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Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny

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MessageSujet: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Jeu 2 Nov - 21:49

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...Je devrais être triste. Aller à ce rendez vous à reculons. Quelque part, c'était certainement ce que j'aurais fait si je n'étais pas dans cette espèce de coltard profond dont je ne parvenais pas vraiment à sortir. Depuis que j'avais vu mon père hier, à moitié crevé, dans ce lit d'hospice pour moribonds, j'étais un peu comme anesthésié. Et puis, je me souvenais de ces longues soirées que j'avais passées à pleurer et péter un câble, après avoir... Rompu ? Avec Penny ? J'avais surtout été affreusement déçu de ne pas être parvenu à pardonner qu'il soit allé ailleurs, alors même que j'avais l'impression qu'on pouvait construire quelque chose. Mais au final, le temps était un peu passé, et j'avais peu à peu changé... Devenant cet homme qui finalement se moquait de tout, vivait au présent. J'avais suivi l'aventure de Penny, quand il était parti sur ce bateau, j'avais même envié les paysages qu'il voyait, merci Instagram de m'avoir partagé tout ça. Et quand j'ai vu qu'il était de retour... Ca m'avait pris d'un coup. J'avais envoyé ce message, tremblant un peu... Mais me disant que je n'avais rien à perdre. J'avais un véritable paradoxe dans ma tête.

Et il avait accepté mon rendez-vous, pensant que j'avais supprimé son numéro. A vrai dire... Il était probablement l'un des seuls qui restaient. En regardant mon téléphone, il ne restait pas grand chose... La maison familiale. Sydney, au cas où. Mon ex épouse. Mon avocat. Le propriétaire de mon studio. Et Abigail. Ah, et l'hôpital aussi. Il ne me restait plus personne de mon ancienne vie, au final, tous m'ont tourné le dos quand j'avais fini au chômage. J'y étais toujours d'ailleurs. J'avais mes économies restantes après le divorce qui avait été plutôt expéditif. Merci l'argent, n'est-ce pas ? Et le fait que ma femme et moi étions d'accord pour nous séparer le plus vite possible.

Mais le fait était que je regrettais de ne pas avoir proposé le soir même. J'avais hâte, mais je commençais à avoir envie de fuir. Hors... Fuir Penny était probablement la pire des idées possibles. Alors j'étais là. Assis à la même table du Café Français, en attendant de commander. Car je n'étais pas certain que des bières soient de bonnes idées, surtout avec les anti douleurs que je prenais pour ma jambe. J'avais même mis ma canne à plat sur le siège dans mon dos, afin de... De la dissimuler un peu, peut être. J'étais arrivé très à l'avance, un bon quart d'heure avant l'heure, afin qu'il ne me voie pas boiter. C'était ridicule, je ne voulais pas non plus le draguer. Enfin, pas vraiment. Je n'étais pas certain qu'il veuille recommencer après tout, nous avions eu notre dose de drama après tout, non ?

J'étais donc là, habillé comme je pouvais. J'avais laissé tomber les costards, mais ça ne m'empêchait pas de vouloir m'habiller correctement. A présent, je faisais en quelque sorte ma crise d'adolescente, à 30 ans passés... Du coup je mettais des tee-shirt assez drôles un jour, puis un style plus urbain le lendemain. Je me cherchais un peu je devais avouer. J'avais tendance à apprécier ces expérimentations, j'espérais tout de même que Penny me reconnaîtrait un peu.

Car j'avais vu son évolution sur le bateau, ces photos qu'il mettait, et s'il était déjà... Whoaw... Bah, il l'était encore plus. Et il n'avait pas l'air... Malheureux. Pendant un temps, je fouillais les réseaux sociaux dans l'espoir d'y voir une once de tristesse, de voir que je lui manquais un peu, mais au final, je n'avais rien vu qui y ressemblait. J'avais même été un poil déçu mais finalement, c'était la vie, n'est-ce pas ? Nous n'avions été qu'au premier baiser, rien de plus. En même temps j'avais de quoi avoir peur... Puis dans ces quelques mois passés à faire un peu n'importe quoi, à m'ouvrir au monde, j'avais enfin pu connaître des relations éphémères, j'avais eu peur, je devais l'avouer, mais au final, l'appréhension était partie. Je m'en foutais un peu, si on voulait.

Ah ! Je devais arrêter de penser à tout ça, arrêter de voir ma vie défiler, la juger avec pour donnée Penny. C'était fini entre nous, nous allions boire un café, discuter un peu, se promettre de se revoir et puis ne plus jamais se revoir. Car je n'oserai certainement pas demander un rendez-vous, et si lui n'en proposait pas... Nous...

Je devais vraiment arrêter de penser ! Alors, je levai la tête, la secouai, pour regarder l'entrée du bar. Du Café même. Quand je vis enfin... Celui que j'attendais. Celui qui m'avait tant fait de bien et en même temps tant de mal. Et j'attendis là, murmurant un timide salut, espérant vraiment qu'il me reconnaisse. J'espérai qu'il ne le fasse pas, quelque part. Pour me montrer que j'avais vraiment rompu avec mon ancienne vie. Et d'un autre côté... Je ne savais pas trop. Un drôle de truc romantique, un peu pourri, qui me faisait espérer qu'il me reconnaîtrait même dans une foule de trois mille personnes.

Qu'est-ce que j'étais ridicule...
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Dim 5 Nov - 18:41

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Nostalgie, quand tu nous tiens.

