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i'm sorry, please believe me (neal&addie)

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MessageSujet: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Mer 15 Nov - 20:28

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Inspire. Expire. Inspire. Expire. Mon cœur battait la chamade. Je ne savais plus si c’était dût au stress ou à l’excitation. Je n’avais pas vu Neal depuis presque huit ans. Sur la boîte aux lettres, il y avait bien écrit « Neal et Grace Wheeler », ils vivaient là tous les deux. Il y a sept ans, j’avais abandonné ma fille devant la porte de Neal et j’avais eu peur qu’il ne l’abandonne à son tour, mais il ne l’avait pas fait. Il avait toujours été un homme bon, dans une autre vie, on aurait pu avoir une famille. Mais j’avais fait mes choix, je ne lui avais pas dit que j’étais enceinte, je ne lui avais pas dit qu’il allait être père, et puis, j’avais abandonné notre fille sans rien dire. J’avais ruiné toute entente possible entre nous. Il allait sûrement me claquer la porte au nez. Il allait aussi probablement refuser que je voie Grace. J’avais passé sept ans à attendre et espérer la revoir, et aujourd’hui, je sentais que Neal allait m’empêcher de la voir. Je ne pouvais pas lui en vouloir à vrai dire, il avait bien raison de vouloir la protéger. Inspire. Expire. Mes pensées allaient à mille à l’heure, mon cœur battait de plus en plus vite. J’allais sonner. Il allait ouvrir. Et ensuite, j’allais tout lui expliquer. Un plan simple et efficace, s’il ne me claquer pas la porte au nez. Inspire. Expire. De toute façon, il allait bien finir par me laisser la voir. Il ne pouvait pas m’empêcher de voir ma fille. Pas éternellement. Je serrais mes poings, craquais mes doigts, inspirais une grande bouffée d’air. Et je sonnais à la porte. Je croisais les doigts pour que Neal ne ferme pas la porte en me voyant.
La porte s’ouvrit, je fis un pas en arrière. Je serrais mon poing pour ne pas montrer que je tremblais. Neal se tenait devant moi, toujours aussi charmant. Je lui souris, passa ma langue sur mes lèvres sèches puis ouvris la bouche pour parler enfin : « Salut Neal, je voudrais m’excuser de la façon dont j’ai laissé les choses entre nous, et surtout de ne t’avoir rien dit pour Grace. Je suis désolée de l’avoir laissé ainsi pour que tu t’en occupes. Je suis à Los Angeles pour de bon, je ne partirais pas. Je… Je veux être sa mère. Je suis sa mère. » J’avais tout préparé. Je sonnais, il ouvrait, je lui disais ce que j’avais répété en le regardant dans les yeux, puis je laissais la balle dans son camp. Je n’arrivais pas à décrocher mes yeux des siens. Ils avaient toujours été hypnotisant et aujourd’hui, je n’arrivais pas à les lire, pourtant c’était la seule chose qui me maintenait en place et m’empêchais de prendre la fuite. J’étais terrifiée par ce qu’il allait dire ou faire. Inspire. Expire. Garde ton sang-froid.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Sam 18 Nov - 15:21

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Pour certains, les routines étaient quelque chose de désagréable, voire même de détestable qu'il fallait par dessus tout éviter. Neal Wheeler en connaissait pleins des personnes n'appréciant pas l'idée d'avoir une vie suivant un certain schéma , où certains jours pouvaient ressembler à d'autres. Inlassablement. De son côté, il n'avait pas nécessairement le choix. Chaque matin, il se levait à la même heure, il partait sur ce bord de mer si revigorant pour s'offrir ce moment de liberté, le coeur battant à tout rompre à mesure que ses jambes s'activaient en courant. Il ne manquait jamais un seul de ses jogging, sauf quand il n'en avait pas le choix. Qu'il était malade ou trop fatigué pour aller courir. Le reste du temps, c'était son rituel matinal, avant de commencer un autre jour, de longues heures, où il n'arrêtait presque pas. Entre Grace et son travail, il ne prenait que peu de minutes pour souffler. Mais il n'avait aucune envie d'échanger son existence. Pour rien au monde, il ne désirait être ailleurs, quitter son quotidien à Los Angeles, laisser sa fille et repartir errer dans les pays lointains, bien éloignés de la Californie. Oui il avait aimé tout ce temps qu'il avait passé tel un aventurier, allant d'endroit en endroit, sans véritable attache, sauf que depuis qu'Adelaide Stewart lui avait apporté ce bébé sur le pas de sa porte, il avait tout laissé tomber. Terminé ses souhaits de baroudeur. Et peut-être que pendant plusieurs mois, il avait été dur pour lui de s'y habituer. De savoir comment élever un être aussi minuscule. Mais le bonheur qu'elle lui apportait minute après minute quand il était aux côtés de Grace n'avait aucun égal. Il n'était guère plus heureux que lorsqu'il était avec elle. Quand ils étaient tous les deux en train de se balader en mer, quand il voyait son sourire dès qu'elle s'occupait de son chat. Sept années s'étaient écoulées, sept années durant lesquelles il avait changé, il n'était plus totalement le même, car Grace était devenue sa priorité. A elle toute seule, elle était tout son univers, la plus belle des étoiles observable dans la galaxie. Le seul être à compter plus que sa propre vie. Alors pour elle, il était prêt à tout. Même à avoir une routine, des habitudes que personne ne pouvait lui retirer. Il n'avait pas besoin de beaucoup plus. Il avait des amis exceptionnels, une fille merveilleuse et un travail qui lui permettait de vivre de sa passion. De l'une de ses passions parmi tant d'autres, lui le curieux de nature, dont l'esprit était presque impossible à satisfaire. Il n'était certes pas un homme d'affaires mais il avait l'espoir de changer le monde autour de lui. Grâce à ses articles, il espérait aider la population. Les réveiller face à tout ce qui pouvait se passer près d'eux sans qu'ils ne le réalisent véritablement. Il ne cherchait pas la célébrité, faire partie des journalistes exposés partout , et il n'avait pas non plus pour but d'être riche grâce à ses enquêtes. Il n'y avait que la vérité qui l'intéressait. C'était cette quête de vérité qui l'animait et qui le faisait écrire. Et il était doué pour cela. On lui avait dit et même si avec Rina, ils se chamaillaient pour savoir lequel des deux était le meilleur, il avait plutôt l'impression de former un duo avec la jeune femme. Peu importe qu'ils ne travaillent pas pour le même journal, ils avaient exactement le même idéal. Le même but. C'était ce qui l'avait poussé à accepter cette enquête en binôme. Un article à quatre mains comme on appelait ça dans le milieu. Pour l'occasion, il avait passé une partie de la journée à appeler ses contacts dans les associations de la ville afin d'obtenir des informations sur le sujet et cela ne faisait que quelques minutes qu'il était rentré pour continuer à travailler depuis chez lui. Il avait du temps pour lui et il n'avait pas à s'inquiéter pour Grace. Comme chaque jeudi, elle était partie à son cours de solfège avec Lisbeth et cette semaine c'était au tour de Mace de récupérer les deux petites, il allait donc pouvoir taper ses notes sur l'ordinateur tout en continuant à fouiner. Tout du moins, c'était ce qu'il pensait. Il ne put s'empêcher de soupirer en entendant la sonnette de l'entrée. Malgré tout, il se leva de sa chaise pour aller voir qui paraissait décidé à le déranger, à une heure où normalement tout le monde savait qu'il n'était que très rarement présent. La silhouette qu'il découvrit devant ses yeux lui donna l'impression de faire un bon en arrière, plus de sept années plus tôt. Comme si le passé ressurgissait juste devant lui. Et il n'eut pas le temps de réagir avant qu'elle se mette à parler. « Salut Neal, je voudrais m’excuser de la façon dont j’ai laissé les choses entre nous, et surtout de ne t’avoir rien dit pour Grace. Je suis désolée de l’avoir laissé ainsi pour que tu t’en occupes. Je suis à Los Angeles pour de bon, je ne partirais