Partagez|

A short story about love • Myles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
✮ floodeuse  du mois
avatar
floodeuse du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 05/05/2017
›› Love letters written : 843
›› It's crazy, I look like : Katie McGrath
MessageSujet: A short story about love • Myles Sam 4 Nov - 20:06

A short story about love
When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
L’éventualité de devoir se présenter à la porte de ses parents pour l’anniversaire de son père la rend nerveuse, malgré le fait qu’il y a encore plusieurs semaines avant qu’un la date fatidique soit à leur porte. L’idée d’avoir Niels près d’elle pendant la soirée ne la console en rien, ne calme pas sa nervosité croissante, au contraire. Pour des raisons qu’elle n’a plus la force d’identifier, l’ancien militaire la rend encore plus anxieuse que jamais à l’idée de devoir confronter ses parents pour la première fois depuis la mort de Katie. Depuis que sa sœur aînée s’était retrouvée devant elle sur une civière, depuis l’enterrement plus que mouvementé de sa sœur, Iris évite ses parents comme on évite de voyager dans un pays affliger par l’Ebola ou la peste bubonique. Les rares coups de fil, entre son père et elles, sont des plus banals, des formalités que le patriarche veut respecter, parce qu’ils savent tous les deux que c’est ce que Katie aurait voulu. Elle peut quand même entendre la tonalité un peu froide dans sa voix jadis si chaude. Son père est la personne qui risque de comprendre les raisons qui ont poussés Iris à annoncer la mort de sa sœur. L’homme, ancien militaire, a vu suffisamment d’horreurs et de tragédies pendant son service pour comprendre que parfois, malgré toute sa bonne volonté, on ne peut pas sauver tout le monde. Il y a toujours cette personne qu’on n’arrive pas à sauver d’une maison en flamme, de l’explosion, de la fusillade. Le fait qu’elle n’opère pas sur une base militaire, dans un pays en guerre entre les coups de feu et les bombardements ne changent rien à cela. Il y a des cas désespérés. L’homme a la chaire déchiquetée qui a marché sur une mine antipersonnel, celui qui a reçu un morceau dans le torse, celui dont la balle a traversé le globe oculaire. Katie, en dehors des os fracturés et des hémorragies, elle n’avait pas semblé être de ses causes perdues. C’est probablement pourquoi les relations familiales sont aussi tendues à l’heure actuelle. Katie aurait dû être sauvée, pas condamnée par deux petits mots qui ont un sens encore beaucoup trop lourd dans la tête de la brunette. Oui, son père aurait dû comprendre, mais elle est bien placée pour savoir que c’est toujours plus difficile à comprendre quand le cœur est investi dans la situation. Elle le sait mieux que personne et jamais elle n’oserait juger sa famille pour la rancœur qu’elle lui porte. Le moment viendrait où elle devra leur faire face, comme c’est toujours le cas. On ne peut pas éternellement reculer le moment fatidique, elle le sait, ça aussi. Même si elle le voulait, même si elle souhaitait y échapper. Elle sait que Niels ne la laisserait pas faire aussi facilement, qu’il viendrait la chercher à sa porte et la traînerait de force chez ses parents s’il le voulait. Et elle n’arriverait pas à lui dire non. Parce qu’elle a encore un mal fou à lui refuser quoi que ce soit, malgré les années passées, malgré l’eau qui a coulé sous les ponts.  