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i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me ❊ SLOAN

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MessageSujet: i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me ❊ SLOAN Ven 3 Nov - 22:31

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i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me
SLOAN SHEFFIELD AND ANYA LYN ※
sometimes no matter how hard you try, you can't forget someone and it's hurt. like a shadow, he is still somewhere in your life. he is into you, lost in your soul, always in your mind and you can't forget the feelings of his lips against yours, his body so close of your skin or the sound of his voice. although it felt like the right thing to do to left him, sometimes you feel so wrong without him, because nothing feels the way it's supposed to, nothing feels right. but with him it was a tragedy


Le soleil californien était à son zénith dans le ciel bleu parsemé de cette lumière et de cette chaleur si agréable pour un début de mois de Novembre. Anya Lyn pouvait sentir les rayons de l'astre solaire réchauffer son dos à travers l'immense baie vitrée de son bureau. Dans cette grande pièce, la vue était à couper de souffle, elle pouvait observer tous les alentours et parfois quand elle restait trop tardivement le soir, elle avait l'occasion de contempler les lumières de la ville. Son péché mignon qui lui venait de la fête des lanternes en Chine. Depuis son enfance, et malgré les années qui s'étaient écoulées, elle avait continué d'apprécier se percher en hauteur et laisser ses yeux se perdre sur des lampadaires ou des building éclairés par des lumières artificielles. Elle pouvait s'asseoir, laisser ses songes l'envahir totalement, ne pas parler et il n'y avait plus que son regard qui s'ancrait sur chaque parcelle de ces éclairages si agréables pour ses prunelles. Elle se déconnectait du monde et de tout ce qui pouvait se trouver autour d'elle. Et elle prenait ces quelques minutes pour elle. A la fois pour réfléchir et surtout pour se ressourcer. Ce jour là il était définitivement trop tôt, il faudrait des heures encore avant que le soleil ne se couche et ne vienne céder sa place à la lune pour une nuit paisible. Cela lui laissait un long moment pour continuer sa journée de travail et les nombreux dossiers traînant sur son bureau lui indiquaient qu'elle avait beaucoup trop de retard. Qu'elle devait se dépêcher avant d'être engloutie sous une montagne absolue de paperasse. Car même si son poste de directrice financière chez Corps Corporation n'était qu'une couverture, une vaste comédie qui prendrait fin, elle se devait de faire semblant. Chaque matin, elle se levait et après avoir effectué sa routine matinale, avec son tai chi chuan et son petit déjeuner, elle quittait son loft pour se rendre dans le siège de l'entreprise pour laquelle elle travaillait, un immense gobelet de thé vert à la main. Peu importe, si elle avait l'esprit d'une agent du FBI et qu'elle pensait comme tel, elle ne devait pas donner cette impression, elle devait faire comme si elle ne l'était plus et donc elle agissait comme la parfaite femme de bonne famille employée de l'une des plus grandes sociétés des Etats-Unis. C'était son rôle et elle l'exécutait avec précision pour ne pas éveiller le moindre soupçon. Pour la jeune Lyn, cela n'était pas difficile parce que depuis toujours, elle vivait dans cet univers. Elle était née pour devenir puissante d'après ses parents. Ils l'avaient élevé avec cet objectif précis, pour que plus tard elle soit la digne héritière des Lyn. Simplement au lieu de suivre cette route qui lui était destinée, elle s'était laissée aller dans un autre chemin, prenant une autre voie. Son existence était programmée depuis sa naissance, elle avait un rôle et des choses à accomplir. Mais durant ce parcours, elle s'était vite rendue compte de ce qu'elle ne souhaitait pas. De ce qui ne lui convenait pas. Alors même si jour après jour, elle s'asseyait dans son bureau de directrice financière, son cerveau pensait autrement à chaque seconde. Elle