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without you i feel lost at sea through the darkness you'd hide with me ※ MOLLINS

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MessageSujet: without you i feel lost at sea through the darkness you'd hide with me ※ MOLLINS Mer 1 Nov - 22:16

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my heart is beating I can't see clear how I'm wishing that you were here
ANNA MORELLO AND AIDAN COLLINS ※
If you are going to fall in love with me, it’s only fair that you know what you are falling in love with. You are falling in love with my insecurities, and my obsession with trying to figure out what everyone thinks of me. You are falling in love with my immaturity, my constant need to feel loved and appreciated, my overactive tear ducts, my internet obsession. You fall in love with my troubled past, and my hopes and dreams, and how I’m a hopeless romantic at heart. If you fall in love with me, you fall in love with my self-hate and all my imperfections and my perception that nobody could ever love me. But, you are also falling in love with the way my eyes smile when I’m with you, the way I’ll text you in the mornings just telling you I hope you have a great day. You’re falling in love with the occasionally humorous and/or thought provoking things I say, and the way I blush when people ask me about you. But to me, the most important thing will be that you are falling in love with me, despite me thinking that it is impossible.


Une odeur de désinfectant se perdait dans l'air, donnant ce parfum se perdant dans les narines de toutes les personnes marchant dans ces couloirs à la couleur si austère et macabre. Dans ces lieux, rien ne donnait l'impression que la vie pouvait être présente, que des miracles pouvaient être accomplis entre ces murs. L'effluve du désinfectant était désagréable pour presque tous les patients et rares étaient les individus aimant aussi l'idée de se rendre à l'hôpital. Cet endroit était le reflet de la maladie, des accidents pouvant tout changer, des vies détruites par un traumatisme, des pleurs des familles endeuillées par la perte d'un proche. Presque tout le monde résonnait de cette manière, imaginant qu'il n'y avait que des mauvaises choses, que les bonnes nouvelles n'arrivaient pas à traverser les épais murs de bêton, comme enfermées à l'extérieur par un obstacle infranchissable qu'elles ne pouvaient pas franchir. Ce n'était absolument pas le point de vue d'Anna Morello. Elle avait presque grandi à l'hôpital de Los Angeles. Quand elle était une petite fille, elle aimait se rendre jusqu'au bureau de son père avec sa nourrice pour qu'il puisse la récupérer avant une balade au parc ensemble. Parfois elle était venue aussi en urgence, malheureusement lorsqu'une  urgence avait appelé le père Morello pour un imprévu de dernière minute tandis qu'il était en compagnie de sa plus jeune fille. Elle n'était pas de ces êtres détestant marcher dans ce dédale infernal qu'elle avait appris à connaître par coeur. Contrairement à tous les internes lors de leur premier jour, elle ne s'était pas perdue, en une fraction de secondes, elle avait trouvé la radiologie et le laboratoire alors que les autres avaient passé plusieurs jours avant de tout retenir. De ne plus être comme des poissons perdus dans un banc de requins. Anna était un cas à part, un contraste étonnant dans cet univers où tout se ressemblait, où tout était identique. Si tous les patients allongés dans une ambulance avaient peur des malheurs pouvant se produire dans ces lieux, la jeune femme voyait surtout toutes les opérations réussies qui avaient pu sauver la vie d'une personne en danger. Chaque jour des miracles se produisaient, des cancers étaient guéris, d'autres personnes sortaient du coma sans aucune explication. La médecine était une bénédiction aux yeux de la jeune interne. Et elle ne pensait qu'à cela. Elle voulait faire partie de ce grand monde où des progrès étaient faits jour après jour, où des vaccins étaient découverts pour guérir d'une maladie jusque là incurables. Parfois il y avait des pleurs, des âmes perdues que rien ne pouvait sauver, mais il y avait aussi des familles sautant dans les bras du chirurgien leur annonçant une bonne nouvelle, des bébés pleurant joyeusement dès qu'ils venaient au monde. Il n'y avait rien qui lui plaisait plus que faire partie de ce merveilleux univers. Elle se fichait du manque de sommeil que cela pouvait entraîner chez elle, de l'odeur étrange que ses  cheveux et sa peau prenaient après une longue garde. Son internat était difficile, très souvent elle avait l'impression de ne plus sentir ses jambes quand elle sortait d'une dizaine d'heures au bloc opératoire, elle avait cessé de compter la dernière fois où elle avait pu dormir plus de huit heures de suite, et son emploi du temps était dominé intégralement par l'hôpital, ou presque. Mais c'était ce qui lui convenait. Elle était née pour être chirurgienne, pour avoir ce scalpel dans les mains, pour laisser l'adrénaline s'emparer de tout son corps avant qu'elle puisse sentir son muscle cardiaque battre plus fortement. Elle aimait tout dans cette vie qu'elle avait choisi, c'était sa voie, elle n'en doutait pas. Et s'il lui arrivait d'avoir peur de se noyer, elle prenait quelques minutes pour monter sur le toit de l'hôpital, là où elle pouvait respirer et tout finissait par aller mieux. Quelques fois, elle était rejointe par Aidan qui s'installait à ses côtés sans un bruit, sans prononcer le moindre mot, ils observaient l'horizon, presque comme si les paroles n'étaient pas importantes, ils se comprenaient différemment. Il n'était pas nécessaire pour eux de faire des grands discours ils avaient cet endroit hors du temps pour se retrouver quand ils le pouvaient, quand ils en ressentaient le besoin. Pourtant depuis quelques temps, c'était à chaque fois seule qu'elle laissait son regard contempler les immenses building de Los Angeles. Ils n'avaient plus le temps et le fait qu'ils ne partagent plus les mêmes gardes rendaient leurs moments ensemble encore plus rares malheureusement. Malgré elle, elle commençait à douter. A se laisser envahir par de mauvaises pensées les concernant. Elle avait peur de ce que l'avenir pouvait leur offrir. De le perdre tout simplement. Parce qu'elle avait cette saveur désagréable qui prenait possession d'elle et qui gagnait du terrain. Elle ne voulait pas que tout se termine, qu'ils s'éloignent mais cela était déjà le cas. Leurs rendez-vous se faisaient moins fréquents, et elle ne comptait plus le nombre de fois où ils avaient annulé l'un comme l'autre. Les urgences étaient régulières pour Aidan, elle ne pouvait pas lui en vouloir d'être pris par la chirurgie, cela serait malvenu de sa part, cependant il était difficile pour elle de cacher sa déception.  