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(jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme !

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MessageSujet: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme ! Jeu 9 Nov - 16:42

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jamie hanson & paige dawson

et je me demande si ton cœur est encore au norme !

Qui l'aurait cru ? La célèbre Paige Dawson revient chez elle, après avoir tout quittée du jour au lendemain sans vraiment annoncer de signe énonciateur. Elle a toujours été une femme de courage, de passion. Travailleuse acharnée, elle y a consacrée toute sa vie, et bien même si elle n'a que trente ans, la jeune femme sait ce qu'elle veut, et surtout ce qu'elle ne veut pas. La petite fille en elle pourrait se remémorer ses nombreuses fois où elle se voyait au côté de son père dans la société. En grandissant, elle devient étrangère à ses propres rêves, ses propres convictions. Et même si elle a passée toute son enfance entourée de bagnoles, elle décide finalement de partir il y a sept ans pour aller à New-York. Embauchée dans une société immobilière, elle travaille à la remise à zéro d'appartements luxueux et villa hors de prix afin de les revendre par la suite. Elle excelle, et devient six ans plus tard la responsable de ce service avant de voir toute les pièces de ce puzzle s'effondrait petit à petit. Paige, de retour dans sa ville natale depuis maintenant deux petits mois commence petit à petit à prendre ses marques. A vrai dire la jeune femme n'est pas une fêtarde dans l'âme, et n'est pas du genre à collectionner les soirées. Plutôt solitaire, il n'est pas rare qu'elle se retrouve seule dans son appartement, à travailler. Ou à zapper ses séries avec son amie Romy James. Pour autant aujourd'hui, elle n'était justement pas aller au travail. Et avait profiter de la journée de repos de sa meilleure amie Tessa Carmichael pour aller faire du shopping avec elle. Une journée détente et repos, ce qui aurait du continuer ainsi si elle n'avait pas croisé le regard de cet homme qu'elle déteste autant qu'elle se sent attiré par lui. Jamie Hanson, assis autour d'une table avec une femme. Une femme que Paige ne connaissait pas, et de toute façon revenue après sept ans d'absence, elle n'avait aucune prétention de se dire à un seul instant qu'elle connaissait tous les habitants. Si elle venait de quitter sa meilleure amie depuis plusieurs minutes cela lui laissait au moins l'opportunité d'aller agacé cet être sans grande valeur pour elle. Parce que c'est vraiment le cas ? Paige soutiendra envers et contre tout le monde que ça l'ai ! Dans la foule qui traverse la rue quand le piéton devient vert, Paige se fraye un chemin, croisant son regard. Si elle semblait heureuse, son sourire s'effaça malgré elle en frôlant ce regard brute, ce regard de braise. Tel un méchant dans les films de western. Celui, qui doucement fait battre son coeur, un coeur qu'elle ne souhaite pas, un coeur qui n'a pas battu depuis déjà bien trop longtemps. Elle s'approche doucement de lui, allongeant sa silhouette, tandis que ses talons claquent sur le bitume. En arrivant à sa hauteur, un sourire se dessine à sa hauteur tandis qu'elle sent le regard de cette femme qui accompagne le jeune homme et à vrai dire, elle ne fait même pas attention à elle, avant de déverser le contenu du verre au dessus de la tête de Jamie. « Il ne faut jamais barrer la route d'une simple stagiaire ! » Lui dit-elle sans prendre de gant, d'une voix sûre d'elle. De toute évidence, ils n'arrivent pas à se comprendre l'un et l'autre, et Paige n'a pas vraiment accepté ce qui s'est passé à la machine à café. Une fierté mal placé, avant de tourner les talons et de commencer à prendre une autre direction, bien loin de Jamie !
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MessageSujet: Re: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme ! Lun 4 Déc - 21:08