FT. Erwan

Tu te réveilles ce matin avec une douleur dans les cervicales. Tu ouvres les yeux difficilement et fixe le plafond. Tu restes droit comme un piquet et laisses ton attention être attiré par les différents bruits provenant du dehors et atténué par la vitre de ta chambre. Tu reconnais une alarme, distingues que c'est celle de la police. Elle se rapproche pour mieux repartir. Tu te sens partir dans tes souvenirs, retourner là-bas. Cris, explosion, douleurs, réflexes, tirs... Tout y est pour que tu puisses mieux y replonger. Quincy. Tes yeux brillent, tu tournes le visage pour faire face à la lumière du jour, pour essayer de retourner à la réalité, mais tes pensées sont encore à ce moment, ce souvenir qui se répète sans cesse, et cela, à chaque réveil. Quincy, son lit de camp, sa main dans la tienne. Son je t'aime. Sa décision. Son dernier souffle. Tu lui fermes les yeux, reste quelque temps à son chevet. Essaye durant cette période de réaliser ce que tu viens de perdre. Ressens dans l'immédiat ce vide, ce trou béant qui vient de se creuser dans ton cœur. Tu poses ta main sur ton coeur. Tu sens qu'il s'accélère, une crise d'angoisse, encore une. Tu essayes de te lever alors que tes mains ne cessent de trembler. Tu atteins, difficilement, la salle de bains, ouvre la cabine de douche et t'y enferme. Te roule en boule. Tu as l'impression de sortir de ton corps et de te regarder, pleurer. Désemparé.

Une sonnerie se fait entendre, elle provient de ta chambre. Tu relèves alors la tête, reconnaît immédiatement la chanson, celle du moment, I'm here de Pink. Il n'y a qu'à une seule personne a qui tu as donné cette chanson sur ton portable. C'est Rina. Tu t'obliges à te bouger, à reprendre tes esprits. Tu attrapes une serviette, t'entoure autour, récupère ton portable posé sur ta commode et écoute le message vocal qu'elle t'as laissé. Un message de bienveillance, te demandant comment tu te portes. Un léger sourire s'esquisse sur ton visage. Tu te changes, ranges tes vêtements mouillés dans le panier à linge et te diriges dans le salon. Tu remarques un post-it sur le frigo. Un prénom : Erwan. C'est vrai qu'aujourd'hui il est prévu que tu le revois. Une certaine pression retombe sur tes épaules. Il t'est difficile pour toi de te dire que tu vas revoir Erwan après ce que tu lui as fait subir. Son message t'a agréablement surpris, étant persuadé qu'il avait tourné la page. Ce qui aurait été peut-être mieux pour le joli brun... Ne plus te côtoyer. Tu fais couler ton café et prévois de prendre une véritable douche cette fois-ci. Dès lors que tu as fait le passage à la douche et que tu as choisi ta tenue, jean, t-shirt noir et veste kaki. Tu retournes dans la cuisine prendre ton café. Tu allumes la télévision, tombe sur la chaîne d'informations et regarde les nouveautés, plus particulièrement celle qui se passe sur le terrain. Dès que le journal se termine tu l'éteins, repasses dans la salle de bains pour te brosser les dents et décides de sortir de ton appartement, de te balader un peu avant de rejoindre Erwan au café.

Le café français, tu te demandes si c'est fait exprès, si Erwan a décidé ce lieu pour vous faire une sorte de rappel, des retrouvailles symboliques. Tu as l'impression que ça va faire des années que tu es allé dans ce café... et pourtant cela ne doit faire que quelques mois ? Tu n'arrives pas à avoir la notion du temps ou du moins tu n'y arrives plus. Tu regardes l'heure, tu es dans les temps. Tu récupères dans ta poche une cigarette et décides d'en allumer une pour te détendre. Te vider la tête. Tu palpes ton manteau pour déceler si oui ou non tu as un briquet, tu remarques que tu as encore maigri. Tu jettes un bref regard à ton reflet à travers la vitre, ça n'a pas l'air de se voir. Tu demandes à un passant un feu, le remercie et fume ta cigarette en regardant le ciel. Tu crois apercevoir un avion passer à vive allure et réalise que ce n'est que dans ton esprit. Tu es dans une rue de Los Angeles non dans un pays conflit. Tu prends une dernière latte avant d'écraser la cigarette contre le rebord d'une poubelle. La jette dans le bac qui lui est destiné puis pénètre dans l'enceinte du café. Tu cherches du regard Erwan, sachant pertinemment qu'il serait en avance par rapport à toi. Tu remarques tout de suite qu'il a l'air amoché par la vie. Qu'elle ne lui a pas fait de cadeau depuis sa fusillade. Tu décides alors de reprendre ce rôle que tu as lâché suite à votre rupture... celui du positif. Un sourire se dessine alors sur ton visage. "Eh bien... Tu m'as l'air d'avoir bonne mine, quoi que tu t'es un peu relâché par rapport à la barbe... En même temps je crois que je n'ai rien à dire." dis-tu en touchant la tienne. Tu t'installes et remarques son style vestimentaire... nouveau aussi. "Sympa le T-shirt." dis-tu sans cacher un certain ricanement. "Désolé. Il est vraiment sympa, il me surprend surtout venant de ta part, mais je devine qu'il y a eu beaucoup de changement dans ta vie n'est-ce pas ? Comment va ta jambe ? " Tu n'es pas devin, mais tu connais Erwan, dans tes souvenirs c'était quelqu'un de prévoyant et tous ces changements étaient très soudain, surprenant. Le serveur vient prendre votre commande : "Je vais prendre une pinte de blanche s'il vous plaît." dis-tu avant de plonger ton regard dans celui d'Erwan : "Et toi joli coeur tu prends quoi ?" Oui tu préfères tout de suite désamorcer la bombe. Essayer de le mettre à l'aise... même si ce n'est pas toi qui l'as invité à boire un verre, tu sais que ce n'est pas Erwan qui va vous mettre à l'aise.
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Mer 8 Nov - 21:42

[quote="Erwan Cent"]❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...Il était là ! Il ne m'avait donc pas posé de lapin... Il fallait absolument que je pense à remercier du fond du coeur ma douce Hailey qui était parvenue à me convaincre que je ne devais pas passer l'occasion de l'inviter à boire un verre. Je n'avais absolument aucun regret à présent, il était là. Il avait maigri... Mais ça, je l'avais remarqué sur les photos de son instagram. Probablement l'air marin, le fait de travailler, tout cela l'avait fait fondre comme neige au soleil. Un peu comme moi face à lui... Mon coeur avait manqué un battement, et je me sentais comme si je le voyais pour la première fois, comme si au final rien n'était arrivé. Il me souriait en s'asseyant face à moi, comme si nous n'avions rien à nous reprocher, rien qu'il soit négatif. Avec son sourire, il m'offrait un ouragan de positif, et cela me fit un bien fou. Je ne savais pas trop à quoi je m'attendais en proposant ce rendez-vous mais... Au final, j'étais content. Alors je lui avais souris à mon tour, jusqu'à rire lorsqu'il me fit remarquer que j'avais une bonne barbe. Je la tripotai en lui répondant :

"En effet, tu as une sacrée barbe aussi. Mais c'est bien, les barbes. Ca m'ajoute un capital séduction qui n'est pas désagréable, qu'il parait."

