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Where the fuck am I ? Erwan&Rina

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MessageSujet: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Mar 14 Nov - 18:20

Where the fuck am I ?.ERWAN&RINA;
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A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.

Je m'étais rendu aujourd'hui à l'hôpital, afin de continuer ma rééducation de la jambe, et après cela, j'avais pu aller manger directement dans un bistrot, ouvert jusqu'à pas d'heure. Manger un bout ne me ferait pas de mal, et je n'avais pas le courage ni l'énergie pour prendre le métro immédiatement. C'était ma routine, deux fois par semaine, je commençais à me faire des connaissances parmi les habitués de ce bistrot là, qui n'était pas dégueu, il fallait bien le dire. Une fois l'heure de la fin du service du métro, je finis par courir pour attraper le dernier de ma ligne, vers minuit. Nous étions après tout un jeudi soir, il n'y avait plus de métro après.

Une fois installé dans la rame, je me rendis compte qu'il n'y avait personne, sinon une femme à côté de laquelle je m'asseyais, voulant rester près des portes. Je la saluai simplement d'un signe de tête, avec un sourire, puis je me calai avec ma canne entre mes jambes. Et ensuite... Noir total. Je m'endormis comme une masse - chose à ne jamais faire dans le métro, surtout le dernier. Je rêvai de choses agréables, comme de Penny et de ce rendez-vous que nous avions eu, ou bien d'une soirée avec ma douce Hailey, en somme, des moments qui me firent rester dans un état d'endormissement le plus total. Ah ! Si seulement j'avais eu un cauchemar... J'aurais pu me réveiller plus vite.

Car pendant que je dormais, l'autre femme aussi faisait de même. Et le métro, lui, il ne faisait pas attention à nous, forcément. Sinon, ce ne serait pas drôle. Surtout que nous avions du coup dormi tout du long... Vraiment tout du long du voyage. Et je fus réveillé, en sursaut, par un arrêt assez brutal. Je tendis l'oreille, pas encore tout à fait réveillé, attendant l'annonce de l'arrêt, histoire de savoir où j'en étais. Sauf qu'il n'y avait pas de bruit. Juste celui des rails. Et aussi des lumières qui s'éteignirent d'un coup.

J'eus un sursaut. Vraiment. Et je ne fis pas un bruit, retenant ma respiration. Qu'est-ce qu'il se passait ? Une panne ? Entre deux arrêts ? Vraiment, ce n'était pas sérieux. J'attendis alors, quelque chose, une annonce, un conducteur qui passerait pour signaler la panne et la marche à suivre... Mais rien. Rien du tout. Je suais un peu, pas trop bien avec moi-même, là... En regardant mon téléphone, je me rendis compte que je n'avais aucun réseau. Je finis par prendre la décision de réveiller la jeune femme qui dormait à mes côtés. D'abord en tapotant son épaule, timidement... Puis en la secouant un tout petit peu plus fort.

"Hum... Excusez-moi. Mademoiselle ?"

Ma voix n'était pas comme d'habitude, elle était un peu rauque. Il fallait dire qu'être enfermé dans un métro qui n'était pas à l'arrêt de façon normale, dans le noir, ce n'était pas génial. Disons que j'avais connu meilleur moment dans ma vie... Cependant, lorsque je continuai à parler, ma voix partit carrément dans les aigus, trahissant mon inquiétude :

"Nous... Nous sommes bloqués dans le métro. Et je crois que... Que nous sommes au terminus. Enfin... Au hangars des métros. Là où ils dorment quoi. Enfin... Là où... Bref. Voyez ?"

Non, je n'en menais pas large, car tout ce que je pouvais me dire, c'était qu'il était minuit et quelques, et que le métro ne reprenait qu'à cinq heures du matin. Et que les tunnels devaient être bien remplis de rats, ou même de tueurs. Je n'en savais rien. Et je n'avais vraiment, vraiment pas envie de le savoir.

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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Ven 17 Nov - 22:49


Where the fuck am I ?
Erwan & Rina

«Le rôle d'une vie. Être soi. Trouver le ton juste. La petite voix intérieure.
C'est finalement la chose la plus difficile dans l'existence d'un homme que d'endosser sa propre peau jusqu'au bout, de se trouver, vraiment, de ne pas se mentir. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Nao était jolie. Très jolie même puisque son corps avait longtemps été son objet de travail. Bien que les années ne pouvaient se cacher sur son visage, elle gardait toujours cette beauté envoutante et d’une douceur exquise. Des yeux si tiré qu’on aurait pu croire qu’il s’agissait d’un trait de crayon, des lèvres fines et légèrement roses, au coin des ses paupières se trouvaient quelques creux soulignant les éclats de rire qu’elle avait eu. Nao était belle physiquement, elle avait toujours plu aux hommes, mais ce qui était le plus séduisant chez elle c’était sa manière de se mouvoir. Elle avait la grâce des Geisha, jadis elle aimait compter à Rina l’histoire de ces femmes de compagnies, soulignant qu’il y avait de l’honneur dans ce rôle. Nao aurait pu aller loin si elle n’avait pas donné naissance à Rina. Ce fut les mots que la maladie d’Alzheimer projetait au visage de la jeune journaliste. Evidemment, Rina savait qu’il ne s’agissait plus de sa mère lorsqu’elle était dans un tel état, néanmoins parfois, elle pensait qu’une vérité se dévoiler par moment. Quand bien même n’avait elle pas grandi avec elle, cette femme avait sacrifiée quelque chose d’elle pour lui donner la vie. Avec cette reconnaissance typiquement nippone, la jeune femme lui concédât de longues heures de sommeils. Ainsi, lorsqu’elle était arrivée sur son lieu de travail, en d’autres termes aux locaux de L.A Times, elle s’était empressée de se noyer dans un bain de caféine afin de tenir le coup.

