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cogito ergo sum ► ft. erwan

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MessageSujet: cogito ergo sum ► ft. erwan Dim 29 Oct - 20:49

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cogito ergu sum

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


Il y a bien longtemps que j'avais cessé de faire des efforts, socialement parlant. J'avais perdu foi en bien des choses. L'amour, l'amitié réelle, la confiance. Pourtant, je m'attachais toujours à certaines personnes, bien malgré moi. C'était incontrôlable. Et je savais pertinemment qu'à la moindre déception, je les éjecterais de ma vie comme tout les autres. Mes soit-disant "amis", incapable de tenir parole ou de donner signe de vie. Il était arrivé un stade de ma vie où j'avais craqué, chassant leurs présences jusqu'à être totalement seule. Mais les nouvelles rencontres arrivaient, amenant une lueur d'espoir à chacune d'entre elles. "Peut-être deviendrons nous vraiment amis. Peut-être pourrais-je lui faire confiance?". Non. La réponse était non. Je ne me permettais plus de m'investir dans n'importe qu'elle relation que ce soit. Je terminais toujours déçue, alors à quoi bon. Avec Erwan, nous avions instauré une sorte de routine entre nous. Je savais à quoi m'en tenir, et cela me permettait de garder une distance émotionnelle raisonnable. Un rendez-vous au café du coin de temps en temps, des conversations tordues, un thé et un cappuccino deux sucres. Nous passions un moment agréable le temps d'une boisson chaude, et ça s'arrêtait là. Rien que de me demander si nous étions vraiment amis me faisait angoisser. #trustissues

Comme souvent, j'étais arrivée en avance. J'avais la hantise des retards, au point de toujours partir trop tôt. Mais j'avais pris le plis. Comme d'habitude, je m'étais assise à la table du fond, près de la fenêtre. La serveuse était passée, simplement pour me demander qu'elle sorte de thé je voulais. J'aimais bien changer à chaque fois. Cette fois-ci, j'optais pour le goût "Noël". Orange, cannelle, et je ne sais quoi. Elle savait parfaitement qu'Erwan allait me rejoindre, si bien qu'elle avait pris note du cappuccino sans même me concerter. Très bien. La petite Nelly savait faire preuve d'initiative, c'était une bonne chose. A peine avait-elle tournée les talons que mon regard se perdait dans le vide. Merde. J'avais certainement l'air débile à ne rien faire. D'ailleurs, c'était peut-être pour ça que toute la population restait le nez coller à son téléphone. Pour ne pas avoir l'air débile. Bof. Ça ne marchait pas très bien, leur technique. Fort heureusement, Erwan arrivait.

— J'ai commandé. Pas de salutation polie de ma part. Les conventions sociales n'avaient jamais été mon truc. Si je lui demandais "ça va?", c'était pour entendre une réponse honnête et non pas pour faire joli. Alors. Du nouveau, depuis la dernière fois? J'aimais bien quand on se raconte nos vies. Cela déviait toujours sur des sujets bien trop complexes et sans rapport à la conversation.


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MessageSujet: Re: cogito ergo sum ► ft. erwan Lun 30 Oct - 0:20

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]cogito ergo sumComment en étions-nous arrivé là ? A se retrouver, entre inconnus, de façon régulière dans ce petit bar, chacun face à sa boisson, pour parler, simplement, refaire le monde ? Je n'en savais absolument rien, je ne me posais pas de question non plus. Il fallait dire aussi que je m'en moquais, peu importait comment, il fallait simplement que j'apprécie ce petit rendez vous routinier. Elle arrivait avant moi, et ensuite je débarquais quand mon cappuccino était déjà commandé, voire parfois là. J'arrivais parfois en retard de cinq minutes, maximum, selon si ma jambe était capricieuse ou pas. Et aujourd'hui, elle me faisait un peu mal. J'avais dû ressortir cette canne que j'avais achetée, toute simple, qui me donnait un air classe. Quand on me croisait avec, on pensait que j'étais un original qui aimait se la péter avec cet objet d'un autre temps, et j'aimais bien qu'on le croie en fait.