Présentement lovée contre les coussins du sofa de Myles, observant le liquide couleur sang qui repose dans sa coupe de vin encore pleine, la neurochirurgienne essaie tant bien que mal de repousser ses pensées négatives qui flottent dans son esprit en ébullition. C’est ce qu’elle a essayé de faire toute la journée, se lançant dans l’étude de cas complexes, d’histoire de tumeurs inopérables, de recherche encore au stade embryonnaire qui ne donnent aucune indication de comment sauver un être humain de la prison de son propre corps. Ses pupilles remarquables remontent vers le visage de son meilleur ami, alors qu’un sourire en coin étire ses lèvres ses aucune trace artificielle de couleur, pour une fois. «Je croyais que tu serais d’humeur un peu plus festive que ça, Larson.»Larson. Elle ne l’appelle ainsi que quand elle le charrie, quand elle se sent d’humeur taquine. Elle ne se souvient même pas de comment ça à commencer tout ça. Ça remonte à si loin que son esprit semble confondre les dates et les années, les moments clés de son existence pour un faire un ramassis hétéroclite et incertain de souvenirs flous. Elle porte sa coupe à ses lèvres, laissant le goût âcre du vin caresser sa langue avant de la déposer sur la table basse. «Tu as eu des nouvelles de ta jolie blonde, depuis que tu as joué les Roméo avec elle, récemment ?» La curiosité est un vilain défaut, elle le sait. Elle ne peut quand même pas s’empêcher de lui poser des questions sur sa relation tumultueuse avec Naïa. Qu’importe ce que Myles pourrait dire ou faire, elle sait qu’il l’aime encore. Après, l’a-t-elle déjà vu plus heureux qu’avec cette femme à son bras ? Iris se sent mal pour lui, des mensonges de la jolie blonde lui a raconté, pour des raisons qu’elle comprend qu’à moitié. La réalité est que la brunette n’à jamais réellement poser de questions sur le sujet, elle a toujours laissé Myles lui en parler de lui-même, sans le brusquer, sachant que ça n’aiderait en rien les choses de le pousser à se confier. Par contre, l’annonce du baiser récemment échanger entre les deux tourtereaux torturés l’intriguaient réellement et si elle n’avait pas eu l’intention de lui poser des questions sur le sujet, les mots se sont échappé de ses lèvres sans qu’elle ne puisse les retenir. «Tu sais que tu n’es pas obligé d’en parler, mais je dois avouer que je suis tout de même curieuse de savoir ce qui se passe dans ta jolie tête, Myles. Et pas dans le sens médical, cette fois-ci.» Sa joue se pose dans sa paume de main, attentive, un peu amusée par la situation, tout en sachant que ce genre de conversation prend souvent des tournants qu’elle apprécie peu. Iris n’a jamais été un livre ouvert, si ce n’est avec ces rares personnes qu’elle considère comme ces meilleurs amis, comme une partie intégrante de sa vie. Ça ne veut pas dire que c’est plus facile avec eux, simplement qu’elle croit leur devoir ça, dans un esprit d’honnêteté ou encore de réciprocité. Après tout, elle ne se souvient pas que l’homme face à elle ou encore Liv ne lui ait jamais caché quoi que ce soit. Bien que part moment, la brune s’en veut  de ne pas avoir dit l’entière vérité à propos de Niels à Liv, mais cette dernière n’a jamais posé de questions non plus, elle n’a jamais ouvert de portes lui permettant d’aborder le sujet. Ressentant quand même le besoin d’offrir une porte de sortie à Myles, dans la mesure où il ne veut pas parler de Naïa ou de sa vie sentimentale, elle lui offre une nouvelle perche, sur une sujet qui ne semble en rien plus neutre non plus et qu’elle n’a pas nécessairement envie d’aborder, mais qui lui permet de dévier la conversation s’il en ressentait l’envie. « Mon frère nous a invités à l’anniversaire de mon père le mois prochain. Enfin, il a invité Niels. Et ce dernier croit que je n’ai d’autres choix que de faire acte de présence… » Elle lui offre une moue renfrognée, sachant déjà que tout ça finirait en drame. «Tu es invité, bien entendu, si tu veux assister à une scène digne de mauvais film dramatique hollywoodien! »
©️ nightgaunt


