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(GENRIEL) ◊ Two Broken Souls

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MessageSujet: (GENRIEL) ◊ Two Broken Souls Jeu 2 Nov - 0:10





Two broken souls
Adriel & Genesis

« L’homme, pendant des millénaires, est resté ce qu’il était pour Aristote : un animal vivant et de plus capable d’une existence politique ; l’homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d’être vivant est en question  »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle tapotait nerveusement la poudre sous son oeil. Les stigmates de son agression étaient encore visibles. Non pas de loin, contrairement à la première semaine où son visage avait doublé de volume. Cela s’était apaisé, sans pour autant disparaître totalement. Ainsi, les regards curieux du commissariat ne cessaient de se poser sur sa silhouette élancée. Elle qui était, auparavant, pleine d’assurance, ressentait l’étrange sensation d’être une souris au milieu d’une bande de chats prêts à se jeter sur elle. Elle pouvait entendre les questionnements les plus absurdes, parfois lorsqu’elle se dirigeait jusqu’à la machine à café, elle entendait les murmures complotistes qui ne cessaient d’imaginer des théories farfelus. Il parait que Winston était en lien avec un groupe de biker. Vrai. Il paraît qu’elle se serait fait battre par l’un d’eux. Faux. Jamais un seul hall’s Angels n’oserait poser la main sur la grande Genesis, nièce de Jack Winston et muse de l’actuel président. Même si elle était partie sans dire un mot, jamais Rickon n’aurait envoyé l’un de ses hommes à sa poursuite. Jamais. Aux mains ils en étaient venus tous deux, sans pour autant se marquer, cela était toujours des objets insignifiants qui ouvraient la danse sur une étreinte diabolique et intense. Celui qui s’était introduit dans sa propre maison, mettant en danger son propre fils courrait à sa perte, car elle mettrait sa vie en jeu s’il le fallait, mais elle retrouverait cet homme et lui ferait payer au centuple. Elle déposa le coton à côté du lavabo, posant ses mains autour des jointures de ce dernier, elle sentit un long frisson traverser son corps, l’image des iris de Priam qui s’étaient posés sur elle, ce regard innocent interloqué par cette scène d’une violence atroce. Elle maudissait son agresseur non pas pour les marques qu’il avait laissé sur sa peau, mais pour ce qu’il avait osé poser dans l’esprit de son innocent petit garçon. Des larmes de rages lui brouillèrent la vision tandis qu’elle tenait d’observer son propre reflet dans le miroir, luttant avec l’envie de lancer son propre poing dans cette dernière.

La chasse d’eau de l’un des WC l’a sorti de sa torpeur et de son élan de hargne. Elle se redressa, étirant ses omoplates, plaçant la poudre beige à l’intérieur de son sac qu’elle porta à son épaule. Une grande inspiration, enfin lorsque la jeune femme sorti Genesis lui offrit le sourire le plus faux qu’il lui était possible de donner. Gen’ n’était pas une femme particulièrement sociable, jamais elle ne courrait après les êtres humains, elle se contentait d’un cercle restreint d’amis qui étaient en réalité sa famille ou tout comme. Elle ne faisait confiance en rien n’y personne, sa devise était de se méfier du serpent qui entoure le coeur de chaque être humain. Chacun vivant pour ses propres désirs. Elle dénoua sa toison de panthèrenoir, laissant quelques longues mèches couvrir ses hématomes encore visibles. Enfin, elle traversa le commissariat en tentant de combler sa frustration et son agacement par un semblant d’assurance. L’affaire. Seule comptait l’affaire et rien d’autre. Son travail était sa passion. De ce fait, les affaires les plus sordides l’avaient aidé à tenir debout malgré les épreuves. Le meurtre était sa constante. Son élément de stabilité lorsqu’elle se sentait sombrer. Ainsi, elle se plaça sur sa chaise de bureau, tandis qu’elle observait pendant quelques secondes la place vacante laissé par ce vieux Ramirez aujourd’hui à la retraite. Elle espérait que ce vieux bougre finirait par décrocher la bouteille, mais n’y croyait pas du tout au fond. D’un haussement d’épaules, elle balaya cette étrange pensée avant de plonger son regard et son attention sur les dossiers qui s’étaient accumulés pendant ces deux semaines de congés suite à son agression.

Genesis haïssait l’ordinateur de la police, trop vieux, trop lent à son goût. Elle fit claquer sa langue contre son palais, de nouveau agacée. De la paume de sa main, elle cogna contre la machine en pestant contre cette dernière avec acharnement. Elle continua l’exercice pendant quelques minutes jusqu’à ce que la machine électrique ne veuille bien cesser son caprice. Décidément, sa première journée de reprise finirait par la tuer. Lorsqu’enfin le dossier qu’elle désirait consulter avait fini par s’ouvrir la porte de son bureau s’ouvrit, laissant un courant d’air caresser ses épaules dénudées. De son pied droit, Genesis fit tourner sa chaise de bureau afin de toiser le suicidaire qui osait la déranger. Elle ne vit qu’un visage inconnu, iris azurs, cheveux auburn, légère barbe. « Vous êtes ? » Lui demandait - elle froidement tout en se levant de sa chaise, bras croisés contre son torse. Pendant quelques secondes elle entra dans une réflexion intense, les sourcils froncés, tentant de se remémorer les propres de son patron, exercice extrêmement délicat puisque Genesis Winston détestait écouter les vantardises de ce gros lards. Elle fit tapoter ses doigts contre son avant bras, s’impatientant, agacée par les défaillances de sa propre mémoire lorsqu’en fin quelques mots l’a foudroyèrent soudainement. Dont le terme « Equipier ». « Hum…mon nouvel équipier c’est ça? » Elle lui indiqua le bureau vide qui était placé face au sien d’un mouvement de tête avant de s’installer à nouveau sur sa chaise sans un mot. Pendant de longues minutes la brune incendiaire consulta le dossier de son affaire en cours, celui d’une prostituée enceinte qui s’était fait assassinée et dont le crime était un véritable mystère. Lorsqu’elle vit le regard insistant du jeune homme sur elle, elle posa sa main contre l’hématome légèrement jaunis par le fil des jours afin de le cacher. « Je pari que t’as entendu tout un tas de théorie sur ça. » C’était plus une réflexion à voix haute pour elle - même qu’autre chose.  
(c) DΛNDELION
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