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To where all dreams whisper your name • Mace

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all these memories seem so old


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MessageSujet: To where all dreams whisper your name • Mace Lun 20 Nov - 7:13

To where all dreams whisper your name
I'm yours to take - made in heaven, not in vain. In your dark eyes - lies the suffering of my pride. Look at my tries - to fight this longing I can't hide

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Comme bien des choses, la candeur de Peyton a une limite. Une limite qui se dresse comme un mur sinistre, lui donnant l’impression étrange que ça ne doit pas se passer comme ça. Elle ne sait pas trop comment devrait se passer les choses, exactement, mais une petite voix lui souffle à l’oreille qu’il y a quelque chose d’anormal, de dérangeant dans la situation. Elle ignore exactement quoi. Non. Elle ne l’ignore pas. Elle ferme les yeux pour ne pas le voir, affiche un sourire sur ses lèvres peintes pour qu’il croie au masque de bonheur qu’elle porte pour lui. Parce qu’on porte tous des masques. À la fin de la journée, il reste son sang, son frère, celui qui a calmé ses peurs de petites filles et qui l’a défendu devant leurs parents à plus d’une reprise. Elle a encore du mal à se faire à l’idée que son frère va avoir un bébé. C’est idiot de sa part, mais elle a toujours cru que les choses devaient se passer à la perfection, loin des drames qui font éclats la plupart du temps chez les Dunham. Le caractère idéaliste de la jeune femme l’a poussé à croire que Mason aurait un enfant avec une femme qu’il aimerait, qu’il épouserait avant, comme le veulent les vieilles coutumes que personne ne respecte plus depuis des décennies, maintenant. Avec une femme qu’il respecterait et qu’il regarderait avec des étoiles dans les yeux. Il a beau dire ce qu’il veut, Peyton peut encore voir la lueur dans ses yeux quand il prononce le prénom de leur belle-sœur, de cette femme mariée depuis des années à l’aîné. Elle a également capté le malaise de son frère devant ses questions indiscrètes sur la mère de son enfant, cette femme qu’elle n’a jamais vue de sa vie et dont elle ne se souvient pas d’avoir un jour entendu le nom prononcé par Mason. Dans les vingt-quatre dernières heures, elle s’est répété la scène sous plusieurs angles, en boucle, encore et encore, se demandant si elle avait bien compris la situation. Sur d’autres sujets, elle aurait pu téléphoner à Nathan pour communiquer l’information, pour formuler les questions qu’elle n’a pas osé prononcer devant son autre frère, mais elle est bien placée pour savoir que ça ne vaut pas la peine, que ce n’est pas une idée géniale. Ses frères sont comme chat et chien, Nathan lui dira probablement qu’il n’en a que faire si Mason ruine sa vie avec une femme qu’il n’aime pas et qu’il n’a pas envie d’en discuter. Il changera de sujet, fera comme si elle venait de lui dire qu’elle a trouvé une bestiole grouillante dans sa salle de bain. Épuisée par ces disputes, par la situation familiale lourde, elle préfère ne pas tenter l’expérience, se contente de ruminer l’information par elle-même. Il y a une partie de son esprit qui lui dit que ça ne la regarde pas non plus, qu’elle n’a pas besoin de comprendre, juste d’être là si son frère a besoin d’elle. Parce que c’est exactement ça, Peyton ne comprend pas. Non seulement toute cette histoire qui la dépasse complètement, mais également l’insouciance dans la façon qu’il lui a annoncée, comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. Et chaque fois qu’elle y pense, à ces quelques mots lancés comme on commande un café, elle sent le mur d’incompréhension se recourber sur elle pour l’encercler de toute part et pour l’étouffer. Si ça doit ce passé comme ça, elle va devoir s’y faire, s’acclimater à la situation. Comme on s’acclimate au goût amer du café avec les années. Elle ignore comment elle se sent vis-à-vis la situation. Après avoir passé la majorité de sa journée à repasser cette conversation dans sa tête, elle n’a pas envie d’y réfléchir non plus ce soir. Ce soir, elle a promis d’assister à cette soirée organisée dans l’optique de récolter des fonds pour le soutien aux vétérans. Une cause qui lui tient à cœur, depuis que son frère est revenu de l’armée, depuis que Mace est également dans sa vie. Elle passe des heures par semaine dans