Rétorquais-je calmement et spontanément à la fois. « Je veux dire que, t'avais tes raisons... Même si je les connais pas, même si ça m'a torturé la tête jour et nuit, aujourd'hui plus que jamais, je peux comprendre que ça ait pu te faire flipper... » Je sens une pointe douloureuse qui se resserre dans le creux de ma poitrine. Je sens cette boule de douleur que je tente soit de contenir ou de laisser échapper depuis ces derniers jours... Et que je vois dangereusement se rapprocher de moi, sans savoir s'il s'agit d'un crochet que j'aurais le temps ou non d'esquiver. « Parce que des jours comme aujourd'hui... Je ne sais plus quoi penser. Que ce soit pour lui... » Redressais-je le visage en désignant l'intérieur du funérarium d'un mouvement de bras. « Que ce soit pour toi... » Mon bras la désigna alors elle. « Ou que ce soit pour n'importe quoi... Je suis largué car... » Ma voix commence à trembloter légèrement, bien malgré moi. Le crochet est presque à porté. Le contact est imminent. Sa violence me toise sadiquement. « Car moi aussi, June... » Je me retourne alors. Le crochet arrive droit dans ma face et je ne parviens aucunement à l'éviter finalement, que du contraire. Il me cogne pour m'envoyer illico presto au tapis. « Moi aussi j'ai peur maintenant ! » Prononçais-je avec douleur, des larmes commençant à couler le long de mes paupières closes pendant que mon poing s'abat beaucoup plus solidement et violemment que toute à l'heure sur le fameux poteau.


   
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Dim 31 Déc - 22:36

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il ne peut pas comprendre. Avec tous les efforts du monde, sans connaître les circonstances, il ne peut pas comprendre. La situation est si dérangeante. Jamais, je ne me serais vue avoir une conversation de la sorte, de cette envergure dans un tel cadre. Un cadre triste. Un cadre funeste. Un cadre lugubre, malgré les éclaircies que le ciel peut afficher afin d’apporter un peu de couleur, de légèreté à ces funérailles. Oui, je ne me sens pas à ma place. Je ne me sens pas tout à fait bien et pourtant, le fait d’entendre sa voix, de savoir son regard sur moi, je ressens cette force qui me donne les efforts nécessaires pour affronter l’instant présent. C’est dingue de réaliser à quel point une personne peut vous apporter une force colossale et vous aider à monter les montagnes. Une telle force, mon ex-mari n’a jamais réussi à me l’apporter, malgré l’amour que j’ai pu avoir à son égard d’ailleurs… Je le laisse parler. Je le laisse se confier. Mon cœur se serre, se contracte quand j’entends les tremblotements dans sa voix, quand je vois ses poings se serrer… Et je prends ses dernières paroles comme un coup de poignard dans le cœur, dans le ventre. Cela ne fait qu’un tour. Je ne peux pas dire que je suis anéantie de l’apprendre, parce que ce serait mentir. Je le laisse, pendant un bref instant, se rencontrer avec le poteau avec qui il entretient une relation assez brusque et ferme. Ce n’est qu’un bref instant, car je me rends vers lui, je me précipite vers lui et laisse une de mes mains se reposer contre son bras pour le guider vers moi, pour qu’il se retourne. Je mets un peu plus de fermeté dans cette poigne en posant un regard tout aussi sérieux contre le sien. Sérieux, mais inquiet surtout. « Je suis désolée que tu aies dû à vivre tout ça… Je te mets un poids en plus sur tes épaules, alors que tu n’avais rien demandé… Et puis… » La poigne se radoucit, mais demeure toujours présente sur son bras, avant de se glisser sur son poing afin qu’il arrête de s’abattre contre ce pauvre poteau. « Gianno ne voudrait pas te voir dans de pareilles états. Il ne voudrait pas que tu flanches, que tu perdes les pédales. Il ne voudrait uniquement que tu remontes vite la pente et que tu reprennes du poil de la bête. Je sais qu’il n’est plus là physiquement à présent et il faut que tu vives avec ça. Mais, malgré tout, il ne te quittera jamais. Tu auras toujours ses souvenirs. Tu auras toujours toutes les connaissances qu’il a pu t’enseigner au cours de vos entraînements… » Une petite pause s’installe alors. Un fin sourire étire mes lèvres, et je laisse mon autre main, la droite, venir se glisser sur le sommet de son torse. « Tu as peur. C’est normal. Je ne pourrais que l’être. Même si ma peur n’arrive pas à la hauteur de la tienne, tout ce que je veux que tu saches, est que j’ai fait une terrible erreur en t’abandonnant. Je n’aurais jamais dû laisser ma crainte refaire surface à cause de lu… » Je me reprends de justesse. Il ne doit rien savoir, surtout pas ici, en de tels lieux. « à cause de mon passé… » Je baisse un instant les yeux en laissant un léger soupir s’extirper de mes lèvres. « Je ressens… Oui, notre nuit m’a fortement perturbé… Mais tout ce que je sais à l’heure actuelle est que… j’ai de réels et sincères sentiments à ton égard… Tu ne peux pas savoir à quel point… Et juste pour ça, je veux que tu saches que, quoi qu’il arrive, je serais toujours là. Je t’aiderais à remonter la pente. Je t’aiderais à entreprendre tes rêves les plus fous… Mais surtout… Je t’aiderais à vaincre cette peur… » Et pour sceller cette dernière parole, je dépose un fragile, mais doux et sincère baiser contre sa joue, à la lisière de ses lèvres, en profitant pour sécher ces petites larmes qui ont pris possession de son doux visage…


