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and everybody knows that it's now or never. everybody knows that it's me or you. ~ briséis.

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MessageSujet: and everybody knows that it's now or never. everybody knows that it's me or you. ~ briséis. Sam 23 Déc - 16:10

take one last look at this sacred heart, before it blows. everybody knows.
Shane & Briséis.

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Une banale après-midi d'intervention. Presque routinière, si ce n'est qu'on ressent clairement dans l'esprit des gens que les fêtes de fin d'année sont belles et bien présentes. On ressent l'empressement, l'achat des derniers cadeaux et aussi des projets de réparations qui demandent à être aboutis avant le glas du 24 Décembre. Autant vous dire que c'est le rush à la boutique, tout autant que je reçois des relances et des demandes qu'avec Murphy, on s'empresse de traiter au mieux. A chaque fin d'année, c'est la même rengaine et à force de pratique, on finit par s'adapter, plus ou moins selon les cas. Murphy a même accepté d'apprendre quelques-unes de mes combines informatiques pour faire gagner du temps, lorsque je suis hors du bureau pour ces missions de dernière minute. Parce que c'est bien beau de rester travailler à l'office, mais si je veux faire mon chiffre, ces extras ne sont pas du luxe. Alors, je me retrouve dans cette circulation dense de Los Angeles, par un temps assez maussade, au bord de ma voiture de fonction. Mon rendez-vous est dans le quartier sud de la ville, et malgré que je ne connaisse pas encore l'identité de mon client, j'espérais intérieurement que le problème n'était pas de trop conséquent afin que je puisse m'y atteler rapidement.

Devant cet accoutrement, beaucoup seraient stressés, je peux le deviner rien qu'en regardant ces gens se presser dans les boutiques, sans doute les retardataires des derniers présents. Plutôt prévoyant et, je l'avoue, n'ayant pas vraiment de monde à gâter, mon opération cadeaux à été plutôt rapide. J'avais même pris le temps d'envoyer un petit quelque chose à ma mère, partie en Angleterre depuis des années. J'aurais pu rentrer, aussi, passer les fêtes avec elle, songeant alors à prendre quelques congés pour la nouvelle année. Il était peut-être temps que je fasse connaissance avec mes racines anglaises en découvrant le pays ... Mais sans doute trop ancré dans mon travail, je n'avais guère eu le temps de prendre ce projet considérablement au sérieux.

La circulation se débloque légèrement, je finis par quitter les grandes allées marchandes, qui laissent place à ce fameux quartier plus pauvre, le plus au sud de la ville. Si je n'avais pas forcément l'habitude de sillonner ce coin de la ville pour le boulot, il n'en reste que je sais aisément m'y repérer. L'adresse que l'on m'avait indiquée ne m'était pas non plus inconnue, mais ce qui s'y trouvait cependant, je le découvrais pour la première fois. Un cabinet de détective privé, ce qui n'était pas sans piquer ma curiosité. Ce n'est pas le genre de clientèle auquel j'ai l'habitude, mais j'allais me faire un plaisir de le découvrir. J’atteins finalement ma destination, je suis un peu en avance, tant mieux. Je prends le temps de trouver une place, de couper mon contact et récupérer ma valise où se trouvent quelques outils ou pièces de rechange si besoin est. Plutôt propre sur moi, je porte un manteau cuir noir sur un ensemble assez pro, alors que la plupart des informaticiens de la ville se présentent avec des hauts fantaisistes en tout genre. C'est un peu ma marque de fabrique personnelle, cet accoutrement digne d'un homme d'affaires, mais au moins, cela me démarque.

Je ne fais pas de trop attention au nom qui se trouve sur la porte d'entrée, plutôt occupé à appuyer sur la sonnette pour finalement m'annoncer. J'aurais peut-être dû, afin que je puisse m'attendre à reconnaître la personne qui allait m'ouvrir. Il était vrai que je n'étais pas regardant, plutôt à me concentrer sur la machine à réparer plutôt que son propriétaire. A quelques exceptions près cependant, je devais bien me l'avouer, mais en général, je restais dans mes clous ... Mais la porte finit par s'ouvrir, et mon regard devient progressivement surpris, mais sombre devant cette blondeur caractéristique ... Si bien que j'en ai le souffle presque coupé. Je ne peux m'empêcher de retenir quelques instants ma respiration en la voyant. Elle qui avait disparu de la circulation comme un coup de vent, m'ayant arraché comme une part de moi en s’évaporant dans la nature ... Briséis. C'est elle ma cliente. J'aurais sans aucun doute préféré me tromper d'adresse. « Bonjour ... Je viens vous dépanner.  » Je n'arrive pas de trop à être cordial, pour une obscure raison. Je la connais, certes, mais une rancœur sourde s'empare de moi. Présentant ma mallette au cas-où, car elle semble plus surprise de me voir plutôt de se rendre compte que son service était arrivé. Nos silences se mêlent, mais finalement en disent long. Cela fait des années qu'elle est partie, et contre toute attente, je la recroise du jour au lendemain. Je me suis assombri d'un seul coup, et cela a dû sans doute être remarqué ...  

