Partagez|

there's no way out ✭ sheffield brothers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ locked hearts and hand grenades
avatar
locked hearts and hand grenades

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 09/10/2017
›› Love letters written : 413
›› It's crazy, I look like : dylan sexy bruce
MessageSujet: there's no way out ✭ sheffield brothers Jeu 2 Nov - 14:32

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Anton and Sloan Sheffield
WHEN YOU PLAY THE GAME, YOU WIN
OR YOU DIE, THERE IS NO MIDDLE GROUND

---------------✭---------------

Flanqué derrière la vitre de sa chambre d’hôtel, Sloan Sheffield observe l’horizon, se demandant bien ce qu’allait donner cette fin de soirée. Bien sûr, au vu de ce qu’il avait prévu de faire, elle n’allait pas être de tout repos et probablement allait-elle être terriblement éprouvante mais c’était un passage obligatoire, un dur moment à passer auquel le grand brun tenait. Il était rare que quelque chose lui tienne à cœur ainsi, bien plus enclin de cette stratégie de nonchalance, de replis et de laisser aller. Car après tout, bien souvent, il jugeait que bon nombre de chose ne méritait pas son attention. Pourtant aujourd’hui, il tenait à ses actions ultérieures. Il y tenait parce qu’il ne pouvait décemment revenir à Los Angeles sans l’avoir vu. Lui, la seule personne encore en vie de la famille Sheffield. Anton. Son petit frère. Celui pour lequel il s’était battu plus jeune, celui pour lequel il avait été le modèle et avec qui il partageait plus qu’un nom de famille, une véritable philosophie. Sloan était pleinement conscient que son frère devait vouer à son égard une haine sans borne. Après tout, il les avait lâchement abandonné, au moment même où ils avaient le plus besoin de lui. Il l’avait fait sans hésiter une seule seconde, sans se retourner, jamais. Et si Sloan ne regrettait jamais ses actes, celui-ci faisait quelque part parti de ses seuls regrets dans sa vie. Bien entendu, il ne regrettait pas d’avoir tiré un trait nécessaire sur cette vie faite de contrainte et de fardeau parce qu’il se sentait oppressé et manquait cruellement d’air dans cette famille à problèmes. Mais il regrettait le fait d’avoir dû en faire subir les conséquences à ses frères. De plus, il était conscient que chacune de ses activités n’allait faire qu’attirer encore plus d’ennuis à sa famille. Plus encore, il savait très bien que pour exercer l’activité qui le faisait aujourd’hui vivre, il devait se délester de tout sentiment, de toute notion d’humanité et surtout, de toute faiblesse. Ces frères étaient sa faiblesse. Du moins ils l’étaient avant qu’il ne les raie de sa vie sans la moindre difficulté. Enfin, c’est ce que les apparences montraient alors que la réalité avait été bien plus difficile. Mais là n’était pas la question, car aujourd’hui Sloan assumait parfaitement ses actes, bercé par cette habitude de ne absolument rien ressentir. Alors oui, il ne ressentait rien, en théorie. Pourtant, il était là, dans sa chambre d’hôtel sans prétention, en train de se demander si ça n’était pas une mauvaise idée, et si les choses n’allaient pas mal tourner. Il se racle la gorge avant de hausser les épaules pour lui-même. Que pouvait-il arriver de toute façon ? Absolument rien qui ne pouvait effrayer un homme comme lui c’était une certitude. Il attrape alors son arme qu’il coince à l’arrière de son pantalon, arme dont il ne se séparait jamais. Il ignorait si cette rencontre fortuite supposait qu’il allait devoir utiliser ce révolver, mais le fait est que la prudence devait être de rigueur, comme à chaque fois que Sloan mettait un pied dehors. Après tout, il était rémunéré pour prendre la vie des gens, si bien qu’il savait qu’un beau jour, quelqu’un viendrait prendre la sienne, comme un juste retour des choses. S’il s’était habitué à vivre avec cela, ça ne l’empêchait pas de vouloir préserver un temps soit peu sa vie. D’autant qu’il avait ces derniers temps, bon nombre de chose à faire avant de rendre son dernier souffle. Et le fait de fouler à nouveau le sol de la ville des anges n’y était pas étranger. L’aîné des Sheffield se tourne alors et observe quelques instants son reflet dans le miroir. Si d’ordinaire il n’y voit rien, outre une âme vide, aujourd’hui, une timide flamme semble vouloir percer, virevoltant avec difficulté dans cette véritable guerre contre le monde entier. L’espoir. L’envie. L’adrénaline. C’est cela qui le fait tenir et qui l’incite à se rendre dans cet endroit qui était devenu le terrain de jeu de ce frère oublié. C’est une fois la nuit tombée, une fois que celle-ci est même bien avancée qu’il foule la devanture du Viper, club ô combien renommé du centre ville de Los Angeles. Il s’arrête devant la porte et cette foule de personnes qui font la queue pour y entrer. Dubitatif, il se demande ce que ces gens peuvent aimer dans le fait de se retrouver coller à de multiple inconnu, transpirant de sueur et sentant les effluves d’alcool. Il se demande ce qui peut attirer ces gens, dans le fait de suffoquer par manque d’air. Il hausse les épaules, laissant cette question sans la moindre réponse et observe le travail de son frère. Quelque part, sommeille une certaine fierté. Parce qu’Anton était parti de rien, qu’il avait fait son chemin seul et qu’il était parvenu à se faire un nom et être cet homme qu’il rêvait d’être. Un homme influant, un homme de pouvoir, un homme charismatique qui impressionnait par son simple regard. Toutes ces années, Sloan avait