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I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa

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MessageSujet: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Lun 20 Nov - 21:20

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the only place for my head is next to yours
MYLES LARSON AND NAIA ATKINS ※
you don’t know who you’re going end up with, get married to, have two kids with. you can never know but that shouldn’t stop you from imagining a beautiful future, one where you have someone who loves you. i like to imagine mine with you in it and a beautiful house with a rooftop so we can throw dinner parties around this time every year. i like to imagine waking up to you and rolling over to kiss you every morning despite my embarrassing morning breath. i like to imagine how we will end up together.


La journée avait été longue, bien trop longue. Elle ne ce souvenait pas le nombres de fois ou Hunter lui avait donné un nouveau café en la voyant baisser les bras, la connaissant par coeur et sachant définir le moment exacte ou elle avait eu besoin de caféine. Prendre du retard est monnaie courante chez les flics ce n’est pas nouveau, on demande à une personne d’être effective et efficace sur tout les fronts mais pour cela il faudrait qu’une seule journée en contienne trois. Alors quand la journée c’était terminée elle n’avait pas caché sa joie, elle c’était empressée de récupérer ses affaires, les clefs de sa voiture et était rentrée chez elle. A vingt-hui ans révolus la jeune femme partageait sa maison avec deux autres personnes, et une moitié d’humain. Ce qui était assez bizarre pour certains puisqu’elle avait de quoi vivre seule finalement, mais depuis qu’elle avait repris une vie normale elle ne supportait pas d’être seule. Elle avait du l’être pendant tellement d’années, qu’elle ne pouvait ce résoudre à l’idée de rentrer dans une maison vide. Pourtant ce soir elle était à deux doigts de prendre une chambre à l’hôtel, tant pis. Elle aimait sa meilleure amie depuis des années déjà, tout comme le frère de cette dernière et leur colocation ce passait à merveille. Et elle était complètement folle de Aaron, cette petite bouille d’ange pour qui elle ce battait afin de le nourrir, ou bien de le laver. Mais en ce moment il faisait des cauchemars la nuit et empêchait toute la maisonnée de faire des nuits complètes avec lui. Alors elle ce précipitait chez elle pour retrouver son lit, en sachant pertinemment qu’elle serait incapable de dormir. Pourtant c’est avec un faible sourire aux lèvres qu’elle pousse la porte « Je suis rentrée » déclare t-elle tandis qu’elle ce débarrasse de ses clefs, de sa veste et qu’elle embarque son sac de sport pour entrer dans la cuisine qui donnait dans le salon. Au passage elle attrape une pomme, remarque que personne n’est là et dans un nouveau soupir ce hisse jusqu’au premier étage. Elle y abandonne son sac devant la salle de bain afin de penser à faire tourner une machine, de sa main libre elle laisse son doigt parcourir le mur dont le papier peint fait des motifs en relief, une manie qu’elle à depuis son plus jeune âge quand sa mère lui apprenait à ressentir les choses avant de les voir. Des bruits attirent son attention et tandis qu’elle ce dirigeait jusqu’à sa chambre elle fait demi-tour, elle était peut être crevée mais la perspective de passer un peu de temps avec sa meilleure amie la réjouissait tout autant finalement que de s’allonger sur son lit. Elle passe sa tête dans l’ouverture de la porte, la pièce est baignée de petites lumières tamisées puisque la nuit est depuis quelque temps déjà bel et bien couchée. Aaron gazouille tandis que sa mère l’enveloppe dans son peignoir en coton, et ce met à sourire plus encore quand il pose les yeux sur la jeune femme. « Alors mon petit chat ! Je t’ai manqué hein ? » déclare t-elle de cette voix aiguë qu’elle garde pour ce petit ange, Naïa au contact de ce petit amour devient ridicule comme à peu près 90% de la population ce retrouvant au contact d’un enfant. Elle sait d’avance que sa mère lève les yeux au ciel, parce qu’elle toujours la première à ce moquer d’elle alors qu’elle n’est