pas. Je… Je veux être sa mère. Je suis sa mère. ». Une minuscule seconde, il resta impassible, imaginant qu'il était question d'une farce. D'une vaste comédie destinée à le provoquer. Une supercherie nullement drôle. Qui ne l'amusait absolument pas. Tout comme les mots qu'Adelaide venait de prononcer. Nerveusement, il avait envie de rire, à cause du culot dont elle faisait preuve. Du manque de gêne qu'elle manifestait en osant venir jusqu'à chez lui sans prévenir pour lui narrer un discours digne de celui d'une droguée en manque. Ou d'une folle furieuse. « Adelaïde.... », souffla-t-il d'une voix froide, tout en lui adressant un regard glacial. Il était connu pour être un homme chaleureux et gentil avec tout le monde. Avec presque tout le monde. Mais certainement pas avec la femme qui avait osé abandonner son enfant. Leur enfant. « Tu te pointes comme ça après plus de sept ans et tu veux t'excuser et être la mère de Grace ? T'es tombée sur la tête c'est ça hein ? T'as sept années de retard et si tu penses que ton petit discours appris par coeur va changer quoi que ce soit, tu peux repartir d'où tu viens tout de suite », ajouta-t-il en appuyant sur chaque mot pour les rendre plus tranchants qu'une lame de couteau. Parce qu'à la seconde où il était question de sa fille, il devenait cet homme protecteur prêt à tout, même à combattre les géants de l'Olympe s'il le fallait. Il faisait tout pour que jamais elle ne connaisse la souffrance et il savait que la personne devant lui ne pouvait qu'être néfaste.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Sam 18 Nov - 18:42

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Dans ma vie, j’en avais connu des sermons. C’était l’activité préférée de ma mère lorsque j’étais enfant. Elle aimait tout contrôler et avoir une fille plus occupées par les expériences scientifiques et les étoiles, ce n’était pas digne d’une princesse selon elle. Alors, lorsque je passais mes journées dans les jardins et mes nuits à regarder le ciel, elle finissait par me sermonner sur les devoirs d’une Lady pendant des heures. Je n’avais jamais aimé me retrouver dans un conflit alors je retenais mes larmes lorsque je me retrouvais face à elle, puis dans ma chambre, je m’effondrais. Mais cela ne m’a jamais empêché de continuer à braver les interdits et à suivre ma voie. Il y avait aussi eu les quelques fois où mon père m’avait grondé pour avoir fait déshonneur à la famille et à mon nom. Enfin, d’après lui, j’avais apporté ce déshonneur en sortant boire dans un pub avec mes amis au lycée, et avait fait le bonheur d’un paparazzi qui nous avait pris en photo. J’avais rétorqué que lorsque l’on a épousé un membre de la famille royale, et eu un enfant, il ne faut pas s’étonner de les voir en couverture des tabloïdes. Déjà à l’époque, la moindre escapade de mes cousins héritiers faisaient la une des journaux, alors pour une fois que c’était moi, je trouvais ça amusant. Aujourd’hui, c’était un tout autre genre d’affrontement, de conflit. Face à Neal, je me décomposais. « Adelaïde.... », dit-il. Rien que mon nom sortant de ses lèvres me glaça le sang. Je sentais de la rancœur et presque de la haine dans mon nom. Je savais que j’avais fait la plus grosse erreur de ma vie en abandonnant Grace, et je voulais me racheter, mais Neal semblait d’un tout autre avis. « Tu te pointes comme ça après plus de sept ans et tu veux t'excuser et être la mère de Grace ? T'es tombée sur la tête c'est ça hein ? T'as sept années de retard et si tu penses que ton petit discours appris par coeur va changer quoi que ce soit, tu peux repartir d'où tu viens tout de suite ». Chaque mot était un coup de poing dans mon ventre. Chaque mot me brisait un peu plus et surtout décuplait le sentiment de culpabilité que je portais en moi depuis sept ans. Je sentis les larmes monter dans mes yeux, et serrais mon poing en tremblant. « Je ne pouvais pas la garder avec moi. Mes parents l’auraient détruite. Je ne savais pas quoi faire. Mais je savais… je savais que si elle était avec toi, tout irait bien. Je voulais qu’elle ait une vie heureuse. » répondais-je, la voix tremblante. J’avais fait la paix avec mon choix d’abandonner ma fille, je savais pourquoi je l’avais fait, et je ne regrettais pas de l’avoir éloigné de mes parents. Je regrettais seulement de n’être pas revenue plus tôt. « Neal, je sais que tu me déteste, et Grace me déteste probablement aussi. Mais elle mérite que sa mère soit là pour elle, et que tu le veuilles ou non, je suis sa mère. Même avec sept ans de retard. » Sept ans. A chaque fois que j’y pensais j’en avais des frissons. J’avais lu un jour, que le corps humain met sept années à se régénérer complètement. Toutes les cellules d’un être ont changé, il est totalement différent de l’être qu’il était sept ans auparavant. C’était vrai pour moi en tout cas, j’avais changé, grandis, pris ma vie en main. Neal avait changé lui aussi. Je me rappelais d’un homme charmeur et chaleureux alors que là, il était telle une furie, prêt à me tuer sur place. Je ne lui en aurais pas voulu s’il le faisait. « Neal… Je t’en supplie. Laisse-moi au moins la voir. » Je plaidais une cause probablement perdue d’avance, mais je n’avais pas d’autre choix. Il avait tous les pouvoirs.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Dim 19 Nov - 0:26

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La méchanceté n'avait jamais été un aspect présent dans la personnalité du jeune Neal Wheeler. Il pouvait lui arriver de dévoiler des côtés plus sombres, de ne pas être la représentation parfaite du gendre idéal, mais toutes les personnes le connaissant s'accordaient à dire qu'il y avait en lui quelqu'un de profondément gentil. Qu'il était capable de faire apparaître cette énergie solaire. De faire ressortir le bon dans le coeur de chaque être humain. Il apportait le bon chez ceux l'entourant. Pour eux il était prêt à beaucoup, il les aidait, il les soutenait et il était à leurs côtés quoi qu'il puisse se passer. Et surtout si quelqu'un venait à les blesser. A tenter de les attaquer pour atteindre leur organe vital afin de le malmener. Alors dès qu'il était question de Grace, chaque sentiment était amplifié. Tout devenait pire. Elle était sa chair, elle était son sang et le lien qui les unissait provoquait chez lui cet instinct de protection qu'aucune épreuve pouvait détruire. Il aurait pu gravir l'Everest s'il avait la certitude que cela pouvait la protéger de tous les dangers. Il était prêt à pénétrer dans un immeuble en flammes pour la sauver. Ce qu'il ressentait pour elle dépassait l'entendement et la logique même de l'univers. Chaque sensation, chaque émotion était décuplée depuis qu'il était devenu père. Depuis ce jour où Adelaide avait laissé cet être si vulnérable chez lui. En sept ans, il avait tout fait pour lui apporter suffisamment d'amour pour deux parents. Il était seul pour l'élever, elle n'avait pas de mère et il ne pouvait pas concevoir qu'elle manque de quoi que ce soit, donc il l'aimait deux fois plus. Il était d'autant plus présent et d'autant plus protecteur qu'il savait tous les tourments que l'absence de cette figure maternelle pouvait provoquer dans l'esprit de la jeune enfant. Elle n'en parlait pas beaucoup, mais quelques fois elle lui avait posé des questions, elle s'était interrogée et il avait pu lire dans ses prunelles innocentes qu'elle ne comprenait pas tout. Qu'elle ne savait pas pourquoi, celle supposée l'aimer n'avait pas voulu d'elle. Et à une interrogation aussi douloureuse, il était incapable d'offrir une quelconque réponse. Parce que peu importe les raisons que la jeune femme avait eu, jamais il ne pourrait les comprendre et encore moins les accepter. Encore plus quand il savait le bonheur que cela était d'élever Grace. C'était ce qui le poussa à afficher un air aussi froid et un visage aussi fermé à la seconde où il vit la femme se tenant à quelques mètres de lui. S'il n'avait pas