Par la suite, son regard descendit sur mon tee-shirt. Ahah, oui, en effet, j'avais mis mon tee-shirt avec les Who. J'aimais beaucoup ce groupe, et j'avais décidé de m'en offrir quelques goodies. Au bout d'un moment je pouvais bien me faire plaisir, n'est-ce pas ? A trente ans passé il était temps. Et puis son ricannement n'était pas passé inaperçu, même qu'il me fit penser à la tête qu'aurait fait mon père s'il m'avait vu attifé comme ça. Il n'aurait pas juste ricané... Je me sentis un poil triste deux secondes, me souvenant qu'il était à l'hôpital pour son cancer, mourant à petit feu, mais je me requinquai rapidement, lâchant un léger :

"Disons que j'avais besoin de rompre définitivement avec le passé. Et ça passe par des tee shirt idiots ! Quant à ma jambe. Oh, bah, regarde."

Il fallait dire que j'étais satisfait de l'effet de mon tee shirt, et je montrai ma jolie canne. Puisqu'il en parlait, il ne servait plus à rien de le cacher, et puis elle était très belle, ma canne. Elle avait une poignée d'argent en forme de serpent finalement ouvragé, avec des feuilles d'arbre gravée dans le bois noir lui-même. Une canne qui m'avait coûté une petite fortune, mais quitte à devoir marcher difficilement, autant que ça soit avec une canne de qualité qui ne casserait pas à la première occasion. Je la reposai, m'apprêtant à parler de nouveau... Sauf que le serveur arriva à son tour, et au final, je ne savais même pas quoi prendre. J'avais été prévenant en ne prenant pas mes médicaments anti douleurs aujourd'hui, au cas où si je buvais un peu d'alcool. Je n'habitais pas loin du bar, et je n'avais de toute façon plus de voiture, mais au moins je voulais me préparer à toute éventualité. Et là, il prit une pinte de blanche.

Puis m'appela Joli coeur. J'avalai difficilement ma salive, sérieusement, il m'appelait comme ça ? Est-ce que j'avais bien entendu ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Que je pouvais avoir un espoir ? Etait-ce juste une façon de m'appeler ? J'eus deux secondes, peut être même un peu plus durant lesquelles je le fixai. Tentant de lire dans ses pensées, ses intentions. Mais il n'avait pas l'air de me draguer, non... Et puis il n'allait certainement pas vouloir revenir vers moi, enfin je ne pensais pas. Cependant le serveur n'allait pas rester pendant cent ans à notre table, je le sentais un peu impatient. Alors, sans réfléchir, je dis :

"Euh... La... La même chose, merci."

Puis, je repris légèrement contenance. Tout de même. Je cherchai rapidement quelque chose à demander, histoire de redémarrer, bon sang, il m'avait prit par surprise avec ce surnom. Je m'étais certainement un peu trop emballé, mais je ne me souvenais même pas qu'il m'aie appelé à l'époque ainsi. Autrement, certes, mais joli coeur... C'était une nouveauté. Puis, je pris la voie de la facilité, avouant sans vraiment faire attention comment j'avais su qu'il était de retour :

"Ainsi donc tu t'es lancé dans l'activisme écologique ? Ton instagram était très intéressant, ça donnait presque envie de venir."
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Mer 22 Nov - 20:25

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Nostalgie, quand tu nous tiens.

FT. Erwan


Le fait de le voir. De l’avoir devant toi te rappelles ô combien tu as merdé avec lui. Erwan ne méritait pas que tu le traites de la sorte. Ce dont il ne se doute pas c’est que tu es tombé dans ses filets, que tu as failli plonger, mais que tu t’es retenu à la toute dernière minute… parce qu’il y a le souvenir de Quincy qui te hante, tout comme celui de la guerre. Que tu n’arrives pas à enchaîner deux nuits, une multitude d’excuses te vient en tête… tu te persuade que si tu as couché avec ce gars dans le bar, c’est parce que tu préférais tout détruire au lieu de construire avec ce risque de tout perdre une nouvelle fois. Pourtant, vous n'êtes pas en terrain de guerre... il ne risque pas de se faire tirer dessus... Touché ! Erwan a été victime d'une fusillade. Tu ne sais pas si cela lui a traversé l'esprit à ce joli brun lorsque tu l'as croisé à l'hôpital. Le voir dans ce lit. Au fond de toi tu te doutes que cela a du traverser dans l'esprit d'Erwan, puis tu te dis que finalement tu ne lui a jamais vraiment parlé de Quincy... Tu n'as jamais véritablement parlé de lui à qui que ce soit. Tu ne t'es pas ouvert à lui, tu ne lui a pas permis de franchir la barrière, parce que tu as trop peur.... Tu sens ton esprit partir vers des mauvaises pensées, des idées sombres, mais tu reprends très vite le dessus et décides d'aborder un sujet plus que léger, comme la barbe. Fort heureusement Erwan répond à la positive. "Qu'il paraît ?" dis-tu alors que tu plonges son regard dans le sien. Tu mordilles ta lèvres, légèrement. "Est-ce l'un de tes compagnons qui te l'a fait remarquer ?" À ce sujet tu n'es pas connu pour tourner autour du pot, au contraire tu aimes mettre les deux pieds dans le plat et il est vrai que tu as poussé Erwan pour qu'il rencontre des autres hommes.... parce que tu lui a dit que tu ne pourrais être celui qui pourrait lui convenir. Était-ce une erreur de ta part ? Tu ne pourrais le dire car tu es totalement perdu, te te sens abandonné par tout les êtres qui ont pu t'aimer. Séparé que ce soit par la mort ou par le déni... Ton retour dans ta ville ne t'as pas apporté que du soulagement. Tu pensais retrouver la sérenité et finalement le chaos ne t'as toujours pas quitté, le combat est toujours présent en toi, la haine, la douleur... "Ça aide toujours l'ironie pour surmonter les grandes douleurs." dis-tu en rebondissant à ses paroles et surtout à ce sujet qui sont ses T-shirt.