pas mieux. Délicatement Naïa ce fraye un chemin et dépose un baiser sur la tête chaude de l’enfant. Evie marmonne quelque chose qu’elle n’écoute pas, consciente qu’elle doit probablement être en train de ce moquer d’elle et fait quelques pas en arrière pour s’effondrer sur le canapé qui occupe le centre de la chambre de l’enfant. « Alors ? » demande la jolie brune sans pour autant poser un regard sur Naïa qui ne bouge plus d’un pouce. S’attendant à ce qu’elle lui demande par ce simple mot comment c’était passé sa journée, Naïa commence son récit en montrant bien qu’elle avait passé une journée affreuse quand Evie la coupe. « Non mais ça c’est comme tout les jours Nana. Je voulais que tu me dise ou tu en étais avec Myles! » à ce nom Naïa ferme les yeux. En quelques secondes seulement elle n’est plus présente dans la pièce, elle est plusieurs semaines auparavant, dans la rue devant l’avocat qui occupait la majorité de ses pensées. Elle pose une main sur ses lèvres quelques secondes, ce remémorant le baiser qu’il y’avait déposé sans même qu’elle ne s’y attende. « Atkins! » la voix remplie de rapproches de sa meilleure amie la ramène a la réalité elle lève la tête vers elle, tandis qu’elle tient Aaron dans ses bras le regard noir. Heureusement qu’elle avait son fils contre elle, sinon Naïa aurait déjà reçu une claque amicale pour la réveiller. « Mais qu’est ce que tu veux que je fasse à la fin ? Je ne vais pas débarquer à son bureau comme une fleur avec un repas, et tendre le drapeau blanc non ? Je crois que j’ai fais tout ce que je pouvais. » Un instant de silence prend place, tandis qu’Aaron ce met à baver, et Evie quitte la pièce obligeant de ce fait la jeune femme à la suivre dans le couloir. « C’est pas une si mauvaise idée, tu sais. » Elle n’en croyait pas ses oreilles. Cette idée était ridicule et c’était la seule qu’elle avait en tête. Naïa était complètement perdue, elle n’avait jamais été douée dans les relations amoureuse et cela ce comprenait quand on connaissait son histoire. Mais là c’était pire que tout, elle ne savait pas sur quel pied danser, elle en voulait à Myles quand elle savait que ce n’était pas sa place d’être en colère. Après tout dans cette histoire elle était seule et unique fautive, il avait eu tout les droits de lui en vouloir et de lui crier dessus. Pour autant elle avait craqué, elle qui n’ouvrait jamais son coeur avait fini par lui faire comprendre que cette situation n’était pas idéale pour elle non plus. Qu’elle avait souffert dans l’histoire, et qu’elle aussi l’avait aimé. Bon sang, elle l’aimait encore idiote qu’elle pouvait être. Et ce baiser … Elle ce trouvait aujourd’hui plus désorientée que jamais « Ne dit pas n’importe quoi. » déclare finalement Naïa en suivant toujours sa meilleure amie tandis que celle-ci installe Aaron dans sa chaise haute, avant de venir ce poser devant elle. « C’est pas en trainant des pieds que tu va faire avancer les choses, je t’ai connu plus combative Atkins! » une pichenette dans le bras, et Naïa ce le masse en tirant la langue, elles étaient de vraies gamines finalement. Alors oui peut être qu’il l’avait embrassé, mais il lui avait demandé de rester à l’écart. Alors oui peut être qu’il l’avait embrassé, mais elle était certaine qu’il ne savait pas pourquoi il avait fait cela non plus. Mais en réalité sa meilleure amie avait raison, elle était la seule à l’avoir entendu ce plaindre pendant des jours et des jours après qu’elle ai quitté la D.E.A, la seule à qui elle avait raconté son histoire et parfois la vie avait besoin d’être prise en main. Il lui suffisait de voir son frère, de voir à quel point il ce battait pour retrouver sa vie, pour retrouver un semblant de normalité avec Sara maintenant qu’il était enfin de retour. La vie était bien trop courte pour qu’on la gâche, et Naïa ne faisait que ça. Il était temps qu’elle réagisse, après tout si Myles était revenu dans sa vie ce n’était pas un hasard, si ? Elle ne croyait pas en dieu, et savait parfaitement que sa mère en aurait eu honte, mais on ne force pas quelque chose. Pourtant ses quatre dernières leurs chemins ne c’étaient jamais croisés, pourquoi maintenant ? Ils n’arrêtaient pas de ce voir, de ce retrouver