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Call me. Ft Erwan&Eoghan

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MessageSujet: Call me. Ft Erwan&Eoghan Jeu 2 Nov - 17:58

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Call meJe marchais tranquillement dans ce parc, respirant les odeurs agréables des arbres, écoutant les musicalités des oiseaux, des insectes. Je savourais cette chaleur et ce bien être qui m'entouraient depuis... Depuis Lui. Et je fus légèrement coupé dans mon espèce de transe par un coup de fil qui fit sonner mon portable. Je m'arrêtai, pour ensuite répondre d'un ton totalement nonchalant.

"Erwan Cent à l'appareil, bonjour ?"

_______


Devant cette vitre qui donnait sur ce lit de mort, je voyais mon père, à peine vivant. Patrick Cent, dans un centre pour moribonds, c'était d'un cocasse à pleurer. Qui l'eût cru ? Qu'il serait dans cet état ? Et que je m'en foutrais autant ? Il y avait cet infirmier à mes côtés, qui m'expliquait ce qu'il avait, et c'était comme si je m'en foutais totalement. Je ne retiens même pas le nom de sa maladie, tout ce que je retenais c'était qu'il avait eu un accès de je-ne-savais-quoi qui l'avait plongé dans une espèce de coma semi-profond. Qu'il était faible, qu'il ne pouvait plus rien me faire. Ah ! Ça, c'était de la satisfaction malsaine mais qui faisait du bien.

Sans vraiment écouter ce que me disait l'infirmier, je finis par rentrer dans la pièce, pour regarder son visage de plus près. Je le détaillai sous toutes les coutures. En effet, il avait une sale gueule, ça faisait presque plaisir à voir. Ca changeait du connard qui m'avait enfermé dans ce carcan durant toutes ces années, qui m'avait du mal à me façonner à son image, pour ensuite me rejeter comme une vieille chaussette trouée. Non, je ne ressentais strictement aucune empathie pour lui. Même si je me demandais malgré tout où était passé ma mère pour qu'on m'appelle moi.

Surtout que je n'avais été au courant de rien.

Le visage fermé, je tournai le visage vers l'infirmier, avant de lui demander :

"Est-ce qu'il va mourir prochainement ? Ou même se réveiller en fait ?"

Et tout en posant la question, je me retournai vers mon père, pour ensuite lui mettre une de ces gifles violentes, ces gifles qui font mal, comme celles qu'il a pu me mettre quand j'étais môme et que j'essayais de tester les limites, de voir jusqu'à où je pouvais me permettre de rêver, de voir où l'avenir me mènerait. Même si j'étais fils de PDG, je voulais avoir cette vie tranquille, et il ne m'avait pas laissé l'obtenir. Alors oui, j'avais foutu une belle claque à ce connard, pour tout le mal qu'il m'avait fait, durant toute ma vie, 33 années de galère.

"Ah, ça fait du bien. Merci de m'avoir appelé."
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Jeu 2 Nov - 18:29

Il y a des choses dans mon métier d’infirmier que je déteste. Je déteste quand des familles disent au revoir à leur proche qu’ils laissent là pour la première nuit. Je déteste quand ses mêmes patients hurlent, le cœur brisé, parce que cela brise le mien. Je déteste aussi appeler une famille pour annoncer un décès imminent ou survenu dans la nuit. Ce matin, c’est ce qui m’incombe pour un homme dont je m’occupe au quotidien depuis plusieurs semaines, Patrick Cent. Son nom ne m’est pas inconnu puisqu’il est éditeur et mon père ayant tenu un journal de son vivant, traînait souvent dans le milieu. Toutefois, je ne le connais pas personnellement, en dehors des soins que je lui prodigue et souvent rythmés par des quintes de toux à lui en arracher les poumons. Cancer. Phase terminale. Il n’y a plus qu’à attendre qu’il pousse son dernier souffle et que la mort le fauche. Depuis quelques heures, ses constantes sont mauvaises. Je n’ai pas eu le choix que de suivre le protocole et joindre la personne indiquée sur son dossier pour les urgences, son fils, un dénommé Erwan. « On ne l’a jamais vu ou j’me trompe ? », je demande à ma collègue avant de passer l’appel et de l’informer de la situation.

