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lo que paso, paso entre tu y yo (camilla)

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MessageSujet: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Dim 8 Oct - 19:24

La salsa. C’est une passion, un exutoire. Camilla et moi pratiquons cette danse depuis plusieurs années déjà, chaque jeudi soir. Rares sont les cours que nous manquons et nous sommes des fidèles de ceux-ci. Nous nous arrangeons toujours pour nous libérer, notamment grâce à la complicité de Mason, mon meilleur ami, qui garde notre fils de huit ans, Leeo. Là-bas, nous retrouvons également une forte communauté latine et cela me rappelle immanquablement la Colombie, pour ma part, où j’ai vécu les dix premières années de ma vie jusqu’au décès brutal de ma mère et la mutation de mon père en Californie, sur les terres angelines. Il n’est pas rare d’ailleurs que j’y parle espagnol mais je le fais également chez nous, pour ancrer mon fils de cette langue qui m’a bercé et qui était mienne bien avant l’anglais. Ce soir, je termine plus tardivement que d’ordinaire, restant à enquêter au commissariat pour une affaire d’urgences. Heureusement, en prévision, je prends toujours mes affaires de danse avec moi pour ainsi pouvoir retrouver Camilla sur place. Comme chaque jeudi soir, c’est presque en dansant dans les transports en commun, trépignant d’avance, que je me hâte vers notre cours de salsa.

Mason m’indique au téléphone que les devoirs de Leeo sont faits. C’est essentiel pour moi de tout surveiller et tout planifier, concernant sa scolarité car jusqu’à l’année passée, je m’en occupais à temps plein. Je n’avais que des petits boulots, jamais totalement des temps complets, aménagés pour pouvoir m’occuper de lui ; à huit ans, Camilla et moi avons estimés que je pouvais accepter l’offre de la police et que Leeo pouvait avoir davantage de liberté, de son côté. Par exemple, le mardi, il rentre seul de l’école. Il doit toutefois nous appeler quand il arrive à l’appartement sous peine que je fasse une syncope à cause de l’angoisse. Arrivant devant la salle de danse, je raccroche d’avec mon meilleur ami puis me faufile dans les vestiaires où quelques hommes s’habillent également. J’ignore si ma partenaire, ma moitié depuis quinze ans, est déjà arrivée. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je suis prêt et me faufile jusqu’au parquet où une sublime brune m’attend. Aussitôt, un sourire éclaire mon visage et quand je la vois ainsi, dans une jolie robe, je me demande moi aussi, comme nos camarades à l’époque, comment j’ai fais pour coucher avec une fille si jolie. A l’époque, je n’étais pas beau du tout. Je ne dis pas que je le suis, maintenant. J’avais des bagues, de l’acné et des sourcils broussailleux. En plus, j’avais quelques kilogrammes en trop et mon fort accent hispanique, que j’ai conservé, me valait également des moqueries. « Vamos a bailar, querida ? », je souffle à son oreille tandis qu’elle est dos à moi. Aussitôt, un sourire mutin s’affiche sur mon visage et je pousse un léger cri d’hystérie, d’excitation.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Lun 9 Oct - 4:38

Jeudi. Le jour que tu préfères dans ta semaine. Tu sais parfaitement que, peu importe comme se déroule ta journée, tu sais qu’elle se terminera bien. Tu sais que la soirée va être agréable, exaltante, mais surtout, relaxante. Tu pouvais passer la pire journée de travail de ta vie, dès lors que tu allais franchir les portes de la salle de danse, tu allais tout oublier et laisser ton corps vibrer. Sans savoir pourquoi l’idée était venue à l’un de vos esprits, vous avez commencé les cours de salsa ensemble, et vous ne manquez jamais, ou que très rarement des cours. Pour toi, la danse s’avère être une excellente méthode pour évacuer le stress, l’anxiété accumulé tout au long de la semaine. Le jeudi est ta journée. Tu en profites autant que possible et tu ne laisses rien ni personne venir réduire au néant cette soirée de danse que tu partages avec ton meilleur ami, qui est également ton colocataire. Oui, vous passez déjà beaucoup de temps ensemble tous les jours. Mais ce n’est rien comparé à ce moment d’intimité, de relaxation, de détente dont vous pouvez profiter. Votre fils est sage à la maison, gardé par un ami de confiance de son père. Aucune raison de paniquer, aucune raison de s’énerver.