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Paige  & Jamie


Je tâtonne pour éteindre la radio qui me casse les oreilles. Le silence me soulage. Je plie les bras sous ma nuque en refermant les yeux quelques minutes. Des collègues se sont ingéniés à me distraire jusqu’à deux heures du matin pour fêter mon succès dans un contrat dans l’entreprise automobiles des Dawson. Le pub irlandais dans lequel nous avons passé une partie de la nuit était sympathique. Seulement maintenant, j’ai toutes les peines du monde à me sortir du lit. Dire que je dois aller bosser aujourd’hui ! Un jour de week-end. Je ne suis pas maso, mais nous devons discuter de ce nouveau contrat, et ce plus sérieusement que nous ne l’avons fait hier soir, devant nos bières. Et puis, mes collègues ne sont pas entièrement responsables de ma mauvaise nuit. Si ma journée d’hier au boulot aurait pu se passer merveilleusement bien avec un succès foudroyant qui me permettrait d’avoir plus de responsabilité et me facilité la tâche à ma mission d’escroquer l’entreprise Dawson, ma rencontre futile avec une jolie brunette à la cafétéria n’a fait qu’éveillé un agacement certain. Maladroite à souhait, je m’étais vite retrouvé la chemise tâchée de café alors que j’avais une réunion importante dans moins de cinq minutes. Et d’une attitude mesquine j’avais soufflé mon venin à son égard. Pourtant, son regard noisette ne fait que de me hanter depuis notre rencontre. Et pour ce soir, il s’en est fallu d’un rien, d’un détail pour que je me souvienne d’elle. Le simple fait de voir une jolie brunette de dos en bas de mon appartement le temps de fouiller ma poche à la recherche de mon trousseau a ranimé le souvenir. Je n’ai pas cherché à la chasser de mon esprit, je crois qu’elle n’en serait pas partie, de toute façon. J’ai ressenti l’envie furieuse de détacher la grosse pince noire qui retenait ses cheveux, de lui arracher son haut, d’empêcher ses dents d’entamer ses lèvres et d’y poser les miennes pour l’embrasser à lui en faire perdre haleine. Et, ce maudit réveil a sonné. Ce ne sont pas des scrupules que j’éprouve à avoir rêvé ainsi de cette inconnue, mais une véritable frustration. Mon érection matinale en témoigne malgré moi. Je pourrais y porter remède comme il m’est souvent arrivé de le faire au temps de mon adolescence, mais l’heure tourne, et je parviens à me convaincre d’être raisonnable.

Tandis que je sirote mon café, j’écoute les informations à la radio – encore une histoire de scandale politico-financier. Rien de neuf en somme. Je remise ma tasse vide dans le lave-vaisselle. Mon reflet dans le miroir de la salle de bains n’est pas flatteur. Un duvet de barbe dure a fleuri sur mes joues. Je suis loin de l’image du top model parfait que ma mère s’est évertuée à me faire adopter depuis des années. Je me résigne à me raser avant de prendre une douche revigorante. En sortant de là, je me sens plus réveillé. Et je me surprends moi-même de me voir en forme et que je serais à l’heure au boulot. Le week-end, les bureaux sont presque déserts. L’ambiance y est radicalement différente de la semaine ; le brouhaha fait place à un silence morbide, l’agitation que je connais et remplacé à une tranquillité qui m’apaise. Mes collègues sont bien là, bien entendu, mais dans un était pire que le mien. Alors qu’un certain Carter est à deux doigts de vomir ses tripes, je me demande si cette journée sera bien productive …  « Je crois que ces conneries ne seront bientôt plus de notre âge » Carter grommelle en allumant son ordinateur tandis que le moindre geste semble lui donner des hauts de cœur. « Parle pour toi, Cart’, tu me mets deux ans dans la vue » Il en convient en passant une main sur le visage. « Bon, on s’y colle ? » J’acquiesce en riant de sa manière d’éluder le sujet et la journée entière défile sans qu’on relève la tête du boulot. Je siffle la fin en proposant une sortie au Varnish, un bar que je fréquent très souvent. Rien qu’au nom du lieu, Carter s’enfuit en courant et après des salutations mes autres collègues en font de même.

