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Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours.

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MessageSujet: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Sam 7 Oct - 1:01

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Noa était complètement perdu, il ne savait pas quoi faire dans sa vie, ne savait plus quoi penser. Il avait l’impression d’avoir vécu dans un gouffre sans fond pendant des années et on venait de le sortir de son gouffre et tout le monde s’attendait à ce qu’il réagisse normalement. C’est-à-dire comme un homme heureux, fou de joie pourtant ce n’était pas le cas et il devait bien avouer que la tristesse n’avait pas disparu. Lorsqu’il avait vu Isaac dans ce café, il n’y avait pas cru au départ. Comment aurait-il pu imaginer que l’homme qu’il aimait plus que tout au monde était en face de lui en train de lui expliquer qu’il était vivant. Les explications avaient été houleuses et le brun en était sorti plus blesser qu’avant. Comprendre que l’homme pour lequel il aurait donné sa vie avait préféré son métier à leurs relations lui avait mis une bonne claque mental.

Il lui avait promis qu’il n’était pas allée voir ailleurs, qu’il était désolé, mais comment Noa pourrait-il le croire après tous ses mensonges ? Il ne savait plus quoi penser de la situation et il se demandait s’il arriverait à refaire confiance au jeune homme un jour. Noa avait l’impression d’être jugée en permanence lorsqu’il expliquait qu’il n’était pas certain de pouvoir pardonner son fiancé, enfin son ex-fiancé, il ne savait même plus. On lui parlait de devoir, de sacrifice, mais Noa se moquait complètement de tout cela.


En effet le jeune homme aurait préféré que son amant reste avec lui plutôt que d’accepter une mise en scène aussi macabre, d’ailleurs il ne savait même pas la date à laquelle les mensonges avaient commencé. Il ne savait pas si le mensonge durait plusieurs mois, plusieurs années et il avait songé au fait que peut-être Isaac était en infiltration auprès de lui pour des raisons obscures. Une idée qu’il avait vite abandonnée vu l’âge qu’il avait lorsqu’il avait rencontré Isaac. Noa ne savait pas quoi faire, il avait l’impression de se noyer un peu plus chaque jour et il ne comprenait pas cette sensation sachant que son amant était revenu. Les insomnies continuaient chaque nuit, le manque d’appétit l’empêchait encore de manger chaque jour, les nombreuses séances de sport qu’il pratiquait pour vider son esprit et son corps le faisaient s’écrouler sur son lit le soir, mais il ne dormait pas d’un sommeil réparateur. Il était en train de brûler la chandelle par les deux bouts et il se demandait à quel moment il allait finir par tomber.  Dernièrement il avait reçu une proposition de rendez-vous d’Isaac et il avait accepté sans même réfléchir. Il ne voulait pas lui accorder une trop grande importance.


Cependant il ne pouvait nier qu’il était complètement fou amoureux du jeune homme, ce qui pouvait expliquer le fait qu’il était planté devant son miroir depuis des heures essayant de trouver une tenue convenable pour leur rendez-vous. Il avait l’impression d’être un adolescent en chaleur et il se trouvait complètement débile. Il finit par choisir un simple slim noir, une chemise blanche qu’il déboutonna sur le haut du torse, sa veste en cuir et une paire de chaussures au pied. Il venait de passer des heures devant sa glace pour ressembler à cela et il se passa la main dans les cheveux avant de se rendre compte de l’heure. Il courut jusqu’au point de rendez-vous arrivant avec cinq minutes de retard. Les nombreux entraînements nocturnes lui permettaient au moins de ne pas être essoufflé comme un con, mais il était un peu gêné, ce trouvant vraiment stupide. Désolé du retard, j’ai eu un imprévu et le temps est passé trop vite. Je suis content de te revoir, tu es vas bien ? Il avait failli dire à Isaac qu’il était sublime avant de se raviser au dernier moment n’osant pas dire ces mots trop intime.



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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Sam 7 Oct - 22:56

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]À la seconde où j’ai quitté notre appartement en prétextant partir quelques mois pour un séminaire d’enquêteurs – j’ai su que c’était une très mauvaise idée. Je n’avais même pas besoin de me poser la question – est-ce que j’avais bien fait ? Je savais pertinemment que j’avais fait un très mauvais choix. J’aurais aimé quoi que je n’aie pas dû avoir à lui mentir sur les vraies raisons de mon départ, mais je n’avais pas le choix. La seule question que je ne m’étais pas posé avant de partir était : est-ce que je suis vraiment prêt pour ce genre de mission. M’avoir posé la question bien avant mon départ,  jamais je n’aurais osé quitter Noa et notre petit nid douillet. Qu’est-ce qui m’avait pris de me lancer dans le boulot d’une telle façon. J’allais mettre ma vie en danger au risque de ne plus jamais revoir Noa. J’avais l’impression ce jour-là que je le quittais à jamais. Mon cœur était brisé, mais il y avait toujours cette possibilité que les morceaux soient recollés – du moins j’osais l’espérer. Cependant, est-ce que j’allais revenir à Los Angeles sans que Noa ne m’ait oublié, après tout il avait toute les raisons du monde de s’être trouvé un nouveau compagnon surtout après qu’on ait dû  simuler ma mort pour ne mettre personne en danger, pas même Noa.  Allongé sur ce lit pourrit dans ce motel miteux, je relis une fois sans attendre  la réponse officielle de Noa. Je n’arrivais toujours pas à y croire qu’il ait accepté de me revoir. Suite à notre dernière rencontre, j’étais préparé à tout sauf qu’il accepte. Peut-être m’étais-je fais de faux scénario par peur, j’en savais rien mais une chose était sûre c’était que mon cœur battait la chamade en voyant ce doux message. Je m’étais imaginé qu’il m’en voulait assez, au point où tout pouvait être terminé entre nous, mais sa réponse me redonna un peu d’espoir.Chose qui depuis mon départ est pratiquement inexistante. Je ne me serais même pas imaginé que ce soit possible. Comme je l’ai dis il avait tous les droits de refuser qu’on ce revoit un jour.

