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(Kai) ✗ Soldier Eye

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MessageSujet: (Kai) ✗ Soldier Eye Jeu 21 Déc - 21:02


Soldier Eye
Kai & Gilliam

« You can have your hat back when you learn to play nice with the prospects.»
Le garage de Rickon et Gilliam s’embellissait de jours en jours, les devantures venaient d’être repeintes, le panneau d’affichage brillait au milieu de la nuit. Il suffisait d’éviter les larges motos en équilibres pour se retrouver à l’intérieur d’une pièce dans laquelle les clients payés. Etroite, mais suffisante. Gilliam y déposa à l’intérieur quelques cartons dans lesquels se trouvaient un bric -  à -  brac dont il ne savait pas s’il devait être brûlé ou conservé. Pour avoir la réponse il fallait que le secrétaire et gestionnaire des comptes des Hells soit présent, or la plupart des hommes de Gilliam étaient positionnés devant les demeures luxueuses de Rebekah, Genesis ainsi que devant le petit loft de Cassandra.  Contre toute attente il n’était pas pressé, la prochaine réunion des Hells de Los Angeles aurait lieu après les fêtes de fin d’année, offrant aux hommes quelques semaines de repos avant de reprendre la sale besogne. Gilliam fit craquer une allumette qu’il pointa sur le bout de sa cigarette, enfumant la petite pièce pendant quelques secondes avant d’en sortir et de se rendre au fond du garage. Un large escalier lui permettait de monter à l’intérieur du duplex qu’il partageait avec son meilleur ami. Ce dernier sans doute aux côtés de son fils avait pris soin de nettoyer le salon avec précaution, rangeant par la même occasion tout ustensile susceptible de blesser le petit Priam. Gilliam prit soin d’accrocher correctement le drapeau américain disposé fièrement au - dessus du vieux canapé en cuir qu’il avait déniché dans une brocante.

Il y avait quelque chose de rustique dans ce salon qui servait aussi de cuisine. Outre les meubles vieillots dont se dégageait un certain charme, les murs étaient décorés d’une multitude de photographies des Hells. Armés jusqu’aux dents, sourire étirant leurs lèvres, clope à la main pour les uns et au bec pour les autres. Certaines photographies dataient de la fin de la seconde guerre mondiale, créant un espace troublant sur ces murs. Puis, il y avait celles plus personnelles, celles de son meilleur ami et son fils, de son meilleur ami et sa muse puis de Cassandra et Gilliam et de Rebekah et Gilliam. Le bonheur innocent et idéaliste prenait sens dans ces photographies, balayant naïvement toutes les épreuves et les pertes subis. Le géant monta à l’étage, il vida sa chambre, plus grande que celle qu’il gardait libre pour ses invités. Le couloir était étroit, il caressait les murs de ses muscles et déposa ses cartons dans la chambre d’ami. Kai Baron allait devoir avoir un endroit où vivre et si le biker lui laissait gracieusement sa chambre c’était parce que ce dernier allait devoir se faire aux règles de la maison des Tragger’s et Walker’s et Gilliam avait conscience de toute la difficulté que ce serait pour ce gamin. Alors, lui céder sa chambre c’était en quelque sorte lui montrer que malgré tout ce qui le faisait souffrir au point de noyer son esprit dans la cocaïne, il y avait des choses, des lieux et des gens qui étaient capables d’être juste là. C’était sans doute ridicule, mais Gilliam l’avait toujours été un peu lorsqu’il s’agissait d’enfants plongés dans le chaos. En ça, il avait repris le club en main, offrant gîtes et couverts en échange d’une loyauté qu’ils ne comprenaient pas au départ, mais dont ils ne pouvaient se passer par la suite.