Rina Keane était une jeune femme vive d’esprit, particulièrement passionnée de son actuel métier, lorsqu’il s’agissait de mettre à jour des vérités planquées dans des placards. Habituellement elle faisait partie de ces gens qui souriaient à tout va, bien que parfois quelques maladresses gâchaient tant de talent, elle restait néanmoins attachante. Aujourd’hui, ses cernes noyaient son visage pâle, assise sur sa chaise à roulette devant son macbook, elle noua ses cheveux sombres dans un chignon maladroitement ajusté. Quelques mèches brunes longeaient sa nuque, stylo entre ses lèvres, elle prit soin de terminer un long article sur les rescapés de guerre. Pour ce faire, elle avait pris soin de partir quelques mois en voyage, allant d’Hôpitaux militaires à d’autres hôpitaux militaires. Elle y avait rencontré des hommes et femmes tous plus différents les uns des autres. Le seul point commun de ces courageux soldats était celui de revenir dans un pays où tout le monde les pensait mort. Sa psychologue lui avait longuement demandé les raisons d’un tel article, Rina n’avait fait que hausser les épaules machinalement, doigts enfoncés dans la paume de ses mains. Que pouvait - elle dire ? Que parfois elle aurait préféré qu’on lui présente le corps de Anselme plutôt que le doute. Chaque fois qu’elle pensait à cela, elle culpabilisait. Alors, tel l’accroc à la nicotine qui songeait à une cigarette, Rina avait mis en place une astuce pour en plus avoir de telles pensées : Un élastique. Elle avait un élastique noir sur son poignet, tirant sur ce dernier dès lors que le simple nom d’Anselme lui revenait à l’esprit.

Ainsi, de nouveau elle tira sur ce dernier et s’exclama d’un « Outch. » presque soufflé du bout des lèvres. La journée s’était donc déroulée comme prévue, sans aucune encombre, en sortant de son lieu de travail elle toisa sa montre qui indiquait une heure outrageusement tardive. Elle s’était mordillé la lèvre inférieur en espérant que l’aide soignante pourrait rester quelques heures de plus pour prendre soin de sa mère. Rina s’engagea d’un pas pressé à l’intérieur du métro, non pas qu’elle n’avait pas le permis, mais parce que avait des crises d’angoisses chaque fois qu’elle prenait sa voiture. A seize ans elle avait crevé un pneu sur la route la menant à son lycée, un clou avait transpercé son pneu et ainsi elle s’était retrouvée seule au beau milieu de nul part en pleurant pendant de longues minutes avant que Anselme n’arrive pour la sauver. A l’époque il sortait avec une blonde absolument magnifique qui détestait Rina. C’était un souvenir douloureux puisqu’à l’époque la relation qu’elle entretenait avec son frère était des plus étrange. Le fait est qu’il était venu à son secours, bien sûr il s’était un peu moqué d’elle, mais lorsqu’il avait vu les larmes de Rina il n’avait pu s’empêcher de l’enlacer pour la rassurer. Elle n’avait plus jamais repris le volant depuis ce jour.

Alors, comme chaque soir, elle emporta une salade crudité dans un sac ainsi que sa Nintendo DS qu’elle sortie une fois installée confortablement dans le métro. Tandis qu’un homme avec une canne prit place à ses côtés tout en la saluant d’un signe de tête, Rina lui offrit un sourire timide avant de se replonger dans son jeu vidéo favoris Zelda. Elle joua ainsi pendant quelques instants jusqu’à ce que les heures de sommeils qui lui manquaient ne la rattrapèrent. Elle fit un rêve étrange. Doux, mais étrange. Elle revivait ce vieux souvenir d’enfance où elle était fiévreuse et contagieuse, allongée dans son lit, elle revoyait ce petit garçon aux longs cheveux sombres qui venait la voir en jurant de toujours être là. Puis, elle se retrouvait à l’intérieur d’une grotte, poisseuse, les parois de cette dernières étaient humides. Elle pouvait entendre l’écho d’une voix au loin, elle n’y voyait rien. Cette vision assombrie l’obligeait à se tenir aux parois légèrement mousseuse. « Je ne vous vois pas.. » hurlait - elle tandis qu’au loin elle entendit en réponse « Rina… ». La réalité se confronta au monde inconscient de la journaliste. « Hum... Excusez-moi. Mademoiselle ? ». Rina n’eut pour simple réaction qu’une grommellement enfantin. Le même que celui des petits enfants qui rouspétaient tôt le matin. Ce fut seulement lorsque l’inconnu la secoua qu’elle ouvrit légèrement ses paupières. « Nous... Nous sommes bloqués dans le métro. Et je crois que... Que nous sommes au terminus. Enfin... Au hangars des métros. Là où ils dorment quoi. Enfin... Là où... Bref. Voyez ? ». « HEEEEEE NANI???? *quoi» Elle se leva sèchement sans prendre en compte réellement la teneur des propos de l’inconnu. « Il fait noir ! Il faut faire attention on va tomber ?! ». Elle attendit quelques secondes avant de plisser ses paupières afin d’habituer sa vision à l’obscurité. « Monsieur vous avez une canne non ? Allez vous assoir je vais essayer d’ouvrir les portes ! » Elle s’approcha des portes de métro avec une certaine assurance, tentant de tirer sur ces dernières au point de faire devenir son visage d’un rouge tomate, elle tomba sur ses fesses, une main sur l’un des sièges de métro. « MON DIEU ON VA MOURIR !!!! » Hurlait - elle tout en sortant son portable de sa poche, elle leva ce dernier en l’air afin de tenter de capter un peu de réseau. « Monsieur vous en avez pas non plus hein ? Il doit bien y avoir un moyen de sortir d’ici ? Je veux dire dans les films y’a toujours une petite trape en haut…et dans Hitman une fois j’ai fait une mission où j’avais trouvé une petite trape en bas du métro ! » L’écran de son téléphone portable illuminait son visage d’apparence juvénile mais dont les cernes noires et creusés trahissaient des nuits difficiles.
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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Sam 25 Nov - 3:18

Where the fuck am I ?.ERWAN&RINA;
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A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.