Cherchait-il à prendre ses distances car il se rendait compte que leur histoire ne pouvait pas être éternelle ? Elle ne l'espérait pas. En vingt-huit années de vie, c'était la première fois qu'elle se sentait comme ça. Qu'elle était aussi attachée à un homme et qu'elle le laissait pénétrer dans son univers. Elle avait baissé les armes sans même songer à lutter, elle n'avait pas reculé, elle avait foncé dans cette relation sans l'once d'une hésitation, incapable de lutter contre cette attirance, qu'elle avait pu éprouver envers Aidan. Une attirance qui peu à peu s'était transformée en autre chose, en cet amour profond lui lacérant presque le coeur. Elle avait eu l'occasion d'en parler à Liv qui lui avait répété de ne pas s'inquiéter, qu'elle était certaine que tout allait bien et les mots de sa meilleure amie pouvaient être rabâchées dans ses oreilles, elle n'enlevait pas cette boule lui nouant l'estomac. Surtout après une journée comme celle qu'elle avait vécu. Les heures aux urgences avaient été remplies de problèmes, elle avait perdu deux patients dont un jeune garçon de dix ans renversé par une voiture et pour lequel ils n'avaient rien pu faire. Rien n'était parvenu à mettre du sourire dans ce jour nuageux. Elle avait essayé de trouver quelque chose de bien, de capter le regard d'Aidan quand ils s'étaient croisés l'espace de quelques secondes, mais il paraissait si préoccupé qu'elle s'en était allée dans l'autre direction. Elle espérait au moins que leur soirée à deux parviendrait à l'égayer, c'était la seule pensée positive. Ce dont elle avait besoin. C'était ce à quoi elle songeait en enfilant son pull dans les vestiaires des internes. « Tu viens avec nous Anna ce soir pour boire un verre ?  ». La voix de Derek parvint jusqu'à ses oreilles et en se retournant vers lui, elle le vit en train de la regarder pour attendre sa réponse. Pour compenser le peu de temps qu'elle pouvait partager avec Aidan, elle en profitait pour essayer d'être un peu plus avec ses collègues. Au moins quand elle discutait médecine autour d'un cocktail à base de tequila, le temps passait plus vite. [color:ce61=##55977f]« Je vais rentrer dormir, je commence tôt demain mais merci, profitez bien ! », répondit-elle en esquissant un petit sourire sympathique sur le coin de ses lèvres. Elle leur cachait la véritable raison de son refus évidemment car elle avait beau s'être rapprochée un peu d'eux, il était hors de question que quiconque apprenne pour sa relation avec celui qu'ils appelaient tous le Docteur Collins. Et pour rien au monde elle ne voulait manquer ce rendez-vous. Aussi rapidement que le trafic lui permettait, elle prit la direction de sa maison où vu l'heure il était déjà supposé l'attendre. Liv et Iris l'avaient prévenu qu'elles ne seraient pas présentes, ils seraient donc entièrement seuls pour se retrouver. Personne pour les déranger. Tout du moins, elle l'espérait. En franchissant le seuil de la porte quelques minutes plus tard, elle fut étonnée de voir qu'il n'y avait personne. Pourtant, elle était elle-même en retard à cause des imprévus de sa garde. Nullement décidée à se laisser abattre, elle mit en route la musique après avoir déposé ses affaires et elle en profita pour préparer le dîner s'affairant en cuisine pour concocter un plat qu'elle aimait particulièrement. Elle n'avait guère mis longtemps à trouver la recette, prenant dans les traditions familiales mexicaines, elle avait choisi un poulet mexicain. L'un de ses repas préférés depuis son enfance et dont sa grand mère lui avait partagé la recette quand elle était adolescente. Après avoir tout coupé, elle mit tout à cuire au four le temps que la préparation chauffe.  Elle avait pensé que peut-être pendant ce temps Aidan serait arrivé, toutefois ce n'était pas le cas, elle alla donc s'installer sur le canapé. Sans s'en rendre compte, bercée par la musique qui se diffusait dans la maison, elle sentit ses paupières s'alourdir et elle les ferma. Quelques secondes seulement pour se reposer. Elle était si exténuée après ses gardes qu'elle avait besoin d'un peu de repos. Un peu de temps pour récupérer. Mais ce fut le bruit de la porte d'entrée qui la réveilla et émergeant de sa sieste imprévue, elle ouvrit difficilement les yeux. Elle jeta un léger coup d'oeil sur son portable pour regarder l'heure. Cela faisait plus d'une heure qu'elle s'était assoupie sans s'en rendre compte. Se doutant qu'il s'agissait d'Aidan, elle s'assit pour se réveiller davantage, le voyant au même moment apparaître dans son champ de vision. Apparemment lui aussi avait eu une journée et soirée difficile vu les traits crispés se dessinant sur son visage. De son côté, elle avait beau être soulagée de le voir enfin, elle ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver une forme de colère des plus étranges. Une colère avec laquelle elle n'était pas accoutumée. Et qui lui déplaisait grandement. « Je suis désolée je me suis endormie en t'attendant.  », souffla-t-elle comme pour expliquer ses yeux à moitié clos et l'air fatigué qui devait être figé sur sa tête. Elle se leva, tentant de faire naître un début de sourire sur sa bouche puis tandis qu'elle était suffisamment proche de lui, elle lui caressa doucement la joue avant d'unir ses lèvres aux siennes. Elle essayait de paraître enjouée, de ne pas se laisser gagner par une certaine noirceur, mais pour une fois la bonne humeur ne se distillait pas dans ses veines. « Il y a de quoi manger dans la cuisine si tu veux, je sais pas si tu as eu le temps de manger ou pas encore  », ajouta-t-elle calmement. Après tout, elle ne savait même pas pour quelle raison il était arrivé avec presque deux heures de retard sans lui envoyer un quelconque message pour la prévenir. Habituellement, il le faisait toujours, pour qu'elle ne soit pas inquiète, sauf que cette fois il ne l'avait pas fait. Et c'était ce qui suffisait à la déranger. A la laisser dans cette forme de torpeur qui ne lui était pas coutumière et qu'elle n'appréciait guère. Comme une preuve que son attachement pour Aidan s'était transformé en amour.