Comme tous les autres jeudis précédents, tu franchis la porte d’entrée de la salle de danse avant ton partenaire. Sans pouvoir expliquer pourquoi, tu parvenais souvent sur les lieux quelques secondes ou minutes avant lui. Cependant, aujourd’hui, il semblait avoir un peu de retard. Sans comprendre pourquoi, tu pria intérieurement que ce dernier ne te fasse pas faux bond, pas aujourd’hui. Tu ne lui permettait guère de te laisser danser seule. Alors, tandis qu’une légère anxiété vit le jour en toi, tu commenças à te préparer, respirant pour garder ton calme. Lorsque tu franchis la porte des vestiaires des femmes, parcourant la salle du regard, tu sentis un souffle chaud finir sa course contre ta nuque alors que la voix de ton meilleur ami résonna au creux de ton oreille. Tu reconnaissais cette voix entre mille. Tu l'entends si souvent depuis quinze ans, tu savais toujours quand il parlait et surtout, tu reconnaissais le moindre changement émotif au sein de sa voix. “Tu es retard…” dis-tu avant qu’un large sourire vint étirer tes lèvres alors que tu te retournes pour lui faire face. “J’ai eu peur que tu ne viennes pas ce soir!” Tu rapproches ton corps du sien afin de débuter la danse, tout en plongeant ton regard le sien. Ces yeux t'hypnotises, littéralement… Tu ne pouvais les quitter. Tu souhaitais ne jamais avoir ressenti le moindre sentiment amoureux à son égard, mais il en était autrement.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Lun 9 Oct - 9:48

« Je ne suis pas en retard, j’ai juste manqué de coordination avec le temps, nuance », je réponds avec un ton rieur et un regard empli de malicieux alors que mon regard croise le sien. Même dans le noir, je suis capable de recomposer la moindre nuance de ses yeux. Je les connais par cœur. Je la connais par cœur, je crois, aussi. Camilla est à mes côtés depuis quinze ans. Depuis que nos pères travaillent ensembles, nous nous sommes vus quasiment tous les jours. Nous vivons même sous un toit identique depuis trois ans, depuis ma majorité. Je connais sur le bout des doigts chaque détail visible de son corps, le moindre grain de beauté sur ses bras ou ses joues. Camilla m’embarque et aussitôt, la musique se fait entendre sur le parquet. Un sourire franc illumine mon visage jusqu’aux oreilles, littéralement, tant j’adore le fait de danser avec Camilla. Pourtant, je ne suis pas du tout sportif et déteste tout ce qui implique de faire un effort, de suer, qui ne soit pas relatif avec Fifa sur ma console. L’une de mes mains s’empare de la main de Camilla tandis que l’autre se pose sur sa hanche tandis que mes yeux sont rivés sur le couple de professeur pour intégrer les pas. Nous faisons partis des plus vieux adhérents et l’habitude, là, bien présente, fait que nous n’avons aucune difficulté à répéter les pas et les intégrer. Je profite de cette facilité pour chantonner à tue-tête les paroles de la chanson qui guide nos pas. « Si t’étais blonde, je pourrais presque te confondre avec Shakira », je lance à Camilla sur le ton de la plaisanterie. Comme la chanteuse native de mon pays, la Colombie, Camilla a des formes plus que généreuses et une plastique irréprochable, à faire fantasmer un saint. Pas étonnant que je lui ai demandé de perdre ma virginité avec elle, je savais très bien qu’après, je ne pourrais jamais avoir une femme aussi jolie dans mon lit. Même si c’était dans le sien. « Mais t’es pas colombienne, c’est ton plus grand défaut », je plaisante. J’ai beau avoir quitté mon pays natal, enfant, je reste patriotique et épris de celui-ci, nourrissant le projet d’amener mon fils où j’ai grandi afin qu’il en apprenne davantage sur ses racines. Le cours se poursuit sans embûches et sans que je n’écrase un des pieds de Camilla ou inversement. « J’ai faim », je ronchonne alors que nous intégrons de nouveaux pas, qui incluent de la bachata. Je suis un grand enfant de vingt-quatre ans, qui ne peut pas ne pas râler quand il a faim. C’est ainsi, pas autrement et on ne changera pas mon cruel manque de maturité qui surgit brusquement quand je n’ai aucune obligation parentale. Le rythme s’accélère et je peine à suivre. Malgré les années de pratique, j’ai parfois un certain manque d’endurance qui fait d’ailleurs beaucoup rire mes collègues policiers puisque bien qu’étant derrière un écran, je dois subir des séances de sport dont je ne vois pas l’intérêt. Je m’arrête, essoufflé, les mains sur les hanches, un filet de sueur coulant sur le front. « Je vais mouriiiiiiir », je m’écrie d’un ton dramatique en me laissant tomber sur le parquet, en faisant l’étoile de mer.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Lun 9 Oct - 21:42