gardé un œil lointain sur son frère et sur ses affaires. Il avait veillé à ce qu’il fasse perdurer son business et sa vie sans encombre et ceci parce qu’une certaine culpabilité l’avait envahi, le jour où il avait assisté de loin, à l’enterrement du dernier des Sheffield qu’il avait complètement abandonné. Mais Anton était plus fort, il avait cette force de caractère et cette ambition qui ressemblait davantage à celle dont pouvait faire preuve Sloan et en cela, les deux frères se ressemblaient bien plus qu’ils ne voudraient l’avouer. Le fait est qu’ils étaient finalement bien plus similaires qu’il n’y paraissait. Les mains dans les poches de son manteau, Sloan se mord doucement la lèvre inférieure, jusqu’à en sentir du goût du sang l’envahir. Il n’avait pas de tic, pas la moindre manie qui viendrait trahir une quelconque peur, un quelconque stress, sauf celui-là. Et s’il était rare qu’on le voie agir ainsi, cette fois, c’était plus fort que lui. Il ne s’en rend même pas compte. Et s’il s’en rendait compte, probablement n’assumerait-il pas. Parce qu’il ne faisait pas dans ce genre de sentiment. Il ne faisait tout simplement pas dans les sentiments et n’avait officiellement pas cette part d’humanité que toute personne avait. Ou peut-être qu’il l’avait mais qu’elle était si refoulée, si enfouie en lui qu’il avait oublié quel effet cela pouvait avoir. Il reste un temps long devant le club avant d’agir, cherchant la meilleure manière d’aborder quelqu’un que l’on avait plus vu depuis près de dix-sept ans, quelqu’un qui vous haïssait et quelqu’un bercé par la rancœur. Il n’y avait pas de bon moyen en réalité, il le savait. Il passe une main dans son dos et attrape son arme qu’il glisse doucement sur le devant de son pantalon ajusté, afin qu’elle lui soit plus facilement atteignable. Puis il avance. Il avance doucement mais d’un pas déterminé vers cet homme plus grand que lui et probablement plus baraqué, mais qui ne lui faisait pas le moins du monde peur. Il en avait supprimé des plus impressionnants. Il s’arrête et le toise du regard sans la moindre retenue. Le genre de regard dangereux, le genre auquel on n’a pas envie de se confronter, le genre qui permet sans le moindre mot de faire passer quelque chose, quelque chose de glaçant et de terrifiant. « Est-ce que le boss est là ? » Son ton n’est pas le moins du monde amical et cela est voulu, outre le fait que c’est le ton qu’il emploie quotidiennement. Le videur, patientant devant l’entrée VIP bombe le torse, comme pour lui faire comprendre qu’ici, il est le chef et que Sloan, n’avait en rien le droit de se prendre pour plus qu’il n’était. Après tout, pour ce garde du corps, l’homme qui se tenait devant lui n’était qu’un inconnu, qui faisait certes froid dans le dos mais qui n’avait en rien de place chez les VIP. Il fronce alors les sourcils et fait un pas sur le côté afin de lui empêcher un quelconque passage. « Pourquoi, qui le demande ? » Ce videur semblait méfiant. Probablement avait-il peur pour son patron, ou probablement était-ce le protocole, mais Sloan n’avait pas le temps pour cela. L’homme de main serre alors la mâchoire et se rapproche de son interlocuteur, si proche que toute personne aurait eu un geste de recul, pas le videur qui n’avait de toute évidence pas conscience de l’homme qui se trouvait en face de lui.  Dans une discrétion qui fait son succès, Sloan sort son arme qu’il braque sur l’abdomen du videur. « Répondez à ma question ! » Il le fusille du regard et le videur s’immobilise sur place. Probablement ne s’était-il pas attendu à ce que la conversation s’oriente vers cela, probablement n’avait-il encore jamais été braqué, sentait le canon d’une arme chargée à travers sa chemise trop serrée. Il déglutit mais reste un instant fier, ne bougeant pas. Mais bien sûr, Sloan insiste, laissant transparaitre dans son regard tout le mal qui pourrait lui arriver si jamais il ne lui obéissait pas. Baigné par la peur et l’angoisse, le videur finit par céder non une once de culpabilité. « Allez-y. » Il se rue à droite pour laisser libre circulation à Sloan qui range sereinement son arme sans que personne n’ait eu le temps de la voir. Fier, Sloan fait un signe de tête à son interlocuteur avant de pénétrer dans le club. Et un sourire nait à l’instant même où il entend le videur appeler celui qui devait probablement être son patron, Anton Sheffield. C’était exactement ce que l’homme souhaitait. Il avait recherché à ce que son frère sache qu’il se trouvait là, ou tout au moins sache qu’il allait probablement devoir intervenir face à un homme dangereux. Et quelque part, il avait hâte de voir la tête que ferait son frère lorsqu’il verrait que cet homme en question n’était autre que son aîné. Observateur, Sloan jette quelques regards aux alentours avant de trouver l’endroit où il attendrait patiemment et sagement son frère. Un endroit un peu reculé où était prévu des fauteuils. Sur le chemin, il attrape sans la moindre délicatesse le bras d’une femme qu’il attire vers lui. Si elle est un instant confuse, lorsqu’elle découvre le visage de Sloan, elle se laisse aller. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vu,  mais probablement son physique et son air dangereux font son effet. Il fallait bien qu’il s’occupe en attendant que le grand patron ne se décide à sortir de sa tanière. Et quoi de mieux que les courbes d’une femme pour patienter ?
Revenir en haut Aller en bas
❉ locked hearts and hand grenades
avatar
locked hearts and hand grenades