avait trouvé ses marques, elle avait fait son nid parmi tous ces êtres qu'elle fréquentait depuis plusieurs mois, elle avait appris à les connaître, y allant étape par étape, comme on lui avait appris. Elle se souvenait presque des cours de Quantico, des longs discours que les instructeurs leur avaient fait pour réussir une infiltration. Lorsqu'enfin elle avait eu l'impression qu'elle avait sa place, qu'elle n'était plus vue comme la petite nouvelle, elle avait commencé à chercher. Elle avait attendu, elle ne s'était pas montrée pressée de peur d'attiser des soupçons dans des esprits trop prudents. Elle avait gardé dans sa tête toutes les questions pour lesquelles elle désirait des réponses et progressivement, elle récupérait des données et des fichiers. Néanmoins, ce n'était pas encore ça pour obtenir un dossier suffisamment solide pour la justice. Il en fallait plus car il n'était pas permis qu'elle échoue. Elle ne se le permettait pas elle-même et ses supérieurs comptaient sur elle. Elle devait faire tomber cette organisation, les faire s'écrouler pion par pion, pièce par pièce, pour qu'au final elle ne soit plus que la seule reine présente sur ce plateau d'échec. Depuis le début, elle savait qu'elle s'en sortait, elle avançait dans la partie rigoureusement et elle allait parvenir à ses fins. Pourtant, elle s'était retrouvée face à un obstacle et au lieu de le traverser, elle l'avait contourné. Il était mauvais de se laisser aller, de ne pas garder l'esprit alerte et même si elle essayait de se rassurer, de se dire que sa relation avec Ryan Black pouvait être un avantage, un atout non négligeable pour la résolution de l'enquête, elle savait aussi que c'était mauvais. Que si elle laissait trop les sentiments se mêler à cette équation, tout allait devenir compliqué petit à petit, sans même qu'elle ne puisse lutter contre, ou l'empêcher. Et les sentiments étaient déjà présents. Elle n'était pas en mesure de le cacher, elle s'était éprise du jeune homme pour qui elle ne devait rien ressentir ou éprouver. Ils étaient deux individus différents et elle avait beau savoir qu'il était un criminel, qu'un jour viendrait où elle devrait l'arrêter, elle évitait de s'y focaliser trop longtemps. C'était mieux ainsi.  Tout du moins, elle en avait l'impression, tandis qu'elle entendait Nathan lui dire qu'elle se berçait simplement d'illusion.  Des doux mirages qui disparaîtraient. Anya ne savaient pas vraiment quand ni comment le tout avait début mais les faits étaient présents: elle s'était attachée à Ryan, tout en douceur, comme un oiseau allant chercher branche par branche pour construire son nid et depuis lors, tout avait pris une tournure moins linéaire. Et tout était pire maintenant que celui, qui par le passé avait réchauffé son coeur pour le rendre incandescent était de retour en ville. Elle ne s'était pas attendue à le revoir, ni ce jour, ni plus tard. Plus depuis leur dernière conversation, quand elle lui avait annoncé que leur histoire était terminée. Elle avait fait comme si elle tirait un trait sur leur relation, gangrénée par la culpabilité du suicide d'Isaac, elle s'était armée de ses frêles jambes, à peine capables de la supporter, et elle avait couru loin de ce jeune homme, source de tant de problèmes. Et de tant de passion dévorante. Il avait été le seul à lui apporter tant de sensations dans tout son être, presque comme s'il l'avait gravé au fer rouge centimètre par centimètre. Sa peau n'avait pas oublié les caresses de Sloan le long de son épiderme. Elle avait essayé de l'oublier réellement, mais cela revenait à oublier comment respirer. Ses poumons avaient besoin d'air et à la seconde où ses yeux avaient croisé ceux de Sloan Sheffield, elle avait su tout ce qu'elle n'avait jamais su jusque-là. Il avait été la cause de sa perte quand elle n'était qu'une jeune fille. Mais elle n'était plus aussi fragile et innocente, alors il était impossible que de nouveau le piège de la tentation se referme autour de son être. Elle se l'interdisait, peu importe si elle devait le croiser chaque jour, cela ne la rendrait pas moins forte ou