été plus courtois, il aurait pu directement refermer le pan de bois et laisser cette silhouette seule face à une maison fermée. A ses yeux, c'était ce qu'elle méritait et rien d'autre. Cela lui importait peu de passer pour un homme manquant de gentillesse ou de délicatesse, il était ce père défendant le diamant qu'était sa fille. Ses mots pouvaient blesser et se transformer en coup fatal dans l'abdomen de son adversaire, il ne pensait qu'à Grace. Et cela n'était pas prêt de changer. « Je ne pouvais pas la garder avec moi. Mes parents l’auraient détruite. Je ne savais pas quoi faire. Mais je savais… je savais que si elle était avec toi, tout irait bien. Je voulais qu’elle ait une vie heureuse. », il haussa les épaules, croisant les bras devant son torse, face à des phrases qui ne ressemblaient qu'à de fausses excuses. Elle se cherchait des circonstances atténuantes, elle essayait de minimiser son acte, de se défendre pour cet abandon qu'elle avait commis, sauf qu'il n'était pas dans un esprit de tolérance. Il n'était pas prêt à lui accorder un pardon qu'elle ne méritait pas. De son propre avis, elle n'y avait pas le droit, même si cela pouvait soulager la conscience d'Adelaide, il n'allait pas lui offrir ce cadeau. « Neal, je sais que tu me déteste, et Grace me déteste probablement aussi. Mais elle mérite que sa mère soit là pour elle, et que tu le veuilles ou non, je suis sa mère. Même avec sept ans de retard. », il ne put s'empêcher d'arquer un sourcil et d'afficher un air mauvais sur son visage, ordinairement empli de douceur et de chaleur. Cette fois c'était la froideur et une colère tenace qui se dévoilaient et qui l'irradiaient dans toutes ses cellules. Elle était la mère de Grace, il avait beau l'écouter et se répéter les mots en boucle, elle avait perdu le droit d'être sa mère le jour où elle était partie. En sept années, ce statut était devenu un vulgaire mirage dont elle n'était plus digne. Elle était celle qui avait donné la vie à Grace, néanmoins cela n'en faisait pas sa mère. « J'en ai rien à foutre de tes excuses Adelaide. Si tu penses que ça va changer quoi que ce soit et que ça va faire disparaître les sept dernières années, tu te trompes. Et permet moi de te dire que non tu n'es pas sa mère ! Oui elle mérite que sa mère soit à ses côtés, elle méritait depuis sa naissance d'avoir une mère, de savoir ce que c'était d'avoir une mère aimante ! Sauf que tu es partie, tu l'as abandonné. Alors tu oses venir jusqu'ici pour me rappeler que tu es sa mère ? Et bien tu aurais peut-être dû t'en rappeler durant tout ce temps pendant que je l'élevais !  » , répliqua-t-il d'une voix marquée par la haine et dans laquelle on percevait tout l'énervement qui commençait à gangréner son esprit. Elle pouvait se souvenir du Neal avec lequel elle avait eu une aventure, avec lequel elle avait passé de bons moments, mais elle allait devoir faire face au Neal en mesure de mener une guerre pour sauver ce qui lui tenait le plus à coeur. « Neal… Je t’en supplie. Laisse-moi au moins la voir. », la comédie perdait en humour et gagnait en ridicule, il ne put s'empêcher d'émettre un rire jaune, foncièrement cynique, à la limite du rire méchant accordé aux sadiques des films. Cela en était trop et totalement grotesque. « Tu reviens comme une fleur après sept ans et tu crois vraiment que je vais t'accorder le droit de la voir ?! T'es tombée sur la tête ou t'es complètement décérébrée ?!  », demanda-t-il en osant le ton pour que chaque parole s'imprègne dans l'âme de la jeune femme. Des phrases aussi dures cela ne lui ressemblait pas, simplement il n'était pas capable de se contrôler. De faire preuve de calme dans ses réponses ou dans ses mots. Il lui faisait payer tout ce qui s'était produit, tout ce qu'elle avait provoqué et la souffrance lui importait peu.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Dim 19 Nov - 2:17

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Les mots de Neal étaient plus coupant les uns que les autres. Chaque phrase la blessait encore plus que la précédente. Il était méchant et crachait son venin comme jamais je ne l’avais vu faire auparavant. C’était un tout nouveau Neal qui se tenait devant moi, et il me faisait peur tant sa rage envers moi était grande. Il refusait d’entendre ce que j’avais à dire, considérait mes mots comme de simples excuses sans valeur. J’étais dans l’impasse face à un tel mur. « J'en ai rien à foutre de tes excuses Adelaide. Si tu penses que ça va changer quoi que ce soit et que ça va faire disparaître les sept dernières années, tu te trompes. Et permet moi de te dire que non tu n'es pas sa mère ! Oui elle mérite que sa mère soit à ses côtés, elle méritait depuis sa naissance d'avoir une mère, de savoir ce que c'était d'avoir une mère aimante ! Sauf que tu es partie, tu l'as abandonné. Alors tu oses venir jusqu'ici pour me rappeler que tu es sa mère ? Et bien tu aurais peut-être dû t'en rappeler durant tout ce temps pendant que je l'élevais ! » lança t il avec haine. Je concevais qu’il me détestait, mais que ce soit à ce point, c’était une surprise. Et une mauvaise. L’homme que j’avais connu était à des années lumières de celui qui était face à moi. J’essayais de me rassurer en me disant qu’il était simplement très protecteur et qu’il ne voulait pas que je fasse de mal à Grace, mais j’étais tout de même surprise qu’il puisse penser que je lui veuille du mal. Durant toutes ces années, je n’avais voulu que son bonheur. Dès que je m’étais rendue compte que j’étais enceinte, je m’étais jurée de toujours la protéger, de l’aimer et de toujours la faire passer avant tout. Dès l’instant où j’avais su que je la portais en moi, je l’avais aimé plus que tout. Durant neuf mois, j’avais vécu avec la prunelle de mes yeux protégée du monde et j’aurais voulu que ce soit ainsi pour toujours, car dès que mes parents étaient entrés en scène, tout avait changé. Et l’avenir que je nous imaginais c’était transformé en cauchemar. Du jour au lendemain mes plans avaient changés et mes perspectives aussi. J’avais vite réalisé que rien de bon n’allait arriver à l’enfant bâtard que je portais. J’avais même entendu ma mère dire que «l’enfant» irait vivre dans une famille aussi éloignée que possible. Elle ne pouvait accepter que sa fille ait un enfant hors mariage, avec un homme qui n’était pas d'une bonne famille écossaise. Elle avait prévu «un destin tellement plus digne d’une princesse». Grace avait senti ma détresse et donné bon nombre de coup de pieds lorsque j’avais entendu ma mère parler ainsi de moi, sa propre fille, et de sa petite fille qui n’avait pas encore vu le jour. Par la suite, j’avais été prise de cours, puisque Grace s’était décidée à découvrir le monde deux semaines avant le terme. Elle était la plus belle chose que j’avais jamais vu. A chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, mon cœur ratait un battement. Par chance, les médecins avaient interdis tout voyage pendant quelques mois, alors le retour pour l’ Écosse, tant désiré par mes chers parents, avait été suspendu. Grace et moi avions un peu de répit. J’avais vite compris que sa seule chance d’avoir une vie heureuse était avec son père. Je me disais que quitte à ce que l’on soit séparée, autant qu’elle soit avec quelqu’un qui pourrait l’aimer comme elle le méritait. Nos quelques mois ensemble avaient été les plus heureux de ma vie et aussi les plus tristes. Je savais que j’allais bientôt la laisser à Neal, pour la revoir un jour, sans savoir quand. Chaque jour ensemble était magique et j’avais respiré chaque seconde de bonheur comme si j’allais cesser de vivre une fois qu’elle serait loin de moi. J’avais pleuré chaque nuit qui nous rapprochait du moment fatidique. Évidemment j’avais hésité plus d’une fois, et failli tout quitter avec elle. Mais je n’avais pas la moindre chance que cela marche. Mes parents m’avaient mise sous surveillance constante dans la maison où je vivais. Je ne pouvais pas faire un pas dehors sans que deux énormes colosses ne m’accompagnent. J’avais aussi longtemps pensé prévenir Neal que j’allais bientôt changer sa vie sans qu’il n’ai rien demandé, mais ne pouvant ni quitter la maison, ni le contacter sans risquer que mes parents ne découvrent son identité, je m’étais résolue à la solution la plus tragique et la plus cruelle. Mon seul atout avait été que mes parents ignorent qui était le père de Grace, c’était là ma seule chance de lui offrir une vie normale. J’avais sacrifié ma vie avec elle pour lui offrir une vie loin de la cruauté de mes parents, mais aujourd’hui, c’était ce que Neal me reprochait. Il ne comprenait pas mon choix, ne voulait pas comprendre sûrement. Il me haïssait d’avoir voulu le meilleur pour Grace. « Tu reviens comme une fleur après sept ans et tu crois vraiment que je vais t'accorder le droit de la voir ?! T'es tombée sur la tête ou t'es complètement décérébrée ?!  » Si Neal devenait un véritable monstre haineux face à moi, je pouvais devenir une lionne prête a tout pour son prochain. Ses mots n’étaient pas seulement méchants, ils étaient aussi enrageants. Il refusait d’entendre quoique ce soit. Surtout si cela venait de moi semblait il. Je pris mon courage à deux mains pour lutter contre sa fureur. « Mais putain, tu veux rien entendre ! » répondais je en criant de colère. Je ne savais pas que j’avais en moi tant de colère, tant de haine envers le monde et le destin maudit dont j’avais hérité. « Je voulais qu’elle soit heureuse ! Je voulais qu’elle ait au moins une personne sur qui compter ! Je n’aurai jamais pu la garder de toute manière. C’était toi, ou dieu sait qui dieu sait où. Et je refuse que ma fille soit un jour traité comme une moins que rien, encore moins par sa propre famille. Alors oui, je l’ai abandonnée. Mais ça a été la chose la plus difficile et la plus horrible que j’ai jamais fait. Tout ce que je voulais, c’était ma fille. Je voulais une jolie petite maison rien que pour nous et ses rires chaque jour, mais j’y ai renoncé parce qu’avec moi, elle aurait jamais pu avoir ça. » Je ne voyais plus Neal clairement et passa ma main sur mon œil. C’est alors que je me rendis compte que je m’étais mise à pleurer de rage, de douleur. « Et je t’interdis de dire ou même d'oser imaginer que je n’aime pas ma fille. Ca a été une véritable torture de devoir la laisser. Ca a été une torture chaque jour, chaque minute d'être séparée d'elle. J'ai vécu la plus belle année de ma vie quand j’étais enceinte et quand elle est venue au monde. Je n'ai jamais personne comme je l’aime elle. Et je me battrais pour la voir. Je me battrais contre toi s'il le faut. J'en ai rien a faire. Tout ce que je veux, c'est ma fille. » Je m’étais mise à parler de plus en plus fort, presque à crier. Ma voix s’était élevée au fur et à mesure que ma frustration grandissait. Neal semblait déterminé à nous garder loin l’une de l’autre, mais j’étais tout aussi déterminée à la retrouver. Je tentais de contrôler mes larmes, mais rien n’y faisait. Je baissa le son de ma voix, essayant de calmer la situation. « Je ne suis pas là pour te l’enlever. Jamais je ne lui ferais ça. Je veux juste voir ma fille. Je veux lui expliquer pourquoi je n’ai pas été là pour ses premiers mots et ses premiers pas. Je veux qu’elle sache que je suis là et que je l’aime, que je l’ai toujours aimé. Je veux que ce soit elle qui décide de me voir ou non dans le futur, personne d’autre.  Elle mérite d’avoir le choix d’avoir sa mère dans sa vie ou non. Et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher.» Si Neal pouvait se montrer blessant, je n’hésitais pas à le mettre devant le fait accompli. Rien ni personne n’allait m’empêcher de voir ma fille.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Ven 24 Nov - 21:37

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En quelques secondes d'observation sur le regard de Neal Wheeler, il était évident qu'on lisait chez lui une gentillesse profonde, qu'il avait puisé chez ses parents. Et qui peut-être avait toujours été en lui. Même en grandissant, il ne s'était pas transformé en un homme désagréable, aux tendances détestables, car il était resté celui qu'on appelait couramment le gentil. Si pour beaucoup, ce surnom pouvait être vu comme un défaut, il ne le prenait pas ainsi. Car il aimait le fait d'être une bonne personne. D'aimer faire le bien autour de lui. Ce n'était pas une fausse image, un parfait mensonge qu'il renvoyait à tout le monde pour cacher de mauvaises intentions. Il suffisait de le voir prendre soin de tous ses proches et surtout de sa fille pour comprendre qu'il n'y avait pas une once de noirceur dans l'âme du jeune homme. Pourtant, il avait vu son grand amour partir, lui brisant le coeur par la même occasion. Mais il avait puisé la force de rester celui qu'il était, il ne s'était pas transformé pour guérir ses peines avec une obscurité qui ne lui correspondait pas. Néanmoins devant Adelaïde c'était un autre aspect de lui-même qu'il dévoilait aux yeux du monde et il n'était que plus content de savoir que Grace n'était pas là pour y assister. Pour ne pas lui faire visualiser un spectacle ressemblant étrangement à une vulgaire comédie. Il avait envie de s'en aller, de s'enfermer à l'intérieur de sa maison pour laisser le passé redevenir le passé. Pour que plus jamais elle ne ressurgisse devant ses yeux pour faire s'écrouler toute la stabilité de son foyer. Ce n'était pas que pour son enfant qu'il envoyait à cette femme se tenant face à lui. C'était aussi pour le mal qu'elle lui avait fait. Elle n'avait pas atteint son muscle cardiaque, ce n'était pas de cette manière qu'elle s'en était prise à lui. Elle l'avait malmené et maltraité car elle avait abandonné un être sans défense. Pendant sept années, elle avait laissé cet enfant derrière elle et elle ne s'était pas retournée. Sept ans qu'il ne l'avait pas vu, qu'elle s'était envolée dans l'air pour ne plus jamais réapparaître. Jusqu'à aujourd'hui. Et il la haïssait profondément pour oser se montrer devant chez lui en formulant des attentes inconsidérées. Il se fichait bien de son discours, de ses revendications, il l'écoutait mais il savait déjà exactement ce qu'il comptait faire et ce qu'il n'approuvait pas. C'était à cause d'Adelaide que Grace avait grandi sans mère. Par sa faute aussi qu'il avait dû en prendre la charge tous seul, même s'il ne le regrettait jamais. Alors il refusait de l'entendre, faisant semblant de s'intéresser aux mots qu'elle prononçait. Car peu importe toutes les excuses qu'elle allait lui énoncer, toutes les circonstances atténuantes qu'elle allait se trouver, elle ne parviendrait pas à le faire dévier de sa route. De son principal objectif.  « Mais putain, tu veux rien entendre ! », sa voix se porta dans l'air si fort qu'il était persuadé que presque tout le voisinage devait commencer à se demander ce qui était en train de se produire chez les Wheeler. Mais cela lui importait peu, la colère de l'écossaise ne l'atteignait pas. Elle pouvait bien s'énerver ou lui balancer les pires méchancetés au visage, elle ne serait jamais aussi forte que l'amour qu'il pouvait porter à Grace. C'était pour cet amour qu'il se battait et pour lequel il était prêt à combattre les titans de l'Olympe.  « Je voulais qu’elle soit heureuse ! Je voulais qu’elle ait au moins une personne sur qui compter ! Je n’aurai jamais pu la garder de toute manière. C’était toi, ou dieu sait qui dieu sait où. Et je refuse que ma fille soit un jour traité comme une moins que rien, encore moins par sa propre famille. Alors oui, je l’ai abandonnée. Mais ça a été la chose la plus difficile et la plus horrible que j’ai jamais fait. Tout ce que je voulais, c’était ma fille. Je voulais une jolie petite maison rien que pour nous et ses rires chaque jour, mais j’y ai renoncé parce qu’avec moi, elle aurait jamais pu avoir ça. », il n'avait aucune idée de ce qu'elle cherchait à faire. Ni ce qu'elle tentait de lui énoncer. Mais si elle désirait que peut-être grâce à quelques phrases, il commence à avoir pitié d'elle, elle s'y prenait terriblement mal. Car elle pouvait avoir souffert quand elle avait abandonné Grace, peut-être qu'elle ne lui mentait pas et il n'en était guère sûr, malgré tout, elle ne pouvait pas imaginer la souffrance qu'elle avait infligé à sa fille. Ni les interrogations qu'elle avait provoqué chez cette petite fille qui n'avait rien demandé. En temps normal, dans un autre cas où il n'était pas question de l'être le plus important à ses yeux, probablement aurait-il pu ressentir de la compassion ou se montrer sensible au pleurs de la brune. Pas cette fois.   « Et je t’interdis de dire ou même d'oser imaginer que je n’aime pas ma fille. Ca a été une véritable torture de devoir la laisser. Ca a été une torture chaque jour, chaque minute d'être séparée d'elle. J'ai vécu la plus belle année de ma vie quand j’étais enceinte et quand elle est venue au monde. Je n'ai jamais personne comme je l’aime elle. Et je me battrais pour la voir. Je me battrais contre toi s'il le faut. J'en ai rien a faire. Tout ce que je veux, c'est ma fille. » , les bras croisés sur son torse, comme s'il mettait un mur entre eux ou qu'il lui imposait une distance obligatoire, il la fixa avec une dureté rare chez le texan. A chaque fois qu'elle ouvrait la bouche pour parler, il avait envie de lui dire de se taire. De ne pas évoquer des sentiments qu'elle ne connaissait pas. Il détestait cette personne qui provoquait un incendie dans ses cellules et qui allait le mener jusqu'à l'explosion interne.   « Je ne suis pas là pour te l’enlever. Jamais je ne lui ferais ça. Je veux juste voir ma fille. Je veux lui expliquer pourquoi je n’ai pas été là pour ses premiers mots et ses premiers pas. Je veux qu’elle sache que je suis là et que je l’aime, que je l’ai toujours aimé. Je veux que ce soit elle qui décide de me voir ou non dans le futur, personne d’autre.  Elle mérite d’avoir le choix d’avoir sa mère dans sa vie ou non. Et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher.», cela en était trop, il ne pouvait plus faire face à ce bourdonnement insupportable rempli de mensonges. Les poings serrés, il perdait patience, il ressentait cette émotion féroce de haine s'infiltrer dans les pores de sa peau pour contaminer sa chair. Les traits crispés, le coeur battant violemment pour venir percuter ses entrailles, il ne pouvait plus se tenir devant elle sans lui répondre. « Parce que tu penses réellement que tu vas parvenir à effacer sept ans de la vie de Grace avec quelques excuses ? J'en ai rien à foutre de tes excuses Adelaide ! Je me fiche de savoir pourquoi tu es partie, pourquoi tu as décidé de l'abandonner, tu le comprends ça ?! Si tu voulais vraiment être sa mère, tu serais devenue sa mère ! Peu importe comment mais tu aurais trouvé le moyen, comme j'ai trouvé le moyen d'être son père alors que je devais repartir en Asie ! Et ce n'est pas en réapparaissant la bouche en coeur sept années plus tard que tu vas me donner des ordres ou me rappeler que tu es sa mère ! Non tu n'es pas sa mère Adelaide ! Tu lui as donné la vie mais pour être sa mère il faut le mériter, toi tu n'as jamais mérité ce statut ! Tu n'as été bonne qu'à la laisser devant chez moi sans jamais donner de nouvelles ! Tu  ne sais pas ce que c'est de l'aimer car si tu l'avais aimé, jamais tu l'aurais laissé vivre sans une mère ! Jamais tu m'entends ? Quand on aime c'est impossible d'infliger ça à un enfant ! Tu n'étais pas là quand elle a commencé à se demander pourquoi contrairement à ses amis, elle n'avait pas la chance d'avoir une mère ! Tu n'étais pas là non plus le jour où elle s'est mise à pleurer quand elle a compris que sa mère avait décidé de l'abandonner, comme on peut abandonner un vulgaire objet. Ce que Grace méritait c'était une mère présente, une mère aimante, tout ce que tu ne seras jamais pour elle. Tu peux revenir et penser que je vais t'autoriser à la voir, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n'est pas à toi de changer les règles quand tu as décidé que tu le voulais ! La prochaine fois, pense y plus tôt avant de la laisser pendant les sept premières années de sa vie. C'est trop tard tu m'entends ? Trop tard pour que tu puisses te faire pardonner, ce n'est pas comme si tu avais simplement cassé un vase en cristal, tu as laissé tomber ta fille. Et ça ne se pardonne pas en un revers de manche parce que madame a décidé qu'il était temps pour elle de voir sa fille. En attendant, le seul parent qu'elle connaisse c'est moi et si je dois me battre pour éviter que tu rendes ma fille encore plus triste que cela a pu déjà être le cas et bien je le ferai sans hésiter. », énonça-t-il d'une voix virulente remplie de cette violence passagère mais si intense qu'il en avait la gorge ravagée par les flammes. Elle l'avait conduit au bord du précipice, imaginant certainement qu'il allait sauter sans tenter de lutter, cependant elle le connaissait mal. Elle ne savait pas de quoi il était capable par amour. Et elle le découvrait à ses dépends car c'était elle qui l'avait transformé en bête enragée.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Lun 27 Nov - 11:12

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J’avais souvent eu du mal à faire entendre ma voix. Du mal à me faire entendre et à faire respecter mes opinions. J’avais dû me battre contre mes parents pour enfin avoir une chance de quitter Edimbourg. Grandir sous leur coupe n’avait pas été facile, et chaque jour avait apporté son lot de batailles. J’avais dû me battre pour pouvoir poursuivre les études que je voulais, et non les sciences politiques et l’économie comme j’étais supposée le faire. J’avais choisi la physique, sa rigueur et ses infinies possibilités. En regardant les étoiles, j’imaginais toujours qu’il y avait quelque part, dans les univers infinis, une version de ma vie où je n’étais pas forcée de suivre ce que mes parents voulaient. Il devait bien y avoir au moins un univers où je pouvais être libre et où j’avais pu voir ma fille grandir. « Parce que tu penses réellement que tu vas parvenir à effacer sept ans de la vie de Grace avec quelques excuses ? J'en ai rien à foutre de tes excuses Adelaide ! Je me fiche de savoir pourquoi tu es partie, pourquoi tu as décidé de l'abandonner, tu le comprends ça ?! Si tu voulais vraiment être sa mère, tu serais devenue sa mère ! Peu importe comment mais tu aurais trouvé le moyen, comme j'ai trouvé le moyen d'être son père alors que je devais repartir en Asie ! Et ce n'est pas en réapparaissant la bouche en coeur sept années plus tard que tu vas me donner des ordres ou me rappeler que tu es sa mère ! Non tu n'es pas sa mère Adelaide ! Tu lui as donné la vie mais pour être sa mère il faut le mériter, toi tu n'as jamais mérité ce statut ! Tu n'as été bonne qu'à la laisser devant chez moi sans jamais donner de nouvelles ! Tu  ne sais pas ce que c'est de l'aimer car si tu l'avais aimé, jamais tu l'aurais laissé vivre sans une mère ! Jamais tu m'entends ? Quand on aime c'est impossible d'infliger ça à un enfant ! Tu n'étais pas là quand elle a commencé à se demander pourquoi contrairement à ses amis, elle n'avait pas la chance d'avoir une mère ! Tu n'étais pas là non plus le jour où elle s'est mise à pleurer quand elle a compris que sa mère avait décidé de l'abandonner, comme on peut abandonner un vulgaire objet. Ce que Grace méritait c'était une mère présente, une mère aimante, tout ce que tu ne seras jamais pour elle. Tu peux revenir et penser que je vais t'autoriser à la voir, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n'est pas à toi de changer les règles quand tu as décidé que tu le voulais ! La prochaine fois, pense y plus tôt avant de la laisser pendant les sept premières années de sa vie. C'est trop tard tu m'entends ? Trop tard pour que tu puisses te faire pardonner, ce n'est