Lorsque j'avais réveillé la jeune femme qui était avec moi, j'avais eu l'espoir qu'elle soit une personne calme, douce, qui saurait me rassurer sur mes craintes et trouver une solution. Mais à son réveil, je l'avais entendue crier un "énani" qui devait sortir de quelque part en Asie, et j'avais maudit ma malchance d'être tombé sur la seule asiatique qui ne parlait pas anglais dans le coin. Après m'être tapé le front, je l'observai paniquer totalement, à la lumière de mon téléphone. Je commençais à me demander ce que j'allais faire, je ne savais pas comment nous sortir de là, surtout si nous ne pouvions pas communiquer. Nous pourrions dormir là, après tout, nous en avions pour cinq heures avant que le trafic ne redémarre, installés sur des banquettes rien que pour nous. Mais ça ne me disait trop rien, je ne voulais pas rester là, j'imaginais le pire, les rats, les voleurs, les gens qui vivaient dans les sous terrains... C'était ça qui avait fait que j'avais eu une voiture très vite et n'avait jamais fréquenté les transports en publics avant mon divorce, avant que je vende mon véhicule pour gouter à la liberté d'être à pied. Après tout, je ne prenais le métro que pour aller à l'hôpital, deux fois par semaine, pas plus, le reste se trouvait à Echo Park sans problème...

Mais d'un coup, elle se mit à parler en anglais, comme je l'espérais au départ. J'eus un véritable soulagement, je ne pouvais pas croire à ma chance, merci ! Ce n'était pas une touriste ! Elle sembla tout prendre en main, me disant avec un air très assuré de m'asseoir, qu'elle allait tenter de forcer les portes pour qu'on puisse sortir. J'aurais bien voulu m'asseoir, mais si je le faisais, j'allais crever de peur, me laisser carrément tomber. Alors je l'observai tenter de forcer ces portes, mais c'était peine perdue, forcément, ils n'allaient pas laisser ces trucs ouverts à tous les vents, sinon ce n'était pas drôle. Je lâchai un bruit de frustration lorsqu'elle tomba en arrière, l'aidant à se relever. Et je paniquai totalement lorsqu'elle cria qu'on allait mourir, mais non, qu'elle ne dise pas ça ! Mon coeur se mit à battre à toute allure, j'allais sérieusement clamser d'un arrêt cardiaque si on ne se sortait pas de là, sérieusement.

"N'allez pas vous faire mal, on trouvera une solution, on ne va pas mourir ! Ne parlez pas de malheur, on va y arriver ! Vraiment !"

Mais on sentait que je n'étais pas particulièrement convaincu de ce que j'avançais, ma voix tremblotait et en plus de ça, j'essayais de la consoler en la tenant par l'épaule, mais même elle avait l'air d'être atteinte par Parkinson. Non, vraiment, je n'avais aucune crédibilité, mais si ça calmait un peu la jeune femme, alors c'était tout bénef'. Et lorsqu'elle me demanda si j'avais du réseau, je fis un signe de tête négatif, regardant avec tristesse mes barres totalement vides. J'avais encore de la batterie, mais le réseau, c'était malheureusement mort.

Puis elle commença à me parler de jeux vidéos, de Hitman ? C'était quoi ce truc ? Et de films aussi... Bon, j'avais certainement droit à l'une de ces ados qui avaient l'air adultes, je n'en savais rien, mais en fait, ce n'était pas stupide ce qu'elle disait, une petite trape en bas du métro. Sur le sol. Parce que c'était une sortie de secours, elle devait forcément s'ouvrir facilement de l'intérieur de la rame, n'est-ce pas ? C'était donc là notre moyen de nous sauver ! J'étais enfin soulagé un peu, de toute cette histoire j'avais enfin de l'espoir, vraiment.

"Hé, c'est une bonne idée ! Une trape ! Ce sera autrement plus simple que forcer ces portes, je n'ai pas énormément de force, vous savez..."

Et je me mis aussitôt à quatre pattes, afin de chercher cette trape. J'avais peut être l'air stupide, à avancer maladroitement car j'avais ma canne dans une main et mon téléphone dans l'autre. Mais je voulais survivre moi ! Retrouver mon appartement chéri ! Mon lit, bon sang, je n'avais jamais dormi ailleurs que dans mon lit, je voulais absolument y être ce soir, j'y tenais encore plus que les autres jours d'un coup.

Et dans mon empressement, je trouvai enfin un relief, au milieu de la rame, un relief fait d'un carré et d'une poignée. C'était la trappe ! Elle était juste sous un siège, et en voulant relever la tête pour crier à ma compagne de galère que je l'avais, je me cognai la tête, lâchant ainsi l'un de mes très rares jurons. Tout en me mettant d'un coup à tutoyer ma nouvelle amie de galère, dans un réflexe nouveau.

"Merde ! Aïe, ça fait mal ! Hey ! Toi ! Mince, ton prénom... Moi c'est Erwan et toi ? J'ai trouvé une trappe ! On va réussi à s'en sortir ! Oui !"


