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The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam)

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MessageSujet: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 22 Oct - 10:47

Il y avait des jours où mon passé me rattrapait, inéluctablement. Des matins où je me réveillais en sursaut, la peur au ventre de découvrir Darrow, inanimée, à mes côtés, par ma faute. Où mes démons m’auraient repris et la violence aussi, se déchaînant sur ma compagne. Des soirs où je m’endormais en craignant l’irruption soudaine des flics pour m’arrêter pour un crime que je n’avais pas commis comme cela avait été le cas pour le meurtre de l’oncle de Darrow, finalement perpétré par mon propre père, Iron Meads. Lui, qui m’avait entraîné dès mon plus jeune âge, alors que je n’étais encore qu’un gamin, dans un monde de criminalité donc je parvenais seulement à me sortir, au cœur de ma trentaine. Parfois, alors que je vivais désormais comme quelqu’un de lambda, j’avais l’impression que mon passé de criminel se lisait sur mon front. Cela avait le don de me rendre particulièrement angoissé voir paranoïaque, surtout dans la rue car dès que je croisais un policier, je ne pouvais m’empêcher de presser le pas.

Ce matin-là, j’avais décidé d’accompagner Darrow à la faculté où elle devait régler certaines choses pour la remise de son diplôme. Plus qu’une occasion de sortir le chien que nous venions d’adopter, c’était aussi l’opportunité de passer du temps ensemble. Notre couple traversait une crise profonde mais nos efforts communs aidaient et amélioraient les choses, du moins, telle était mon impression. Alors que nous passions devant un garage, je jetais instinctivement un coup d’œil à l’intérieur pour admirer une voiture de collection qui ferait rêver plus d’un homme. Toutefois, je fronçais des sourcils, intrigué par une silhouette. « Oh putain », lâchais-je bien plus fort que je ne l’aurais souhaité. « Gilliam ? », appelais-je, hasardeux. Cet homme ressemblait à s’y méprendre à une personne avec qui j’avais collaboré, il y a plus de sept ans, pour me fournir des armes et accomplir des méfaits.
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 22 Oct - 14:09




The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now
Travis & Gilliam

« Quand tu débarques dans un lieu public, faut scandaliser le bon peuple (…). Faut faire une apparition répugnante. On est des vrais parias, rejetés de la société. Et c'est ce qu'on veux être. Tout ce qui est valable pour eux ne peut pas l'être pour nous. le monde ne veux pas de nous et nous on veux pas de lui. Pour les gens on est la lie de la terre »
Outre les Harleys, Gilliam avait développé une véritable passion pour les Mustangs. Ainsi lorsque son premier client de la journée était arrivé avec ce model datant des années soixante - dix le grand gaillard s’était fait un plaisir de l’accueillir. Le monstre avait quelques soucis au démarrage, Gilliam s’était empressé de faire un devis. Il était monté à l’étage dans l’appartement qu’il partageait avec son meilleur ami et associé. Dans la cuisine il ne vit rien d’autres que plusieurs cadavres de canettes de bières, une veste en cuir à l’effigie du club était disposée sur l’une des chaises. Gil’ s’attela à se préparer un café allongé, tirant un cigarette d’un paquet qui traînait il consomma cette dernière avec une certaine jouissance. Le soleil s’était levé depuis quelques heures et le silence de l’appartement était significatif. Il n’y avait que lui. La solitude qu’il savait apprécier à une certaine époque lui pesait depuis sa sortie de prison. Ravivant en lui les jours passés en isolement pour mauvaise conduite. Jamais la solitude ne l’avait rendu si proche de la folie. Le biker s’affala sur ce vieux canapé usé, sirotant son café en songeant aux événements de ces deux derniers mois. Ses retrouvailles avec la femme qu’il aimait et qu’il avait rejeté pour protéger un club dont il ne trouvait plus sa place. L’annonce de la paternité de son meilleur ami et enfin l’agression de Genesis. C’était sans conteste la perte de Jack qui se ponctuait aujourd’hui par une impression de vide douloureuse. Gilliam n’avait pas encore été déposer des fleurs sur la tombe de ce vieil ami et mentor. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il n’était pas prêt à accepter la mort de ce dernier.