Dernière édition par Iris Gilmore le Lun 11 Déc - 4:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
❉ i can't see you but I know you're there
avatar
i can't see you but I know you're there

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 18/03/2017
›› Love letters written : 587
›› It's crazy, I look like : aaron tveit
MessageSujet: Re: A short story about love • Myles Jeu 23 Nov - 19:44

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Iris Gilmore and Myles Larson
TOGETHER, WE HAVE STRUGGLED,
AND TOGETHER, WE WILL RISE  

---------------✭---------------

La journée avait été éprouvante. Parce que, comme à l’ordinaire, le jeune homme ne s’accordait aucun jour de repos et passait son temps à travailler d’arrache pieds. Iris passait d’ailleurs son temps à lui répéter que parfois, il était préférable de lever un peu le pied, de faire autre chose que de passer sa vie le nez fourré dans le boulot et de profiter un peu du monde qui pouvait l’entourer car après tout, dans la vie, il n’y avait guère que le travail. A cela, Myles lui rétorquait que la chirurgienne qu’elle était passait presque autant de temps à son travail que lui, si bien qu’elle était finalement plutôt mal placée pour lui faire la leçon. Mais au fond, il savait qu’elle avait raison. Il savait qu’il devrait faire cela. Il savait que parfois, il devrait accepter de déléguer à son équipe, de lever le pied, de décrocher son téléphone, d’appeler Alec, Elen ou n’importe lequel de ses amis pour s’aérer l’esprit et profiter un peu de la vie. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il faisait, ou tout au moins, il ne le faisait que très rarement. S’amuser, prendre du recul et profiter était devenu difficile pour lui. Parce qu’il était pris dans une spirale infernale, celle de la volonté de tout maîtriser et de bien faire les choses pour sa clinique –parce qu’en ce sens il avait l’impression de rendre fier son défunt père-, si bien qu’il ne laissait que très peu de place au plaisir. Bien sûr, il lui arrivait de s’accorder quelques moments de repos mais ceux-ci étaient rares. Mais ça ne le gênait pas. Si beaucoup lui disait qu’il n’était qu’un bourreau de travail, incapable de décrocher, pour lui les choses étaient différentes. Parce qu’il aimait son travail, il était passionné par ce dernier et accomplir ses fonctions chaque jour était une sorte de plaisir qui n’appartenait qu’à lui. Ceci malgré tout ce que pouvait en penser les autres. De plus, prendre du temps pour lui le menait toujours à penser, à réfléchir à des sujets sur lesquels ils n’avaient pas envie de se pencher. Comme celui de Naïa Atkins par exemple, de leur dispute à répétition et du fait qu’il l’aimait probablement et très certainement toujours. Il avait son visage, son regard et son sourire gravé dans son esprit et ceci s’était accru depuis qu’il l’avait revu, depuis qu’elle était réapparue dans sa vie et que dorénavant absolument tout lui échappait. Pour autant, lorsque Iris avait proposé qu’ils passent un peu de temps ensemble, histoire de se parler autrement que par mail pour texto, Myles avait naturellement accepté. Parce qu’il aimait profondément sa meilleure amie, qu’il ne la voyait pas assez à son goût et qu’il avait finalement besoin d’air. Un peu de légèreté ne lui ferait pas de mal et il savait que ceci pouvait lui être rapporté par cette belle brune aux yeux clairs. Parce qu’elle avait cette capacité à parvenir à le faire sourire dans toutes les circonstances. Parce qu’elle savait comment il marchait et comment lui parler. Elle ne le jugeait jamais ou presque jamais et était toujours de bons conseils. Et, naturellement, il se devait d’endosser ce rôle également pour elle. Parce qu’elle était à une période de sa vie où elle avait besoin de soutien. Si elle le refusait la plupart du temps et qu’elle avait bien du mal à exprimer ce qu’elle pouvait ressentir, Myles n’était guère idiot et savait pertinemment que, quelque part, elle était troublée et abattue par ce qui avait pu lui tomber dessus ces derniers temps. Pourtant, Myles faillit à sa mission, alors même qu’il lui avait proposé qu’elle le retrouve chez lui, histoire de se détendre autour d’un bon verre de vin. Il était celui qui était ailleurs et qui ne prenait pas son rôle de meilleur ami à charge, perdu dans des pensées qu’il aimerait pourtant effacer l’espace de quelques heures. « Je croyais que tu serais d’humeur un peu plus festive que ça, Larson.» Le jeune avocat lève les yeux vers son amie, qui venait sans l’ombre d’un doute le sortir de sa rêverie. Elle sourit, probablement sait-elle à quoi il pense actuellement. Car oui, si Myles n’était pas vraiment le plus grand fêtard que l’on connaisse et Iris aimait d’ailleurs beaucoup le taquiner sur ce sujet, mais il était d’ordinaire bien plus bavard et souriant. « Je suis désolé, j’ai un peu la tête ailleurs. » Il ne lui ment pas, de toute évidence, il était incapable de lui mentir et il ne l’avait jamais fait par le passé. Elle avait été la première à être au courant de son histoire avec Naïa, elle avait été la première à connaître ses erreurs, tout comme elle avait été la première personne qu’il avait appelé lorsque son père avait rendu son dernier souffle et qu’il avait eu besoin de la force d’une amie pour surmonter cela. Il affiche un mince sourire pour se rattraper et se saisit à son tour de son verre de vin pour en boire une gorgée qui