Tu ne pus empêcher un tendre sourire de prendre place sur tes lèvres au vue de la réponse de ton partenaire, prétendant avoir de la difficulté avec le temps. Autrement dit, il était en retard et il n’avait pas vu le temps passer. Mais tu apprécies ces petites nuances amusantes, l’idéal pour détendre l’atmosphère et te faire oublier la petite once de rancune que tu pouvais ressentir à son égard. Après tout, s’il venait à manquer le cours de danse, et ce, sans prendre le temps de te prévenir, tu allais lui en vouloir longtemps. Lui et son sourire envoûteur, lui et sa voix que tu aimes, lui et sa façon de bouger qui te fait frissonner. Peut-être que vous n’étiez pas un couple, un vrai, mais lors de ces cours de danse, tu pouvais te sentir de la même manière. La proximité de vos corps, les mouvements fluides, le toucher… Il a bien des raisons qui te font apprécier la salsa, mais avoir Esteban pour toi toute seule le temps d’une soirée, par semaine, tu ne pouvais demander mieux. Il n’y avait aucune autre femme pour lui faire de l’oeil, aucune autre femme pour venir rompre ce moment, aucune autre femme pour tenter de venir te voler ton meilleur ami pour qui tu ressens plus que de la simple amitié, et ce, même si tu tentes de refouler continuellement ce sentiment. Il te tourmente, il te hante, il te dévore de l’intérieur. Toutefois, tu n’arrives à rien. Tu le vois tous les jours, tu lui parles tous les jours, tu vis avec lui, tu as un fils avec lui. Comment peux-tu lui en vouloir réellement ou encore rompre cette relation qui te fait souffrir. Impossible. Pour le bien de ton fils, tu cherchais simplement à passer outre cet amour, à passer outre l’attirance que tu as pour lui. Ce n’est pas chose facile, mais tu essaie aussi bien que mal.

Les commentaires de ton partenaires firent naître un nouveau sourire sur tes lèvres, jusqu’à ce qu’il fasse mention de ton, supposé, seul défaut. Tu lui fis la moue, avec une once de malice derrière ton regard. Dans ta tête, tu lui hurlais dessus. Car, si tu étais si parfaite à ces yeux, pourquoi ne comprenait-il pas l’amour que tu ressentais pour lui. Exaspérée, tu te contentais de laisser un soupir franchit tes lèvres avant de détourner légèrement ton regard du sien. “Tu choisis toujours mal ton moment pour avoir faim!” Finis-tu par lui répondre lorsque cet homme à l’esprit de gamin commença à se plaindre. “Pourquoi tu n’as pas mangé en venant ici? Tu sais comme moi que quand tu as faim, tu deviens le pire partenaire de danse!” Ajoutes-tu, avant de laisser un rire résonner dans la salle. Par chance, il était en mesure de poursuivre et d’enchaîner les nouveaux mouvements du jour. Du moins, pour quelques minutes encore. Cela ne prit pas beaucoup de temps avant que tu aperçoives ton meilleur ami allongé au sol, en étoile, prétendant qu’il allait mourir, encore une fois. Le souffle court, tu revins proche de lui et l’observe quelques secondes avec un sourire aux lèvres. “Tu crois vraiment mourir cette fois?” Dis-tu avant de te retourner pour aller chercher une bouteille d’eau fraîche et la rapporter près de lui et lui en verse quelques gouttes sur le visage. “Allez, revis! J’ai encore besoin de toi partenaire!!!! Allez!” Et là, tu éclates de rire. Sans pouvoir expliquer pourquoi, tu ne pouvais rester de marbre plus de quelques secondes avec lui, tu ne pouvais lui en vouloir longtemps. Il était ta douce moitié, ton meilleur ami, celui dont tu as le plus besoin en ce monde avec ton fils. “Si tu te relèves, c’est moi qui t’invites pour aller manger avant de rentrer à la maison!” Dis-tu en lui adressant un clin d’oeil, espérant que cela allait suffire pour le convaincre de revenir à la vie.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Lun 9 Oct - 21:57

Je lève les yeux au ciel. « Je ne choisis pas le pire moment pour avoir faim, c’est la faim qui choisit le pire moment ». J’adopte une moue boudeuse. Quiconque me connaît – notamment Camilla – sait que je suis un gourmand, ce qui m’a d’ailleurs valu bien plus que des rondeurs à l’adolescence, me faisant récolter des tas de moqueries. Camilla me demande pourquoi je n’ai pas mangé avant de me rendre à notre habituel cours de salsa et dans son ton, je reconnais la voix qu’elle emploie pour réprimander Leeo, ce qui ne manque pas de me faire rire. J’agite ma main devant son visage. « Allo Cami, c’est Esteban, pas Leeo », je lui dis, d’un ton empli de joie et d’hilarité. Il est vrai qu’à cause de mon immaturité, souvent, Camilla est obligée d’être une figure d’autorité pour notre fils que j’entraîne dans des bêtises et donc, pour moi. A côté de cela, je sais également prendre mes responsabilités comme et quand il le faut. Je suis un bon père, du moins, je crois et je l’espère. « Callie me traite de goinfre alors je ne mange plus en dehors des repas au boulot », j’explique. Callie est ma nouvelle collègue, mon binôme. Je passe sept heures par jour, tout seul dans un bureau avec elle. Nous avons une belle complicité mais c’est vrai que je parle rarement du travail avec Camilla bien que nous partageons beaucoup : nous avons tant à faire, avec Leeo, l’appartement et toute la vie d’adulte dans laquelle nous sommes rentrés, bien trop jeunes.