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MessageSujet: Re: without you i feel lost at sea through the darkness you'd hide with me ※ MOLLINS Lun 8 Jan - 17:16

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ANNA MORELLO AND AIDAN COLLINS ※
If you are going to fall in love with me, it’s only fair that you know what you are falling in love with. You are falling in love with my insecurities, and my obsession with trying to figure out what everyone thinks of me. You are falling in love with my immaturity, my constant need to feel loved and appreciated, my overactive tear ducts, my internet obsession. You fall in love with my troubled past, and my hopes and dreams, and how I’m a hopeless romantic at heart. If you fall in love with me, you fall in love with my self-hate and all my imperfections and my perception that nobody could ever love me. But, you are also falling in love with the way my eyes smile when I’m with you, the way I’ll text you in the mornings just telling you I hope you have a great day. You’re falling in love with the occasionally humorous and/or thought provoking things I say, and the way I blush when people ask me about you. But to me, the most important thing will be that you are falling in love with me, despite me thinking that it is impossible.


D’un calme limpide, Aidan s’était levé de la chaise où il se trouvait laissant son regard croisé ses médecins qui couraient un peu partout tandis que d’autres semblaient en pleines conversations sur des cas sur lesquelles il se trouvait. Aidan reste silencieux avant de relever son regard qui remarque le groupe de jeunes internes rire aux éclats, mais qui semble surexcités à l’idée de manifestement travailler sur des cas à part. Cela l’avait fait sourire avant que son regard regagne le bureau où il se trouvait et remarque plusieurs visages levés vers lui. Ella était présente loin d’être ravit également de se trouver à discuter administration quand elle avait eu qu’une envie, celui de sauver des vies, de toucher un scalpel et de cette ambiance que seul les médecins pouvaient comprendre. Très souvent on avait demandé à Aidan comment faisait-il pour ne pas craquer quand son métier n’était que stress à courir partout où il fallait garder les idées bien claires. Il avait souvent répondu d’un sourire que c’était parce qu’il aimait faire ce métier, il adorait se trouver au sein d’un hôpital, de savoir qu’il allait se trouver dans un bloc et sauver des vies, mais aussi lire sur le visage de ses gens la sérénité qui leur offrirait quand il leur annoncerait que leur proche serait sorti d’affaire. A ses yeux il n’y avait pas plus gratifiant que cela et c’était pour cette unique raison qu’il avait choisi de devenir médecin et plus encore chirurgien en traumatologie. Être au cœur de l’action avait toujours été à ce qu’il avait toujours aspiré sauf qu’aujourd’hui précisément durant cette fin d’après-midi il n’avait eu envie que d’une chose c’était partir au loin de l’hôpital. Rare était les fois où il ressentait ce besoin d’être ailleurs que dans ce lien qui était souvent davantage son chez soit que sa propre maison, il passait tellement temps au sein de l’hôpital que souvent les infirmières s’amuser à se demander s’il n’avait pas finalement élu domicile ici. Une part de ce qu’elle disait était véridique. Ces derniers temps Aidan avait pris plus d’heures bien trop d’heures il suffisait voir son visage pour voir les trait tiré face à la fatigue qui finissait par l’emporter sur lui, mais malgré tout il continuait à travailler parce que c’était au final la chose qui savait mieux le faire et qu’il en avait eu besoin toutefois, aujourd’hui ses pensées étaient loin d’être concentré sur le boulot. Il avait toujours eu conscience qu’en faisant ce métier jamais il ne pourrait sauver la vie de chaque gens qu’il tiendrait entre ses mains, c’était un fait qu’il avait apprit à leur internat et il était plus conscient que les autres pour l’avoir lui-même vécu en allant en terrain miné quand il avait passé un gros parti de son internat en Afghanistan à sauver des soldats dans un état déplorable où la mort les avait plus guettés qu’autre chose. De ce fait, il avait toujours pris avec grand soin de ne jamais s’investir émotionnellement toutefois, cela ne voulait pas dire qu’il ne savait pas faire preuve d’empathie quand il le fallait c’était même tout le contraire, mais il savait mieux que personne que s’il se laissait touché bien trop souvent qu’il ne fallait, il aurait peu de chance de réussir à faire ce métier qui en demandait beaucoup émotionnellement assez pour vous briser. Néanmoins, il y avait ces cas à part qui sortait du lot et qu’il n’arrivait pas à oublier et qui le troublait pris de cette rage qu’il aurait eu besoin de sortir sans pour autant réussir à le faire pas dans l’enceinte de l’hôpital. Dans ces moments-là une seule personne arrivait à l’atteindre par son regard que par ses gestes des plus affectueux et qui finalement le comprenait mieux que quiconque. Anna, s’il avait pu être n’importe où à ce moment bien précis c’était bien auprès d’elle et l’idée de pouvoir la retrouver après des semaines compliquées où il avait bien trop travaillé, savoir qu’il pourrait enfin la retrouver, la serrer contre lui et s’imprégner de son parfum et de son corps dont il ne pouvait se passer. Elle avait cette façon bien à elle de savoir très souvent ce dont il avait besoin quand parfois lui-même ne le savait pas. Elle n’avait aucune idée à quel point passé ces derniers temps loin d’elle avait été une véritable torture, s’il la voyait parfois à l’hôpital il n’avait jamais vraiment le temps de pouvoir s’arrêter et quand il le pouvait c’était elle qui courait dans tous les sens. Depuis qu’il ne faisait plus les mêmes heures, ils étaient devenus chacun l’ombre de l’un et de l’autre. Parfois il prenait des nouvelles par Ella qui l’avait eu dans son service, elle avait souvent vu à quel point la situation devenait difficile autant qu’elle