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Winners never quit, and quitters never win (Evan)

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MessageSujet: Winners never quit, and quitters never win (Evan) Ven 17 Nov - 15:58

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CAN WE START OVER, BE STRANGERS AGAIN ? LET ME INTRODUCE MYSELF. WE CAN LAUGH AND TALK AND RELEARN WHAT WE ALREADY KNOW. AND COME UP WITH NEW INSIDE JOKES AND CREATE NEW MEMORIES.  


« C’est une blague… » soupirais-je en me levant du lit. Je n’avais aucune idée d’où j’étais ni avec qui. Je tirais pudiquement la couverture sur mes seins en essayant de rattraper ma culotte au sol. Je ne me rappelais plus grand chose de la veille et mon crâne me faisait horriblement mal. Je n’avais plus l’âge de veiller aussi tard ni de boire autant et mon organisme allait me le faire payer toute la journée. Saloperie. Sur la pointe des pieds je récupère les mes vêtements parsemés un peu partout dans la chambre sans y voir grand chose. Curieuse, je m’approche de ma conquête de la veille et grimace en reconnaissant le barman trop jeune de l’Electric Playground. Sérieusement Fallone? Je ne prends pas la peine de fermer complètement ma robe ni même d’enfiler mes chaussures. Fuyant rapidement la scène de crime. Je priais que pour notre petite nuit d’amour ne reste secrète bien que je n’en gardais que très peu de souvenir. Je pousse la porte doucement, avant de me retrouver nez à nez avec une autre personne. Un colocataire très probablement vu leur âge à tout les deux. Son sourire narquois semble en dire long sur ses pensées. Il ne prend même pas la peine de m’adresser la parole avant de se glisser dans une autre pièce. Je suis mal à l’aise de toute cette comédie et m’extirpe rapidement de l’appartement. Mon Uber est déjà là. Mon apparence n’est pas soignée, prostituée ou clocharde, peut être les deux à la fois. Il essaye vaguement de discuter, jetant de temps en temps des coups d’oeil sur son rétroviseur. Comment se fait-il qu’il y ait toujours autant de bouchons de si bonne heure. Mon chauffeur s’impatientait et klaxonnait en écho à d’autre voitures derrière, tandis que mon mal de crâne ne faisait que s’amplifier. Au bout d’une vingtaine de minutes, l’expression de son visage change, un petit sourire se dessine sur lèvres et je comprends que… « Hey mais je vous reconnais, vous! » lança-t-il fièrement. J’hésite à le contredire. Je ne suis pas vraiment sure de vouloir être reconnu dans cette situation. «  Ma fille vous adore, tenez, c’est elle. » dit-il en me montrant la photo sur son écran de télévision. Je fais mine de m’y intéresser en hochant poliment la tête. Une gamine d’une quinzaine d’année seulement. Je ne suis pas sure que je laisserais ma fille me prendre pour modèle. Cette pensée m’arrache un frisson. J’ai un semblant de lucidité sur l’image que je refléte et dans le fond, je suis parfois fatiguée de devoir jouer les cruches de services. J’étais devenue une pâle caricature de moi-même. A 32 ans, mon avenir était incertain et j’enchainais les coups d’un soir. « Juste là, s’il vous plait. » lui dis-je en pointant du doigt un endroit où se garer. Je n’ai plus mes pieds chez moi depuis une quinzaine de jours. La première chose que je fais en poussant la porte est d’ouvrir le frigo. Rien. Je secoue le carton de lait déjà ouvert et verse le contenue dans un verre. Il a l’air d’avoir tourné et je préfère ne pas prendre le risque de m’empoisonner. Tant pis, je passerai prendre un truc au Starbucks au coin de la rue, mais avant ça j’essaye de faire passer ma migraine à coup de cachet d’aspirine. Je fais couler l’eau chaude de ma douche. Plus jamais ça. Il me faut plus d’une heure pour retrouver mes esprits et me préparer. Bien que je n’avais pas grand chose de prévu, il était hors de question de rester en pyjama à la maison. C’était d’ailleurs rare que je n’ai personne à voir ou nulle part où