Mais le fait était que je me dirigeais vers ce bar, et qu'une fois installé à la table, un bonjour du bout des lèvres, Abigail embraya tout de suite en me disant qu'elle avait déjà commandé. Puis en me demandant si j'avais du nouveau comme la dernière fois. Ah du nouveau... Si on m'avait demandé ça avant, j'aurais certainement parlé des nouveaux contrats que j'aurais signé avec des auteurs, de la voiture que j'avais achetée, des choses comme ça... Mais maintenant, je pouvais sortir quelque chose de totalement idiot, et que ça nous mène à parler de quelque chose de totalement... Différent. Et j'avais ma petite anecdote à raconter.

"Hé bien, l'autre jour j'ai croisé une grand-mère qui avait du mal à traverser la route avec son espèce de chariot roulant. Du coup, quand j'ai voulu l'aider, elle m'a donné un coup de canne en m'insultant de tous les noms, comme si j'allais la voler... Du coup, j'en suis venu à me demander si j'avais une tête de voleur... Et si les voleurs avaient des têtes particulières en fait. Tu en penses quoi ?"

Au moment où je posai la question, la serveuse emmena nos boissons respectives, mon cappuccino deux sucres et le thé d'Abigail... A quoi cette fois-ci ? Argh, je ne sentais qu'une seule chose cette fois-ci. De la cannelle. Je fis la grimace, mon ex-femme aimait bien trop la cannelle, maintenant je détestais cette odeur, elle me rappelait quand on s'engueulait pendant l'hiver. Et puis le thé n'était pas franchement ma passion, j'étais beaucoup plus café noir quand je travaillais et j'y avais pris goût... Bien que maintenant, je prenne du cappuccino, n'ayant plus besoin de m'agiter autant qu'avant. Voire même étais-je particulièrement mou...
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MessageSujet: Re: cogito ergo sum ► ft. erwan Mer 1 Nov - 21:32

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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

— Hé bien, l'autre jour j'ai croisé une grand-mère qui avait du mal à traverser la route avec son espèce de chariot roulant. Du coup, quand j'ai voulu l'aider, elle m'a donné un coup de canne en m'insultant de tous les noms, comme si j'allais la voler... Du coup, j'en suis venu à me demander si j'avais une tête de voleur... Et si les voleurs avaient des têtes particulières en fait. Tu en penses quoi ?

Je le dévisageais quelques instants. Ses traits étaient plutôt agréables à regarder, et un soupçon d'innocence s'en dégageait. Nope. Clairement pas la tête d'un voleur, ni même d'un quelconque criminel que ce soit. Il ressemblait plutôt à un chaton. Seulement, l'habit n'avait jamais fait le moine. (#ExpressionNulle) Les tueurs en série étaient rarement détectables, justement de part leur comportement des plus normal dans la vie de tout les jours.

— J'pense surtout que c'était une vieille. Les vieux sont souvent aigris, surtout envers les jeunes. T'as pas une tête de voleur, t'as une tête de jeune. Et ils n'aiment pas ça. Sûrement de la jalousie. Elle s'en prend à nous parce qu'elle a laissé filer ses belles années. Ou peut-être que ta canne était plus belle que son chariot roulant.Je haussais les épaules. Qui pouvait bien savoir ce qui était passé par la tête de la mamie. Cependant, la question de Erwan méritait tout de même un moment de réflexion.J'ai pas l'impression que les voleurs aient des têtes spécifiques. Une attitude, peut-être, qui nous permet de voir qu'ils ont quelque chose de louche. Mais s'ils avaient des têtes spécifiques avec un panneau clignotant écrit "VOLEUR", ce serait bien plus simple de les distinguer.

La serveuse était passée, et mon thé me faisait maintenant face. Je n'avais pas manquer de remarquer la grimace sur le visage de mon interlocuteur. A son regard porté sur ma tasse, je pouvais en déduire que l'odeur lui déplaisait. Je le notais dans un coin de ma tête, afin de lui demander plus tard ce qu'il pouvait bien avoir contre le parfum de ma boisson. Moi, je l'aimais ce parfum. Ce que j'aimais moins, c'était le sujet que j'avais abordé juste avant. Les personnes âgés me foutaient le cafard. Je soupirais au dessus de ma tasse.

— Je déteste les vieux. Ils me rendent toujours triste. En plus, ils sentent soit la pisse, soit le savon. Si ce n'est le parfum bon marché de mémé qui t'arrache les narines. J'veux pas vieillir. Cette idée m'effrayait au plus haut point.

