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it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON

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MessageSujet: it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON Mar 12 Déc - 21:33

coming like a hurricane, i take it in real slow  
HUNTER GORDON AND RICKON TRAGGER※
Lately I have been thinking about the price of my soul. I guess I didn’t notice the smirk the Devil wore when I sold it for a living wage, a used car, and a two story house in the suburbs


La capuche dissimulée la tête, la veste de cuir sur les épaules, Hunter Gordon se déplaçait dans les rues de Los Angeles. Telle une ombre qu'on pouvait à peine apercevoir, il déambulait parmi toutes les silhouettes, ayant croisé la route de plusieurs dizaines de personnes qui jamais seraient capables de dire qu'elles avaient pu le croiser. Il était doué pour cela. Pour se faufiler un chemin parmi tous les habitants de la ville sans être réellement remarqué. C'était son rôle de chasseur. Il était l'homme errant quelque part, observant tous les esprits mais détestant l'idée d'être vu. Il était celui qui contemplait les âmes des autres, il n'était pas celui dans lequel on pouvait lire quoi que ce soit. Encore moins tandis qu'il tentait de faire son travail. Et il était bon pour passer inaperçu, année après année, il avait appris à connaître toutes les techniques. A trouver comment se rendre dans les quartiers les plus sombres, dans les zones où la violence était exercée à chaque battement de coeur.  Il n'avait pas peur, il ne connaissait pas ce sentiment, n'étant gagné que par l'adrénaline de l'instant. Par l'envie d'obtenir des réponses nécessaires pour des enquêtes. Il le faisait quotidiennement, chaque fois qu'il en avait besoin, il se faisait passer pour quelqu'un d'autre, rangeant à la mer la valise contenant son uniforme de flic. Parce qu'il n'était jamais réellement comme les autres. Au contraire, c'était tout ce qu'il détestait. Il ne se considérait pas autrement que comme tous ses voyous qu'il était chargé d'arrêter. Car dès que cela était primordial, il se transformait en l'un d'eux. Il prenait place dans des endroits qu'on préférait éviter, il s'installait confortablement, il retrouvait des habitudes qu'il avait utilisé durant toutes ses couvertures. Des missions qui changeaient des hommes. Et qui n'avaient fait que rendre son âme plus torturée, plus balancée entre le bien et le mal. Pourtant, il connaissait la limite, il savait à quel endroit il devait s'arrêter, jusqu'où il pouvait aller, avant de s'orienter dans la mauvaise direction. Néanmoins, il ne s'empêchait que rarement d'aller plus loin. Notamment quand l'enquête le demandait. Quand le crime commis méritait une punition à la hauteur de la souffrance infligée. Une punition que parfois la justice ne rendait pas suffisamment. Il aimait son métier, mais il savait que ce n'était pas dans les tribunaux que les choses pouvaient changer. Les pires criminels, ceux propageant la terreur telle une trainée de poudre, ceux responsables de la mort de jeunes adolescents, tous ces hommes pervertis par l'enfer, jamais ils ne franchissaient le seuil d'une salle d'audience. Ils connaissaient les méthodes pour y échapper, pour prendre la fuite avant que le bourreau daigne à laisser la hache s'abattre sur eux. Alors de temps à autre, il continuait de transgresser les règles, de faire ce que ses supérieurs ne savaient pas. Encore plus quand c'était pour aider une personne qu'il appréciait. C'était toute la sympathie qu'il ressentait envers Genesis qui l'avait poussé à venir s'asseoir dans ce bar. Dans cet endroit miteux, nullement recommandé pour un flic de son genre,  mais il se doutait qu'on n'allait pas le reconnaître. Qu'il pouvait se fondre dans le décor pour trouver sa place. Depuis de longues minutes,  une bière à la main, les mots sortant de ses lèvres à rythme régulier, il discutait avec ce brun aux nombreux tatouages parcourant son corps. Il faisait la charité, il lui parlait, s'obligeant à se comporter avec une certaine courtoisie juste pour parvenir à obtenir quelques bribes d'informations. Celles dont il avait besoin. Il s'était approché en douceur, évoquant tout et rien, expliquant des mensonges, et peu à peu, il avait laissé ses pas le guider plus près, jusqu'à la boîte crânienne de ce jeunot pour que sa langue se délie. Comme toujours, il avait pris ses précautions, avançant à tâtons, parce qu'il était un flic. L'ennemi juré des Hell's Angels, le genre d'éléments perturbateurs que très vite ils se feraient un plaisir d'éliminer. D'écraser tel un vulgaire insecte si on découvrait qui il était véritablement. Pendant de longues minutes, il avait dévoilé les traits de sa personnalité capables de le faire passer pour un truand de plus et il avait attendu patiemment, orientant ses questions pour ne pas éveiller les soupçons. Pour ne pas venir inquiéter son interlocuteur. Il touchait au but, il le sentait, et il venait tout juste de terminer sa bière quand en face le bavard évoqua finalement ce qu'il attendait. « Ouais j'en avais entendu parler de cette histoire de fusillades.... Mais je ne savais pas que ça avait eu lieu pas loin », répondit-il en mimant une certaine indifférence tandis que son esprit s'éveillait dans sa tête, en quête d'autres paroles capables de le faire travailler davantage. « Je m'doute que celui qui a fait ça va en payer le prix.  », ajouta-t-il avant d'attraper une cigarette dans son paquet et de le tendre à l'homme face à lui pour lui en proposer une. Non il ne demandait pas ouvertement s'il avait une idée du responsable, si le coupable avait été trouvé, il faisait dans la subtilité dans une insinuation pouvant donner envie à la petite frappe de continuer à parler. Celui-ci se contenta d'hausser les épaules, avant de récupérer leurs deux verres désormais vides pour se diriger vers le bar pour les remplir. Le regard perdu dans la pièce, Hunter se mit à observer les quelques bribes d'être humains autour d'eux. De la petite crapule pour la plupart. Des gangsters chez qui il pouvait remarquer à la ceinture des armes à peine masquées. Son partenaire de bière réapparut devant lui, lui déposant une pinte pleine de ce liquide malté dans lequel il s'empressa de venir déposer ses lèvres. Mais en moins d'une minute il comprit que quelque chose clochait, qu'il y avait une variation dans la normalité. Sensation qui ne fit que se confirmer quand il sentit une main se presser fermement sur son épaule. Derechef, il se retourna pour faire face à celui qui venait de le toucher. « Enlève ta main de là. », son ton était froid, ne laissant aucun soupçon sur l'ordre qu'il donnait à cet inconnu. Déjà d'ordinaire il ne demandait pas gentiment et certainement pas dans un endroit de la sorte, parce qu'il n'était pas ici pour se faire des amis, ou pour se faire passer pour un ange. Le regard méchant, il observa celui se tenant devant lui et son cerveau mit en marche,  l'esprit en ébullition, il reconnut celui face à lui. Il ne l'avait jamais vu, tout du moins, officiellement et il savait que son opposant ne le connaissait pas. Mais lui il savait son nom. Avant même que Genesis ne lui dévoile son identité, il avait eu connaissance de la réputation de Rickon Tragger. Pas un Hell's Angels parmi tant d'autres, il était plus. Et il était aussi le père de l'enfant de sa collègue. Il était beaucoup à la fois pour cette brune, cependant pour lui il n'était rien. Jusqu'à l'heure actuelle, il n'était qu'un homme et pensant comme un chasseur détestant devenir une proie, il rangea ses pensées d'enquêteur dans un coin de la tête. « Il y a un problème pour qu'on puisse plus boire une bière tranquille ? », demanda-t-il en continuant de le fixer, mais sans jamais se lever. Il était dominé, probablement vu en position de faiblesse, pourtant il savait ce qu'il faisait, ne pouvant que supposer ce qui se produirait s'il osait se lever pour prendre de haut le chef de ce groupe de motards. Il commettrait un affront, le genre d'offenses qu'on se presserait de lui faire payer. Alors il tentait de maîtriser les règles de la diplomatie, les lois des gangs pour ne pas se mettre à dos un homme contre qui il ne cherchait pas la guerre. « Si c'est pour la bière je t'en paye une aussi.   », il hocha la tête, devinant totalement que le problème ne venait pas de la boisson qu'il buvait, malgré tout au lieu de trop causer, de faire grandir une forme d'énervement dans les esprits face à lui, il se contenta d'attendre. De se montrer patient, sachant parfaitement comment il s'en sortirait si la tension s'amplifiait. Car il était ainsi, dans toute situation, il avait une stratégie de sortie. C'était ce qu'on lui avait appris pour survivre.
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MessageSujet: Re: it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON Dim 17 Déc - 21:30