aller. J’avais souvent l’impression de devoir toujours me battre seule. Dans le fond, j’aurais voulu que plus jeune quelqu’un puisse me remettre sur le droit chemin et me faire entendre raison. J’aimais ma mère du plus profond de mon être, mais elle n’avait jamais su bien me conseiller. Elle avait mis toute sa vie entre les mains de Dieu, comme si tout ce qui lui arrivait n’était que du ressort du tout puissant. Elle restait laxiste face à ce qui pouvait lui arriver, prenant chaque épreuve comme une volonté divine. Toute ma vie, elle m’avait répété de prier et d’attendre en espérant que les jours à venir soit meilleurs que ceux passés. Je ne pouvais lui en vouloir de penser ainsi, elle n’avait trouvé refuge que dans la religion. C’était une fervente croyante. Il ne se passait pas un dimanche sans qu’elle ne parte à l’église. Elle était bénévole deux fois par semaine pour nettoyer le lieu sain contre quelques bénédictions et elle arrivait à être heureuse ainsi. J’avais beaucoup de mal à penser comme elle, malgré qu’elle s’était occupée de toute mon éducation. Je ne voulais pas être spectatrice de ma vie, attendre que les choses se fasse sans me battre pour obtenir mieux. J’étais plus têtue et surement plus en colère contre un pays qui n’avait pas voulu de nous. Une mexicaine de plus ou de moins. J’avais ces derniers jour un projet en tête, ouvrir ma chaine youtube où je pourrais partager mes connaissances avec mes followers. De nombreux fans me l’avaient demandé et l’idée avait fini par germer dans ma tête. Pourquoi pas? Je m’ennuyais à mourir dans cet appartement trop grand pour moi. Longtemps, je m’étais contentais d’un lit pour délimiter mon espace perso. Ma mère et moi avions longtemps partagé un vingt mètre carré. Au point de n’avoir aucun secret l’une pour l’autre. Elle n’avait jamais cherché à rencontrer quelqu’un, s’imaginant que l’amour n’était pas fait pour quelqu’un comme elle. Et voila que la tendance s’était inversée. Je n’avais plus l’âge de vivre encore chez elle, mais mon appartement était trop vide pour moi seule. Je passais d’un coin à l’autre. Tantôt sur mon ordinateur à essayer de tourner ma toute première vidéo plus dure à faire qu’à dire. Tantôt devant la télé devant une bonne vieille télénovela en espagnol pour passer le temps. Ce n’est que bien plus tard que je reçois un message. Celui du barman me reprochant d’être partie comme une voleuse mais ventant notre soirée de la veille. J’hésite à lui répondre, curieuse d’en savoir un peu plus sur mes conneries mais je me décide à bloquer son numéro, ne supportant pas l’idée que nous puissions échanger par SMS comme de bons amis. Je suis presqu’agacée qu’il essaye de prendre de mes nouvelles. Seule sur mon canap, je peste. Je suis peut être trop exigeante, à mon âge je devrais peut être me sentir flatter d’être rappeler. Je croirais entendre ma mère. Le simple fait de me voir célibataire la rend dingue. Sa vie s’est finie à 19 ans lorsqu’elle m’a eu mais la mienne n’avait pas encore commencé malgré la trentaine passée. J’ai une flemme monstre de préparer à manger, je commande chinois. Pourtant une amie me propose de sortir prendre un verre après le boulot. Le sien bien évidemment. Moi je ne connais pas ça, parfois j’aimerai bien mais je n’ai pas vraiment de compétences particulière. Je n’ai jamais eu à me lever tôt pour partir au bureau. Je me fixe mes propres horaires que je ne respecte pas toujours. Il est déjà vingt-heure lorsque je quitte enfin mon appartement pour le  Varnish hors de question de retourner l’Electric Playground avant de me faire oublier par l’autre crétin. Bien évidemment, je ne sors de chez moi qu’une fois satisfaite de mon reflet dans le miroir. On ne sait jamais qui on peut croiser. Alors que je met le pied dans le bar, je reçois un message d'Amanda qui s’excuse de son retard. Super, je me dirige vers le comptoir et commande un Whisky oubliant mes bonnes résolutions du matin…

