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you and me, you and i, it’s only been a lifetime ☽ evan ashmore and ophelia baron

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MessageSujet: you and me, you and i, it’s only been a lifetime ☽ evan ashmore and ophelia baron Mer 13 Déc - 19:07

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in my dreams, we are still so young and so happy
EVAN ASHMORE & OPHELIA BARON ※
Getting to know you was the most wonderful adventure… It was like suddenly discovering the love of my life and my best friend all in one. There were moments when I was almost afraid that this couldn’t be real…. That YOU couldn’t be real… Everything about you was just too perfect and we were so compatible it just didn’t seem possible. But I surrendered to the feeling… let it take me where I knew I was fated to go and I’m so glad that I did because it allowed me to get to know you and in getting to know you I was getting to know myself because YOU were the other half of me. It was discovering new things about myself I never knew and remembering things about myself I thought I’d lost like my childlike joy and ability to laugh loudly and love deeply. Finding you brought a magic and a joy into my life unlike anything I have ever known…. and there is not a day that goes by I am not grateful that on a planet of over 7 billion people, I was lucky enough to find you.


La grande demeure dans laquelle vivait Ophelia depuis des années lui apparaissait aujourd’hui comme un château. De toute évidence son ex-mari et elle avaient vu les choses en grand, comme à peu près tout ce qui avait ponctué leur vie de couple à vrai dire. Dès qu’ils avaient commencé à parler mariage les choses avaient changées, et cela allait parfaitement à la jeune femme qui à ses côtés était devenue elle aussi une toute autre personne, bien plus proche de ce que sa famille avait toujours attendu d’elle. Avec Evan elle c’était toujours sentie plus forte, parce qu’il lui donnait cette envie d’aller toujours plus loin et surtout parce qu’il croyait en elle plus que personne. L’amour leur avait littéralement donné des ailes, ils avaient eu le plus beau et le plus grand des mariages, ils avaient eu la plus grande maison, et la plus belle vie qui soit. Il suffisait de traverser le couloir, de voir les clichés ponctuant les murs les représentant tout les deux ou bien auprès de leurs familles. Ils avaient eu une jolie vie elle ne pouvait le nier, elle avait été plus heureuse avec lui que n’importe qui d’autres et c’était des souvenirs qu’elle chérissait encore aujourd’hui. Elle préférait ce souvenir de ses premières années de mariage, celles ou ils s’aimaient sans frontières, celles ou Evan ne pouvait ce contenir et la toucher tout le temps, celles ou il lui faisait tourner la tête. Ils étaient jeunes encore à cette époque là, les années ne les avaient pas encore approuvés l’un et l’autre toujours attendus à faire de grandes et belles choses par leurs familles respectives. Ce que l’on attendait d’elle principalement c’était qu’elle ai des enfants, et si elle ne partageait pas toujours le point de vue que l’on pouvait avoir sur la femme dans son entourage, ce point-là en revanche était important pour elle, car c’était son rêve d’avoir des enfants. Des petits bouts de chou qu’elle aimerait plus que tout, qui aurait ses traits et le sourire de son mari. Ils avaient essayés, maintes et maintes fois et ne voyant pas de progrès cela les avaient découragés. Avec le recul maintenant elle sait, elle sait que c’est à cet instant particuliers celui du énième test négatif que son mariage à pris l’eau. Il c’est enfermé dans le travail et elle c’est retrouvée seule … N’y tenant plus et voulant changer les choses, elle avait donc pris rendez-vous chez son médecin afin de pouvoir trouver une solution, car si ils c’étaient promis l’un et l’autre de recommencer et d’y arriver, ils n’avaient plus le temps de le faire entre les galas et les soirées que passait Evan au bureau. L’annonce lui était tombée dessus comme si on venait de lui couper le souffle, comme si on retirait doucement un pansement là depuis des années. Une souffrance qui lui avait percé le coeur plus que tout ce qu’elle avait vécu jusqu’alors, elle ne pouvait pas avoir d’enfant. Le nombre de ses follicules