lui fait un bien fou. Puis il pose son regard sur elle, afin de lui faire comprendre que toute son attention lui était enfin offerte. « Tu as eu des nouvelles de ta jolie blonde, depuis que tu as joué les Roméo avec elle, récemment ? » Myles lève immédiatement les yeux au ciel. Parfois, il avait l’impression qu’elle pouvait lire dans ses pensées. Pensées qui étaient largement imprégnées de cette femme qu’il avait détestée de toutes ses forces pour ensuite l’embrasser sur un coup de tête sans véritable explication. Si d’ordinaire, Iris ne posait pas de question, patientant sagement que Myles ne se confie naturellement à elle, cette fois, l’histoire semblait beaucoup trop risible et intrigante pour passer à côté. « Tu sais que tu n’es pas obligé d’en parler, mais je dois avouer que je suis tout de même curieuse de savoir ce qui se passe dans ta jolie tête, Myles. Et pas dans le sens médical, cette fois-ci. » Elle est amusée, cela se voit à la manière qu’elle a de lui sourire. Sourire qu’il lui rend parce que si elle désirait savoir ce qu’il pouvait bien se passer dans son esprit un brin torturé, lui-même aurait voulu le savoir. « Moi-même je ne sais pas trop ce qu’il s’y passe ces derniers temps ni pourquoi je fais certaines choses. » Il hausse les épaules, reposant son verre à pied sur la table. Myles était et avait toujours été quelqu’un de rationnel, de réfléchi et d’intelligent. Assez pour ne pas commettre d’erreur monumentale et surtout de pas agir sur un coup de tête. Pourtant, dès lors qu’il s’agissait de Naïa, toutes ses facultés semblaient s’envoler il ne savait plus trop qui il était. « On s’est parlé par texto juste … »  Il était à l’initiative de cet échange, parce qu’aussi étrange que cela puisse paraître, il commençait à être fatigué de la détester autant. « J’ai décidé d’écouter tes conseils et d’essayer de me calmer et étrangement, les choses se sont apaisées… » Derechef, ses épaules se haussent, faisant comme si le résultat était inattendu. Alors qu’au fond, il savait très bien qu’il n’avait pas été lui-même ces derniers temps et qu’il n’avait pas appliqué ses propres philosophies, celles du calme et du sang-froid à toute épreuve. Ceci étant dit, le jeune homme laisse planer un silence, sans en dire davantage, parce qu’il ne savait pas bien ce qu’il pourrait dire sur le sujet, outre le fait que les choses allaient mieux mais que la pilule n’était pour autant, toujours pas passée. C’est Iris qui vient rompre le silence, décidant qu’il était plutôt judicieux de se pencher sur un autre sujet. Un sujet sur lequel Myles pourrait bien plus facilement émettre un avis constructif. « Mon frère nous a invité à l’anniversaire de mon père le mois prochain. Enfin, il a invité Niels. Et ce dernier croit que je n’ai d’autre choix que de faire acte de présence… » Un mince sourire nait sur le visage de l’avocat. Parce qu’il connaissait Iris, bien trop d’ailleurs et il savait que cet air renfrogné et cette capacité qu’elle avait à toujours parler négativement de Niels, étaient l’illustration de bien des choses qu’elle n’oserait jamais prononcer à voix haute avant un bon bout de temps. Il était d’ailleurs plutôt amusant de voir qu’elle avait décidé de parler d’elle et de Niels ensemble, formant un « nous » qu’elle avait d’ordinaire bien du mal à assumer. « Tu es invité, bien entendu, si tu veux assister à une scène digne de mauvais film dramatique hollywoodien! » Le jeune homme secoue la tête, avant de reposer son verre sur la table du salon. « Niels a raison, tu devrais y aller. Tu n’es pas à l’abris que les choses se passent bien non ? » Myles était un optimiste. Du moins, il l’était de manière générale, dans la vie de tous les jours et probablement encore plus lorsqu’il s’agissait de la vie des autres. Il ne l’était pas, seulement lorsqu’il s’agissait de Naïa, mais cela relevait d’une toute autre histoire. Myles croyait en l’amour, aux liens sacrés d’une famille. Il croyait en toute ces choses et les pensait sincèrement assez fortes pour pouvoir aller de l’avant et cesser de s’en prendre à Iris pour la simple et bonne raison qu’elle était, elle, toujours de ce monde, a contrario de sa sœur. Ceci étant, s’il était persuadé que les choses pouvaient aller mieux entre eux, il ne miserait pas sur une absence totale de conflit dans cette famille dysfonctionnelle. Conflit qu’il fuyait comme la peste. « Par contre je vais passer mon tour, j’ai eu assez de crises ces derniers temps ! Et puis, tu auras Niels pour te soutenir. » Il affiche une petite moue pour se faire pardonner alors qu’en vérité, il sait très bien qu’il aurait été de trop à cette petite réunion. Parce qu’il connaissait la famille de la jeune femme sans réellement la connaître, mais surtout, il n’avait pas la moindre envie de se retrouver à tenir la chandelle entre elle et Niels. « D’ailleurs, c’est de voir tes parents qui t’angoisse ou Niels ? » Myles était à peu près certains que la réponse était Niels, mais il avait envie de l’entendre de la bouche de la jeune femme, tout en sachant pertinemment qu’elle n’assumerait probablement pas cela. Mais ce n’était pas faute d’essayer.
Revenir en haut Aller en bas
✮ floodeuse  du mois
avatar
floodeuse du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 05/05/2017
›› Love letters written : 843
›› It's crazy, I look like : Katie McGrath
MessageSujet: Re: A short story about love • Myles Lun 11 Déc - 6:14