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 28/04/2016
›› Love letters written : 754
›› It's crazy, I look like : jensen naughty ackles
MessageSujet: Re: there's no way out ✭ sheffield brothers Mer 13 Déc - 13:16

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Anton and Sloan Sheffield
WHEN YOU PLAY THE GAME, YOU WIN
OR YOU DIE, THERE IS NO MIDDLE GROUND

---------------✭---------------

Si Anton Sheffield possédait aujourd’hui une magnifique demeure dans le quartier de Triangle Platinum, il était presque difficile de le croire puisqu’il passait aujourd’hui tout son temps ou presque au sein du Viper. Plus que le fait d’être un gérant concerné, tout les business du jeune homme passait par ce lieu et il ne supportait pas de laisser la main à qui que ce soit d’autre que lui, ayant depuis toujours des problèmes de confiance. Il ne sait pas quand est-ce que cela avait commencé réellement, ni le pourquoi du comment mais dès son plus jeune âge le petit garçon qu’il était alors avait toujours beaucoup, beaucoup de mal à croire ce que les gens pouvaient lui dire en faisant de grands sourires, il ne croyait pas un traitre mot de ce que pouvait lui dire les adultes, ou même ceux qui ce faisait appeler ses copains. Anton avait toujours eu confiance en lui, et en lui seul. Avec sa famille il avait fait d’infimes exceptions pour ses deux frères, car si le courant ne passait pas du tout avec sa mère qui ne comprenait pas ce qu’elle avait bien pu faire de mal pour n’avoir pour ainsi dire aucun contrôle sur son lui, ou encore moins avec son père qu’il ne voyait jamais. Les choses étaient différentes avec ses frères, il prenait Sloan pour un modèle peut être la seule personne avec qui il avait eu de réelles conversations, et protégeait un peu trop leur frère qui n’avait pourtant rien demandé à personne. Et puis il avait appris de ses erreurs, appris que même ceux que l’on pense être sa famille, ceux qui sont censés ne jamais nous trahir le font quand même et cela à fini de forger cette carapace qu’il avait commencé à construire tout doucement. Son frère les avait abandonnés seuls face à eux même et face à cette vie qui semblait s’acharner sur la famille Sheffield, ce n’est pas une légende, le décès de ses parents n’a pas touché Anton comme cela aurait de toute évidence du le faire, certainement parce qu’il n’avait pas de réelle relation avec eux. Après tout ils passaient leur temps à vouloir que leur petit garçon qui jouait aux voiture revienne, sans prendre en compte le fait que leur enfant avec grandit, changé et n’acceptant jamais ce changement venant de sa part. Alors il c’était éloigné d’eux d’une façon si simple, que cela aurait pu occuper un psychologue pendant des heures. Leur décès avait pourtant changé une chose importante dans sa vie, celle qui avait finalement fait basculé l’adolescent dans un monde qui deviendrait son antre par la suite. Los Angeles était son royaume comme il aimait l’entendre souvent, c’était cette ville qui l’avait vu naître par deux fois, celle ou il avait poussé ses premiers cris, mais aussi celle ou il avait fait couler du sang de sa main pour la première fois. C’était aussi celle qui l’avait fait plus souffrir qu’il n’aurait pu le croire, car si Anton n’avait pas beaucoup de faiblesses et continuait de dire qu’il n’en avait aucune, celles qui l’avait fait le plus souffrir ce trouvaient ici. Il ne passait plus dans cette ruelle ou il avait retrouvé le corps froid de son jeune frère, sans vie parce qu’il avait pris le mauvais dosage de drogues … Il est incapable de s’y rendre car il sait qu’en le faisant il finirait par s’effondrer. L’autre fantôme de sa vie porte un nom et un sourire qui hante ses jours et ses nuits, un fantôme qui depuis peu est de retour pour tester sa capacité à y résister. Résister à Evie n’a jamais été chose aisée pour