déterminée. Tandis qu'elle se laissait distraire par l'observation du panorama offert par ses immenses fenêtres, deux silhouettes masculines pénétrèrent dans son bureau. « Chérie, comme convenu j'ai réservé une table pour nous deux chez Coletti pour ce soir ». La voix de Ryan l'interpella et elle se retourna pour lui faire face, mais ce fut surtout l'autre homme présent à côté de lui qui la stoppa net dans son élan. Parce qu'il était impossible pour elle de louper cette silhouette massive et ce visage mature, que le temps avait forgé et certainement embelli. Un peu mal à l'aise, elle resta silencieuse plusieurs secondes, son regard embrassant les deux hommes à tour de rôle. Ils représentaient le présent et un passé révolu. « Anya ? ». Ryan sembla remarquer qu'elle était ailleurs, essayant de la ramener dans le monde réel, sans se douter de ce qui pouvait se tramer dans son esprit. De ce qui prenait place dans son âme envahi par des souvenirs enfouis profondément. « Oui pardon c'est parfait comme toujours. », répondit-elle en affichant un léger sourire. Le genre de rictus ne trahissant pas les tourments qui pouvaient s'éveiller en elle. Elle semblait calme et parfaitement normale. Tout ce qu'elle devait être. « Tant mieux alors ! Je te laisse avec monsieur Sheffield, je suis en réunion tout l'après-midi, donc il doit rester avec toi. A tout à l'heure  ». Faisant quelques mètres dans le bureau, il s'avança vers la jeune Anya, s'arrêtant à quelques centimètres d'elle pour déposer un baiser sur ses lèvres, avant de quitter les lieux rapidement. Elle resta immobile un long moment, sans compter les secondes, elle n'entendait que le mouvement des aiguilles de son horloge murale. Le temps se figea, comme si elle se sentait face à un inconnu. Un inconnu qui lui avait été particulièrement familier. Leurs regards se croisèrent de longues secondes, sans qu'aucun des deux ne daigne à bouger. Ils attendaient, envahis par ce silence pesant, par cette tension palpable qui prenait possession de leurs chairs. Et finalement, trouvant le courage nécessaire, se rappelant toutes les promesses qu'elle s'était faite et qu'elle n'était pas autorisée à rompre, son cerveau reprit l'ascendant dans cette bataille infernale. « Bon vu qu'on doit passer l'après midi ensemble, tu as besoin de quelque chose en particulier ou je suppose que tu as déjà tout ?  », demanda-t-elle d'une voix monocorde, d'où les émotions étaient absentes, car totalement cachées derrière la surface, en profondeur. C'était totalement ridicule et cette situation relevait presque du risible de son humble avis, mais elle ne pouvait pas le dire. On lui avait imposé quelqu'un pour sa sécurité et elle devait faire avec, même si cela revenait à être confrontée jour après jour à Sloan Sheffield. « Je n'ai pas prévu de quitter mon bureau, je pense donc que si tu veux faire autre chose pour occuper ton temps, je peux me débrouiller seule. Je doute qu'on tente de m'attaquer ou de me faire du mal alors que je suis assise sur mon fauteuil. », ajouta-t-elle sur un ton plus pincé. C'était une autre méthode pour elle de prendre la fuite, comme elle l'avait déjà fait quinze années plus tôt. Parce qu'il était toujours plus simple pour elle de contourner la réalité, de le faire disparaître que de l'affronter pleinement, comme elle devait le faire. Et parler avec Sloan relevait des problèmes profonds. De ceux dont elle aurait voulu se défaire pour ne pas les voir s'immiscer au plus loin dans sa chair. Voyant qu'il continuait de ne pas bouger, que son visage restait totalement figé, elle se réinstalla sur son fauteuil. « Bon si tu ne comptes pas bouger, tu peux te mettre sur le canapé, ce sera plus confortable quand même  », dit-elle pour finir la conversation, tout du moins elle l'espérait. Elle en avait besoin, et elle se félicitait d'avoir reçu un bon entraînement à Quantico pour ne pas dévoiler trop facilement ce qu'elle avait sur le coeur ou ce qu'elle pouvait ressentir à chaque seconde. Elle en était certaine, en replaçant Sloan sur sa route, le destin avait décidé de mettre de la zizanie dans sa vie.