J'étais totalement survolté, et lorsqu'elle vint enfin pour me rejoindre, je me décidai à passer en premier, histoire de voir si c'était compliqué ou pas, et pour l'aider à descendre ensuite, car je ne voyais pas du tout la profondeur dans ce noir, et avec la lumière du téléphone... C'était juste impossible. Alors, je me mis les jambes les premières, canne en main, et je me lançai à l'aventure... Pour finir à genoux, car la distance était finalement quasi nulle, tout au plus un mètre. Et tout en essayant de sortir ma carcasse du métro, je parvins à me mettre encore à quatre pattes pour sortir de là. Je me cognai encore à plusieurs endroits, où j'en savais rien.

"C'est bon, tu peux descendre !"

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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Mer 6 Déc - 18:30


Where the fuck am I ?
Erwan & Rina

«Le rôle d'une vie. Être soi. Trouver le ton juste. La petite voix intérieure.
C'est finalement la chose la plus difficile dans l'existence d'un homme que d'endosser sa propre peau jusqu'au bout, de se trouver, vraiment, de ne pas se mentir. »
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Lorsque Rina paniquait, sa maladresse s’accentuait péniblement, l’entraînant dans des situations loufoques qui la dépassaient souvent. Avant, elle pouvait compter sur son frère pour l’aider à s’en sortir, aujourd’hui elle était seule. Paradoxalement, aussi, sa maladresse au quotidien était souvent confrontée à l’adresse avec laquelle elle battait ses ennemis sur un ring de boxe. C’était un étrange constat que son entraîneur n’avait jamais compris et n’avais jamais eu le temps de comprendre. Rina était à elle seule un paradoxe, elle pouvait être la générosité même et la naïveté, tout en pouvant être la plus hargneuse lorsqu’il s’agissait de sa famille et parfois la paranoïa caressait sa peau dorée. Rina était insaisissable par instant, telle la mer, elle voguait au grès du vent cherchant qui elle était réellement, quelle genre de femme elle voulait être, laissant la vie la pousser. Parfois elle se cassait la gueule, parfois elle pleurait, d’autres fois encore elle riait et arrivait à être pleinement heureuse. Une véritable vague qui vous caresse le pied et vous marque un instant sans réellement vous hanter jour et nuit. Elle ne marquait pas les esprits, du moins c’est ce qu’elle croyait. Il faut dire que cette situation dans laquelle elle s’était elle - même enterrée avec cet inconnu, n’en était une parmi tant d’autres. Néanmoins, Rina n’était pas très bonne pour réguler ses émotions, très expressive, elle savait qu’elle pouvait effrayer ce jeune homme en sa compagnie. C’était plus fort qu’elle, le coeur battant la chamade, elle s’était littéralement écrasée sur le sol. Lamentable petite chose. « "N'allez pas vous faire mal, on trouvera une solution, on ne va pas mourir ! Ne parlez pas de malheur, on va y arriver ! Vraiment ! » Rina releva son visage, tentant de reprendre son équilibre dans le noir. Ce garçon lui inspirait confiance. Elle ne savait pas pourquoi, mais dans la pénombre elle imaginait des traits sympathiques et généreux. Alors, elle proposa spontanément la recherche d’une trape qu’elle tirait tout droit de l’une de ses nombreuses nuits blanches où elle passait son temps à jouer aux jeux vidéos.

Parler de ce qu’elle connaissait lui permettait ainsi d’être plus détendu, d’aller vers quelque chose de connue à ses yeux. Cela la rassurait un peu. « Hé, c'est une bonne idée ! Une trape ! Ce sera autrement plus simple que forcer ces portes, je n'ai pas énormément de force, vous savez… » Rina croisa ses bras contre sa poitrine et acquiesça vivement d’un mouvement de tête. «  Vous êtes handicapés ! Je comprends tout à fait ne vous en faites pas ! » S’était - elle exclamait en pointant du regard la canne du jeune homme, pendant quelques secondes elle se demandait ce qui avait bien pu arriver à ce monsieur. Elle - même avait eu beaucoup de mal à se remettre de l’accident de voiture qui lui avait couté sa carrière. Par moment, la douleur s’emparait de son genou défaillant, lui remémorant les nombreuses séances de rééducations qui étaient douloureuses tant sur le plan moral que physique. Lui rappelant aussi la présence de ce frère disparu dont elle avait toujours été amoureuse. Elle chassa ces souvenirs houleux en grattant son avant bras. Elle vit le jeune inconnu se glisser à même le sol, tapotant ça et là à la recherche d’une trappe. Elle se glissa sur les sièges, faisant de même, concentrée dans cet exercice, elle fut attirer par les râles douloureux de son compère de galère. « Merde ! Aïe, ça fait mal ! Hey ! Toi ! Mince, ton prénom... Moi c'est Erwan et toi ? J'ai trouvé une trappe ! On va réussi à s'en sortir ! Oui ! » «[color=#993333] ça va ? » Hurlait - elle tout en posant de nouveau ses pieds sur le sol. Elle s’élança jusqu’à lui «  Moi c’est Rina. Rina Keane ! » Elle se présentait tout en marchant jusqu’à lui, elle attrapa la canne du brun, se mettant à genoux contre le sol. « C'est bon, tu peux descendre ! » «  D’accord! » Et elle se glissa à son tour, prenant soin de ne pas abîmer la canne d’Erwan. Elle tenta de garder son équilibre, rampant sous l’engin avant de retrouver sa position d’être humain normal, c’est à dire debout. Elle tendit la canne à Erwan. «  Tiens c’est à toi…tu vas en avoir besoin je pense… » Elle cherchait à avoir une bonne vision, mais la pénombre ne lui laissait aucune chance. Elle frissonna lorsqu’un léger courant d’aire lui caressa la nuque. «  Ah ! » Elle fit pivoter son corps et pointa le bout du tunnel du doigt « Je crois que là bas il y a du vent donc par déduction une sortie » Rina prit soin d’activer la lampe torche de son iphone, lorsqu’elle agita l’engin elle vit un monstrueux rat, immonde juste en face d’elle et elle hurla de toutes ses forces. Collant son corps contre l’engin mécanique, elle s’enlaçait toute seule «  Y’a des raaaaaaaaaats………. » Et les rats, Rina n’aimait pas ça. «  Je veux pas y aller…. » Couinait - elle comme une enfant. Maudissant à cet instant l’absence de son frère qui l’aurait rassuré, l’aurait certainement porté sur ses épaules en se moquant d’elle. Mais grimper sur le dos d’un handicapé c’était pas très éthique non ?
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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Dim 17 Déc - 9:32