le jeune homme, il ne croit pas en avoir été capable un jour en réalité qu’il fusse sobre ou sous l’emprise de la drogue. Seulement depuis qu’elle est revenue il joue avec le feu et il en à parfaitement conscience, ressentant le besoin d’évacuer sa rage et ses pulsions ailleurs qu’en emprisonnant ses lèvres pour ne jamais la laisser partir de nouveau, même si il était la raison qui l’avait fait fuir dans un autre pays, la séparant de lui par un océan. Là figuraient ses deux faiblesses que peu de gens connaissaient, et si certaines en avaient alors connaissance c’était parce qu’il leur faisait confiance, elles étaient peu donc. Jason lui continuait parfois de voir le regard perdu que pouvait adopter Anton par certains moments, cet homme qu’il avait sortit de prison sans en savoir beaucoup plus que le fait qu’il avait des capacités qui pouvait l’intéresser. Une jeune fille était venu le voir désemparée, et en général cela ne l’intéressait pas du tout. Pourquoi c’était-il arrêté sur elle cette fois-ci ? Mystère. Mais le fait est que d’une certaine façon elle avait changé sa vie, car aujourd’hui il n’avait plus réellement l’impression d’être seul, et cela lui donnait une force nouvelle. Ce soir était une soirée comme les autres, assez banale finalement quand on y pensait car il ne passait pas tout son temps libre à fracasser le crâne des gens, ni encore à refiler de la poudre blanche à de pauvres gamins en manque. En réalité avec le temps il passait plus de temps à graisser la pâte de certaines personnes pour agrandir ses projets qu’autre chose, et laissait le sale travail à ses employés. Et puis il n’allait pas mentir l’arrivé de Jason avait permis beaucoup de choses, il était la seule personne en qui il avait assez confiance finalement pour lui donner les responsabilités qu’il gérait seul auparavant. Ce soir était l’un de ses soirs, Reese et Jason était en vadrouille après qu’ils aient tout trois soutirés des informations dont ils avaient besoin sur un mec qui revendait leurs produits sans scrupules, en prenant soin de le couper avec toutes sortes de saloperies entre temps. Cela avait déjà attiré l’attention des flics sur eux par deux fois, et si les belles paroles d’Anton avaient jusqu’alors fait illusion il ne voulait pas que cela arrive une troisième fois. Puisqu’il fallait impérativement la présence de l’un d’eux au Viper car le jeune homme ne supportait pas de laisser son club sans surveillance, il avait donné pour mission à ses hommes de retrouver le salopard qui foutait la merde dans ses affaires et de l’amener au hangar pour qu’il finisse le travail. Il avait donc rapidement repris le chemin du bureau et n’avait pas fait de détours ce rendant directement dans son antre. Son bureau possédait une vue imprenable sur le club, ne comptant plus le nombre de fois ou il c’était installé là pour regarder les gens danser dans cet endroit qui était le sien aujourd’hui et qui avait constitué une partie de sa fortune aujourd’hui. Mais ce soir il c’était dirigé vers sa salle de bain, nettoyant ses mains et changeant de chemise pour qu’on ne puisse pas soupçonner les activités qu’il aurait pu avoir avant de venir à cause du sang qui maculait la peau de ses mains, et les rebords de sa chemise. Comme à son habitude il ce dirige vers son bar, débouche l’un de ses plus vieux whisky avant de s’en servir un verre et de ce délecter de ce liquide tandis qu’il jette un coup d’oeil au registre, celui qui semble parler des stocks d’alcool du club tandis qu’il parle de son stock de cocaïne. Les derniers arrivants venaient du Mexique, les choses avaient été difficile à réaliser mais il l’avait fait parce qu’il voulait le meilleur produit qu’il soit pour son business et de ce fait, il préférait garder un oeil tout particulier à ses affaires. Il passerait surement à l’entrepôt plus tard dans la nuit