859 mots - pour @briséis tragger-acharya.


Dernière édition par Shane Humphrey le Sam 30 Déc - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: and everybody knows that it's now or never. everybody knows that it's me or you. ~ briséis. Mer 27 Déc - 2:13


and everybody knows that it's now or never. everybody knows that it's me or you
Shane& Briséis

« On peut, et on doit, revenir en arrière. Il y a toujours un moment où, à force de ne regarder que vers l’avant, on perçoit quelque chose – un rappel – et on se retourne un instant pour voir si là-bas tout est resté tel quel, ou si quelque chose a changé en ceux qu’on a laissés derrière soi, et en nous. Ce moment arrive, pour tout le monde. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un large soupire vint briser ce silence mortuaire qui était présent depuis les aurores. Briséis posa sa main contre sa nuque endolorie, levant les yeux aux cieux lorsqu’elle comprit enfin que rien ne fonctionnait depuis l’ouverture de son bureau. Un rêve d’enfant qui se révélait plus complexe qu’elle ne l’avait cru. Elle pesta contre tant de naïveté, relâchant ses longs cheveux blonds d’un nœud qui les domptait sans aucune pitié. Elle posa les paumes de ses mains contre ses joues, tentant de se remémorer les événements de ces dernières semaines. Tout avait commencé avec le retour de Julian dans sa vie, au détour d’une ruelle, il s’était imposé à elle tel un mauvais esprit venant la hanter. Ce qui était idiot lorsqu’elle y songeait puisqu’elle avait tant espéré le revoir, s’imaginant encore et encore ces retrouvailles dans le creux de sa tête. Mais, elle était déçue, comme une enfant capricieuse qui n’avait pas eu le bon cadeau de noël, c’était idiot en soi, il n’y avait jamais rien eu entre eux. Pas même un baiser, seulement des silences, des regards qu’elle avait peut – être interprétée trop vite ? Ou peut – être était – ce tout simplement ce désespoir dans lequel elle était plongée à l’époque qui l’avait poussé à s’imaginer des choses. La jeune femme se mordilla la lèvre inférieure, bien décidée à se reprendre. Il ne fallait pas flancher, pas lorsque sa vie prenait enfin un tournant agréable, même si son demi – frère l’avait royalement envoyé bouler. Elle frotta ses paupières qui s’alourdissaient au fil des minutes qui s’écoulaient.

Elle se leva et pris la sage décision d’occuper son esprit tourmenté en faisant un brin de ménage à l’intérieur de ce local qui lui faisait office de bureau. Elle devait attendre l’équipe informatique qui devait l’aider à réparer une panne qui persistait depuis une semaine, l’empêchant même de pouvoir brancher sa ligne téléphonique. Briséis avait pris soin de meubler ce lieu selon ses goûts, ainsi elle avait installé une cafetière qu’elle utilisait plus que nécessaire, elle avait aussi un réfrigérateur vide, un large bureau qu’elle avait dégotté avec une certaine fierté dans une brocante. Puis, elle s’était équipée de toute la panoplie du parfait petit détective à commencer par un nouvel appareil photo, ainsi avec ce dernier, elle avait désormais instauré une véritable scission entre son emploi dans la police scientifique et celui de détective privé. Elle espérait seulement ne jamais se servir de l’un ou de l’autre dans un but qui ne l’était pas. Après avoir passé le balai, et dépoussiéré son bureau, elle s’arrêta devant la fenêtre qui était placée juste derrière son siège. Elle tira le vieux rideau et observa longuement la foule.