aux mêmes endroits. Alors quelque chose devait être fait. C’est ainsi qu’elle ce retrouva quelques heures plus tard un sac de nourriture contenant le thaï préféré du jeune homme sous le bras, a pousser la porte de la clinique portant le nom de Myles Larson. Tout le long elle avait continué de ce persuader à quel point cette idée était mauvaise, imaginant à la perfection comment cela allait ce passer, il allait lui demander de partir froidement puisqu’après tout elle ne respectait pas ce qu’il lui avait demandé. Il était particulièrement bizarre pour elle de marcher dans ce couloir, cela lui rappelait beaucoup de souvenirs, trop de souvenirs. Elle ne comptait plus le nombre de fois ou elle l’avait rejoint tard la nuit, consciente qu’il travaillait sans voir le temps passer pour lui ramener de quoi manger et faire une petite pause. A ses souvenirs elle ressent des frissons lui parcourir l’échine, et les chasse rapidement. Elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie, elle voulait enterrer la hache de guerre. Incapable de savoir ce qu’elle attendait vraiment de cette visite, elle espérait seulement que celle-ci pour une fois ce passerait sans cris. Comme souvent les bureaux étaient vides, Myles était le genre d’homme si passionné qu’il pouvait passer des nuits entières sur un dossier, c’était une des choses qu’elle aimait chez lui, la façon dont il pouvait être dévoué à une cause, ou à une personne … Elle ce fraye un chemin au milieu des bureaux vides, afin de rejoindre celui du jeune homme. Enfin devant la porte elle hésite quelques secondes avant de frapper, était-ce vraiment une bonne idée ? Et quand elle s’apprête enfin à le faire, prenant son courage à deux mains, elle s’arrête quand elle entend le son d’un rire qu’elle ne connaît que trop bien. Figée là elle accuse ce qui est en train de ce passer. Elle est là seule dans cet open space, une main occupée par de le nourriture encore chaude, à une heure trop avancée de la soirée, une autre main prête à toquer sur une porte qui appartient à un homme qui à encore bien trop de place dans sa vie aujourd’hui. Ce même homme qui de l’autre côté, est à l’instant en train de passer un bon moment avec Ludmila Alexander. Car cela ne pouvait-être qu’elle, elle connaissait assez bien la jeune femme pour reconnaître son rire, et pire encore elle savait au fond d’elle que c’était elle, que cela ne pouvait être qu’elle. La nausée la submerge en quelques secondes seulement, cela lui était déjà arrivé quand elle avait compris que les deux jeunes gens ce fréquentaient. Elle ne connaissait rien de leur histoire et malgré la crise honteuse dont elle avait fait preuve, elle n’en avait plus reparlé avec l’un ou l’autre. Pourtant cette idée lui pourrissait l’esprit. Ne voulant pas créer une énième esclandre la première décision qui s’impose en elle est de prendre la poudre d’escampette, enfin plutôt la seconde puisque la première était plutôt de rentrer dans cette pièce et de tirer son « amie » par les cheveux, loin de là. Mais ce n’était pas la solution adéquate elle en était certaine, alors sans dire mots elle recule doucement avant de finalement tourner le dos. Ce n’est que lorsqu’elle est arrivée à la moitié du chemin que la porte s’ouvre et que les discussions s’arrête, elle est découverte. Quelques secondes lui suffisent pour cacher les émotions qui ce battent sur son visage, avant de finalement ce retourner vers les deux jeunes gens un sourire faux arborant son visage. « Salut !! J’étais dans le coin et …  » Et quoi ? Elle c’était dit qu’elle allait amener de quoi manger, alors que c’était peut être ce que Ludmila avait fait, avant elle. Bon sang qu’elle détestait Evie ! Elle montre le sac en haussant les épaules avant de reprendre « Je vous le laisse. » elle le dépose sur un des bureaux un peu trop vite, ne prend pas le temps de croiser le regard de l’un ou de l’autre puisqu’elle ce sent bien trop ridicule pour cela. Son coeur bat contre ses oreilles, elle ce déteste, elle les déteste. « Bref, je vous laisse. Bonne soirée. » Jamais elle n’a parlé aussi vite, jamais elle n’a eu envie de s’enfuir aussi vite pas même lorsqu’elle ce retrouvait dans une situation compliqué au boulot.