Camilla m’arrose. Je proteste vigoureusement tout en me relevant. Je bois d’une traite la bouteille d’eau et essuie mon front en sueur avec le bras. Je souffle. J’ai du mal à reprendre une respiration sereine et calme. Camilla éclate de rire et mon rire se mêle au sien sous les regards attendris des autres danseurs du jeudi soir. Ici, personne ne connaît notre histoire : je pense que la plupart nous pense, comme eux, en couple. Parfois, l’idée me dérange parce que je connais Camilla par cœur, bien trop pour imaginer avoir une relation saine et équilibrée avec elle. D’autre fois, l’idée me semble tentante mais comme à l’époque, je ne mérite pas une femme comme elle. Depuis la naissance de Leeo, nous avons chacun eu des aventures mais chaque fois, on m’a quitté pour l’ambigue relation que j’ai avec Camilla. L’une de mes aventures, devenue l’une de mes amies, Anastasia, est même convaincue que je suis épris de la jeune femme qui partage ma vie ainsi que mon toit. Cette jeune femme qui rigole et me taquine, si bien que je fonce droit sur elle et la soulève, la portant sur mon épaule, la tête à l’envers. « Je te relève et je te porte, ça mérite un gastronomique ! » je m’écrie en tournant sur moi-même pour lui donner le tournis. Je ris comme un enfant – que je suis -. « Et tu passes l’aspirateur cette semaine ! Deal ? »
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mar 10 Oct - 8:49

“Tu es certain que ce n’est pas Leeo?! Tu agis encore plus comme un gamin que lui!” Répondis-tu à sa remarque, avant de lui tirer la langue. Ce n’était pas la première fois qu’il te faisait une remarque similaire, mais tu n’avais guère le choix, tu ne pouvais agir autrement. Tu vis avec deux gamins, dont un que tu as portée à l’intérieur de ton corps durant 9 mois et l’autre qui est le père du premier. Tu ne pouvais te plaindre de l’esprit enfantin de ton meilleur ami, au contraire. Tu l’enviais par moment. Tous deux, vous aviez pris un coup de vieux lors de la naissance de votre fils, vous avez franchi le seuil de la vie adulte bien trop vite. Ni l’un ni l’autre n’avez eu le temps de profiter pleinement de votre jeunesse, vous avez vieilli trop tôt. Cependant, tu ne regrettes guère le chemin que vous avez choisi. Ce gamin, votre gamin, il représente tout à tes yeux. Il est la personne la plus importante mais surtout la plus précieuse. C’est pour cela qu’il te fallu un petit temps d’adaptation lorsque vous avez débuté les cours de danses. Les premières semaines, tu trouvais étrange d’être loin de ton fils, de le savoir à la maison avec quelqu’un d’autre que toi ou Esteban…

Tirée de tes pensées par l’arrivée surprise de ton meilleur ami qui, contre toute attente, attrappe ta taille et te soulève par dessus son épaule, la tête vers le bas. Tu laisses échapper un cri de surprise avant de t’accrocher à lui autant que possible, espérant qu’il n’allait pas te laisser tomber. Après tout, il avait déjà suffisamment forcer tous les muscles de son corps pour danser, te soutenir allait fort probablement l’épuiser complètement. Lorsqu’il se mit à tourner sur lui-même, tu crias de nouveau. Tu te doutais que plusieurs regards devaient être rivés sur vous deux, tu entendais quelques rires résonner dans la salle.”Déposes-moi Esteban!!!” Laissas-tu échapper, similaire à un nouveau cri tandis qu’un large sourire étira tes lèvres. Tu bougeais dans tous les sens, tu te débattais pour espérer retrouver un petit contact avec le sol, espérant que tu puisses y toucher de nouveau avec tes pieds en premier, espérant ainsi que ton partenaire ne te laisse pas tomber à la suite d’un épuisement musculaire. Bien que tu apprécies plus que tout ces moments de tendresse entre vous deux, ces moments de calmes et de sérénité que vous pouvez partager sans retenu, parfois, tu ressens une légère crainte. Comme en ce moment même. “Deal !!! DEAL!” Dis-tu d’une voix aiguë. “Tu me déposes et je fais la vaisselle et le ménage durant toute la semaine! Je laverai le plancher, je passerai l’aspirateur, je ferai la vaisselle mais dépose moi Esteban, s’il te plaît !!!” Tu regrettes tes paroles aussitôt que tu les as prononcés, mais trop tard. Si c’est la seule manière de pouvoir toucher le sol de nouveau, ainsi soit-il.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mar 10 Oct - 13:23