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MessageSujet: Re: cogito ergo sum ► ft. erwan Mer 1 Nov - 22:29

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]cogito ergo sumPartir d'une simple anecdote sur une vieille qui m'avait pratiquement agressé pour aller sur une discussion sur les vieux en général. Et les voleurs aussi. Et elle m'avait répondu avec le même cynisme que d'habitude. Je l'écoutai, un sourire aux lèvres, levant bien ma tasse de café au niveau du nez pour cacher derrière les arômes caféinés l'odeur de la cannelle. Je ris même lorsqu'elle laissa entendre que ma canne était plus belle que le chariot, c'était même certain. Et puis vu le prix que j'avais mis là dedans... Et je devais avouer que la tête avec panneau clignotant était d'une délicatesse sarcastique absolument délicieuse.

"Il serait assez amusant de voir ce que ça donnerait si les voleurs avaient réellement ce panneau clignotant... Je ne suis pas certain que tout le monde y croyait, ils penseraient certainement à une blague un peu louche."

Puis, tout en buvant mon café, je l'écoutai m'expliquer que les vieux lui foutaient le cafard. Ce que je pouvais comprendre si elle avait si peur de veillir. Mais elle était bien jeune encore, elle avait le temps de faire face à la vieillesse ! Et puis...

"A mon avis... Tu es vieux à partir du moment que tu dis que tu l'es. Enfin, c'est assez drôle car... Avant, tu sais, quand j'étais encore éditeur... Je ne voyais pas de vieux. Je ne saurais même pas de te citer un vieux, je n'ai pas connu mes grands parents et j'ai l'impression que ceux des autres sont cachés. Alors quant à te dire si ils sentent la pisse ou le savon... Ce n'est pas si grave, de sentir le savon, si ?"

Je me reniflai un peu, je sentais moi-même le savon puisque j'étais venu ici juste après ma douche. Pas de parfum ou de déodorant, je n'avais pas spécialement eu envie, et puis le temps était plutôt clément. Et je savais qu'une fois que je quitterais ce bar, j'irai soit à la maison, soit juste m'asseoir dans le parc en face, histoire d'apprécier le calme.

"Et puis, j'ai plus l'impression que ça fait partie du cycle naturel de la vie que de vieillir. Que veux-tu qu'on fasse d'autre ? Autant l'accepter, et ainsi profiter de la vie sans trop se poser de question."

C'était une chose bien plus facile à dire qu'à faire, je devais le concéder. Après tout, si j'avais cette mentalité à présent, cela n'avait pas toujours été le cas. A la suite de la fusillade, tandis que je perdais connaissance, je me souvenais avoir marchandé avec la mort, pour avoir tout simplement une nuit de plus, survivre, pour avoir... Penny. Il me manquait, Penny. Je reposai la tasse sur la table, ayant juste un instant de tristesse. Puis je redevins Erwan, le nouveau Erwan qui se moquait de tout, qui prenait tout à la légère. Pour me concentrer sur la réponse de ma belle Abigail.
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MessageSujet: Re: cogito ergo sum ► ft. erwan Mer 8 Nov - 21:04

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— Avant, tu sais, quand j'étais encore éditeur... Je ne voyais pas de vieux. Je ne saurais même pas de te citer un vieux, je n'ai pas connu mes grands parents et j'ai l'impression que ceux des autres sont cachés. Alors quant à te dire si ils sentent la pisse ou le savon... Ce n'est pas si grave, de sentir le savon, si ?
— Le savon de vieux, ça sent la maison de retraite. J'suis pas fan. De toute façon, le savon n'avait jamais été mon truc. Je préférais de loin le gel douche, bien plus agréable sur la peau. Qui plus est, j'étais incapable de tenir une savonnette sans qu'elle me glisse des mains. Insupportable.— Tu vivais où, pour ne jamais en voir? Dans le Pays des jeunes, où personne ne meurt de vieillesse? J'peux t'en citer plein moi, des vieux : Gandalf, Dumbledore, Merlin...