Après avoir regardé longuement le message de Noa, je me suis enfin décidé à quitté le motel. De toute façon ce n’est pas comme si c’était réellement plaisant de s’y trouver. Déjà que j’étais obligé d’y séjourner suite à cette mission, mais en plus parce que je n’avais aucun autre endroit où aller. Je doutais sincèrement que j’étais sur le point de retourner chez moi et avec Noa.  Je me dirigeai donc vers ce point de rencontre qu’on c’était fixé – beaucoup trop d’avance. J’étais nerveux de le revoir, mais cette fois dans des circonstances beaucoup plus heureuses et prévues.  En tout cas,  j’arrivai sur les lieux et je m’allumai une cigarette – puis une deuxième. J’étais beaucoup trop nerveux, est-ce que nous allions avoir une discussion qui allait faire du sens, ou encore est-ce que nous allions nous disputer pour cette fâcheuse erreur que j’ai fais. J’ai peur que nous arrivions-là, mais en même temps peut-être que c’était nécessaire pour qu’on puisse mettre certaine choses au clair.  Après tout, ça fais des mois que j’ai disparus .. et qu’en plus je suis mort.  Je fis donc les cents pas d’un côté comme de l’autre. M’assoyant même sur un banc pas très loin, mais une fois assis je n’étais pas plus confortable. Je me remis donc à marcher sur le bord du lac en fumant une énième cigarette.  Je n’osais même pas regarder l’heure.. Des fois où il aurait changé d’idée. Je pris mon portable dans mes mains fixant l’écran noire- est-ce que je devais l’allumer pour voir si j’y avais un message ? Non.. Autant laisser du temps.  Je le redéposai donc dans les poches de mon jeans puis je continuai d’arpenter de long en large le bord du lac. Une main derrière ma nuque, je soupirai et laissai retomber mes bras de chaque côté de mon corps. Puis avant de mettre cette fois mes mains dans les poches de ma veste de cuir j’entendis. « Désolé du retard, j’ai eu un imprévu et le temps est passé trop vite. Je suis content de te revoir, tu es vas bien ?  »  Mes yeux se fermèrent quelques instants le temps qu’une énorme vague de soulagement parcourut mon corps en entier. J’étais content d’entendre sa voix. Puis mes yeux s’ouvrirent avant que je ne retourne vers lui un doux sourire aux lèvres. « T’en fais pas.. J’comprends. Rien de grave j’espère ?  » Dis-je en haussant les épaules, j’avalai un peu ma salive de travers nerveusement puis vient à bout de répondre à sa question. « Humm.. Oui, Oui ça va, merci. Et toi ça va ? » Je le regardai souriant. Je ne savais que faire d’autre. Je fini tout de même par me pincée les lèvres avant d’ajouter : « J’dois t’avouer que j’ai eu un peu peur que tu ais changé d’avis. » Dis-je la voix presque tremblante. Ça me faisait quelques chose de penser à ça, mais c’était clairement une possibilité. « Tu.. Tu veux qu’on marche ou on va s’asseoir sur le banc ? » Ajoutai-je en désignant le banc un plus loin avec mon menton.  Le regardai attendant sagement sa réponse. Une chose était sûre aujourd'hui je n'allais rien dire, ni rien faire pour le froisser ou le rendre triste. J'allais faire tout ce qu'il voulait sans rechigner, sans le contredit. J'allais être le parfait fiancé que j'étais avant de le quitter.




 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 8 Oct - 1:08

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Noa marchait sur des œufs, il avait l’impression d’avoir fait dix pas en arrière avec son fiancé et il n’était pas certain que leur couple allait survivre à l’épreuve. Ce n’était pas que Noa n’aimait plus Isaac, Dieu qu’il pouvait aimer cette aimer, il était dingue de cet homme. Mais les choses avaient changé entre eux, ils ne se comportaient plus comme avant, il y avait beaucoup de retenue, beaucoup de crainte dans chacun de leurs gestes et Noa se demanda s’il allait arriver à passer outre le mensonge de son amant. Avant il aurait mis sa vie entre les mains d’Isaac, aujourd’hui il n’en était plus vraiment certain.

Il lui avait confié son cœur une première fois et le jeune homme lui avait joué un vilain tour en se faisant passer pour mort. Rien ne lui disait qu’il ne lui rejouait pas un tour de passe-passe et le brun n’était pas certain d’être prêt à subir cela une deuxième fois. Son cœur était en mille morceaux, un amas de poussière au fond de sa poitrine et il n’était pas capable de refaire partir la machine pour le moment. Il était juste un petit zombie qui essayait de rester debout de toutes ses forces s’accrochant aux maigres espoirs que la vie était en train de lui donner.


Il entendit les propos de son fiancé, parce qu’il le considérait toujours comme son fiancé, même s’il n’était pas encore capable de lui montrer des signes d’affection plus de quelques minutes, mais il devait bien avouer qu’il était atrocement déçu. Il n’avait eu aucun compliment sur sa tenue et il avait l’impression que ses efforts avaient été inutiles. Il avait l’impression d’être moche aux yeux de son amant et la situation n’était pas vraiment agréable. Il voulait juste rentrer chez lui et pleurer toutes les larmes de son corps en se traitant d’imbécile. Isaac devait avoir connu des hommes sublimes durant son infiltration et il était clair que Noa faisait tache à côté. Il poussa un soupir de déception avant de sortir machinalement son paquet de cigarettes de sa poche l’allumant d’un geste expert. Il savait qu’il fumait bien trop, mais la cigarette avait tendance à calmer ses nerfs et il espérait que cette cigarette n’allait pas faire exception ayant bien besoin de réconfort.

Même en étant gay, il n’avait jamais été le genre d’homme se souciant à l’extrême de son apparence, d’ailleurs il n’avait pas vraiment le comportement d’un gay. Enfin il n’y avait pas vraiment de comportement type, mais dans l’imaginaire collectif, les homosexuels étaient souvent efféminés, toujours au courant des dernières modes, faisant des gestes efféminés ou ce genre de connerie. Une description qui ne convenait absolument pas à Noa qui n’y connaissait pas grand-chose en mode, qui ne prenait pas particulièrement soin de lui et il ne pensait pas avoir des gestes efféminés. Il ne se considérait pas comme une femme juste parce qu’il était gay.


Beaucoup de gens pensaient qu’un couple d’hommes comportait tout le temps un homme viril et un trop efféminé jouant en quelque sorte le rôle de la femme. Ce n’était pas le couple que formait Noa et il avait toujours apprécié les mains fermes et viriles d’Isaac sur lui. La douceur des femmes lui aurait sûrement déplu, sans aimer la douleur, il aimait avoir une poigne forte sur lui, il aimait la sensation des mains sèches sur son corps, d’une barbe qui lui grattait le visage. On pouvait dire que Noa aimait les hommes virils si la virilité pouvait être définie par un physique ou par une attitude.