Hilare, je tourne sur moi-même, déclenchant les cris de Camilla qui me somme de la déposer sur le sol. Je m’y attèle finalement, l’écoutant docilement alors qu’elle accepte le deal que je propose. Avec un large sourire mêlé d’insolence, je dépose Camilla alors qu’elle rajoute même des tâches à notre accord. Je tape dans sa main pour sceller notre accord. « En prime, tu me masseras le dos, hein ? », je lance sur un ton empli de désinvolture. Je pose la bouteille presque vide sur un banc puis reprends ma posture, attrapant la main de Camilla. D’un mouvement, je l’attire contre moi, hanches contre hanches, ma main glissant au creux de ses reins, la place qu’elle doit avoir pour la salsa. Je ne saurais expliquer pourquoi, j’aime cette proximité entre nos corps, sa chaleur, sa présence tout simplement. La musique repart après une réflexion amusée du professeur sur notre interruption. On peut sentir dans sa voix qu’il est attendri. Ce que j’apprécie, ici, c’est qu’ils ne nous jugent pas. Personne ne nous regarde de travers parce que nous ne sommes pas ensembles (ils l’ignorent certainement, même) ou parce que nous avons un enfant qui a déjà huit ans alors que nous n’avons pas passés les vingt-cinq ans ; Camilla vient tout juste de les fêter. Ce qu’ils savent de nous, c’est notre profession respective – avocate et dans la police – et nos noms. C’est tout et c’est amplement suffisant. Cela fait du bien aussi, après avoir passé des années à nous justifier sur nos choix : garder le bébé, elle qui continue ses études, moi qui les arrête, vivre ensemble sans être ensemble…

Le cours s’achève. Je me détache de Camilla pour me rendre aux vestiaires réservés aux hommes. « A tout de suite », j’annonce en m’y faufilant pour prendre une rapide douche et renfiler mes vêtements de ville. J’en ressors quelques minutes plus tard, mon sac à dos sur les épaules et attend devant le studio de danse avec un mari qui attend sa femme. Nous échangeons quelques mots sur le cours, brièvement. Mon ventre crie famine alors que le couple s’en va. Je ronchonne. « Bridgefield, pour l’amour du ciel, ta grossesse a presque été plus rapide que ça… »
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mer 11 Oct - 2:42

Lorsque tes pieds touchaient enfin le sol, à ton grand soulagement, tu laissas un soupir franchit tes lèvres avant de poser un regard réprobateur à ton compagnon. Tu avais conscience que tu venais de te tendre un piège à toi-même, acceptant le marché que ce dernier avait proposé, et même plus. Mais, tu le connaissais bien, voir même trop bien. Tu savais que c’était la manière la plus simple d’obtenir ce que tu désirais en retour, le sauver des corvées de ménages. Cependant, lorsqu’il fit mention du massage en plus, tu détournes le regard quelques secondes en croisant les bras sur ta poitrine. “Tu crois pas que tu abuses là?! Et moi… J’aurai quoi après avoir fait tout ça?” Demandas-tu, tenter d’afficher un air suppliant, espérant une réponse quelconque de sa part, autre qu’une autre blague bien que c’était fort probablement ce qu’il allait faire. Tu le connaissais si bien, il en devenait prévisible la grande majorité du temps. Et c’est ce qui te plaît dans cette relation. Tu sais à quoi à quoi t’attendre, tu sais comment il est, comment il agit ou même comment il réagit face aux différentes situations. Après quinze ans de relation amicale, tu as appris à le connaître mieux que tu ne peux te connaître toi-même. Cependant, tu n’aurais jamais cru qu’il resterait distant, qu’il ne comprendrait pas la présence des sentiments amoureux que tu ressens à son égard. Pour cela, tu lui en veux terriblement. Car, grâce à lui, tu commençais vraiment à croire au prince charmant, aux fins heureuses, à l’amour jusqu’à la mort… Jusqu’à ce qu’il poursuive sa route avec ces conquêtes, sa vie. Tu aimerais tant qu’il pose sur toi un regard amoureux. Qu’il vienne près de toi et t'enlacer dans ces bras, te réconforte avec ces mots doux avant de déposer un tendre baiser contre tes lèvres. Tu en rêves… Enfin, plus maintenant. Tu as complètement perdue espoir. Il ne reste qu’à travailler pour oublier ce sentiment qui te hante jour et nuit, ce qui, malheureusement, est bien plus dur que tu ne l’aurais cru.