Kai faisait parti de ces enfants qui attendrissaient le géant, sans qu’il ne sache réellement pourquoi. Cela avait été la même chose lorsqu’il avait rencontré Rickon, son acolyte, son frère de coeur. Ils avaient le même âge et pourtant Gilliam s’était toujours comporté comme un guide offrant simplement des possibilités à l’orphelin qu’il avait été. Puis, petit à petit, Rickon s’était tenu à ses côtés, voir même devant lui, plutôt que de dos. En songeant à ces nombreuses années où il n’était qu’un gamin hyperactif, dégoûté par la société, il souriait avec nostalgie. Lorsqu’on est enfant on veut sans cesse grandir plus vite. Regrettant ce souhait très rapidement à l’âge adulte. Gil’ prit soin de déposer des draps propres sur le matelas dans la chambre de Kai et fier de lui, il fit claquer ses mains l’une dans l’autre. Longeant le couloir, il s’arrêta devant une petite pièce dans laquelle était disposée tout l’armement de son meilleur ami et lui - même, il la referma. Il était encore trop tôt pour cela. La salle de réunion sera interdite au jeune Kai jusqu’à ce que le club juge que ce dernier puisse avoir l’intérêt et la maturité à investir le club. Lors de ces réunions, seuls les Hells se disposaient autour de cette grande table ovale, un vote était organisé pour chaque attaque, chaque meurtre, chaque échange de marchandise. Une micro - société dans la société. Gilliam redescendit en bas, sortant quelques restes de pizza du midi qu’il enfourna dans le micro - onde avant de disposer deux bières sur la table basse boisée.

La clochette qui s’agitait attira son attention. Il se pencha en avant, ouvrant la fenêtre de sa cuisine et vit le jeune Baron, regard rivé sur les voitures et motos disposées ça et là. « Tout droit au fond petit chiot, tu montes et t’as ta nouvelle maison  » Voix rauque, oeil vif, il referma la porte attendant calmement que le poids des pieds de Kai ne fasse craquer ce vieux parquet au sol. Il tira sur les pans de sa veste en cuir à l’effigie des Hells fièrement. Puis, alluma une autre cigarette qu’il enfonça entre ses lèvres. Collant sa carcasse contre le lavabo de sa cuisine il toisa le jeune adulte d’un oeil attentif. « Ta chambre est en haut tout au fond à droite, mais en attendant tu peux laisser tes affaires ici. Y’a une bière pour toi sur la table et la pizza qui chauffe. Je vais pas te fouiller pour vérifier que t’as pas de came sur toi, un deal est un deal.  » La parole vaut l’homme ou l’homme de ne vaut rien, tel était l’adage de Gilliam. Il laissait une chance au gamin, il le fallait et il espérait que malgré tous ses démons il respecterait la part des choses. « Va falloir que je fasse un briefing sur quelques petites choses, du genre chaque début de mois on sera dans la salle en face de ta chambre, interdiction d’y mettre les pieds, seuls les Hells ont ce privilège.  » Le géant ouvrit le micro - onde et tira l’assiette qu’il déposa sur la table basse avant de se vautrer tel un roi sur son canapé. « Manges déjà on parlera du reste ensuite.» Ordonnait - il avec ce paternalisme qui lui avait valu l’élection de président du club. 
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MessageSujet: Re: (Kai) ✗ Soldier Eye Sam 10 Fév - 0:27


