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I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa

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MessageSujet: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Lun 20 Nov - 21:20

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MYLES LARSON AND NAIA ATKINS ※
you don’t know who you’re going end up with, get married to, have two kids with. you can never know but that shouldn’t stop you from imagining a beautiful future, one where you have someone who loves you. i like to imagine mine with you in it and a beautiful house with a rooftop so we can throw dinner parties around this time every year. i like to imagine waking up to you and rolling over to kiss you every morning despite my embarrassing morning breath. i like to imagine how we will end up together.


La journée avait été longue, bien trop longue. Elle ne ce souvenait pas le nombres de fois ou Hunter lui avait donné un nouveau café en la voyant baisser les bras, la connaissant par coeur et sachant définir le moment exacte ou elle avait eu besoin de caféine. Prendre du retard est monnaie courante chez les flics ce n’est pas nouveau, on demande à une personne d’être effective et efficace sur tout les fronts mais pour cela il faudrait qu’une seule journée en contienne trois. Alors quand la journée c’était terminée elle n’avait pas caché sa joie, elle c’était empressée de récupérer ses affaires, les clefs de sa voiture et était rentrée chez elle. A vingt-hui ans révolus la jeune femme partageait sa maison avec deux autres personnes, et une moitié d’humain. Ce qui était assez bizarre pour certains puisqu’elle avait de quoi vivre seule finalement, mais depuis qu’elle avait repris une vie normale elle ne supportait pas d’être seule. Elle avait du l’être pendant tellement d’années, qu’elle ne pouvait ce résoudre à l’idée de rentrer dans une maison vide. Pourtant ce soir elle était à deux doigts de prendre une chambre à l’hôtel, tant pis. Elle aimait sa meilleure amie depuis des années déjà, tout comme le frère de cette dernière et leur colocation ce passait à merveille. Et elle était complètement folle de Aaron, cette petite bouille d’ange pour qui elle ce battait afin de le nourrir, ou bien de le laver. Mais en ce moment il faisait des cauchemars la nuit et empêchait toute la maisonnée de faire des nuits complètes avec lui. Alors elle ce précipitait chez elle pour retrouver son lit, en sachant pertinemment qu’elle serait incapable de dormir. Pourtant c’est avec un faible sourire aux lèvres qu’elle pousse la porte « Je suis rentrée » déclare t-elle tandis qu’elle ce débarrasse de ses clefs, de sa veste et qu’elle embarque son sac de sport pour entrer dans la cuisine qui donnait dans le salon. Au passage elle attrape une pomme, remarque que personne n’est là et dans un nouveau soupir ce hisse jusqu’au premier étage. Elle y abandonne son sac devant la salle de bain afin de penser à faire tourner une machine, de sa main libre elle laisse son doigt parcourir le mur dont le papier peint fait des motifs en relief, une manie qu’elle à depuis son plus jeune âge quand sa mère lui apprenait à ressentir les choses avant de les voir. Des bruits attirent son attention et tandis qu’elle ce dirigeait jusqu’à sa chambre elle fait demi-tour, elle était peut être crevée mais la perspective de passer un peu de temps avec sa meilleure amie la réjouissait tout autant finalement que de s’allonger sur son lit. Elle passe sa tête dans l’ouverture de la porte, la pièce est baignée de petites lumières tamisées puisque la nuit est depuis quelque temps déjà bel et bien couchée. Aaron gazouille tandis que sa mère l’enveloppe dans son peignoir en coton, et ce met à sourire plus encore quand il pose les yeux sur la jeune femme. « Alors mon petit chat ! Je t’ai manqué hein ? » déclare t-elle de cette voix aiguë qu’elle garde pour ce petit ange, Naïa au contact de ce petit amour devient ridicule comme à peu près 90% de la population ce retrouvant au contact d’un enfant. Elle sait d’avance que sa mère lève les yeux au ciel, parce qu’elle toujours la première à ce moquer d’elle alors qu’elle n’est pas mieux. Délicatement Naïa ce fraye un chemin et dépose un baiser sur la tête chaude de l’enfant. Evie marmonne quelque chose qu’elle n’écoute pas, consciente qu’elle doit probablement être en train de ce moquer d’elle et fait quelques pas en arrière pour s’effondrer sur le canapé qui occupe le centre de la chambre de l’enfant. « Alors ? » demande la jolie brune sans pour autant poser un regard sur Naïa qui ne bouge plus d’un pouce. S’attendant à ce qu’elle lui demande par ce simple mot comment c’était passé sa journée, Naïa commence son récit en montrant bien qu’elle avait passé une journée affreuse quand Evie la coupe. « Non mais ça c’est comme tout les jours Nana. Je voulais que tu me dise ou tu en étais avec Myles! » à ce nom Naïa ferme les yeux. En quelques secondes seulement elle n’est plus présente dans la pièce, elle est plusieurs semaines auparavant, dans la rue devant l’avocat qui occupait la majorité de ses pensées. Elle pose une main sur ses lèvres quelques secondes, ce remémorant le baiser qu’il y’avait déposé sans même qu’elle ne s’y attende. « Atkins! » la voix remplie de rapproches de sa meilleure amie la ramène a la réalité elle lève la tête vers elle, tandis qu’elle tient Aaron dans ses bras le regard noir. Heureusement qu’elle avait son fils contre elle, sinon Naïa aurait déjà reçu une claque amicale pour la réveiller. « Mais qu’est ce que tu veux que je fasse à la fin ? Je ne vais pas débarquer à son bureau comme une fleur avec un repas, et tendre le drapeau blanc non ? Je crois que j’ai fais tout ce que je pouvais. » Un instant de silence prend place, tandis qu’Aaron ce met à baver, et Evie quitte la pièce obligeant de ce fait la jeune femme à la suivre dans le couloir. « C’est pas une si mauvaise idée, tu sais. » Elle n’en croyait pas ses oreilles. Cette idée était ridicule et c’était la seule qu’elle avait en tête. Naïa était complètement perdue, elle n’avait jamais été douée dans les relations amoureuse et cela ce comprenait quand on connaissait son histoire. Mais là c’était pire que tout, elle ne savait pas sur quel pied danser, elle en voulait à Myles quand elle