ne permettait pas, et ne permettrais jamais de pouvoir concevoir une vie. Elle qui avait toujours tout fait pour que tout soit parfait, pour qu’elle soit parfaite, ce retrouvait avec le pire des handicaps à ses yeux. Une épreuve trop difficile à surmonter pour la jeune femme qui ce trouvait alors seule la plupart du temps puisque l’homme qui était censé l’épaulée, la soutenir passait tout son temps à travailler et à la fuir. L’erreur qu’elle à fait elle l’assume parfaitement, elle ne reporte pas cela sur le compte de l’alcool même si elle est persuadée que sans les verres qu’elle avait pu boire jamais cela ne serait arriver. Connor était là au moment ou elle avait eu le plus besoin de quelqu’un à ses côtés, et elle avait craqué. Une erreur, la seule qu’elle avait pu faire, mais l’erreur de trop. Cela lui avait couté beaucoup de choses, son amitié avec Eden mais surtout son mariage car dès l’instant ou elle avait voulu être franche avec lui, Evan avait appris la nouvelle avant et avait signé l’arrêt de leur couple. Mariés en publique, mais séparés dans la vie, voilà comment c’étaient passés les dernières années qu’ils avaient vécus ensembles. Jours après jours ils continuaient de jouer la comédie pour les caméras et leurs familles, tandis qu’ils continuaient sans cesse de ce disputer pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Evan la trompant à répétitions elle ne pouvait rien y redire, puisque après tout elle était celle qui avait commencé ce jeu dangereux la première fois, pour autant à chaque fois qu’elle l’imaginait avec une autre cela la rendait malade. Longtemps elle l’a laissé faire sans en faire de même de son côté, ne souhaitant pas remuer le couteau dans la plaie, ce concentrant sur sa carrière et sa famille jusqu’à ce qu’elle ne rencontre Jason. Une rencontre qui l’a complètement changée, et qui lui à fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses : elle n’était pas heureuse, et loin d’être à sa place dans cette vie qui était pourtant la sienne. Être présidente de ce mouvement n’était plus ce qu’elle voulait et être la femme d’Evan Ashmore la rendait plus malheureuse qu’autre chose. Elle caresse doucement la vitre froide du cadre qu’elle tient entre ses mains, ce cliché sur lequel elle sourit les larmes aux yeux en montrant son alliance alors qu’Evan venait de lui demander de passer le reste de leurs vies ensembles. Elle ressent à nouveau en elle cette foule de sentiments qui l’avait submergée qui avait fait monté ses larmes qu’elle ne laissait pas souvent couler et un sourire s’installe sur ses lèvres. Ils avaient été heureux, et c’était tout ce qu’elle voulait retenir. Pour autant elle était incapable d’oublier le reste, d’oublier le regard qu’il pouvait lui lancer parfois quand il pensait qu’elle ne le regardait pas, le fait qu’il n’ai pas voulu signer les papiers du divorce en même temps qu’elle, et apprendre quelques jours plus tard sa relation avec une jeune femme et l’éventuel possibilité qu’il ai eu un enfant avec elle pendant qu’ils étaient encore mariés. C’était ce qui lui avait le plus de mal finalement, imaginer qu’il ai pu avoir une famille avec une autre, avec une fille qu’il voyait quand il était avec elle. Elle ne retenait pas contre lui les relations extra-conjugales qu’il avait pu avoir, après tout elle n’était pas la personne la mieux placée pour dire quoi que ce soit. Mais il avait promis n’avoir aimé aucune d’entre elles, et pourtant un enfant semblait-être naît de son union avec cette fille là, celle qui partageait encore sa vie aujourd’hui et cela l’avait rendue malade. Et pour la première fois depuis longtemps elle avait été honnête avec lui, lors de la soirée d’anniversaire du patriarche des Ashmore elle lui avait dit le fond de sa pensée dès l’instant ou il avait prononcé le prénom de Rose elle avait voulu lire dans ses yeux la vérité. Elle qui avait longtemps espéré que tout le monde mentait que jamais il ne lui aurait fait ça malgré ce qu’ils avaient pu ce faire à l’un et à l’autre au fil du temps. Que tu le crois où non je t’ai aimé Ophelia et je n’ai peut-être pas été l’homme que tu aurais aimé que je sois, mais je ne t’aurais jamais fait ça. elle était longtemps restée seule dans la salle, à le regarder être avec les autres digérant ses propos. Il ne lui avait pas fait