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MessageSujet: Re: Winners never quit, and quitters never win (Evan) Sam 25 Nov - 16:10

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Fallone Salazar and Evan Ashmore
TOUCH ME LIKE YOU DO
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La vie d’Evan Ashmore était depuis quelques mois en train d’imploser, littéralement. Si d’un point de vu professionnel, tout allait pour le mieux, ça n’était absolument pas le cas de sa vie privée qui ne cessait de connaître des rebondissements déplaisant et particulièrement dévastateur pour l’égo un brin surdimensionné et l’image si chère au jeune PDG de Ashmore Industries. C’était simple, il enchaînait les échecs et n’avait guère l’habitude de cela. Bien sûr, il savait très bien que cela faisait des années que son mariage battait de l’aile mais il ne s’était attendu à vivre autant de fiasco en un aussi court moment. Il avait divorcé il y a quelques mois de cela, son ex femme semblait se sentir bien plus libre et heureuse sans lui, sa nouvelle petite amie n’était guère restée longtemps à ses côtés, prenant probablement conscience de l’abomination qu’il était au delà de son nom et de son statut, et la seule femme qu’il avait un jour aimé au delà d’Ophelia, lui avait clairement fait comprendre qu’il ne représentait absolument plus rien pour lui. De coup dur en coup dur, voilà comment son quotidien se perpétrait aujourd’hui, sans qu’il ne parvienne à maîtriser cela ou à remonter la pente. Il commençait même à se dire que c’était foutu pour lui. Qu’à bientôt quarante ans, l’image qu’il reflétait n’était absolument pas celle qu’il aurait aimée et que probablement, il finirait sa vie, seul et la presse à scandale le décrirait comme un vieux garçon, enchaînant les conquêtes sans lendemain, sans parvenir à ce qu’une femme l’aime pour ce qu’il était. C’était là toute son image qui était impactée. Toute sa posture de directeur général de Ashmore Industries, et toute sa prestance républicaine. Il savait qu’il n’allait pas tarder à être critiqué par ses pairs, si ça n’était pas déjà fait ; mais au fond plus le temps passait, plus sa situation se dégradait, plus il prenait conscience qu’il n’avait que faire de ce que pouvait penser les gens de lui. C’est pourquoi, il se fichait qu’on le voit, là, aujourd’hui, accoudé au bar de cet établissement qu’il ne fréquentait d’ordinaire guère. A vrai dire, il ne connaissait absolument pas cet endroit. Il était passé devant en sortant du boulot et n’avait rien trouvé de mieux que de venir y ruminer autour d’un verre, puis de deux avant qu’il n’arrête de réellement compter. Une chance pour lui, il tenait plutôt bien l’alcool. Cependant, il n’était pour autant un puits sans fond et allait probablement bientôt ressentir les méfaits de Bourbon, si ça n’était pas déjà fait. A quoi bon finalement ? Personne ne l’attendait chez lui, outre qu’un lit vide. Aujourd’hui, il accumulait un total de trente-cinq années et il était plus seul que jamais. Et c’était dur. Plus dur qu’il ne l’aurait pensé et plus dur qu’il n’avait envie de le laisser entendre. Il avait mis tant d’énergie et de volonté à encadrer sa vie, à la construire au fil du temps, à préserver cette image sans faille et absolument rien n’avait suivi son cour. Il payait même le prix fort de ses écarts qu’il avait fait, se pensant indestructible durant tout ce temps. Mais il ne l’était pas et aujourd’hui il se rendait compte, dans une solitude sans borne que peut-être il avait mérité cela. Après tout, il était celui qui avait négligé sa femme, la prenant pour acquise, lui qui avait volé le poste de PDG à son frère aîné, lui qui avait trompé Ophelia à de si nombreuses reprises, lui qui faisait passer au dessus sa relation conflictuelle avec son frère avant toutes les personnes qui avaient été un jour à ses côtés. Et aujourd’hui il ne récoltait que ce qu’il avait semé. Seul. Il ferme un instant les yeux, faisant tourner le liquide couleur ocre dans son verre, avant de laisser échapper un long et profond soupire. Evan n’était pas le genre à broyer du noir, mais c’était exactement ce qu’il était en train de faire à présent. Rêvant d’autre chose, de profiter un temps soit peu de la vie qui lui était offerte, il avala d’une seule et même gorgée son Whisky avant de reposer son verre et de tourner la tête à sa gauche. Et un mince sourire nait immédiatement sur son visage. Pour la simple et bonne raison qu’il venait de trouver comment il allait panser ses maux pour la soirée. Une jeune femme qui ne lui était pas inconnue venait d’entrer dans le bar. Il ignorait qu’elle venait ici, mais le hasard faisait plutôt bien les choses. Cela faisait un certain temps qu’il ne l’avait plus vu. Quelques mois, peut-être même une bonne année, mais certains souvenirs étaient restés gravés en lui. Fallone Salazar. Cette grande et plantureuse brune à la peau dorée, qui avait été l’objet de ses fantasmes durant bien des années venait d’entrer. A croire qu’on l’avait amené à lui pour résoudre tous ses problèmes. Bien sûr, elle n’avait pas ce pouvoir, mais elle pouvait aisément lui permettre de penser à autre chose et d’éviter de broyer du noir. Tout comme elle l’avait fait à de si maintes reprises quand il était encore marié à Ophelia. Evan et Fallone avaient partagé bon nombre de choses ensemble. Des choses si peu catholiques, des choses défendues à bien des égards mais tellement plaisantes et qui lui avait fait tellement de bien. Il l’observe un instant, ne pouvant s’empêcher de s’attarder sur ses longues jambes qui l’avaient fait tant rêver par le passé, comme chacune des parcelles de son corps en réalité. Il sent une certaine exaltation s’emparer de lui alors même qu’il se remémore ces nuits, ces après midi ou même ces mâtinés passées avec elle. Elle n’était pas son type de femme au préalable –ou tout au moins ses occupations et son statut ne l’étaient pas- et tout son entourage n’aurait cautionné la moindre relation entre eux. Après tout, elle était une it-girl. Le genre de femme que l’on dépeignait comme vénale, avec un physique de rêve certes, une fille qui vivait de scandales et qui ne brillait pas par le travail véritable et l’intelligence. C’était ainsi que ses détracteurs la décrivaient. Mais Evan s’en fichait. Il s’en était toujours fichu pour la simple et bonne raison qu’il savait qu’elle cachait autre chose derrière tout cela, derrière toute cette couche de superficialité. Et puis dans tous les cas, il ne prévoyait absolument pas de faire sa vie avec elle. Simplement ses nuits. Ne pouvant se retenir plus longtemps, le jeune chef d’entreprise se leva pour glisser vers l’autre côté du bar où se trouvait Fallone. Il fait un signe au barman de lui servir un autre verre avant de s’installer à côté de Fallone. « Fallone Salazar. » Un nouveau sourire prend place aux coins de ses lèvres alors qu’il l’interpelle. Secrètement, il espère qu’elle ne l’a pas oublié. Son égo aurait tendance à se dire qu’il lui a laissé de plutôt bons souvenirs, mais il commençait peu à peu à croire que finalement il n’était pas si inoubliable que cela, à mesure que ses relations le quittaient. Ceci étant, il n’avait pas envie de faire état de ses états d’âme à cet instant. Non, à cette seconde précise, où il faisait face à celle qui avait été sa maîtresse il fut un temps, il n’avait envie que d’une chose, goûter à ces lèvres qui lui avaient laissé un souvenir certain. « On dirait bien que je n’ai pas totalement raté ma journée finalement. » Il l’assène d’un clin d’œil rapide qui se veut charmeur avant de lever son verre vers elle afin qu’elle vienne trinquer avec le breuvage qui venait de lui être apporté.
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MessageSujet: Re: Winners never quit, and quitters never win (Evan) Sam 2 Déc - 21:27