Il te montre par la suite sa canne que tu regardes longuement. "Tu es courageux Quincy. Bravo." Dis-tu en continuant de fixer l'objet, sans véritablement réaliser le prénom que tu viens de prononcer. Un long silence s'ensuit et tu entends le rire de Quincy. "Hey tu me renvoie la balle ? Penny rend moi la... je vais la chercher..." "Tu ne pourras pas l'attraper je suis trop grand." "T'es con tu vas voir ce que je vais faire." Un tir. La canne frappe le sol et tu relèves la tête, refais face à ce joli coeur et au serveur auxquel tu prends ta commande. Il commande la même chose que toi, un léger sourire se dessine sur ton visage. "Ça me rappelle notre rencontre ça !" dis-tu naïvement... ou non ? Tu sens qu'Erwan reprend son air gêné... tu essayes de réfléchir à la meilleure solution pour le rendre à l'aise. Réfléchi à ce que tu pourrais faire ou dire. Le retrouver te fait plaisir, même si tu n'es pas au meilleur de ta forme. Étonné, c'est Erwan qui reprend le totem de la parole et te parle de ton activisme. Surpris tu le regarde d'un autre oeil. Bien qu'il t'avoue ouvertement t'avoir stalké tu réalises que ça fait du bien d'être vu... Réellement, mais ça tu ne peux le dire à voix haute alors tu reprends ce sourire qui te vas si bien. "C'est vrai que sauver des baleines, c'est la classe, mais c'est un peu comme la guerre, c'est un combat perpétuel... des batailles qu'on gagne et qu'on perd..." Vos bières sont servies. Tu remercies le serveur puis replonges ton regard dans celui d'Erwan. "Mais depuis quand tu te sers d'un ordinateur ?" Demandes-tu dans un petit tacle et avec grand humour. "Petit conseil : les petits-amis n'apprécient pas quand leur joli coeur regarde le profil instagram de leur...." et là ça bloque. Là tu ne sais pas quoi dire, quoi donner comme mot. Vous n'avez jamais jaugé votre relation, ouvertement parlant et évidemment c'est toi qui te retrouves dans cette situation... "ex crush." Prononces-tu en baissant la tête. Tu attrapes ta bière et bois une gorgée.  

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Ven 24 Nov - 18:16

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...Après avoir parlé de ma barbe, qui ajoutait un capital séduction pas dégeulasse, Penny demanda si c'était l'un de mes compagnons qui me l'avait fait remarquer. Oh, bah sur les deux qui avaient traversé ma vie, aucun n'avait parlé de ma barbe à vrai dire, c'était plus Hailey qui m'avait complimenté. Mais j'eus un petit sourire mystérieux. Qui savait ce que je voulais faire avec ce sourire ? Aucune idée. Par la suite, nous continuâmes à discuter, tee shirt par la suite. Ajoutant que l'ironie aidait à surmonter les grandes douleurs. J'étais assez d'accord, bien que pour ma part, c'était surtout le déni qui fonctionnait. Si rien n'était arrivé, je ne pouvais pas souffrir, n'est-ce pas ? Alors j'enfouissais mes souvenirs loin dans ma mémoire, à y penser le moins possible. Je refusais même d'aller à ces réunions de victimes, c'était impossible. Au moins j'avais cette jolie canne qui ne ressemblait pas à celle, purement médicale, que l'hôpital m'avait fournie au départ. Elle me rendait fou, je refusais de m'en servir. J'avais donc préféré en faire don à un dispensaire de ce matériel que je n'aimais pas, faisant un chèque en passant, pour ensuite me commander une canne sur mesure. J'en avais les moyens à cette époque là, autant en profiter.

Cependant, lorsqu'il déclara que j'étais courageux, j'eus un léger bug. Il venait de m'appeler Quincy, là ? Sérieusement ? Ce nom me disait quelque chose... Il m'en avait parlé. Prononcé ce prénom, lorsque nous étions dans cette cour à l'hôpital, quand il m'avait avoué qu'il avait couché avec une autre personne. J'avais été tellement blessé ce soir là, que je n'avais pas prêté une oreille assez attentive. J'en avais honte à présent, d'avoir réagi de façon si excessive, après tout, nous avions des torts tous les deux. Mais là qu'il m'appelle ainsi, et ne s'en rende même pas compte, cela me fit un peu bizarre. Devais-je le dire ? Ou me taire ? Un peu gêné, j'avais fini par commander la même chose, encore sous le coup du joli coeur. C'était un sacré combo il fallait dire.

Il embraya sur notre première rencontre, dans ce même bar, à cette même table, à prendre la même chose que lui. Ca l'avait même fait sourire, peut être que ce Quincy n'était qu'un accident, un lapsus ? Parce qu'il pensait à lui ? Je me sentis légèrement blessé, voire jaloux, mais je savais ce que ça avait fait la dernière fois que j'avais ressenti ça, bien que ce soit une moindre mesure.

"J'avoue que j'ai un peu fait exprès pour notre rendez-vous. Une nostalgie, peut être ? Qui sait. En espérant que je ne finirai pas... Dans le même état que la dernière fois."