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MessageSujet: Re: i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me ❊ SLOAN Mar 21 Nov - 18:22

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Anya Lyn and Sloan Sheffield
ALL MY DREAMS AND ALL THE LIGHTS MEAN NOTHING WITHOUT YOU
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Devant l’immensité de l’immeuble qui abritait les locaux de Corps Corporation, Sloan Sheffield s’enivre de sa dose quotidienne de nicotine. Il en a toujours abusé sans la moindre mesure, mais depuis qu’il avait remis les pieds à Los Angeles, il ne faisait que les enchaîner, si rapidement qu’un cancer des poumons n’allait probablement pas mettre longtemps avant de sévir et lui passer l’envie de se détendre par ce biais. Sloan n’était pourtant pas quelqu’un d’angoissé. Bien au contraire. Il faisait toujours preuve d’un calme olympien, un calme austère qui pouvait bien souvent faire froid dans le dos. Car même lorsqu’il passait ses mains autour du cou d’une victime, qu’il appuyait de toutes ses forces et qu’il voyait dans le son regard, de la pitié, des vœux conclusifs, des dernières prières, il était calme. Aussi calme que pouvait l’être un homme dénué de tout sentiment. Puisque c’était ce qu’il était. Il l’avait toujours été ou tout au moins, il l’était devenu au fil du temps, au fil des années où il avait pris en main sa vie, et ruiné celle de bon nombre de personne. Il ne ressentait rien. Absolument rien lorsqu’il déclenchait la gâchette de son révolver, lorsqu’il enfonçait un couteau aiguisé dans le membre vital d’une personne ou lorsqu’il décidait de faire preuve de plus de sauvagerie, explosant le crâne d’un homme qui l’avait bien mérité. Il était conscient qu’à bien des égards, lui-même mériterait ce traitement pour toutes les vies qu’il avait prise et tout l’argent qu’il s’était fait en se faisant payer pour supprimer n’importe qui, mais cela importait peu. Il se fichait de ce qu’on pouvait penser de lui et du fait même qu’on veuille obtenir justice. Que se soit par lui ou par un autre, tout homme viendrait demander les services d’un homme de main pour faire le sale boulot à sa place. Et c’était définitivement le cas aujourd’hui, alors pourquoi devrait-il s’arrêter en si bon chemin ? D’autant que plus il avançait, plus sa réputation le précédait et plus on faisait appel à ses services. Parce qu’il faisait preuve d’une discrétion sans borne, qu’il ne laissait aucune trace derrière lui et qu’il était digne de confiance. Pas une fois il n’avait escroqué ni tenté d’escroquer l’un de ses clients. Sa parole était honneur et c’était ce que retenaient la plupart de ses clients. S’il avait eu l’occasion de travailler pour différentes personnes, plus ou moins importantes, à travers le monde, aujourd’hui la mission qu’il venait d’accepter semblait pourtant être différente. Pas parce qu’elle appelait à tuer un homme relativement puissant, un criminel en somme, mais parce qu’elle supposait de remettre les pieds dans un endroit qui n’était absolument pas neutre pour lui et plus encore, cela suscitait le retour de quelques fantômes de son passé. En commençant par Anya Lyn, qui au delà d’être la directrice financière de Corps Corporation, n’était autre que celle qui avait brisé le semblant de cœur qu’il avait pu avoir, il fut un temps. Cela appartenait au passé et depuis lors, Sloan avait évolué, avait changé et fait des choix de vie qui n’étaient en rien compatibles avec cette jeune femme qui était son opposé complet depuis toujours. Pourtant, il mentirait si il affirmait que le fait de la revoir ne lui avait absolument rien fait. Bien au contraire. Et s’il luttait contre des démons intérieurs dans un silence et un calme presque glaçant, la vérité était tout de même toute autre. D’autant plus que pour lui