Machinalement, tu avais recommencer à danser avec Esteban, tandis que ton esprit se perdait dans tes pensées. Et ce, jusqu’à la fin. Bien que tu appréciais la proximité de vos deux corps, la sensation de ces mains serrant ton corps contre le sien, tu tentas de balayer tes désirs du revers de la main avant de filer vers les vestiaires pour te changer, après avoir pris une douche chaude. Habituellement, tu faisais vite pour éviter de faire attendre ton meilleur ami, mais ce soir, il fallait que tu reprennes tes esprits. Il fallait que tu deviennes à nouveau la meilleure amie qui n’est pas amoureuse. Sans pouvoir expliquer pourquoi, ce soir, c'était plus difficile que les autres. Lorsque tu entendis la voix de ce dernier retentir, se plaignant de ta lenteur, tu soupirais avant d’attraper tes effets pour sortir. Tu lui lanças un regard étrange avant de soupirer. “Bon, dis moi tout… Tu as envie de manger quoi ce soir? Et s’il te plaît, ne me fais pas une facture à trois chiffres!” Dis-tu avant de laisser un discret rire franchir tes lèvres. “Tu as parler à Mason depuis le début du cours? Tout va bien avec Leeo?” Tu tentait d’occuper ton esprit, de faire en sorte d’oublier tes précédentes pensées.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mer 11 Oct - 11:48

Camilla demande ce qu’elle aura en retour de toutes les faveurs qu’elle m’accorde en échange de mon énergie pour poursuivre le cours de danse, de salsa. Il est vrai que nous plaisantons sur le ménage mais il s’avère qu’en vérité, nous formons un duo de colocation plutôt moderne. Nous partageons entièrement les tâches ménagères. Nous avons un planning dans lequel, depuis quelques mois, nous avons inclus notre fils, estimant qu’il est désormais en âge de pouvoir participer. Leeo ronchonne et n’y met pas du sien, la plupart du temps mais nous ne cédons pas et il finit toujours par le faire, même s’il traîne des pieds. J’attends plusieurs minutes Camilla avant que cette dernière ne se manifeste en m’adressant un regard qui m’intrigue. Elle ne me regarde jamais ainsi et là, on la croirait partagée entre le dépit et l’agacement. Je ne comprends pas bien. Je fronce des sourcils mais me détends dès lors qu’elle parle de manger. J’ai toujours été un gourmand, avec un excellent coup de fourchettes et m’attirer avec la nourriture est la meilleure manière de me faire succomber. « On peut aller manger tacos, non ? », je propose. C’est un restaurant bon où nous avons nos habitudes. C’est assez rapide pour être servi et manger, ce qui nous permettra de ne pas rentrer trop tard pour attaquer une nouvelle journée, le lendemain, au travail. Camilla a des journées plus chargées que les miennes alors je pense à son sommeil, à son bon confort. « On en aura pour deux chiffres et un billet, ne te tracasse pas ! », je lance joyeusement en collant un baiser sur la joue de la brune, tout sourire. Camilla m’interroge sur notre fils, Leeo, gardé pour le moment par mon meilleur ami mais également notre voisin, Mason. « Je l’ai eu au téléphone sur le chemin pour venir ici et tout se passait bien. Il avait fait ses devoirs et jouait tranquillement dans sa chambre », j’explique à la femme qui a donné naissance à notre fabuleux enfant dont je suis naturellement raide dingue. J’attrape toutefois mon téléphone portable dans ma poche de veste afin de pouvoir envoyer un message à Mason pour m’assurer que tout se passe bien et que Leeo est sur le point d’aller au lit ; chose faite, je range mon téléphone à sa place. « En parlant de Leeo, Camilla, j’ai eu rendez-vous avec son institutrice hier soir », je balbutie, mal à l’aise. Camilla terminant tôt la veille, je n’ai pas eu l’occasion de lui en parler et je ne sais pas tellement comment le faire, comment lui dire ce que Jenna Montgomery, sa maîtresse, m’as dit. Elle m’a fait part de certains doutes, inquiétants. « … et ce n’est pas très bon », je dis en rivant les yeux sur mes chaussures.
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mer 11 Oct - 21:00