ce centre à parler avec ces gens qui ont vu horreur par-dessus horreur, qui sourit quand elle pose une question qui leur semble amusante, ou simplement parce qu’elle prend réellement le temps de leur demander comment ils vont. Ces gens, malgré leurs caractères diversifiés, malgré les maux différents, lui sont importants. C’est  sans doute pourquoi elle a accepté d’être ici ce soir plutôt que de rentrée directement après le travail, enfiler ce vieux pyjama et faire des centaines de cookies pour le plaisir d’embaumer la maison d’une odeur de sucre et de chocolat. À bien des égards, Peyton était loin d’avoir les mêmes passe-temps que les jeunes femmes de son âge, préférant de loin passer du temps avec la petite Lisbeth ou sauver des chatons avec Neal que de sortir dans les endroits branchés de la grande ville. On a beau lui dire que ce n’est pas en sauvant des chatons ou en faisant du babysitting qu’elle risque de trouver l’homme de sa vie, elle ne croit pas non plus que c’est dans un endroit bruyant où elle doit hurler pour se faire entendre que cela arrivera non plus. Elle en a assez des soirées organisé par sa famille auxquelles elle se doit de faire acte de présence dans les tenues les plus élégantes si elle veut échappée aux disputes familiales qu’elle n’a pas besoin d’ajouter à son niveau de stress déjà trop élevé sans devoir enfiler des talons hauts et des robes élégantes à chaque occasion qui se présente à elle. Pourtant, c’est le cas ce soir, alors qu’elle quitte la température agréable de la rue pour la chaleur étouffante du bar bondé. « Et bien, ça semble intéressant tout ça. » Lance avec un sourire mièvre la rouquine qui l’accompagne, les cheveux remontés dans un chignon complexe, le rouge à lèvres d’un rouge écarlate brillant autant sous la lumière que les paillettes sur sa robe également vermeille. Une boule de Noël rouge brillant sous la lumière des projecteurs. Un spectacle qui lui brûle la rétine. Sa collègue l’a sans doute accompagnée dans le but de se retrouver dans le lit d’un inconnu au petit matin, comme c’est souvent le cas. Non qu’elle n’a pas grand estime pour Lyra, juste qu’elle sait qu’elle est frivole et volage comme pas deux et qu’elle va finir la soirée toute seule, comme chaque fois. Peyton n’a même pas le temps de répliquer quoi que ce soit que les doigts de Lyra se ferment sur son poignet et qu’elle l’entraîne vers le bar. La blonde marmonne un truc qui est rapidement enterré par le bruit ambiant, mais qui semble être une protestation peu convaincue de ce que lui dit son amie un peu trop enthousiaste. À l’heure actuelle, elle regrette presque de l’avoir invité, se disant qu’elle aurait été un peu plus tranquille toute seule sans Lyra jouant les marieuses avec des inconnus ivres dans un bar. Avec espoir, la cadette des Dunham caresse la foule des yeux dans l’espoir de voir la silhouette familière de Neal, la seul autre personne de son entourage qui serait partant pour se genre de soirée sans avoir à y être forcé. « Tu pourrais au moins faire semblant d’apprécier la soirée, tu sais ? » Ses prunelles se tournent vers le visage de la rouquine à ces mots, un sourire d’excuse affiché sur ses lèvres. « Désolée, Ly’. J’ai juste la tête ailleurs. » Dans son lit, dans son salon, devant une comédie romantique ridicule, probablement, n’importe où ailleurs, en réalité. Il ne faut pas plus d’une vingtaine de minutes et deux verres de tequila pour que Lyra se décide à tapoter l’épaule de l’homme près d’elle, véritablement décidée.   «Pardon, mon chou, ça vous dirait de tenir compagnie à mon amie ? La pauvre est un peu désespérée…» Les joues rougies par les mots de son amie, Peyton lui refile une légère claque sur l’épaule. « Lyra! » Mais la dénommée Lyra s’éloigne déjà en riant vers la piste de danse, lui lançant un clin d’œil espiègle. « Veuillez excuser mon amie, elle est un peu… Mace ?» Elle ignore exactement si c’est la surprise ou la gêne qui gagne le plus de terrain sur ses traits, lorsque ses orphelines se posent sur ce visage si connu et que son cœur plonge douloureusement dans sa poitrine pour aucune raison. De tous les types avec qui Lyra aurait pu essayer de jouer les entremetteuses, il a fallu que ce soit lui. Celui qui, pour une raison ou pour une autre, lui donne l’impression d’être encore une adolescente avec un immense faible pour le meilleur ami de son frère.

©️ nightgaunt
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