permettre une meilleure infiltration, Rogers Mann avait fait le choix d’ériger Sloan Sheffield au poste de responsable de la sécurité des hauts dirigeants de l’entreprise, dont Ryan Black –sa victime- faisait parti, mais également Anya Lyn. Voir Anya à un poste comme celui-ci n’était pas une surprise pour le grand brun, parce qu’il savait et avait toujours su que cette jeune femme serait appelée à faire de grandes choses. Pour autant, il avait eu l’impression, en échangeant avec elle, alors qu’ils n’étaient que de jeunes adultes insouciants, qu’elle se serait tournée vers tout autre chose. La pression famille avait probablement eu raison de ses ambitions professionnelles, tout comme elle avait eu raison de leur relation. Après un long soupire, à la pensée de cette longue journée qui l’attendait, Sloan écrase sa cigarette avant de pénétrer dans les locaux. Il fait quelques signes de tête aux visages qu’il reconnaît, simplement pour se fondre dans cette masse de personnes courtoises et prend la direction des ascenseurs. Il s’était entretenu avec Rogers Mann le matin même. Celui-ci l’avait affecté à la sécurité d’Anya Lyn tout l’après midi. Il était chargé d’en apprendre davantage sur le train de vie de Ryan Black par le biais de celle qui partageait dorénavant sa vie. En apprenant cette information, qu’il avait également pu lire dans le dossier parsemé de détails de la vie de Ryan Black, Sloan avait failli s’étouffer. Décidemment, Anya avait un type d’homme. Le genre criminel et infréquentable visiblement. Une pointe d’amertume et de jalousie s’était même emparé de lui, ne comprenant guère pourquoi elle avait officialisé cette relation avec cet homme alors qu’elle avait pris soin, il y a des années de cela, de mettre fin à leur propre relation. Il avait évacué cela d’un revers de la main et s’était concentré sur les informations qu’on avait mises à sa disposition. Ce dossier comprenait bon nombre d’éléments sur la cible de Rogers Mann, qui n’était autre que son second, Ryan Black. Sloan n’avait pas cherché à connaître le pourquoi du comment le numéro 1 de Corps Corporation avait souhaité mettre fin à la vie de celui sans lequel cette entreprise n’aurait pu être ce qu’elle était aujourd’hui. Ceci parce que la raison était évidente. Dans ce genre d’affaire, les égos et l’argent guidaient toujours. Ryan souhaitait prendre la place de Rogers, Rogers craignait pour son fauteuil du fait même des capacités et de l’influence de Ryan et voilà qu’il était engagé. C’était aussi simple que cela. Malgré toute la cruauté dont cela faisait preuve. Pourtant, c’était monnaie courante pour Sloan qui s’était vu remettre des sommes exorbitantes pour supprimer quelqu’un, pour moins que ça. Alors, face à cette proposition qu’il n’avait pu refuser, il s’était mis à étudier cet homme. Il l’avait observé sur son temps personnel, dans le cadre de son boulot et avait appris à le connaître. Il l’avait vu, sans qu’il ne s’en aperçoive, concevoir ses plans presque autant machiavéliques que ceux de celui qui avait commandité sa mort dans un avenir très proche. Il l’avait vu traiter avec d’autres criminelles et trafiquer bon nombre d’élément. Et si cela ne lui posait pas réellement de problème, il avait là, la raison des actes de Mann. Lorsqu’il sort de l’ascenseur, Sloan prend naturellement le chemin du bureau de Ryan qui est censé l’attendre pour lui remettre le dossier contenant les informations importantes sur Anya. Il n’avait pas encore eu assez d’informations sur elle et cela allait bientôt être résolu. Et puis, cela lui permettait également d’entretenir de bons rapports avec Ryan pour que ce dernier ne se méfie guère de lui et commence à lui accorder sa confiance. C’était un travail de longue haleine, il le savait, mais c’était son job et c’était ainsi qu’il travaillait