Je ris doucement. Mais j'embrayai assez rapidement sur le fait d'avoir vu son instagram, son activisme. Cela sembla lui faire plaisir bien que ce soit une façon d'avouer que je l'avais stalké. Il réagit en disant que c'était la classe, certes, mais que c'était presque pisser dans un violon. J'étais assez d'accord, mais d'un autre côté, il fallait le faire malgré tout. Je ne répondis pas de suite, laissant le serveur nous servir, justement, cet alcool que j'allais devoir boire très, très lentement, si je ne voulais pas justement recommencer cette soirée comme l'autre fois. Et là il plaisanta sur le fait que j'utilisais un ordinateur. Ah, il a remarqué que c'était pas mon truc aussi, j'eus un sourire amusé. Puis je sortis mon smartphone, répondant :

"Je ne m'en sers toujours pas. Il prend la poussière dans mon salon, mais le téléphone, c'est plus pratique."


Puis à nouveau il parla d'un petit ami qui n'appréciaient pas qu'on stalke les profils instagram de leur ex-crush. Je ne sus pas de suite quoi répondre, d'autant qu'il avait hésité. Certainement avait-il autant de mal que moi à nous donner une étiquette, j'avais galéré avant de me poser sur un pompeux mais correct premier amour. Et puis, il insistait pas mal sur le fait que je devais avoir quelqu'un dans ma vie... Que faire ? J'hésitais. Mais pris d'une impulsion subite, je finis par me pencher sur lui, afin de prononcer :

"Petit secret : si mes petits amis avaient quelque chose à redire, je ne serais probablement pas ici."


Puis, je me remis bien droit pour commencer à boire une si petite gorgée de ma bière que je me demandai si j'avais réellement bu quelque chose. Puis, après avoir léché la mousse qui s'était piégée dans ma moustache légère, je finis par dire :

"A vrai dire, je suis célibataire. Faut dire que la canne, ça tue le capital séduction de la barbe. Retour à la case départ, n'est-ce pas ? Mais je ne m'en plains pas, j'ai ainsi plus de temps libre, tranquille. Une belle vie oisive de divorcé au chômage, n'est-ce pas ?"


Je ne voulais pas m'apitoyer sur mon sort, absolument pas, d'autant que j'aimais cette nouvelle vie. J'avais tellement travaillé, ces dernières années, sans prendre de vacances, à peine une lune de miel totalement foirée, que maintenant, ne rien faire, c'était un métier à temps plein. En revanche, je voulus demander :

"Et toi, maintenant que t'es à terre, tu vois quelqu'un ? Vu que tu sembles si curieux pour ma part, je le suis pour toi. Pas de joli coeur en vue sur ton instagram en tout cas."

J'eus un sourire en coin, assumant désormais totalement mon stalk.
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Jeu 14 Déc - 19:23

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Nostalgie, quand tu nous tiens.

FT. Erwan


A ta remarque sur sa barbe, Erwan répond par un sourire... un que tu n'avais jamais vu auparavant. Un nouveau... tu te demandes bien ce qui a pu le faire apparaître, ce qui se cache derrière. Une part de toi aimerait lui demander, mais tu préfères t'abstenir, passer à autre chose... car tu te dis que ce n'est pas, plus ton rôle. Que cette curiosité n'a pas lieu d'être surtout après ce que tu lui a fait subir.

Votre discussion continue, tu ne réagis pas toi-même au prénom que tu viens de prononcer, que tu viens de lui attribuer. Tu ne réalise pas ô combien tu viens de t'expoeser et cela en une demie-seconde. Ce n'est pas Erwan qui va te faire remarquer cet écart, il rebondit plutôt sur tes dires, se rappelle tout comme toi de votre rencontre. "Tu n'as pas fini si mal... Dans mes souvenirs tu me paraissais perdu et ébranlé, mais tu m'as aussi paru touchant et intriguant." Le monter vers le haut, lui redonner confiance. Cela a beau faire un moment que vous ne vous êtes pas vu, tu n'as pas perdu ce réflexe. Parce qu'Erwan le mérite.

Les sujets s'accumulent. Après les réseaux, vous parlez nouvelles technologies et tu ne peux pas t'empêcher de faire la remarque sur le fait que la technologie et Erwan s'avère être bien égale à deux plutôt que un. Erwan approuve en teprésentant son smartphone, qui paraît bien trop intaact pour donner l'impression d'être utilisé de manière régulière. "En effet, tu ne m'a pas l'air de trop l'utiliser... bien qu'apparemment tu sache tout de même accéder à l'appli instagram et mater mon profil." Dis-tu en le taquinant. Un sourire se dessine sur ton visage. De nouveau la discussion change de direction, tu as l'impression de participer à un concerto ou mieux à un concert de jazz. Vous êtes au même endroit que votre première rencontre, mais les discussions, les sujets ont changé, les intentions ne sont plus les mêmes. Vous vous réappropriez le souvenir passé pour un créer un nouveau.

Erwan se penche vers toi, ce qui te surprend, tu ne t'y attendais pas et tu relèves un sourcil. "Tes ? Par ce que tu es donc non-exclusive à présent ?" Demandes-tu d'un air taquin. Tu l'observes, tremper ses lèvres dans sa bière, lécher sa petite moustache, un sourire des plus sincères apparaît sur ton visage. À ce moment rpécis tu as envie de prendre sa main, de déposer un baiser sur le dos de celle-ci... cette action reste toutefois que fanstame et s'évapore de ton esprit au moment où Erwan reprend la parole et t'avoue être finalement célibataire. "Pas d'accord, ça donne un côté mystérieux qui est loin d'être désagréable." Avoue-tu.

Ton attention tilte, lorsqu'il parle de divorce et de chômage. Tu fronces les sourcils : "Chômage ? J'ai raté un épisode... Depuis quand tu ne bosses plus dans la maison d'édition ?" C'est à ton tour de te redresser de ton siège. Tu prends une gorgée de ta bière avant de réaliser une nouvelle information que tu ne retiens pas : "Et le bouquin sur... ma profession... sur... qui s'en occupe maintenant ?" Il est vrai que tu n'avais pas été des plus investis sur ce projet, mais c'est parce qu'au fond tu savais qu'il était entre de bonnes mains... mais si Erwan ne fait plus partie du navire, il va falloir que tu reprennes les choses en main... malgré ton état.