Quelques heures plus tard, Erwan, le fils de mon patient, se tient debout face à la vitre donnant sur la chambre de son père alors que je lui résume la dégradation de l’état de son père. Clairement, il ne m’écoute pas mais cela serait une faute professionnelle si je ne l’informais pas alors je le fais. Nous entrons dans la chambre alors que le fils me demande s’il va mourir prochainement. « Oui, ses jours sont plus que comptés », je dis, solennellement. Soudainement, l’homme commence à claquer les joues de son père. Je lui attrape le poignet en m’écriant. « Mais arrêtez ! ». Je le contrains à s’éloigner du lit. « Il est complètement inconscient, au bord du coma », je répète. « Le frapper ne le réveillera pas et ne le fera pas réagir. Maintenant, pour le bien de votre père, je vais vous demander de ne pas réitérer ou je serais contrains d’appeler la sécurité »

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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Ven 3 Nov - 1:15

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Call meMettre des claques à mon père m'avait soulagé, un petit peu. Pas beaucoup mais un peu. Savoir qu'il allait mourir... Je crois que je ne réalisais pas trop en fait. Je n'avais déjà pas vu mon père depuis des mois, je m'en rendais maintenant compte. Il m'avait signalé sa réprobation pour le divorce par téléphone, il avait bien une voix rauque et faible maintenant que j'y pensais. Et en plus de cela, il m'avait signifié que ce n'était plus la peine de compter sur ma place d'éditeur dans l'entreprise familiale... Par e-mail. Peut-être même était-il déjà hospitalisé.

En fait, j'essayais certainement de fermer les yeux sur la vérité, sur le fait qu'une vie sans mon père était déjà effrayante, alors avec un père mort... Je souhaitais sa mort pour ne plus avoir à faire avec lui, mais d'un autre côté, c'était étrange car... Il avait mené ma vie d'une main de fer, tout a été fait à son image, et imaginer que j'allais devoir être réellement seul à présent... C'était... Effrayant.

J'avais été écarté du lit de mon père par l'infirmier. Il voulait m'arrêter, faire en sorte que j'arrête de le frapper, même si j'en avais encore envie. Mais la sécurité n'était pas une option appréciable. Alors je sortis de la chambre pour m'installer sur un banc en face de la vitre. Je regardai l'infirmier, les mains en l'air :

"Pas d'inquiétude, je ne recommencerai plus. Au moins... Je l'ai fait. Il va mourir donc."

J'eus un moment où je regardais dans le vide, clairement. Je n'avais presque pas d'émotion sur le visage, mais je ne pensais qu'à une chose, la mort de mon père, et aussi à ma mère. Je me demandais où elle était... Et j'eus une larme qui coula, en pensant à elle. Parce qu'elle était ma mère et que j'avais rien à lui reprocher sinon d'avoir été aussi soumise que moi.

"Où est ma mère ? Vous l'avez déjà vue ? Caroline Cent, une grande blonde, un peu... Un peu fatiguée."
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Ven 3 Nov - 9:17

