Partagez|

there's no way out ✭ sheffield brothers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ locked hearts and hand grenades
avatar
locked hearts and hand grenades

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
›› Los Angeles since : 09/10/2017
›› Love letters written : 131
›› It's crazy, I look like : dylan sexy bruce
MessageSujet: there's no way out ✭ sheffield brothers Jeu 2 Nov - 14:32

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Anton and Sloan Sheffield
WHEN YOU PLAY THE GAME, YOU WIN
OR YOU DIE, THERE IS NO MIDDLE GROUND

---------------✭---------------

Flanqué derrière la vitre de sa chambre d’hôtel, Sloan Sheffield observe l’horizon, se demandant bien ce qu’allait donner cette fin de soirée. Bien sûr, au vu de ce qu’il avait prévu de faire, elle n’allait pas être de tout repos et probablement allait-elle être terriblement éprouvante mais c’était un passage obligatoire, un dur moment à passer auquel le grand brun tenait. Il était rare que quelque chose lui tienne à cœur ainsi, bien plus enclin de cette stratégie de nonchalance, de replis et de laisser aller. Car après tout, bien souvent, il jugeait que bon nombre de chose ne méritait pas son attention. Pourtant aujourd’hui, il tenait à ses actions ultérieures. Il y tenait parce qu’il ne pouvait décemment revenir à Los Angeles sans l’avoir vu. Lui, la seule personne encore en vie de la famille Sheffield. Anton. Son petit frère. Celui pour lequel il s’était battu plus jeune, celui pour lequel il avait été le modèle et avec qui il partageait plus qu’un nom de famille, une véritable philosophie. Sloan était pleinement conscient que son frère devait vouer à son égard une haine sans borne. Après tout, il les avait lâchement abandonné, au moment même où ils avaient le plus besoin de lui. Il l’avait fait sans hésiter une seule seconde, sans se retourner, jamais. Et si Sloan ne regrettait jamais ses actes, celui-ci faisait quelque part parti de ses seuls regrets dans sa vie. Bien entendu, il ne regrettait pas d’avoir tiré un trait nécessaire sur cette vie faite de contrainte et de fardeau parce qu’il se sentait oppressé et manquait cruellement d’air dans cette famille à problèmes. Mais il regrettait le fait d’avoir dû en faire subir les conséquences à ses frères. De plus, il était conscient que chacune de ses activités n’allait faire qu’attirer encore plus d’ennuis à sa famille. Plus encore, il savait très bien que pour exercer l’activité qui le faisait aujourd’hui vivre, il devait se délester de tout sentiment, de toute notion d’humanité et surtout, de toute faiblesse. Ces frères étaient sa faiblesse. Du moins ils l’étaient avant qu’il ne les raie de sa vie sans la moindre difficulté. Enfin, c’est ce que les apparences montraient alors que la réalité avait été bien plus difficile. Mais là n’était pas la question, car aujourd’hui Sloan assumait parfaitement ses actes, bercé par cette habitude de ne absolument rien ressentir. Alors oui, il ne ressentait rien, en théorie. Pourtant, il était là, dans sa chambre d’hôtel sans prétention, en train de se demander si ça n’était pas une mauvaise idée, et si les choses n’allaient pas mal tourner. Il se racle la gorge avant de hausser les épaules pour lui-même. Que pouvait-il arriver de toute façon ? Absolument rien qui ne pouvait effrayer un homme comme lui c’était une certitude. Il attrape alors son arme qu’il coince à l’arrière de son pantalon, arme dont il ne se séparait jamais. Il ignorait si cette rencontre fortuite supposait qu’il allait devoir utiliser ce révolver, mais le fait est que la prudence devait être de rigueur, comme à chaque fois que Sloan mettait un pied dehors. Après tout, il était rémunéré pour prendre la vie des gens, si bien qu’il savait qu’un beau jour, quelqu’un viendrait prendre la sienne, comme un juste retour des choses. S’il s’était habitué à vivre avec cela, ça ne l’empêchait pas de vouloir préserver un temps soit peu sa vie. D’autant qu’il avait ces derniers temps, bon nombre de chose à faire avant de rendre son dernier souffle. Et le fait de fouler à nouveau le sol de la ville des anges n’y était pas étranger. L’aîné des Sheffield se tourne alors et observe quelques instants son reflet dans le miroir. Si d’ordinaire il n’y voit rien, outre une âme vide, aujourd’hui, une timide flamme semble vouloir percer, virevoltant avec difficulté dans cette véritable guerre contre le monde entier. L’espoir. L’envie. L’adrénaline. C’est cela qui le fait tenir et qui l’incite à se rendre dans cet endroit qui était devenu le terrain de jeu de ce frère oublié. C’est une fois la nuit tombée, une fois que celle-ci est même bien avancée qu’il foule la devanture du Viper, club ô combien renommé du centre ville de Los Angeles. Il s’arrête devant la porte et cette foule de personnes qui font la queue pour y entrer. Dubitatif, il se demande ce que ces gens peuvent aimer dans le fait de se retrouver coller à de multiple inconnu, transpirant de sueur et sentant les effluves d’alcool. Il se demande ce qui peut attirer ces gens, dans le fait de suffoquer par manque d’air. Il hausse les épaules, laissant cette question sans la moindre réponse et observe le travail de son frère. Quelque part, sommeille une certaine fierté. Parce qu’Anton était parti de rien, qu’il avait fait son chemin seul et qu’il était parvenu à se faire un nom et être cet homme qu’il rêvait d’être. Un homme influant, un homme de pouvoir, un homme charismatique qui impressionnait par son simple regard. Toutes ces années, Sloan avait gardé un œil