afin de s’assurer que les choses suivaient convenablement leur court. Finalement cet empire qu’il avait était tout ce qui lui restait, il en avait parfaitement conscience et il s’y accrochait plus que de raison. Jamais il n’avait prévu que les choses ce passent comme ça, jamais il n’aurait penser prendre la main sur la côté-ouest mais c’était ainsi que les choses c’étaient produites et il y’avait trouvé son compte finalement. C’était sa vie maintenant et il avait l’impression d’avoir enfin trouvé sa place dans ce monde qui était le sien à présent. Profitant l’espace de quelques minutes d’un peu de calme, il est rapidement coupé par la sonnerie de son téléphone portable, celui qu’il utilisait pour le boulot et celui auquel il répondait toujours donc. Le videur, que voulait-le videur ? Il soupire avant de placer son téléphone contre son oreille «  Ça à intérêt d’être important. » car Anton ne supportait pas qu’on le dérange, moins encore quand il venait déjà d’avoir une soirée aussi lourde que celle-ci. Le fait de frapper des hommes était un passe-temps mais les conséquences étaient toutes autre, il avait la tête à tout autre choses qu’à un videur pas capable de faire son travail et les paroles de ce dernier ne vinrent pas le calmer, au contraire. Qui osait entrer de la sorte dans son club ? Balançant son téléphone sur le bureau, il attrape son arme qu’il glisse à sa ceinture et descend au club. Des têtes allaient tomber ce soir, ce videur était un incapable pour ce laisser ainsi mener par le bout du nez, et cela rendait le gérant complètement fou. Visiblement l’énergumène en question ne savait pas contre qui il venait de ce frotter, Anton n’était pas un enfant de coeur et si lui portait toujours des armes, il n’acceptait pas que l’on en amène dans son club quelconque objets de la sorte, c’était le genre de choses qui pouvait nuire à sa réputation. Rapidement il est intégré dans la foule, s’apprête à rejoindre Harry à l’entrée pour que celui-ci lui donne une meilleure description, quand il sent son regard attiré dans un coin. Comme si finalement il savait ou aller, ou regarder, comme si il avait sentit sa présence malgré la centaine de personnes qui ce trouvaient là ce soir. La claque est grande, trop grande. Cet homme il le reconnaît tout de suite, sans même attarder son regard sur la femme qui ce trouve sur ses genoux. Il le reconnaît bien trop, l’image presque conforme de leur père. Cet homme il le croyait mort depuis longtemps … Il lui faut quelques secondes seulement pour changer de sens, pour s’approcher du coin ou Sloan c’est caché, prenant un bouclier avec de jolies courbes mais Anton s’en fou. Quand il ce trouve en face de lui sa tête en dit long, «  Qu’est ce que tu fou là ? » sa voix est froide, sans équivoque, Sloan n’est pas le bienvenue ici, et cela sonne comme une évidence. Dans aucune versions de sa vie il n’y voyait son frère, et sa présence aujourd’hui n’était pas du tout ce qu’il voulait. Le sourire de Sloan le fait bouillir de rage, finalement son regard ce pose sur la femme qui les sépares, elle tremble «  Dégage. » déclare t-il tout simplement, et ce simple mot suffit à la faire ce lever. Sloan semble vouloir l’arrêter mais elle doit savoir qu’il s’agit là pour elle de la seule et unique sortie de secours alors elle part. Et c’est la meilleure chose à faire pour elle, car ce retrouver entre les frères Sheffield n’était pas une bonne chose. «  Tu n’es pas le bienvenue ici, Sloan. » C’était d’une évidence claire, mais face à son frère Anton perdait ses moyens. C’était ridicule, honteux. Son frère ce trouvait là, et il était aveuglé par la rage qu’il pouvait éprouver à l’égard de cet homme qui était finalement la seule et unique famille qui lui restait.
Revenir en haut Aller en bas
❉ locked hearts and hand grenades
avatar
locked hearts and hand grenades

