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(GENCASS) ◊ Where is my son

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MessageSujet: (GENCASS) ◊ Where is my son Mar 12 Déc - 15:57


where is my son
Cassandra & Genesis

« Identifier le bonheur quand il est à ses pieds, avoir le courage et la détermination de se baisser pour le prendre dans ses bras... et le garder. C'est l'intelligence du coeur. L'intelligence sans celle du coeur ce n'est que de la logique et ce n'est pas grand chose.»
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le commissariat de Los Angeles était une véritable fourmilière, engluée dans un brouhaha incessant, vivant au rythme des mails, des autopsies, des rapports de polices, des criminels hurlants leur innocence, des boutades entre collègues, du café chaud qui chatouillait les narines des officiers, lieutenants, capitaines et secrétaires. Genesis était une fourmi parmi les autres, s’engouffrant dans sa grotte personnelle qui croulait sous la paperasse. Punaisant les photographies de son enquête, reliant les points communs entre cette affaire et d’autres semblables dans différents états du continent américain. Elle tapait du pied, ces derniers étaient enrobés dans des bottines en cuirs qui remontaient jusqu’à ses chevilles, jean enfoncé négligemment à l’intérieur de ces dernières. Genoux visibles à travers les déchirures de son Levis. Elle arborait un chemiser blanc, ses longs cheveux ondulés le long de ses épaules. Main droite posée fermement sur sa hanche, ses iris toisaient les photographies qui décoraient le mur de son bureau. Un café fumant réchauffé sa main gauche. Elle marmonnait ses interrogations à voix haute, cela l’aidait à mettre ses idées au clair, à dégager les plus farfelus pour ne garder que les plus cartésiennes. Ces derniers temps, depuis la mort de son oncle, sa vie avait pris un tournant délicat, premièrement elle devait vivre avec les stigmates de son agression, non pas qu’elle faisait partie de ces victimes traumatisées à vie, loin delà, plutôt parce qu’elle se devait de rassurer son petit garçon qui se montrait bien plus angoissé qu’habituellement. Cela s’était traduit par des bagarres que Priam avait déclenché à la maternelle. Genesis devait gérer cela, apprendre à son fils que la violence n’était pas toujours la solution tout en éludant bien sûr le fait que son propre père se servait bien plus souvent de ses poings que sa caboche. Puis, il y avait eu sa découverte concernant le père de sa meilleure amie, ce dernier ayant envoyé l’amant de sa fille en prison pour le forcer à rompre avec elle. Genesis n’était pas allée plus loin, l’argumentation du père l’avait fait sortir de ses gonds, néanmoins, elle avait pris la décision de laisser sa meilleure amie gérer son père et par la même occasion l’homme qu’elle aimait. Elle - même avait déjà bien à faire concernant sa propre relation avec Rickon qui tantôt se montrait particulièrement au beau fixe, et d’autres moments, elle redoutait la chute, celle qui était digne de ce qu’ils avaient toujours été. A l’idée même que le biker puisse déraper, des frissons la parcouraient de part et d’autre. Trapèzes tendus, elle haussa ses épaules et s’enivra d’une gorgée de caféine.

Son travail avait toujours été sa bouée au milieu d’une tempête sauvage. Qu’importe ce qui pouvait se passer dans sa vie, qu’importe les drames, les méandres de ses propres angoisses, les criminels courraient toujours, assassinant des innocents en prenant un plaisir interdit. Alors, lorsque Genesis sentait qu’elle chavirait d’un côté ou d’un autre, elle se plongeait dans les affaires qu’elle suivait, elle se mettait dans les peaux les plus immondes, elle vivait les crimes à l’intérieur de son corps. Cela permettait à son esprit hyperactif de se poser pendant quelques heures pour mieux redevenir maman la nuit tombée. « Bien. » Murmurait - elle en toisant le mur qui lui faisait face. Genesis savait que lorsqu’elle se trouvait au pied du mur, elle devait revivre sa rencontre avec le tueur en série, par là, elle entendait le meurtre qui l’avait lié à lui, la première scène de crime. Celle de la fête foraine. Il fallait décortiquer, apprendre la symbolique qui se cachait derrière ce lieu particulier dans lequel le tueur avait déposé le corps de sa victime. Primo, il s’agissait d’un lieu dans lequel les familles se réunissaient. La grande brune dégagea quelques mèches qui caressaient son front, puis attrapant un marqueur noir, elle nota sur un tableau blanc le mot famille. Premier point, creuser au niveau de la famille, cet endroit pouvait être un lieu que le tueur lui - même fréquentait dans son enfance, un lieu dans lequel il avait vécu un traumatisme ? Elle nota ce mot à côté de celui qu’elle venait d’écrire. Elle recula de quelques pas, posa une fesse sur le rebord de son bureau. Une nouvelle gorgée de caféine, des neurones en ébullition. Puis, le vibreur qui caressait sa peau de façon hystérique. Elle arqua un sourcil, voyant qu’elle ne connaissait pas le numéro, elle décrocha « Winston? ». Une voix de femme, fluette, légèrement rouée, peut - être même tremblante lui annonça que le petit Priam était tombé dans la cours de récréation. Ce dernier voulant monter à un arbre était tombée de quelques mètres tête la première contre le bitume.