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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] En cet instant, je ne peux m'empêcher de me demander si June n'est pas un ange gardien qu'on a mis sur ma route. Si ce n'est pas un ange gardien que Gianno m'a indirectement offert pour que je ne flanche pas, pour que je ne cède pas. Car, soyons clair, net et direct : ses paroles me frappent en plein coeur. Quand on est en plein deuil, beaucoup pensent que l'attitude idéal est de simplement faire preuve de compassion. De ne pas évoquer la perte du disparu, ou bien de se montrer délicat, doux, conciliant au possible... En pesant le pour et le contre de chaque mot afin que cela ne blesse pas d'avantage votre âme en peine. On montre tellement de prudence que l'on en oublie de s'exprimer avec franchise et sincérité. Une erreur que je ne ressens pas dans la réaction de June. Une erreur que je n'entends pas dans le son, ni dans le ton de sa voix. De la compréhension mais de la franchise, dans un mélange de douceur mais de dureté également. Lorsqu'elle me force à lui faire face, je n'y vois pas qu'une amante se sentant coupable d'une quelconque décision, non. Je vois cette femme, avec une plus grande expérience de la vie que moi, qui veut se montrer présente, qui veut se montrer à l'écoute. Mais qui cherche à me réveiller et à me secouer pour que je ne tombe pas dans la facilité de la peur, sans aucune issue possible. Je sens cette main invisible qui se tend à moi, qui cherche à me rattraper, qui veille à ce que je ne tombe pas dans un trou éternel et infini, dans une descente de laquelle je ne pourrais jamais remonter. Elle y va de but en blanc. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, elle ne commet aucun impair vis-à-vis de Gianno. Comme si elle le connaissait sans l'avoir jamais réellement rencontré. Comme si elle pouvait deviner la moindre de ses pensées ou des réactions qu'il pourrait avoir à mon égard en pareil instant. Elle est là. Elle est présente. Chacune de ses paroles me réconforte et me fait mal en même temps. Ca me réconforte car je ne me sens pas seul. Ca me réconforte car c'est elle qui se tient là, devant moi... La seule et unique personne que je voulais voir et dont je désirais la présence à mes côtés. Ca me réconforte car elle veut atteindre ce feu qui bat dans mon coeur, aussi étouffé puisse-t-il être actuellement. Et... Et ça me blesse en même temps car ça ne me remet que d'avantage face à la réalité des faits. Car tout cela veut dire que je ne pourrai pas y échapper. Que je ne pourrai pas fuir. Que je serai inévitablement confronté à cette peur... Et pas uniquement aujourd'hui, pas uniquement le temps d'une minute, d'une heure ou d'une journée seulement. Que cette peur sera toujours aussi présente que le chagrin. Et il n'y a pas besoin d'être un génie ou d'avoir fait des études supérieures pour comprendre qu'il s'agira là d'un des plus durs combats que j'aurai eu à mener jusqu'ici... Je ferme les yeux sous le contact de ses lèvres, se déposant très très près des miennes. Je ne peux que la laisser faire. Et je ne peux que secouer la tête, le coeur gros, le coeur lourd... « Tant que tu es là, tant que tu restes... » Je rouvre lentement mes yeux sur les siens. Doucement, une main remonte sur sa joue que je viens cueillir dans la paume de ma main, la gratifiant d'une tendre caresse du pouce. « Je peux... Je veux bien essayer, mais... » Mais quelques secondes de silence prennent lourdement possession de cette atmosphère pesante et délicate. Des secondes où ma fine caresse se meurt lentement. « Mais si je n'y arrive pas... ? » Ma mâchoire se serre alors que je tourne légèrement la tête. « Mais si j'arrive pas à passer au-delà de ça ? Et si je continue de ressentir cette peur ? Et si... » Et si j'arrêtais de me monter la tête pour le moment me diriez-vous ? Ce serait peut-être déjà une sacrée bonne chose, non ?!