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 09/10/2017
›› Love letters written : 413
›› It's crazy, I look like : dylan sexy bruce
MessageSujet: Re: there's no way out ✭ sheffield brothers Mar 16 Jan - 22:56

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Anton and Sloan Sheffield
WHEN YOU PLAY THE GAME, YOU WIN
OR YOU DIE, THERE IS NO MIDDLE GROUND

---------------✭---------------

Leurs souffles se mélangent, s’immiscent l’un dans l’autre alors que leurs lèvres se cherchent avant de se trouver, longuement, fougueusement, sans le moindre romantisme, comme si leur seule volonté était réduite à des besoins primitifs. C’est ainsi que Sloan Sheffield embrassait cette femme qu’il avait choisie au hasard en pénétrant dans l’antre du club en vogue détenu par son cadet. C’est ainsi qu’il embrassait toutes les femmes en réalité ces dernières années, ne s’embarrassant le moins du monde d’une quelconque douceur. Un animal, voilà ce qu’il était, en proie à ces femmes faciles qui ne posaient pas de question et qui se contentaient de ce qu’il leur offrait, quelque chose de brutal, bestial qui aurait pu en effrayer plus d’une. Mais tout ceci était loin de ses considérations. Car, ce soir, une chose était sûre, ni les femmes ni profiter d’un corps si peu chaste, n’était sa préoccupation première. La vérité était qu’il faisait cela uniquement pour patienter, pour s’occuper en attendait que son frère ne daigne se montrer. Peut-être était-ce là un moyen aussi de provoquer Anton, un moyen de lui montrer que lui aussi pouvait prendre ses quartiers, s’en accaparer et être le maître des lieux, de se permettre de faire ce genre de chose que la décence n’aurait pas voulu qu’il fasse et qu’Anton devait probablement se permettre de faire sans la moindre retenue. C’était pour les mêmes raisons qu’il s’était permis d’entrer en fanfare, menaçant d’un révolver glaçant ce bien trop peureux pour le métier qu’il faisait, videur à l’entrée du club. Sloan avait envie qu’on le remarque. Ou tout au moins, il avait envie que Anton Sheffield le remarque. Qui avait-il de mieux que la provocation pour cela ? C’était un art que Sloan maîtrisait à merveille et qu’il lui avait toujours collé à la peau, surtout lorsqu’il était encore un adolescent, fougueux, bagarreur et assez intelligent pour être toujours dans les bons coups. Sloan Sheffield n’était pas un homme fréquentable, il n’était pas un homme généreux, aimant et complaisant. Non, il était pour ainsi dire, tout le contraire. Bercé par ses propres intérêts, il n’avait que faire des autres. Il trahissait comme il l’entendait, il tuait pour l’argent, il fuyait dès lors que quelque chose ne l’intéressait plus et ne s’ouvrait véritablement à quiconque. Peu de personne faisait exception à cette philosophie. Peu de personne bénéficiait de sa compassion et de son affection. Parce que ceci était synonyme de faiblesse et Sloan s’était toujours débrouillé pour n’avoir aucune faiblesse. C’était pour cela qu’il fuyait, qu’il trahissait et jouait de coup bas. Pour ne faire entrer personne dans sa vie, pour ne pas laisser s’exprimer son organe vital qui battait plus qu’il ne devrait dès lors qu’il était question de certaines personnes. Des personnes qu’il avait aimées, et qu’il aimait probablement toujours. Des personnes qu’il avait pour certaines trahi, pour d’autre fuit. Pourtant ces personnes demeuraient quelque part, enfoui sous une multitude de carapaces dont il ne se débarrassait jamais, ou presque. Alors que faisait-il là ? Que faisait-il là, la langue perdue dans la bouche de cette parfaite idiote, attendant qu’un fantôme de son passé ne le remarque. Un fantôme qui n’était pas n’importe qui. Un fantôme qui portait son nom, qui partageait son sang et qui comptait pour lui bien plus qu’il ne voulait bien l’admettre. Parce que Sloan Sheffield était un homme sans la moindre pitié, la moindre faille, la moindre émotion et il se montrait là dans toute sa provocation, jouant d’artifices classiques. Pourtant, quelque part, sommeillait en lui des regrets. Des regrets non assumés qui avaient guidé ses jambes jusqu’à cet endroit. Un endroit qui était exactement à l’image de l’homme qu’il avait connu jadis. Un homme sombre, un homme obscur, bercé par la volonté de prendre une revanche sur la vie et de faire perdurer un business pour lequel il serait qualifié de meilleur. Anton tenait sa revanche. Il l’avait et