Voir ce fils auprès de son père me rappelle nécessairement ma propre relation avec mon père, décédé il y a quelques semaines. Nous nous entendions plus que bien, comme l’ensemble de ma famille. Nous avons toujours été un clan soudé. Mon père était mon modèle, un homme qui m’a toujours encouragé dans l’art, ma passion et ce que j’aimerai être mon métier même si pour lui, ce n’était pas vraiment une situation solide et stable. Jamais, contrairement à Erwan, je n’aurais levé la main sur mon père, encore moins dans un état inconscient mais je ne connais pas leur histoire, je ne sais pas quelle(s) querelle(s) les lient. Je me contente simplement d’éloigner le fils de son père et de le rappeler à l’ordre ; son père est déjà suffisamment en piteux état pour qu’on l’aggrave avec des coups auxquels il ne peut pas se défendre, étant dans un état presque végétatif. Erwan conclut mes paroles. Oui, son père va mourir. « Il peut … partir demain comme dans deux semaines ou un mois. On ne peut pas vraiment le savoir mais c’est une certitude, il va … mourir ». Ici, pas de métaphore, comme avec d’autres, pour adoucir l’annonce. J’ai l’impression qu’il n’y en a pas vraiment besoin. C’est électrique comme atmosphère alors même que l’un des deux principaux intéressés est inconscient. Erwan Cent m’interroge sur sa mère. Je fronce des sourcils. Je n’ai pas souvenirs que quiconque ait visité le patient jusqu’à présent. Afin de ne pas dire de bêtises, je consulte le petit registre de visite, accolé au dossier médical et constate que depuis son arrivée, personne n’est venu : aucune trace d’une épouse, d’une dénommée Caroline Cent. « Non, je suis désolé », je réponds. « Votre père est arrivé ici il y a quelques semaines, seulement accompagné d’ambulanciers et sur ordre du general hospital », j’explique.
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Sam 4 Nov - 21:57

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Call meJ'avais un double combo sur les épaules à présent, j'étais déjà épuisé. J'essayais de ne pas être touché, de mettre comme cet écran de protection entre moi et ces informations, mais la fatigue commençait à se voir, clairement, sur mon visage. Ma mère n'était pas là, et mon père allait mourir. Je connaissais ma mère, si elle devait être quelque part, c'était aux côtés de mon père. Je pris alors mon téléphone pour passer un coup de fil à ma mère, je voulais entendre sa voix.

Ca sonna, un peu, une fois, deux fois... Puis ça raccrocha. Elle m'avait raccroché au nez ! Ma propre mère, que s'était-il passé ? Je ne comprenais plus rien, je devais avoir un visage absolument catastrophé. Là, je retombais un peu comme en enfance, quand j'étais totalement dépendant de mes parents. Je vivais sans eux désormais mais cette situation me donnait une impression que j'étais en chute libre sans rien qui ne me rattraperait. Surtout qu'il était là depuis plusieurs semaines, ici, alors que le bâtiment où je faisais ma rééducation n'était pas très loin. Qu'avais-je manqué d'autre ? Et surtout, qu'est-ce que je devais faire ?

Parce que clairement, en me raccrochant au nez, ma mère me faisait comprendre que j'étais seul sur ce coup là, que j'aurai aucune aide de sa part. Alors, un peu perdu, je demandai :

"Euh... Est-ce que je dois faire quelque chose ? Des factures, je sais pas, un docteur à rencontrer, je... Je suis un peu perdu sur ce coup là. Je... Je ne parlais plus à mon père depuis... Il m'a renié, en quelque sorte, et... Je ne comprends pas pourquoi son numéro est dans le dossier."

Je ne savais pas ce que je devais faire. J'avais pu m'occuper de moi-même, et je savais que mon père avait son Trust, qui s'occuperait de ses biens après sa mort, mais qu'est-ce qu'il avait fait, là, puisqu'il était malade ? Avait-il payé ses factures ? Devais-je contacter son avocat ? Son assistante ? Avait-il... Besoin de quelque chose ?
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Mar 7 Nov - 14:04