 
 





coming like a hurricane, i take it in real slow  
Rickon & Hunter

« lately i have been thinking about the price of my soul. i guess i didn’t notice the smirk the devil wore when i sold it for a living wage, a used car, and a two story house in the suburbs»
Contre toute attente, ces derniers temps la vie de Rickon prenaient des chemins qu’il n’avait jusque là jamais soupçonné d’emprunter un jour. Loin de sa routine et de ses petites habitudes, il ne savait pas toujours comment réagir face aux nouvelles situations qui se présentaient à lui. Devait-il jouer les pères modèles avec Priam ? Devait-il offrir à Genesis ce bouquet de roses que tous hommes s’accordaient à faire au moins une fois dans sa vie pour se prouver à lui-même qu’il en avait bien dans le pantalon ? Tout cela lui semblait dérisoire. Bien trop surfait. Jouer le parfait mari, père de famille n’était pas dans ses cordes, il le savait. Pourtant, il avait envie d’essayer, de ne pas faire semblant. Juste pour voir apparaître ce sourire sur le visage de Genesis qu’il affectionnait tant. Parce quoi qu’il en dise, il en a fait son moteur, sa raison de vivre depuis qu’elle est apparue dans sa vie il y a des années de cela maintenant. Alors oui, la voir arriver ainsi chez lui, le visage tuméfié ampli de coups et de sang - visage qu’il a du réparer de ses propres doigts - ça lui a tordu les boyaux, réveillant en lui des instincts qu’il aurait aimé taire pour le moment. Avide de vengeance, depuis cette soirée, il ne se réveillait plus que par simple désir de rendre les coups. Et c’était sans compter ses nombreux rêves qui ne cessaient de lui insuffler le souffle des représailles.