pas comme si tu avais simplement cassé un vase en cristal, tu as laissé tomber ta fille. Et ça ne se pardonne pas en un revers de manche parce que madame a décidé qu'il était temps pour elle de voir sa fille. En attendant, le seul parent qu'elle connaisse c'est moi et si je dois me battre pour éviter que tu rendes ma fille encore plus triste que cela a pu déjà être le cas et bien je le ferai sans hésiter. », me lança-t-il avec une violence que je ne lui connaissais pas. En revenant à Los Angeles et en venant voir Neal, je savais que j’allais devoir me battre une fois de plus, mais je n’avais pas anticipé à quel point ce serait dur et à quel point il allait me détester. « Je ne voulais pas la laisser comme ça chez toi, tu sais. Je voulais te voir et tout t’expliquer, mais j’ai pas pu. Tout s’est accéléré et je savais que si je te voyais, si je me retrouvais face à toi et que je devais te la laisser… » Les mots restaient dans ma gorge « Je n’aurais pas pu… » Lorsque le retour pour l’Ecosse avait été décidé par mes parents, j’avais failli prendre ma fille et fuir le plus loin possible. Je n’aurais sûrement pas pu tenir longtemps, vu que mes parents avaient bloqué tous mes comptes. J’avais aussi envisagé d’aller voir Neal, de lui expliquer la situation, et de lui demander de garder Grace. J’avais pensé plus d’une fois que cela allait être la solution pour protéger ma fille, mais je ne voulais pas courir le risque d’être suivie, et qu’ils ne découvrent que Neal était le père de l’enfant bâtard qui les mettait tant dans l’embarras. Je m’étais imaginée la tenir dans mes bras alors que j’expliquais à mon ancien amant qu’elle était sa fille. Par contre, dans tous mes scénarios, devoir me détacher de Grace, pour la donner à son père, était une déchirure, un traumatisme, comme si l’on m’arrachait le cœur de la poitrine. Alors oui, j’avais pris la solution qui pouvait sembler la plus facile pour lui. Ne pas lui parler et ne pas lui donner physiquement ma fille avaient été certainement plus facile à supporter sur le coup, mais pas après. Une fois seule, dans une chambre vide où je m’étais habituée à entendre les petits bruits qui me montraient que ma fille était là, je m’étais effondrée, le souffle coupé, le cœur en miette. Jamais je n’avais connu une souffrance aussi horrible et prenante. Pendant des mois, j’avais oscillé entre vide total d’émotions et souffrance dévastatrice. Certains pensent que la douleur forge une personne, mais ça n’avait fait que me détruire, me fatiguer de jour en jour. J’avais lutté pour survire et la seule idée qui m’avait aidé, avait été qu’un jour, oui, un beau jour, j’allais partir de ma prison et retrouver Grace. Je m’étais battue pour pouvoir un jour la retrouver et je n’étais pas prête d’abandonner. « Je vais te prouver que je mérite une seconde chance. Tu ne veux rien entendre, alors je vais te le montrer. » dis-je complètement abattue par le mur infranchissable qui s’était dressé contre moi. J’étais désemparée. J’avais tant lutté pour venir à Los Angeles, et devoir maintenant me battre contre Neal m’épuisait comme jamais. Je ne voulais plus me battre. J’étais fatiguée, à bout de forces. « Je veux pas me battre contre moi. Je le ferais, mais j’en ai vraiment pas envie… Je veux juste ma fille. » soufflais-je à bout de souffle. J’avais passé tellement de temps à me battre que je n’avais plus la force de le faire. Au fil des sept années, j’avais pu compter sur une poignée de personnes de confiance pour m’aider à retrouver le sourire. La plupart du temps, c’était avec Wilson que je trouvais un peu de paix et que j’arrêtais de penser à m’enfuir. Il avait été l’un des seuls à me changer les idées, un des seuls à me faire oublier ma détresse et les barreaux dorés de ma cage. Il avait inspiré bon nombre de plans pour fuir, mais nous savions tous les deux que je ne faisais que rêver. Seuls les plans imaginés pour pouvoir passer du temps avec lui sans mon garde du corps avait fonctionné, jamais ceux pour partir. « J’ai essayé… J’ai voulu revenir il y a cinq ans. J’y étais presque, je n’avais jamais été aussi proche de réussir à revenir. » Je m’en souvenais comme si c’était hier. L’espoir que j’avais ressenti. J’avais été à deux doigts de m’échapper et de reprendre ma liberté. « Je suis revenue pour le mariage de Joey. J’ai essayé de fuir, mais mon garde du corps m’a rattrapé. J’ai essayé de monter des plans pour tout quitter. Je voulais quitter l’Ecosse. Mes parents m’ont enfermé pendant des mois après que j’ai accouché. Et pareil après que j’ai essayé de fuir. J’ai passé les sept dernières années de ma vie à chercher une façon de revenir et de retrouver Grace. Tu n’imagines pas tout ce que j’ai fait pour revenir ici. » Je ne voulais pas détailler les préparatifs, ni les mensonges et les sacrifices de ma grand-mère pour m’aider à quitter mon pays. J’avais d’abord lutté pour quitter le manoir et vivre seule. J’avais pu aller vivre chez ma grand-mère. Mes parents étaient persuadés qu’elle était du même avis qu’eux, alors qu’au contraire, emménager avec elle avait lancé des mois de travail pour mettre au point un plan qui allait me permettre de retrouver ma fille. « Il y a longtemps, je t’avais raconté ma vie de princesse. La solitude, les règles, les interdits… Tomber enceinte à tout changé, pour le pire. J’ai tout fait pour protéger Grace de ce monde, j’ai réussi, mais je pensais pas perdre autant. » Pour protéger Grace de mes parents, j’avais sacrifié ma liberté. Je ne l’avais jamais regretté, je n’avais jamais remis en question ce choix de lui offrir une vie, quitte à être privée de la mienne. Avec Neal, elle avait pu avoir une enfance pleine d’amour. Je ne doutais pas qu’il avait joué le rôle de deux parents et qu’il l’avait gâté plus que de raison. Connaissant sa nature chaleureuse et aimante, il s’en était occupé avec toute la gentillesse et la bonté du monde. Il l’avait aussi certainement protégé de tout ce qui est moche dans le monde et il avait essayé de combler le vide que j’avais laissé. J’étais abattu de voir à quel point j’avais blessé Neal. Je savais que nos retrouvailles ne seraient pas des plus joyeuses et faciles, mais j’avais bêtement imaginé qu’il serait un minimum heureux de voir que je n’avais pas complètement abandonné ma fille. Il avait lu la lettre que je lui avais laissée, découvert dans mes mots qui était l’enfant devant sa porte. J’avais pris soin de lui dire qu’il ne devait pas essayer de me contacter, mais je ne lui avais pas expliqué en détail pourquoi. Je ne lui avais pas non plus expliqué ce qu’il pouvait se passer si mes parents retrouvaient Grace. Je lui avais à peine dit pourquoi je la laissais. J’avais tout expliqué dans mon autre lettre, celle pour Grace. Je m’en souvenais seulement maintenant, alors que pendant longtemps, j’avais voulu la refaire, trouver les mots justes. « Ma lettre. » murmurais-je en regardant le sol. Je levais la tête vers Neal, le regard plein d’incompréhension. « Ma lettre. Tu ne lui as jamais donné ma lettre ? » demandais-je soudain. J’avais laissé cette lettre pour que le jour où elle poserait des questions, elle puisse comprendre. J’avais espéré qu’elle n’ait jamais besoin de la lire, mais j’avais voulu lui dire à quel point je l’aimais, malgré la distance. Cette lettre était probablement la seule chose qu’elle avait de moi. Neal ne pouvait pas l’avoir empêché d’avoir au moins mes quelques mots couchés sur papier.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Lun 11 Déc - 13:42