savait que ce n’était pas sa place d’être en colère. Après tout dans cette histoire elle était seule et unique fautive, il avait eu tout les droits de lui en vouloir et de lui crier dessus. Pour autant elle avait craqué, elle qui n’ouvrait jamais son coeur avait fini par lui faire comprendre que cette situation n’était pas idéale pour elle non plus. Qu’elle avait souffert dans l’histoire, et qu’elle aussi l’avait aimé. Bon sang, elle l’aimait encore idiote qu’elle pouvait être. Et ce baiser … Elle ce trouvait aujourd’hui plus désorientée que jamais « Ne dit pas n’importe quoi. » déclare finalement Naïa en suivant toujours sa meilleure amie tandis que celle-ci installe Aaron dans sa chaise haute, avant de venir ce poser devant elle. « C’est pas en trainant des pieds que tu va faire avancer les choses, je t’ai connu plus combative Atkins! » une pichenette dans le bras, et Naïa ce le masse en tirant la langue, elles étaient de vraies gamines finalement. Alors oui peut être qu’il l’avait embrassé, mais il lui avait demandé de rester à l’écart. Alors oui peut être qu’il l’avait embrassé, mais elle était certaine qu’il ne savait pas pourquoi il avait fait cela non plus. Mais en réalité sa meilleure amie avait raison, elle était la seule à l’avoir entendu ce plaindre pendant des jours et des jours après qu’elle ai quitté la D.E.A, la seule à qui elle avait raconté son histoire et parfois la vie avait besoin d’être prise en main. Il lui suffisait de voir son frère, de voir à quel point il ce battait pour retrouver sa vie, pour retrouver un semblant de normalité avec Sara maintenant qu’il était enfin de retour. La vie était bien trop courte pour qu’on la gâche, et Naïa ne faisait que ça. Il était temps qu’elle réagisse, après tout si Myles était revenu dans sa vie ce n’était pas un hasard, si ? Elle ne croyait pas en dieu, et savait parfaitement que sa mère en aurait eu honte, mais on ne force pas quelque chose. Pourtant ses quatre dernières leurs chemins ne c’étaient jamais croisés, pourquoi maintenant ? Ils n’arrêtaient pas de ce voir, de ce retrouver aux mêmes endroits. Alors quelque chose devait être fait. C’est ainsi qu’elle ce retrouva quelques heures plus tard un sac de nourriture contenant le thaï préféré du jeune homme sous le bras, a pousser la porte de la clinique portant le nom de Myles Larson. Tout le long elle avait continué de ce persuader à quel point cette idée était mauvaise, imaginant à la perfection comment cela allait ce passer, il allait lui demander de partir froidement puisqu’après tout elle ne respectait pas ce qu’il lui avait demandé. Il était particulièrement bizarre pour elle de marcher dans ce couloir, cela lui rappelait beaucoup de souvenirs, trop de souvenirs. Elle ne comptait plus le nombre de fois ou elle l’avait rejoint tard la nuit, consciente qu’il travaillait sans voir le temps passer pour lui ramener de quoi manger et faire une petite pause. A ses souvenirs elle ressent des frissons lui parcourir l’échine, et les chasse rapidement. Elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie, elle voulait enterrer la hache de guerre. Incapable de savoir ce qu’elle attendait vraiment de cette visite, elle espérait seulement que celle-ci pour une fois ce passerait sans cris. Comme souvent les bureaux étaient vides, Myles était le genre d’homme si passionné qu’il pouvait passer des nuits entières sur un dossier, c’était une des choses qu’elle aimait chez lui, la façon dont il pouvait être dévoué à une cause, ou à une personne … Elle ce fraye un chemin au milieu des bureaux vides, afin de rejoindre celui du jeune homme. Enfin devant la porte elle hésite quelques secondes avant de frapper, était-ce vraiment une bonne idée ? Et quand elle s’apprête enfin à le faire, prenant son courage à deux mains, elle s’arrête quand elle entend le son d’un rire qu’elle ne connaît que trop bien. Figée là elle accuse ce qui est en train de ce passer. Elle est là seule dans cet open space, une main occupée par de le nourriture encore chaude, à une heure trop avancée de la soirée, une autre main prête à toquer sur une porte qui appartient à un homme qui à encore bien trop de place dans sa vie aujourd’hui. Ce même homme qui de l’autre côté, est à l’instant en train de passer un bon moment avec Ludmila Alexander. Car cela ne pouvait-être qu’elle, elle connaissait assez bien la jeune femme pour reconnaître son rire, et pire encore elle savait au fond d’elle que c’était elle, que cela ne pouvait être qu’elle. La nausée la submerge en quelques secondes seulement, cela lui était déjà arrivé quand elle avait compris que les deux jeunes gens ce fréquentaient. Elle ne connaissait rien de leur histoire et malgré la crise honteuse dont elle avait fait preuve, elle n’en avait plus reparlé avec l’un ou l’autre. Pourtant cette idée lui pourrissait l’esprit. Ne voulant pas créer une énième esclandre la première décision qui s’impose en elle est de prendre la poudre d’escampette, enfin plutôt la seconde puisque la première était plutôt de rentrer dans cette pièce et de tirer son « amie » par les cheveux, loin de là. Mais ce n’était pas la solution adéquate elle en était certaine, alors sans dire mots elle recule doucement avant de finalement tourner le dos. Ce n’est que lorsqu’elle est arrivée à la moitié du chemin que la porte s’ouvre et que les discussions s’arrête, elle est découverte. Quelques secondes lui suffisent pour cacher les émotions qui ce battent sur son visage, avant de finalement ce retourner vers les deux jeunes gens un sourire faux arborant son visage. « Salut !! J’étais dans le coin et …  » Et quoi ? Elle c’était dit qu’elle allait amener de quoi manger, alors que c’était peut être ce que Ludmila avait fait, avant elle. Bon sang qu’elle détestait Evie ! Elle montre le sac en haussant les épaules avant de reprendre « Je vous le laisse. » elle le dépose sur un des bureaux un peu trop vite, ne prend pas le temps de croiser le regard de l’un ou de l’autre puisqu’elle ce sent bien trop ridicule pour cela. Son coeur bat contre ses oreilles, elle ce déteste, elle les déteste. « Bref, je vous laisse. Bonne soirée. » Jamais elle n’a parlé aussi vite, jamais elle n’a eu envie de s’enfuir aussi vite pas même lorsqu’elle ce retrouvait dans une situation compliqué au boulot.