Le jeune homme semble déstabilisé quand je lui indique n’avoir aucune trace d’un éventuel passage de sa mère. Il cherche à la contacter et à en juger tant par son visage que par le silence qui s’en suit, elle ne répond pas. Je me mords la lèvre, me sentant coupable de n’avoir jamais demandé si le patient avait une femme, une famille. Toutefois, à qui pouvais-je le demander puisque le patient n’est lui-même pas en état de répondre ? « Désolé », je glisse. Ce n’est pas de ma faute mais je compatis ; cet homme semble en proie à la panique, à des interrogations multiples et à un mystère absolu concernant sa mère. J’espère qu’il ne lui ait rien arrivé bien que je ne la connaisse pas. Puis, quelque chose se produit et j’ai l’impression qu’on lui a raccroché au nez. J’observe la scène, perplexe et touché à la fois. Je suis ému parce que je viens moi-même de perdre un parent et que visiblement, lui perd d’une façon différente, les siens, deux d’un coup. D’un côté cette mère qui ne laisse pas de traces et raccroche au téléphone, de l’autre, ce père mourant. Plus humain, moins dans la colère de l’appel, le dénommé Erwan Cent se tourne vers moi. Il semble perdu et je ne suis pas certain que parler autour d’un père mourant soit l’idéal si bien que je l’entraîne à l’extérieur, dans le couloir, qui est un lieu plus neutre. Par chance, il est tôt et peu de personnes circulent. « Concernant le règlement, votre père avait signé une autorisation de prélèvement », je l’informe avant qu’il ne se confie d’une façon plus personnelle. Je l’écoute attentivement. « Je comprends totalement que vous soyez déstabilisé. Je n’ai pas d’explications sur la raison de votre numéro en appel d’urgence mais je peux essayer de contacter l’hôpital pour savoir si eux, ont des explications ? », je suggère. « Je pense qu’il faut vous rapprocher de l’avocat de votre père ou de son notaire pour voir les formalités concernant la … hm, la succession ». Je ne suis pas à l’aise à l’idée d’en parler alors que je viens de passer par là, signe encore les papiers pour l’héritage de mon père, décédé il y a quelques semaines. Les procédures sont longues, fastidieuses et chronophages. Nous nous sommes d’abord concentrés sur le journal, repris par Tessa, car c’était la prunelle des yeux de mon père. « Je peux vous mettre en relation avec notre assistante sociale, si vous le désirez », je propose.
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Jeu 9 Nov - 3:14

@Erwan Cent a écrit:
❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Call meJ'avais de la chance d'être auprès d'un infirmier compréhensif. J'avais l'impression que mon monde s'écroulait totalement. Où était ma mère ? Je n'en savais rien, et elle ne voulait pas me parler, certainement... Aucune idée de la raison, elle avait certainement ses raisons... Elle était peut être occupée. Je n'en savais rien. Néanmoins, lorsqu'il s'excusa, je fis tout de même un signe montrant que ce n'était pas grave. Ce n'était pas de sa faute... Il était certainement très compétent dans son travail, il ne pouvait pas faire de magie après tout. Puis, après que j'aie posé mes questions, il me mena vers un couloir moins blindé de monde, pour me répondre.

Je le suivis, puis il m'expliqua qu'au moins, ses frais médicaux étaient réglés. J'étais tranquille de ce côté là... Il avait de toute façon largement de quoi se les offrir. Puis, il m'expliqua ce que je devrais faire. Contacter l'hôpital... Au final, je me rendis compte que ce n'était qu'un détail et que je ne devrais pas lui accorder d'importance. Au final, ce n'était pas si grave, au moins, ça me permit de ne pas apprendre sa mort par les journaux.

Mais lorsqu'il parla de la succession, je vis passer dans ma tête une discussion que j'avais eue avec lui. Me disant qu'il avait préparé son Trust et que je n'aurai rien à faire pour la succession. Que tout se passerait avec l'avocat. Que j'aurai la société. Est-ce qu'il avait eu le temps de me retirer ce droit là ? Et les autres ? Je n'en savais rien. Cela me rappela aussi qu'il allait vraiment mourir. Je fus pris d'un coup de regrets. Je n'aurai jamais réussi à avoir une bonne relation avec lui au final...

"Je voudrais bien... Mais pas maintenant. Je voudrais juste... Attendre un peu. Est-ce qu'il souffre beaucoup ?"

Je passais du coq à l'âne, mais c'était important pour moi. Même s'il m'avait fait beaucoup de mal, je ne lui souhaitais pas pour autant des souffrances insurmontables. Et de ce que je savais des cancers, c'étaient des souffrances parfois insurmontables. Qu'on était obligé de les droguer afin qu'ils s'endorment. Parfois une bonne fois pour toute. Je ne voulais pas qu'il en vienne à là, mais s'il était dans le coma, cela ne pouvait signifier... Je n'en savais rien. Alors, autant demander à un professionnel.