Dans un geste très délicat, je ferme les yeux appréciant à chaque seconde la douce brume qui caresse mon visage. Le vent me fait un bien fou encore plus lorsque je finis par retirer mon casque de moto. Je me retrouve en face du Varnish et d’une démarche sûre de moi, je pénètre dans les lieux. « Une bière merci » assis sur l'un des tabourets face au comptoir, j’avais remercié d'un geste du regard le barman qui m'avait servi avant de porter à ma bouche tout en fermant les yeux le contenu du verre comme pour appréciait ce moment avant de repérer une charmante demoiselle. Je n’avais aucune idée si elle était déjà accompagnée mais je n’en avais que faire. Je me dirige d’un pas assuré vers elle, espérant y chasser l’ennuie d’une soirée seule. À sa table, je la salue, galant homme que j’étais puis je prends place après lui avoir demandé si personne n’occupait cette chaise. Question plus de politesse qu’autre chose, puisque j’aurais de toute façon pris cette chaise, la demoiselle ne pouvait pas refuser ma compagnie, si ? La discussion battait son plein donc, entre rire et parfois gestes légèrement plus intimes. Rien de bien grave pour l’instant. Je me voyais déjà finir la soirée avec elle, quoique j’eus quelques doutes sur son véritable âge et sur la véracité de ses propos quand elle disait avoir vingt-cinq ans. Mais qu’est-ce que j’en avais à foutre après tout ? Malgré tout je n’ai pas à me soucier de ce détail bien longtemps qu’une espèce de cruche lui fonce dessus pour venir me verser le contenu de son verre sur la tête ; histoire de ruiner ma chemise. Malheureusement ou heureusement la cruche n’est autre que la satané stagiaire. Décidément, c’est une vraie godiche, un vrai aimant à gaffe. Bien qu’il est évident que cette fois-ci c’est plus une question de vengeance que de gaffe. « Vraiment ? » Ce sourire qui fendit mes lèvres ne vint vivre en leurs galbes que quelques secondes tant le mépris l'estompa bien vite. Et la belle n’avait pas fini de m’agacer. La soirée semblait être longue … Très longue ! « Il ne faut jamais barrer la route d'une simple stagiaire ! » Sa voix morne mais qui ne la déleste pas de sa prestance me dérange. Elle avait cette manière de faire qui pouvait penser qu’elle était reine, elle semblait être une de ces filles à l’égo surdimensionné. Alors que je me retourne vers la blonde qui semble dérouter face à la situation, je décide de la taquinais « Je te présente la stagiaire, j’essaye de lui apprendre à utiliser ses mains mais le défi est irréalisable, même pour moi. Car une godiche restera toujours une godiche. » mes lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier tandis que je levais vers elle un regard narquois sachant éperdument que mes paroles cinglantes l’énerveraient. L’arrogance de Paige me m’était en hargne. Au final, entre nous deux, c’était surtout un combat d’égo. « Vous savez, si vous souhaitez me déshabiller, il y a des façons plus simples pour le faire et beaucoup moins, disons, salissantes. » Je dégrafe les boutons de ma chemise un à un, tandis que joueur mon regard ne quittait pas le sien avant de la laisser glisser. Quelques regards se tournent vers moi mais je ne m’en soucie guère. Peu importe ce que tous ces gens pouvaient bien penser de mon striptease improvisé, pour moi tout ce qui comptait était d’accroître son humeur massacrante. Alors qu’elle me regard d’une œillade mauvaise, elle ouvre la bouche pour m’asseye d’une pique acerbe mais elle l’a referme et secoue la tête, comme si je n’étais pas assez bien pour ses mots avant de se retournait et à commencer à s’éloigner. Je ne sais pas pourquoi mais je suis en colère à cause de l’attitude de cette fille et de comment elle agit envers moi et je ne suis pas prêt à finir notre conversation. Si elle pense qu’elle peut juste me dénigrer puis m’ignorer et que je ne vais pas me défendre, elle a entièrement tort. Je m’empresse de la rejoindre et l’attrape le bras pour la forcer à ce retourner. Mes gestes sont agressifs et d’aucune délicatesse.   « Joue pas avec moi, je pourrais finir par te trouver appétissante. » Regard assassin, nuque raidie, épaules contractées par la colère, mâchoire crispée ; ma carbure était si explicite sur mon état.
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MessageSujet: Re: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme ! Ven 8 Déc - 17:18

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et je me demande si ton cœur est encore au norme !