Gilliam attrapa son téléphone portable, il vogua passivement sur internet, parfois il songeait furtivement à contacter la jeune Carver puis il se rétracta aussitôt. C’est en prenant une grande inspiration qu’il descendit au garage, observant la voiture attentivement. Peinture neuve, pneus remarquablement entretenus. Le propriétaire chérissait cette voiture. Ce qui fit sourire en coin le repris de justice. Lui - même avait bordé sa bécane avec un amour que seuls les passionnés pouvaient comprendre. Il ouvrit la portière passagère, glissant sa carcasse à l’intérieur observa les sièges en cuirs puis se redressa avant de prendre une gorgée de son café noir sans sucre. Ce devait être une journée calme, une journée appréciable loin des mélodrames de ces dernières semaines. Du moins il l’espérait. Gilliam avait suffisamment vu des fantômes du passé. Il avait eu sa dose. Du moins c’est ce qu’il croyait puisqu’un écho le fit sursauter. « Oh putain » Le géant aux longs cheveux noirs fit pivoter sa carcasse pour se retrouver face à un autre fantôme du passé qui se situait à quelques mètres de lui. « Gilliam ? » Le grand brun arqua un sourcil, tasse entre les mains. Ce visage lui rappelait quelque chose. Quelque chose de violent, d’animal, de bestial. Un passé dans lequel il avait été le monstre sans crainte. Une place qu’il avait cédé à Rickon. « Travis c’est ça… » Répondit - il au jeune homme plus pour lui - même que pour entament une quelconque conversation. Cependant le géant fit quelque pas pour se retrouver à hauteur de son interlocuteur. Des questions se bousculaient à l’intérieur du crâne du Biker. Pourquoi cet homme avec qui il avait fait affaire par le passé se retrouvait aujourd’hui ici ? Quelques mois après sa sortie de prison. Avec prudence Gilliam se risqua à lui poser la question « C’est pour une visite de courtoisie ou un simple hasard? » Le grand brun posa ses lèvres sur la tasse dont le café était à présent tiède. « Ou autre chose? » ajoutait - il tout en toisant le jeune homme qui semblait quelque peu…différent? Oui. Comme lui d’ailleurs.
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Dernière édition par Gilliam Walker le Dim 5 Nov - 22:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 22 Oct - 18:09

Il y a des souvenirs de mon passé que j’aimerai pouvoir effacer en un claquement de doigts. J’aimerai que tout ceci n’ait jamais existé. Pourtant, ils sont là, ses évènements parfois tragiques, ancrés en moi. Ils ont fait de moi l’homme que je suis désormais. Ils m’ont forgé comme le burin d’un sculpteur modèle le marbre ou la pierre. Je ne pouvais pas oublier toute mon enfance, mon adolescence et surtout, mes sept années de détention, longues et périlleuses. Comme un flash du passé, cette silhouette masculine et virile. Je fronçais des sourcils tout en prononçant ce prénom auquel j’avais pu m’associer par le passé, à plusieurs reprises. L’homme se retourna, son visage exprimant un mélange de surprises et de doutes. J’avais la confirmation que je ne rêvais pas puisqu’il articula mon prénom. J’opinais simplement du chef pour affirmer qu’il avait raison. De quelques pas, Gilliam se retrouva à ma hauteur et je fus obligé de lever les yeux, compte tenu de sa grande taille, pour pouvoir l’observer. Il n’avait pas tant changé que cela. Presque une décennie avait du passer et pourtant, il ressemblait toujours à l’homme qu’il était. « Simple hasard », répondis-je, comprenant totalement la méfiance du géant barbu. Je ne pouvais m’empêcher de me poser plusieurs questions : était-il toujours dans les affaires ? Avait-il purgé une peine ? Je me grattais ma barbe naissante, dubitatif, étonné de tomber à tout hasard sur ce fantôme de mon passé. Je me permis même d’ajouter, afin de conforter ma réponse : « Je ne suis plus dans les affaires ». Je restais méfiant même si je l’avais interpellé de mon propre chef. Je ne voulais plus approcher quiconque qui était dans la délinquance. « J’ai juste … je t’ai reconnu et j’ai cru halluciner, c’est tout », dis-je en croisant les bras sur mon torse, couvert d’une chemise à carreaux digne d’un bûcheron.
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Mer 1 Nov - 21:29