J'arborais mon air le plus sérieux pour balancer cette connerie. N'empêche, le trio de magiciens barbus étaient bien connus pour être d'un âge plus qu'avancé. Je me demandais s'ils sentaient, eux aussi, la pisse et le savon. A méditer. Je plongeais mes lèvres dans ma tasse fumante, tout en écoutant la réponse d'Erwan. Une boisson chaude, c'était le réconfort de l’extrême pour moi. Je sentais la boule de stress qui habitait le creux de mon estomac se détendre. Elle était toujours là, quoi que je fasse, mais le thé me permettait de la calmer quelques instants. Erwan semblait résolu à accepter les ravages du temps. "Que veux-tu qu'on fasse d'autre?". La réponse me semblait évidente : mourir avant. Cependant, je préférais faire taire mes idées suicidaires pour le moment. Ce serait certainement mal venu, même lors d'une conversation telle que celle ci.

— Evidemment, ça fait partie du cycle de la vie. Mais plus t'es vieux, moins ton corps fonctionne. Pareil pour ta mémoire, ta tête. Et tu régresses. C'est hyper flippant. Surtout, tes proches passent leur temps à s'inquiéter, à être triste, à craindre que tu leur claque entre les doigts. Ça craint.

Certains vieux pétaient la forme. Mais certains seulement. Les autres, je les voyais, tremblant et balbutiants, incapables de manger autre chose que de la purée. Et j'étais terrifiée, chaque fois, face à eux. Je n'avais jamais crains la mort. Seulement la vie, lorsqu'elle se complique.

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MessageSujet: Re: cogito ergo sum ► ft. erwan Sam 11 Nov - 12:17

❝ et c'est l'apathie générale, y'a peu d'espoir que les gens changent mais... ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]cogito ergo sumHé bah, ils pètent la forme tes vieux, ils n'existent pas ! Mais figurez vous qu'à Triangle Platinum, si tu avais un cheveu de travers, tu ne méritais pas d'être vu sur la place publique, alors imagine si tu avais la carte vermeille... Néanmoins à m'imaginer ces personnages sortir de la télévision pour apparaître dans les quartiers chics de Los Angeles... Je ne pouvais pas m'empêcher de rire un peu. C'était assez drôle à figurer en réalité. Pas forcément leurs déguisements qui seraient étranges dans ce décor, mais plus les têtes outrées de mes anciens voisins. Et probablement la mienne à l'époque. Je pensais que si cela arrivait avec mon état d'esprit actuel, j'aurai vraiment ri comme un fou. Et on m'aurait regardé comme un fou, aussi. Mais je devins sérieux alors qu'Abi répondait à ma dernière question, savoir ce qu'on pouvait faire face à la vieillesse inéluctable. Et elle n'avait pas tort. Il serait hypocrite d'essayer de la rassurer là dessus. C'était un processus flippant, et je ne savais pas trop comment la consoler de ces pensées.

Généralement, la vieillesse était quelque chose de lointain, à quoi on pensait bien peu. Les choses naturelles faisaient même que personne n'avait à y songer, sauf au moment fatidique. Montaigne, un écrivain français, en avait même fait un adage... Que je répétai à voix haute :

"Mourir de vieillesse, c’est une mort rare, exceptionnelle et extraordinaire, et donc bien moins naturelle que les autres. C'est de Michel de Montaigne. Tu connais ma passion pour les français... Mais celui là avait un petit côté cynique qui nous va bien, je trouve. Et puis, c'était un sacré épicurien, du genre à fuir les pensées non productives. Et puis, il n'aura pas eu tort. Il sera mort d'une tumeur à la gorge, à ne plus pouvoir parler. Tu t'imagines ça ? Ne pas pouvoir parler du tout, genre, pas un son. On aurait l'air fin, à se regarder en chien de faïence, dans ce bar."

Je repris une gorgée de café, puis je regardai ma tasse. En effet, ne pas pouvoir parler... Je n'étais pas un grand bavard, mais j'étais aussi bavard. Cela dépendait des moments, des personnes, de mon humeur... Abi, c'était Mademoiselle Philosophie, et comment faire de la philosophie sinon en parlant ? Et je devais avouer que parler était aussi un bon exutoire. Si je devais rendre à César ce qui était à César, Abi était utile, dans ces conversations, pour me permettre d'être celui que j'étais : un mec plus calme, qui donnait moins d'attention à ce qui n'allait pas.
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