Le café qu’elle tenait à la main s’était écroulé pitoyablement contre la moquette. Une tâche sombre s’étirait au fil des secondes. Genesis raccrocha, l’esprit tourmenté par l’image de son petit garçon allongé sur le sol, la tête ensanglantait. Elle eut envie de rendre tout ce qu’elle n’avait pas dans le ventre. Une sensation de panique, inhabituelle s’était éprise d’elle. Elle attrapa sa veste en cuir, qu’elle déposa vivement sur ses épaules, raccrochant son téléphone, elle s’était précipité à l’extérieure. De l’air, il lui fallait de l’air. Une grande inspiration caressait ses poumons, tandis qu’elle grimpa sa voiture et fit hurler ses pneus contre le bitume. Ses ongles cognaient nerveusement contre le volant, tandis qu’elle grillait quelques feux tricolores. Maudissant les gens qui roulaient trop lentement, elle crachait une vague de jurons. Lorsqu’enfin elle se retrouva devant l’hôpital général, elle fit claquer sa portière et se mit à courir à l’intérieur. Il y avait cette odeur détestable d’antiseptique qui fit revenir sa nausée. Les iris troublées, elle toisait les vas et viens incessant de patients, infirmières, médecins qui lui passaient sous le nez, trop pris dans l’urgence de leur métier. Elle se dirigea vers l’accueil, passant devant un jeune homme à l’arcade légèrement ouverte. « Excusez moi je cherche mon fils, Priam Winston, il vient d’être emmené ici, il a trois… » La main du blessé se posa machinalement sur son épaule, forçant la policière à porter son attention sur le jeune homme. « Hey j’étais là avant ! » Genesis le toisa froidement, gonflant sa poitrine sur laquelle elle croisa ses bras fermement. « Et alors ? » Le défiait - elle du regard. « Sérieux…bouges de là sinon.. » Genesis perdait patience, lui, venait de la pousser légèrement, les regards se portaient à présent sur ces deux individus qui étaient prêt à se sauter à la gorge. Genesis fut la première à envoyer le coup, son genou se logea contre la vessie du jeune garçon avec une telle hargne que le blessé se pliait en deux, courbant l’échine devant la jeune mère. La secrétaire tenait le téléphone entre ses doigts, prête à appeler la sécurité. Gen’ soupira puis lui tendit sa carte de lieutenant de police. « Mon fils ! Il est où ? » Sa voix était tremblante, tandis que la vieille dame tapotait nerveusement sur son clavier et que le jeune homme murmura des noms d’oiseaux, prêt à riposter. Gen, se tourna de nouveau et le fusilla du regard « Tu bouges et je te jure que tu vas y être pour quelque chose aux urgences. » Et, soyons clair, Genesis avait tendance à tenir ses promesses.
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MessageSujet: Re: (GENCASS) ◊ Where is my son Dim 14 Jan - 11:15

