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our own way (calbeth)

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MessageSujet: our own way (calbeth) Mar 10 Oct - 17:04

Le quotidien est difficile, depuis quelques jours, depuis qu’Elizabeth et moi sommes séparés bien que nous n’ayons jamais été officiellement ensemble, seulement exclusifs. Quoi que cela revient au même, à mes yeux, en quelque sorte. Les images de la jeune femme, pointant son arme sur moi puis sur sa propre tempe me hantent et je ne parviens pas à les oublier, que je sois éveillé ou endormi lors des rares moments où j’arrive à être gagné par le sommeil. Je suis constamment angoissé, presque paranoïaque lorsqu’il y a le moindre bruit dans mon appartement, par crainte que le gang ait appris la vérité et vienne me liquider. Sauf qu’avec deux chats chez moi, il y a beaucoup de bruit : je suis toujours sur mes gardes et si j’étais cardiaque, je serai déjà mort plusieurs fois. Je reçois un sms au petit matin, alors que je traîne devant ma tasse de café. Mon cœur tambourine et l’angoisse me submerge en constatant qu’il s’agit d’un numéro non-enregistré ce qui signifie que c’est le gang qui me contacte via un téléphone prépayé pour ne pas être tracé. Il s’agit simplement d’une adresse et je comprends que je dois m’y rendre, sans savoir quoi y faire. A contrecœur, j’abandonne mon petit déjeuner auquel j’ai à peine touché pour commencer à me préparer, priant pour ne pas être avec Elizabeth. Si la jeune femme me manque, indéniablement, je pense que cela rendrait les choses encore plus compliquées qu’elles ne le sont déjà d’être ensemble dans une mission, confrontés à ce que nous savons, à ce qu’elle sait sur moi et au danger que nous courons. Quelques minutes plus tard, j’enfourche ma moto pour me rendre à l’adresse indiquée, que je connais plutôt bien puisque nous y avons déjà été, Elizabeth et moi, au tout début. Il s’agit du domicile d’un ami de mon père, à quelques pas de mon propre domicile familial. Nous y avions même croisé ma plus jeune sœur, Clary. Je gare ma moto à quelques mètres de là et repère une voiture familière, aux vitres teintées. Je m’en approche et ouvre la portière, me glissant à l’intérieur. Je me retourne vers le côté conducteur et dès lors, mon cœur s’emballe. Elizabeth. « Salut », je finis par glisser, pas du tout à l’aise. Je suis certaine rouge écarlate et mon malaise doit se lire aisément sur mon visage. « On doit faire quoi ? Filature ? »


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MessageSujet: Re: our own way (calbeth) Mar 10 Oct - 20:56