Alors que ton partenaire proposa des tacos comme repas, tu lui souris. À ton grand bonheur, il optait pour quelque chose de rapide mais pourtant délicieux, et qui n’allait pas te coûter une fortune. “Excellent choix!” Te contentes-tu de lui répondre avant que vous commenciez à avancer lentement. Tu regrettes la manière dont les choses avaient pris fin quelques minutes plus tôt, tu regrettes le regard étrange mais révélateur que tu avais posée sur lui en franchissant la porte de la salle de danse. Cependant, tu ne pouvais guère te retourner vers lui et t’excuser. Tu ne pourra t’excuser de lui en vouloir de ne pas partager tes sentiments amoureux, tu ne pourra t’excuser d’être tomber amoureuse de lui après autant d’année d’amitié, tu ne pouvais t’excuser de vouloir former une véritable famille avec lui et votre fils, tu ne pouvais t’excuser de vouloir être la femme qui allait le faire sourire tendrement, la femme qui va veiller à son bien-être que tu veilles à celui de ton fils, la femme qui allait tout faire pour lui et pour lui plaire. C’était un choix que tu avais fais, sans même le vouloir, de ne rien pouvoir faire de tout cela. Tu allais finir par te faire à l’idée que, la seule proximité physique que tu allais avoir le droit était celle lors des courses de salsa. Tu allais finir par accepter que cet homme, ton meilleur ami, le père de ton enfant, ne souhaitait pas de ta compagnie que tu l’aurais tant désiré. Cependant, d’ici à ce que tu acceptes cette dure réalité, tu souffrais chaque fois qu’il faisait comme si tout était normal entre vous deux. Tu fus ramené à la triste réalité lorsque Esteban commença à agir de manière étrange un peu en faisant mention d’une rencontre avec l’institutrice de Leeo. Tu te retournas vers lui, l’inquiétude ayant refait surface au sein de ton coeur. “Quoi? Qu’est-ce qu’il se passe avec Leeo?” Tu n’en pouvais déjà plus d’attendre la suite des paroles de ton meilleur ami, tu te mis donc à imaginer toute sorte de possibilité. “De mauvaises notes ? Des problèmes d’apprentissages… Quoi Esteban?” Pour une rare fois dans ta vie, tu étais la femme la plus impatiente en ce monde. Lorsqu’il s’agissait de ton fils, tu ne tolères pas de rester dans l’ignorance trop longtemps...
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mer 11 Oct - 21:17


Aussitôt, Camilla réagit et bondit presque. Comme tous parents, je présume. Nous sommes très attentifs à notre fils, son bien-être et ses résultats scolaires, également. Nous surveillons tout cela de très peu et bien que nous soyons de jeunes parents, nous ne sommes pas pour autant laxistes ou incitant notre fils à être sur les écrans, comme son geek de père. Toutefois, nous faisons régulièrement des parties ensembles, ce qui nous amuse beaucoup. « Non », je réponds, coupant court aux interrogations de Camilla qui sont les mêmes que celle que j’ai eu, évidemment. Je ne sais pas comment aborder le sujet sans alarmer la brune car pour le moment, ce n’est qu’une inquiètude de sa maîtresse, rien n’est confirmé. Elle le trouve simplement isolé, souvent mis de côté et parfois l’objet de moqueries. Ayant été dans cette situation durant notre lycée, Camilla verra parfaitement de quoi il s’agit. J’étais rond, maladroit et mon physique était loin d’être avantageux : on se moquait souvent de moi, notamment parce que je traînais tout le temps avec l’une des plus belles filles de l’établissement. Alors imaginez les rumeurs et les ragots quand ils ont su que je l’avais mise enceinte. C’était ma revanche, en quelque sorte. Non pas que je me suis senti fier d’avoir mis une fille enceinte à tout juste seize ans (deux jours après mon anniversaire) mais parce que les autres garçons ont bien vu que j’avais réussi à coucher avec Camilla là où d’autres ont échoués. « Sa maîtresse le trouve très isolé et s’inquiète vis-à-vis de cela », je révèle. Pour ma part, je suis partagé car Leeo a toujours été un enfant plutôt solitaire et très calme, par rapport aux autres enfants. Il joue beaucoup seul et lorsque nous sommes en groupe, il ne va jamais avec les enfants, restant sagement avec les adultes sans pour autant les déranger comme l’auraient fait d’autres petits de son âge. « J’en ai parlé avec Leeo et il dit que tout va bien », j’ajoute, avec le sourire. Je crois notre fils. Leeo nous a toujours tout dit, parlé de tout ouvertement, se posant bien souvent des questions que les autres enfants de son âge ne posent pas. « Sa maîtresse va surveiller cela et je lui ai dis que nous aborderions encore le sujet, fréquemment avec lui ».
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Mer 11 Oct - 21:41