quelque part, une once de fierté perlait dans l’organisme du premier né des Sheffield. Sloan était censé leur montrer la voie, celui qui avait toujours été le modèle, le protecteur, le garant de la sécurité et du bien être de ses deux petits frères. Il avait pourtant failli à cette tâche, il le savait et il en était l’unique responsable mais pouvait-on véritablement en vouloir à un gamin, torturé par une vie si sombre, une vie faite de violence, de sang et de cadavre. Oui on pouvait, car finalement Sloan n’avait plus d’excuse. Car il avait grandi, il avait mûri, avait une situation et il n’avait jamais fait demi-tour. Il n’avait jamais rebroussé chemin en plus de dix-huit années. Enfin, il l’avait fait, une fois. Le jour de l’enterrement du petit dernier, celui qui avait malheureusement péri dans les méandres de la drogue. Il avait assisté à l’événement, de loin, se rendant compte qu’il était trop tard. Qu’il ne pouvait plus revenir alors qu’il venait d’ajouter à sa série de méfaits, l’assassinat indirect de son petit frère. Car oui, Sloan savait qu’au fond, il était celui qui était responsable et qui avait failli à son rôle. Parce que leur parent n’était plus là pour s’occuper d’eux et que lui avait tout de même décidé de les abandonner, alors que finalement, il était tout ce qu’ils leur restaient. Il était celui sur qui on comptait et il avait refusé. Refusé d’être cette figure paternelle sur laquelle on pouvait se fier, se reposer et il avait préféré la solitude d’une vie loin de tout cela, alors même qu’ils étaient cette part d’humanité qui sommeillait en lui. Cette part, ils étaient les seuls à pouvoir la faire resurgir à l’exception d’une autre personne, d’une femme. Une femme qui, malgré le temps qui s’écoulait, malgré la distance et la souffrance, faisait toujours partie de lui, ayant capturé cet infime cœur qu’il lui restait et qui se propageait dans tout son corps, jusqu’à sa moelle. Elle était celle qui le rendait meilleur et qui l’avait toujours rendu ainsi. Aujourd’hui, elle faisait à nouveau partie de sa vie et c’est sa présence qui avait fait naître en lui la volonté de faire irruption dans ce club. Car quelque part, derrière toute cette provocation, derrière toute cette haine et ses ressentiments, flottait l’infime espoir de renouer avec celui qui était à bien des égards son reflet. Anton et Sloan Sheffield avaient toujours eu beaucoup en commun. Ils se sont toujours bien plus compris que toutes les personnes faisant parties de cette famille. Ils ont toujours eu la même philosophie, la même noirceur et le même tempérament. Ils étaient les mêmes, des semblables qui comptaient l’un pour l’autre avant que Sloan ne balaie tout cela d’un revers de la main sans même se retourner. Et il n’eut plus qu’un vieux souvenir de son frère pour le hanter comme unique famille. Ses genoux, ses mains, ses lèvres, absolument tout le corps de Sloan semble être occupé, accaparé par cette femme et pourtant son esprit et son regard sont ailleurs, cherchant ce frère qu’il attendait tant. Un mince sourire s’affiche sur ses lèvres pourtant bien prises lorsqu’il voit au loin cette silhouette qui l’observe à travers toutes ces idiots bien trop ivres pour se rendre compte de ce qui était en train de se dérouler juste devant leur yeux. Ce n’est que lorsqu’Anton se poste devant eux qu’il se décide enfin à rompre ce baiser, sans pour autant lâcher cette pauvre femme. Sloan appuie alors son regard sur celui de son frère, levant légèrement la tête pour se donner une certaine hauteur. Il n’a pas un regard pour cette femme, pauvre victime, mais Sloan ne lui offre pas beaucoup plus d’intérêt. Non, il est perdu dans l’observation de celui qui était son sang. Le visage d’Anton en dit long. Sa prestance également, tout comme ses poings jonchés d’égratignures. En fin observateur qu’il était, Sloan fait lui-même les analyses de ce qu’il pouvait observer, allant de l’élégance de son frère, de ses poings blessés, de ce regard menaçant et de cette haine qui transparaissait à travers tous ses pores, jusqu’à cette poudre blanche qui semblait traîner sur l’ensemble des tables ici. « Qu’est-ce que tu fous là ? » La froideur de la voix d’Anton est glaçante. Elle aurait glacé n’importe qui sur place en réalité. Mais pas Sloan. Parce qu’il maniait cette même intonation à merveille et qu’il s’était plus ou moins toujours adressé à son frère de cette façon. C’était