Parfois Briséis avait du mal à trouver le sommeil, totalement pétrifiée de peur à l’idée qu’on puisse la retrouver, découvrir sa trahison ou pire le meurtre de son propre mari. Elle ignorait comment cette histoire se terminerait. Car, en effet, elle savait au plus profond de son être, aussi réelle que ce tissu qu’elle serrait entre ses doigts que rien n’était terminé, qu’il ne s’agissait que du calme avant la tempête. Après tout, sa vie entière avait été régie par la mort, le sang où elle n’était qu’une simple victime tantôt et spectatrice lorsqu’elle avait un peu de chance. Elle observait ces voitures, ces familles qui devaient se ruer sur la route afin de rejoindre leur famille et ce trou béant qu’elle tentait de remplir jour après jour fut d’autant plus douloureux lorsqu’elle songeait à sa famille. Un père absent, peut être même mort quelque père. Un demi frère qui ne souhaitait pas entendre parler d’elle. Et une sœur décédée. Hope lui manquait de jour en jour. Elle songea un instant, lorsqu’elle relâcha le rideau, à déposer quelques fleurs sur sa tombe, au moins pour honorer Noël avec elle d’une certaine façon. Ce fut cette sonnette insupportable qui l’avait sortie de ses songes néfastes. Elle sursauta, pivotant puis s’élança jusqu’à la porte afin d’ouvrir.

Et ce fut un nouveau fantôme de son passé qui la percuta de plein fouet tandis qu’elle ne lâchait pas la poignet de la porte de crainte de sombrer dans les abysses de son passé. Son cœur battait, un peu trop même. « Shane… » Soufflait – elle du bout des lèvres tandis qu’elle n’arrivait pas encore à réaliser qu’il s’agissait bien de cet homme doux, gentil, qu’elle avait rencontré à l’université, seul endroit où elle pouvait s’autoriser à être elle – même. « Bonjour ... Je viens vous dépanner.  » Cette phrase, cette froideur avec laquelle il s’était glissé à côté d’elle, entrant dans son bureau avec nonchalance et dédain, ça lui faisait mal. Mais, quand elle y songeait, elle méritait cette réaction, jamais elle n’avait eu le courage de dire toute la vérité à ce garçon qui avait été si doux, si gentil avec elle. Elle referma la porte lentement, tentant d’organiser ses pensées de façon cohérente. Tandis que le jeune informaticien installé son équipement, elle restait simplement là, dos à la porte, mains placées derrière ce dernier. Perchée sur ses talons, étouffant dans ce tailleur. « Je vois que tu as réussi à faire ce que tu voulais… » Se risquait – elle naïvement. Elle se mordilla de nouveau la lèvre inférieure et ajouta « Si tu ne veux pas le faire je peux appeler quelqu’un d’autre…enfin…je veux dire…tu sais..parce que… » Parce que je suis partie sans dire un mot de ta vie et que je te devais au moins une explication. Mais à quel prix ? Celui de voir cet homme mort comme avait été assassiné Hope ? Elle soupira, secouant son visage pour se reprendre puis se dirigea vers la cafetière qu’elle alluma presque par automatisme. « Je peux t’offrir un café pour le déplacement au moins ? » Elle n’osait pas le regarder en face, toisant simplement ce petit bouton rouge qui clignotait inlassablement comme s’il était calé sur son propre rythme cardiaque.
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: and everybody knows that it's now or never. everybody knows that it's me or you. ~ briséis. Mar 9 Jan - 13:53

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Clairement, je ne savais, depuis son départ soudain, si j'allais revoir cette aussi jolie jeune femme un jour. Je me rappelle encore combien, lors de nos jeunes années, elle avait su se montrer si indispensable, sans l'avoir pourtant demandé. Briséis, elle est d'une douceur infinie, d'une fragilité désarmante. Jamais je n'aurais pu m'attendre à ce qu'elle disparaisse comme toutes les autres filles avec qui j'avais eu un bon feeling à l'époque. J'aimerais tellement qu'elle me donne une raison, tout de suite, qu'elle me fasse très lourdement tromper. Je préfère encore cela que de vivre plus longtemps avec cette rancœur contre elle qui pointe furieusement le bout de son nez. Ou alors, qu'elle ne réapparaisse jamais ...? Possible, mais pas si sûr. Au fond, je suis heureux de la revoir et de savoir qu'elle a l'air de bien se porter. Toujours mieux de savoir qu'une personne a qui on a tenu se trouve bien en vie que dans le fond d'une boîte enterrée. Contradictions d'émotions qui me tétanise et ôte facilement une pointe de crédibilité et de force dans mon naturel. Je tente de rester maître de moi-même alors que son regard océan me déconcerte sans outre mesure. Briséis. Affection perdue, départ froid qui a fait mal. Qu'est-ce que l'avenir allait maintenant nous apporter ?