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Evan Ashmore n’était pas le genre d’homme que l’on pouvait oublier facilement. Des nuits à rires aux éclats, allongés l’un contre l’autre tandis qu’une épouse l’attendait. Jamais je n’avais ressenti le moindre remord pour celle envers qui il avait juré fidélité. J’étais moi-même le fruit d’un adultère et si elle n’était pas capable de lui donner un peu de tendresse ça ne me dérangeait pas de le faire pour le PDG d’Ashmore industries. C’était un bel homme, instruit et plein aux as et passer du temps avec lui ne me posait aucun problème. Je savais me rendre disponible pour le beau blond sans rien en contrepartie, juste pour le plaisir de me retrouver seule avec lui. J’aimais la façon dont il me dévorait des yeux, j’aimais me sentir désirée. Evan n’était pas une exception, il savait exactement où et comment me trouver lorsqu’il avait besoin d’un peu de réconfort. Ma réputation de bimbo me collait à la peau et du haut de mes trente-deux ans il n’était toujours pas question de stabilité. Je préférais donner mon amour le temps d’une nuit, terrifiée par l’idée de pouvoir de nouveau souffrir pour quelqu’un. Liv m’avait brisé le coeur et je m’étais jurée que l’on ne m’y reprendra plus. Mon amie était en retard et la patience ne faisait pas parti de mon vocabulaire. Un large sourire se dessina pourtant sur mon visage lorsque j’aperçu le chef d’entreprise. Ce n’était pas vraiment l’endroit où j’imaginais le voir. D’ordinaire nos rencontres avaient lieu dans des endroits un peu plus chic, ayant tout les deux un gout prononcé pour le luxe. Je m’en voulais presque de ne pas avoir fait un peu plus d’effort sur ma tenue et mon maquillage . « Fallone Salazar. » Des mois sans nouvelles, j’étais pourtant heureuse de le revoir et surtout de me rendre compte qu’il n’avait pas oublié mon nom. Ce genre d’homme était très convoité par la gente féminine. J’avais par le passé jalousée sa femme. Elle était incapable de le tenir, pourtant c’était elle qui l’avait choisi pour lui passer la bague au doigt. Je ne connaissais rien de leur couple, mais j’aimais imaginer quel homme il était en famille. J’essayais parfois d’en savoir un peu plus, malgré qu’il ne me donnait jamais de détail, juste de quoi satisfaire ma curiosité. A défaut de pouvoir me construire ma propre vie, je me mettais à rêver celle des autres.Il m’arrivait parfois de me diminuer. Après tout, je ne brassais que de l’air en attendant que mon moment de gloire ne se termine. Un effet de mode, voila ce que j’étais. Je n’avais rien construit, je n’étais qu’un coup de bluff, mon nom faisait rêver des milliers d’adolescentes mais jusqu’à quand? Je me mordais les doigts à chaque fois qu’il s’agissait de penser à mon avenir. Même cendrillon était redevenue cosette après minuit. Quand finira-t-on par m’oublier, je m’accrochais du mieux que je pouvais au monde du showbiz. Très tôt, j’avais compris que le seul moyen de rester lorsqu’on avait pas de talent particulier c’était de miser sur son physique. Alors, je jouais les opportunistes et acceptais quelques pipes au plus offrant. La fille illégitime de George Wesley aurait dû tomber aux oubliettes depuis bien longtemps, seulement j’arrivais encore à frapper aux bonnes portes. J’avais une peur bleu de retourner dans mon ancien ghetto, ou nous étions entassés les uns sur les autres selon nos origines ethniques. Qui pouvait me blâmer de détester la pauvreté après l’avoir connu?