pouvait voir son sourire se dessinait sur son visage quand elle lui racontait combien elle s’était magistralement débrouillé durant une chirurgie chose qui ne le surprenait pas. S’il savait bien quelque chose, c’était qu’Anna était faites pour devenir chirurgienne, elle avait cette force, cette capacité et surtout cette qualité qui ferait d’elle l’une des meilleures. Il adorait le lui dire la voir rougir presque d’une chose dont elle savait pertinemment elle-même c’était tout ces gestes simples de la vie qu’il partageait ensemble qui lui manquait. « Aidan tu nous écoutes ? » ses yeux s’ouvrent automatiquement quand il entend la voix d’Ella le faire revenir parmi eux avant qu’il hausse les épaules visible il fallait croire que non. En vérité il n’avait pas le moindre avis spécifique sur le sujet, la vérité c’était qu’à ses yeux les infirmières étaient bien plus nécessaire que ce matériel qui ressemblait plus à de gros jouet à laquelle au final ils allaient s’en servir à tout cas deux fois peut-être, mais certainement pas assez pour que cela est le mérite de supprimer des infirmières dont ils en avaient besoin et mettre au chômage ces personnes qui sacrifiait bien trop et surtout leur vie personnelle tout ça pour donner le meilleur dans leur boulot alors si c’était cela leur reconnaissance il savait comment cela finirait et il ne pourrait faire autrement que les comprendre. Aidan finit par se tourner vers Ella et d’autres chef de service ainsi que le chef de l’hôpital qui s’avère être aussi son beau-père qui ne le lâche pas du regard comme s’il espérait qu’il prendrait la bonne décision, mais quelle décision avait-il à prendre alors qu’au final il n’avait pas la foutre idée de pourquoi on l’avait fait venir ici alors que tout ceci concernait le conseil à laquelle il avait toujours refusé d’y entrer et le refusait encore toujours et cela malgré la force de persuasion dont avait fait preuve son beau-père il refusait de se retrouver un jour à la tête de l’hôpital. Il était médecin et c’était tout ce à quoi il aspirait. Se retrouver derrière un bureau ? Très peu pour lui assez pour que très souvent les disputent augmente entre eux parce qu’il savait qu’il aimait pas qu’on lui tienne tête c’était assez incroyable l’image qu’il pouvait avoir de lui qui était loin d’être un portrait élogieux que souvent lui faisait Anna. « Quoique j’en pense je ne vois pas ce que mon avis va changer, mais si vous insistez rien ne vaudra cette poignée d’infirmière à cet engin que vous allez payer des centaine de milliers de dollars et tout ça pourquoi pour l’utiliser deux voir trois fois dans l’année ? » il n’avait pas besoin d’être un expert pour s’imaginer le coût d’un tel appareil où les patients en paieraient le prix fort, certains d’entre eux avait à peine une assurance et se voyait souvent crouler sur des médicaments qui coûtaient bien trop cher pour eux, alors il savait que peu de gens accepteraient. « Ça fait des heures qu’on est ici sans même que je ne sache toujours pourquoi alors que je pourrais être en bas à faire mon boulot au lieu de me retrouver dans ce putain de bureau à parler de chiffre et de papiers qui ne m’intéresse pas » rare était les fois où Aidan s’énervait ou montrait un tel agacement. Elle avait passé son bras sur lui, mais rapidement l’avait retiré il n’avait pas envie qu’on le calme ou qu’on lui dise que cela restait important pour son boulot, il s’était débrouillé avec bien de moyen quand il s’était retrouvé dans des pays de guerre alors entendre ce genre de foutaise ne l’intéressait absolument pas. Quand Aidan relève la tête et remarque l’heure qu’il était il espérait sincèrement que celle-ci ne marche pas avant que son beau-père lui indique le contraire. Passant une main sur son front, il récupère sa veste posé sur le fauteuil sans écouter les uns et autres l’interpeller. Il en avait plus qu’assez de tout ça et plus qu’il venait de gâcher cette soirée à laquelle il avait espéré retrouver Anna qui devait certainement lui en vouloir pour s’imaginer lui avoir poser un lapin une nouvelle fois. Ces temps-ci Aidan avait cumulé les excuses qui n’en finissait plus même si elle comprenait pourquoi il avait toujours ça pour faire le même boulot que lui il savait que pour le bien de leur relation il devait se retrouver davantage qu’Anna lui manquait qu’il avait besoin de lui parler et aussi d’avoir cette personne qui arrivait complètement à l’apaiser, il avait besoin d’une chose qui le fasse sourire et c’était elle. Cette brune au caractère de feu qui lui couper le souffle à chaque instant. Elle était d’une beauté exceptionnelle, d’une forte incroyable qui lui donnait la force de croire en l’impossible, cet amour interdit qui finalement l’avait sorti de ce gouffre infernal dans lequel il s’était trouvé durant des années. Elle était arrivé dans sa vie d’une façon qu’il n’aurait jamais cru et avait littéralement changé sa façon de vivre, elle était ses sourires et c’était bel et bien pour elle que son cœur battait et même si leur relation pouvait être vu par certain qui était au courant comme une relation voué à l’échec surtout que lui était marié avec la sœur de celle-ci lui voulait croire qu’un jour il pourrait se défaire de ce mariage dont il n’avait jamais voulu. Avec Anna il goutait au plaisir de la vie de cette liberté retrouvé et il avait besoin qu’elle le sache, qu’elle sache l’importance qu’elle avait pour lui combien elle aimait parce que c’était aussi simple que ça. Aidan l’aimait comme jamais il n’avait songé possible que cela lui arrive. Ils avaient tenté de mettre des distances durant un temps avant de comprendre qu’ils en étaient incapables telles deux aimants ils étaient à chaque fois attirés l’un vers l’autre et lorsqu’il avait touché la peau si parfaite et chaude de Anna qui l’enivrait de ce parfum dont il se délectait à chaque seconde qu’elle se trouvait proche de lui, il savait qu’il ne pourrait plus la laisser partir, il avait besoin d’elle. Aidan passe une