   
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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Mer 3 Jan - 22:19

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Comment pourrais-je me montrer insensible face à sa détresse, face à lui tout court ? Comment pourrais-je ne pas ressentir le moindre sentiment à son égard face à ce qu’il traverse… ? Je ne le peux pas. Etre avec lui, être à ses côtés signifie tellement pour moi… autant que pour lui ou pour nous deux… Etre si proche de lui me fait me ramener à quelques semaines, à quelques mois en arrière. A notre première rencontre. Je me souviens avoir été si frêle, si décontenancé par ce qui venait d’arriver. J’ai été à deux doigts d’être agressée physiquement. J’ai été à deux doigts d’être, à nouveau, victime des méfaits qu’un homme peut infliger à une femme et il a été le seul capable, le seul courageux à venir me sauver et à être, par lien de cause à effet, mon sauveur. Il a eu cette amabilité de me ramener, alors que je n’étais pas capable de tenir le coup, sans profiter de la situation. Et en y repensant, je suis tellement convaincue que beaucoup en auraient profité… C’est surtout le réveil qui m’a marqué… car j’avais la sincère envie de vouloir le remercier pour ce qu’il a fait en intervenant tel un héros. Un remerciement qui a tout fait basculer dans nos vies. Un remerciement que je n’hésiterais pas à refaire si le destin en avait décidé autrement. Je me désole de le retrouver en de pareilles circonstances… mais à ma façon, j’essaie de l’aider, de le soutenir et de lui parler de manière franche, mais sans être brute ou grossière. Je ne suis pas à sa place. Je ne connais absolument pas son entraîneur, mais en vue de la manière avec laquelle Bastian semble lui tenir, je suis directement partie du principe qu’un fort lien s’est lié entre les deux et je pense que Bastian avait besoin d’entendre ce que son entraîneur aurait pu lui dire à ma place… du moins, ai-je tenté de faire… Mon visage se détache légèrement du sien. Mes lèvres ressentent encore la présence de sa douce peau contre elles. Cette chaleur qui s’y enivre de manière si fulgurante et rapide que cela reste ancrée dans ma chair. Mes paupières se ferment quand il vient reposer sa douce main contre ma joue. Un bref instant. Quelques secondes… Je profite et savoure son contact. Un contact qui apporte une chaleur oubliée, mais retrouvée désormais. « Je suis là… Pour toi… Je resterais avec toi… » Je continue de savourer cette délicate caresse si fine sur ma peau… Mes paupières se rouvrent lentement. Mes oreilles réceptionnent ses paroles. Mon cœur ressent sa difficulté. Il ressent sa douleur et sa détresse. « Et si tu n’y arrives pas… » C’est ma main gauche qui vient se reposer contre la sienne qui commençait, déjà, à perdre du terrain pour s’échapper de mon visage. « Si tu n’y arrives pas… si tu n’arrives pas à passer au-delà, eh bien… » Un léger et fin sourire s’étire sur le coin de mes lèvres. « Eh bien… Je serais là pour que nous surmontions cette épreuve ensemble, à deux. » Mes phalanges se referment doucement, avec délicatesse et légère fermeté, contre sa main. « Il est même possible que cette peur persiste pour faire perpétuer son existence… Soit… Elle donnera une raison nécessaire pour continuer de la combattre, encore et encore et la repousser autant que possible… » Cette fois-ci, c’est un sourire, un réel sourire – sans pour autant montrer mes dents blanches – qui s’offre à lui. « Et peut-être que ça… ça te donnera une force quelconque pour t’aider à la combattre… » L’espace d’un instant, une idée terriblement folle et exquise traverse mon esprit. L’espace d’un instant, je suis prise par cette folie liée à notre proximité, à notre étreinte. Mes lèvres se rapprochent aussi dangereusement que lentement, très lentement. Elles se rapprochent des siennes dans l’unique but d’assouvir une envie lointaine ou proche… Elles se rapprochent pour être sur le point de se poser contre les siennes… car oui, c’est égoïste, mais j’ai envie de l’embrasser… j’ai envie de goûter à nouveau à ses lèvres… j’ai juste envie d’être avec lui… Mais, de justesse, il faut que je me retienne. Difficilement. Mais, je me retiens et m’éloigne soudainement de lui en commençant à me comporter énergiquement, spontanément. « Ou alors, tu sais, tu utilises tes poings et tu les abats à la force du lion contre ton sac de frappes et je serais ta pompom girl attitrée pour te motiver bien comme il faut… ! » Prononçais-je alors avec vivacité en imitant les gestes de frappes contre un sac. June… Tu n’es qu’une idiote… « Enfin, tu vois quoi… » Perturbée. Complètement à la ramasse… Et tu t’y aies mise toute seule… Au moins, cela aurait-il permis à l’atmosphère de s’adoucir un petit peu…