Il porta sa cigarette à ses lèvres, expira la fumée avant de se rapprocher du jeune homme décidant d’être honnête comme il l’avait toujours été lui. Mon problème n’est pas grave et il est bien stupide lorsque je vois, enfin je me comprends. Et moi lorsque je donne ma parole, je tiens mes promesses. Je t’ai dit que je venais dans mon message et je serais venue quoiqu’il m’en coûte. Noa haussa les épaules portant sa cigarette entre ses lèvres pas vraiment à l’aise. Il venait d’avouer à demi-mot que la réaction d’Isaac ne lui avait pas plu et qu’il avait passé des heures devant son miroir comme un con pour rien, strictement rien.



Il expira la fumée de sa cigarette avant de répondre à la dernière question du jeune homme commençant déjà à marcher. Je n’ai pas envie de m’asseoir pour le moment, j’ai besoin de marcher, de respirer et de sentir le soleil sur ma peau. Tu sais que j’aime le soleil, enfin tu l’as peut-être oublié lorsque tu étais loin de moi. Après tout tu m’as oublié pendant des mois alors un détail aussi insignifiant ne devait pas occuper une grande place dans ton esprit. Noa remit sa cigarette entre ses lèvres, petit bâton de nicotine qui représentait sa bouée en quelque sorte.

Complètement perdu dans ses pensées, il n’avait même pas fait attention au fait qu’Isaac ne l’avait jamais vu fumer, mais pour dire vrai, le brun espérait faire un électrochoc à Isaac, lui montrer qu’il n’était plus aussi fragile qu’avant, lui montrer qu’une partie de lui était détruite. Il s’était promis de ne pas agresser le jeune homme, mais il ne pouvait pas s’empêcher de penser au fait qu’Isaac l’avait oublié et cette douleur était tellement lourde à porter qu’il ne pouvait pas la garder pour lui.

J’aime bien ce parc, il m’apaise même si je ne peux pas mettre un pied sur le lac vu que je n’ai toujours pas appris à nager et que je n’apprendrais sûrement jamais. Mais c’est un lieu apaisant et magnifique non ? Noa s’arrêta pour observer la vue avant d’observer son fiancé qu’il trouvait tout aussi beau que la vue en face de lui.


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Dernière édition par Noa Dawson le Dim 8 Oct - 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 8 Oct - 2:31

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quant à moi, depuis mon retour à Los Angeles je devais carrément refaire ma vie – du moins revoir mes habitudes de vie. En ce qui concernait ma vie en général, je n’étais pas certain encore où je pouvais me trouver dans tout ça. Une chose était sûre c’est que les choses avaient changées et c’était de ma faute. Si seulement j’avais su que cette mission était une vrai connerie et que c’était très dangereux, jamais je n’avais accepté. En même temps je dois remettre en question ma parole. Je suis toujours la recherche de nouveaux défis et justement cette mission était un nouveau défi. Mais étais-je aussi prêt à relever se défi au détriment de ma relation avec Noa. Je l’avoue j’aurais dû y penser à deux fois avant d’officialiser ma décision à mes patrons. Maintenant Noa, il est triste, brisé et ça me fend le cœur qu’il ait dû subir mon décès alors que c’était  une pure connerie. Quoi que ce fût autre chose que je n’avais pas vraiment le choix moi-même. Ces membres de gangs devaient m’oublier alors que la ma couverture était grillée. Une bêtise qui aurait pu me coûter cher – m’enlever la vie. En tout cas, aujourd’hui je remercie le ciel de ne pas être mort. Cependant devoir revoir un peu mes habitudes et me trouver de nouveau repaires ça me tue. Je le savais que je n’allais pas retrouver notre appartement en refaisant surface, mais je ne me serais pas imaginé que ce soit aussi difficile de revoir certains point sur mon mode de vie – comme m’habituer aux ressorts de ce lit âgé de je ne sais combien d’année. Ce lit qui a dû voir de nombreuses chose.. Autant ne pas y penser, j’ai des hauts le cœur. D’ailleurs, je ne couche même pas sous les draps pour être certain de ne pas chopper une cochonnerie.. Puis y’a la douche qui est taché de la rouille de la robinetterie, autant avoir des sandales pour me laver. Sans compter le téléviseur qui affiche à peine une chaîne, y’a que de la foutu neige et du bruit qui sort de cette boîte.  C’est en effet la joie de partager cette chambre avec paquet de microbe.

Nerveux, sur le bord du lac mon cœur s’emballa lorsque on regard croisa celui de Noa.  Je crois que mon cœur à dû fait un millier de tour dans ma poitrine tellement j’étais content de la voir devant moi. Comme je l’ai dis je m’étais imaginé toute sorte de réaction et même qu’Il aurait finalement décidé de ne pas venir. J’aurais très bien compris surtout en sachant à quel point je lui ai mentis. Par politesse je lui demandai donc si tout ce passait bien pour lui, mais sa réponse refroidit un tout petit peu l’atmosphère. Déjà qu’On ne pouvait pas vraiment dire qu’il ait autant de passion et de joie entre nous. C’était ces mensonges, mais aussi le temps qui nous avait séparé qui nous jouait des tours. Je m’en voulais et j’en voulais à tout ce qui pouvait nuire au bon fonctionnement de notre relation, mais d’abord et avant je savais que c’était de ma faute.  « Mon problème n’est pas grave et il est bien stupide lorsque je vois, enfin je me comprends. Et moi lorsque je donne ma parole, je tiens mes promesses. Je t’ai dit que je venais dans mon message et je serais venue quoiqu’il m’en coûte. » Je soupirai doucement, baissant la tête l’air coupable.  Il m’en voulait et il avait toutes les raisons du monde de m’en vouloir. Cependant on attitude me bloquait et me rendait mal à l’aise. Je ne savais pas quoi lui dire, ni quoi faire – comment aborder un sujet aussi tabou que ce qui venait de nous arriver. J’avais envie de le serrer dans bras, de le réconforter, l’embrasser mais je me retenais au point ou j’avais peur de le froisser ou même le blesser une nouvelle fois. Je l’aime à la folie Noa, mais je sens mon cœur se détruire en le voyant aussi distant. « Noa.. » Dis-je d’une vois douce et triste. « Je le sais que tu n’as qu’une paroles..je ne la remet pas en doute, j'ai seulement peur..  j’espère seulement que tu sais que j’ai pas voulu.. » Je ne terminai pas phrase, mais ma voix se brisa. Je n’avais pas voulu lui faire autant de peine. Je n’étais pas aveugle et je le voyais bien que la situation l’avait gravement affecté. Son état, son attitude, j’avais l’impression qu’il était différent. « Laisse tomber. » Dis-je en rangeant de nouveau mes mains dans les poches de mon jeans. Je relevai le visage puis vis la cigarette que Noa tenait entre ses doigts. Ah ! C’était nouveau ça.  Je fronçai les sourcils  puis hésitai avant de dire quoi que ce soit, mais ce fut plus fort que moi. Je m’approchai de lui et pris sa cigarette. Je sais c’était un risque à prendre mais ça aussi ça devait être ma faute. « J’suis tellement un idiot Noa.. mais qu’est-ce que j’ai fais mon bel am'.. » Mon bel amour, oui c’est ce que j’allais dire. Je le trouvais toujours aussi beau et je l’aimais toujours autant. « C’est pas toi ça béb’ .. » Je jetai la cigarette un peu plus loin, puis me raclai la gorge. « Désolé.. C’est l’habitude de t'apeller comme ça.. J'devrais  pas. » Dis-je avant de me pincer les lèvres. Je me punissais probablement moi-même. Est-ce que je pouvais l’appeler comme je le faisais avant, est-ce qu’il voulait ou était-il encore trop tôt ? Du coup je me sentais maladroit et je me posais probablement trop de question.