Écrasant le mégot du bout des doigts dans le cendrier de verre posé à sa droite, Rickon se leva lentement du vieux fauteuil à imitation de cuir qui trônait fièrement dans le salon. Un coup d’œil par la fenêtre, et le Biker aperçu un client entrer dans le garage. Étrangement, l’homme – qu’il remarqua pour la première fois - n’avait pas l’air d’avoir besoin de faire réparer son tacot garé sur le trottoir d’en face. Peut-être venait-il tout simplement se renseigner. Haussant ses larges épaules, il en profita pour tordre sa nuque de droite à gauche tout en se délectant des dernières sensations que lui procuraient la cigarette qu’il venait d’inhaler. Et pour la énième fois, un nom lui revint à l’esprit. Un nom à consonance espagnole. Un nom et un visage que Gilliam avait sans doute tenté de lui cacher, puisqu’il n’avait pas cru bon lui en parler alors qu’il s’agissait du potentiel homme qui a attaqué Genesis. Gill avait cette fâcheuse manie de ne pas toujours ranger ses affaires. Hors un vieux bout de papier avec un nom inconnu ne le reste jamais bien longtemps pour Rickon. Quelques coups de fils et très vite il a pu remonter la piste. Et quelle piste… 

Ce nom ne cessait de revenir tel un flash clignotant de milles lueurs devant ses yeux et son cœur s’emporta, tambourinant contre sa cage thoracique, l’implorant presque de lui faire taire. « Et merde. » Il savait… Il savait qu’il n’hésiterait pas bien longtemps avant de remplir le chargeur de son arme, il savait qu’il franchirait bientôt ce pas de porte avec l’envie dévorante de massacrer celui qui a posé ses sales pattes sur ce qui lui était le plus cher dans ce monde. Et quand bien même il aurait pu laisser la police régler l’affaire, oui il aurait bien pu. Mais Rickon ne savait pas attendre. Il lui fallait tout et tout de suite. Alors ce nom qui ne cessait d’aller et venir dans son esprit ressemblait à une petite pépite apportée sur un plateau d’or. Sa vengeance n’était qu’à quelques rues. Il n’avait qu’à faire vibrer le moteur, rouler une quinzaine de minutes, franchir le pas de porte, et dégainer… Rien d’autre. 

Mais c’était sans compter le destin qui en décida autrement. Dans sa poche, le Hors la loi senti vibrer son téléphone. Un appel. « Rick’ ? Je crois qu’on a un souci au bar. Un mec qui parle beaucoup d’trop si tu vois ce que j’veux dire. » Intérieurement il souffla. « J’arrive. Ne le laisse pas partir surtout. » Oh non il ne fallait pas qu’il parte. Ses doigts le démangeaient bien trop pour laisser s’envoler celui qui ressemblait fortement à un exécutoire quant à son état. Tout en vérifiant la fonctionnalité de son arme - qu’il glissa machinalement le long de ses côtes - il dégringola les quelques marches qui le séparait du rez de chaussé, et donc du garage, là où se trouvait le bar. De dos, l’homme en question avait l’apparence du mec parfaitement implanté dans le décor. Sweat à capuche, barbe mal rasée, bière à la main. Bien. Rickon pu d’ailleurs entendre quelques brides de phrase. « Ouais j'en avais entendu parler de cette histoire de fusillades.... Mais je ne savais pas que ça avait eu lieu pas loin. Je m'doute que celui qui a fait ça va en payer le prix.  » Personne, hormis les gars du club, n’osait parler de ça ici. Tout simplement parce que tout le monde savait la perte que cela avait causé aux Hell’s et que tous avaient prit l’habitude, au travers du silence, de montrer leur profond respect envers Jack. Le gars n’était donc pas d’ici. Clairement pas. Contractant sa mâchoire, Rickon décida qu’il en avait assez entendu. D’un pas assuré, il se dirigea vers l’homme, puis posa lourdement sa large paume contre l’épaule de ce dernier. « Enlève ta main de là. » Parfait. Il avait l’air assez réactif. Pourtant, et comme un roi devant son assemblée, Rickon laissa quelques secondes davantage ses doigts contractés sur la clavicule de l’homme. « On se détend mon gars. » Voyant bien que le gringalet n’avait pas l’air de vouloir bouger de son tabouret, Rickon s’empara de celui de droite et s’installa à ses côtés. A vue d’œil, l’homme paraissait plus petit. Néanmoins il pouvait sentir une légère force provenant des diverses contractions qu’employait le corps de celui-ci pour faire face à Rickon. Un petit sourire en coin, et d’un regard il balaya la pièce. Dix de ses hommes se trouvaient ici. Il n’y avait réellement pas de quoi prendre des dispositions pour s’assurer que la rencontre se déroule dans les meilleures conditions qu’il soit. Le blondinet relâcha la pression de sa main d’une tape « amicale » sur l’épaule de l’homme. « Alors comme ça on s’intéresse à la vie du quartier. » D’un signe de tête, il exigea un verre de Whisky au barman, qu’il vit déposer l’instant d’après devant lui. « Il y a un problème pour qu'on puisse plus boire une bière tranquille ? » Rickon nu besoin de nul regard dans sa direction pour remarquer que l’homme ne cessait de le toiser. « Si c'est pour la bière je t'en paye une aussi. » Un rire s’échappa des lèvres du Président. Néanmoins il ne répondit pas de suite, préférant se délecter du breuvage. Puis, décidant qu’il avait assez attendu, il se retourna vers l’homme en question. « Ce n’est pas la bière qui me pose soucis. Vois-tu, ici, il est bien rare que l’on parle de la fusillade. Personne en réalité n’en parle. Mais j’pense, enfin non je suis certain que tu dois savoir pourquoi. En revanche, moi ce que j’veux savoir, c’est ce que tu cherches ici exactement ? » Son regard azure se planta dans celui qui avait eu l’audace d’entrer ici en pensant pouvoir passer inaperçu. Peut-être se trompait-il. Peu importe, Rickon avait besoin de quoi se mettre sous la dent. Quelque chose d’assez prenant pour ne pas succomber à l’appel du bain de sang qui se préparait malgré tout à quelques kilomètres d’ici…
 