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MessageSujet: Re: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Ven 1 Déc - 22:28

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Naïa Atkins and Myles Larson
IT HURTS TO LOVE YOU, BUT I STILL LOVE YOU
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Installé devant son bureau, Myles regarde l’heure. Jugeant qu’il n’était pas encore assez tard pour quitter son lieu de travail, alors même que la nuit était déjà tombée sur la ville des anges depuis un certain temps, il détourne les yeux pour se concentrer sur le dossier qu’il travaillait depuis plusieurs heures, voir plusieurs jours. Ce dossier était un véritable casse-tête, allant de reconduction en reconduction et ne cessant de trouver des failles qui pourraient leur coûter cher. C’était toujours comme cela quand Myles passait derrière un autre de ses confrères et il détestait cela. De prime à bord, il n’était pas rare qu’on choisisse un avocat qui avait davantage de métier et d’années d’exercice au compteur pour prendre en charge un dossier ; pire encore, il n’était pas rare qu’un avocat commis d’office ait traité le dossier avant lui. Et c’était une fois déçu par ces hommes et femmes qui avaient pourtant fait les mêmes études que lui, qu’ils venaient vers Myles et lui demandait de prendre en charge leur cas. Mais évidemment, le jeune avocat devait prendre en cours de route un dossier à demi traité qui regorgeait d’erreurs et de vices de procédure. C’était là typiquement le genre de chose qu’il détestait. Car il détestait lorsque le travail était fait à moitié, qu’il était bâclé et qu’il devait passer des heures à tout remettre en ordre. Hélas, c’était plutôt courant malgré le fait qu’il disposait aujourd’hui d’une certaine renommée dans le milieu et qu’il était moins rare qu’auparavant, qu’on vienne directement le voir, lui. De plus, il s’était accumulé depuis quelque temps, une clientèle. Une clientèle fidèle et qu’il prenait plaisir à aider et à défendre. Ceci étant, le cas qu’il avait actuellement sous les yeux était typiquement le genre qui l’agaçait pour devoir passer derrière un autre avocat qu’il jugeait sans l’ombre d’un doute incompétent. D’ailleurs, il n’hésita pas à s’en plaindre à celui qui avait été et qui était toujours à bien des égards, son mentor et ami, Andrew Collins. Lui, mieux que personne savait ce que cela supposait. Plongé dans la paperasse et la jurisprudence, Myles en oublia de regarder à nouveau l’heure qui filait à une vitesse folle, sans même lui rappeler qu’il venait de louper le dîner. C’était courant chez lui mais plus encore depuis ces dernières années, depuis qu’il avait sa propre clinique et qu’il travaillait pour lui. Parce qu’il était dévoué et véritablement passionné par sa profession et par ce besoin devenu presque maladif, de s’imprégner et de se donner corps et âme pour aboutir à la meilleure des solutions pour son client. Il fut un temps où une certaine jeune femme venait lui rappeler qu’il avait encore sauté un repas par sa concentration et son dévouement, mais c’était une période révolue depuis longtemps. Ce n’est que lorsqu’il reçoit un message de Ludmila Alexander qui sort enfin le nez de cet amas de feuilles assez incroyable qui orne son bureau. Un mince sourire apparaît lorsqu’il le lit alors même qu’elle se contentait de lui demander s’il était encore au bureau pour qu’elle puisse passer lui déposer quelques dossiers. Si entre eux, les choses avaient été dernièrement un brin électriques, il n’était un secret pour personne que le jeune avocat n’était pas insensible au charme de cette femme. Peut-être parce qu’elle semblait être la seule à parvenir à lui faire penser à autre chose qu’à Naïa Atkins qui avait le don de hanter la moindre de ses pensées, et plus encore ces derniers jours. Reposant son téléphone après une réponse positive, Myles reprend son travail jusqu’à ce que cette ô combien charmante brune ne vienne faire irruption dans son bureau. Elle a l’habitude de venir ici et probablement n’y a-t-il, à cette heure-ci plus personne d’autre que lui dans les locaux, outre l’agent de sécurité qui partait parfois même avant. « Est-ce que parfois tu quittes ce bureau Myles Larson ? » Un sourire taquin aux lèvres, Ludmila referme la porte derrière elle par habitude avant de venir déposer une rapide bise sur les joues de l’avocat. Myles ne peut s’empêcher de laisser échapper un léger rire, bercé par cette vérité qu’il ne pouvait nier. Il passait plus de temps dans son bureau que dans son propre appartement, c’était une certitude. Et les fois où il quittait le bureau en question, étaient lorsqu’il devait se rendre à des rendez-vous d’affaire ou lorsqu’il se rendait au commissariat ou au tribunal pour plaider. Sa vie entière tournait autour de son job et cela ne lui avait jusqu’alors posé le moindre problème. Ceci étant, il lui arrivait de faire quelques entorses, dès lors qu’il s’agissait d’être en charmante compagnie. « Uniquement lorsque tu m’invites à en sortir ! » Un clin d’œil du jeune homme et des rires qui s’entremêlent l’un à l’autre, illustrent à la perfection la relation que ces deux jeunes adultes entretenaient. Ils n’avaient guère mis de mot sur celle-ci, et n’en avaient finalement pas vraiment envie, parce qu’ils se savaient promis à d’autres, mais il était évident que le charme opérait entre eux et qu’ils prenaient un plaisir non dissimulé à s’adonner au plaisir du flirt à outrance. D’ailleurs, c’est ainsi que la conversation se poursuivit entre les deux jeunes adultes qui n’hésitaient pas à aller toujours plus loin. Ils se savaient seuls dans les locaux et plus encore, ils savaient que personne ne les attendait chez eux, si bien qu’ils retardèrent au maximum le moment de se quitter. Ceci jusqu’à ce qu’ils ne se rendent compte qu’il serait peut-être grand temps de rentrer chez eux. Accompagné de plaisanteries taquines, Myles raccompagne Ludmila à la porte de son bureau, comme il le faisait à chaque fois, quelle que soit la personne, parce qu’il avait été élevé ainsi et qu’il avait toujours mis un point d’honneur aux bonnes