Quant à elle, elle n’était pas certaine de savoir ce qu’elle fout ici. Elle dévisage tout autour d’elle et y découvre une foule de gens qui traversent la route. Elle en fît de même, en emboitant le pas derrière un jeune adolescent écoutant la musique sans prêter attention autour de lui. Comme lui, à cette époque, Paige un tantinet rêveuse et songeuse était souvent dans la lune. Bien trop souvent suivant les dires de son propre père qui l’a pendant longtemps protégé envers et contre tout. De sa mère en premier lieu. C’est lui qui est intervenu quand celle-ci à voulu reprendre contact avec la jeune fille, des années après l’avoir lâchement abandonnée. Mais c’était sans compter sur la possessivité et le côté rancunier de Paige pour y mettre un terme définitif ! Qui s’y frotte, s’y pique, tel est sa devise. Paige a toujours tout eu, elle est de ses filles qui sont nées avec une cuillère en argent dans la bouche. Elle n’est pas devenue pour autant capricieuse ou une de ses nanas sans cervelle. Elle peut parfois être naïve, croire que le monde qui l’entoure est un monde gentil, un monde sans problème. Tout simplement car elle n’a jamais eu de réels problèmes d’argent. Et que dans son monde, beaucoup de choses finissent par s’acheter. Elle se cache derrière un idéal qui n’existe probablement pas, en mettant la barre haute. Interdisant indirectement à tout homme de s’approcher d’elle, de lui prendre son cœur. Elle est bien trop solitaire, bien trop méfiante. Et puis son travail a toujours prit une place importante dans sa vie. C’est en tout cas sa priorité du moment. Mais il est vrai aussi que si elle s’accroche autant à cette place, à ce travail qu’elle a si longtemps refusé à son père – ne voulant pas de faveur de sa part, c’est aussi pour le voir. Jamie Hanson. Ce brun carnassier aux sourires ravageurs. Sa réputation de sans cœur, de bad boy aurait pu avoir l’effet contraire sur elle : qu’elle le mette dans un coin de sa tête et qu’elle décide de ne plus en entendre parler. Mais la vérité c’est qu’à ses côtés, elle se sent vivre. En vérité, quand ses yeux accrochent ceux du jeune homme elle ressent la puissance de cet instant, la vivacité de ses sentiments pas aussi indifférent qu’elle le prétend… « Je te présente la stagiaire, j’essaye de lui apprendre à utiliser ses mains mais le défi est irréalisable, même pour moi. Car une godiche restera toujours une godiche.. » Elle esquive un sourire hypocrite face à cette femme qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a aucune intention de connaître, ni d’apprécier. Elle la regarde de haut en bas, d’un air dégoûté, elle n’y est pour rien et c’est la raison pour laquelle Paige repose toute son attention sur lui, en tournant brièvement la tête vers lui. Elle le fusille du regard, pour autant elle paraît contente de sa connerie. « La godiche c’est la fille de votre patron, alors si vous ne souhaitez pas perdre votre job, faites attention aux mots employés ! » Avoua t’elle sans même prendre de pause, plutôt énervée qu’autre chose. Elle n’en réalisa ses paroles qu’une fois dîtes, et donc déjà trop tard pour vouloir rectifier quoi que ce soit. Elle n’avait jamais été attiré autant par un homme que par lui, et si c’est ça l’amour, elle n’en désire aucune miette, aucun morceau. « Vous savez, si vous souhaitez me déshabiller, il y a des façons plus simples pour le faire et beaucoup moins, disons, salissantes. » Dit-il en commençant à se déboutonner ses boutons de sa chemise. Elle le regardait d’un air supérieur, d’un air mauvais. Et si elle avait voulu lui répondre qu’elle avait déjà vu assez d’horreur comme ça dans sa vie que ce n’était pas la peine d’en rajouter, la jeune femme referma sa bouche en levant les yeux au ciel. Elle préférait quitter le lieu, quitter la place du bar pour partir loin de lui. Partir loin de ses pensées qui ne lui ressemble pas. Alors qu’elle marchait rapidement, accélérant ses pas, elle sentit quelqu’un la prendre par le bras afin de la tourner vers cette personne. « Joue pas avec moi, je pourrais finir par te trouver appétissante.. » Entend t’elle, alors qu’il prend un malin plaisir à lui parler plus doucement qu’auparavant, approchant dangereusement ses lèvres d’elle finalement pour caresser l’idée de tenter un quelconque rapprochement. Mais si le geste en lui-même est violent, cupide, elle en ressent une envie pressante, presque bafouée par la rapidité à laquelle les choses se sont déroulées devant elle, impuissante. « Retourne voir ta blonde sans cervelle » Une pointe de jalousie déguisée en une haine incontrôlée. Elle lui fît face tentant de se dégager de ses mains. Le manque de délicatesse du jeune homme aura eu le don de la saisir direct, et si elle accompagnait ses paroles d’un regard meurtrier, d’un regard assassin pour celui dont son cœur semble peu à peu revivre. Voyant qu’elle n’aurait pas la force de se démener face à sa carrure imposante et ses doigts tenaces elle lui répondit en lui faisant face, prête à une guerre sans merci de leurs corps. « A moins qu’elle s’est rendue compte de sa bêtise en venant te parler… » Dit-elle à voix basse sans vraiment prendre de pincette, en approchant son visage de son oreille, il la cherchait à chaque fois comme si entre eux, ce jeu commençait à s’installer malgré eux. Elle se tenait droite devant lui, et même si elle faisait largement une tête de moins que lui, il ne lui faisait pas peur. Son père lui a toujours apprit à ne pas se fier aux apparences, à ne pas se laissée intimider même par plus fort, plus grand que soi ! Elle s’approcha de lui, complétant la distance entre lui et elle. Son cœur se mit à rougir au fond d’elle, mais elle n’en écoutait aucuns signaux, son regard noir marron accroche celui du jeune homme, d’un air mauvais. Mesquine, turbulente, les protocoles elle ne les connaît pas dans ce bas monde. Elle en ressent toute l’envie, toute la convoitise mais se tait dans une armure de silence, en le dévisageant du regard - il était hors de question qu'il entrevoit ses faiblesses, ses peurs...
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MessageSujet: Re: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme ! Lun 15 Jan - 14:35