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Après avoir été rejoint par une Rina qui me rendit ma canne, je la remerciai. Sans ça, je n'aurais pas été bien loin. Je n'étais pas à mon aise non plus, sans lumière, sans réseau, sans rien... Je n'aimais pas du tout cette aventure, vraiment, ça devait n'arriver qu'à moi. Je cherchais même vainement à trouver un moyen de nous sortir de là, mais j'entendis Rina pousser un "Ah" subit. Je sursautai, prêt à frapper avec mon arme - ma canne - quiconque viendrait nous agresser. Sérieusement, les tunnels du métro ? Ca me semblait juste être le meilleur endroit pour se faire buter. Genre, le repaire d'un tueur en série, ou d'un fou furieux inadapté. Bordel, si je sortais de là, il fallait sérieusement que je songe à racheter une voiture. Même une toute simple, juste pour aller à l'hôpital. Ou simplement prendre un taxi. Quelque chose qui m'éviterait à tout jamais cette aventure ! Mais je fus rassuré tandis qu'elle signala qu'il y avait du vent, donc une sortie par là. Je fus ravi : un espoir !

"Génial ! Allume l'éclairage de ton téléphone, ne t'en fais pas, si tu n'as plus de batterie à un moment, j'aurai le mien... On devrait s'en sortir vite ! Très vite !"

Et alors même qu'elle alluma la lampe de son iPhone, balayant les lieux du regard, nous vîmes en même temps un rat immonde, immense, bien des choses en imm- que je n'aurai pas le temps de citer, car je hurlai tout simplement de concert avec Rina, me collant moi aussi au wagon. J'avais le palpitant qui battait à six cent minute, je n'étais pas loin de l'explosion cardiaque, non, vraiment, des rats ?! Je n'en avais jamais vus de ma vie, et là il fallait que j'en voie un, juste à ce moment là. Je m'en doutais en plus, adieu la virilité, mais je ne pouvais pas supporter cette vue. Surtout que dans ma tête, je vis défiler toute l'histoire de l'humanité, ponctuée des rats. La peste. Noire. Bubonique. Mort. Pustule. Mort. Non, pour l'amour de tout ce qui est beau, non !

J'entendis Rina qui pleurait presque, disant qu'il y avait des rats, et qu'elle ne voulait pas y aller. Je n'étais pas mieux, pas mieux du tout, pour rien au monde je n'aurais pu continuer... Si la contrepartie n'était pas de rester dans cet enfer de sous sol. Il fallait qu'on soit courageux...

"Oh, que j'aimerais que Penny soit là..."

Je ne me rendis même pas compte que j'avais parlé à voix haute. J'avais les yeux fermés, comme si le fait de ne pas voir ce qui arrivait c'était faire en sorte que ça n'existait pas. Et puis, quelque part, c'était plaisant d'imaginer que Penny soit présent, à limite sur un blanc destrier pour me sauver. Le blanc destrier aurait été génial pour nous éviter d'avoir des rats entre les jambes. Mais en attendant, j'avais ma canne et, tremblant de tous mes membres, je tapai le sol pour faire fuir les bêtes. Bordel, il y en avait beaucoup... BEAUCOUP. Est-ce qu'ils ne pouvaient pas entretenir leurs sous sols ?! Je devais me plaindre à la ville, c'était horrible, ce manque d'entretien, ces bêtes devaient juste être exterminées à mon sens.

Mais au moins on avait la voie libre, pour le moment, et je pris Rina par les épaules pour la booster un peu :

"Il faut qu'on avance, tant qu'on a de la batterie, prendre sur nous, et après, on pourra se torcher pour oublier chaque seconde passée dans ce fichu tunnel. Et embrasser ceux qu'on aime, okay ? Surtout que je ne peux pas te porter, on irait pas bien loin. Allez ! Courage !"

Surtout embrasser, ça aurait été génial, vraiment. Si cela était vraiment possible. Je pris le bras de Rina, que je coinçai dans le mien, et j'attendis qu'elle vise de sa lampe le tunnel qui nous mènerait dehors, afin de nous forcer, les jambes pantelantes, à avancer. Et pour oublier où on était, je posai une question :

"Juste histoire de penser à autre chose, vous avez quelqu'un dans votre vie ? Quelque chose de bien à quoi penser ? Racontez-moi, j'ai besoin de voir de jolies choses dans ma tête, vraiment."


J'étais peut être ridicule à faire une telle demande, mais je ne l'avais pas plus été en criant comme un petit garçon devant un rat. Je devais être fort, parvenir à sortir, juste histoire de me dire que je reverrai Penny un jour. Très vite, j'en étais certain, si je ne mourrais pas d'une crise cardiaque entre temps tellement mon coeur battait très fort.