A short story about love
When we honestly ask ourselves which person in our lives mean the most to us, we often find that it is those who, instead of giving advice, solutions, or cures, have chosen rather to share our pain and touch our wounds with a warm and tender hand. The friend who can be silent with us in a moment of despair or confusion, who can stay with us in an hour of grief and bereavement, who can tolerate not knowing, not curing, not healing and face with us the reality of our powerlessness, that is a friend who cares.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Iris n’a jamais été douée pour exprimé ses sentiments, pour parler de ses émotions, pour faire ce qu’il semble si naturel aux autres filles de faire. Elle avait observé sa sœur aînée discuter avec ses copines ou venir la retrouvé dans sa chambre pour lui parler de comment elle se sentait vis-à-vis une situation quelconque ou envers un garçon, de la même façon que la chirurgienne était en mesure de discuter de mathématiques ou de sciences, avec une aisance déstabilisante. Elle a essayé de comprendre, de faire de même, simplement pour se prendre les pieds dans les plats plus d’une fois, se rendant compte avec le temps qu’elle n’est simplement pas douée pour ce genre de choses. Elle n’est pas douée pour parler de ce qu’elle ressent, pour rire aux éclats, pour s’amuser dans les bars plus bruyants les uns que les autres. Ça fait partie de sa personnalité terre à terre, froide, pragmatique. Elle a depuis longtemps accepté ce fait. Elle ne voit aucun intérêt à prétendre être quelqu’un qu’elle n’est pas, de faire comme si elle a des qualités qu’elle ne possède pas. Cette petite mascarade est plus épuisante qu’autre chose, demande plus d’énergie qu’elle peut en avoir. Heureusement, pour elle, il y a ces gens qui ne lui demandent rien, qui ne la supplient pas de parler de ce qu’elle ressent, qui ne lui demandent pas des conseils amoureux à tout bout de champ. Parce que si elle n’est pas douée pour les frivolités féminines, elle l’est encore moins en amour. C’est ce que la vie lui a appris avec les années au point que dans les dernières années, elle a tout bonnement abandonné l’idée d’avoir une vie de couple, se contentant de se tourner vers Sloan ça et là, quand elle a besoin d’un peu compagnie, tout en se doutant que cette relation est loin d’être saine. Myles fait partie de cette poignée de gens avec qui elle n’a pas besoin de s’expliquer constamment, qui ne cherchent pas à disséquer chacun des mots qu’elle prononce dans l’espoir d’y voir quelque chose de positif, une manifestation minuscule d’une émotion étouffée sous la glace. Ils se connaissent depuis si longtemps qu’Iris ne se souvient pas réellement de leur rencontre, pour être honnête, c’est comme si son meilleur ami a toujours été là, même dans ses plus vieux souvenirs. À l’image de Liv, il est une source de sécurité, bien que sa meilleure amie n’ait probablement jamais eu l’objectivité du jeune avocat, sans doute parce que son frère est celui pour qui Iris a des sentiments depuis tellement longtemps que ça non plus, elle n’arrive pas à déterminer quand ça a commencé. « Je suis désolé, j’ai un peu la tête ailleurs. » Elle arque un sourcil pour unique réponse. Il n’a pas besoin de le dire, elle le sait. Comme elle sait à quoi il pense. Si elle n’a pas pour habitude de poser des questions, le laissant parler quand il en a envie, sur ce coup-là, elle prend les devants, se doutant néanmoins qu’elle le regrettera assez tôt. Il sait qu’il n’est pas obligé de répondre à ses questions, qu’il peut changer de sujet et qu’elle ne bronchera aucunement, qu’elle va suivre le cours des choses sans pousser, sans chercher des réponses qu’il ne veut pas donner. En échange, il s’attend à la même chose de lui. Ils sont tous les deux conscients du caractère de l’autre et s’il ne veut pas répondre à une question, elle s’attend à ce qu’il ne la pose pas en retour. « Moi-même je ne sais pas trop ce qu’il s’y passe ces derniers temps ni pourquoi je fais certaines choses. » Elle hoche doucement à tête, stipulant qu’elle comprend, quelque part. Parce qu’elle comprend. Pas totalement, car les situations sont différentes, très différentes, autant qu’elles puissent l’être, mais elle a une bonne idée de ce qu’il peut vivre. La relation entre son meilleur ami et Naïa bat des records au niveau du compliqué et si Myles n’était pas si important pour elle, il est possible qu’elle s’en soit amusée comme devant une sitcom d’un ridicule surprenant. Mais voilà. Myles est son meilleur ami, il est la personne qu’elle ne supporte pas de voir blessée ou triste. «On s’est parlé par texto juste … » Elle joue légèrement avec le verre qu’elle a toujours entre ses mains, sans osé tremper ses lèvres dedans pour une énième fois. « C’est déjà un pas dans la bonne direction, non? Enfin, si ces textos n’étaient pas des insultes créatives.» ce qui ne l’étonnerait pas, mais ne lui ferait pas particulièrement plaisir non plus, à bien y penser. Iris n’est pas une optimiste, elle ne croit pas que les choses puissent se tassées complètement, que