 
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L'arrogance de la demoiselle eut pu m'arracher quelques grognements blasés si je n'étais pas déjà porté par un agacement certain. Cette façon qu'elle avait de toiser de haut, de prétendre être bien meilleure que moi, ces rictus narquois redessinant le galbe de ses lèvres, ne faisaient qu'attiser d'avantage le feu de ma colère pourtant légèrement calmée après mes piques acerbes à son égard. Etrange, comme deux personnes peuvent autant se détester alors que le désir l’un envers l’autre les consumer : si je connaissais Paige depuis un très court laps temps, je n'aurais pu prédire que sa beauté m’envouterait autant malgré qu’elle me rappelait d'avantage les demoiselles hautaines qui m'exaspéraient tant étant plus jeune. Oh certes, certaines d'entre elles avaient su pourtant attirer mes grâces et mon amitié, mais leur nombre demeurait rare et tout relatif. Paige avait quant à elle gagné mon mécontentement de ce soir et certains a priori peu charmants sur sa personne. Par ailleurs elle ne semblait jamais pouvoir s'arrêter dans sa diatribe, investie par un besoin presque vital de parler et de m’exaspérer encore et encore, ses mots se heurtant à ma mine froide et polaire ; en toutes probabilités, je souhaitais que son départ. De fait je ne me montrais ni avenant ni franchement chaleureux, des qualités qui de toute évidence n'étaient pas inhérente à ma personne.   « La godiche c’est la fille de votre patron, alors si vous ne souhaitez pas perdre votre job, faites attention aux mots employés ! » Un soupir passa la barrière de mes lèvres tandis que je roulai mon regard vers le plafond, songeant de plus en plus au fait que miss Dawson avait pris avec le temps des airs de grande princesse que je n'appréciais guère. A croire que j'avais quelques préférences soit pour les plus modestes, soit pour les garces dont le bon sens leur faisait employer un ton bien différent que celui de la condescendance envers ma personne. Opinion cinglante que j'avais à ce moment précis envers ma camarade d'infortune, néanmoins la bestialité d'une âme torturée alliée aux effluves ferreuses narguant mon palais ne pouvaient prétendre à d'autres réflexions que celles trop poussées d'une colère aiguisée. Parce que le fond de mes pensées était beaucoup moins cinglant envers elle. Si elle m’exaspérait à un point de non-retour, je la désirais tout autant n'en déplaise à mes démons récalcitrants. Et à cet instant, je souhaitais autant la prendre là maintenant que de la défigurer de mes mains. Etrange contradiction qui m’animer à chaque fois que j’étais face à elle. Ce fut donc d’un regard assassin que je la vis me tourner le dos et s’éloigner ; geste que j’interprétais comme de la désinvolture malvenue. « Fuck off » . Un murmure exprimant diablement bien mon état d’esprit face à l’attitude de Paige. J’étais bien décidé à aller lui dire ma façon de penser mais c’était néanmoins sans compter l’attitude surement jalouse de la demoiselle à côté de moi, jeune blonde aux jambes interminables mais surtout et de surcroît aux courbes délicieuses. Je laissais la blondasse s'adonner à son monologue ponctué de rires superficiels ainsi