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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Jeu 21 Déc - 11:53


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«Le rôle d'une vie. Être soi. Trouver le ton juste. La petite voix intérieure.
C'est finalement la chose la plus difficile dans l'existence d'un homme que d'endosser sa propre peau jusqu'au bout, de se trouver, vraiment, de ne pas se mentir. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’était une symphonie de hurlements qui faisait écho dans ce lieu sordide. Rina était pourtant habitué aux situations saugrenus depuis sa plus tendre enfance, sa maladresse lui causait parfois des tords difficilement récupérables. Son entourage, la famille Keane, s’en moquait souvent, mais étaient toujours présents pour réparer ce que Rina cassait maladroitement. Néanmoins, face à l’inconnu, à ces rats qui grouillaient un peu partout, elle se sentait atrocement vulnérable. Elle espérait un miracle tel l’apparition soudaine d’un visage connu qui lui murmurait que tout allait bien se passait, qu’ils allaient s’en sortir. Ce qui était idiot et totalement irrationnelle puisque Rina était seule depuis trois ans. Seule à gérer une mère qui sombrait dans la démence, seule à gérer le vide que Anselme avait laissé derrière lui. Bien sûr elle avait des amis, bien sûr elle suivait une thérapie - bien que plus absente aux séances que présente ces dernières semaines-, bien sûr elle pourrait frapper à la porte de Penny si la douleur était trop prégnante, elle pourrait aussi aller se ressourcer chez Neal et Grace. Mais Rina préféré rester seule et noyer toute sa frustration dans une charge de travaille inhumaine. Elle entoura son propre corps de ses bras chassant un frisson soudain qui caressait sa peau. Tandis qu’elle murmurait à demi - mot sa crainte de continuer. Au pire si elle mourrait ici ce n’était pas si grave. Son acolyte l’a ramena doucement à la réalité. « Oh, que j'aimerais que Penny soit là… » Rina porta soudainement son attention vers l’étranger. Erwan connaissait son Penny ? Elle en doutait quand même, la ville était grande, c’était une infime probabilité. Alors, elle se mura dans le silence.

« Il faut qu'on avance, tant qu'on a de la batterie, prendre sur nous, et après, on pourra se torcher pour oublier chaque seconde passée dans ce fichu tunnel. Et embrasser ceux qu'on aime, okay ? Surtout que je ne peux pas te porter, on irait pas bien loin. Allez ! Courage ! » Rina acquiesça, néanmoins un soupire pénible outrepassa ses lèvres. Elle songeait à Nao, cette mère qu’elle chérissait qui devait l’attendre, du moins si elle ne s’était pas mise à délirer et à casser tout l’appartement de la métisse. « Ok, c’est fou ça, je suis allée sur des champs de batailles et je n’arrive pas à trouver le courage de combattre des pauvres rats. » Elle glissa son bras sous celui de l’inconnu, l’enlaçant presque de toutes ses forces tandis qu’elle fit quelques pas en avant. Au fond, dans ce périple horrifique, elle remerciait le ciel d’être en présence d’un autre être humain. « Juste histoire de penser à autre chose, vous avez quelqu'un dans votre vie ? Quelque chose de bien à quoi penser ? Racontez-moi, j'ai besoin de voir de jolies choses dans ma tête, vraiment. » Concentrée, la journaliste plissait légèrement ses pupilles pour y voir clair, gardant péniblement l’équilibre sur ses jambes tremblantes. « Je n’ai pas vraiment de jolies choses à raconter en fait. Je n’ai personne dans ma vie et je crois que c’est mieux comme ça. » Sa voix s’était légèrement adoucie d’une certaine mélancolie. En réalité, elle avait été pendant plusieurs années avec un homme violent et encore à ce jour, elle avait du mal à saisir la raison qui l’avait poussé à rester avec cet homme qu’elle n’aimait que partiellement. Sa violence était peut - être la punition des dieux. « Je peux vous poser une question ? Bon, de toute façon vous n’avez pas trop le choix… » Elle prit une grande inspiration et se jeta à l’eau tandis qu’elle butta contre une cannette vide. « Vous connaissez Penny Reydman ? » Elle s’arrêta, toisant le visage de son équipier de galère, cherchant dans la pénombre un signe distinctif, n’importe quoi permettant à Rina de s’accrocher à la réalité. « Tout à l’heure vous avez dit j’aimerais que Penny soit là..et en fait.. » De nouveau une coupure, elle recula légèrement, étouffant un hurlement lorsqu’un rat fila rapidement devant leurs pieds, ses ongles s’enfoncèrent dans la peau du jeune homme. « J’ai un ami dont je suis très proche qui s’appel Penny aussi. Il était militaire on s’est rencontré là - bas il y a plusieurs années, parce que je suis journaliste pour le LA Times vous savez et donc…donc je me disais que ce serait totalement saugrenu que de connaître le même homme non? »
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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Mer 27 Déc - 4:43

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Avec mes encouragements, il semblerait que j'arrivais à faire mouche auprès de ma compagne de galère. Cela tombait bien, car je n'y arrivais pas avec moi même... Je n'étais pas convaincu par mes paroles, vraiment. Enfin, elle me fit sourire, lorsqu'elle déclara qu'elle était allée sur des champs de bataille, et qu'elle n'avait pas le courage de combattre des pauvres rats. Surtout qu'elle s'accrocha à mon bras comme un naufragé était contre sa bouée. Un peu plus et je verrai Titanic se dérouler dans ma tête ! Mais j'étais content de ne pas être seul dans cette épreuve, j'avais été jusqu'à demander à Rina de me raconter des choses sur elle, de belles choses afin de faire passer le temps en ayant du positif dans la tête. Enfin, malheureusement, elle n'avait rien de spécial à dire... Elle m'avait l'air d'être une femme qui n'avait pas beaucoup ri dans sa vie. Ou alors, d'un rire qui cachait une souffrance. J'en fus désolé :

"J'espère que je n'ai pas réveillé de mauvais souvenirs... Désolé pour ma question."