la relation entre Myles et Naïa redeviendra comme elle l’a été jadis. Si elle croit que cette relation peut s’améliorer sur certains aspects, que s’ils peuvent faire des efforts pour être civilisés l’un envers l’autre, pour se parler sans se sauter à la gorge comme deux animaux atteints de la rage, c’est déjà un début. Elle aimerait croire qu’ils pourront reprendre là où ils se sont laissés, à l’endroit de la cassure, mais elle sait aussi que les cicatrices sont difficiles à ignorer, surtout quand elles sillonnent le paysage comme le ferait une chaîne de montagnes. Il est difficile d’ignore l’Himalaya quand elle se dresse devant nous dans toute sa splendeur, comme il est ardu d’ignorer la cicatrice d’une chirurgie sur la peau. « J’ai décidé d’écouter tes conseils et d’essayer de me calmer et étrangement, les choses se sont apaisées… » Elle l’observe, attentive, un peu surprise aussi. Pour une raison ou pour une autre, elle a du mal à le croire. Non parce qu’il a pris un peu de recul et qu’il agit finalement comme un adulte responsable, mais parce qu’il a décidé de suivre son conseil dans une situation dans laquelle elle n’est pas certaine d’être de bon conseil. « Et tu crois vraiment que m’écouter sur ce sujet est l’idée du siècle? Même moi, j’ai mes réserves. » Il y a une part d’autodérision douloureuse dans ses propos, cachée derrière un amusement feint. Elle ne s’imagine pas qu’il a fermé les yeux sur la trahison, que la blessure est toujours là, cachée derrière une certaine civilité qui n’existait pas trois jours plus tôt. Elle est bien placée pour savoir que l’amertume et la rancœur ont la vie dure. Elle n’est pas certaine que ce genre de blessure guérit totalement avec le temps, mais elle sait également que ce n’est pas un cancer qui vous ronge de l’intérieur. Désirant lui offrir un répit, une porte de sortie s’il le désire, elle change de sujet, parle d’autre chose et il suit la cadence sans se faire prier. Elle ne lui en veut aucunement. Elle ferait pareil à sa place, se faufilant pour éviter de s’étendre sur un sujet qui réveil des sentiments obscurs et sans nom. Un fin sourire se dessine sur les traits de son ami quand elle prononce le nom de son beau-frère et elle sent que ce n’est pas nécessairement une bonne chose pour elle. Elle aurait dû s’en méfier dès le moment où le prénom de Niels avait franchi ses lèvres, pourtant… « Niels a raison, tu devrais y aller. Tu n’es pas à l’abri que les choses se passent bien non ? » Un léger rire échappe la barrière de ses lèvres à ce propos lancé avec un optimisme qu’elle ne partage pas. Depuis la mort de Katie, les relations qu’elle entretient avec sa famille sont plus que minimales. Elle a eu droit aux reproches, aux mots blessants, aux hurlements et aux insultes. Elle n’a jamais scille, bien que chaque fois qu’un lui dit qu’elle aurait dû mourir avant Katie lui lacère le cœur un peu plus. Elle sait qu’ils sont blessés, qu’ils sont tristes de la disparition de Katie, elle l’est aussi, mais ils n’ont pas cette notion, ils refusent de comprendre que rien n’aurait pu être fait pour la jeune femme, qu’elle était morte dès l’instant où la voiture l’avait percutée. Et si elle respirait encore, son cerveau, Katie, n’était plus dès qu’elle le moment de l’impact. « Je l’ignore. S’il n’y a pas de tentative de meurtre, ce sera déjà un bon départ. » Elle en plaisante, pour cacher que ça lui fait mal, quelque part. Iris sait que c’est idiot qu’elle n’ait pas à faire semblant avec lui, mais elle ne peut s’en empêcher, comme elle le fait avec Liv, avec Anna, avec Niels. C’est le prénom de ce dernier qui revient sur le tapis. Inlassablement. « Par contre, je vais passer mon tour, j’ai eu assez de crises ces derniers temps ! Et puis, tu auras Niels pour te soutenir » Elle plisse le nez en guise de réponse, ne sachant pas trop si l’ancien militaire allait vraiment la soutenir devant les accusations et les doigts pointés. Elle ne se souvient pas de lui avoir dit pour son rôle dans la mort de sa sœur, pour ce qui s’était passé à l’hôpital et elle se doute qu’il ne va pas le prendre en riant. Il y a bien des choses qu’elle n’a jamais dites à Niels et qu’elle préférerait ne jamais lui dire. « D’ailleurs, c’est de voir tes parents qui t’angoissent ou Niels ? » Elle relève vivement les yeux vers lui, à la fois surprise de son audace et passablement embarrassée. Il connaît la réponse, obligatoirement, mais elle n’est pas prête à l’avouer, à prononcer des mots à voix haute. Combien de choses n’est-elle pas prête à prononcer ? N’est-ce pas paradoxal quand elle est celle qui a annoncé la mort de sa propre sœur sans même trembler une fraction de seconde ? « Pourquoi est-ce que Niels m’angoisserait ? » demande-t-elle d’une voix blanche, en essayant de faire comme si elle ne comprend pas la question, comme si ça n’a aucun sens pour elle alors qu’elle sait pertinemment que la présence de Niels a toujours fait naître une pointe d’angoisse chez elle.
©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
❉ i can't see you but I know you're there
avatar
i can't see you but I know you're there