"C'est idiot, comme question mais... Tout a été essayé pour le soigner ?"
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Jeu 9 Nov - 15:42

C’est typiquement le cas de figure que je déteste, me retrouver face à une famille brisée et devoir annoncer un décès imminent à une personne qui a été blessée par mon patient. Toutefois, je suis professionnel et mon éthique me pousse à dire les choses comme elles doivent être dites mais tout en étant compatissant et doux, compréhensif également. Erwan Cent semblait en colère en arrivant, maintenant, il semble plus apaisé et je m’en félicite bien que je ne sois pas totalement la cause de cette nouvelle quiétude. Le fils du patient mourant semble avoir besoin de temps. J’opine du chef, lui montrant ainsi que je comprends sa requête. Il me demande également si son père souffre beaucoup. « Il est dans un état relatif, avec beaucoup de calmants et d’antidouleurs. Il n’est pas tout à fait conscient donc non, votre père ne souffre pas beaucoup mais il souffre tout de même, certainement, de cet état plus ou moins végétatif », j’explique, toujours aussi posément. Je me suis moi-même occupé de lui administrer ses médicaments, tout à l’heure, en prenant mon tour de garde. Je sais donc parfaitement ce qu’il prend, ce qu’on lui donne pour être plus précis. Erwan pose une question qui est loin d’être stupide. « Oui. L’hôpital tente tout avant de nous envoyer les patients. Nous ne les soignons pas, a proprement parlé, nous nous efforçons de les accompagner … le plus sereinement possible vers le décès ». C’est toujours délicat de parler de la mort avec les vivants mais soit, c’est mon travail puisque j’ai choisi d’être infirmier dans cette structure spécifique où les patients viennent pour mourir, paisiblement. « Vous voulez une copie de son dossier médical ? », je propose afin qu’il puisse voir de lui-même les soins que l’hôpital a prodigué à son père.
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan Ven 17 Nov - 0:18

@Erwan Cent a écrit:
@Erwan Cent a écrit:
❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Call meLorsque l'infirmier m'expliqua ce que pouvait ressentir mon père dans son état, je compris qu'il ne souffrait au final pas tant que cela. Sauf s'il était comme moi, et qu'il avait cette sorte de conscience dans son inconscience... Je me souvenais de ce qui m'était arrivé, après la fusillade. Je me souvenais avoir supplié pour avoir une seconde chance de vivre, j'avais prié... Alors que je "dormais". Je sentais la douleur, tout. Sauf que j'étais coincé dans ma tête, je ne pouvais pas hurler pour me décharger, ni bouger, ni fuir, rien.

Il m'expliqua aussi que son travail était de mener les patients le plus sereinement possible vers la mort. Et il avait l'air sincère dans ses paroles. Je décidai donc de lui faire confiance, que pouvais-je faire de mieux après tout ? Je n'allais pas faire de miracle non plus, ce n'était parce que j'arrivais tel un héros que j'allais sauver mon père des griffes de la mort. Je hochai donc la tête pour lui faire voir que j'avais bien compris ce qu'il disait. Et enfin, il me proposa d'obtenir le dossier médical de mon père. J'hésitais.

Je retournai rapidement vers la vitre qui me permettait de voir mon père. Il était dans un sale état. Et je ne savais pas si je voulais connaître tous les détails de ce qui allait au final le tuer. Je ne devrais pas, n'est-ce pas ? Je finis par secouer la tête, déclarant :

"Je n'ai vraiment pas beaucoup de bons souvenirs avec mon père. Je me rends compte que j'ai peut être été trop loin... Je suis désolé de l'avoir frappé. Mais d'un autre côté, vous m'inspirez confiance, alors... Je préfère ne pas voir ce dossier. Eviter de me faire du mal à ce point là."

Je fis un petit sourire triste. Puis, ne voulant pas abuser, je finis par demander :

"Est-ce que je peux rester un peu avec lui ? Je voudrais juste m'asseoir, et je promets que je ne le frapperai plus. Je ne sais pas trop ce qu'il m'a prit."
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MessageSujet: Re: Call me. Ft Erwan&Eoghan

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