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON Mer 20 Déc - 12:22

coming like a hurricane, i take it in real slow  
HUNTER GORDON AND RICKON TRAGGER※
Lately I have been thinking about the price of my soul. I guess I didn’t notice the smirk the Devil wore when I sold it for a living wage, a used car, and a two story house in the suburbs


Dans chaque âme naviguant dans ce monde terrestre, il y avait du bon, une lumière éclatante, mais aussi du mauvais, parsemé de cette noirceur effrayante. Aucun individu pouvait se sentir fier et assumer des ailes angéliques toute son existence. Car il y avait toujours ce moment où malheureusement elles finissaient par disparaître. Où un acte était commis, faisant voler en éclats le possible retour en arrière. Et toutes les espérances passées. Pour Hunter Gordon, cela faisait bien longtemps que la part d'ombre était dévoilée, qu'elle était assumée aux yeux de tous et presque mieux vécu qu'une quelconque lueur de bonté. Parce qu'il se sentait mieux dans cet habit recouvrant sa peau, que dans un ancien uniforme symbole de perfection qui ne s'ajustait pas autour de ses muscles. Il ne rejetait pas ce qu'il était, ce côté de lui-même qui l'enveloppait et qui parfois prenait le dessus sur le reste. Il savait qui il était et il reconnaissait toutes les parties de lui-même dont il aurait été aisé pour lui d'avoir honte. Mais il n'avait pas honte. Car dans cette boîte crânienne, berceau de son intelligence, il savait que c'était ce qui chaque jour lui permettait d'exercer son métier. On pouvait lui faire tous les reproches de l'humanité, le décrire fréquemment comme trop violent, désapprouver ses méthodes, ne pas être en accord avec sa manière de travailler, tous les résultats, qu'il obtenait, prouvaient qu'il ne se trompait pas. Contrairement à bien d'autres équipes de la ville, à tous ces bleus incapables de se rendre dans les pires quartiers de Los Angeles sans déclencher une fusillade, il avait appris les codes de ce milieu pour imposer ce respect, qu'aucun flic n'était supposé avoir là-bas.  Ces forces de l'ordre normalement vus comme des ennemis. Mais il n'était l'ennemi de personne. Ni des mauvais, ni des gentils. Il n'était que l'ennemi d'un crime plus violent, le justicier face à une mission plus importante. Il était cet homme capable de commettre de mauvaises choses pour défendre une cause plus grande. De discuter durant de longues heures avec des gangsters pour récupérer quelques informations. Parfois même, il avait tissé un lien étrange avec eux, à cette limite si sinueuse entre le bien et le mal. Parce qu'il était ainsi, toujours à l'intersection entre la légalité et l'illégalité, un pied chez les gentils, l'autre chez les méchants. Tout du moins, chaque fois qu'il le fallait, il n'hésitait pas, ne prenant guère la peine de réfléchir aux conséquences. Au contraire, une part de lui savourait ces moments où il enfilait ce nouveau costume, où il devenait quelqu'un d'autre, car enfin, il laissait paraître tous les aspects de son âme, ne retenant pas les parcelles noircies de son esprit. Alors si bien des hommes exerçant sa profession auraient éprouvé un profond malaise dans ce bar détenu par les Hell's Angel, il n'en était rien pour lui. Avec sa bière à la main, assis autour de cette table, il se fondait dans le décor. Il était un homme parmi tant d'autres, pouvant passer pour l'un de ces voyous au casier aussi long qu'un dossier impossible à classer.  Il parvenait à être celui qu'il n'était pas totalement, mais qui lui ressemblait finalement un peu. Celui qui lui permettait de se libérer d'heures passées derrière un bureau. Il aimait cela, peut-être plus qu'il ne le devait. Gagné par cette excitation distillant de l'adrénaline dans ses veines, il s'en délectait. Mais certainement aurait-il dû se montrer encore plus prudent, ou peut-être les Hell's Angel étaient trop méfiant, il n'en savait trop rien. Néanmoins la main qui se posa sur son épaule et la pression qu'elle exerçait sur son os lui fit comprendre qu'elle n'était pas un geste amical. Qu'elle n'était pas un signe courtois pour l'accueillir dans ce bar. Et il ne s'empêcha pas de manifester son désaccord, répliquant sèchement avant même que le moindre mot ne soit émis par la part de son interlocuteur. Dans pareil endroit, il n'y avait pas de politesse exagérée ou de courtoisie hypocrite. Il l'avait appris des années plus tôt et il savait que ce n'était pas en se comportant comme un parfait gentleman qu'on allait le faire sortir sans la moindre ecchymose sur la peau. « On se détend mon gars. » . Derechef, il remercia son instinct de survie d'exister. Ce même instinct qui lui conseillait fortement de ne pas répliquer méchamment face à ce petit nom qui lui déplaisait fortement. Mais à la vue de tous les hommes assis autour de lui et aux