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 18/03/2017
›› Love letters written : 587
›› It's crazy, I look like : aaron tveit
MessageSujet: Re: A short story about love • Myles Hier à 23:24

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Iris Gilmore and Myles Larson
TOGETHER, WE HAVE STRUGGLED,
AND TOGETHER, WE WILL RISE  

---------------✭---------------

Myles connaissait Iris, il la connaissait depuis des années maintenant et avait appris à la décrypter. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne faisait pas partie de ceux qui se livraient facilement sur ses sentiments, bien au contraire. Bien souvent, il fallait lui extorquer les réponses pour en avoir et ça n’était et n’avait jamais été le genre de Myles. Partisan de la laisser se confier à lui naturellement, sans lui mettre la moindre pression, il avait pourtant appris à ses dépens que s’il agissait toujours ainsi, elle ne lui dirait rien. Pas parce qu’elle ne voulait pas se confier à lui, mais simplement parce qu’elle ne parvenait à montrer une quelconque vulnérabilité devant qui que se soit. Pas même son meilleur ami. Elle était de ceux qui camouflent tout, qui ne montrent rien, prétextant que tout allait toujours bien quand la réalité était toute autre. Myles avait, au fil du temps compris cela et avait pris soin de devenir parfois plus pressant pour obtenir ses impressions, ses sentiments et ressentiments parce qu’il ne voulait pas la voir s’enfermer dans une solitude où elle ressasserait seule, tous ses problèmes. Et broyer du noir, sans jamais rien évacuer était mauvais, très mauvais, et encore plus lorsqu’on se nommait Iris Gilmore qui avait tendance à faire cela à l’excès. Bien sûr, il ne se montrait pas véritablement pressant, mais avait appris à la dompter pour qu’elle en vienne à lui parler. Il lui arrivait même de n’avoir qu’à la regarder d’une certaine façon pour qu’elle comprenne qu’elle allait devoir en dire plus. Et dans les cas les plus extrêmes, il n’hésitait plus à lui dire qu’elle allait finir au fond du lit pendant des jours si elle ne s’exprimait pas. Il avait appris à faire cela en douceur, probablement sans qu’elle ne le remarque véritablement ; ceci alors que lui-même avait un mal fou à se confier. Que se soit à elle ou aux autres, il préférait largement s’enfermer dans son boulot et ne pas penser à ce qui n’allait pas dans sa vie plutôt que de s’étendre dessus et de raconter les moindres détails de sa calamiteuse situation amoureuse. Et quelque part, il était reconnaissant à Iris de ne pas trop lui en demander. Comme quoi ces deux là se ressemblaient plus qu’il n’y paraissait. Bien sûr, il lui avait raconté dans les grandes lignes ce qu’il s’était passé avec Naïa, et probablement remarquait-elle bien des choses concernant cette jolie blonde, rien qu’en observant le regard de son ami mais c’est tout ce qu’il lui avait dit. Bien que ces derniers temps, il avait tellement fait n’importe quoi qu’il s’était senti obligé d’en parler à la jeune femme, afin qu’elle lui confirme qu’il n’était qu’un sombre idiot et qu’elle le remette dans le droit chemin. Ce n’est pas véritablement ce qu’elle avait fait, mais au moins, il avait tenté d’extérioriser ce qui devenait pour lui quelque chose de véritablement prenant et oppressant. Ce baiser échangé furtivement avec Naïa ne faisait que le hanter, alors même qu’il tentait tant bien que mal à se délester de cette jeune femme, en en fréquentant une autre. Et étrangement, cela avait l’air de plutôt bien marcher puisque Ludmila Alexander lui faisait un bien fou et lui permettait un temps soit peu de penser à autre chose. Pourtant, à cet instant précis, il y pense encore. Encore et encore. C’est Iris qui vient d’ailleurs le sortir d’une rêverie passagère, à laquelle il s’excuse immédiatement. Il n’était pas ce qu’on peut appeler le plus grand des fêtards mais le fait est qu’il était d’ordinaire bien plus présent et divertissant qu’il ne l’était à cet instant précis. Il lève alors les yeux vers elle et la voit faire cette expression qui veut en dire long. Il n’avait pas besoin de lui dire, elle l’avait très bien remarqué. Elle savait même ce à quoi il pensait et il ne fit que confirmer à quel point il pouvait être perdu ces derniers temps par quelques mots à la fois énigmatiques et révélateurs. Pour Iris, il ne semble y avoir aucun mystère car elle lui demande immédiatement s’il avait reparlé à Naia depuis la dernière mascarade à laquelle il avait été acteur. Un échange de SMS, voilà ce qu’il s’était passé. Un simple échange comme tous leurs échanges, bien trop compliqués. « C’est déjà un pas dans la bonne direction, non? Enfin, si ces textos n’étaient pas des insultes créatives. » Il ne peut s’empêcher de sourire. Iris avait été témoin de la colère de Myles envers Naïa. Elle l’avait entendu partir dans des monopoles passionnés où il ne faisait qu’extérioriser sa rancœur contre la jeune femme en abusant de noms d’oiseaux, ce qui n’était en somme pas son genre. Si bien qu’elle savait exactement que cette relation était explosive, compliquée et probablement irréparable. « Ils ne l’étaient pas. Pour une fois. Grâce à toi. » C’était elle qui lui avait conseillé de prendre du recul, d’essayer de se calmer et de réfléchir de façon plus posée et calme à ce que pouvait véritablement être sa relation avec la jolie blonde. Et probablement pour la première fois de sa vie, Myles avait suivi un conseil lorsqu’il s’agissait de sa vie amoureuse, et plus encore de son histoire avec Naïa dans laquelle il avait toujours mis un point d’honneur à n’en faire qu’à sa tête. Il s’était d’ailleurs rapidement rendu compte que ce conseil n’était pas si mauvais et qu’il lui apportait une nouvelle sérénité qui ne lui faisait pas gaspiller une énergie folle. Iris semble étonnée qu’il ait suivi ce qu’elle lui préconisait de faire, alors qu’il était évident qu’elle avait raison depuis le début. Cette