Erwan relance un autre sujet de conversation et cette fois-ci ça te concerne plsu personnellement. Tu plonges ton regard sur ta mousse. "Oh que non, je n'ai plus vraiment envie de me stabiliser... je ne suis pas très bon!" avoue-tu en relevant la tête et en plongeant ton regard dans celui du beau brun. "Tu ne peux pas dire le contraire n'est-ce pas ?"

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Mar 26 Déc - 23:44

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...Touchant... Intriguant. Mais aussi, un côté mystérieux qui était loin d'être désagréable ? Je ne savais pas quoi penser de tous ces adjectifs qu'il utilisait pour me décrire. J'avais l'impression que je touchais un filon, que je pouvais m'engouffrer dans une brêche... Mais je n'osais pas. Pas encore. C'était trop tôt, non ? Au moins, je perdais de ma fébrilité, peut être un peu douché d'avoir été appelé Quincy ? Je ne savais pas trop... Mais je me sentais plus à l'aise, moi comme cet adolescent de quinze ans bouffé par ses hormones quelques instants plus tôt. Je me détendais, je ris même de sa petite pique sur mon talent pour aller sur Insta voir son profil. Ah, si je savais aussi bien m'occuper du mien de profil... Néanmoins, Penny sembla tilter sur mon chômage, bien plus que sur mon célibat, au final. Inquiet pour le projet de livre autour de son métier, il était vrai que je n'y avais pas pensé, il me demanda où ça en était. Excellente question ça... Il serait temps de t'en inquiéter, n'est-ce pas ? Je pris deux secondes pour réfléchir, me souvenir, puis je lui répondis :

"Etant donné que j'ai divorcé, j'ai été viré dans la foulée. Du coup, aux dernières nouvelles, l'auteur commençait ses recherches et était censé te contacter... C'était il y a quelques mois, je crois bien ? J'ignore même qui est mon remplaçant. Je n'ai même plus le droit de m'inquiéter des dossiers que j'ai laissés en plan... Désolé."

Je n'aimais pas du tout ça. J'avais l'impression d'avoir abandonné Penny, en quelque sorte. J'étais celui qui avait tout donné pour avoir son accord, et ensuite finalement tout lâcher. J'en voulais à mon père, qui était dans un lit d'hôpital en train de mourir à petit feu. Je savais qu'à sa mort, si ma mère ne s'y opposait pas, je pouvais reprendre ma place dans la maison d'édition, simplement, en avais-je réellement envie ? J'avais rêvé de longues années parvenir à sa tête, pouvoir distribuer la culture, la connaissance, la philosophie au travers de livres bien faits. Est-ce que je le voulais toujours ? Pas sûr. Trop de mauvaises choses s'y rattachaient, je ne voulais plus faire partie de ça.

Au moins parlions-nous de notre célibat commun, au final. Lorsqu'il déclara qu'il n'avait plus vraiment envie de se stabiliser, au final... Je ne fus pas surpris. Parce que j'avais compris, en discutant à présent surtout, mais en y réfléchissant aussi ces derniers mois, j'avais été trop vite. J'avais eu bien trop d'espoir, poussé par une envie de connaître l'amour, vraiment, parce que je ne l'avais jamais connu avant lui. Je l'avais enfermé dans ce besoin d'exclusivité, le tenant bien trop fermement dans les griffes de mes sentiments bien plus puissants que je ne l'aurai voulu.

Alors...

"Je ne dirai pas le contraire en effet. Je ne suis pas tellement mieux tu sais ? Il y a des périodes, ou des vies comme ça."

Je me noyai dans son regard, bleu, comme le mien, avec ces nuances que je n'avais pas, avais-je au moins déjà regardé ces yeux d'aussi près ? Et me voilà à nouveau en train de regarder fixement Penny. J'avais l'air malin comme ça, une autre gorgée de ma tasse ne serait pas de trop, juste histoire de rompre ce contact visuel qui me rendait... Je ne savais même pas.

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Ven 19 Jan - 11:05

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Nostalgie, quand tu nous tiens.

FT. Erwan


Savoir que ton histoire, tes souvenirs sont à présent dans les mains d'une personne que tu ne connais pas ne te ravie pas, au contraire cela à le don de te mettre sur les nerfs. "Ok... eh bien je sais ce que je vais faire suite à notre rendez-vous. Merci de me l'avoir dit... et désolé pour ton boulot." Bien que son inquiétude te touche, une part de toi lui en veut. Tu n'essayes toutefois pas de lui montrer... tu n'as pas envie de le faire se sentir fautif alors que tu aurais pu de ton côté faire plus attention. La négligence provient des deux côtés. Au lieu d'attiser ton agacement, tu préfères te concentrer sur son discours précédent. Il a donc bel et bien divorcé. Il n'a plus d'emploi... Tu te demandes bien comment il vit à présent, quel est son emploi du temps, est-ce qu'il s'en sort ? Ne déprime-t-il pas trop ? La dernière fois que tu l'avais vu, on peut dire que son état était assez alarmant... et le fait que tu rompes avec lui n'a pas du l'aider à l'époque, mais pour son bien tout comme pour le tien, il valait mieux terminer ce début de relation... car tu l'avais foiré et que tu ne te sentais pas prêt... Que Quincy était toujours présent dans ta tête tout comme dans ton coeur et qu'il était pour toi inconcevable de redémarrer une relation... ce serait comme le trahir. à présent ? Tu es seul.... Enchaîne quelques coups d'un soir... ne dors jamais avec eux... tu te sens partir, tu sais que tu es à ta limite... Le bien ou le mal ? Tu as toujours préféré viser le gris, le milieu, le centre... mais aujourd'hui tu as cette drôle d'impression de devoir faire un choix, pour rester vivant. Trouver un nouveau sens à ta vie... tu as déjà failli à la promesse de Quincy... n'a plus aucun contact avec ta famille. Tu es un vétéran solitaire... Alors certes, tu as Rina, mais tu ne peux plus compter sur tes liens de sang... et même si tu es le premier à clamer qu'il y a la famille génétique et la famille du coeur, tu ne peux t'empêcher à l'heure d'aujourd'hui te poser des questions sur tes prises de décisions... Et si tu n'avais pas changé de sexe ? Si tu avais décidé de ne pas rejoindre l'armée, de suivre le chemin dessiné par tes parents ? Peut-être que ta soeur et ton père ne t'aurais pas renié ? Peut-être que ta mère t’appellerait toujours ? Elle a beau être agaçante, elle reste ta mère. Tant de questions qui te reste sans réponse et un Erwan qui se trouve devant toi et qui partage ses pensées, sa vie en ta compagnie. "Et tu penses te diriger vers quoi maintenant ? Au niveau professionnel ?" Demandes-tu curieux de connaître sa réponse. Erwan a enfin l'opportunité de faire ce qu'il veut, va-t-il la saisir ?