manières. « J’espère qu’on aura l’occasion de se voir bientôt. » Un petit sourire rempli de sous-entendus assiste la main de Myles qui vient se poser délicatement au creux du dos de Mila, alors que l’autre attrapait la poignée de la porte. Un large sourire aux lèvres elle s’apprête à répondre lorsque la porte s’ouvre et qu’ils découvrent une scène à laquelle l’un comme l’autre ne s’attendait. Myles reste un instant interdit, face à cette femme qui se tenait au milieu de l’open space de sa clinique. Munie d’un sac en papier, elle semble aussi interloquée qu’eux. Aussi désarçonnée face à ce qui se présente sous ses yeux et ce que personne ne semblait avoir prémédité une seule seconde. « Naïa ? » Myles fronce les sourcils alors qu’une multitude de question vient s’entremêler dans son esprit. Des questions qui s’entrechoquent et qui ne trouvent la moindre réponse. Que faisait-elle là ? Pourquoi ? Pourquoi à une heure pareille ? N’avait-elle pas été claire dans leur dernier échange téléphonique ? Que pensait-elle de lui ? Du baiser qu’ils avaient échangé et dont ils n’avaient finalement jamais véritablement reparlé ? Que pensait-elle de lui se trouvant à une heure pareille dans son bureau avec Ludmila Alexander qui était censée être son amie ? A cette interrogation, Myles retire immédiatement la main du dos de Ludmila qui semblait aussi mal à l’aise que qu’il ne l’était. Pourtant, personne ne dit le moindre mot et Myles semble incapable de détourner son regard de cette jolie blonde qui avait provoqué plus de dégâts en lui qu’il n’en avait jamais subi auparavant. « Salut !! J’étais dans le coin et … » Naïa Atkins affichait un sourire à la fois faux et terriblement gêné. Gêné par ses propres actes et probablement par la scène qui s’était offerte à elle. Elle hausse les épaules et montre le sac qu’elle tenait dans ses mains. Myles tourne le regard vers ce qu’elle montre et il ne lui faut qu’une fraction de seconde pour comprendre ce que c’était. Pour la simple et bonne raison qu’il fut un temps où elle débarquait tout aussi tardivement à son bureau munie de ce même sac. Ce sac renfermant les mets du traiteur thaïlandais que Myles préférait et elle connaissait assez bien le jeune homme pour savoir qu’il faisait bien souvent passer son travail avant sa propre nutrition. Derechef, ses sourcils se froncent se demandant quelle était la signification de cette venue. Tout était terriblement compliqué entre eux. Ils s’étaient aimés, terriblement aimés, s’étaient quittés dans de mauvaises conditions, s’étaient manqués puis détestés, avaient souffert comme jamais, s’étaient jetés à la figure tout un tas de vérités et non vérités blessantes et les choses avaient fini par s’apaiser. Dans le sens où ils en avaient assez de se battre l’un contre l’autre et probablement contre ces sentiments destructeurs qui les animaient inlassablement malgré les années. Pour autant, Myles n’était pas certain de vouloir, au delà d’apaiser leur rapport, être ami avec elle. Il n’avait pas envie d’être son ami et n’en avait jamais eu l’envie. Entre eux, il n’avait jamais été question d’amitié et probablement n’en sera-t-il jamais question. Et la fin de leur échange avait clairement mis un terme presque définitif à leur relation aussi tranquillisée soit-elle. Pour autant, dès l’instant où il croise son regard, l’aspect définitif semble étrangement oublié. « Je vous le laisse. » L’espace d’une seconde, Myles en avait oublié ce qui se passait autour. Il en avait oublié Ludmila et avait oublié que la situation était des plus gênantes. Non, il était parti dans ses pensées, se demandant comment il devait interpréter la présence de la jeune femme et plus encore, comment il devait prendre le fait même qu’elle décide un beau soir, au hasard de réitérer l’une des traditions qu’ils avaient installé ensemble alors qu’ils formaient un couple à part entière. Un couple basé sur des mensonges, mais un couple quand même. Le fait qu’elle pose le sac sans même parvenir à les regarder le rappelle pourtant à l’ordre. « Bref, je vous laisse. Bonne soirée. » Myles met un temps certain avant de réagir. Parce qu’en face, il ne comprend pas bien ce qu’il est en train de se passer et il ne sait même pas ce qu’il doit faire. Si bien que le temps qu’il réagisse, Naïa a déjà tourné les talons et pris la direction de la sortie. Il secoue la tête, conscient à cet instant d’une seule chose, il ne voulait pas qu’elle parte et avait besoin de réponse. « Mila, ça te dérange pas ? » Reprenant conscience et retrouvant sa vivacité d’esprit, Myles pose son regard sur celle qui avait presque autant que lui, subi cet échange des plus étranges. Il lui fait comprendre en un regard et quelques mots qu’il avait besoin d’aller retrouver celle qui venait de débarquer à l’improviste et sans véritable raison, afin de savoir de quoi il en retournait. Ou tout simplement, il avait besoin de la voir et de ne pas laisser lui échapper cet instant probablement suspendu et surtout inattendu qui allait s’offrir à lui. « Je suis désolé, on en parle demain. » Myles embrasse rapidement la joue de Ludmila avant de rejoindre à pas très rapides Naïa qui semblait avoir actionné une vitesse bien plus rapide qu’il ne l’aurait cru. Elle s’apprête même à quitter les locaux quand Myles l’aperçoit. « Naïa, attends ! » Il lui faut quelques secondes pour arriver à sa hauteur et s’emparer de son bras, afin de l’inciter à s’arrêter, à rester et surtout à lui faire face. Elle n’a de toute évidence pas vraiment de choix. Non pas qu’il utilise une quelconque contrainte mais il avait véritablement envie qu’elle lui fournir des explications. Elle se retourne enfin, ne trouvant probablement pas d’autre solution, alors qu’il ne relâche pas immédiatement son bras. Comme si ce contact avait quelque chose de vivifiant et de rassurant. « Qu’est-ce tu fais là ? » Son regard tombe dans celui de Naïa dans lequel il se noie immédiatement, à la recherche de ces réponses qu’il pensait ne jamais avoir à se confronter un jour…
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MessageSujet: Re: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Ven 22 Déc - 20:41