Je venais de jeter sa cigarette un peu plus loin et je m’attendais à des représailles. Je venais chambouler ses nouvelles habitudes et je méritais les foudres de mon fiancé. Je l’aimais tellement et je regrettais tellement mes gestes. De le voir dans cet état ça me faisait mal au cœur, mais ça me mettait aussi en colère. Ces habitudes étaient de mauvaises habitudes. Je sais que les miennes ne sont pas à féliciter, loin de là, Dieu seul sait en plus que je n’étais pas placé pour lui faire des reproches, surtout en sachant que tout ça pouvait être de ma faute et seulement de ma faute. Si je n’étais pas parti en lui mentant, probablement qu’aujourd’hui tout serait différent. Par contre  comme je l’ai dis c’était plus fort que moi de lui retirer sa cigarette. Histoire d’oublier un peu ce moment qui allait probablement m’attirer une colère, je changeai de sujet et lui demandai s’il voulait s’asseoir ou marcher. « Je n’ai pas envie de m’asseoir pour le moment, j’ai besoin de marcher, de respirer et de sentir le soleil sur ma peau. Tu sais que j’aime le soleil, enfin tu l’as peut-être oublié lorsque tu étais loin de moi. Après tout tu m’as oublié pendant des mois alors un détail aussi insignifiant ne devait pas occuper une grande place dans ton esprit.» Ma mâchoire se crispa. Il me lançait des piques et ça venait me chercher droit au cœur. « Je ne t’ai pas oublié Noa.. Jamais je n’aurais pu faire une telle chose. » Jamais je ne l’avais oublié et jamais je ne l’aurais oublié. Noa était l’homme de ma vie et je comptais bien qu’il le reste. Du moins ça c’est si il le voulait toujours. « J’ai fais de toi mon fiancé parce que j’ai toujours voulu que tu sois l’homme de ma vie.. et ça n’a toujours pas changé Noa et ce même malgré mon absence.. Alors ne t’imagine pas que j’ai oublié ces détails aussi importants – comme le fait que tu aimes le soleil. J'suis pas fou à ce point Noa. » Je passai une main derrière ma nuque. « Ces détails font en sorte que tu es l’élu de mon cœur.. et comme je viens de te le dire ça n’a toujours pas changé.» Ses piques étaient clairs, je les avais bien comprises, mais lui il devait aussi comprendre à quel point mes sentiments pour lui n’avaient pas changé. Je continuai donc d'avancer sur le bord du lac et m'arrêtai en même temps que Noa pour regarder le lac. « J’aime bien ce parc, il m’apaise même si je ne peux pas mettre un pied sur le lac vu que je n’ai toujours pas appris à nager et que je n’apprendrais sûrement jamais. Mais c’est un lieu apaisant et magnifique non ? » Je souris doucement alors que mes yeux se posèrent sur lui en même temps que les siens se posèrent sur moi. « J'adore aussi cet endroit t'as raison c'est magnifique et apaisant.» Je baissai doucement les yeux, triste et découragé à la fois. « Tu sais bien que je peux t'apprendre à nager Noa.. mais faut-il qu'un jour tu en ailles envie.. » J'avais le droit de pêcher des infos, ou peut-être que c'était vu comme une pique pour lui.. J'en savais rien mais je pêchais des infos aussi pour savoir ou nous étions.




 
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Noa n’avait pas rien changé suite à la soi-disant mort d’Isaac. L’appartement était resté décoré de la même façon, la serrure n’avait pas été changée non plus et les affaires d’Isaac étaient encore dans les placards de la maison, ses habits étaient encore mélangés avec ceux de Noa comme s’il était toujours là. Les amis de Noa, son frère et sa mère lui avaient déjà demandé de se débarrasser des affaires d’Isaac, de faire don de ses vêtements ou autres à des organisations de charité, mais il n’avait pas eu la force.

Donner les vêtements d’Isaac aurait été la dernière étape pour constater qu’il était bel et bien mort, qu’il ne reviendrait jamais. Noa ne rêvait que d’une chose : voir le jeune homme franchir à nouveau les portes de leur appartement comme si rien ne s’était passé, mais l'évènement n’avait pas eu lieu pendant de longs mois avant cette rencontre dans le café. Aujourd’hui Noa avait l’impression d’évoluer en plein rêve et il se demandait quand il allait se réveiller, ce réveil lui faisait horriblement peur et il savait qu’il n’y survivrait pas s’il venait à se rendre compte que la situation était fausse, s’il prenait conscience que tout cela n’était qu’une vaste blague.


Cette peur faisait que Noa restait sur ses gardes, il n’arrivait pas à se lâcher totalement, il n’arrivait pas à être naturel avec Isaac, il avait peur de le toucher, qu’il disparaisse si son doigt touchait un centimètre de peau de son fiancé. Il avait l’impression de marcher en plein brouillard, un brouillard qu’il détestait, mais qu’il avait peur de voir disparaître, parce qu’il aimait ce brouillard plus que sa propre vie et il savait qu’il ne survivrait pas si le brouillard n’était plus là.