The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now
Travis  &  Gilliam

« Quand tu débarques dans un lieu public, faut scandaliser le bon peuple (…). Faut faire une apparition répugnante. On est des vrais parias, rejetés de la société. Et c'est ce qu'on veux être. Tout ce qui est valable pour eux ne peut pas l'être pour nous. le monde ne veux pas de nous et nous on veux pas de lui. Pour les gens on est la lie de la terre »
Depuis sa sortie de prison, Gilliam se retrouvait au beau milieu d’un dilemme aussi cornélien que celui des plus grandes tragédies Grec. En effet ce grand gaillard ayant grandit dans un milieu jonché de violence, de criminalité sous couvert d’une liberté, un milieu qu’il n’avait jamais remis en question. Lui, le prince des bikers, le prince du sang versé contre le bitume. Il aimait son club autant qu’il mourrait d’envi de le fuir aujourd’hui. Hélas, on ne pouvait pas se nommer Walker et prendre la saugrenu décision de fuir tout un héritage. Le seul et unique compromis qu’avait trouvé le prince des Bikers avait été celui de céder sa place de président à son meilleur ami et de prendre celle de vice président. Bien sûr, il n’en avait pas parlé à son meilleur ami, aujourd’hui vaillant président. Comment dire à celui qui l’avait toujours supporté dans le sang et les larmes qu’il ne voyait en cette vie que mort et destruction. Certain que Rickon ne comprendrait pas, il préférait taire ce démon. De plus, son meilleur ami venait de découvrir une paternité cachée et ce depuis trois longues années, sans compter l’agression de sa Genesis. Rick’ était un véritable lion en cage, un animal qui ne demandait qu’à être relâché pour mieux tout ravager aux alentours et si l’ours qu’il était avait réussi à calmer le fauve, Gil’ ne se faisait pas d’idées, Rickon allait finir par craquer. Et, lorsque ce drame arriverait il valait mieux être de son côté. Ainsi, naïvement le grand brun avait espéré prendre une sorte de nouveau départ factice lors de sa sortie de prison, du moins avant d’apprendre que Jack Winston s’était fait assassiné et qu’évidemment cet acte ne pourrait rester impuni. Et puis il y avait sa Rebeckha, sa déesse de douceur. Ce regard brisé dont il était la cause. Que dire à cette femme qui ne pouvait accepter cette rupture irrationnelle ? Fallait - il lui dévoiler l’immonde visage d’un père qu’elle haïssait déjà bien assez ? Non. Gilliam ne pouvait se résoudre à lui enlever ça. Alors il encaissait les coups porté à l’intérieur de sa poitrine.



La finalité de tout cela ? C’est qu’on ne pouvait fuir son passé. Preuve en était qu’un autre fantôme était venu le hanter. Travis Meads une âme torturée qui s’était jadis perdue dans les méandres de la violence que Gilliam offrait à ceux qui croisaient sa route. A en juger par l’apparence du jeune homme, ce dernier avait quelque peu changé. «  Simple hasard  » Gilliam haussa ses larges épaules qui étaient bien étroitement enfoui sous son cuir usé. « Ok.  » Ni plus, ni moins. Tout de même, le géant se demandait bien ce que le blondinet pouvait faire à ce jour. Sa réponse à la question qui n’était pas encore posée ne se fit pas attendre.  «  Je ne suis plus dans les affaires  » Etrangement, Gil’ était rassuré, non pas que la trajectoire de vie du jeune homme lui était vitale, disons seulement qu’en cette mâtiné il n’était pas d’humeur à causer affaire.  «  J’ai juste … je t’ai reconnu et j’ai cru halluciner, c’est tout  » Un éclat de rire se logea dans la gorge du géant, d’une gestuelle brutale il frappa dans le dos de son interlocuteur, tasse de café à demi - pleine dans le creux de sa main libre. « Je suis bien présent ducon’  » Il porta la tasse jusqu’à ses lèvres, dégusta une gorgée de caféine. « Bon ! J’ai juste une voiture ce matin du coup tu veux boire un café et fumer une clope ?  » D’un signe de tête, il pointa les marches d’escaliers qui se trouvaient derrière la caisse du garage. « J’habite avec Rick’ ici, bon c’est pas un palace mais ça nous va… tu me suis?  » Sans même attendre l’approbation de son interlocuteur, le biker monta les marches grinçantes avant de se diriger dans sa cuisine - salon, il fit couler une tasse de café avant de s’allumer un tube cancérigène qu’il coinça entre ses larges doigts remplis de bagues. « Alors tu fais quoi à ce jour ?  » En réalité, depuis l’agression de Genesis, Gilliam souhaitait renouer avec quelques informateurs du milieu afin de coincer ce génie idiot qui avait osé s’en prendre à la princesse de Rickon. Après tout, Gilliam pourrait au moins tuer l’idiot sans le faire souffrir pour son erreur.
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Dernière édition par Gilliam Walker le Dim 5 Nov - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Jeu 2 Nov - 16:29