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MessageSujet: Re: I'VE MISSED MY CHANCE, DIDN'T I ☽ myles and naïa Ven 1 Déc - 22:28

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Naïa Atkins and Myles Larson
IT HURTS TO LOVE YOU, BUT I STILL LOVE YOU
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Installé devant son bureau, Myles regarde l’heure. Jugeant qu’il n’était pas encore assez tard pour quitter son lieu de travail, alors même que la nuit était déjà tombée sur la ville des anges depuis un certain temps, il détourne les yeux pour se concentrer sur le dossier qu’il travaillait depuis plusieurs heures, voir plusieurs jours. Ce dossier était un véritable casse-tête, allant de reconduction en reconduction et ne cessant de trouver des failles qui pourraient leur coûter cher. C’était toujours comme cela quand Myles passait derrière un autre de ses confrères et il détestait cela. De prime à bord, il n’était pas rare qu’on choisisse un avocat qui avait davantage de métier et d’années d’exercice au compteur pour prendre en charge un dossier ; pire encore, il n’était pas rare qu’un avocat commis d’office ait traité le dossier avant lui. Et c’était une fois déçu par ces hommes et femmes qui avaient pourtant fait les mêmes études que lui, qu’ils venaient vers Myles et lui demandait de prendre en charge leur cas. Mais évidemment, le jeune avocat devait prendre en cours de route un dossier à demi traité qui regorgeait d’erreurs et de vices de procédure. C’était là typiquement le genre de chose qu’il détestait. Car il détestait lorsque le travail était fait à moitié, qu’il était bâclé et qu’il devait passer des heures à tout remettre en ordre. Hélas, c’était plutôt courant malgré le fait qu’il disposait aujourd’hui d’une certaine renommée dans le milieu et qu’il était moins rare qu’auparavant, qu’on vienne directement le voir, lui. De plus, il s’était accumulé depuis quelque temps, une clientèle. Une clientèle fidèle et qu’il prenait plaisir à aider et à défendre. Ceci étant, le cas qu’il avait actuellement sous les yeux était typiquement le genre qui l’agaçait pour devoir passer derrière un autre avocat qu’il jugeait sans l’ombre d’un doute incompétent. D’ailleurs, il n’hésita pas à s’en plaindre à celui qui avait été et qui était toujours à bien des égards, son mentor et ami, Andrew Collins. Lui, mieux que personne savait ce que cela supposait. Plongé dans la paperasse et la jurisprudence, Myles en oublia de regarder à nouveau l’heure qui filait à une vitesse folle, sans même lui rappeler qu’il venait de louper le dîner. C’était courant chez lui mais plus encore depuis ces dernières années, depuis qu’il avait sa propre clinique et qu’il travaillait pour lui. Parce qu’il était dévoué et véritablement passionné par sa profession et par ce besoin devenu presque maladif, de s’imprégner et de se donner corps et âme pour aboutir à la meilleure des solutions pour son client. Il fut un temps où une certaine jeune femme venait lui rappeler qu’il avait encore sauté un repas par sa concentration et son dévouement, mais c’était une période révolue depuis longtemps. Ce n’est que lorsqu’il reçoit un message de Ludmila Alexander qui sort enfin le nez de cet amas de feuilles assez incroyable qui orne son bureau. Un mince sourire apparaît lorsqu’il le lit alors même qu’elle se contentait de lui demander s’il était encore au bureau pour qu’elle puisse passer lui déposer quelques dossiers. Si entre eux, les choses avaient été dernièrement un brin électriques, il n’était un secret pour personne que le jeune avocat n’était pas insensible au charme de cette femme. Peut-être parce qu’elle semblait être la seule à parvenir à lui faire penser à autre chose qu’à Naïa Atkins qui avait le don de hanter la moindre de ses pensées, et plus encore ces derniers jours. Reposant son téléphone après une réponse positive, Myles reprend son travail jusqu’à ce que cette ô combien charmante brune ne vienne faire irruption dans son bureau. Elle a l’habitude de venir ici et probablement n’y a-t-il, à cette heure-ci