Il sortit de ses pensées en entendant Isaac prendre la parole, il l’écouta avec attention fronçant les sourcils à la fin de sa phrase. Je ne comprends pas de quoi tu as peur ? Je ne vais pas te tuer ou je ne sais quoi puis tu dois être plus douée que moi non ? Enfin tu as eu des cours de combat ou je ne sais quoi en tant que flic. Puis ta phrase concernant le fait de ne pas vouloir est hypocrite non ? Tu as choisi ta situation, tu as choisi ta carrière. Noa haussa les épaules n’étant pas le genre d’homme à tourner autour du pot, puis il devait avouer que la phrase du jeune homme lui donnait l’impression que c’était lui qui était la victime et non Noa.


Mais ce n’était pas vrai, seul Noa avait souffert de cette situation, Isaac n’avait jamais souffert de la perte de son fiancé, il devait savoir que son amant était chez eux en sécurité, Noa ne pensait pas que les collègues de son fiancé l’avaient surveillés, mais Isaac devait savoir que Noa était encore vivant. Les collègues du jeune homme n’avaient pas été très présents pour Noa, pour dire vrai, il avait eu l’impression d’être un déchet dont on voulait se débarrasser.

Aujourd’hui il savait que le mythe : la police est une grande famille n’était qu’une vaste blague. Aucun des collègues d’Isaac n’avait prêté attention à lui et il aurait pu mourir dans un coin que personne ne s’en serait soucié. Autant dire que le brun avait été plus que déçu et qu’il ne tenait pas à voir ces hypocrites chez lui. Il ne savait pas si amant savait que ses collègues n’avaient pas été présents pour Noa et ce dernier n’allait pas lui dire ne voyant pas l’intérêt d’envenimer les relations d’Isaac avec ses collègues. Il sortit de ses pensées en sentant la cigarette disparaître d’entre ses doigts et il ne réagit pas immédiatement complètement sous le choc. Il avait l’impression d’être un enfant en train de se faire engueuler et la colère grimpa aux nez du jeune homme.


Tu te fous de ma gueule ? Tu te fous sérieusement de ma gueule ? Tu n’as en aucun le droit de m’interdire de fumer, tu as perdu ce droit en te faisant passer pour mort donc tu te gardes tes surnoms et tu me laisses fumer ma cigarette tranquillement sinon je t’en colle une. J’essaye de rester un minimum calme, mais laisse-moi vivre ma vie comme je l’entends compris ? Puis arrête avec ton hypocrisie, tu fumes autant que moi donc tu as juste à la fermer et à me laisser fumer en paix. Je n’ai pas de leçon à recevoir de ta part et mon corps m’appartient donc si j’ai envie de fumer je fume. Je ne sais pas ce qui me retient de t’en mettre une, vraiment je ne sais pas. Il sortit son paquet de cigarettes de sa poche d’un geste rageur avant de remettre une cigarette entre ses lèvres s’éloignant de quelques pas pour se calmer. Il n’était pas quelqu’un d’agressif en temps normal et il remplissait sûrement tous les critères du baba cool qui manifestait pour la paix dans le monde, le respect des animaux et tout d’un tas d’autres raisons plus louables les unes que les autres. Mais la mort de son fiancé l’avait changé et il avait cette colère au fond de lui qui lui donnait envie de tout cassé autour de lui en hurlant comme un sauvage. Il avait commencé les cours de self-défense essayant d’atténuer son agressivité de cette façon.


Il ferma les yeux et expira un bon coup, la fumée de sa cigarette s’échappant dans les airs, il porta à nouveau sa cigarette entre ses lèvres ignorant le jeune homme le temps de se calmer. Il devait avouer que le surnom que lui avait donné Isaac avait contribué à atténuer sa colère, entendre les surnoms qu’il lui donnait lorsqu’il était encore en couple lui avait fait un bien fou. Il avait l’impression de retrouver cette complicité qui lui avait tant manqué et il regrettait presque d’avoir demandé au jeune homme de ne plus dire ces surnoms.

Mais Noa avait besoin de temps et entendre Isaac lui donner des petits surnoms lui donnait des palpitations, il avait l’impression d’être un adolescent face à son premier petit ami. Il n’aimait pas sentir la situation lui échapper et là il avait l’impression d’être dans un grand huit qui ne s’arrêtaient pas, il manquerait plus qu’il fasse un malaise comme un con. Il se concentra à nouveau sur les paroles d’Isaac rougissant sous ses propos, foutue hormone d’adolescent en chaleur. Tu t’en souviens vraiment ? Je sais que tu râlais parfois lorsque je passais des heures au soleil plutôt que de t'aider à faire la cuisine ou autres tâches ménagères. Il sourit en se retournant vers le jeune homme nostalgique de cette période, parce que les choses avaient changé entre eux et il se demandait vraiment si leur relation allait être comme avant.


Noa haussa les épaules lorsqu’il lui parla de lui apprendre à nager, il ne savait pas s’il était prêt à être aussi intime avec le jeune homme puis il ne voyait pas l’intérêt d’apprendre à nager en ce moment. Il ne fréquentait pas les milieux aquatiques et son appartement dans son quartier miteux ne possédait aucune piscine. Déjà que l’appartement n’était pas fameux lorsqu’il l’avait pris, demander une piscine aurait été utopique. Aujourd’hui il était heureux de vivre dans cet appartement et il espérait qu’Isaac allait un jour revenir vivre avec lui, dans quelques mois, quelques années, il ne savait pas vraiment. Il recommença à marcher ne sachant pas vraiment si le jeune homme le suivait. Il était bien trop énervé contre lui pour s’en soucier et il avait besoin de temps pour ce calmé, même si parler avec le jeune homme avait tendance à apaiser ses nerfs.


De toute manière, Isaac avait toujours été capable de calmer Noa. Il décida de manger un morceau en voyant un vendeur de sucreries sur le chemin, Noa avait toujours été un incorrigible gourmand. Tu veux quelques choses sur ce stand ? Je sais que je ne devrais pas, mais j’aime tellement manger des cochonneries, ce qui n’est pas vraiment conseillé pour ma ligne. Et c’était peut-être la raison du manque de réaction d’Isaac concernant le physique du brun. Il avait peut-être grossi sans même s’en rendre compte, il allait courir quelques kilomètres de plus ce soir ou demain matin, selon la bonne ou mauvaise volonté de son sommeil. Il espérait que la journée qu’il passait avec le jeune homme allait lui permettre de dormir tranquillement, même s’il n’avait pas beaucoup d’espoir.