Gilliam semble se détendre lorsque je me permets une précision, annonçant que je ne suis plus dans le milieu. J’ai été vivement traumatisé à la sortie de prison, lors de ma réinsertion, quand on m’a accusé à tord d’avoir assassiné si ce n’est massacré l’oncle de Darrow. Comment aurais-je pu égorger un homme qui m’a offert un emploi et permis de rencontrer ma petite-amie ? Ce à quoi les juges avaient répondus qu’un homme vendant des prostituées pouvait tout faire. Je ne veux plus retourner dans les affaires. Je veux une vie stable et j’en ai besoin, si je compte adopter les enfants de la femme qui m’a fait vivre un calvaire pour leur offrir un avenir meilleur, une meilleure enfance que la mienne, également. Toutefois, cette procédure d’adoption est longue et rendue compliquée par mon passé carcéral, mon alcoolisme et ma violence, reconnue par la justice bien qu’aujourd’hui, je ne frappe plus. Je ne bois plus non plus bien que la tentation soit forte, bien plus forte que l’arrêt de la cigarette qui date de la grossesse de Darrow ayant abouti malheureusement à une fausse couche. Gilliam me propose un café et une cigarette. J’opine du chef, un sourire discret aux lèvres. « Avec plaisir, merci », je réponds. Je ne peux pas dire que je sois parfaitement à l’aise en sa présence qui me rappelle indéniablement une période sombre de mon existence mais cela me fait toutefois très plaisir de le revoir bien que je n’ai jamais eu l’occasion d’apprendre à le connaître plus que cela. Je suis Gilliam à l’étage, dans ce qu’il m’indique être un endroit qu’il partage avec Rickon. « C’est pas insalubre, c’est sympa ». C’est même mieux que tout ce que j’ai connu dans mon enfance, avec Iron, mon père. La plupart du temps, on scouattaient ou on dormaient dans son camion, le même où on m’a gaulé, d’ailleurs. Pour ma part, je vis dans un appartement payé par mon beau-père et pour mon orgueil, c’est assez difficile à encaisser si bien que je ne préfère rien dire sur le sujet. L’appartement est plus que confortable et au-dessus de nos moyens. Je n’ai jamais vécu dans un pareil endroit et j’ai toujours du mal à m’habituer à tant de confort – du chauffage, de l’électricité sans coupure et de l’eau chaude, le pied ! -. Gilliam me demande ce que je fais dans la vie et cette fois, je n’ai pas honte de le dire. « Je suis videur et chef de la sécurité pour un night club ». Si j’ai commencé par la partie discothèque banale de l’établissement, Andy, ma patronne, m’a finalement confié celle, plus compliqué, du strip, où les hommes sont plus récalcitrants lorsque l’entrée est refusée. De plus, je gère l’ensemble des équipes de sécurité et je suis très fier d’avoir des responsabilités. « Donc toi, t’as monté ton affaire, si j’pige bien ? », je demande bien que la réponse soit évidente. « C’est cool »

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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 5 Nov - 22:17