Je me sentais désolé pour elle, surtout qu'elle m'avait l'air adorable, avec ses grands yeux, et sa façon de paniquer toute enfantine. C'était mignon, et me changeait aussi des explosions que pouvait créer Sydney lorsqu'elle paniquait. Sa façon de crier, de m'accuser, tout cela remonta à mes souvenirs, et j'eus une grimace. Au moins, j'étais divorcé, c'était une bonne chose. Cependant, elle buta contre une canette et cela sembla la décider à me poser une question...

"Pose donc, tant qu'on y est !"

Cependant, au début, j'entendis mal le nom... Mais je tiltai. Elle me demandait si je connaissais Penny Redmayne... Heureusement, elle s'arrêta en même temps que moi. J'étais vraiment choqué, de tous les Penny de la ville, fallait qu'elle pose cette question là. Sur cette personne là. Elle continua, m'expliquant qu'il était un ami dont elle était très proche, depuis plusieurs années, tout ça, mais en fait je ne faisais que me rendre compte que je venais probablement de rencontrer une personne proche de celui que j'aimais. Mon instinct de stalker d'instagram voulut que je me mette à poser des questions sur lui mais... J'étais plus à rougir comme un dingue à penser à Penny et à me rendre compte que j'avais une de ses amies avec moi.

"Ca, saugrenu, pour l'être... Ca l'est. Mais effectivement... Je parle de Penny Redmayne. Je... Je ne sais pas quoi dire, je..."

Je balbutiais en plus de rougir, j'avais l'air idiot, si cette femme avait entendu parler de moi, elle allait me haïr, probablement. Parce que... Hé bien c'était son ami, et j'étais l'ex de cet ami. Je l'avais rejeté, certes après qu'il m'aie trompé... Ou peut être avait-il tu notre relation ? Je ne savais pas trop quoi penser, de ce fait. Je me décollai de Rina, inquiet de savoir si elle allait m'en coller une ou pas, et je partis du principe qu'il lui avait parlé de moi :

"J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de l'histoire que j'ai eue avec Penny, hum, je ne sais pas quoi dire... C'est fou qu'on se rencontre ainsi."

Je la regardais avec un air un peu penaud, est-ce qu'elle allait m'abandonner ainsi, dans cet endroit plein de rats ? Je craignais réellement qu'elle me déteste... Après tout, je l'avais abandonné, Penny. Il m'avait trompé certes, mais j'aurais pu deviner, malgré ma blessure, qu'il y avait une véritable souffrance en lui, qui était toujours là puisqu'à notre dernier rendez vous, il m'avait appelé Quincy... Ah ! Ca me prenait la tête, vraiment, j'étais mal à l'aise.

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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Dim 21 Jan - 12:06


Where the fuck am I ?
Erwan & Rina

«Le rôle d'une vie. Être soi. Trouver le ton juste. La petite voix intérieure.
C'est finalement la chose la plus difficile dans l'existence d'un homme que d'endosser sa propre peau jusqu'au bout, de se trouver, vraiment, de ne pas se mentir. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Rina était habituée à poser des questions. Celles qui dérangent la plupart du temps, elle était rudement à l’aise avec l’idée d’être face à un odieux personnage qui se retrouverait mis à mal grâce à la simple force des mots. Ainsi en avait été toute la carrière de journaliste de la jeune femme, elle qui avait longtemps été habituée à donner des coups pour se faire entendre sur un ring, avait délaissé gants et sueurs pour un stylo sans pitié et des mots ravageurs. Et si Rina était particulièrement douée dans ce qu’elle faisait, elle avait rarement été confrontée à l’expérience inverse. Celle que son interlocuteur s’était risqué en toute innocence, sans aucune intention de blesser et pourtant. Parfois l’innocence en elle - même était la plus farouche des armes. « J'espère que je n'ai pas réveillé de mauvais souvenirs... Désolé pour ma question. » Malgré ce frisson qui parcourait son échine, celui du souvenir de cet être aimé qui lui manquait plus que de raisons, celui du cocon de solitude dans lequel elle s’était enfermée depuis des années, elle offrit un sourire à son interlocuteur. « Ce n’est pas grave voyons tout va bien. Je suis seulement un peu épuisée par cette aventure. » Murmurait - elle en hochant les épaules, retrouvant un peu d’assurance car elle pouvait aisément dissimuler les légères perles salées qui jonchaient ses joues dans cette pénombre ténébreuse. Vivement, elle les chassa d’un revers de main, tandis qu’elle se risqua à poser une question à son interlocuteur. Tant que cela lui permettait de l’éloigner de sa propre souffrance. Ce dernier lui accorda son approbation, permettant à Rina d’aborder le sujet de Penny. Ce prénom qu’elle avait entendu de la bouche d’Erwan. Comme s’il s’agissait d’une évidence, d’un désir enfoui au fond de son âme. Elle voulait être certaine qu’il s’agissait bien de son ami. « Ca, saugrenu, pour l'être... Ca l'est. Mais effectivement... Je parle de Penny Redmayne. Je... Je ne sais pas quoi dire, je… » Les sourcils de la jeune asiatique se froncèrent d’instincts. Elle cherchait à comprendre le sens et l’importance de ces mots. Qu’était Erwan pour son ami Penny ? Elle l’ignorait. Son silence et son regard poussèrent le jeune homme à continuer.