regards qu'ils pouvaient adresser à son assaillant, il comprenait qu'il suffisait d'un petit mot, un simple mot pour qu'il devienne la proie d'une meute de loups. La vulgaire gazelle faisant face à une armée de prédateurs affamés. Ne voulant pas oublier le but de sa visite, il se retint intérieurement, calmant ce flux de paroles avant même qu'il ne franchisse la barrière de ses lèvres. Il se contenta de fixer sévèrement le chef de meute, cet Alpha en terrain conquis, trônant au milieu des siens dont Hunter ne faisait pas partie. N'étant pas capable de se soumettre,  les muscles de son organisme se contractèrent pour résister devant cet effet de domination qu'on essayait de lui imposer, quand enfin le gaillard parut comprendre qu'il n'avait aucune intention de bouger et se décida donc à s'installer près de lui. « Alors comme ça on s’intéresse à la vie du quartier. » . Instantanément, il tourna son regard vers celui avec qui il discutait quelques minutes plus tôt, comprenant que c'était lui qui avait parlé. Qu'il était celui ayant appelé à la rescousse le chef. Ce président dont il avait tant entendu parler dans les rues du quartier. Et ailleurs quand Genesis évoquait son nom. Faisant perdurer le suspens, tandis qu'il était en position de faiblesse, il se permit de boire une gorgée de sa bière, dévoilant un air fermé sur son visage. « Un peu.  », dit-il simplement tout en hochant les épaules sans ignorer que sa réponse ne suffirait pas. Qu'elle ne contenterait pas l'homme n'aimant pas qu'on vienne fouiner dans ses affaires. Refusant qu'on se mêle des histoires des Hell's Angels, de près ou de loin. Tout ce qu'Hunter refusait de faire, lui qui aimait pousser plus loin la curiosité, creuser en profondeur pour partir à la conquête de mondes engloutis, jusque-là jamais découverts. Jamais il n'était aussi bon que lorsqu'il était devant un mur bétonné. Il jouait, il provoquait, il usait de cet art dont il avait pris tous les codes. Dont il maîtrisait toutes les règles même si cela lui valait des blessures. Mais poussé dans ses retranchements, il se transformait en un parfait combattant, pour qui il était impensable de faire demi tour. Pas quand un but précis demeurait dans sa tête. « Ce n’est pas la bière qui me pose soucis. Vois-tu, ici, il est bien rare que l’on parle de la fusillade. Personne en réalité n’en parle. Mais j’pense, enfin non je suis certain que tu dois savoir pourquoi. En revanche, moi ce que j’veux savoir, c’est ce que tu cherches ici exactement ? » . Fixant la tête pensante des bikers, il ne baissa pas le regard, continuant de l'observer comme lui le faisait aussi. Il ignorait tous les signaux d'alarme conseillant une soumission simple, sans faire de heurts, pour ne pas entraver une possible discussion. Cependant, il savait aussi comment le respect était obtenu dans les gangs et la faiblesse ne faisait pas naître une once d'estime ou de considération. Elle était proscrite, elle était évitée telle la peste dans un pays défavorisé. « Je cherche rien de précis mon gars. », répondit-il utilisant le même surnom que celui qu'on lui avait adressé quelques secondes plus tôt. N'ajoutant rien dans l'immédiat, il sortit son paquet de cigarettes de sa poche de veste puis le déposa sur la table. « Je me renseignais juste pour les affaires....  Parce qu'en ce moment c'est le bordel tu vois.  ». Il marqua une autre pause pour s'emparer d'un bâton de nicotine avant de continuer ses propos. Nul besoin d'être devin pour savoir que le chaos s'emparait peu à peu des rues de Los Angeles. Que les affaires n'étaient pas aussi prospères qu'habituellement depuis cette fusillade avait éclaté. « Je viens pas te faire chier toi et tes gars. J'ai juste entendu des trucs sur les Hell's et sur les gars d'Harper c'tout. Enfin tu sais, t'as des gars qui parlent trop certains soirs ou qui se vantent trop de certains trucs. T'en avais un de chez eux au Bill's un soir qui fanfaronnait c'tout. Et je voulais savoir si ces connards d'Harper étaient vraiment autant des connards qu'ils en ont l'air », finit-il par expliquer plus en détails tandis qu'il allumait la cigarette glissée entre ses lèvres. Oh non, il n'était pas en quête d'une guerre avec ces motards, au contraire, indirectement il ne cherchait qu'à les aider. Qu'à être une possible main tendue du côté de la justice. Parce qu'il souhaitait venir en aide à Genesis. Mais pour le moment, il préférait continuer de cacher pour quelle femme il se trouvait en ces lieux, pas encore prêt à sortir cette pièce maîtresse de sa manche, adoptant une autre stratégie plus périlleuse pour tâter le terrain. Pour comprendre à qui il avait affaire en la personne de Rickon.
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MessageSujet: Re: it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON Jeu 11 Jan - 14:49