que de quelques coups de tête faisant balayer dans un mouvement qui se voulait sensuel la course de ses cheveux d’un blond éclatant s'arrêtant au creux de reins. Et si pourtant, j’avais fait l'effort d'écouter le discours de la belle, j’en aurais fortement perçu les avances un peu trop explicites, que je ne relevais que par des silences ponctués de hochements de tête absent. Mon esprit était bien trop occupé à penser à la brunette qui s’éloigner dangereusement de moi. Je la suivais des yeux mais il était évident que dans quelques minutes, elle sera arpé par la foule et je ne pourrais plus l’apercevoir. Aussi mon attention n’était pas porter sur la blonde face à moi, et ce fut surpris que soudain, la belle me vole un langoureux baiser et que ses mains baladeuse et aventurière se pose sur mon torse mis à nu par mon striptease forcé. Et si d’habitude je ne refusais jamais un peu de luxure néanmoins elle fut stoppée par un geste brusque de ma part dont mon sourire s’était fait étrangement carnassier. Je n’avais qu’une envie : retrouver Paige et continuer notre dispute et nos gamineries. Je m’empresse donc de la rejoindre et l’attrape le bras pour la forcer à se retourner. Mes doigts geôliers retenaient sans répit le poignet de Paige. La violence investissait mes membres comme elle hantait mes pupilles. Soufflant vicieusement à son oreille, je me laissais emporter par une hargne trop revêche.   « Joue pas avec moi, je pourrais finir par te trouver appétissante. »  Parole à double sens qui avoue à demi-mot son désir à son égard alors que peu à peu je relâchais mon emprise. Je gardais toujours de mes mains geôlières, la proie frémissante captive ; et si elle se démène un instant pour se délibérer de mon emprise, elle devient bien vite sage et elle comprend rapidement qu’il n’est pas bon de se débattre entre mes griffes puissantes ; cela ne servira à rien vu son poids plume. Victime languissante dont le corps malléable témoignait de sa reddition, laquelle apaisait peu à peu ma colère. « Retourne voir ta blonde sans cervelle »   « Jalouse ? » Un léger sourire se dessinait alors sur le galbe de mes lèvres, railleur. « A moins qu’elle s’est rendue compte de sa bêtise en venant te parler… » « C’est que le petit chaton sort ses griffes. » Son corps se rapproche dangereusement du mien alors que sa voix suave ne raisonne qu’à quelques centimètres de mon oreille. Et à cet instant, je suis à la limite de la prendre dans les chiottes dégueulasse du pub. Après tout, je ne suis qu’un homme avec en prime quelques gramme d’alcool dans le sang en trop. Alors ma main quitte ma prise et mon corps s’acquitta du sien avec vivacité, comme si un foudroiement eut percuté chacun de mes membres, et voilà que je regagnais une distance raisonnable entre elle et moi. « Te voilà délivrée. » soufflais-je d'un timbre cynique, regard pugnace braqué sur la demoiselle encore trop proche de moi, il me fallait reprendre mon souffle comme mes esprits. Un pas en arrière, puis deux, et mes mains daignèrent enfin reboutonner ma chemise.
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MessageSujet: Re: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme ! Jeu 18 Jan - 17:57