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MessageSujet: Re: A trainer is more than a friend [Junian] Jeu 4 Jan - 21:40

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Je ne savais pas dans quelle mesure je pouvais le considérer. Mais ce que je retins alors, c'est que June proclamais être là, rester présente, rester près de moi. Avec la configuration dans laquelle nous nous étions finalement retrouvés au fil du temps, je ne savais pas réellement comme je pouvais interpréter ça. Oui, elle reconnaissait avoir des sentiments. Oui, elle restera avec moi. Mais dans quelle mesure ? Tout se bousculait dans ma tête. Certes, je n'étais pas l'homme le plus malin de la terre, mais je conservais surtout la sensation que c'étaient de par les circonstances actuelles que tout demeurait aussi obscur et nébuleux dans ma tête. Comment devais-je nous considérer alors ? Comme deux amis proches ? Comme deux êtres attirés l'un par l'autre mais se devant de garder une certaine forme de séparation ? Comme deux amants continuant de se chercher d'une façon ou d'une autre ? Comme d'un couple qui sous-entendait un début de relation sans l'évoquer ouvertement ? Comme deux personnes ayant déjà franchi plus qu'un cap ? Je n'en sais rien. Ce dont je pouvais être sûr, c'est de ce qu'elle venait de dire : elle est là pour moi. Elle restera près de moi. Qu'importe la tournure des événements par la suite, j'ai juste envie de dire que, dans un sens, je n'ai pas besoin de plus que ça. Ce qu'elle vient de dire, c'est tout ce dont j'ai besoin, c'est tout ce qui compte. Seule sa présence compte. Qu'une relation nous soit interdite, impossible ou que sais-je ? Cela était plus acceptable que de devoir renoncer à sa présence dans ma vie. Ca, c'était tout bonnement inimaginable et impensable. Maintenant qu'elle s'était faite une place dans ma tête, mon coeur, mon âme et ma vie, rien ne pourrait la remplacer. Rien ne pourrait me l'enlever. C'était une certitude gravée au plus profond de mes veines.