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Chaque cellule de son être était possédée par une forme vorace de colère. Elles étaient enveloppées par cette haine puissante et intense qui s'infiltraient dans sa peau et qui se distillaient dans son sang.  Plus les minutes s'écoulaient, plus ils discutaient, plus Neal Wheeler pouvait sentir ses entrailles être ravagées par un feu ardent qui allait finir par totalement l'inonder. En temps normal, il savait comment garder son calme olympien, comment ne pas perdre le contrôle, car la colère n'était pas habituel pour lui. Et il détestait la possibilité d'exploser devant quelqu'un, de ne plus être en pleine possession de ses moyens. Parce qu'il n'était pas un mauvais homme. Mais pour l'instant, il était cet homme transformé en soldat prêt à défendre des terres menacées par une autre nation. On venait à tenter de l'atteindre en plein coeur, de lui planter une lame dans sa chair et il était plus que prêt à lutter autant que possible. C'était à Grace qu'il pensait le plus. A la tristesse qu'elle pouvait connaître parfois à cause de l'absence de sa mère. Aux questions qu'elle allait continuer de se poser en grandissant. Peu importe tout l'amour qu'il lui portait, la quantité d'affection qu'il lui donnait jour après jour, Neal savait qu'un moment viendrait et où il ne serait pas suffisant. Il ne pouvait pas être les deux parents à la fois. Il n'en était pas capable, malgré toute sa bonne volonté et toute son envie. Mais dans cette équation, c'était sa propre rancoeur qui était une constante importante. Il ne faisait pas les choses uniquement pour sa petite fille, il pensait aussi à lui. A toute cette incompréhension qui était devenue sienne depuis sept années. Sept ans pendant lesquels il l'avait haï avec une force ravageuse. Il avait presque laissé la haine devenir une habitude dans son existence quand il était question d'Adelaïde. Au fond de son esprit, il se remémorait l'exact moment où tout avait changé pour lui. Où il était devenu père sans qu'elle ne prenne la peine de lui demander son avis. Plus de sept années plus tard, elle osait revenir, se tenir face à lui, espérant de lui qu'il puisse la comprendre. Qu'il soit en mesure de la pardonner. Sauf que c'était impossible, peu importe les mots qui sortaient de la bouche de la jeune femme. Bien entendu, il l'écoutait, mais elle pouvait lui dire tout ce qu'elle désirait, cela ne serait pas suffisant pour le défaire de ses principes. Pour qu'il cesse de croire qu'elle n'avait pensé qu'à elle.   « Je ne voulais pas la laisser comme ça chez toi, tu sais. Je voulais te voir et tout t’expliquer, mais j’ai pas pu. Tout s’est accéléré et je savais que si je te voyais, si je me retrouvais face à toi et que je devais te la laisser… », elle parlait mais elle se tenait devant un mur de glace que rien ne pourrait ébranler ou rendre sensible. La mine grave, les traits fermés, il se montrait froid, sûrement cruel aussi d'après elle. Néanmoins, il n'en démordait pas.  « Je n’aurais pas pu… », dans d'autres situations, il aurait dévoilé son grand coeur, il aurait pu faire preuve de compassion, comme il le faisait pour toutes les personnes l'entourant. Il était Neal Wheeler, l'homme connu pour faire naître un sourire chez tous les visages tristes. Cependant, il s'était transformé pour montrer cette noirceur qu'il cachait profondément.  « Pourtant tu l'as quand même fait Adelaïde ! T'es partie, tu l'as laissé sans aucune raison, tu veux soi-disant tellement être sa mère, mais tu l'as jamais été jusque-là ! Et pendant sept années, tu ne t'es pas préoccupée d'être sa mère.....», rétorqua-t-il avec virulence, laissant totalement ses sentiments l'envahir à la place de l'intelligence de son cerveau. Il était un homme raisonnable, capable de penser avec son esprit et non avec son coeur. Pas cette fois, pas quand il était effrayé à l'idée que le petit être qu'était sa fille puisse connaître une souffrance des plus virulentes. Elle était trop jeune, trop fragile pour qu'on vienne planter une lame dans son frêle organe vital. Tant qu'il serait en vie, il allait demeurer inébranlable et personne ne pourrait changer cela. Pas même celle être supposée sa mère. Cette femme qui l'avait porté pendant neuf mois mais qui n'avait ressenti aucune douleur à l'idée de l'abandonner. Elle lui répétait qu'il avait été dur pour elle de la laisser, il n'en croyait rien. Car elle ne savait pas ce que c'était d'être parent. Elle n'en avait pas la moindre idée.  « Je vais te prouver que je mérite une seconde chance. Tu ne veux rien entendre, alors je vais te le montrer. », il hocha les épaules avec dédain, lui lançant un regard d'indifférence. Elle pouvait employer tous les moyens possibles, elle n'était pas prête à le faire changer d'opinion, parce qu'il avait eu sept années pour la haïr. Pour la détester.  « Je veux pas me battre contre moi. Je le ferais, mais j’en ai vraiment pas envie… Je veux juste ma fille. » , il eut l'impression de rêver lorsqu'elle prononça les derniers mots. Quand il l'entendit lui dire qu'elle voulait sa fille. Il ne put s'empêcher d'exploser en émettant un rire narquois et méchant. Son sang était aussi brûlant que de la lave en fusion, elle le brûlait, elle irradiait toutes ses cellules, le poussant à s'enflammer. A laisser cette colère exploser.  « Tu veux me le montrer ? Et comment ? Tu penses que d'un coup de baguette magique tu vas pouvoir effacer les sept dernières années et faire comme si cela n'avait jamais existé ? Tu ne me fais pas peur Adelaïde. Tu peux te battre contre moi si ça te chante, ce n'est pas ta fille. Tu lui as donné la vie, mais ta fille comme tu aimes le dire, le seul parent qu'elle connaisse c'est moi. Grace est ma fille, jamais elle ne sera la tienne. Et je ferai tout ce que je peux pour la protéger pour éviter qu'elle souffre à cause de toi.   », dit-il froidement, avec une certaine cruauté présente dans sa voix. Il appuyait volontairement sur les zones douloureuses de l'âme d'Adelaïde pour qu'elle comprenne à quoi cela pouvait ressembler de souffrir, car dans cet échange elle était l'unique responsable. Elle était la coupable qui avait provoqué des peines dans de nombreuses âmes, elle était celle qui avait amené de la peine autour d'elle. Elle avait fait des victimes, l'heure de son jugement était venue. Et il était temps qu'elle soit condamnée pour la tristesse qu'elle avait apporté dans l'univers de Grace.  « J’ai essayé… J’ai voulu revenir il y a cinq ans. J’y étais presque, je n’avais jamais été aussi proche de réussir à revenir. », elle ne l'avait pas fait. Elle l'avait peut-être voulu, sauf qu'encore une fois, elle n'avait pas été capable de revenir. Elle avait laissé les mois devenir des années et elle avait obligé sa fille à vivre sans elle pendant cinq années supplémentaires. Cinq années de plus qui avait rendu un quelconque retour impossible aux yeux de Neal. Il était trop tard.  « Je suis revenue pour le mariage de Joey. J’ai essayé de fuir, mais mon garde du corps m’a rattrapé. J’ai essayé de monter des plans pour tout quitter. Je voulais quitter l’Ecosse. Mes parents m’ont enfermé pendant des mois après que j’ai accouché. Et pareil après que j’ai essayé de fuir. J’ai passé les sept dernières années de ma vie à chercher une façon de revenir et de retrouver Grace. Tu n’imagines pas tout ce que j’ai fait pour revenir ici. » , il se fichait de ce discours qu'elle lui répétait en boucle, tel un vieux disque rayé repassant constamment cette même mélodie désagréable. Ses explications il ne souhaitait pas les entendre. Elle était une princesse, elle avait un statut difficile à supporter, et pensait-elle clairement qu'il allait ressentir une once de pitié envers elle ? Qu'il allait pouvoir effacer tout ce qu'elle avait provoqué ? « Il y a longtemps, je t’avais raconté ma vie de princesse. La solitude, les règles, les interdits… Tomber enceinte à tout changé, pour le pire. J’ai tout fait pour protéger Grace de ce monde, j’ai réussi, mais je pensais pas perdre autant. », apparemment, elle y avait cru mais elle s'était trompée. Dans cette bataille, les dommages collatéraux lui importaient peu, les coups il les donnait pour protéger le plus important. Pour faire vivre Grace dans cette bulle où elle ne pouvait pas perdre son sourire et où les larmes ne coulaient pas. C'était presque paradoxal. Elle était la femme qui l'avait fait devenir père, elle était celle qui l'avait transformé en cet être impitoyable et c'était maintenant contre lui qu'elle désirait mener une lutte sans merci. Tandis qu'elle l'avait fait devenir un père avant d'être un journaliste ou même un homme. Il était un père et il avait un rôle précis à tenir.  « Tu crois réellement que c'est important pour moi ? Tu penses que je vais avoir pitié de toi et que je vais te pardonner simplement car pendant tout ce temps tu étais enfermée chez toi et que tes parents ne voulaient pas te voir partir ? Au contraire ça me donne encore moins confiance ! Jamais je n'imposerai des règles de ce type à Grace et jamais je la laisserai vivre dans un monde pareil ! Elle est bien mieux avec moi..... Mais tu étais si incapable de partir, que tu es là aujourd'hui, c'est qu'il y avait donc une solution mais tu l'as jamais fait auparavant, peut-être car tu ne le voulais pas vraiment. Alors tu peux garder ton discours pour quelqu'un que ça intéresse.  », s'exclama-t-il avec toute la colère de son coeur se déchainant trop fortement dans sa cage thoracique. Il entendait chacune de ses pulsations cardiaques marteler intensément sa poitrine, tapant contre ses côtes, c'était la puissance de l'amour qu'il ressentait envers sa fille qui se manifestait. Son palpitant avait peur et parlait à sa place. Alors il ne faisait que défendre celle donnant un sens à son existence, celle qui était devenue le soleil de son univers. « Ma lettre. », il ne la regardait plus, ne voulant pas observer les yeux capables de l'énerver encore plus.  « Ma lettre. Tu ne lui as jamais donné ma lettre ? », il se souvenait de cette lettre qu'elle lui avait laissé le jour où elle avait déposé le bébé devant chez lui. Il l'avait lu, il avait laissé les mots s'imprégner dans son esprit. Elle n'avait fait disparaître aucune interrogation, elle ne lui avait pas offert une explication pouvant calmer une rancoeur viscérale. Elle n'avait rien à dire, aucun conseil à lui donner. Il avait pris l'unique décision possible, celle pouvant empêcher la naissance d'un chaos dans toute la vie de Grace. Adelaïde avait tort, ce n'était pas avec quelques lignes écrites sur du papier blanc que sa fille aurait pu tout comprendre et se sentir mieux. Au contraire, il était persuadé que c'est un mal-être plus grand qui s'en serait suivi. « Parce que tu penses qu'une lettre aurait tout pardonné  et aurait tout expliqué à une petite fille ? Elle avait pas besoin d'une lettre de sa mère lui expliquant n'importe quoi ! Ce n'était pas des mots qui allaient la réconforter et encore moins des mots qui allaient lui apporter l'amour dont elle avait besoin ! C'était de toi dont elle avait besoin à ce moment ! Elle a jamais eu ta lettre pour éviter qu'elle souffre encore plus ! J'ai fait de mon mieux pour qu'elle ne souffre pas et pour la ménager..... C'est ça le rôle d'un parent. », répliqua-t-il détestant avoir cette sensation d'être jugé coupable pour un crime qu'il n'avait pas commis. Ce n'était pas de lui qu'on devait faire le procès,  depuis le début il avait tout fait pour ce bébé. Il avait sacrifié certains de ses rêves, il avait voulu lui offrir la meilleure enfance possible. Elle n'était personne pour lui dire qu'il avait mal fait, qu'il n'avait pas fait le choix lui paraissant le plus rationnel et le plus sensé. Elle n'avait rien à lui apprendre et encore moins de conseils à lui donner.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie) Mar 16 Jan - 20:16

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ADELAIDE STEWART & NEAL WHEELER ※
I learned not to trust people; I learned not to believe what they say but to watch what they do; I learned to suspect that anyone and everyone is capable of ‘living a lie’. I came to believe that other people - even when you think you know them well - are ultimately unknowable



Au fil des années, j’avais accumulé tant de rage, de haine et de culpabilité que j’étais prête à exploser. Je laissais ma colère se déverser face à Neal. Il refusait de m’entendre. Je pouvais concevoir qu’il me déteste pour avoir abandonné notre enfant, et je pouvais comprendre qu’au fil des années, il avait emmagasiné autant de haine envers moi, que moi de culpabilité. Il disait détester mon monde. Il disait haïr tout ce que je représentais et vouloir protéger Grace de tout cela. Mais je l’avais laissée pour justement la protéger, et lui ne voulait pas voir mes raisons, mes excuses. Ce n’était pas pardonnable de laisser son enfant sur le pas de la porte, je le comprenais tout à fait. Cependant, j’avais le droit de voir ma fille, de la connaitre. J’avais voulu la protéger, et je me retrouvais sans rien désormais. J’avais beau essayer de m’expliquer, rien n’y faisait. « Je l’ai protégée de mon monde. J’ai tout quitté pour revenir. Alors oui, j’ai mis du temps… Mais je suis là. » plaidais-je dans le vide. Neal ne voulait pas m’entendre, ni me voir. Je ne pouvais pas imaginer ce que j’aurais fait si j’avais été dans sa situation. J’espérais que j’aurais été plus indulgente que lui en ce moment. Je sentais que j’allais rendre les armes. Le laisser pour revenir une autre fois. Je ne savais pas si ça allait servir à quoique ce soit, mais je n’allais pas abandonner si facilement. Je reviendrais devant sa porte tous les jours jusqu’à ce qu’il me laisse voir Grace. Cependant, je découvrais qu’il ne lui avait donné la lettre. « Parce que tu penses qu'une lettre aurait tout pardonné et aurait tout expliqué à une petite fille ? Elle avait pas besoin d'une lettre de sa mère lui expliquant n'importe quoi ! Ce n'était pas des mots qui allaient la réconforter et encore moins des mots qui allaient lui apporter l'amour dont elle avait besoin ! C'était de toi dont elle avait besoin à ce moment ! Elle a jamais eu ta lettre pour éviter qu'elle souffre encore plus ! J'ai fait de mon mieux pour qu'elle ne souffre pas et pour la ménager..... C'est ça le rôle d'un parent. » me lança-t-il. « Mais…. Mais t’es complètement à côté de la plaque. » dis-je à demi-mot, épuisée de me quereller. Je passais ma main sur mon front en essayant de trouver les mots. « Dans ma lettre, je lui disais que je reviendrais pour elle. Je lui disais que rien ne me tiendrait loin d’elle et que je reviendrais le plus vite possible. J’ai peut-être mis sept ans, mais je suis là aujourd’hui, et elle mérite mieux que ça. Elle mérite la vérité. Je l’ai peut-être abandonnée, mais tu lui as menti tout ce temps ! » répliquais-je. « Je lui ai écris cette lettre pour lui expliquer, pas pour la faire souffrir ! Ce n’est pas ta lettre, c’est la sienne ! Tu n’avais aucun droit à ne pas la lui donner ! Elle était peut-être trop jeune, mais elle a sept ans, elle peut décider d’elle-même ce qu’elle veut ! » Neal me faisait passer pour la méchante depuis le début, mais lui non plus n’était pas blanc comme neige. Il avait menti et caché à Grace ma lettre et mon désir de revenir pour être avec elle. Elle aurait pu grandir avec la certitude que sa mère allait revenir un jour pour elle, mais il l’avait privée de ça, et par la même occasion, il m’avait empêché d’avoir une place dans la vie de ma fille. J’étais abasourdie par toute cette conversation qui semblait ne jamais finir. Neal ne voulait pas me laisser voir Grace, il ne voulait même pas qu’elle entende parler de moi. Et moi, j’avais beau m’être préparée, je n’avais pas vu le mur se dresser devant moi. Il n’allait jamais céder. J’avais l’impression de me battre en vain, mais je ne voulais pas aller derrière son dos pour voir ma fille. Je devais trouver une autre solution pour pouvoir voir ma fille, et enfin, prendre ma place de mère dans sa vie.
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MessageSujet: Re: i'm sorry, please believe me (neal&addie)

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i'm sorry, please believe me (neal&addie)

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