 





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Rickon & Hunter

« lately i have been thinking about the price of my soul. i guess i didn’t notice the smirk the devil wore when i sold it for a living wage, a used car, and a two story house in the suburbs»
Le simple bar du garage de Chez Tragger et Walker était bondé. Non par de simples touristes venus tester la nouvelle bière à la mode importée d’Angleterre, mais par une armée toute entière. Les Hell’s tenaient dans cette minuscule pièce à prêt d’une quinzaine. L’odeur du tabac se mélangeant à la sueur de ces ogres, et à l’alcool qui avait tendance à bien trop couler. Tous arborant fièrement les couleurs du club, rêvant à des idéaux que Gilliam et Rickon tentaient de faire prévaloir sur le territoire qui était leur. Et si certains commençaient à imposer leur propre vision des choses, il en est d’autres, tel que ce Barman, qui ont encore foi en leur Président. Et cet homme, qui apparemment posait bien trop de questions indiscrètes, semblait très serein face à la situation qui se déroulait dorénavant autour de lui. Les Hell’s l’entouraient, leurs larges épaules ne permettant pas le passage d’un homme, ainsi si l’envie de fuir lui prenait, inutile d’imaginer qu’il pouvait aller bien loin. Rickon quant à lui, se tenait fièrement à sa droite, son regard détectant chacun des mouvements de l’homme. Malgré la menace qu’il avait laissé planer lorsqu’il avait posé sa main sur son épaule, ce dernier continuait de réagir aussi subtilement qu’il le faisait depuis les premières minutes de leur rencontre. « Je cherche rien de précis mon gars. » Évidemment. Qui aurait eu le cran d’avouer être ici pour glaner quelques informations en présence de ces ours tous plus mal léchés les uns que les autres. « Bien. » A ce simple mot, Rickon quitta pour la première fois son invité du regard pour déglutir son whisky en deux gorgées. Le breuvage réchauffa son œsophage réveillant par la même occasion son corps et son instinct de chef. « Je me renseignais juste pour les affaires....  Parce qu'en ce moment c'est le bordel tu vois.  » L’odeur de nicotine se répandit le long du bar, chatouillant les narines du Président. Sa voix rauque, venant cassée le silence naissant : « Et de quelles affaires s’agit-il ? Parce que t’vois, tu ne peux décemment pas te pointer ici, m’dire que tu t’renseignes pour des affaires et repartir s’en même m’en avoir parlé puisque indirectement ça m’concerne. »

Il le sentait intérieurement, que ça commençait à bouillir, que son sang remuait aussi vite qu’une tornade fraichement apparue. Sa mâchoire contractée l’empêchait de respirer normalement et le nom de ce foutu espagnol effleurant sans cesse ses lèvres. Il fallait qu’il règle au plus vite cette histoire avec ce gars sorti de nulle part pour se concentrer uniquement sur des affaires bien plus importantes à ses yeux. Néanmoins, Rickon n’était pas prêt à encaisser ce qui allait suivre. L’homme face à lui prit une inspiration, avant de lui sortir un nom qui allait frapper le Président aussi durement qu’une marque au fer rouge. « Je viens pas te faire chier toi et tes gars. J'ai juste entendu des trucs sur les Hell's et sur les gars d'Harper c'tout. Enfin tu sais, t'as des gars qui parlent trop certains soirs ou qui se vantent trop de certains trucs. T'en avais un de chez eux au Bill's un soir qui fanfaronnait c'tout. Et je voulais savoir si ces connards d'Harper étaient vraiment autant des connards qu'ils en ont l'air » D’instinct le Hors La Loi balaya le visage des Hell’s qui l’entouraient. Tous froncèrent les sourcils lorsque le nom Harper résonna à travers la pièce. A dire vrai, le Club n’a jamais réellement eu affaire aux Harper, simplement tous les membres avaient ordre de rapporter chacun de leurs faits et gestes à Rickon si ces derniers venaient à faire un petit tour sur leur territoire. Et dernièrement, faut avouer qu’ils se sont fait plus que des discrets : « Harper tu dis ? ». Machinalement, Rickon tambourina le bar de sa paume sur lequel il était accoudé, laissant les ondes de chocs venir se répercuter à travers son corps tout entier. « Et j’peux savoir qui t’es exactement ? J’veux dire qu’est-ce-qui fait qu’un gars comme toi s’est trouvé pile au bon endroit pour entendre certaines choses, qui si elles s’avèrent vraies, peuvent faire entrer la ville dans une véritable guerre civile ? » Parce que oui, si tout ce que raconte cet homme est vrai, si ceux sont bien les Harpers qui sont à l’origine de la fusillade, de la mort de Jack et donc de l’agression de Genesis, Rickon mettrait la ville à feu et à sang pour arriver jusqu’à l’enflure ayant médité ces évènements afin de le tuer de ses propres mains. Peu importe les conséquences, peu importe sa vie, du moment que le coupable paie. A cet instant, qui pouvait bien être ce type, Rickon s’en foutait. Seulement, il espérait que ce qu’il racontait là n’était pas fait pour simplement envenimer les choses dans cette ville. De ce fait, il allait devoir faire parler ce gars. Ainsi, à peine l’homme eu-t-il fini sa première bière que le Président commanda à son invité et à lui-même, une nouvelle tournée. Espérant que le liquide freinerait la rage qui s’installait familièrement à l’intérieur de lui, Rickon n’attendit pas que le verra soit posé pour en prendre une longue gorgée. « T’a pas intérêt de jouer contre moi mon gars, parce qu’au moindre faux pas, à la moindre hésitation de ta part, ces types te modéliseront un nouveau faciès à tel point que personne te reconnaîtra dehors. » Tout en se raclant la gorge, Rickon désigna d’un mouvement de tête sur sa gauche les gars du club qui se trouvait derrière lui. La dernière des choses dont avait besoin le Blondinet, c’était bien d’une guerre montée sur de faux témoignages.
 