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Depuis aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir, Naïa agissait toujours comme elle l’entendait. Cela pouvait parfois causer quelques problèmes que ce soit auprès de sa famille d’accueil, de son frère ou auprès de ses amis, ses patrons. Avec les années de toute évidence ce trait particulier de sa personnalité c’était adoucit, parce qu’elle savait quand laisser les choses arriver, et quand prendre la parole pour indiquer qu’elle n’était absolument pas d’accord avec ce qui pouvait être en train de ce dire. De manière générale elle était au centre des désaccords et si au début cela avait ennuyé plus d’un de ses collègues aujourd’hui cela les faisaient presque rire, parce qu’elle n’avait pas peur de quiconque pouvait ce trouver en face d’elle. Car elle avait affronté des barons de la drogue, des meurtriers et ne c’était jamais laissée marcher sur les pieds. Hunter s’amusait souvent d’ailleurs à la taquiner avec ça, parce que finalement l’un et l’autre ce ressemblaient assez sur ce point là et étaient ceux qui au commissariat levaient le plus la voix. Dernièrement on ne faisait que parler d’elle, de ce scandale qui avait été causé dans les couloirs quelques semaines auparavant entre la jeune femme et un avocat qui avait pour habitude d’embêter tout le monde. Personne n’aimait les avocats ici, parce qu’ils avaient pour habitude de fourrer leur nez partout et remuer la merde quand eux n’en avaient pas besoin. Depuis des générations déjà les relations entre les flics et les avocats de cette ville faisait du remue-ménage, créerait des histoires sans précédents et la dernière en date était la sienne. De toute évidence l’on applaudissait la répartie dont elle avait pu faire preuve, après tout cet avocat là avait tapé en plein dans le coeur en réussissant à destituer son collègue de son poste, et avait fait sortir le lieutenant de ses gonds. Mais fondamentalement ce n’était pas là, la seule et unique raison et tout le monde avait pu profiter de leur échange bien trop personnel. Bien trop peu ressemblant au Lieutenant Atkins qu’ils avaient jusqu’alors appris à connaître. Elle n’était pas naïve beaucoup parlaient sur elle, ce demandant si un jour elle arriverait à trouver quelqu’un tellement ils pensaient parfois qu’elle pouvait être difficile à vivre. Simplement parce qu’elle n’était pas le genre de femme à ce laisser marcher sur les pieds, et à fermer sa bouche et qu’aucune femme de ce genre n’aurait longtemps tenu dans la police. Qui plus est beaucoup savaient qu’elle venait d’ailleurs, puisque dans les premières années à leurs côtés, les autres flics l’appelaient « l’expatriée » celle qui auparavant n’était pas comme eux. Celle qui travaillait pour le gouvernement sans que jamais personne n’arrive jamais réellement à savoir de quoi il s’agissait, continuant de construire autour d’elle un mystère qu’elle n’avait jamais tenu à élucider. Parce qu’elle aimait ça, elle aimait qu’on la pense puissante, mystérieuse et qu’on ne veuille pas ce mettre en travers de son chemin. C’était un sentiment qu’elle avait toujours aimé et une des raisons égoïstes pour laquelle elle exerçait ce métier aujourd’hui, car elle aimait avoir du pouvoir et ne s’en cachait pas. Seulement cette image dorée que l’on avait d’elle, cette image qu’elle voulait renvoyer c’était fissurée car on l’avait attaqué sur le seul plan qu’elle ne savait gérer : Myles Larson. Un nom qu’elle chérissait et détestait tout autant. Cette contradiction qui ce muait en elle sans cesse, comme si finalement il n’était pas possible de vivre paisiblement avec cette histoire qui en fin de compte l’avait changée à jamais. Dire qu’elle avait tout arrêté à cause de lui n’était pas un euphémisme, il était celui qui avait réveiller en elle ce sentiment d’humanité qu’elle semblait avoir complètement perdu en voyant ses parents ce faire assassiner devant elle. Il avait réveillé cette chaleur qu’elle ne connaissait plus, et qu’elle ne pensait pas encore possible en elle. Il avait découvert finalement la jeune femme qu’elle aurait certainement toujours du être, cette jeune femme que personne ne connaissaient et cette mission qui devait être un tissus de mensonge avait pris plus de réalité qu’autre chose. C’était ce qui c’était révélé dangereux, c’était ce que son instructeur avait remarqué avant les autres, avant même qu’elle ne s’en rende compte elle même quand il lui avait demandé de couper les liens avec le jeune avocat qu’il était alors. Un avocat. Ce même avocat donc qui l’avait complètement exposée au sein de ce commissariat qui était comme une seconde maison pour elle, un refuge dans lequel elle ne laissait rien ce mettre en travers de son chemin. A l’exception de Myles, qui finalement trouvait toujours un moyen de l’exposée. Dire qu’elle avait tout arrêté pour le protéger n’était pas un mensonge, le mensonge était dans l’omission volontaire qu’elle continuer de faire : elle devait ce protéger elle même. Car dans sa vie déjà elle avait bien trop de faiblesses, elle le savait mais n’arrivait jamais à s’en débarrasser, car il s’agissait de son frère, de cette famille aimante qui les avaient accueillis, de Aaron et Evie, de Jude et Hunter. D’une liste sans fin de personnes qui comptaient à ses yeux, et y rajouter Myles aurait alors été une erreur. Car il était celui plus que les autres qui avait pris possession de son coeur, et elle savait que cela était un risque qui allait lui couter cher si elle acceptait de le prendre. Elle ne l’avait pas fait, égoïstement peut être avait-elle décidé de suivre les instructions qu’on lui avait donné, elle avait vu le visage de cette homme qu’elle aimait quand elle lui avait indiqué que tout était fini entre eux et l’avait vu et revu plusieurs fois dans ses rêves. Ce même visage qu’il avait posé sur elle quand elle lui avait appris toute la vérité, ou encore quand il avait déversé sur elle toute la colère qu’il pouvait éprouver. S’en était trop pour elle, elle était fatiguée de cette culpabilité permanente, de cette colère sans frontières, elle ne