Cela faisait quelques jours qu’Elizabeth avait découvert la vérité quant à la véritable identité de Calvin et surtout son travail. Depuis la terrible dispute qui avait amené à leur séparation, Lizzy n’avait plus eu de nouvelles de Calvin. Il lui avait simplement de prendre soin d’elle et était sorti de l’appartement de la jeune femme. Suite à son départ, Elizabeth s’était écroulée sur le sol pleurant toutes les larmes de son corps. Le départ de Calvin et la découverte de la vérité lui faisaient bien plus de mal qu’elle l’aurait imaginé. Elle avait toujours bien pris grand soin de ne s’attacher à personne et ne pas tomber amoureuse afin de ne jamais avoir à souffrir comme sa sœur avait souffert mais cela lui était tombé dessus sans qu’elle ne s’y attende. Et cela était bien plus douloureux que tout ce qu’elle avait jamais imaginé. Si on lui annonçait que son cœur avait été arraché de sa poitrine, jeté sous un bus, coupé en mille morceaux, recollé et remis dans sa poitrine couvert de fissure, elle n’aurait certainement pas discuté et aurait cru ses personnes sur paroles. Depuis cette dispute, Elizabeth n’était plus que l’ombre d’elle même. Elle ne s’était d’ailleurs pas rendue dans les locaux du gang durant plusieurs jours restant dans son appartement noyant son chagrin dans l’alcool et ne mangeant presque rien. Il aurait fallu qu’elle sorte pour aller se chercher à manger et cela s’était tout simplement hors de question. La jeune femme était donc restée enfermée chez elle jusqu’à recevoir un message de la part d’un de ses supérieurs lui intimant de se rendre dans un quartier qu’elle avait souvent surveillé. Elle n’avait pas envie d’y aller mais elle n’avait guère le choix. Elle avait donc enfilé la première tenue qui lui était tombée sous la main et était partie vers le point de rendez-vous. Elle ne savait pas qui serait son partenaire au cours de cette mission mais elle n’en avait que faire tant que ce n’était pas Calvin. En sortant, elle ne manqua pas de croiser son regard dans un miroir. Son reflet lui fit presque peur. Elle n’était pas maquillée, chose rare pour la jeune femme. Elle était vêtue d’un survêtement délavé mais particulièrement confortable. Ses joues s’étaient creusées et de grosses cernes se dessinaient sous son visage. Ses ongles n’étaient pas fait non plus. Oui, Elizabeth faisait peine à voir et si Rebecca la voyait dans cet état, elle lui passerait certainement un savon. Arrivée sur le lieu de rendez-vous dans la voiture aux vitres teintées, elle attendit son binôme les yeux dans le vide. Elle ne tourna même pas la tête lorsque la portière s’ouvrit pour laisser entrer son partenaire. Ce n’est que quand elle reconnu la voix de Calvin, qu’elle sursauta violemment. « Putain, mais c’est pas vrai ! » jura t-elle entre ses dents. C’était la dernière personne qu’elle avait envie de voir. Déjà son cœur battait douloureusement et ses yeux se remplissaient de larmes. Elle détourna la tête vers la route. « Comme la dernière fois » Réussit-elle à répondre à la question du jeune homme. Cette mission lui faisait ni chaud ni froid et elle s’en fichait royalement.
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MessageSujet: Re: our own way (calbeth) Mar 10 Oct - 21:22

Elizabeth jure avant de détourner aussitôt le regard, visiblement peu contente d’être en équipe avec moi. Je soupire doucement tout en m’enfonçant dans le siège du véhicule car la filature peut être longue si notre cible, l’un des plus bons amis de mon père, ne bouge pas de son domicile dans l’immédiat. Je passe une main sur mon front, humide de sueur, embarrassé. Je ne sais pas si je dois faire la conversation ou rester silencieux. Nous nous sommes quittés en mauvais terme – et malheureux également – et je ne me vois pas combler le silence en parlant alors que clairement, ni elle ni moi n’avons envie d’être dans cette voiture, coincé pour de longues heures. Je constate de façon frappante et claire qu’Elizabeth ne porte pas ses robes moulantes habituelles et surtout, qu’elle est naturelle, non maquillée. C’est la première fois que je la vois ainsi alors qu’elle n’est pas dans mon lit, à se réveiller. Je me plonge aussitôt dans mes souvenirs, particulièrement d’un. Un matin particulièrement tendre, câlin, où je l’ai réveillé de plusieurs baisers. Elizabeth riait comme une enfant, chatouillée par mes cheveux frôlant sa peau ici et là. L’entendre rire m’avait réchauffé le cœur et s’en était suivi un instant intense où nous avions fait l’amour de façon très tendre, presque comme deux amants qui perdent leur virginité. Cela avait été timide, très doux et même un peu maladroit mais si puissant, émotionnellement. Je secoue doucement la tête pour sortir de mes pensées et m’empare de mon téléphone pour jouer, ne voyant aucune autre sortie à cela. Pourtant, les minutes défilent, le silence s’installe, froid et gênant et mon malaise ne se dissipe pas. « Mets le contact, Lizzy, il s’casse ! », je m’écrie soudainement en m’emparant de ma ceinture pour m’attacher tandis que l’ami de mon père s’engouffre dans son véhicule pour démarrer. Je suis content qu’il bouge après plus d’une heure d’immobilité car l’action dissipera peut-être la gêne présente et persistante entre elle et moi.
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