Tu travailles demain ou tu as une journée de libre, je ne sais pas ce que tu fais maintenant, mais je serais à l’hôtel de toute façon, comme tous les jours. Tu sais où se trouve l’hôtel de toute façon, puis j’ai une pause à midi donc on pourra se voir. Noa faisait discrètement un petit pas vers le jeune homme en lui proposant un petit déjeuner entre eux, à voir si Isaac allait saisir la perche que lui tendait Noa.



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]«  Je ne comprends pas de quoi tu as peur ? Je ne vais pas te tuer ou je ne sais quoi puis tu dois être plus douée que moi non ? Enfin tu as eu des cours de combat ou je ne sais quoi en tant que flic. Puis ta phrase concernant le fait de ne pas vouloir est hypocrite non ? Tu as choisi ta situation, tu as choisi ta carrière. » Décidément j’allais avoir du pain sur la planche avec Noa. Il m’en voulait et je ne pouvais rien y faire. Ce qui est fait, est fait. Je ne peux malheureusement pas changer le passé, mais plutôt améliorer l’avenir, non ?  Je regardai Noa ne sachant pas trop quoi lui répondre. En fait y’avait tout plein de chose que je pouvais lui répondre, mais je ne savais pas de quoi j’étais autorisé. J’étais bien conscient de l’avoir brisé avec cette cérémonie morbide, nourrissant par le fait même que je n’allais jamais revenir, sauf que maintenant j’étais de retour.  De retour avec un couteau sous la gorge. Mon amour, le seul, il avait changé. Était-ce ma fausse mort qui l’avait rendu aussi à pic ? C’est sûre que oui.. « Peur que tu m’ais remplacé Noa.. Que je sois toujours mort pour toi vu la colère qui t’anime. Ce qui est tout à fait compréhensible, je dois t’avouer que je n’aurais pas su agir d’une autre façon si ça avait été moi à ta place. » Je le regardai, le regard attendrit bien que triste de voir où nous en étions rendu par ma faute. Je l’avais cherché et je payais de mes décisions maintenant.  « Hypocrite.. T’as surement raison, mais une chose est sûre c’est que ce n’était pas supposé ce passer comme ça.  La mission n’étais pas supposé avoir une conclusion aussi triste mes funérailles. » J’étais supposé revenir sans qu’il n’y ai eut de situation fâcheuse. J’étais supposé revenir sans avoir à être mort.. Sauf que là je revenais d’entre les morts. Ça faisait bizarre, mais c’était la triste réalité. « Tu m’en veux Noa et je comprends, mais sache que même si j’ai décidé ma carrière mes contrats ce n’est pas nécessairement moi qui décide. Je peux te parler de certaines choses et d’autre fois je ne peux pas.. C’est ce qui est arrivé. Je sais je t’ai menti, mais c’était pour ta sécurité. » Y’a des membres de gangs qui ne font que ça trouver la faille et s’informer sur qui ils fréquentent. Ils ont peur que la police s’infiltre et avec raisons, personne n’a envie de savoir ces activités chamboulées. Puis ces membres, lorsqu’ils savent que la personne avec qui il font affaire est un flic, ils s’en prennent à leur famille avant de s’en prendre a eux. J’aurais aimé en parler à Noa, mais je ne pouvais pas, de là le je n’ai pas voulu. À ses yeux c’était perçu comme de l’hypocrisie alors que pour moi c’était plutôt de l’amour de le savoir en sécurité au lieu d’en danger par ma faute.

Je n’avais même pas remarqué que Noa avait une cigarette entre ses doigts jusqu’à ce que je le voie la porter à ses lèvres et que je sente l’odeur. Je restai surpris de le voir faire et je m’approchai doucement de lui la lui retirant et jetant plus loin. « Tu te fous de ma gueule ? Tu te fous sérieusement de ma gueule ? Tu n’as en aucun le droit de m’interdire de fumer, tu as perdu ce droit en te faisant passer pour mort donc tu te gardes tes surnoms et tu me laisses fumer ma cigarette tranquillement sinon je t’en colle une. J’essaye de rester un minimum calme, mais laisse-moi vivre ma vie comme je l’entends compris ? Puis arrête avec ton hypocrisie, tu fumes autant que moi donc tu as juste à la fermer et à me laisser fumer en paix. Je n’ai pas de leçon à recevoir de ta part et mon corps m’appartient donc si j’ai envie de fumer je fume. Je ne sais pas ce qui me retient de t’en mettre une, vraiment je ne sais pas. » Je m’attendais à des représailles, mais aussi fortes, non jamais. Depuis le tout début j’essayais d’être gentil avec lui, mais là ses réactions aussi folles les unes que les autres commençaient à me pousser à bout. J’essayais du mieux que je le pouvais de rester calme, mais ses remarques me firent sortir de mes gons.  « Bah oui c’est ce que je n’arrête pas de faire me foutre de ta gueule Noa. » Dis-je sur un ton ferme et sarcastique à la fois. Il pouvait bien avoir ce ton accusateur et fâché, mais je n’étais pas dupe et je n’étais pas non plus le genre à me laisser faire. « J’ai compris j’ai merdé c’est bon, je le sais que tu m’en veux ! » Dis-je en haussant le ton un peu désespéré. Je passai de nouveau une main derrière ma nuque nerveusement comme si j’avais envie de frapper dans quelques choses, puis je me retournai vers Noa.  Je m’approchai de lui rapidement et le regardai droit dans les yeux. « C’est ce que t’as envie de faire me frapper ? » J’haussai les sourcils, le regard presque provocateur. « MAIS VAS-Y » Dis-je en élevant de nouveau le ton. « Si ça peut te soulager de t’servir de moi comme pushing bag ! Fais-le !  Après on pourra peut-être discuter normalement sans se s’faire de reproches l’un l’autre. » Ma mâchoire se crispa alors que je le regardais droit dans les yeux. Il m’avait cherché et m’avait trouvé. « Qu’est-ce que t’attends ? Vas-y Frappe-moi !  » Dis-je en espérant qu’il ne me frappe pas, quoi qu’en même temps comme je venais de lui dire si ça pouvait le soulager et qu’on en revienne de tout ça bah qu’il le fasse. Je voulais seulement passer une belle journée avec lui, mais pour l’instant elle commençait très mal. J’étais fatigué de mal dormir dans ce motel miteux, mais en plus j’avais mon cerveau qui ne cessait de faire des siennes en rapport avec Noa.