pouvait continuer à vouloir s’expliquer car il refusait d’écouter et qu’elle continuait de répéter les mêmes choses pour rien, dans le vent. Et elle avait été franche avec lui une fois de plus, autant qu’elle pouvait l’être en tout cas en lui avouant qu’elle ne souhaitait pas continuer cette guerre qu’il souhaitait mener contre elle, elle n’avait pas le force. Pas la force de revivre tout ce qu’ils avaient vécus, pas la force de l’entendre dire qu’elle était la pire erreur de sa vie, elle était à bout de force et souhaitait simplement que les choses s’arrête. Même si cela revenait à ne plus faire partit de sa vie, elle l’avait fait une fois savait à quel point cela était difficile mais si cela pouvait aider la jeune homme à continuer sa vie, elle le ferait de nouveau. Elle était prête à tout cela, s’attendait à ce qu’il accepte et qu’il lui tourne le dos sans jamais de nouveau poser un regard sur elle. Au lieu de quoi il avait emprisonné ses lèvres, donnant à la droguée qu’elle était tout ce qui hantait ses nuits et ses pensées avant de la rejeter aussi durement qu’il l’avait fait jusqu’alors, la laissant dans une confusion telle qu’elle n’avait pas été capable de bouger de ce trottoir pendant de longues minutes, passant une main absente sur le fantôme des lèvres de Myles contre les siennes. Pourquoi ? Pourquoi finalement avait-elle pris la décision irrationnelle d’écouter sa meilleure amie ? Si elle aimait Evie plus que tout, la considérait comme une soeur, celle-ci n’était pas la personne la mieux placée pour lui donner des conseils sur ce genre de choses. Elle le savait pertinemment et pour autant, Evie lui avait dit d’être plus combative et elle c’était mise en route sans réfléchir. Elle avait pris une douche, c’était préparée, avait pris à manger et n’avait pas eu le temps de vraiment penser à ce qu’elle était en train de faire jusqu’à ce qu’elle ne ce retrouve dans les bureaux de Myles, devant son air surpris et le sourire gêné de la jeune femme qui l’accompagnait. Jusqu’alors Naïa avait toujours trouvé en Ludmila Alexander une jeune femme impressionnante qui avait du battre bien des démons pour s’en sortir, une femme forte et qu’elle admirait jusqu’à ce qu’elle ne ce rende compte que celle qu’elle considérait comme une amie, passait beaucoup, énormément, trop de temps avec Myles. Jamais de sa vie Naïa ne c’est sentie aussi mal à l’aise qu’à cet instant, dans ce couloir créer au milieu de ses bureaux tous vides vu l’heure avancée de la soirée, faisant face à Myles et Ludmila. Comme suspendue dans le temps le silence qui les entourent lui donne des frissons mais bien moins que lorsque ses yeux ce posent sur la main du jeune homme confortablement installée au creux du dos de la jolie brune, une vision qui lui donne immédiatement envie de vomir. « Naïa ?» Il ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, à raison. Que faisait-elle là bon sang ? Elle ne le savait pas non plus. Elle détestait sa spontanéité et son incapacité à réfléchir quand cela concernait Myles. L’entendre ainsi prononcé son prénom qui s’évanouit dans la pièce vide la ramène plus encore dans ce monde ou ils ne sont rien l’un pour l’autre. Dans ce monde ou finalement le fait qu’il soit avec elle et qu’il la touche ne devait pas la gêner. Mais il n’en était rien, elle détestait cette situation, elle ce détestait, et elle les détestait tout les deux. Le regard de Myles la transperce tandis qu’elle ne sait plus ou ce mettre, elle perd ses mots, souriait comme elle pouvait pour cacher la tempête qu’elle ressentait au plus profond d’elle même. Elle voulait fuir le plus loin possible. Son cerveau tournait à une vitesse ahurissante si bien qu’elle avait déjà la tête qui tournait, ses mains tremblaient de cette colère qu’elle éprouvait contre elle. Pourquoi continuait-elle de s’acharner sur quelque chose qui ne devait plus être ? Ils c’étaient tout les deux mis d’accord sur ce point, et elle avait fait n’importe quoi une fois de plus. Ça ne lui ressemblait pas … A chaque fois qu'il était question de Myles Larson, elle perdait le fil de ses pensées, de ses actes, elle ce perdait. Elle ne met pas longtemps finalement a déposer le sac sur un bureau n’importe lequel en leur souhaitant une bonne soirée et en tournant les talons aussi vite qu’elle le pouvait. Quand elle ne sent plus leur regard sur elle elle passe une main sur son visage pour ce ressaisir, elle avait besoin d’air frais, elle avait besoin de partir de cet endroit et vite. « Naïa, attends !» Elle l’entend mais ne s’arrête pas pour autant, persuadée qu’elle aura le temps d’être loin d’ici avant qu’il n’arrive à sa hauteur. Elle ne voulait pas affronter le jeune homme pas après ce qui venait de passer. Parce qu’elle était en colère, qu’elle était jalouse et surtout qu’elle ce sentait totalement idiote de ressentir tout ça. La main de Myles ce referme sur son bras, l’arrêtant dans son élan et l’obligeant finalement à lui faire face. Et comme à chaque fois son corps ce réchauffe, comme si finalement le simple fait de le toucher arrivait à la calmer. Elle pose ses yeux bleutés dans ceux du jeune homme qui ne semble rien comprendre. « Qu’est-ce tu fais là ?» Et pendant quelques secondes presque elle est happée, dans ce regard qui représentait bien trop de choses pour elle. Si elle aurait déjà du ce sortir de là, et partir au courant elle en était maintenant incapable. Elle fini par inspiré profondément et ce met à fixer un point derrière lui « Je n’en sais rien.  » sa réponse éclatait de vérité. Sa colère remonte en elle, par vagues. Alors elle dégage son bras de la main du jeune homme, prend une certaine distance avant de finalement poser de nouveau ses yeux sur lui. « C’était complètement idiot de ma part. Une erreur. Je n’aurais pas du venir.  » Elle parle si vite qu’elle ne ce reconnaît pas elle même, sa colère est plus que palpable bien que complètement déplacée. « Ludmila doit t’attendre, vas-y.  » elle lève le bras en direction des bureaux, le poussant à ce rendre là bas avant qu’elle ne craque complètement. Car aujourd’hui plus que jamais elle savait qu’elle l’aimait toujours.