Et puis, ses paroles déclament un message non négligeable dans mon esprit. Et si cette peur que je redoutais tant était une façon de continuer à faire vivre Gianno en moi, pour me donner plus de courage et de force que jamais face à tous les obsctacles ? Cela amenait à la réflexion. Ne pas redouter cette peur mais accepter l'idée qu'elle puisse demeurer en nous et qu'elle soit ce moteur faisant avancer notre détermination et notre rage de vaincre. J'étais à mille lieues de pouvoir imaginer que ladite peur pourrait être envisagée sous un tel angle. Ma main sur sa joue. Mon regard perdu dans le sien, je baissai quelque peu les yeux pour marquer l'instant de réflexion que cela m'inspira. Cela me rappelle d'ailleurs les paroles de Gianno avant chaque combat, lorsque j'étais envahi par le doute, par le stress, pas l'appréhension ou une once quelconque de peur. 'C'est normal d'avoir peur, champion. Tu ne dois pas craindre cette peur. C'est le jour où tu n'auras plus peur de monter sur un ring que tu devras te poser des questions. Car ça voudra dire que t'as perdu ta rage de vaincre, ton envie de gagner... Ou que tu seras devenu comme tous ces boxeurs arrogants qui ont tellement de confiance en eux, qui ne savent plus ce que c'est que de se défoncer à mort sur un ring.' Accepter la peur. Lui laisser la place qu'elle doit occuper en vous. Je me rends compte que c'est bien ça le plus difficile. Le plus difficile car c'est une peur qui m'était inconnue jusqu'alors. Parviendrais-je à la maîtriser, à la canaliser et à savoir l'utiliser ? L'entraînement final, la dernière épreuve que Gianno voulu me laisser en héritage très certainement.

Mais, perdu dans de telles réflexions, je ne peux que me sentir raccrocher à la réalité en sentant le souffle de June se frotter au mien. Présent et finement absent, je reprenais le cours de ce qu'il était sur le point de se produire à bras le corps. Mon coeur fit un grand bond dans ma poitrine, avant de rater un battement et de recommencer cette forme d'arythmie. Ma respiration devient courte. Saccadée. Ses lèvres se rapprochent dangereusement des miennes... Et je n'ai pas envie d'interrompre son rapprochement de par l'évidence qu'il semble avoir. J'ai presque l'envie même de fermer les yeux, de clore mes paupières. J'ai le coeur au bord des lèvres. Mes doigts resserrent les siens. Il ne manque qu'un geste. Qu'un ultime et fin mouvement pour regouter à ce contact si chaleureux, si onctueux, si envoûtant. C'était sans compter la désagréable surprise de voir June s'animer brusquement. Elle s'éloigne, juste avant que l'inévitable ne se produise. Là, pour le coup, je suis de nouveau pris de court et je me sens sonné, surpris, largué. Comme si j'avais le cul entre deux chaises, me demandant à quel instant précis j'allais finir par me casser la gueule au milieu de cet équilibre précaire. Est-ce que j'ai envie de lui en vouloir ? Oui, d'une certaine façon. Parce que j'ai les émotions qui jouent les montagnes russes, tant par les raisons de ma présence ici, que par les sous-entendus, ce rapprochement raté de June et ce que je continue de ressentir à son égard. Derrière cela, elle arrive quand même à me faire rire. Un sourcil haussé, la regardant mimé de vaines tentatives de boxe, je finis par baisser la tête, la secouer et me mettre à rire. « Je vois très bien, oui... » Je me rapproche d'elle. « Mais si tu veux jouer les apprenties boxeuses, il va falloir apprendre à donner des coups correctement. » Souris-je, me laissant porter par la légèreté de ce moment qu'elle instaurait étrangement, à sa façon. Je me mis alors face à elle et attrapa ses deux mains, les referment toutes deux en forme de poing. « Il faut que tu fasses comme ça, tu vois ? » Je remontai ses deux poings à hauteur de son visage, comme pour lui montrer la pose de la garde. Et, ensuite, je fis tourner lentement ses poignets tout en lançant tour à tour ses poings face à elle, vers moi. « Tu vois ? Une, deux... Une, deux... » Expliquais-je, un sourire certes léger aux lèvres, mais néanmoins présent. « Tout est dans le poignet. Sinon, la force du lion, elle te servira juste à te casser  la main. » Oui, bon, elle n'avait certainement pas faite la sotte pour recevoir les prémisses d'une leçon de base de boxe, mais ça me changea les idées, ça allégeait l'atmosphère. Et, en soit, si ma réaction n'était peut-être pas adéquate, l'intention voulue de June avait le mérite d'être atteinte !


   
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