quotidiennement. Lorsqu’il voit Ryan sortir de son bureau, un sourire faux s’affiche sur son visage pourtant étranger à ce genre d’acte et il vient lui serrer la main avec fermeté. « Sheffield, vous êtes là, c’est parfait. Voici le document concernant Anya. Elle a beaucoup de travail aujourd’hui donc sa sécurité devrait donc être minimale. Veillez à l’accompagner à cette adresse ce soir. » Rogers Mann avait joué d’un coup de maître en insinuant que les choses étaient dernièrement bien dangereuses. En effet, le directeur de Corps Corporation avait fait croire à son second que leur petit business souterrain était quelque peu menacé et que leur sécurité en dépendait. Dès lors, Sloan devenait indispensable et Ryan Black devenait complètement paranoïaque. Au point d’inscrire sur ce document, la moindre information sur Anya qui pourrait garantir sa sécurité. Sloan s’empare du document en question et hoche la tête simplement, suivant l’homme dans sa démarche précipitée vers le bureau de la directrice financière. Sur le chemin, il continue de l’accabler d’informations que Sloan écoute attentivement, faisant le tri quant à ce qui serait ou ne serait pas intéressant pour la suite. Puis les deux hommes s’arrêtent devant la porte d’entrée du bureau d’Anya. Sur la porte est inscrit en lettre d’or son nom. Et sans qu’il ne soit capable d’en expliquer la raison, un creux dérangeant se forme dans son estomac. Il ignore cette sensation étrange pour se concentrer sur Ryan, qui semblait étrangement l’apprécier. Puis ils pénètrent enfin dans le bureau d’Anya, venant déranger la jeune femme dans la contemplation de cette vue imprenable sur Los Angeles. « Chérie, comme convenu j'ai réservé une table pour nous deux chez Coletti pour ce soir ». Ryan prend le pas sur lui et s’approche du bureau de sa compagne, la sortant d’une rêverie passagère. Sloan reste en retrait, exactement comme devait le faire un homme de sécurité. Pourtant, ce n’est pas vers Ryan que le regard de la jeune femme se bloque, mais vers lui. Probablement ne s’attendait-elle pas à le voir là, maintenant. Sloan garde le silence, mais il ne peut s’empêcher d’observer cette femme qui avait été sienne il fut un temps. Elle avait changé. Elle avait certes vieillie, mais elle dégageait une force et un pouvoir qu’il ne lui connaissait auparavant pas. Elle a changé de coupe de cheveux et de manière d’appliquer son maquillage, bien plus discret et distingué. Elle est vêtue de vêtements qu’elle n’aurait songé porter auparavant et semble avoir de nouvelles habitudes, comme celle de ce mug de thé trônant à droite de son ordinateur et de cette musique relaxante qu’elle met en fond. Sloan est observateur et remarque le moindre détail, c’est plus fort que lui. Pourtant quelque chose ne change pas. Ce regard qu’elle porte sur lui, au delà de la stupeur et de la stupéfaction. Ce genre de regard qu’il avait toujours aimé qu’elle pose sur lui, car elle avait été la seule à le faire durant toute son existence. Un regard différent qui ne le voyait pas comme un voyou ou un monstre sanguinaire. Un regard inexplicable qui le rendait étrangement fébrile. « Anya ? » Sloan maudit Ryan de les sortir de cette contemplation interdite. « Oui pardon c'est parfait comme toujours. » Anya détourne enfin son regard de celui de Sloan, pour se reconcentrer sur Ryan, un mince sourire gêné aux lèvres. « Tant mieux alors ! Je te laisse avec monsieur Sheffield, je suis en réunion tout l'après-midi, donc il doit rester avec toi. A tout à l'heure ». Sloan croise les bras et assiste à cette scène qui lui donnerait presque envie de vomir. En effet, Ryan vient retrouver les lèvres d’Anya dans un baiser que l’homme de main a bien du mal à supporter. Malgré lui, il lève même les yeux au ciel, sachant que Ryan ne pourrait le voir. Puis l’homme ne