Lorsqu’il t’interrompit sur ton élan de questionnement au sujet de votre fils, avec sa réponse négative, tu aurais souhaitée ressentir un léger soulagement. Tu aurais voulu te sentir apaisé que cela ne soit rien de cela. Cependant, l’absence de parole de ton meilleur ami ne montrait rien de positif. Tu le connaissais si bien. Tu savais parfaitement que, lorsqu’il n’arrivait pas à parler ou cherchait ses mots de la sorte, il s’agissait d’un sujet sensible, d’un sujet qu’il ne savait pas comment aborder avec toi. Ce genre de sujet s’avérait rare entre vous deux. Après tout, ayant une amitié qui dure depuis plus de quinze ans, les sujets difficiles ou que vous préférez ne pas aborder s’avèrent rares avec le temps. À quelques exceptions près, bien entendu. Comme celui de tes sentiments amoureux à son égard… Tu ne parviens pas à te voir l’aborder et lui dire directement, en le regardant dans le blanc des yeux, que tu es tombée amoureuse de lui. C’est impossible, tu ne serais jamais, ô grand jamais en mesure de faire quelque chose de la sorte. Oui, tu es une femme confiante, directe, mais pas à ce point-là, pas sur ce sujet là. Depuis ta naissance, tu n’as jamais réussi à avouer clairement tes sentiments à quiconque. Ce n’est fort probablement pas aujourd’hui que les choses vont changer. “Isolé? Ça ne devrait pas être si inquiétant même s’il est un peu plus isolé que les autres… À moins qu’il aille autre chose. Esteban?” Tu connaissais bien ton fils, il n’avait jamais eu peur de te confier quoi que ce soit jusqu’à maintenant. Lorsque tu lui parlais de l’école, il semblait heureux et fier. Fier de sa réussite, fier de ses résultats dans les différentes matières, fier d’être talentueux malgré son jeune âge. Ce que tu encourageais sans hésitation. Mais, tu sais aussi qu’il n’est pas l’être le plus bavard en ce monde, contrairement à son père. Il n’est pas celui qui ira vers les autres enfants, même lorsque vous êtes dans les environs, il semble préférer la compagnie des adultes à celle des enfants de son âge. Dans une telle situation, tu te dis qu’il est simplement plus mature que les autres enfants de son âge, ce qui n’est pas réellement un problème… Sauf si cela occasionne un comportement désagréable en provenance des autres enfants de son école. “On tentera de lui en parler de nouveau en rentrant, tu en penses quoi?” Sans pouvoir expliquer pourquoi, tu espérais que ton fils allait toujours tout te dire. S’il était triste, s’il était particulièrement heureux, s’il ressentait de drôle de sentiment pour une fille… Tu souhaitais que la relation avec ton fils reste fusionnel, comme elle pouvait l’être jusqu’à ce jour. Autant avec toi que son père. Vous étiez tous si proche. “Mais… Il n’y a vraiment rien d’autre? Juste de l’inquiétude et Leeo qui dis que tout va bien?” Tu restais inquiète malgré tout. Il allait falloir que tu entendes ton fils dire que tout va bien pour commencer à te calmer, mais tu n’allais pas en parler sans arrêt jusqu’à votre retour à la maison. “Toi… Ça t’inquiète?”
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MessageSujet: Re: lo que paso, paso entre tu y yo (camilla) Jeu 12 Oct - 11:58

Nous sommes des parents et comme tous, nous nous inquiétons forcément pour notre enfant. L’angoisse se lit facilement sur le visage de la brune qui partage mon quotidien depuis quinze ans alors que je lui explique ce que son institutrice nous a confié sur Leeo. Comme moi, Camilla n’est pas inquiète de prime abord, me demandant mon opinion sur la question. Je hausse des épaules et lui explique qu’il a toujours été ainsi, discret et timide. Camilla propose que nous en parlions avec lui, en rentrant. « Il sera certainement couché », je remarque mais toutefois, si ce n’est pas le cas, je pense que c’est une excellente chose que l’on en discute, tous les trois. Un conseil de famille, comme nous le faisons souvent lorsque des décisions communes sont à prendre car nous tenons vraiment à responsabiliser Leeo maintenant qu’il a huit ans, nous l’estimons suffisamment grand. « Il n’y a rien d’autres. Son instit’ est vraiment très contente de lui, il est excellent à l’école avec de très bons résultats et surtout, il a un comportement irréprochable », j’ajoute. Je suis très fier d’ailleurs qu’il se conduise sans faire d’entrave car cela prouve que l’on peut éduquer un enfant, jeune, et très bien. Je pose une main amicale sur l’épaule de Camilla. « J’ai confiance en notre fils », je conclus avec un sourire rassurant.

Nous nous engouffrons dans le petit restaurant de tacos une poignée de secondes plus tard, saluant le gérant que nous connaissons relativement bien à force de venir. Il nous installe à notre place habituelle en nous demandant comment va le petit. Nous répondons poliment avant de passer commande. « Comment ça s’est passé, au boulot pour toi, cette semaine ? », je demande. Je sais combien Camilla lutte chaque jour pour se faire une place, étant nouvelle au barreau, en tant qu’avocate. Je suis passé par là récemment, devant me faire une place au commissariat en étant un pistonné et n’ayant aucune formation policière. Je me contente juste de chercher des choses sur les gens en tapant sur un clavier d’ordinateur. « Tu es sur de nouvelles affaires ? », je demande, curieux mais foncièrement intéressé par ce qui entoure Camilla.


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