ça, contrairement à ce que le monde pouvait penser Evan n’était pas ce genre d’homme et elle l’avait toujours su finalement. Elle c’était laissée avoir au jeu des journalistes tous plus fourbes les uns que les autres, et c’était promis de ne plus le faire. De ne plus laisser sa faiblesse faire de la place à ses tissus de mensonges qui avaient pourtant été toujours présents dans sa vie. Plus d’une fois elle avait voulu ce rendre aux bureaux, aller le voir avec un drapeau blanc pour qu’une fois pour toute ils soient capables de parler tout les deux car finalement ils n’y étaient jamais arrivés, ce disputant et finissant par coucher ensembles quand ils étaient encore mariés, et ce disputant en ce quittant en colère les fois d’après. Mais trop de choses ce passaient dans sa vie à elle, et dans sa vie à lui pour qu’elle ne trouve le courage de le faire. Et puis ce texto … Celui qu’elle n’avait pas attendu, elle aurait du elle même lui en envoyer un dès l’instant ou son assistante lui avait parlé des Carrington. Evan et elle les avaient rencontrés des années auparavant lors d’un rassemblement politique, tout deux étaient des personnes plus qu’inspirante pour le jeune couple marié qu’ils étaient et ensembles ils avaient eu des idées grandioses pour refaire le monde. A partir de ce moment là le couple Ashmore avait toujours participé au noël qu’organisait les Carrington pour les enfants défavorisés, chacun de ses noëls restaient ceux qu’elle préférait, et jamais elle n’avait raté ce rendez-vous. Cette année ne ferait pas d’exceptions seulement elle ne savait pas si Evan allait l’accompagner ou non, jusqu’à ce qu’elle ne reçoive son message et qu’ils décident d’y aller ensembles. Si elle appréhendait un peu ce long voyage en voiture que les attendaient, elle savait qu’au moins cette fois-ci ils ne pourraient ce dérober de ce qui les attendaient … Avec délicatesse elle repose le cadre sur le buffet du couloir. Elle n’avait rien changé depuis qu’il était partit, tout était resté à sa place nettoyé tout les jours par les employés comme si il s’agissait là d’un musée. «  Madame Ashmore ? » la voir d’Antonio résonne dans le couloir, et quand elle ce tourne vers lui il grimace. «  Excusez-moi. » déclare t-il après avoir utilisé son nom d’épouse qu’elle ne portait plus aujourd’hui. D’un geste elle lui signifie que ce n’est pas grave, après tout il n’était pas le seul à faire encore cette erreur, il lui arrivait aussi parfois de signer avec le nom de son ex-mari, encore … «  Monsieur Ashmore est dans l’allée principale, il vous attend. » Elle acquise en le suivant. Elle ne préférait pas qu’il entre, elle trouvait cela déjà bien assez bizarre qu’il vienne la chercher ici, alors valait mieux qu’ils partent au plus vite. Après un dernier coup d’oeil à son reflet, elle attrape sa veste et son sac à main avant de rejoindre la porte d’entrée. Si elle avait pour habitude d’être habillé impeccablement tout les jours, elle savait que tout ce que les enfants attendaient était qu’elle passe du temps avec eux, qu’ils s’amusent. Alors aujourd’hui elle avait simplement opté pour un jean, un pull ample avec un perfecto et une paire de bottines. Elle avait fait simple en relevant ses cheveux et en ce maquillant que très peu car finalement c’était toujours comme ça qu’elle s’y rendait, en toute simplicité. Quand elle passe la porte, Evan lève les yeux sur elle comme si c’était la première fois qu’il la voyait et d’un coup elle ce sent mal à l’aise. «  Salut! » déclare t-elle doucement avec un sourire quand elle arrive à ses côtés, «  Prêt pour passer toute une journée avec moi ? » sa voix est légère elle préfère prendre les choses ainsi. Ils aviaent dernièrement pour habitude de commencer sur les chapeaux de roues, et elle ne voulait pas que ça ce passe ainsi cette fois.
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MessageSujet: Re: you and me, you and i, it’s only been a lifetime ☽ evan ashmore and ophelia baron Sam 13 Jan - 23:42

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here, without you
OPHELIA BARON & EVAN ASHMORE ※
Let me tell you how I feel. But, can I ask you to do something for me? Imagine how the waves come and go, trying to reach something far away from the deserted shore. Close your eyes and see the scene. That’s how I really feel.