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« Quand tu débarques dans un lieu public, faut scandaliser le bon peuple (…). Faut faire une apparition répugnante. On est des vrais parias, rejetés de la société. Et c'est ce qu'on veux être. Tout ce qui est valable pour eux ne peut pas l'être pour nous. le monde ne veux pas de nous et nous on veux pas de lui. Pour les gens on est la lie de la terre »
Peut - être que le grand brun finirait par comprendre que le passé ne cesserait de le rattraper. Après tout, il n’avait aucune arme pour lutter contre cela, ni contre ses propres regrets qui se cumulaient au fil du temps. D’abord la prison. Puis Bex. Enfin la façon dont il se détache doucement de son propre club sans avoir la force nécessaire à le quitter définitivement. Il avait quitté son premier et seul amour pour protéger ces hommes, ces frères d’armes, comment pouvait - il ne serait - ce que s’octroyer le droit de songer à les quitter. Son pauvre père se retournerait certainement dans sa tombe. Jack aussi. Mais, ça non plus Gil’ n’en avait pas le courage. Jack était parti de ce monde depuis quelques mois et pourtant ce grand gaillard capable de briser un visage d’un revers de main était trop froussard pour affronter la tombe de ce vieux bougre de Jack. Au fond, il savait. Oui, il savait que c’était parce qu’il se trouvait en prison à ce moment là, c’est parce qu’il n’avait pas été là que Jack était décédé dans cette fusillade surprise. Résultat, des hommes en prisons, d’autres sous terre et aucun coupable. Seulement le goût amer de la frustration au fond de sa gorge et des états d’âmes qu’il gardait pour lui. Gil’ était comme cela, à toujours encaisser au fond de sa carcasse les coups de la vie, se rendant heureux pour ceux qu’ils l’étaient un minimum. Travis faisait - il parti de ces gens ? Après tout il avait décroché et dans ses iris Gil’ pouvait y voir la fragilité d’une convalescence. «  C’est pas insalubre, c’est sympa » Gilliam haussa ses larges épaules, déposant la tasse de café sous les yeux du blondinet à la chemise à carreaux. « C’est vivable, mais bon va falloir que j’entame des travaux…parce que…tu te souviens de Rick? Bah en fait il a un gosse…enfin longue histoire c’est un véritable bordel. Bref. » Gil se rendait compte qu’il en disait trop et sans doute que son meilleur ami accepterait mal que le grand brun dévoile ses déboires paternels. Gil préféra creuser la vie actuelle de son interlocuteur. «  Je suis videur et chef de la sécurité pour un night club » Le biker siffla avant de prendre une longue goulée de son tube cancérigène qu’il s’était mis à cendrer dans l’évier. Encore une mauvaise habitude qu’il devrait corriger.

« Et bah, ça change de ton ancien Taff, c’est cool si t’aimes ça…j’veux dire la rue ça te manque pas trop? Non. Je suppose que non » Il ria, ébouriffant ses propres longues mèches avant d’être de nouveau interpeler par Travis. «  Donc toi, t’as monté ton affaire, si j’pige bien ? » Gilliam fixa le plafond miteux de son appartement. Que pouvait - il répondre ? «  C’est cool » Il se racla la gorge, les iris soudainement plus sombres. « En fait je sors de taule. J’essaye de me faire petit, mais t’sais comment c’est le club…on né dedans et on meurs avec lui. Surtout dans mon cas…le garage c’est juste notre petit truc stable pour nous couvrir. » Une nouvelle inspiration de nicotine et il ajouta : « D’ailleurs j’ai perdu mon sergent d’arme quand j’étais en taule, t’aurais aucune info’ sur une fusillade surprise entre un cartel et les hell’s? » Sait - on jamais. Filer droit ne signifiait pas ignorance non plus.
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Mar 7 Nov - 11:02

Gilliam m’indique qu’il va devoir entamer des travaux car son fidèle compère, Rickon, que j’ai eu l’opportunité de croiser quelques fois, comme lui, il y a quelques années, est père d’un enfant. Ma mâchoire se décoche sous le choc. Généralement, dans le milieu, on devient père par accident. On n’impose assez rarement notre milieu, dangereux et hostile, à un bambin, de notre propre volonté. « Wow », je dis, étonné. Rickon est, dans mes souvenirs, si je ne me trompe pas, un grand blond barbu. Plus j’y pense et plus je vois parfaitement qui il est, en réalité. Je l’associe, dans ma mémoire, à Gilliam, également. Penser à la paternité me rappelle inlassablement ma propre situation : la fausse couche de Darrow, ma requête d’adoption des enfants de Minnie. Quel dingue voudrait adopter les enfants de la femme qui vous a violé pendant votre adolescence, dans une famille d’accueil ? A croire que quelque chose cloche définitivement chez moi. « Et toi, t’en as des … gosses ? », je demande même si le contraire m’étonnerait. Il aurait fait des travaux pour les siens si c’était le cas.