La discussion se détourne sur vos relations personnelles et alors que tu lui avoues ne pas pouvoir se sentir stable dans une relation amoureuse, il te répond qu'il ne l'est pas non plus. "C'est assez marrant, pour un gars qui a accepté de vivre, d'épouser une femme que tu n'aimais pas et de ne pas la tromper tout ce temps." Sans le vouloir, tu envoies un pique, mais c'est parce qu'au fond de toi, il est vrai que tu n'oublies pas ce moment à l'hôpital ou tu ne fus présenté que comme un simple ami. Le comble étant que tu connaissais bien sa femme... l'ayant côtoyé dans des soirées mondaines quelques années plus tôt, lorsque tu étais encore jeune femme. Son regard se plonge dans le tien qui s'adoucit. Un léger sourire se dessine sur ton visage. "Pourquoi tu m'as envoyé un message Erwan ? Pourquoi on est là ?" Demandes-tu d'un ton calme, posé... Bien que le fait de le voir te fait du bien, tu aimerais connaître la véritable raison de ces retrouvailles. Est-ce qu'il pense que vous pouvez devenir ami ? Est-ce que tu t'en sens capable ?  

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Dim 28 Jan - 19:19

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...Je vis bien qu’il n’était pas spécialement ravi d’apprendre que quelqu’un d’autre allait s’occuper de son histoire - si tant était qu’on s’en occupait. Il fallait que ce projet était le mien conjointement avec l’auteur, j’étais celui qui connaissait le mieux le travail à faire… Mais enfin, j’étais désormais persona non grata dans l’entreprise, je ne pouvais même pas m’assurer que c’était toujours d’actualité. Confidentialité… A mon départ, j’avais même été forcé de signer une clause qui m’empêchait de parler de tout ça, des détails. Enfin, je ne fis pas d’autres commentaires, la discussion poussant jusqu’à Penny me demandant ce que j’allais désormais faire au niveau professionnel.

C’était une excellente question ça. Pour être honnête, j’y réfléchissais vraiment beaucoup de motivation. J’avais tellement donné, pour rien, que j’étais désormais dans une optique de… Ne rien faire. Je vivotais sur mes économies, celles que j’avais pu sauver de mon divorce, et j’avais désormais le désir de vivre plus modestement, plus calmement. Sans avoir à courir partout. Mais ce n’était certainement pas le genre de choses à dire à un homme qui avait connu la guerre. Alors, je déclarai simplement :

”Disons que je suis encore en train de chercher mes options. Rien de particulier à l’horizon, j’essaye de profiter de la vie… Heureusement j’ai des économies.”

Après cela, cela dévia sur les relations amoureuses. Il déclara qu’il n’était pas stable, et moi non plus à vrai dire… J’avais eu mes moments, mais je n’avais rien ressenti d’aussi fort qu’avec l’homme face à moi. Alors je ne m’étais pas accroché, et eux non plus. Elles non plus. Ils n’avaient pas non plus été nombreux, je n’allais pas me faire passer pour ce que je n’étais pas, mais disons que sortir, avoir du temps libre, et une alliance en moins, cela facilitait beaucoup les rencontres. En tout cas, rien qui ne vaille réellement le coup de se battre. Cependant, une fois que je soulignai ce fait, il parla assez durement d’un coup. Oh, touché coulé ! J’en fus même un peu gêné, au point de juste dire un Bim touché. Je tournai un peu la tête pour regarder ailleurs, je devais dire que je n’étais pas très fier. En me grattant ma barbe, je me rendis compte que je me consolais en disant que j’avais divorcé avant de consommer quoi que ce soit avec Penny, que j’avais été… Droit dans mes basket. Mais la réalité était autre, je l’avais blessé, j’avais été un connard.

Et je n’avais donc pas volé la question très directe de Penny, me demandant pourquoi j’avais envoyé ce message. Pourquoi on était là. C’était une bonne question… Mais la réponse, si je savais tout au fond au de moi la raison, je ne pouvais pas la sortir, comme ça. Je n’y arriverais pas, pas avec le manque de confiance que j’avais. Et puis… J’avais cru comprendre que lui ça ne l’intéressait pas une seule seconde. Certes, il me posait la question d’un ton calme, posé, il n’avait pas le regard dur mais… Je n’osais pas. C’est donc assez nerveusement que je lui répondis.

”Hé bien… Je ne sais pas trop. Un peu sur un coup de tête, j’ai vu que tu étais de retour. On fait tous des choses sans réfléchir, n’est-ce pas ? Et puis… Je suis content que tu sois venu. J’aurais compris que tu me poses un lapin.”
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Dim 11 Fév - 10:35

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Nostalgie, quand tu nous tiens.