Devant le miroir de son plus que gigantesque loft pour lui tout seul, Evan Ashmore observe son reflet. Ce reflet qui illustre l’homme accompli qu’il est aujourd’hui, le visage de la présidence de Ashmore Industries, le visage de la parole républicaine, de la réussite et de l’excellence. Voilà ce que ce visage, ces yeux clairs et cet air sérieux renvoient à toutes personne qui l’observerait à cet instant ou qui l’avait observé par le biais des supports médiatiques. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il voit lui. Lui, se retrouve devant un homme affaibli. Un homme qui ne sait plus vraiment qui il est et ce qu’il doit revendiquer après avoir divorcé alors qu’il avait toujours clamé son animosité contre cette possibilité, un homme qui se retrouvait dans la presse à scandale encore la veille pour être rentré dans l’appartement de la ô combien médiatisée Fallone Salazar, un homme qui avait été présumé père avant que l’histoire ne s’étouffe. Un homme bercé par la mélancolie, les regrets, les remords qui le rongeaient mais dont il ne parvenait à se détacher. Naturellement, il avait revêtu une belle chemise cintrée habillée d’une cravate dont il serra doucement le nœud autour de son cou sans quitter son reflet des yeux. Il avait l’impression que tout ceci n’était pas réel. Qu’il allait bientôt se réveiller de cet affreux cauchemar et que dès lors, il retrouverait sa vie, celle dans laquelle il s’était enfermé depuis tant d’années. Puis en tournant la tête, il se rend compte que ça n’était pas une illusion, qu’il était bel et bien seul, terriblement seul et qu’aujourd’hui, il payait le prix fort de ses erreurs du passé. Il avait pris les choses pour acquises, il s’était laissé allé à tant de cruauté envers celle qu’il se disait aimer et qu’il n’avait pu rendre heureuse, et aujourd’hui il ne récoltait que ce qu’il avait semé durant dix années d’existence. Evan Ashmore était toujours debout, parce qu’il était ainsi, il ne tombait jamais, en aucun cas, bien trop soucieux de garder cette prestance qui le qualifiait depuis des années. Pourtant, il boitait, métaphoriquement, on l’avait asséné d’un sacré coup dans le genou qui l’avait blessé. Parce qu’il l’avait cherché. Mais aujourd’hui, il devait faire face à toutes les conséquences de ses actes et c’était plus difficile qu’il ne l’aurait cru. Lui qui se pensait intouchable était aujourd’hui rongé par une solitude qui le rendait manifestement triste et mélancolique. Un long et profond soupire finit par s’échapper d’ente ses lèvres, alors qu’il retire finalement dans un geste brusque sa cravate, se rappelant ce qu’Ophelia lui avait répété chaque année depuis qu’ils officiaient dans cet événement. Ce n’est pas un dîner d’affaires Evan, les enfants se fichent bien que tu sois tiré à quatre épingles, essaie d’être plus casual. Elle avait raison. Comme souvent. Il ne passait pas l’après-midi avec de riches clients ou collaborateurs. Il la passait avec des enfants, des enfants dans le besoin qui se faisaient toujours un plaisir de les accueillir et de passer du temps avec eux. Mais Evan n’avait jamais eu d’enfant et ne savait tout bonnement pas comment se comporter avec eux. Du moins, avant qu’il ne les rencontre, car ils étaient parvenus à faire naître en lui une véritable fibre paternelle qui était belle à voir. Il jouait avec eux, ne grimaçait pas dès lors qu’on lui tâchait sa belle chemise, les prenait dans ses bras, accourait dès lors que l’un se faisait mal et avait prit le goût de la lecture d’histoires en leur compagnie. Il aimait ces moments. Il les avait tous aimé, chaque année où il en retrouvait certains des années précédentes, leur offrant tout l’amour qu’ils avaient réserve et ces petits nouveaux qui n’avaient pas toujours eu une vie facile. Plusieurs fois, Evan s’était interrogé sur sa volonté de finalement recourir à l’adoption, avant de mettre l’idée au placard pour des raisons purement égoïstes. Il voulait avoir son propre enfant. Un enfant qui lui ressemblerait tout autant qu’il emprunterait à Ophelia. Il voulait voir dans le regard de sa progéniture, le fruit de l’amour véritable qu’il avait construit avec la femme qui partageait sa vie. Il voulait transmettre tout ce qu’il pouvait transmettre et aimer quelqu’un comme il n’avait jamais aimé personne. Mais ceci n’était jamais arrivé, laissant son mariage prendre l’eau avant de complètement sombrer dans les profondeurs de l’océan. Là était