C’était sorti tout seul de ma bouche. Cette provocation, mais aussi ces mots doux.  C’était à noté que ça faisait maintenant partie des choses que je n’avais plus le droit de dire, mais c’était tellement difficile en présence de Noa. J’avais l’impression de tout recommencer à zéro alors que nous étions maintenant fiancés. Qu’elle idée de merde j’avais eut de m’en aller en mission. Je l’aime tellement mais j’ai tout gâché. Je me calmai donc, puis regardai partout sauf dans sa direction. « Tu t’en souviens vraiment ? Je sais que tu râlais parfois lorsque je passais des heures au soleil plutôt que de t'aider à faire la cuisine ou autres tâches ménagères. » J’hochai la tête positivement. « Oui je m’en souviens Noa…Comme je me souviens à quel point tu détestais voir mes vêtements sur le sol dans notre chambre alors que c’est moi qui faisait la majeure partie des tâches..  J’ai pas oublié non plus que t’aime que les aliments soient frais et bio lorsque je cuisine. J’fais attention à tout lorsque je fais les courses, pour toi. J’me souviens aussi que même si t’aime manger santé tu adores la pizza et les sucreries ! »  Comment j’aurais pu oublier tous ces petits détails qui me rendait fou de lui. Même à l’autre bout du monde je m’en suis souvenu. Surtout parce que je l’aime et que je vais toujours l’aimer. Il fait partie de moi, je l’ai dans la peau et ce même si la situation est un peu compliqué entre nous.   Le cœur gros et même un peu fâché je pris sur moi et me mit à suivre Noa jusqu’au Stand de sucreries.  Je souris en voyant la tête de Noa, il n’avait pas changé sur ce point il aimait toujours ce genre de chose. Je secouai donc la tête avec un sourire presque effacé. « Non, merci ça va aller. Enfin.. Une bouteille d’eau ça me conviendra. » Je regardai Noa, les yeux doux, la tête penchée sur le côté. « Mais arrête.. Ta ligne a pas besoin d’être changé. T’es tellement parfait .. » Dis-je en m’approchant de lui qui commandait au petit monsieur souriant. Je me plaçai derrière lui, laissant dangereusement le bout de mon nez frôler le sa colonne vertébrale dans son cou.  J’inspirai par le fait même son doux parfum qui m’avait tant manqué. « T’as toujours été le plus beau à mes yeux Noa.. » Dis-je en chuchotant doucement près de son oreille avant de reculer d’un pas. Est-ce qu’il allait encore sauter un plomb après cette remarque ? J’en avais rien à foutre, j’avais besoin de lui dire pour qu’il sache.J'avais besoin de ce contact, bien que le bout de mon nez frôla la peau de son coup. Je retins mes mains pour ne pas qu'elles se dépose sur lui. Je tremblais d'être aussi près de lui, s'il savais aussi à quel point il m'avait manqué et qu'll me manquait toujours. À moi ça me faisait du bien d’extérioriser mes sentiments toujours présents pour lui.  Il fallait qu’il le sache, une fois que je me suis éloigné de lui, j’attendis qu’il revienne vers moi. « Tu travailles demain ou tu as une journée de libre, je ne sais pas ce que tu fais maintenant, mais je serais à l’hôtel de toute façon, comme tous les jours. Tu sais où se trouve l’hôtel de toute façon, puis j’ai une pause à midi donc on pourra se voir. »  Un sourire apparut su mon visage avec la ferme intension que nous venions de faire un tout petit pas vers l’avant. La tension n’était pas totalement disparut, mais cette invitation me faisait plaisir.  «  Non.. je travaille pas. Je travaille plus pour le moment, vu les circonstances c’est mieux comme ça.  Je serais même pas supposé sortir du motel où je séjourne en sachant comment ça se passe.. mais je serai là demain. Je ferai comme aujourd’hui et échapperai à la surveillance des agents placés devant ma porte. » Dis-je en prenant une gorgée de ma bouteille d’eau. « Je me souviens très bien où ce trouve l’hôtel, ça aussi c’est une autre chose que je n’ai pas oublié. »  Vu où ce trouvait mon motel, j’allais devoir partir plus tôt. Nous étions à deux extrémités et pour rien au monde j’allais manquer ce rendez-vous.



 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 8 Oct - 23:14

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Nisaac ?
Noa releva les yeux surpris sur son ancien amant ne se doutant pas des peurs qui pouvait le traverser, il devait bien avouer qu’il ne lui avait pas montré de nombreux gestes d’affection, mais de là à penser qu’il était capable de l’avoir remplacé. Noa avait Isaac dans la peau, dans le corps, un tatouage était présent sur son poignet lui rappelant le prénom de l’être aimé en permanence. Il était complètement accro à Isaac et depuis son retour, il devait bien avouer qu’il n’était plus capable de lui montrer tout son amour. Il avait peur de tout perdre à nouveau puis il ne voulait pas se retrouver en position de faiblesse, il savait que le jeune homme ne jouerait pas avec son cœur, mais il n’arrivait pas à être cent pour cent certain de cette affirmation et il restait sur ses gardes ne sachant pas de quoi demain sera fait.

Je ne t’ai pas remplacé Isaac, je te l’ai déjà dit, je n’ai connu que toi, je n’ai embrassé que toi et mon corps ne connait que toi. En dehors de mon tatoueur, tu es le seul qui connait l’intégralité de mes tatouages, même ceux qui ne sont visibles que lorsque je suis complétement nu. Enfin tu ne connais pas un de mes tatouages, mais inutile de parler de cela non ?


En entendant que la mission n’était pas censée se dérouler comme cela, il fronça les sourcils ne comprenant pas ce qui avait bien pu se passer lors de cette mission. C’était l’un des aspects du métier d’Isaac qu’il détestait, il avait l’impression d’ignorer un pan entier de la vie de son compagnon et il n’aimait pas le métier de policier pour cette raison. L’autre raison était aussi qu’il habitait dans un quartier peu favorable aux forces de l’ordre et qu’il entendait régulièrement des discours anti-flics dans les rues. Après on n’avait jamais embêté Isaac à sa connaissance, ce qui soulageait Noa qui ne se serait pas imaginé déménager  dans un autre quartier. Il aimait l’ambiance du quartier, son marché bio pas loin, en vérité il aimait chaque partie de son quartier et il était incapable de choisir l’un des endroits de ce quartier qui était pourtant souvent considéré comme dangereux.