Gilliam Walker and Kai Baron
I’M SORRY I’M NOT EVERYTHING YOU
WANTED ME TO BE

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Les yeux cernés et bleutés par la fatigue et probablement par les excès, Kai traine les pieds jusqu’au garage de Gilliam et Rickon, celui que son mentor lui a indiqué pour venir y loger en attendant de trouver une solution. Devoir aller d’appartements en appartements, réunissant ses moindres affaires qu’il avait appris à délaisser au fur et à mesure, commençait à devenir lassant et quelque par, il espérait qu’il pourrait très rapidement trouver une véritable solution à ses problèmes. Car en toute honnêteté, devoir se reposer constamment sur la charité de ses proches devenait au delà d’être insupportable, terriblement fatigant. S’il n’y pensait la plupart du temps pas, concentrés par les brouilles de ses fréquences consécutives de ses déboires, parfois, il se rendait compte qu’il n’était qu’un poids pour beaucoup. Comme il l’avait longtemps été pour Ophelia, sa sœur ou pour Aurora, probablement épuisée de devoir le supporter au quotidien. Et la tournure qu’avait prit leur dernière rencontre justifiait encore plus son besoin de mettre les voiles et de trouver une nouvelle solution. Celle de Gilliam s’était naturellement imposée à lui. Parce que, même s’il allait tenté de lui inculquer des valeurs qu’il n’accueillait pas toujours, cette nouvelle façon de vivre l’intriguait et c’était finalement la solution la moins insupportable pour lui. Quelque part, il avait simplement besoin de pouvoir se reposer sur quelqu’un. Et Gilliam avait toujours représenté le grand frère idéal, celui qu’il aurait aimé avoir, alors qu’il détestait profondément les siens. Certes, il était parfois brusque et dur, mais il savait qu’il pouvait compter sur lui en permanence. Comme il avait pu compter sur lui dès lors que le jeune garçon lui avait exposé son problème de logement et d’argent. Pas véritablement persuadé d’être capable de faire ce qu’il lui demandait, il s’était pourtant décidé à se prêter au jeu, tout en sachant pertinemment qu’il ne pourrait pas effacer la drogue de sa vie comme il le lui demandait. Pour l’heure le deal n’était que l’absence de drogue au garage et cela allait à Kai, dès lors qu’il pouvait se droguer sereinement en dehors. Cela crevait d’ailleurs les yeux qu’il était actuellement et comme la plupart du temps ces derniers jours, sous l’emprise de la cocaïne. Sa mine le trahissait, son teint blafard mais aussi ses yeux rouges écarlates gorgés de sang. Tout sur son visage traduisait son addiction en réalité. Mais peut-être Gilliam aurait-il la décence de ne pas lui faire le reproche, pas immédiatement en tout cas. Le jeune garçon, épris par les effluves d’alcool et de drogue qu’il a ingurgité toute la nuit, s’arrête quelques instants devant le garage, cherchant des yeux à obtenir tous les renseignements qui pourraient lui servir. Son regard s’arrête sur les voitures, puis sur les motos alors qu’il pénètre dans le garage. Personne ne semble être présent à première vue, alors Kai en profite pour visiter par lui-même les lieux. Il laisse ses doigts vagabonder sur l’un des bolides dont la mécanique semble poussée et totalement lui échapper, avant qu’il s’arrête sur les photos qui ornent le mur du garage. Des photographies anciennes et récentes des Hell’s. Et sans trop savoir pourquoi, il les envie. Il envie cette fraternité qu’ils semblent tous partager. Ces liens indéfectibles, qui les unissent, à la vie comme à la mort. Une pointe de jalousie s’imprègne de son esprit alors même qu’il avait toujours espéré vivre une relation aussi forte avec ses pairs, avec sa famille, tout en sachant que cela n’aurait jamais été envisageable avec les Barons. Pas même avec Ophelia, qui ne parvenait à l’accepter comme il était. « Tout droit au fond petit chiot, tu montes et t’as ta nouvelle maison » Captivé par ces photographies, il sursaute lorsqu’il entend la voix de Gilliam et de ce surnom qu’il semble lui avoir attitré officiellement sans le consulter au préalable. Il lève alors son regard vers l’homme et recule pour apercevoir son visage sortant par la fenêtre. Suivant ses indications, il ne tarde pas à le rejoindre dans cette pièce où Gilliam s’adonne à sa dose de nicotine avant de s’installer contre le lavabo, arborant ce regard qui désarçonne quelque peu Kai. La vérité était qu’il ne savait pas bien