tarde pas à quitter la pièce pour les laisser enfin seul. Cette solitude devient alors immédiatement gênante alors même qu’il n’y avait pas réellement de véritable raison à cela. Ils se contentent de se regarder sans se dire un mot pendant de longues secondes avant qu’elle ne vienne finalement rompre ce silence mortel et terriblement pesant. « Bon vu qu'on doit passer l'après midi ensemble, tu as besoin de quelque chose en particulier ou je suppose que tu as déjà tout ? ». La voix d’Anya traduit à la perfection toute la désapprobation que suppose sa présence dans son bureau aujourd’hui. S’il est conscient qu’elle ne semble guère ravie de le voir ici, elle devrait également savoir que ça n’était pas non plus son cas. Elle n’était pas censée savoir qu’il était uniquement là pour l’argent que cela lui rapporterait, mais son attitude ne montrait guère un quelconque enthousiasme à passer l’après midi avec elle et plus encore à devoir l’amener à son rendez-vous galant avec son criminel de petit ami. Il hausse les épaules et décroise les bras en levant le dossier qu’il a dans les mains vers elle, juste histoire de lui faire comprendre que c’était ce tas de documents qui lui permettait de prendre connaissance de tout ce qu’il y avait à savoir sur elle. « Je n'ai pas prévu de quitter mon bureau, je pense donc que si tu veux faire autre chose pour occuper ton temps, je peux me débrouiller seule. Je doute qu'on tente de m'attaquer ou de me faire du mal alors que je suis assise sur mon fauteuil. ». Son ton est pincé et il fut un temps où Sloan trouvait cela amusant. Aujourd’hui ça n’est plus le cas, trouvant son attitude presque agaçante –ou c’est en tout cas ce qu’il tente de se persuader. Il lève les yeux vers elle et hausse de nouveau les épaules, à croire que c’était le seul effet que lui faisaient les paroles de son interlocutrice. « On m’a dit de rester avec toi pour ta sécurité, donc c’est ce que je fais. Fais comme si je n’étais pas là. » Passer la journée à veiller à la sécurité d’Anya allait être pénible et ennuyeux, il en avait pleinement conscience, mais il savait aussi que cela était un passage obligatoire pour mener à bien sa mission. C’est pourquoi il se dirige vers cette console qui se trouve à côté de la porte d’entrée. Il prend alors appuie sur celle-ci et ouvre le dossier qu’il tenait jusqu’alors dans les mains, presque curieux d’en apprendre davantage sur Anya Lyn. La nouvelle Anya Lyn. Pendant ce temps, la jeune femme s’installe dans son fauteuil, supposant qu’ils se retrouvaient à l’exact opposé l’un de l’autre dans la pièce, marquant une distance réglementaire obligatoire. « Bon si tu ne comptes pas bouger, tu peux te mettre sur le canapé, ce sera plus confortable quand même. » Sloan relève les yeux et fronce les sourcils. Comme si finalement, elle venait de dire la chose la plus stupide qu’il soit. « Je suis bien là. » Non pas que Sloan ait l’esprit de contradiction (quoi que) mais il se voyait très mal garantir la sécurité d’Anya, installé sur un fauteuil. D’autant que cela lui rendrait difficile de sortir son arme de sa ceinture en cas de besoin. Puis il fourre à nouveau son nez dans le dossier qui lui apprenait des choses qu’il ignorait aujourd’hui sur elle ou qu’il avait toujours ignorés finalement. Ceci étant, elle était tellement différente de lui que cela ne l’étonnait guère. Jusqu’à ce qu’il ne relève un élément qui lui fit froncer les sourcils. « Le Memphis Coffee hein ? » Il ignorait pourquoi ce café faisait encore parti de la liste des endroits qu’Anya fréquentait souvent. Si bien qu’il l’interrogea du regard, cherchant à comprendre pourquoi elle se rendait dans cet endroit qu’elle avait toujours critiqué et qu’il lui avait, il y a longtemps de cela, fait découvert.
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