Gilliam siffle quand j’annonce mon métier actuel. Comme il le dit si bien, cela me change de mon ancien emploi qui en réalité, n’en était pas un. « Ouais, ça change de transporter des putes entre Mexico city et L.A », je ricane alors qu’il me demande si la rue me manque. Je fronce des sourcils, en réfléchissant. L’argent facile me manque, oui, mais pas le danger permanent et le risque de se faire choper par un flic, en permanence. « Non », je réponds avant que Gilliam ne m’explique sa situation actuelle. Donc, il sort de prison. Ok. J’opine du chef. C’est sa couverture et il est encore dans les affaires. Combien de temps avant qu’il ne se fasse choper, encore ? « T’avais pris combien ? ». J’avais pris sept ans et c’est assez de temps pour savoir comme la prison, c’est difficile ; quoi que peut-être plus facile quand on appartient à un club renommé, comme lui. Gilliam m’interroge sur une récente fusillade. Je lève les mains en l’air. « Oula, Gilliam, j’suis plus dans le milieu depuis ma sortie de taule y’a plus de deux ans. J’ai eu la chance de pouvoir tout couper avec l’arrestation d’Iron ». Iron, mon père, mon ancien boss. Qui, compte tenu de son pouvoir, doit avoir des infos en prison mais … aller le voir ? Je ne me sens pas de le faire. « Mon pèr-… Iron, a peut-être des infos en taule mais j’peux pas aller le voir. Longue histoire »

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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 12 Nov - 1:33


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Travis  &  Gilliam

« Quand tu débarques dans un lieu public, faut scandaliser le bon peuple (…). Faut faire une apparition répugnante. On est des vrais parias, rejetés de la société. Et c'est ce qu'on veux être. Tout ce qui est valable pour eux ne peut pas l'être pour nous. le monde ne veux pas de nous et nous on veux pas de lui. Pour les gens on est la lie de la terre »
Le problème avec les bikers était le même depuis la création de cette vague d’anarchiste. En effet, les clubs avaient été créés dans le but d’enfermer en leurs socles des individus, vétérans pour la plupart, inaptes à s’adapter à la société. Non diagnostiqués comme fous, ils vivaient avec une rage logée dans le creux de leur ventre. La rage d’être un bout de chair de retour de la guerre, un bout de chair que personne ne souhaitait regarder. L’inavouable était le drame, la mort que les états unis avaient semés sur les champs de batailles. D’abord héros, puis pestiférés. Gilliam avait grandit en écoutant les histoires d’injustices, il avait évolué en voyant le système bouffer les plus pauvres. Les poings serrés il avait pris la décision utopique de prendre la relève. Hélas, il avait fallu la prison au grand brun pour comprendre que cette gère ne les mènerait que derrière les barreaux pour les plus chanceux et dans un cimetière pour les plus maudits. S’il devait plier le genou devant le patriarche Carver, cela aurait été pour avouer que les bandits restent des bandits et des perdants. Loin de lui l’idée de ne serait - ce que souffler un traitre mot de cette pensée à son meilleur ami. « Wow » s’était exclamé Travis tandis que Gilliam s’abreuva de caféine goulûment. Il arqua un sourcil et répondit à cette exclamation « Ouais. Pour sûr que Rick’ a dû avoir cette même réaction quand il l’a appris faut dire que ça fait trois ans qu’il a un fils ici sans le savoir. » Gilliam haussa les épaules, contrairement à beaucoup, il ne s’était rangé d’aucun côté, d’un parce que les histoires de Rickon et Genesis resteraient toujours les mêmes abysses qu’avant. D’autre part, il était mal placé pour juger le mensonge à l’usage d’une protection, il faisait de même avec Bex’. « Et toi, t’en as des … gosses ? » Gilliam leva les yeux aux cieux. Toisant le plafond jaunit par la fumée qu’il crachait quotidiennement dans cette cuisine. « Nop. Pas de femme, pas de gosses. Honnêtement, on a rien à offrir de très reluisant ici.  Et toi? » Bien que le grand gaillard y avait songé il fut un temps, aujourd’hui il se contentait simplement d’observer ceux des autres.