« J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de l'histoire que j'ai eue avec Penny, hum, je ne sais pas quoi dire... C'est fou qu'on se rencontre ainsi. » La jeune journaliste tenta d’enregistrer les mots du jeune homme, la force avec laquelle il s’employait à se défendre, la maladresse avec laquelle il s’adressait à elle. Elle continua d’avancer quelques secondes, silencieuse, regard rivé sur les pierres qui se cumulaient sous ses pieds, le flash de son portable éclairant les ténèbres. Elle se devait de réorganiser ses idées, de comprendre les raisons pour lesquels Penny ne lui avait pas parlé de cet homme qui était à ses côtés ? Etait - ce parce que leur rupture était liée à Quincy ? Cette histoire qui dévorait encore les cellules de son ami malgré le temps, malgré tout. Elle pouvait comprendre Penny, elle qui n’arrivait plus à se détacher de l’aura d’un frère qu’elle n’avait plus le droit d’aimer. La brune s’arrêta nettement, rebranchant son système nerveux. « Il ne m’a pas parlé de vous. Il y avait peut être une raison à cela… » Ainsi, elle lui faisait comprendre qu’elle ignorait les tenants et aboutissants de cette histoire. Puis elle ajouta avant de reprendre une marche plus lente cette fois - ci. « Vous avez repris contact tous les deux ? Malgré votre …? Histoire ? » Elle soupira et ajouta. « Désolée, j’ai vraiment du mal à comprendre ce qu’il se passe entre vous deux, est ce que tu peux m’expliquer si ça ne te dérange pas ? » Peut - être allait - elle trop loin. Peut - être son interlocuteur finirait - il par se fermer comme une huitre, néanmoins s’il se refusait, elle interrogerait Penny. Car elle ne voulait pas que son ami ne retombe dans de vieux démons…surtout pas.
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MessageSujet: Re: Where the fuck am I ? Erwan&Rina Lun 29 Jan - 0:19

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C’était une chose déjà de rencontrer une amie de Penny dans cette ville énorme qu’était Los Angeles. C’en était une autre d’apprendre qu’il n’avait jamais parlé de moi. Ce n’était pas étonnant. J’avais honte au final… Vraiment honte. Tellement honte que je détournai le regard. Bien sûr qu’il y avait une raison. Et une bonne : je n’avais fait que de la merde. Si d’un côté, c’était difficile de gérer une histoire comme la nôtre dans un contexte comme le mien, d’un autre, j’aurais pu faire mieux, beaucoup mieux. Assumer, par exemple. Je n’avais jamais eu à le faire avant, assumer. Mis à part dans le monde de travail, mais ça, le travail, c’était ce qui m’avait défini durant toutes ces années. J’avais été un idiot vendu corps et âme à une entité qui n’existait même pas - une entreprise. Si les choses s’étaient déroulées là, dans ma situation actuelle de divorcé au chômage, j’étais certain qu’on aurait pu aller plus loin, mais là… Que de la merde. De plus, elle ne savait rien. Si je m’étais tû, on n’aurait pas eu à mettre le sujet sur le tapis. Allais-je assumer ? Parce qu’elle me posait des questions. Me demandait de lui expliquer. Ce que je pouvais comprendre : c’était son ami, la curiosité, l’inquiétude étaient là. Et jusque là, à qui aurais-je parlé de cette histoire ? Sydney, elle s’en fichait, tout ce qu’elle voyait, c’était que je l’avais trompée de la même façon qu’elle m’avait trompée - sauf que je n’avais pas été au bout, non.

D’un autre côté, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que si je ne lui répondais pas, elle allait interroger Penny. Le plonger dans cette période qui n’avait pas été très drôle. Mais je ne pouvais pas raconter ça en marchant. Je me stoppai d’un coup, m’asseyant sans même regarder sur une sorte de boite de béton qui m’arrivait aux genoux. Puis je me grattai la tête, gêné. Autant le faire. Je ne souffrais plus autant qu’avant… Tandis que Penny ? Je n’en savais rien. Par contre ce que je savais, c’était qu’il était extrêmement secret, qu’il ne disait pas ses souffrances. Alors, j’allais lui faire un résumé.

”On s’est rencontrés il y a plusieurs mois. Je devais faire écrire un livre sur la situation des vétérans aux Etats-Unis… J’étais éditeur. J’avais donc trouvé, puis rencontré Penny, dans un bar. Je me suis un peu tourné en ridicule ce jour là mais… Il m’a plu.” Se souvenir du café français, là où nous étions tous les deux ce jour là, c’était bien. Se souvenir d’après, le nouveau rendez-vous… C’était autre chose. Je grimaçai un peu. ”On s’est revus quelques fois, et je suis tombé amoureux de lui. C’était la première fois que… J’étais amoureux. Le principal problème était que j’étais marié. Un mariage arrangé par nos deux familles, et on se détestait.” Je lui montrai la trace de l’alliance que j’avais retirée un peu avant, lorsque le divorce avait été signé effectivement. Deux ans à la porter non stop, ça avait laissé une trace de bronzage qu’on pouvait voir à la lumière des téléphones. ”Puis on m’a… Tiré dessus. Dans un bar. J’ai fini à l’hôpital, et ma femme… Elle est venue, alors que Penny était là. Je n’ai rien assumé. Puis… Je suppose que Penny a été blessé, et il m’a avoué qu’il avait vu quelqu’un d’autre.”

C’était horrible de raconter tout ça. Surtout que… Je me rendais compte que j’avais toujours nié que j’avais été une enflure. Une vraie. Je l’avais laissé tomber, moi, ce n’était pas lui qui était parti, c’était moi. Car j’avais été totalement démuni lorsqu’il m’avait dit avoir couché avec un autre. Parce que nous n’avions pas été plus loin que s’embrasser. Enfin… Je devais répondre à sa dernière question.

”Puis, oui. Quand il est revenu du bateau, j’ai fini par lui envoyer un message. Pour l’inviter à boire un verre… Là où on s’était rencontrés. J’avais envie de le revoir, mais… Je crois qu’il est passé à autre chose. Tant mieux pour lui.”

Je n’étais pas à mon aise, mais au moins, c’était dit. Elle savait le plus gros. Pour les détails… Elle verrait avec lui. Bon, je m’attendais aussi à être totalement jugé par la jeune femme. C’était dommage… Je l’aimais bien.

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Where the fuck am I ? Erwan&Rina

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