peut-être l’élément déclencheur de leur dérive. Peut-être. Une chose était sûr, aujourd’hui, après dix années d’union, qui avait connu des hauts et des bas, Evan était officiellement divorcé et il avait bien du mal à l’admettre. Ses yeux se baissent alors sur sa main gauche qui lui semble terriblement nue depuis que son alliance a disparu. Il ferme un instant les yeux, espérant probablement oublier tout cela d’un revers de la main et de retrouver toute son arrogance d’antan, celle qui agaçait autant qu’elle plaisait. Celle qui faisait de lui un homme d’éloquence qui avait toujours le bon mot pour obtenir ce qu’il souhaitait ou pour appuyer à l’endroit exact où cela faisait mal. Mais il avait perdu de sa superbe, fatigué de blesser son entourage, fatigué de devoir se battre et emparé par une tristesse qui ne lui ressemblait pas. Sur la console, trône un verre de scotch dont il prend une gorgée avant de finalement enfiler son manteau à la couleur sombre qui le rendait à la fois élégant mais sans trop en faire. Il fourre quelques éléments dans ses poches, et attrape ses clés de voiture. L’une de ses fiertés d’ordinaire. Un véhicule luxueux qui transpirait l’argent et qui devait coûter aussi cher qu’une maison familiale. Mais aujourd’hui, ça n’avait pas grande importance. Il avait choisi ce véhicule simplement parce que c’était le premier trousseau de clés qui lui était venu. Et puis elle était assez confortable pour leur permettre de voyager dans de bonnes conditions pendant plusieurs heures. Il quitte son appartement à reculons. Il avait toujours aimé cet événement. Il avait toujours aimé les fêtes de fin d’année et passer une journée loin de ses contraintes professionnelles et auprès de ces enfants qui n’étaient qu’amour et bienveillance. Et il avait toujours aimé partager ce moment là avec Ophelia. Car, malgré toutes les disputes, toute la colère qu’ils pouvaient ressentir l’un pour l’autre, cette journée leur faisait du bien et leur permettait de se rapprocher avant de se détester à nouveau. Il ne savait pas bien pourquoi il avait accepté d’y retourner. Enfin si il le savait, c’était un engagement, une tradition qu’il affectionnait particulièrement, mais aujourd’hui, il était divorcé et n’était pas certain de vouloir passer cette journée auprès de son ex femme, à se rappeler de ces bons moments qu’ils passaient ensemble, entre tous les mauvais. Au volant d’une somptueuse Cadillac noire, il prend pourtant une route qu’il connaît par cœur. Celle de ce manoir dans lequel il avait vécu une partie de sa vie et qu’il avait finalement laissé à Ophelia lors du divorce. A plusieurs reprises, une certaine appréhension s’empare de lui durant le trajet. Et si les choses ne se passaient pas bien ? Et s’ils n’arrivaient pas à se supporter comme c’était souvent le cas, et s’il ne parvenait pas à la voir heureuse auprès de ces enfants, et s’il avait envie de fuir ? Il n’avait aucune réponse à ses propres questions mais il ne pouvait désormais plus reculer. Parce qu’il venait d’arriver devant le gigantesque portail qui donnait sur l’allée principale de la maison et qu’il allait devoir se confronter à elle. Enfin, il allait surtout devoir se confronter au passé durant quelques secondes avant. Le portail s’ouvre tout seul, probablement le personnel de maison a-t-il reconnu son véhicule. Il pénètre dans cette allée qu’il a foulée à de si nombreuses reprises, recevant cette violente claque de nostalgie qu’il s’attendait à recevoir. Il s’arrête au milieu de l’allée et ne tarde pas à sortir du véhicule, comme épris d’un besoin d’air immédiat. Il avait surtout besoin d’une cigarette, qui viendrait apaiser sa nervosité et calmer l’angoisse qui viendrait à la seconde où il s’arrêterait sur toutes ces choses qui avaient été siennes il fut un temps. Cette demeure extravagante, ce garage où il pouvait ranger toutes ses voitures, cette fontaine au beau milieu de la cour, et même ce petit banc qui trônait devant la façade de la maison. Tout avait été à lui, à eux et ça n’était plus le cas aujourd’hui. Prenant appui contre sa voiture il prend une bouffée de sa cigarette, conscient qu’il avait, depuis son divorce, prit de très mauvaises habitudes, lui qui n’était ni un grand fumeur, ni un grand buveur, accumulait bien des vices aujourd’hui. Mais cela n’avait pas d’importance car aujourd’hui, il n’y avait plus personne pour le lui reprocher ni même pour le remettre sur le droit chemin. Il croise