main sur son visage, il n’avait pas la moindre idée de l’état dans lequel il se trouvait plus encore que la matinée qu’il avait vécu avait été l’une parmi celle qu’il comptait comme les pires et qui ne cessait de lui rappeler sa sœur et sa nièce décédée il y a quelques années. Cette mère et sa fille décédée avait été comme un coup en plein cœur assez pour le toucher beaucoup trop surtout quand il avait dû annoncer à ce mari dont il n’imaginait pas la détresse qu’ils ne le reverrait jamais. Il se souvenait encore du coup de fil de son frère et de leur monde qui s’était effondré, il n’avait jamais vraiment pu en parler et cela même si Andrew avait à mainte fois tenté par tous les moyens de le faire il n’avait pas pu quand lui-même souffrait et c’était engouffré dans le refuge de la boisson lui l’avait trouvé dans la chirurgie sans jamais en parler ou même l’évoqué, il avait évité bien souvent son beau-frère parce qu’il était incapable de le regarder lui rappelant dramatiquement la mort de sa sœur et sa nièce, il savait que cela était monstrueux de penser ainsi et pourtant, c’était ce qu’il ressentait un sentiment de colère d’incompréhension et de culpabilité qui venait de revenir une nouvelle fois quand il était resté paralysé par les questions de cet homme qui finalement avait perdu son monde où Aidan n’avait pu rien faire. Ce n’était pas son genre de se retrouver sans réaction toutefois il n’avait pas réussi à sortir un mot si ce n’est de s’excuser et de planter ce type ainsi avant qu’un autre médecin prenne sa place et qu’il se retrouve par la suite enfermé dans ce bureau durant une après-midi entière et une soirée qu’il avait pourtant promis à Anna des plus parfaites encore une fois il venait de lui mentir et il savait que cette fois-ci ni les fleurs qu’il lui avait acheté et ni lui promettre que la prochaine fois serait la bonne suffirait. Elle avait besoin de bien davantage et il le comprenait à tel point qu’il se demandait comment elle faisait pour rester si calme alors qu’il connaissait son caractère et se douter qu’au fond elle n’en pouvait plus s’ils étaient médecins, ils étaient aussi deux être humains qui avait besoin de se rappeler aussi ce que cela faisait de passer du temps ensemble chose qu’il n’avait pas fait depuis bien trop longtemps. Quand il s’était retrouvé devant sa porte, il avait pu remarqué toutes les lumières éteintes bien qu’il savait qu’elle était là. Sa voiture était garé et il se doutait que soit elle était parti de la maison se baladant sur la plage comme elle le faisait où qu’elle avait dû s’endormir après une journée des plus exténuantes. Doucement sans geste brusque il ouvre doucement la porte de derrière avant de refermer la porte derrière lui et d’avancer. Le silence a envahit la maison toutefois l’odeur de cette cuisine qu’il connaît si bien lui fait comprendre qu’elle doit être là assez pour qu’il avance dans le salon où il la retrouve presque gêné de la voir réveillée. Malgré cette journée plus que difficile et surtout cette soirée qu’il avait besoin d’oublier, dès qu’il pose son regard sur elle, il ne peut pas s’empêcher de sourire, c’était exactement ce pourquoi il aimait tant cette femme, elle arrivait à illuminait sa vie même dans les moments les plus difficiles de sa vie. Si Aidan entrevoit son sourire, il peut très bien voir dans son regard un mélange de soulagement, mais aussi de colère dont il ne peut la blâmer après tout cela faisait plusieurs fois de suite qu’il annulait alors qu’il lui avait pourtant bel et bien répété que ce soir-là les choses seraient différentes, mais encore une fois il l’avait abandonné bien que cela était involontaire de sa part il savait qu’elle avait besoin de plus d’explications que d’un simple désolé. Elle le méritait largement. « Même endormi tu es magnifique » le regard posé sur elle, il peut voir que ces mots la touche plus quand elle lui sourie pour finalement doucement se relever où il lui tend la main qu’elle accepte avant de recroisé son regard pour se retrouver face à elle. De son doigt il dégage l’une de ses mèches de ses cheveux pour la remettre derrière son oreille où il entrevoit davantage ce visage dont il avait rêvé durant toute la journée de voir. « Je suis désolée je me suis endormie en t'attendant.  » Aidan secoue la tête déposant sa veste un peu plus loin d’eux avant de laisser l’une de ses mains glisser le long de sa joue. Un contact qui le fait frémir et lui rappel à quel point elle lui avait manqué. La sentir près de lui ainsi jusqu’à entendre cette voix endormie qui le fait sourire tout ça lui avait manqué à un point qu’elle n’imaginait même pas. « Ce n’est pas à toi de t’excuser, mais à moi Anna, je suis sincèrement désolé que tu te sois retrouvé seule encore une fois » une pointe de culpabilité l’envahit, mais profite malgré tout de ce baiser dont il en avait eu besoin. Ses mains se pose chacune sur les joues de la jeune femme qui le regarde. Combien de fois s’était perdu dans se regard qu’il avait fini par connaître par cœur ? Il ne les comptaient plus à force. « Il y a de quoi manger dans la cuisine si tu veux, je sais pas si tu as eu le temps de manger ou pas encore  » Aidan secoue la tête pour confirmer qu’il n’avait pas mangé en réalité quand il y songeait il ne se rappelait même plus la dernière fois qu’il avait mangé ou même dormi plus de huit heures d’affilé cela lui semblait à des années lumière. Il dépose délicatement ses lèvres sur celle de Anna voyant bien ce silence dont elle fait preuve et à laquelle il n’a jamais été habituée avec elle. « Tu as le droit de m’en vouloir Anna à ta place je serais plus qu’en colère je préfère d’ailleurs que tu le sois que si calme parce que ça, ça ne te ressemble pas, vraiment pas... » si Anna connaissait au fil du Aidan mieux que lui-même il en était de même le concernant. « Je me suis retrouvé au milieu d’une réunion de je ne sais quoi avec ton père et d’autres personne sans avoir vu l’heure passé sinon tu te doutes que je t’aurais