FT. Erwan

Savoir qu'il n'est pas dans la panade te rassures. Tu n'aurais pas aimé savoir qu'il était totalement déphasé, qu'il ne savait plus où aller. Parce que tu sais que tu aurais voulu le prendre sous ton aile, bien que ce soit une très mauvaise idée. Tu as beau ne pas le lui montrer, agir comme un homme qui a laissé couler l'eau sous les ponts...tu tiens à lui. Tu es attaché à ce que vous avez vécu, mais plus le temps passe plus la noirceur de tes souvenirs prennent le dessus sur ta personnalité, ton comportement. Depuis le retour de ton escapade écologique tu le remarques, tu n'es plus le même homme. Tu es plus froid, plus distant envers les autres. Quincy ne cesse de revenir à toi, que ce soit dans tes rêves ou même parfois, tu crois le voir au détour d'une rue.... au loin dans une foule. Une partie de toi désire le rejoindre, courir après ce fantôme qui te hante, mais tu te ressaisis et réalises que pour être de nouveau à ses côtés, il faudrait que tu commettes l'irréparable. Cette pensée t'a déjà traversé l'esprit. Tu as coupé les ponts avec ta famille, tu n'as pas d'attache solide... puis te viens Rina en tête et Erwan... Tu n'as pas le droit de leur faire ça, tout comme tu n'as pas le droit d'envisager cet acte, pas après tout ce que tu as traversé. Tu dois te relever et te battre... pour ta vie. Pour Quincy. Pour un futur dont tu peines à entr'apercevoir, mais tu ne dois pas lâcher l'affaire.

Lorsque tu balances ces vérités à Erwan, tu te doutes que ça va le déstabiliser et c'est ce qui arrive... Toutefois tu ne regrettes pas tes paroles, Erwan doit grandir, comprendre que ces choix ont des conséquences tout comme toi au fil de ta vie tu as pu le remarquer... et parce que tu ne désires plus tourner en rond tu lui poses cette question ultime qui gêne immédiatement Erwan. Tu remarques tout de suite son comportement changer. Il reprend toutefois très vite la parole, ce qui te surprend de nouveau, dans le bon sens. Tu l'écoutes attentivement. "Erwan... c'est moi qui ai foutu en l'air notre début de relation tu le sais ça ? Alors c'est plutôt l'inverse qui n'aurait pas étonné ! Je t'ai trompé... j'ai couché avec un autre pour te faire fuir... j'étais un con fini alors arrête de t'excuser !" dis-tu légèrement agacé vers la fin. Tu fermes ton poing, puis délivres tes doigts un par un... tu répète ce geste quelques secondes avant de plonger ton regard dans le sien. "Je suis content que tu aies appelé... Vraiment... je ne veux pas être contre toi, je... pour être tout à fait honnête, je n'arrive pas à te sortir de ma tête... tout comme je n'arrive pas à me sortir la guerre de la tête..." Ni Quincy... "J'aurais aimé me présenter à toi comme avant, comme le mec qui est sûr de lui, mais je n'ai même plus la force pour ça, je suis dans un état que tu veux pas voir... j'ai moi-même du mal à me supporter... alors c'est vrai que c'est sympa ces retrouvailles, mais je pense que cette fois-ci c'est moi qui vais me faire la malle." Avoue-tu avant de prendre une dernière gorgée de ta bière.

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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny Lun 12 Fév - 11:50

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nostalgie quand tu nous tiens...J’étais surpris de le voir me répondre avec tant de véhémence. Se traitant lui-même de con fini. Je n’avais pas vraiment dit ça… Je ne m’étais pas excusé non plus. J’en venais à me demander si tout allait bien, s’il… S’il était réellement là avec moi. Un peu comme lorsqu’il m’avait appelé Quincy. Cela m’avait fait vraiment bizarre sur le coup, mais j’avais préféré me dire qu’il s’était juste trompé, qu’il allait bien. Mais là… Agacé, vraiment. J’avais juste dit que j’aurais compris qu’il ne vienne pas, dans le sens où il aurait pu préférer faire autre chose. En tout cas, qu’il dise qu’il avait couché avec un autre pour me faire fuir me fit me sentir coupable, quelque part. Car j’aurais dû rester avec lui, comprendre ce qui n’allait pas. Si je l’aimais, j’aurais dû faire ça. Mais je l’aimais, et je ne l’avais pas fait. Pensant vouloir respecter ce qu’il voulait, alors que j’étais juste extrêmement blessé. Mais là…

La suite était une succession de montagne russe. Il était content de me voir, il n’arrivait pas à me sortir de sa tête, mais il n’avait plus la force de rien, il était dans un état que je ne pouvais pas voir… Si. Je voyais quelque chose. Traumatisme qui revenait ?... Je n’étais pas calé dans ces choses là, j’ignorais tout de tout ça. Et là il parlait de se faire la malle à son tour, avant de boire la dernière gorgée de sa bière. Je sursautai :

”Mais non ! On… On vient juste de… De se retrouver !”

Je ne pouvais pas le laisser s’en aller, alors qu’il venait clairement de me dire que ça n’allait pas. Le laisser partir en respectant sa décision, je l’avais déjà fait, pour me protéger moi même. Mais je ne pouvais pas faire deux fois la même erreur. Alors, avant qu’il ne se lève ou amorce le moindre geste pour aller vers la sortie, je me redressai pour attraper sa main, comme une entrave ridicule pour l’empêcher de s’en aller. Cela ne servait à rien, s’il le voulait, il pouvait courir et je ne parviendrai jamais à le rattaper avec ma jambe en vrac. Mais c’était le geste qui m’importait.

”Je ne comprends pas tout, car je suis un peu long à la détente mais… Tu viens d’arriver et on parle seulement, et… Je te le promets je n’attends rien de toi, je ne force à rien, enfin… Je voudrais juste être un peu avec toi, comprendre ce qui ne va pas, ce qu’il s’est passé…”

Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, si je devais appeler un psychiatre d’urgence, ou le serrer dans mes bras, ou encore lui dire des mots d’amour comme je le voulais tant depuis que j’étais arrivé, c’était un tourbillon de possibilités bloquées par un mur nommé “manque de confiance en moi”. Je ne savais pas si c’était une bonne idée de forcer un peu, mais encore une fois, j’avais déjà respecté, et ça avait mal fini… Pour moi. Et apprendre qu’il pensait encore à moi, que j’étais dans sa tête, ça m’avait donné de l’espoir, et je voulais être là pour lui.
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MessageSujet: Re: Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny

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Nostalgie, quand tu nous tiens. Erwan&Penny

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