WHERE IS MY SON ?
GENESIS & CASSANDRA

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]A mother"s love for her child is like nothing else in the world. It knows no law, no pity, it dares all things and crushes down remorlessly all that stands in it's path. ✻✻✻ L’ébullition quotidienne du service des urgences pouvait sembler épuisant à la vue de certain. Même à ceux qui y travaillait. Cependant, je trouvais cette effervescence galvanisante. Bien entendu, je ne pouvais pas prétendre que chaque soir, j’étais à l’extérieur à faire la fête. Non, chaque soir, je m’écroulais sur mon lit avec soulagement. Mais lorsque le réveil sonnait et malgré la fatigue, j’étais toujours heureuse de partir pour exercer mon métier. La route avait été pavée d’embûches pour pouvoir y parvenir. J’avais tenu bon, je m’étais accrochée comme jamais. Et j’avais eu raison puisque je déambulais dans les couloirs de l’hôpital avec un sentiment d’accomplissement. Recoudre les plaies, gérer les familles, aiguiller les médecins dans leur diagnostic grâce aux observations du patient … Tout cela me donnait l’impression d’être utile. Ce sentiment tout récent avait le don de me sentir plus forte. Peut être même un peu trop téméraire, parfois.  En effet, je devais continuer à veiller sur l’organe défaillant dans ma poitrine. Sans lui, il était certain que je ne pourrais plus pratiquer mon métier, ne plus vivre aussi. Je me rappelais encore la tête décomposée que Gilliam avait eu lorsqu’il m’avait vu sortir mes bouquins d’études. Dans son esprit, je parlais d’être infirmière, mais ce n’était qu’une douce utopie. C’était encore abstrait. Il avait soulevé le livre d’anatomie avec un air méfiant, voir inquiet en me demandant ce que je comptais faire avec des livres qui coutaient une petite fortune. J’avais senti la moutarde me monter au nez, croyant que mon aîné ne m’avait écouté – encore une fois. Je lui avais répliqué que je voulais me rendre utile et gagner mon propre salaire, ce à quoi il avait répondu que je pouvais bien le faire dans un métier plus calme comme bibliothécaire. J’avais pris mes livres sous le bras et avait quitter la pièce sans un mot supplémentaire. Avec le temps, il avait fini par accepter la situation, malgré ses réserves. Lorsque j’avais fini par obtenir mon diplôme, j’eu la chance de voir une étincelle de fierté dans ses prunelles sombres. Ce qui ajouta une raison de plus à ma joie. Alors, les jours où je travaillais, je m’y rendais le cœur léger, sans redouter ce que je pourrais rencontrer durant ma journée. Même si je savais qu’elle n’allait pas être de tout repos. Ce matin ne faisait pas exception à la règle. J’étais entrée dans l’immeuble puis dans le vestiaire avec une énergie débordante. Il était encore tôt, alors le service des urgences se révéla calme. Les patients se trouvaient être ceux de la nuit, la plupart dormaient en attendant les résultats de leur examen ou bien en attendant de décuver d’une soirée, un peu trop arrosée. La matinée avançant la salle d’attente se noircit de monde. Les épidémies n’épargnant personne et faut de place pour un rendez vous chez le médecin, beaucoup pensent que se tourner vers les urgences est une bonne idée. Mais cela ne l’est pas puisque c’est un service des urgences et non pas, un cabinet médical. Les patients se suivaient, je déambulais entre les lits avant que l’ont me tende un dossier.  Un petit garçon qui serait tomber dans la cour de récréation. Je me rendis alors près du lit indiqué. Le médecin était passé le voir, avait prescrit quelques examens et souhaitait le garder pour une observation de vingt-quatre heures. Je jetais un œil au nom du patient. Priam Winston. Le petit garçon regardait autour de lui, un air inquiet peint sur ses traits. Je lui adressais un sourire, pour essayer de le rassurer. Genesis ne semblait pas dans les parages, mais mon instinct me chuchota qu’elle ne tarderait pas à arriver sur les lieux. « Bonjour, Priam, je m’appelle Cassandra, je vais m’occuper de toi. Alors comme ça tu es tombé dans la cour de récré ? », lui demandais-je en m’asseyant sur le rebord du lit. Je ne savais pas s’il accepterait que je le touche pour prendre sa tension ou quoi que ce soit d’autre. Je préférais le rassurer en premier. « Elle est où ma maman ? », demanda-t-il en plaçant ses prunelles dans les miennes. Bon sang, qu’est ce qu’il pouvait ressembler à sa mère avec cette attitude ! « Elle ne va pas tarder, l’école l’a appelé et il lui faut du temps pour venir du commissariat, tu sais. », lui répondis-je en me levant pour relever certaines données du moniteur. « Comment tu sais où elle travaille ? », continue le petit avec étonnement. Je ris légèrement. Le pauvre, j’avais l’impression de le faire tourner en bourrique, même si ce n’étais pas mon intention. « Je connais ta maman, on est amies, c’est pour ça que je le sais. Je connais aussi Rebekah. Désolé je ne te l’ai pas dit plus tôt. », m’excusais-je en me retournant. Il hocha la tête et sembla être prêt à me poser une nouvelle question, mais un vacarme s’éleva lentement de l’autre côté de la pièce. Comme si cela provenait de l’accueil. J’entends mes collègues chuchoter qu’une femme officier de police fait des siennes.   « Je vais voir ce qu’il se passe Priam et je reviens, d’accord ? », dis-je. Nouveau hochement de tête. Je demandais alors à une collègue de garder un œil sur lui. Je me dirigeais alors vers le pupitre de la secrétaire, reconnaissant Genesis de loin. Je pressais le pas, de peur qu’il n’y ai encore plus de grabuge. « Tu bouges et je te jure que tu vas y être pour quelque chose aux urgences. », entendis-je avant d’intervenir. « C’est bon Vera, je gére. », lançais-je à la secrétaire, qui me lança un regard interloqué. « GEN ! », m’exclamais-je avant de la prendre par le coude pour l’éloigner de l’autre patient qui ne semblait pas décourager par la silhouette menaçante de la policière.   « Brad, tu peux t’occuper de monsieur, s’il te plait. », continuais-je à l’intention d’un de mes collègues qui observait la scène avec des yeux ronds. Ce dernier ne demanda pas son reste. « Ca y est, Rickon déteint sur toi ? », demandais-je avec une pointe d’humour pour détendre l’atmosphère. Mais je savais bien pourquoi elle avait agi ainsi. Je n’avais pas d’enfant, mais je pouvais comprendre.   « Viens, je t’emmène voir Priam. Il va bien. », annonçais-je, en plaçant ma main sur son bras, pour la rassurer. Voilà longtemps que je n’avais pas vu Genesis, elle n’avait pas vraiment changé, si ce n’était cet air maternel, presque effrayant chez elle.
✻✻✻
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