envoyé un message » il espérait vraiment qu’elle le savait surtout que ce n’était pas son genre de la laisser ainsi inquiète pour lui. Aidan inspire voyant Anna secouait la tête croisant les bras preuve qu’elle était contrarié. « Je sais que tu dois croire que je tente de t’éviter, mais sache que ce n’est pas le cas aucunement » lâche-t-il avec fermeté pour qu’elle n’est pas de doute même si esprit devait être des plus confus, il se doutait qu’elle avait bien plus de preuve que ces derniers temps où il n’avait fait qu’annuler leur moment ensemble. « Crois-moi Anna quand je te dis tu me manques, tu as pas idée à quel point j’avais besoin d’être avec toi de ce moment tous les deux » il avait bien vu le regard relevait de Anna vers lui, elle avait beau sourire il pouvait bien voir cette tristesse sur visage assez pour l’inquiéter tout en se rapprochant d’elle « Parle-moi Anna, je préférais de loin de te voir violente avec moi que tu restes ainsi à me regarder sans prononcer un mot, j’ai besoin de t’entendre que tu dises quelques chose n’importe quoi, mais quelque chose.. » ajouta-t-il sans pour autant la quitter des yeux, il espérait sincèrement qu’elle finisse par lui parler cette fois-ci il ne comptait pas se laisser distraire par quoique ce soit éteignant son téléphone devant elle, il savait que si bien des gens avaient besoin de lui, elle aussi autant que lui-même en avait besoin et plus de se retrouver. Aidant voulait qu’elle sache qu’elle était aussi l’une de ses priorités et que cette relation dans laquelle il vivait n’était pas un vaste rêve comme certain aurait pu leur dire, mais bel et bien réelle.
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MessageSujet: Re: without you i feel lost at sea through the darkness you'd hide with me ※ MOLLINS Dim 14 Jan - 17:07

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my heart is beating I can't see clear how I'm wishing that you were here
ANNA MORELLO AND AIDAN COLLINS ※
If you are going to fall in love with me, it’s only fair that you know what you are falling in love with. You are falling in love with my insecurities, and my obsession with trying to figure out what everyone thinks of me. You are falling in love with my immaturity, my constant need to feel loved and appreciated, my overactive tear ducts, my internet obsession. You fall in love with my troubled past, and my hopes and dreams, and how I’m a hopeless romantic at heart. If you fall in love with me, you fall in love with my self-hate and all my imperfections and my perception that nobody could ever love me. But, you are also falling in love with the way my eyes smile when I’m with you, the way I’ll text you in the mornings just telling you I hope you have a great day. You’re falling in love with the occasionally humorous and/or thought provoking things I say, and the way I blush when people ask me about you. But to me, the most important thing will be that you are falling in love with me, despite me thinking that it is impossible.


Aussi longtemps qu’elle pouvait s’en souvenir, Anna avait toujours eu une unique passion. Une seule passion capable d’animer toutes les cellules de son corps. Sauver des vies. Depuis si longtemps, elle ne rêvait que de vivre pour la médecine, aimant de manière inconditionnelle cette science exceptionnelle. Et si quand elle était une petite fille, elle observait toutes ses autres camarades s’amuser avec des poupées ou à se coiffer telles des princesses, jamais la jeune Morello avait été ainsi. Parce que cela ne lui ressemblait pas de s’asseoir avec un conte de fées entre les mains, s’imaginant dans les bras d’un prince charmant, qui n’existait pas à ses yeux. Jamais elle n’avait véritablement compris pourquoi elle ne croyait pas en l’amour, quelles raisons pouvaient la pousser à voir les relations amoureuses comme ce quelque chose de superflu dont elle n’avait guère besoin pour exister. Mais à aucun moment, elle avait songé qu’il était indispensable pour elle de se retrouver avec un homme pour devenir quelqu’un. Elle se souvenait de ces après-midi dans la cour de récréation où elle avait osé dire à ses camarades qu’elle ne voulait pas être aux côtés du prince charmant, puis les regards interloqués des petites filles qui s’étaient tournés vers elle. En une seconde, elle s’était transformée en un être venu d’ailleurs. En une tête brune incroyablement étrange. Peut-être qu’elle l’était véritablement par rapport à tous les autres, néanmoins elle ne l’avait pas regretté. Au contraire, elle avait affirmé tous ses choix, les uns après les autres. Pas une seule fois, elle n’avait changé de route ni désiré reculer pour quelque chose de plus simple. Les années passant, elle était devenue quelqu’un d’autre, laissant le feu de la passion se propager partout en elle. Elle avait écouté les avis de toutes les personnes la jugeant, elle avait entendu certaines railleries ou les réponses de faux-érudits lui répétant que la médecine n’était pas pour elle. Ces mêmes êtres incapables de la regarder droit dans les yeux, sans laisser leurs prunelles dévier lentement sur sa silhouette gracieuse et voluptueuse. Car avec le temps, la chrysalide avait évolué, se transformant en cette créature aussi désirable qu’inaccessible. Aussi fougueuse qu’attirante. Peu importe ce que l’on pouvait attendre d’elle, elle était restée maîtresse de toutes ses actions, même avec les hommes. Encore plus avec eux, n’acceptant pas qu’une main masculine tente de la calmer, qu’un regard désapprobateur se pose sur son visage affirmé. Elle n’avait pas été cette panthère indomptable, profitant outrageusement de son sourire enjôleur, de ce corps au pouvoir magnétique que l’univers lui avait offert. Si parfois on l’imaginait le nez perdu dans des livres de médecine durant ses études, il était plus fréquent de la voir se détendre dans les bars de Baltimore pour évacuer la pression. S’interdisant une quelconque limite, elle avait savouré d’user de ses charmes pour envoûter certains