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MessageSujet: Re: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Dim 11 Fév - 12:33

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Naïa Atkins and Myles Larson
IT HURTS TO LOVE YOU, BUT I STILL LOVE YOU
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Sous les conseils d’Iris Gilmore, qui n’était autre que sa meilleure amie, Myles avait décidé de passer l’éponge, de ne plus se laisser ronger par la rancune et la colère, ceci pour avancer. Il avait sur le papier décidé d’avoir de meilleurs rapports avec celle qu’il semblait croiser à chaque coin de rue, avec celle qui faisait naître en lui une colère démesurée et complètement hors de contrôle. Une colère qui avait traversé les années et plus encore le cœur de cet homme pourtant calme et réfléchi. Pour autant, Naia Atkins avait toujours eu sur lui un effet particulièrement dévastateur, bien qu’enivrant et passionné. Elle avait fait naître tant d’émotions chez lui. Des émotions qu’il n’avait jamais ressenti auparavant, pour quiconque, pour quoi que se soit. Elle avait tout provoqué chez lui, de l’amour à la haine, de l’exaltation au dégoût, de la passion à la colère, de la douceur à l’agressivité. Tout, absolument tous les sentiments, aussi contradictoires soient-ils étaient passés par l’organe vital de cet homme connu pour son équilibre et sa simplicité. Mais Naïa Atkins le rendait différent, bien plus excessif et bien plus spontané. Elle faisait naître un tout autre homme, peut-être l’animal qui régnait en maître dans les profondeurs de chaque individu. Pour autant, il avait usé tellement d’énergie à ce lot de sentiments et sensations, qu’il s’était retrouvé terrassé, épuisé, fatigué de toujours devoir se battre, contre elle mais aussi contre lui-même et toutes ses émotions qui s’entrechoquaient sans qu’il n’ait la moindre main mise sur celles-ci. A l’image de l’économie libérale, une main invisible drainait la moindre de ses réactions dès lors qu’il était question d’elle. Il ne parvenait plus à faire preuve de réflexion ni même à agir normalement. Et ce baiser, dont il était à l’initiative devant le commissariat en était l’illustration parfaite. Un brin bipolaire il s’était accaparé de ses lèvres pour s’en défaire et lui vociférer une atrocité. Il était contradictoire et terriblement confus. Littéralement perdu, absolument tout s’entremêlait dans son esprit et rien ne semblait vouloir s’arrêter. Alors oui, Naia Atkins représentait pour lui, le meilleur comme le pire. Et s’il lui avait parfois dit qu’elle était la pire chose qu’il lui était arrivé, il se voilait la face sur l’autre facette. Celle du meilleur. Celle qui lui avait permis de découvrir ce qu’était l’amour. Le véritable amour. L’amour passionnel et dévorant. Celui qui vous transcende, qui vous déchire les entrailles et qui s’immisce dans chacune des cellules de votre organisme. C’était ça aussi Naïa, outre tous les mensonges, outre le cœur brisé, outre les cris, la colère et la rancune. Et s’il revendiquait le contraire, il ne pouvait se débarrasser de tout ce qu’elle avait pu lui apporter parce qu’il n’était guère sûr de pouvoir un jour aimer autant qu’il l’avait aimé elle. C’était en faisait état de toutes ces choses que Myles s’était rendu à l’évidence qu’Iris avait raison. Il devait essayer de passer à autre chose. Il devait essayer de se reconstruire de manière plus saine et sereine. Il devait cesser de se laisser envahir par ce flot de colère et tourner la page. Il devait reprendre cette partie de sa vie en main et aller de l’avant. Il le devait. Mais en était-il véritablement capable ? Lui-même l’ignorait. Mais le fait est qu’il essayait. Il essayait de voir d’autres femmes, il essayait de ne plus penser à elle pendant des heures durant, d’imaginer qu’elle aurait pu être leur vie si tout ceci n’était pas un tissu de mensonge, et de se remémorer tous ces moments qu’ils avaient passé ensemble. Il les avait enfoui dans un coin de sa tête et avait entamé le chemin de la guérison, dans les maux que son cœur engendrait dès lors qu’il était question de Naïa. Ce pas en avant lui avait permis de s’ouvrir et de prendre la forme d’un jeu de séduction avec Ludmila Alexander, tout en sachant que ce jeu était dangereux. S’il ignorait qu’elle était l’une des amies proches de Naïa lorsque cette incartade avait débutée, ça n’était aujourd’hui plus le cas, et il ne parvenait pourtant plus à s’arrêter. Parce qu’il appréciait cette jeune femme, et qu’elle semblait être le remède parfait pour soigner ses plaies. Et puis, Naïa avait finalement été très claire sur ce qu’ils étaient aujourd’hui, ou plutôt sur ce qu’ils n’étaient pas. Car si Myles avait décidé de laisser sa rancune de côté, il n’était pas pour autant prêt à oublier. Il faisait un effort pour ne plus lui reprocher tout ce qu’il avait sur le cœur dès lors qu’il croisait son chemin, il prenait sur lui pour ne plus crier et s’énerver. Il ne voulait plus songer à cette histoire et à la colère immense que cela suscitait en lui. Mais il était incapable pour autant d’aller plus loin. Il était incapable d’être son ami, un simple ami alors qu’il avait été tellement plus à une période. Il était incapable de la voir tous les jours, comme si de rien était, de s’adonner à une conversation amicale et sans la moindre arrière pensée. Il était incapable de l’avoir près de lui sans dérailler et plus encore, il ne se sentait pas en mesure de lui faire confiance à nouveau… C’était ce sur quoi avait tourné leur dernière conversation, seule véritable conversation sans cris et reproches qu’ils avaient eu par téléphones interposés. Et la conclusion avait été claire, ils devaient passer à autre chose et ne plus retourner constamment vers l’autre pour une raison ou pour une autre. C’était la conclusion qui avait été rendue et naturellement, Myles s’était attendue à ne plus jamais revoir Naia. Ou peut-être seulement par pur hasard dans un magasin, au commissariat ou lors de l’une de ses plaidoiries. Il s’était attendu en réalité, à la croiser partout ailleurs sauf ici, à une heure assez avancée de la soirée, au beau milieu de l’open space de sa clinique. Celui qui ruisselait d’ordinaire d’avocats et autres juristes et qui était ce soir vide, outre la présence de Naia Atkins, les cheveux lâchés sur les épaules –comme il aimait tant- et le regard qui voulait en dire long. Long sur ce qu’elle ressentait face à la scène qui s’offrait à elle. Dressé devant elle, juste à côté de Ludmila Alexander, Myles se perd immédiatement dans ce regard. Ce regard qu’il sait sincère, sans trop savoir pourquoi. C’est d’ailleurs la première fois qu’il ressent autant de sincérité dans le regard de Naia depuis bien longtemps. Bercé par la surprise, il ne sait que faire, que dire. Comme paralysé il ne parvient à détourner son regard du sien. De celui qui transparait la colère, la déception et une once de regret. Il la détaille dans chacune des parcelles de son visage, allant jusqu’à s’attarder sur ce grain de beauté pourtant si mince au creux de sa joue. Ce n’est que lorsque le regard de la jolie blonde s’abaisse vers sa propre main qu’il reprend conscience et retire ses doigts qu’il avait glissés par habitude dans le dos de