« Ouais, ça change de transporter des putes entre Mexico city et L.A » Gil’ leva sa tasse acquiesçant ainsi les dires de son ancien client. Gilliam n’avait jamais touché ni à la drogue, ni aux femmes. Question de code d’honneur que les anciens avaient transmis. Les Hell’s se contentait de fournir des armes et ainsi se dédouaner des responsabilités. Toutefois, Gil’ n’était pas dupe, à chaque fusillade il y avait une part de Hell’s. « Non » Gilliam se contenta d’expliquer qu’il sortait de prison. « T’avais pris combien ? » Déposant la tasse sur le plan de travail, le barbu croisa ses bras contre son torse bombé. « Un an tout rond. Une longue histoire de vengeance on va dire, c’est con quand même parce qu’on m’a chopé pour un truc que j’ai pas fait alors que j’en ai tellement fait que ça en était drôle. » Il ria de bon coeur avant d’enchaîner sur la mort de Jack, espérant tirer quelques informations de ces retrouvailles. Néanmoins, il vit que le blond se crispa légèrement.  « Oula, Gilliam, j’suis plus dans le milieu depuis ma sortie de taule y’a plus de deux ans. J’ai eu la chance de pouvoir tout couper avec l’arrestation d’Iron » Prenant une grande inspiration, le brun se dégagea légèrement de la cuisine, se dirigeant jusqu’au réfrigérateur duquel il sortie une bière « Je t’en propose pas une, je vois que t’es clean jusqu’au bout des doigts. T’en fais pas pour cette histoire, c’est juste que tu sais comment ça fonctionne chez nous… » Il décapsula la bouteille à l’aide d’un briquet avant de lever la bouteille en l’air en guise de gage de paix. « « Mon pèr-… Iron, a peut-être des infos en taule mais j’peux pas aller le voir. Longue histoire » Gil’ porta ses lèvres sur le bord de la bouteille, s’abreuvant d’un trait de la moitié du liquide couleur or. « T’inquiètes je vais pas te forcer à aller voir ton géniteur. Si ça te dérange pas, j’aimerai juste avoir ses coordonnés, histoire de le questionner l’air de rien. Je suis certain que de la visite lui ferait pas de mal…perso’ quand Cass’ venait me voir c’était sympa. » Seul lien avec l’extérieure que de pauvres visites où tout contact physique était interdit. Cela lui avait laissé un goût amer au fond de la gorge. « C’est juste que cette histoire sort de nulle part, fin’ ils ont quand même envoyé un type tabassé la vieille de Rick’ devant son propre gosse » Dans le langage des Hell’s la vieille c’était la reine d’un biker, celle qu’il ne faut ni toucher, ni même oser regarder. La régulière, la femme du soldat. Il y avait un mythe derrière ces femmes qui attiraient toutes les minettes du monde, néanmoins peu d’entre elles supportaient la vie au chevet d’un homme de sang.
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Dim 12 Nov - 13:58


J’essaie d’imaginer ce que cela me ferait si on m’annonçait que j’avais un enfant, comme ç a a été le cas du compère de Gilliam, Rickon. J’ignore si j’aurais bien réagis ; tout dépend aussi de sa situation actuelle. Je retourne la question des enfants à Gilliam qui m’annonce qu’il n’a rien à offrir ni à une femme ni à un marmot avant de me la poser. Je réponds honnêtement à l’interrogation posée. « J’ai une copine et un projet d’enfant », je réponds. En vérité, à l’heure actuelle, si Darrow n’avait pas été agressée, nous aurions notre petite-fille dont nous avions choisis le prénom, Joey. Je tais également mes projets d’adoption, qui ne regardent que ma petite-amie de vingt ans et moi-même.

Un an. C’est une peine que j’estime relativement courte et que j’aurais aimé écoper, en échange des sept ans de détention dont j’ai hérité car je n’ai dénoncé personne. J’étais trop bête, pensant que ma vie, c’était ça, c’était le business et ma famille, c’était ces gens qui n’ont pas levés le petit doigt pour m’aider. « Tranquille », je réponds en plaisantant. Je pense que Gilliam est au courant de ma sanction, de mes sept ans de prison. Visiblement, il a deviné que je suis désormais rangé et ne me propose pas de bière. J’opine du chef. Je sors de ma poche un petit jeton, comme une petite pièce. 9 mois sans alcool. Je souris. « Désintox’ efficace ». C’était cela où je perdais Darrow et la famille que nous voulions construire. Le choix a rapidement été fait même si la tentation reste très forte par moment, surtout quand j’éprouve des émotions fortes, négatives comme positives. Je suis soulagé en apprenant que je n’ai aucune dette envers Gilliam et non quelque chose qui me contraint d’aller voir mon géniteur, Iron, en prison. « Il est à la prison fédérale. Si tu vas le voir, évite juste de me mentionner s’il te parle de moi ».
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MessageSujet: Re: The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam) Aujourd'hui à 1:00