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MessageSujet: Re: it's all we know the hurricane falling slow in the pouring rain ≡ RICKON Dim 14 Jan - 22:29

coming like a hurricane, i take it in real slow  
HUNTER GORDON AND RICKON TRAGGER※
Lately I have been thinking about the price of my soul. I guess I didn’t notice the smirk the Devil wore when I sold it for a living wage, a used car, and a two story house in the suburbs





Si elle était dissimulée derrière un visage aux traits réguliers, profondément camouflée par une retenue nécessaire contre toute explosion passagère, la violence était passagère intégrante du corps d’Hunter, ayant pris possession de ses cellules longtemps auparavant. A une époque où il était plus jeune, plus innocent dans cette ville qui était devenue la sienne. Mais ce temps de la blancheur des ailes d’une colombe s’était volatilisé en poussières, se transformant en une noirceur parsemée de légers éclats blancs dans quelques cellules cardiaques.  Néanmoins ce n’était pas cette lumière qu’il affichait dans ce bar, repère de tous les motards des Hell’s Angels. Car il savait parfaitement ce qu’il risquait s’il osait entrer dans ses lieux en prenant le temps d’annoncer qui il était. Un flic. Elle se situait là la réalité. Et entouré par plusieurs voyous, il savait quelle menace aurait pesé sur ses épaules s’il avait posé un nom sur son visage. Alors comme toujours quand il devenait quelqu’un d’autre, il jouait la partie, bluffant sans prendre le risque de dévoiler ses cartes bien cachées. « Bien. », se contentant uniquement d’hausser les épaules, sans tourner le regard vers le chef à ses côtés, il attrapa ce bâton de nicotine pour le glisser entre ses lèvres, laissant tous les effets de cette simple cigarette l’emplir intégralement. Le calmer pour empêcher qu’en une simple phrase, il opère cette transformation destructrice. « Et de quelles affaires s’agit-il ? Parce que t’vois, tu ne peux décemment pas te pointer ici, m’dire que tu t’renseignes pour des affaires et repartir s’en même m’en avoir parlé puisque indirectement ça m’concerne. ». Pour chaque situation de la sorte, il avait ce discours fabriqué avec précaution, une histoire parfaite destinée à convaincre ses assaillants qu’il était celui qu’il prétendait être. Qu’il n’était pas un ennemi venu d’ailleurs pour réaliser une attaque éclair. Le visage impassible, il regarda son interlocuteur, inspirant une nouvelle bouffée de nicotine avant de lui répondre.  « Parce que tu crois que parce que tu gères les Hell’s je dois arriver la bouche en cœur et te dire tout ce que tu veux savoir juste parce que tu le demandes ? », c’était le principe imposé par la hiérarchie logiquement. Ce Rickon était le chef de la meute et comme tous les autres gaillards assis non loin à les observer, il lui devait le respect. Tout du moins dans les faits, mais comme toujours, il ne suivait pas les règles pour rester en sécurité, s’orientant dans la direction d’une provocation déplacée à cause de son esprit possédé par ce besoin d’adrénaline. Néanmoins, ne voulant pas diriger cette discussion dans les méandres d’une bataille violente, il esquissa un petit sourire carnassier et ajouta : « Je passe du temps au Mexique, on transporte diverses marchandises, mais surtout des choses utiles pour des mecs comme toi. J’ai reçu une livraison récemment….  Que des merveilles qui feront fureur bientôt. ». Evidemment c’était d’armes qu’il parlait et à son regard il savait qu’il était inutile pour lui de prononcer le mot pour être compris par l’Alpha des bikers. Dans certains endroits, trop parler était inutile, certaines paroles devenant superflues, voire indésirables. Tel un artiste contemplant son œuvre, il observa l’effet de la bombe Harper au milieu de tous les hommes près de lui, comprenant qu’il tenait exactement ce qu’il désirait. Que peut-être en fouinant plus profondément il parviendrait à obtenir le trésor qu’il était venu chercher pour Genesis.  « Harper tu dis ? », une seconde son regard dévia sur la main tapant rythmiquement et rageusement le coin du bar. Il avait fait naître de l’intérêt mais aussi de la rage sur le géant près de lui en évoquant ce nom de famille, cela se voyait. « Je pense que tu les connais non ? », en tout cas il ne pouvait pas faire semblant d’y être indifférent. Et tout dans sa réaction montrait qu’il les connaissait, qu’ils n’étaient pas des inconnus parmi une multitude de personnes déambulant dans les rues de Los Angeles.   « Et j’peux savoir qui t’es exactement ? J’veux dire qu’est-ce-qui fait qu’un gars comme toi s’est trouvé pile au bon endroit pour entendre certaines choses, qui si elles s’avèrent vraies, peuvent faire entrer la ville dans une véritable guerre civile ? ». Pas encore prêt à dévoiler sa source, cette brune glaciale l’ayant amené jusqu’ici, il préférait progresser sur ce chemin sinueux, peu importe les conséquences sur lui-même. Car étrangement il en avait besoin, sentant les molécules d’adrénaline se distiller de ses veines jusqu’à ses muscles, il se délectait de ce dialogue qui avait lieu. De cette confrontation masculine qui réveillait tous ses instincts de chasseur.  « Qui j’suis ça t’intéresse pas. C’que tu veux savoir c’est ce que j’sais plutôt non ? Parce que ça a l’air de vachement t’intéresser j’crois. », il était personne ou tout du moins en apparence, il n’était qu’un mec parmi tant d’autres. Celui supposé être leur pire ennemi, se trouver du côté de la loi mais chavirant si souvent de l’autre côté quand il le fallait. A cet instant, c’était le cas, alors il oubliait son idée et cette plaque cachée dans le trou à l’intérieur de sa veste. « C’est le principe même de passer inaperçu partout et d’avoir des oreilles partout, on entend pleins de choses sur tout le monde pendant que tous les autres préfèrent se faire la guerre sans jamais prendre la peine d’écouter. », même si cette fois il mentait, Hunter avait cette habitude, une bière à la main il allait s’installer dans un bar, connaissant les repères de chaque meute de la ville et silencieusement il attendait, se nourrissant de tous les mots prononcés autour de lui. De toutes les informations que des esprits enivrés pouvaient dévoiler involontairement. Tournant de nouveau le regard du côté du géant, il finit par lui donner ce qu’il semblait attendre.  « T’as des mecs d’Harper qui semblaient se vanter d’avoir mené un truc contre vous. », tout du moins c’était ce que Genesis croyait et ayant confiance en l’instinct de la louve, il était prêt à fermer les yeux et à lui accorder une confiance aveugle, sans l’ombre d’un doute. Malheureusement, il sentit qu’autour de lui la tension était palpable, que les esprits remplis de cendres menaçaient de s’enflammer à cause de ses mots. Encore plus celui de Rickon qui attrapa à la volée une nouvelle bière.  « T’as pas intérêt de jouer contre moi mon gars, parce qu’au moindre faux pas, à la moindre hésitation de ta part, ces types te modéliseront un nouveau faciès à tel point que personne te reconnaîtra dehors. ». S’il aurait été plus raisonnable de la part de tous les êtres conscients de sentir la menace et d’y être réceptif, ce fut le contraire qui se produisit dans la boîte crânienne d’Hunter. Ses cellules nerveuses s’éveillèrent et pas effrayé par une possible attaque, car dépossédé de tout instinct de survie, cette voix ténébreuse sortit de sa torpeur pour taper furieusement contre sa tête. « T’penses que parce que t’es chez toi, tu peux me menacer et que je vais partir la queue entre les jambes comme tous les mecs d’ici qui ont peur de toi car t’es leur chef ? Si je voulais jouer contre toi, je pourrais te tuer avant même que tes toutous aient eu le temps de m’attraper le bras et avant que les autres aient levé leurs culs de leurs chaises. », le visage rivé dans la direction de l’ogre, il prononça chaque mot d’un calme olympien, laissant transparaître une assurance arrogante alors qu’il était entouré d’une armée de chiens enragés prêts à le mordre au moindre signe de faiblesse. Et comme à son habitude, au lieu de battre en retraite, il répliquait avec sarcasme, sortant les armes au lieu d’hisser le drapeau blanc dans cette pièce ennemie.  « Pourtant je l’ai pas fait, j’suis pas venu là pour ça, alors au lieu de me menacer, on peut continuer cette bière non ? », car après tout il n’était pas venu jusqu’ici pour mener un combat ou pour devenir l’ennemi numéro un des Hell’s Angels. Loin de là. Tout en parlant, comme pour le prouver au chef des motards, il posa sa main sur l’épaule, espérant ainsi éteindre les flammes d’un incendie annoncé.
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