La blonde me laisse entrer dans son espace. Je la contourne froidement presque malgré moi, sans lui accorder quelconque regard supplémentaire, car m'attarder plus longtemps aurait eu sans doute raison de mon professionnalisme que je voulais toujours intact malgré les circonstances. Un jeune cabinet, pouvais-je y découvrir. Avec son bureau, ses outils informatiques et quelques babioles de ce qui me semblait être une bonne petite panoplie de détective. Malgré son départ, elle semble quand même avoir pu faire sa vie, continuer son chemin même si je ne semblais ne pas en faire partie. Quoi que, moi aussi. Tout le monde finit par avancer à un moment ou à un autre. Murphy, mon diplôme, ma société qui tourne, Briseis était elle aussi étrangère à tout cela.

Malgré le silence se faisant de plus en plus pesant, je n'arrive clairement pas à le briser, ne voulant pas me montrer plus gêné que je ne le montrais déjà. Je sais déjà que je peux paraître blessant, en ne lui accordant aucun signe de cordialité alors que naturellement, je lui aurais fait la conversation avec le plus grand des sourires, si nous n'avions pas eu une séparation aussi brutale pour moi. Elle ne s'est sans doute pas rendu compte que, malgré que je puisse être compréhensif, je me suis inquiété de la voir disparaître du jour au lendemain. Mais essayant d'enterrer cela, au moins provisoirement, je pose ma mallette sur une chaise disponible pour délivrer son contenu, et j'entends la voix de la belle résonner dans l'air. Elle tente de briser le silence, dévoilant avec perspicacité que j'ai réussi à faire ce que je voulais, voyant sans doute mes différents outils informatiques : « Oui, j'ai réussi à avancer. Je n'allais pas rester éternellement étudiant, vous savez ... » Je suis toujours dos à elle, et ma phrase, très lourde de sens, je savais qu'elle allait la faire réagir, raviver peut-être une rancœur qu'elle garde contenue jusque là. C'était volontaire. J'ai inconsciemment ce besoin de réponses, ce besoin de savoir, et c'est assez subtilement que je tente une approche, même si ce n'est pas de la plus agréable des manières. Je n'aime pas faire du mal, je n'y prends même aucun plaisir à être aussi distant avec elle, mais elle ne m'a pas laissé le choix, aucune autre alternative que de me laisser seul, vide de sa présence du jour au lendemain. Gênée, Briséis semble vouloir se déculpabiliser en me disant qu'elle pouvait appeler quelqu'un d'autre si je ne voulais pas rester ... Je me retourne finalement vers elle, ne pouvant empêcher la crispation de mes lèvres alors que mon regard sombre se porte de nouveau sur son visage de porcelaine. « Briséis ... Certes j'ai toutes les raisons du monde de vouloir partir. Mais ma conscience professionnelle fait barrage à cela. Vous avez besoin d'un dépanneur, je ne vais pas vous laisser dans votre galère, et ce même si nous avons cette ... distance. » Je voulais rester courtois, même si ce n'était que mentir de ne pas mentionner mon mal-être en ce moment présent. Voulant m'offrir un café au moins pour le déplacement, voilà une proposition que je ne pouvais refuser, avec le froid qui se faisait dehors. « J'en prends un si vous en prenez aussi, Briséis. » Ma voix ténébreuse, grave, se meut une dernière fois dans l'atmosphère, mais au fond, c'est une main que je lui tends pour qu'on puisse enfin avoir cette conversation, si seulement la blonde en saisit l'opportunité. Et au fond, je désirais ardemment qu'elle le fasse, même si cela n'était pas le but premier de ma venue ici. But second totalement orchestré par le destin, d'ailleurs. « Euh ... hum. Vous avez donc un souci, avec votre ordinateur ? » Je tente de me reprendre, voulant entendre la version de Mademoiselle Tragger pour savoir ce que je voulais faire pour elle. Je l'observe un instant, elle qui se missionne de faire ce chaud liquide si nécessaire contre le froid depuis ces derniers temps. Si elle n'a pas vraiment changé Briséis, le fait de retrouver ce si doux visage, affiné par le temps, encore plus radieux et affirmé qu'avant, est loin de me laisser indifférent.

970 mots - pour @briséis tragger-acharya.
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