à quoi s’attendre de ce séjour chez Gilliam et plus encore de cette cohabitation avec deux membres très actifs des Hells. Il était clair que le jeune homme ne savait absolument pas dans quoi il mettait les pieds et n’avait pas conscience de la dangerosité de la situation qui s’ouvrait à lui et qu’il accueillait presque à bras ouvert sans se poser les bonnes questions. A ce moment là, il entend une petite voix dans sa tête, celle d’Ophelia qui lui crie de partir. Loin très loin. Mais il décide de la faire taire immédiatement, ignorant ce que sa propre conscience lui vociférait avec hargne. « Ta chambre est en haut tout au fond à droite, mais en attendant tu peux laisser tes affaires ici. Y’a une bière pour toi sur la table et la pizza qui chauffe. Je vais pas te fouiller pour vérifier que t’as pas de came sur toi, un deal est un deal. » Kai hoche la tête avant de laisser tomber son sac par terre sans la moindre précaution. Tout ce qu’il avait retenu de la phrase de Gilliam, c’était la pizza et la bière. Il mourrait littéralement de faim. Il s’installe alors à table et attend patiemment, décidant de ne rien dire sur ce sujet qui allait probablement être très houleux entre eux, celui de la drogue qu’il pourrait avoir sur lui. Aujourd’hui, à cet instant précis, il n’en avait pas, il avait respecté leur deal. Pas de drogue dans le garage. En théorie cela était vrai, mais en réalité, ça n’était qu’illusion puisqu’il avait absolument tout consommé durant la nuit. « Va falloir que je fasse un briefing sur quelques petites choses, du genre chaque début de mois on sera dans la salle en face de ta chambre, interdiction d’y mettre les pieds, seuls les Hells ont ce privilège.  »  La pizza devant les yeux, Kai s’empresse de manger, comme s’il ne s’était plus nourrit depuis des jours. Le fait est qu’il a toujours eu un appétit débordant, et particulièrement lorsqu’il s’agissait de pizza et autres malbouffe dans ce genre. Il lève parfois les yeux vers Gilliam mais c’est bel et bien son assiette qui a toute son attention. « Il se passe quoi dans vos petites réunions ? Vous parlez de vos petits bobos et de vos problèmes de couple c’est ça ? » La bouche pleine, Kai fait œuvre de son habituelle insolence, en plus de son manque cruel de bienséance. Le fait est qu’il se laissait clairement allé depuis qu’il n’était plus cantonné aux pratiques d’élégance des Baron. « Peu importe, je ne serais pas souvent là et puis je ne compte pas rester longtemps. » En vérité, il ignorait pour combien de temps il allait être là, mais il préférait se dire que tout cela était temporaire, quand la vérité était qu’il commençait à être à cours d’amis chez qui aller. « Manges déjà on parlera du reste ensuite.» De sa voix paternaliste, Gilliam ordonne à Kai quelque chose qu’il avait déjà commencé à la seconde où il avait vu la pizza apparaître devant ses yeux. Il lève une énième part devant lui, histoire de lui faire comprendre qu’il obéissait avec grand plaisir à cela avant de l’engloutir en une poignée de secondes. « On dirait presque mon père. » Il le défie du regard, comme pour lui rappeler finalement que même s’il était celui qui l’avait recueilli, il n’avait finalement pas de véritable droit à l’autorité sur lui, ni même à  la paternité. « C’est pas un compliment. » Il affiche un sourire rempli d’une arrogance folle. Une arrogance typique du jeune garçon qui, dans absolument toutes les situations, il s’y rattachait. Pourtant derrière toute cette arrogance, se cachait parfois une sincérité profonde, quelque chose qui allait bien au delà de ce qu’il pouvait laisser transparaître au quotidien, bien au delà de cette carapace. « Merci. » Kai capte le regard de Gilliam afin d’appuyer ses propos, propos qui se voulaient honnêtement sincères, dénués de toute arrière pensée et de toute nonchalance. « Merci de me laisser rester ici. » Il s’arrête un instant, affichant un mince sourire véritablement reconnaissant de l’avoir recueilli. Mais bien sûr, ce moment ne dure qu’une fraction de seconde, puisque dès qu’il peut retourner à ses habituelles railleries, il saisit immédiatement l’occasion. « Même si je sais que je vais devoir me plier à vos règles étranges. » Il lève les yeux au ciel, montrant à quel point il ne prenait pas encore cela au sérieux, ceci même s’il savait que cela allait surement agacer Gilliam.
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