histoire l’avait fait agir comme quelqu’un qu’il n’était pas, comme quelqu’un de nerveux et de rancunier, quelqu’un d’incapable de se canaliser et de prendre du recul sur les choses et Iris était la personne qui lui avait fait prendre conscience de cela. Parce qu’outre tout ce qu’elle pouvait penser, elle l’avait aidé. « Et tu crois vraiment que m’écouter sur ce sujet est l’idée du siècle? Même moi, j’ai mes réserves. » Derechef, il ne peut s’empêcher de laisser échapper un léger rire, alors que ses lèvres viennent trouver le contact de ce liquide froid qui lui faisait du bien. Il lève les yeux au ciel. Définitivement, elle ne se rendait pas compte que dans cette histoire, elle avait été bien plus adulte qu’il ne l’avait été alors même qu’il était plus souvent qualifié de grand sage qu’elle ne pouvait l’être. « Je crois que tu es de meilleurs conseils que ma propre conscience, donc je dirais que oui, j’ai bien fait de t’écouter. Je suis bien plus serein. » Alors oui, il n’avait pas totalement évacué sa rancœur car il ignorait s’il en serait capable un jour mais il avait écouté Iris et appliqué des conseils qu’il donnait pourtant chaque jour à ses clients. Lui qui disait que le dialogue était toujours la meilleure des solutions avait été incapable de se le faire entendre avant qu’Iris lui rappelle quel idiot il pouvait parfois être. Ceci étant, après ces quelques mots, il fut reconnaissant à son amie de changer de sujet, d’évacuer ce qui semblait être difficile à admettre et à disserter. Elle se décide même, sur cette lancée de pseudo confession à parler d’un élément de sa vie qui a toujours fait l’objet de bon nombre de leur conversation, même si la plupart du temps, Iris se faufilait et évitait soigneusement ses questions. C’est pour cela qu’il sourit. Qu’il sourit bêtement à la mention de Niels Jonsson. Parce qu’il sait pertinemment qu’il n’était pas n’importe qui dans le cœur de la jeune femme et que sa simple mention n’est pas anodine. Bien sûr, il n’était qu’une mention dans une phrase qui relevait de quelque chose de bien plus tragique et sérieux. Une réunion chez les Gilmore. Réunion à laquelle il se dérobe bien entendu, ne souhaitant pas assister à des retrouvailles particulièrement volcaniques, ni même à devoir tenir la chandelle entre Iris et Niels, malgré tout ce que la jolie brune pouvait dire. Mais il voulait lui donner un peu de courage, lui faisant croire que peut-être les choses pourraient bien se passer, alors qu’au fond il savait bien que sa famille était bien trop égoïste et autocentrée pour se rendre compte qu’ils étaient des plus ridicules avec Iris. Quel parent ferait porter le chapeau de la mort de sa fille à son autre fille ? Quel parent ferait le deuil de son enfant en se séparant de ceux qui leur restaient ? Le couple Gilmore visiblement… Il avait pourtant tenté de jouer l’optimisme lui assurant que peut-être les choses se passeraient bien, mais visiblement, il était bien le seul à y croire. Il n’y avait qu’à entendre le rire cristallin d’Iris à ses propos. « Je l’ignore. S’il n’y a pas de tentative de meurtre, ce sera déjà un bon départ. » Elle en plaisante et Myles rentre immédiatement dans son jeu, parce que c’était toujours ainsi entre eux, avant que le jeune homme ne perdre patience pour obtenir les véritables sentiments de la jeune femme. « Du moment que ce n’est pas toi qui est victime ! » Il l’assène ensuite d’un regard entendu. Le genre de regard qui lui fait comprendre qu’il veut bien prendre cela au second degré, qu’il veut bien s’en amuser avec elle, mais qu’un beau jour, elle devrait probablement se mettre à parler et à accepter d’extérioriser toute la peine que cette situation pouvait provoquer en elle. C’était elle qui lui avait prodigué des conseils d’adulte pourtant, elle semblait incapable d’en appliquer le moindre. Il profite de la mention de Niels pour lui faire comprendre que c’est là un sujet qui méritait discussion. Il connaissait leur histoire, pour l’avoir entendu à de mainte reprise, mais il n’avait jamais réellement compris pourquoi ils se battaient tous deux l’un contre l’autre alors même qu’ils semblaient s’apprécier depuis bien longtemps, bien trop longtemps d’ailleurs. Avant que tout ne devienne véritablement compliqué. Alors oui, elle avait passé bien trop d’éléments sous silence pour que leur relation soit simple, mais était-elle obligée de se voiler la face sur ce qu’elle pouvait ressentir pour cet homme ? Myles tente de cerner la demoiselle, d’y aller en douceur, demandant si c’était ses parents ou le fait de se retrouver auprès de Niels qui provoquait en elle cette angoisse qui traversait chacun de ses pores. Probablement était-ce un peu des deux, mais il cherchait surtout à faire parler son amie. Sa réaction ne se fait pas attendre, elle lève les yeux vivement vers lui, surprise et quelque peu gênée par la tournure que prenait cette conversation. Après tout n’y avait-il que comme cela qu’il pourrait obtenir quelque chose d’elle ? Il hausse les épaules, comme s’il venait là de prononcer une question des plus anodines. « Pourquoi est-ce que Niels m’angoisserait ? » La voix neutre et le regard de son amie, font rapidement comprendre à Myles qu’il allait devoir pousser un peu plus pour qu’elle ne daigne avouer ce qui lui semblait évident, alors que ça ne l’était de toute évidence pas du tout pour elle. « Je ne sais pas, à toi de me dire Iris. » De nouveau, c’est un regard entendu qui trône sur son visage alors qu’il repose son verre sur la table en se redressant pour gagner un peu de prestance et surtout pour témoigner de tout l’intérêt qu’il avait pour la potentielle confession qu’elle lui offrirait.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


MessageSujet: Re: A short story about love • Myles

Revenir en haut Aller en bas

A short story about love • Myles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Airport area :: nothing like home
-