Ludmila. Il ignore pourquoi, mais il n’a pas envie qu’elle s’imagine qu’il se passe quoi que se soit entre eux. La seule chose qu’il parvient à faire ou à dire pour rattraper cela, c’est énoncer le prénom de son interlocutrice, l’interrogeant du regard. Car au delà de tout ce qui était en train de se passer actuellement, il était surtout épris d’une véritable surprise de la voir ici ce soir. Elle affiche un mince sourire, pour camoufler une gêne qui transparait pourtant sans le moindre mystère. Il sait qu’elle est en colère. Malgré tout ce qu’il avait pu dire, il la connaissait. Il la connaissait assez pour savoir que ses mains tremblantes, son sourire gêné, son regard le fusillant et sa mâchoire se contractant avaient un sens. Tous les signes étaient là. Elle était énervée, terriblement en colère, à la limite de l’implosion alors que la logique ne supposait pas ce genre de comportement. Ils avaient mis les choses au clair, plus ou moins. Et ils avaient enterré la hache de guerre, avaient brandi le drapeau blanc, en signant un accord de paix. Et ils s’étaient séparés en retournant chacun à leur vie respective. C’était tout. Il n’y avait rien d’autre. Du moins, selon la logique, il n’aurait rien dû avoir d’autre. Et encore moins une visite presque nocturne dans les locaux de sa clinique. Clinique qui avait bien évoluée depuis la dernière fois où elle était venue ici. Elle finit par déposer ce sac qu’elle tenait entre ses mains et par mettre un terme à ce moment à la fois suspendu et terriblement éprouvant. Et s’il reste un instant interdit, ne sachant que faire, il finit par réagir, épris par la volonté de savoir. De savoir ce qu’elle faisait là, dans sa clinique, à une heure aussi tardive. S’excusant auprès de Mila, il la congédie avant de rejoindre celle qui tentait de s’enfuir. Il l’interpelle sans qu’elle ne réponde, sans qu’elle ne s’arrête. Elle continue sa marche précipitée vers la sortie, dans la volonté probablement absolue de partir d’ici au plus vite. Alors il lui attrape le bras pour l’arrêter et l’obliger à lui faire face. Il l’interroge et tente de lire dans son regard, en vain. Il ne parvient pas réellement à analyser ce qu’il y voit, bien trop interloqué par cette sensation qui s’empare de son propre corps lorsqu’il la touche, lorsque le contact est établi, lorsque la proximité est telle qu’il a l’impression que ses idéaux et bonnes résolutions volent littéralement en éclats. Elle le regarde longuement, alors que Myles tente de comprendre, tente d’obtenir des réponses à ses interrogations. Puis elle soupire avant de poser son regard au loin, comme si elle n’avait pas la force nécessaire pour affronter son regard. « Je n’en sais rien. » Ne sachant guère si cela était un oubli ou simplement une volonté de garder contact avec elle, mais Myles n’avait pas lâché le bras de la jeune femme, bercé par une peur irrationnelle qu’elle lui échappe à l’instant même où il lui aurait rendu sa liberté. C’est elle qui met un terme à cela et qui recule, pour marquer une distance sans conteste entre eux. Immédiatement, le vide qui s’installe lui laisse une sensation particulièrement désagréable. Pour autant, il ne bouge pas, attendant patiemment qu’elle en dise davantage. « C’était complètement idiot de ma part. Une erreur. Je n’aurais pas du venir. » Derechef il sent sa colère prendre le dessus. Il le sait, il le sent, pour l’avoir vu s’énerver par le passé. Elle est agacée, irritée et terriblement en colère contre lui. Sa voix est si rapide que cela ne fait l’ombre d’un doute. Myles secoue alors la tête. Elle ne pouvait pas se contenter de lui dire cela. Elle ne pouvait pas faire marche arrière sans lui donner d’explication. Elle ne pouvait pas invoquer l’erreur sans fondement. Il ne voulait en réalité pas que cela soit une erreur. « Ludmila doit t’attendre, vas-y. » Il fronce les sourcils, s’agaçant presque de son énervement injustifié. Il secoue alors la tête de nouveau, ne comprenant absolument pas qu’il était finalement en train d’assister à une scène de jalousie, ni plus ni moins. La vérité était qu’à cet instant, il n’avait absolument pas envie de parler de Mila. Pas le moins du monde. « Elle est rentrée chez elle. » Il balaie le sujet d’un revers de la main et par ces quelques mots furtifs il évacue cette nouvelle barrière de détournement de sa question. Il capte alors son regard tente de le garder, de l’inciter à soutenir son regard afin d’analyser la moindre de ses réactions et de comprend l’incompréhensible. « Pourquoi est-ce que tu es vraiment là Naia ? » L’interrogation continue, posant toujours les mêmes questions auxquelles les réponses ne venaient pas. Il fait un pas de plus vers elle, réduisant cet espace qu’elle avait elle-même créé pour mettre de la distance entre eux. « Tu as pourtant été claire la dernière fois … que tout ça ne servait à rien… que ça ne sert à rien d’essayer quand toi et moi on sait très bien qu’on arrivera jamais à passer outre tout ce qu’on a pu être … dans l’illusion parfaite de tes mensonges. » Ses propres mots sont confus, parce qu’elle parvient toujours à créer de la confusion dans son esprit et qu’il en perde son éloquence habituelle. Mais le fait est qu’il avait retenu ses propos. Il avait retenu ce qu’elle avait pu dire et il en avait fait ses propres conclusions. Peut-être s’était-il davantage penché sur son propre cas et ses propres ressentiments que ceux de Naia, qui lui échappaient pour ainsi dire complètement, mais le fait est qu’il savait pertinemment qu’il était incapable de la côtoyer sans penser à toutes ces fois où il avait attrapé ses lèvres, toutes ses fois où il lui avait prouvé qu’il l’aimait sans le lui dire à voix haute, toutes ces fois où il avait caressé sa peau nue, dévoré les parcelles de sa peau, où il s’était enivré de leur deux corps se retrouvant unis l’un à l’autre sans être en capacité de se séparer. Car tous ces moments remontaient à la surface dès lors qu’il s’approchait un peu trop d’elle. A l’image de ce qu’il était en train de se passer actuellement. Un instant, perturbé par ses propres pensées, Myles détourne le regard, passant une main moite dans ses cheveux, comme il le faisait toujours dès lors qu’il ne contrôlait plus totalement ses propres émotions. Une série de gestes saccadés et tremblants s’en suivent, illustrant à la perfection son manque de sérénité face à ce moment. « Pourquoi est-ce que tu es là Naïa ? » Il ne la regarde pas, comme s’il en était incapable. Pourtant, la distance est telle qu’il allait bien devoir poser son regard sur elle à un moment donné. Fort heureusement leur différence de taille est en sa faveur et rend plus aisé pour lui de regarder ailleurs, alors même qu’il se sent fléchir. « Pourquoi est-ce que dès que j’essaie d’avancer tu es toujours là ? » Avouant à demi-mots sa faiblesse face à elle, Myles souffle ce vocable, comme épuisé par cette lutte qui ne finirait donc jamais. Pas avant qu’il ne finisse par rendre les armes…
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MessageSujet: Re: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa

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I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa

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