les bras, ne pouvant s’empêcher, dans l’attente d’Ophelia, de regarder autour de lui, à la recherche d’un énième vestige du passé. Puis il entendit le bruit de la porte d’entrée et ses yeux s’orientèrent immédiatement vers la personne qui en sortie. Ophelia Baron. Celle qui avait longtemps porté son nom, été sa femme et sa meilleure amie, n’était aujourd’hui presque qu’une étrangère. Ils avaient rompu tout contact pendant quelques temps, avant de finalement se voir à quelques reprises, par pur hasard, mais où seul la colère et la volonté de blesser l’autre n’avaient été présentes. Car c’était ainsi qu’avait été faite leur dernière rencontre, à l’anniversaire de son père. Elle s’était pointée à cette célébration qui se voulait familiale pour lui dire qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre et lui s’était empressé d’afficher sa relation avec Rose, avec qui il avait faussement eu un enfant. Bien sûr, les choses avaient mal tournées et ils s’étaient une fois de plus fait autant de mal qu’ils pouvaient s’en faire avant de se rendre compte qu’ils allaient trop loin. C’était toujours ainsi avec Evan. Il agissait, spontanément et regrettait par la suite. C’est pourquoi, face au regard blessé de sa femme, il lui avait finalement avoué que cet enfant n’était pas le sien avant de partir sans un mot de plus. Et depuis, ils ne s’étaient plus vus jusqu’à aujourd’hui… Jusqu’à ce qu’il ne la voit apparaître sur le perron de ce qu’était jadis leur maison, et qu’elle ne vienne le rejoindre. Il ne peut s’empêcher de remarquer qu’elle a fait, comme à chaque fois, preuve d’un naturel qui la rend encore plus belle, mais il décide de ne faire aucune remarque là-dessus, préférant se dégager du surplus de fumée avant d’écraser sa cigarette qu’il jette par mauvaise habitude. « Salut ! » Voilà le premier mot qu’elle lui adresse alors qu’elle arrive bientôt à sa hauteur. Elle semble un peu mal à l’aise et lui ne sait pas réellement comment agir avec elle. Et étrangement, il ne bouge dans un premier temps, oubliant ce baiser qu’il déposait naturellement sur la joue d’Ophelia d’ordinaire. Non aujourd’hui, il n’y aucune démonstration d’affection. « Ophelia. » Son ton est neutre, sans la moindre intonation. Il n’est ni baigné de colère, ni d’un engouement particulier. Et il est étrangement bien silencieux, ce qui ne lui ressemble pas. Pas le moins du monde. Lui à qui Ophelia a souvent dû lui dire de se taire, n’avait absolument rien à dire. Il se contente de retourner de son côté de la voiture et de prendre place devant le volant, attendant qu’elle le rejoigne dans l’habitacle, ce qu’elle ne tarde pas à faire. « Prêt pour passer toute une journée avec moi ? » En règle générale, cette question aurait fait naître en Evan, une envie incroyable de lui faire une réflexion bien placée. Ou plutôt déplacée. Il aurait pu lui balancer que cette journée allait être affreuse et qu’il avait plus que hâte que cela se termine, mais il ne savait pas vraiment si cette journée allait être merveilleuse ou terriblement atroce. Il l’ignorait et perdu dans ses propres maux, il en perdait de son habituelle raillerie. Il hausse simplement les épaules alors qu’il s’agite pour mettre tout en place avant de prendre la route. « C’est probablement pour toi que ça sera difficile. » Il lance ces mots sans la regarder avant de faire le nécessaire pour mettre le véhicule en route et prendre le chemin de la demeure des Carrington qui organisaient l’événement. Un silence s’en suit, un silence qui devient rapidement pesant et qui n’est pas habituel entre eux deux qui n’ont finalement jamais manqué de conversation –même si celle-ci s’orientait bien plus vers des disputes qu’autre chose pendant de très longues années. Puis finalement, il tourne la tête vers elle une fraction de seconde pour la regarder, pour capter son regard qui ne dure qu’un temps, et pour voir si finalement, elle partageait ses propres angoisses. « Tu crois vraiment que c’est une bonne idée cette journée ? On aurait peut-être mieux fait d’y aller à des moments différents. » Il oscille entre la route et Ophelia cherchant à capter une quelconque réaction avant finalement de donner son attention complète au paysage. « Je ne veux pas que ça tourne au mélodrame. Pas aujourd’hui. » Parce que contre toute attente, cette journée annuelle avait toujours beaucoup comptée pour lui et comptait encore…
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