hommes, sans leur donner la clé menant jusqu’à son cœur. Car malgré les qualités de certains, l’envie que quelques uns éprouvaient à prolonger des histoires éphémères, elle ne leur en laissait pas la chance. Parce qu’elle était incapable d’envisager un avenir avec tout ceux qu’elle avait connu. Et aucune fois, elle avait pris la peine de s’attacher. Comme Liv aimait lui rappeler, elle était la reine de cœurs, cette femme moderne et indépendante ne laissant personne éteindre le feu sommeillant en elle. Un temps loin de la réalité, elle s’était attachée à Jude, pensant que peut-être,  elle réussirait à détruire sa première barrière de protection. Sauf que cette destruction ne s’était pas produite. C’était un autre homme, un astéroïde qui était rentré en collision avec sa planète, remettant en question toutes ses décisions. Toutes les convictions qu’elle nourrissait depuis qu’elle était en âge de réfléchir convenablement. A la seconde où elle avait rencontré Aidan, tout avait été chamboulé autour d’elle. Et au lieu de se noyer, elle avait été emportée par ce courant puissant, la poussant dans les bras chauds d’un homme pour qui son cœur s’animait. Elle qui normalement combattait l’attachement avec autant de détermination qu’une épidémie mortelle dans un pays défavorisé, elle s’était approchée du virus, sans songer à fuir. Sans résister, elle s’était délectée de cette maladie se distillant dans ses veines et peu à peu les symptômes s’étaient intensifiés. Sans même le réaliser, sans songer un instant que c’était possible, elle était devenue dépendante de cette maladie qu’était l’amour. Auprès d’Aidan, elle s’était plongée dans des étreintes passionnées balayant tout ce qu’elle pensait quelques mois plus tôt. En l’espace de si peu de temps sur la grande échelle de la vie, il était devenu cette maladie incurable, ce mal qui aurait pu la ravager mais qui lui offrait finalement une guérison si agréable, dont elle ne pensait pas avoir besoin tandis qu’elle lui était nécessaire. Pas une seule fois il avait désiré lui couper ses ailes de phoenix, refroidir les flammes de son esprit, au contraire, il avait été cette étendue de liberté pour qu’elle puisse s’envoler sans limite. Sans rien pour la retenir. En étant avec elle, il avait retiré avec précaution certaines chaînes nouées à sa cheville. Si elle avait longtemps pensé que l’amour était la plus grande des absurdités, qu’elle était vouée à s’épanouir toute seule, un simple regard sur son visage prouvait qu’avec Aidan, elle avait éclot pour dévoiler au monde toute sa beauté. Une beauté qu’elle n’avait jamais caché mais qui était devenue incandescente à présent. Chaque fois qu’il demeurait non loin d’elle, ses pas se faisaient plus faciles, la jeune femme marchant presque sur un nuage de bonheur. Quand elle le voyait, c’était ses pulsations cardiaques qui s’emballaient. Quand il la touchait, c’était les cellules de sa peau qui irradiaient. Quand il l’embrassait, c’était ses baisers qu’elle redemandait. Quand il lui parlait, il n’y avait que sa voix qui la berçait. Mais malgré tout, quelques semaines avaient suffi à percer des trous minuscules, à la limite de l’invisible dans cette bulle de joie enveloppant toute sa chair. Au premier abord, elle ne les avait pas remarqué, puis ils s’étaient multipliés et discrètement, les nuages d’un gris agréable avaient pris cette teinte menaçante. Chaque fois qu’elle recevait un message rempli d’une excuse désagréable, quelques gouttes de cette pluie froide s’abattaient sur elle, comme pour lui rappeler que le bonheur n’était pas éternel. Et que dans cette planète, sur cette terre où l’impossible devenait possible, où les atrocités étaient quotidiennes, elle ne pouvait guère demeurer aveuglée sur son nuage. Malgré l’intensité des sentiments qu’elle nourrissait pour Aidan, elle avait la peur irradiante que tout ceci ne soit pas suffisant, qu’un jour ou l’autre, elle allait être inondée sous une averse violente. Nullement habituée à douter, elle luttait contre toutes ses pensées mais alors que la fatigue la rendait faible, la lutte paraissait impossible. Une nouvelle fois, elle se retrouvait seule dans cette maison, un nouveau soir, il n’était pas présent pour la serrer contre lui. Quand elle le vit apparaître devant elle, elle ne parvint pas à balayer ses songes pour les envoyer des milliers de kilomètres plus loin. Loin d’eux. Loin de leur couple. « Même endormi tu es magnifique », face à ce compliment, touchée d’entendre des mots qui réchauffaient son muscle cardiaque battant difficilement, elle esquissa un sourire sincère. Attrapant la main d’Aidan, elle se leva, venant se mettre devant lui, leurs deux regards se croisant pour se retrouver. D’un revers de la main, elle tenta de faire taire cette voix qui gagnait en ampleur dans sa tête. Cette voix réveillant des questions douloureuses. Cette voix se nourrissant de toutes les petites fêlures de son âme. Mais le contact de ses doigts le long de sa joue suffit à rendre toutes les interrogations silencieuses. A canaliser ce qui se formait dans les profondeurs de sa chair. « Ce n’est pas à toi de t’excuser, mais à moi Anna, je suis sincèrement désolé que tu te sois retrouvée seule encore une fois », une pointe dans sa gorge se forma ainsi qu’une envie irrépressible de répliquer, de lancer une remarque inutile qui risquait de ne produire qu’une dispute explosive, alors elle éteignit le feu animant sa boîte crânienne pour dévoiler un visage calme.  « C’est pas grave. », ce n’était pas qu’à lui qu’elle mentait, se voilant la face sur ses propres pensées, sur toutes ces soirées où la solitude était devenue sienne, où exténuée elle avait fini par s’endormir, lassée de l’attendre, sur tous ces moments où elle désirait le retrouver sans qu’il ne soit à ses côtés. Perdue dans ce baiser qu’ils échangeaient, elle savoura les frissons la parcourant tandis que leurs lèvres s’unissaient, se délectant du goût de sa bouche contre la sienne. Et sur cette intimité si minime mais qui lui avait terriblement manqué. Chaque fois qu’elle en était privée, il lui manquait, le manque se réveillant dans ses cellules.   « Tu as le droit de m’en vouloir Anna à ta place je serais plus qu’en colère je préfère d’ailleurs que tu le sois que si calme parce que ça, ça ne te ressemble pas, vraiment pas... », elle leva la tête vers lui, rendue sourde par le bourdonnement qui tapait ses tympans avec fureur. Irradiée par les flammes qui se propageaient dans son estomac. « Ca me ressemble pas ? Alors qu’est ce qui me ressemble dans ce cas ? », demanda-t-elle furtivement, les mots quittant sa gorge sans qu’elle ne puisse les arrêter. Ou qu’elle ne puisse contrôler le ton froid qui s’était élevé dans l’air.  « Je me suis retrouvé au milieu d’une réunion de je ne sais quoi avec ton père et d’autres personne sans avoir vu l’heure passé sinon tu te doutes que je t’aurais envoyé un message » elle écoutait son explication, celle-ci trouvant un chemin jusqu’à ses cellules nerveuses mais contrairement à toutes les autres fois, quelque chose était différent cette fois. Car quelque part, cette excuse n’était pas suffisante. Elle avait besoin de plus pour être apaisée.  Telle une bonne élève écoutant le discours d’un professeur, elle croisa les bras devant sa poitrine, se reculant d’un pas en arrière pour prendre une distance raisonnable. « Je sais que tu dois croire que je tente de t’éviter, mais sache que ce n’est pas le cas aucunement »,  elle lui lança un regard interrogateur, cherchant la vérité au fond de ses yeux, les mots qui lui étaient indispensables pour réduire en cendres son incompréhension.  Et toute cette confusion qui habitait son esprit. « Crois-moi Anna quand je te dis tu me manques, tu as pas idée à quel point j’avais besoin d’être avec toi de ce moment tous les deux », un sourire involontaire, si léger, se dessina sur ses lèvres, mais il n’était rien face à l’intensité de tout le reste. Face à la chaleur des flammes, rien n’était assez puissant, pas même quelques phrases ou ce regard d’ordinaire si apaisant qu’il lui adressait. « Parle-moi Anna, je préférais de loin de te voir violente avec moi que tu restes ainsi à me regarder sans prononcer un mot, j’ai besoin de t’entendre que tu dises quelques chose n’importe quoi, mais quelque chose.. », elle n’arrivait pas à parler, ou plutôt elle ne le voulait pas, sachant parfaitement que si elle commençait à avouer ce poison qui la rongeait, rien ne pourrait l’arrêter. Dans pareils cas, elle deviendrait cette créature incontrôlable, elle n’en doutait pas. Sans bouger d’un centimètre, elle garda le silence quelques secondes, puis son palpitant tambourinant dans sa poitrine lui indiqua la direction à suivre, prenant possession de tout son être.  « Te parler ? Tu veux que je te dise quoi exactement Aidan ? T’attends quoi de moi ? », demanda-t-elle les dents serrées en relevant de nouveau le visage vers lui pour le fixer. Comme pour lui dévoiler tout ce qu’elle cachait quelque part dans son esprit. « Je suis censée croire que tu ne m’évites pas alors que ça fait des semaines qu’on ne se voit pas ? Que tu passes plus de temps avec ta petite assistante de vingt-ans plutôt qu’avec moi ? Je suis censée penser que je te manque quand plusieurs fois je me suis retrouvée à t’attendre comme une idiote ? Excuse-moi de ne pas croire quelque chose comme ça.  », elle secoua la tête, se sentant affreusement ridicule dans cette histoire, mais c’était plus fort qu’elle, elle n’arrivait plus à faire semblant, à faire taire ce qui la consumait lentement depuis des semaines.  « Je te reproche pas de faire ton métier mais après ma garde, j’avais besoin de me dire qu’en arrivant tu serais là à m’attendre ! Que pour une fois ce serait pas moi qui serait toute seule de nouveau. » car c’était ce poids qui pesait le plus fort sur ses épaules, ce trou béant se creusant dans sa cage thoracique chaque fois qu’elle retrouvait un drap froid le matin car il était parti, chaque fois qu’elle fermait les yeux seule car il n’était pas rentré. Mais il y avait aussi cette autre chose qui chamboulait ses fondations. Ce détail si important dont elle avait connaissance depuis leur rencontre, mais qui à mesure du temps avait cessé d’être insignifiant. Ce détail qui n’en était plus un depuis qu’elle avait compris qu’elle était amoureuse de lui. « J’en ai assez d’être la femme de l’ombre qui doit toujours t’attendre mais qui peut pas se montrer avec toi, j’en ai marre d’être celle qui se cache, et parfois j’aimerais juste pouvoir aller quelque part avec toi et me dire que c’est normal. Ca m’éviterait de me rappeler que t’es marié à ma sœur. Et que dans cette histoire, je suis la maîtresse, la seconde femme que tu as fait complètement tomber amoureuse de toi. C’est pathétique. Je suis sincèrement pathétique. »,  elle se sentait faible, trop vulnérable, elle qui avait si souvent repoussé quiconque s’approchant de son organe vital, elle était devenue une victime. Un dommage collatéral d’une bombe ayant explosé à quelques mètres. Malgré la colère entendue dans ses mots, c’était la douleur qui était la plus perceptible. Et cette peur qui l’envahissait, qui lui faisait perdre pied. Elle ferma les yeux quelques secondes, se rendant compte qu’il aurait été plus prudent pour elle de se taire. D’un geste, elle se détourna, marchant pour se canaliser. «  J’avais juste besoin de cette soirée. Mais je suis fatiguée je crois  … », et ce n’était pas la fatigue de son corps qui la faisait s’écrouler, mais tout le reste. Tout ce qui était si fort et contre lequel elle ne pouvait pas prendre les armes pour se battre. Tout ce qui la fragilisait depuis mois car pour la première fois dans toute son existence, elle aimait un homme. Et pour la première fois elle comprenait tout ce que cela insinuait. Réalisant que s’il avait le pouvoir de la bouleverser en un sourire, il pouvait aussi être le responsable de tout son chaos.
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