The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now
Travis  &  Gilliam

« Quand tu débarques dans un lieu public, faut scandaliser le bon peuple (…). Faut faire une apparition répugnante. On est des vrais parias, rejetés de la société. Et c'est ce qu'on veux être. Tout ce qui est valable pour eux ne peut pas l'être pour nous. le monde ne veux pas de nous et nous on veux pas de lui. Pour les gens on est la lie de la terre »
Gilliam avait déjà songé à une famille, pas très grande, certainement deux enfants, peut - être trois par caprice. Cela était à l’époque où il était encore en couple avec la douce Rebekah, et puis au fil du temps cette envie hardante de posséder sa propre progéniture lui était passé, d’une part parce qu’il n’avait jamais réellement souhaité cette vie de hors la loi pour ses enfants et d’autre part parce que Rebekah n’était plus avec lui. Par la faute d’une père trop protecteur que Gilliam avait toujours trouvé ambivalent. Alors, en effet savoir que son meilleur ami était père avant lui, qui plus est d’un gosse absolument adorable et malicieux lui faisait un léger pic au coeur. Puis, il se rappelait de la prison, des morts, des nombreuses veuves et orphelins que le club créé. L’envie était vite passée. « J’ai une copine et un projet d’enfant » Gilliam siffla pour signifier son étonnement. « Et bien il y a quelques années si on m’avait dit ça j’aurai cru à une blague de mauvais goût. » A dire vrai, Gil’ ne s’était jamais réellement intéressé à la vie privé de ses clients, néanmoins il était aisé de se dire qu’un homme trempant dans le trafique d’êtres humains ne devait pas beaucoup respecter les femmes. A croire que Gil’ s’était trompé sur toute la ligne. Le sujet des un an de taule de Gil vint sur la table. Gilliam n’avait pas de vécu traumatique là-bas, seulement un coup de couteau dans l’appendice qui avait failli lui coûter la vie. L’histoire avait été vite réglée par la suite, l’avantage d’être un Hell’s en prison c’est que l’image du club était la carte de protection, d’autant plus lorsqu’on en était le vice président et le fils de l’un des créateurs originaux. « Tranquille » A gorge déployée Gilliam ria de bon coeur, il leva sa bière en l’air et s’exclama « En effet si on compare à ton pédigrée » Pas besoin de dossiers, de rapports de police. Le monde de la rue transmettait des informations plus vite qu’il ne le fallait, notamment les rumeurs inter - prisons. Cela permettait de faire fleurir le trafique à l’extérieure tout en faisant croire que l’on purgeait sa pitance de bon coeur.

Gil ne proposa pas de bière à son ami, pour la simple et bonne raison qu’il reconnaissait un addict sur le point de se ranger. Travis leva un jeton sous les yeux du biker et ce dernier y prêta une attention particulière. « Désintox’ efficace » De nouveau l’ours brun siffla entre ses lèvres et ajouta « C’est sérieux tout ça. » Au fond, Gil avait toujours trouvé ce genre de personnes assez admirables dans le fond. Enfin, Gi glissa quelques questions concernant la fusillade qui avait tué Jack. Aucune information de la part de Travis ce qui ne surprenait pas. En revanche il fut surpris par les indications concernant le père de Travis. « Il est à la prison fédérale. Si tu vas le voir, évite juste de me mentionner s’il te parle de moi ». Gilliam avait engloutit la fin de sa bouteille de bière d’un trait et rota bruyamment. Il porta de nouveau une clope entre ses lèvres. « J’sais pas c’que t’a fait ton vieux mais t’as l’air vachement remonté. Tu me diras on a tous un problème avec nos vieux… » Il songeait au père de Bex’ plus qu’au sien, Gilliam, en effet, lui avait eu la chance d’avoir un bon père, de l’un qui tenait le coup malgré tout. Un véritable roc encore aujourd’hui. « Te fais pas de bile mon grand déjà j’irai pas ensuite ce sera la nana de Rickon qui ira, une ex agent fédérale plutôt coriace et assez persuasive. Le genre de meuf que t’as pas envie de contrarier si tu vois ce que je veux dire. » Et Gil’ était sincère, Genesis avait quelque chose d’effrayant, elle était le parfait opposé de sa meilleure amie, brune, grande, élancée, froide et surtout elle savait faire mal. Il avait vu Rickon manger des roustes plus violentes que celles entre bikers. « T’as ma parole, ton prénom sera jamais prononcé. »
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The past is a ghost, the future a dream, and all we ever have is now (gilliam)

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