lointain sur son frère et sur ses affaires. Il avait veillé à ce qu’il fasse perdurer son business et sa vie sans encombre et ceci parce qu’une certaine culpabilité l’avait envahi, le jour où il avait assisté de loin, à l’enterrement du dernier des Sheffield qu’il avait complètement abandonné. Mais Anton était plus fort, il avait cette force de caractère et cette ambition qui ressemblait davantage à celle dont pouvait faire preuve Sloan et en cela, les deux frères se ressemblaient bien plus qu’ils ne voudraient l’avouer. Le fait est qu’ils étaient finalement bien plus similaires qu’il n’y paraissait. Les mains dans les poches de son manteau, Sloan se mord doucement la lèvre inférieure, jusqu’à en sentir du goût du sang l’envahir. Il n’avait pas de tic, pas la moindre manie qui viendrait trahir une quelconque peur, un quelconque stress, sauf celui-là. Et s’il était rare qu’on le voie agir ainsi, cette fois, c’était plus fort que lui. Il ne s’en rend même pas compte. Et s’il s’en rendait compte, probablement n’assumerait-il pas. Parce qu’il ne faisait pas dans ce genre de sentiment. Il ne faisait tout simplement pas dans les sentiments et n’avait officiellement pas cette part d’humanité que toute personne avait. Ou peut-être qu’il l’avait mais qu’elle était si refoulée, si enfouie en lui qu’il avait oublié quel effet cela pouvait avoir. Il reste un temps long devant le club avant d’agir, cherchant la meilleure manière d’aborder quelqu’un que l’on avait plus vu depuis près de dix-sept ans, quelqu’un qui vous haïssait et quelqu’un bercé par la rancœur. Il n’y avait pas de bon moyen en réalité, il le savait. Il passe une main dans son dos et attrape son arme qu’il glisse doucement sur le devant de son pantalon ajusté, afin qu’elle lui soit plus facilement atteignable. Puis il avance. Il avance doucement mais d’un pas déterminé vers cet homme plus grand que lui et probablement plus baraqué, mais qui ne lui faisait pas le moins du monde peur. Il en avait supprimé des plus impressionnants. Il s’arrête et le toise du regard sans la moindre retenue. Le genre de regard dangereux, le genre auquel on n’a pas envie de se confronter, le genre qui permet sans le moindre mot de faire passer quelque chose, quelque chose de glaçant et de terrifiant. « Est-ce que le boss est là ? » Son ton n’est pas le moins du monde amical et cela est voulu, outre le fait que c’est le ton qu’il emploie quotidiennement. Le videur, patientant devant l’entrée VIP bombe le torse, comme pour lui faire comprendre qu’ici, il est le chef et que Sloan, n’avait en rien le droit de se prendre pour plus qu’il n’était. Après tout, pour ce garde du corps, l’homme qui se tenait devant lui n’était qu’un inconnu, qui faisait certes froid dans le dos mais qui n’avait en rien de place chez les VIP. Il fronce alors les sourcils et fait un pas sur le côté afin de lui empêcher un quelconque passage. « Pourquoi, qui le demande ? » Ce videur semblait méfiant. Probablement avait-il peur pour son patron, ou probablement était-ce le protocole, mais Sloan n’avait pas le temps pour cela. L’homme de main serre alors la mâchoire et se rapproche de son interlocuteur, si proche que toute personne aurait eu un geste de recul, pas le videur qui n’avait de toute évidence pas conscience de l’homme qui se trouvait en face de lui.  Dans une discrétion qui fait son succès, Sloan sort son arme qu’il braque sur l’abdomen du videur. « Répondez à ma question ! » Il le fusille du regard et le videur s’immobilise sur place. Probablement ne s’était-il pas attendu à ce que la conversation s’oriente vers cela, probablement n’avait-il encore jamais été braqué, sentait le canon d’une arme chargée à travers sa chemise trop serrée. Il déglutit mais reste un instant fier, ne bougeant pas. Mais bien sûr, Sloan insiste, laissant transparaitre dans son regard tout le mal qui pourrait lui arriver si jamais il ne lui obéissait pas. Baigné par la peur et l’angoisse, le videur finit par céder non une once de culpabilité. « Allez-y. » Il se rue à droite pour laisser libre circulation à Sloan qui range sereinement son arme sans que personne n’ait eu le temps de la voir. Fier, Sloan fait un signe de tête à son interlocuteur avant de pénétrer dans le club. Et un sourire nait à l’instant même où il entend le videur appeler celui qui devait probablement être son patron, Anton Sheffield. C’était exactement ce que l’homme souhaitait. Il avait recherché à ce que son frère sache qu’il se trouvait là, ou tout au moins sache qu’il allait probablement devoir intervenir face à un homme dangereux. Et quelque part, il avait hâte de voir la tête que ferait son frère lorsqu’il verrait que cet homme en question n’était autre que son aîné. Observateur, Sloan jette quelques regards aux alentours avant de trouver l’endroit où il attendrait patiemment et sagement son frère. Un endroit un peu reculé où était prévu des fauteuils. Sur le chemin, il attrape sans la moindre délicatesse le bras d’une femme qu’il attire vers lui. Si elle est un instant confuse, lorsqu’elle découvre le visage de Sloan, elle se laisse aller. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vu,  mais probablement son physique et son air dangereux font son effet. Il fallait bien qu’il s’occupe en attendant que le grand patron ne se décide à sortir de sa tanière. Et quoi de mieux que les courbes d’une femme pour patienter ?
Revenir en haut Aller en bas

there's no way out ✭ sheffield brothers

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Triangle platinum :: the viper room
-