une marque de fabrique, un moyen de communiquer propre aux Sheffield. Ceci même s’il ne faisait l’ombre d’un doute qu’Anton était à l’heure actuelle bercé d’une colère sans borne à l’égard de celui qu’il n’avait surement pas envie de voir ici ce soir, ni peut-être jamais. Sloan plisse alors légèrement les yeux en toisant son frère du regard. « Bonsoir Anton. » Un mince sourire, qui serait plus de l’ordre du rictus, s’immisce sur un visage peu enclin à une quelconque joie. Un sourire qui fait immédiatement monter la colère d’un Anton déjà excédé par la présence même de son aîné et probablement par son comportement rempli de provocation. Pourtant, c’est vers celle qui est perchée sur les genoux de Sloan, qu’Anton s’adresse. Il la fusille du regard et Sloan la sent se crisper immédiatement, probablement a-t-elle enfin compris que sa position était inconfortable et qu’il était grand temps pour elle de mettre les voiles si elle ne voulait pas se retrouver au milieu de deux armes chargées. « Dégage. » Elle commence à se lever, se séparant des genoux sur lesquels elle avait pris place depuis de très longues minutes, mais Sloan, simplement par esprit de contradiction, serra probablement un peu trop fort le bras de la jeune femme pour l’inciter à rester. Elle grimace, probablement surprise par la douleur et insiste, visiblement désireuse de quitter au plus vite cette brutalité. Il la laisse finalement partir avant de reporter son regard vers Anton, qui venait de ruiner celle avec qui il aurait pu passer du bon temps dans les toilettes du club. « Tu n’es pas le bienvenue ici, Sloan. » Ca il le savait, se doutant parfaitement de l’accueil qu’allait lui réserver Anton. Celui-ci était d’ailleurs plutôt normal et légitime compte tenu de la situation. Mais cela n’arrêtait pas pour autant Sloan. Il se redresse et se lève enfin de ce fauteuil sur lequel il avait pris place. Il réajuste sa veste et replace son arme derrière son pantalon. Ceci avant de faire quelques pas vers son frère. « C’est comme ça qu’on accueille son grand frère ? » Il arbore un sourire qui se veut insolent alors qu’il vient poser une main peu délicate sur l’épaule de son interlocuteur, qu’il presse doucement. Il savait que ses propos allaient agacer encore plus un homme qui bouillonnait déjà devant lui, mais après tout, que pouvait-il dire d’autre. Il n’était pas le moins du monde le genre à présenter de quelconques excuses ni même à se mettre à pleurnicher devant qui que se soit. Non. Lui préférait agir comme il agissait toujours avec ses proches, de manière brutale et arrogante. « Tu as fait du chemin petit ! » Il jette un regard vers l’ensemble de l’établissement en infantilisant son frère, comme pour lui montrer que finalement, il était l’aîné et qu’il devait en prendre conscience. Il acquiesce lentement, observant les lieux. Son regard s’arrête un instant sur une table avant qu’il ne reporte son attention sur Anton. « Peut-être que les parents seraient fiers de toi, puisqu’ils ne l’ont jamais vraiment été ! » C’était gratuit et puéril mais c’était du Sloan dans toute sa splendeur, lui qui avait toujours été dur que ce soit avec lui-même ou avec les autres, et plus particulièrement avec ses frères qu’il a toujours protégés avec toute la fermeté qu’on lui connaît. Puis il s’éloigne quelques secondes afin de s’emparer de ce qu’il avait repéré depuis qu’il avait pénétré dans l’établissement. Son regard se durcit et il balance le petit sachet de poudre blanche sur son frère avec une virulence folle, ne faisant guère attention aux complaintes de la personne à qui il avait volé le butin. « Alors tu vends ce qui a tué ton frère c’est ça ? » Cette fois, toute once de sourire avait disparu du visage de l’homme, fusillant du regard son cadet. Sloan n’était pas idiot, les substances illicites semblaient être monnaie courante ici et il était à peu près sûr que cela était dû à un commerce que le dirigeant devait soit tolérer soit orchestrer. Et finalement, on découvrait là que Anton, malgré tous les reproches qu’il pouvait faire à son frère, n’était pas mieux qu’il ne l’avait été.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

all these memories seem so old


MessageSujet: Re: there's no way out ✭ sheffield brothers

Revenir en haut Aller en bas

there's no way out ✭ sheffield brothers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Triangle platinum :: the viper room
-