« Evan Ashmore. » répondis-je à mon tour avant de vider le siège à mes côtés pour le laisser s’assoir. Tant pis pour mon amie, elle n’avait plus qu’à se trouver une autre place, si elle daignait arriver. Je ne pensais pas le revoir de si tôt. J’avais appris pour son divorce, mais l’information ne m’était pas venue de lui. Naïvement, j’avais pensé qu’il viendrait me rendre plus souvent visite après ça. Que nos parties de jambes en l’air allaient être plus fréquentes et peut être plus publiques. Après tout, il avait toujours l’air satisfait de nos ébats. Au lieu de ça, silence radio. Le PDG avait disparu de la circulation et vexée, je m’étais effacée à mon tour de son champs de vision. « On dirait bien que je n’ai pas totalement raté ma journée finalement. » je ris, incapable de résister trop longtemps au jeune homme. J’étais plutôt flattée de savoir que j’étais celle qui enjolivait sa journée. Il n’avait pas l’air d’aller bien, comme à chaque fois qu’il me voyait. Il se donnait cet air de chien battu lorsque nos regards se croisaient parce qu’il savait pertinemment que je finirais par céder. Un petit sourire ne quitta cependant pas mes lèvres et j’hésitais à lui répondre profitant d’un petit silence pour siroter mon whisky. «  Et bien je suis contente que ta journée ne soit pas ratée grâce à moi. » dis-je à mon tour en levant mon verre en sa direction pour venir trinquer. La mienne n’avait pas non plus été exceptionnelle bien que sa présence ne me laissait pas non plus indifférente. J’étais un peu vexée d’avoir été délaissée autant de temps. Il fallait qu’il fasse un peu plus que ça s’il espérait retrouver notre ancienne relation. Pourtant, de nature je n’étais pas très difficile et je me faisais rarement désirer, mais j’estimais valoir un peu plus à ses yeux. « J’ai appris pour ton divorces, tu m’en vois navré. » finis-je par dire en posant ma main sur sa cuisse. J’essaye d’avoir l’air désolé. Il avait partagé une partie de sa vie avec son ex-femme mais pour avoir joué les maitresses quelques temps je savais que ce n’était que question de temps avant qu’ils ne finissent par se séparer. Et puis malgré que je ne savais rien d’Ophélia, j’étais heureuse de savoir que le champs était de nouveau libre. « Ça ne doit pas être facile pour toi! » continuais-je toujours sur un ton mielleux bien qu’en réalité je m’en moquais comme de l’an quarante. Tout ce qui comptais pour moi, c’était de pouvoir le retrouver. Evan était un garçon que j’appréciais sincèrement. Nous ne venions pas du même monde et il devait surement me trouver idiote parfois mais il nous arrivait de passer de bons moments ensemble. Je m’étais surprise à lui confier quelques épisodes de ma vie plus ou moins douloureux. Nos coucheries déliaient nos langues plus que je ne le pensais et il avait réussi à percer une partie de la carapace de Fallone Salazar et bizarrement, il ne m’avait jamais jugé.

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Winners never quit, and quitters never win (Evan)

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