plus personne d’autre que lui dans les locaux, outre l’agent de sécurité qui partait parfois même avant. « Est-ce que parfois tu quittes ce bureau Myles Larson ? » Un sourire taquin aux lèvres, Ludmila referme la porte derrière elle par habitude avant de venir déposer une rapide bise sur les joues de l’avocat. Myles ne peut s’empêcher de laisser échapper un léger rire, bercé par cette vérité qu’il ne pouvait nier. Il passait plus de temps dans son bureau que dans son propre appartement, c’était une certitude. Et les fois où il quittait le bureau en question, étaient lorsqu’il devait se rendre à des rendez-vous d’affaire ou lorsqu’il se rendait au commissariat ou au tribunal pour plaider. Sa vie entière tournait autour de son job et cela ne lui avait jusqu’alors posé le moindre problème. Ceci étant, il lui arrivait de faire quelques entorses, dès lors qu’il s’agissait d’être en charmante compagnie. « Uniquement lorsque tu m’invites à en sortir ! » Un clin d’œil du jeune homme et des rires qui s’entremêlent l’un à l’autre, illustrent à la perfection la relation que ces deux jeunes adultes entretenaient. Ils n’avaient guère mis de mot sur celle-ci, et n’en avaient finalement pas vraiment envie, parce qu’ils se savaient promis à d’autres, mais il était évident que le charme opérait entre eux et qu’ils prenaient un plaisir non dissimulé à s’adonner au plaisir du flirt à outrance. D’ailleurs, c’est ainsi que la conversation se poursuivit entre les deux jeunes adultes qui n’hésitaient pas à aller toujours plus loin. Ils se savaient seuls dans les locaux et plus encore, ils savaient que personne ne les attendait chez eux, si bien qu’ils retardèrent au maximum le moment de se quitter. Ceci jusqu’à ce qu’ils ne se rendent compte qu’il serait peut-être grand temps de rentrer chez eux. Accompagné de plaisanteries taquines, Myles raccompagne Ludmila à la porte de son bureau, comme il le faisait à chaque fois, quelle que soit la personne, parce qu’il avait été élevé ainsi et qu’il avait toujours mis un point d’honneur aux bonnes manières. « J’espère qu’on aura l’occasion de se voir bientôt. » Un petit sourire rempli de sous-entendus assiste la main de Myles qui vient se poser délicatement au creux du dos de Mila, alors que l’autre attrapait la poignée de la porte. Un large sourire aux lèvres elle s’apprête à répondre lorsque la porte s’ouvre et qu’ils découvrent une scène à laquelle l’un comme l’autre ne s’attendait. Myles reste un instant interdit, face à cette femme qui se tenait au milieu de l’open space de sa clinique. Munie d’un sac en papier, elle semble aussi interloquée qu’eux. Aussi désarçonnée face à ce qui se présente sous ses yeux et ce que personne ne semblait avoir prémédité une seule seconde. « Naïa ? » Myles fronce les sourcils alors qu’une multitude de question vient s’entremêler dans son esprit. Des questions qui s’entrechoquent et qui ne trouvent la moindre réponse. Que faisait-elle là ? Pourquoi ? Pourquoi à une heure pareille ? N’avait-elle pas été claire dans leur dernier échange téléphonique ? Que pensait-elle de lui ? Du baiser qu’ils avaient échangé et dont ils n’avaient finalement jamais véritablement reparlé ? Que pensait-elle de lui se trouvant à une heure pareille dans son bureau avec Ludmila Alexander qui était censée être son amie ? A cette interrogation, Myles retire immédiatement la main du dos de Ludmila qui semblait aussi mal à l’aise que qu’il ne l’était. Pourtant, personne ne dit le moindre mot et Myles semble incapable de détourner son regard de cette jolie blonde qui avait provoqué plus de dégâts en lui qu’il n’en avait jamais subi auparavant. « Salut !! J’étais dans le coin et … » Naïa Atkins affichait un sourire à la fois faux et terriblement gêné. Gêné par ses propres actes et probablement par la scène qui s’était offerte à elle. Elle hausse les épaules et montre le sac qu’elle tenait dans ses mains. Myles tourne le regard vers ce qu’elle montre et il ne lui faut qu’une fraction de seconde pour comprendre ce que c’était. Pour la simple et bonne raison