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et je me demande si ton cœur est encore au norme !

Très loin de l’image prude qu’elle émane au premier abord, la jeune femme a toujours su ce qu’elle avait envie de faire dans la vie, et surtout les gens qu’elle aimait côtoyer. Très loin de l’image que renvoie Jamie Hanson, pour qui elle voue une certaine admiration cachée dans son ironie et son ton condescendant qui la rend alors intouchable, presque sauvage. L’idée même qu’il puisse la plaire l’effraie, la terrorise, et s’interdit la seule pensée de lui laisser une brèche ouverte. Elle ne le connait pas, et feinte une indifférence qui la rend alors insaisissable, comme si le simple rapprochement lui était interdit, et prohibé. La vérité c’est qu’au fond ils sont pareils tous les deux. Ils se ressemblent bien plus qu’ils ne le pensent, et même si jamais elle ne voudra l’avouer, elle se sent différente quand il est près d’elle. Depuis ce premier regard posé sur lui, son cœur s’est mis à rougir comme jamais auparavant il ne l’avait fait. A battre aussi intensément, plus encore en sachant qu’en général elle n’écoute pas ce genre de désir. Elle n’a jamais pu accepter qu’on remette sa vie en doute, ses rêves, ses priorités. Et avec Jamie à ses côtés, elle a l’impression de voir son monde basculé dans un autre monde, dans une autre dimension. Elle a cet impression de vivre, de sentir ses ailes battre autant que son cœur. Alors elle reste immobile, silencieuse, tandis que le jeune homme prend un malin plaisir à torturer son âme. Elle le déteste. Elle le déteste de ressentir ce désir charnel pour lui. Un désir qu’elle n’arrive pas à maitriser, à comprendre, encore moins à apprivoiser. « Jalouse ? » Dit-il, un sourire narquois sur le coin de ses lèvres. Elle le regarde, affreusement sans rire, sans même un regard sympathique pour lui. Et même si au fond, il n’avait pas forcément tort, la jeune femme ne saurait l’avouer, encore moins à ce jeune homme se tenant droit, immobile devant elle. Il lui tenait toujours aussi fermement son poignet dans le creux de sa pomme, englobant alors toute la taille fine de son bas de bras, tandis qu’elle tenta – une énième fois – de le tirer de cette emprise malsaine, qui torturé surtout son côté féministe. Elle n’avait jamais eu besoin d’homme dans sa vie, à part la présence réconfortante de son père et de ses deux cousins, et ce n’est pas à la trentaine qu’elle comptait y remédier. Elle le toisait de son regard aussi sombre que jamais, prête à vouloir détruire tous ce qui fais de lui un homme, tout comme lui vouloir en même temps tout le bien qu’une jeune femme voudrait pour l’élu de son cœur. Elle n’a jamais connu ça Paige, ni d’attirance malsaine, ni d’envie meurtrière. Pas comme ça, pas autant. Pas pour un homme comme lui. « De qui ? De ta blonde dont tu dois être le second puceau à lui tourner autour ? Laisse-moi rire !! » Dit-elle, presque fière d’elle de sa répartie, même si elle ne s’attend sans doute pas à ce qui pourrait lui arriver. Paige a toujours eu tendance à s’attirer les foudres de mauvaises personnes, et même si la perche tendue par le jeune homme était bien trop facile, elle prolongea ce regard noir. Tout se joue dans le regard, elle-même le sait mieux que quiconque. Elle s’avance alors vers lui, cherchant à reprendre le dessus, cherchant à le déstabiliser sans même penser aux conséquences. Sans même penser qu’elle pourrait perdre le combat avant même qu’il commence. « C’est que le petit chaton sort ses griffes. » Il finit par lâcher l’emprise et la jeune femme passe sa main libre sur son bras autrefois prisonnier comme si elle cherche à se masser à l’endroit exact. Elle ne baisse pour autant nullement son regard, tandis qu’il finit par reculer d’un ou deux pas, laissant alors un périmètre de sécurité entre eux. Elle devrait en profiter pour partir, tourner les talons et le laisser dans un coin, errer comme une âme vide et solitaire. Mais en vérité, elle reste fixe, immobile, se torturant bien plus qu’elle ne devrait pour cet homme dont elle ne connaît quasiment rien de sa vie. « Te voilà délivrée. » Il garde une certaine proximité. Qui lui fait un bien fou, alors que son regard s’apaise peu à peu, et si elle reste un instant silencieuse, ne déversant aucun flux de méchanceté, cela ne tarda bien évidemment pas. « C’est ça, rhabille toi, » dit-elle tandis qu'il se reboutonne sa chemise, juste avant que son ton moqueur ne reprenne le dessus comme pour cacher un malaise, « les gens n’ont pas besoin de voir ton corps d’apollon et d’athlète… » Dit-elle, en ironisant évidemment la scène. Si elle tente de cacher ce trouble gênant, cette tension palpable entre deux corps autant attirés l’un envers l’autre qu’elle préfère détourner légèrement son regard pour le laisser se poser au loin, loin de cette envie méconnaissable, de cet instant meurtrier pour un homme dont elle ne devrait rien ressentir…
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MessageSujet: Re: (jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme !

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(jamie) et je me demande si ton coeur est encore au norme !

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