qu’il fut un temps où elle débarquait tout aussi tardivement à son bureau munie de ce même sac. Ce sac renfermant les mets du traiteur thaïlandais que Myles préférait et elle connaissait assez bien le jeune homme pour savoir qu’il faisait bien souvent passer son travail avant sa propre nutrition. Derechef, ses sourcils se froncent se demandant quelle était la signification de cette venue. Tout était terriblement compliqué entre eux. Ils s’étaient aimés, terriblement aimés, s’étaient quittés dans de mauvaises conditions, s’étaient manqués puis détestés, avaient souffert comme jamais, s’étaient jetés à la figure tout un tas de vérités et non vérités blessantes et les choses avaient fini par s’apaiser. Dans le sens où ils en avaient assez de se battre l’un contre l’autre et probablement contre ces sentiments destructeurs qui les animaient inlassablement malgré les années. Pour autant, Myles n’était pas certain de vouloir, au delà d’apaiser leur rapport, être ami avec elle. Il n’avait pas envie d’être son ami et n’en avait jamais eu l’envie. Entre eux, il n’avait jamais été question d’amitié et probablement n’en sera-t-il jamais question. Et la fin de leur échange avait clairement mis un terme presque définitif à leur relation aussi tranquillisée soit-elle. Pour autant, dès l’instant où il croise son regard, l’aspect définitif semble étrangement oublié. « Je vous le laisse. » L’espace d’une seconde, Myles en avait oublié ce qui se passait autour. Il en avait oublié Ludmila et avait oublié que la situation était des plus gênantes. Non, il était parti dans ses pensées, se demandant comment il devait interpréter la présence de la jeune femme et plus encore, comment il devait prendre le fait même qu’elle décide un beau soir, au hasard de réitérer l’une des traditions qu’ils avaient installé ensemble alors qu’ils formaient un couple à part entière. Un couple basé sur des mensonges, mais un couple quand même. Le fait qu’elle pose le sac sans même parvenir à les regarder le rappelle pourtant à l’ordre. « Bref, je vous laisse. Bonne soirée. » Myles met un temps certain avant de réagir. Parce qu’en face, il ne comprend pas bien ce qu’il est en train de se passer et il ne sait même pas ce qu’il doit faire. Si bien que le temps qu’il réagisse, Naïa a déjà tourné les talons et pris la direction de la sortie. Il secoue la tête, conscient à cet instant d’une seule chose, il ne voulait pas qu’elle parte et avait besoin de réponse. « Mila, ça te dérange pas ? » Reprenant conscience et retrouvant sa vivacité d’esprit, Myles pose son regard sur celle qui avait presque autant que lui, subi cet échange des plus étranges. Il lui fait comprendre en un regard et quelques mots qu’il avait besoin d’aller retrouver celle qui venait de débarquer à l’improviste et sans véritable raison, afin de savoir de quoi il en retournait. Ou tout simplement, il avait besoin de la voir et de ne pas laisser lui échapper cet instant probablement suspendu et surtout inattendu qui allait s’offrir à lui. « Je suis désolé, on en parle demain. » Myles embrasse rapidement la joue de Ludmila avant de rejoindre à pas très rapides Naïa qui semblait avoir actionné une vitesse bien plus rapide qu’il ne l’aurait cru. Elle s’apprête même à quitter les locaux quand Myles l’aperçoit. « Naïa, attends ! » Il lui faut quelques secondes pour arriver à sa hauteur et s’emparer de son bras, afin de l’inciter à s’arrêter, à rester et surtout à lui faire face. Elle n’a de toute évidence pas vraiment de choix. Non pas qu’il utilise une quelconque contrainte mais il avait véritablement envie qu’elle lui fournir des explications. Elle se retourne enfin, ne trouvant probablement pas d’autre solution, alors qu’il ne relâche pas immédiatement son bras. Comme si ce contact avait quelque chose de vivifiant et de rassurant. « Qu’est-ce tu fais là ? » Son regard tombe dans celui de Naïa dans lequel il se noie immédiatement, à la recherche de ces réponses qu’il pensait ne jamais avoir à se confronter un jour…
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