Il sortit de ses pensées en entendant le jeune homme parler de sa sécurité et sa curiosité prit le dessus sans qu’il ne puisse s’en empêcher. Pourquoi tu parles de ma sécurité ? J’étais menacé à cause de ton métier, pourquoi tu ne me parles de rien, je ne vais pas te balancer à je ne sais qui. Puis les menaces me concernaient non ? Tu aurais pu me prévenir histoire que je me préparé, je ne suis pas un petit être fragile contrairement à ce que mon asthme pourrait te faire penser. Je sais me battre et tu aurais pu m’apprendre à devenir encore meilleur, mais tu as préféré me mentir et surtout partir je ne sais où pour éviter de m’affronter. La prochaine fois que tu vivras la même chose, tu vas encore partir ?


Noa avait besoin d’avoir la réponse à sa question et il attendit anxieusement la réponse avant d’être surpris en entendant la réflexion du jeune homme, il reconnaissait bien son homme qui était tout aussi impulsif que lui et une partie de lui était heureuse de revoir l’homme qu’il aimait tellement, mais l’autre était agacé par ses réflexions incessantes.


Il n’eut pas le temps de répondre que son interlocuteur enchainant sur autre chose, piquant une crise à son tour devant un Noa surpris et de plus en plus en colère qui attendit la fin des propos du jeune homme pour réagir le poussant violemment. Mais tu entends ce que je te dis ? Tu ne comprends pas que j’ai mal, que j’ai peur de te perdre encore une fois, que j’ai l’impression d’avoir été la victime d’une blague cruelle, que ton manque de réaction devant moi me blesse. Putain je ne suis pas le genre d’homme demandant grand-chose, je te demandais juste d’être honnête avec moi, de me faire comprendre que je compte toujours un peu pour toi, tu n’es même pas foutu de me faire un compliment alors que j’ai passé des heures devant la glace comme un adolescent en chaleur. Tu me soûles Isaac, vraiment.


Il se passa la main dans les cheveux, tirant sur sa clope comme un fou en retenant ses larmes, il ressemblait vraiment à un adolescent en chaleur et il était à deux doigts de pleurer. Bordel il n’avait jamais été aussi efféminé et il avait l’impression d’être une femme tapant une crise à son époux qui ne faisait pas attention à sa dernière mise en plis. Comment pouvait-il plaire à Isaac s’il se comportait comme une bonne femme en manque d’attention de son époux, son comportement plus les cheveux longs et il jouait le rôle de la femme sans aucun souci.

Il se retourna vers le jeune homme fermant les yeux pour qu’il ne puisse pas voir toute la détresse qui était en train de percer dans son regard. Il lui jeta un coup d’œil outré en entendant ses propos sur le ménage n’étant absolument pas d’accord avec sa vision des choses. Je t’aidais pour les tâches ménagères, je faisais la cuisine lorsque tu n’avais pas le temps et nous avions une répartition des tâches complètement égalitaire. Oui je ne ramassais pas tes efforts, mais je n’étais et je ne suis pas ta bonniche. Tu assumes ton bordel comme j’assumais le mien donc arrête de me faire passer pour un assisté qui se laissait vivre et entretenir. Noa poussa un soupir avant de regarder le vendeur, il commanda une bouteille d’eau avant de se figer en sentant les gestes du jeune homme. Isaac s’éloigna rapidement de lui et Noa paya le vendeur la tête ailleurs avant de se retourner vers le jeune homme ne lui ayant pas encore répondu. Tu es superbe aussi, c’est même injuste pour un mort, mais merci.

Il fit un baiser sur la joue au jeune homme avant d’écraser sa cigarette ne pouvant pas fume et manger en même temps. Enfin certains le faisaient peut-être, mais lui détestait l’odeur de la cigarette mélangée à celle de la nourriture. N'assumant pas vraiment son geste, il commença à marcher droit devant lui ne sachant même pas où il allait, laissant ses pas le guider en croquant dans sa sucrerie poussant un gémissement de bonheur en sentant le goût de l’aliment dans sa bouche. Il serait prêt à tuer pour avoir du sucré en bouche étant bien trop accro à tout ce qui était gras et sucré, un vilain défaut qu’il ne comptait pas faire disparaitre de sitôt.


Toutefois en entendant les propos du jeune homme concernant sa proposition de rendez-vous, il faillit s’étouffer avec le morceau qu’il avait en bouche et toussa comme un con en se rendant compte des dangers que prenait son amant. Il avait échappé à la surveillance policière pour venir passer un moment avec lui ? Si Noa comprenait bien, son amant était encore plus con qu’il ne le pensait.

Il attrapa le jeune homme par le bras avant de le rentrer de force dans un buisson guettant ensuite autour de lui. Mais tu es complètement con, tu dois être surveillé par des gardes parce que ta vie est en danger et monsieur préfère se barrer en douce. Tu imagines si des tueurs sont à nos trousses, mais tu réfléchis parfois, je ne veux pas te voir mort moi, tu veux me causer une crise cardiaque. Bon attend là je vais voir s’il n’y a pas de mec louche et après je te dépose devant l’hôtel où tu loges. Ou alors j’appelle les flics pour qu’ils viennent te chercher et ils te protégeront avec leurs armes ou une connerie dans le même genre, j’aime un être humain complètement débile, ce n’est pas possible.

Noa ne parlait même plus au jeune homme s’adressant des réflexions à lui-même agacer, il jeta un coup d’œil sur le chemin qu’il avait emprunté se cachant à nouveau dans les buissons en voyant un homme arriver percutant le torse d’Isaac sans le faire exprès. Pardon, je ne pensais pas que tu étais si proche de moi, bon tu te tais, je vais finir par trouver une solution, imbécile. Il poussa un soupir de découragement avant de chercher une solution aux problèmes s’imaginant déjà conduire avec une meute d’assassin derrière lui.

Il s’imaginait plein de scénario-catastrophe après avoir entendu qu’Isaac était surveillé par deux agents, on ne mettait pas en place des agents si la sécurité de la personne n’était pas en danger si ? Isaac devait courir un grave danger pour qu’il ait ses propres agents de sécurité devant sa porte et maintenant Noa s’en voulait comme un con ayant peur d’être responsable de la mort de l’homme qu’il aimait juste parce qu’il était égoïste. Il ne comprenait pas pourquoi Isaac lui avait proposé ce rendez-vous s’il savait qu’il était en danger de mort et il trouvait l’attitude du jeune homme vraiment stupide.


La question le taraudant, il ne put se retenir de poser la question espérant avoir une réponse franche. Pourquoi tu m’as proposé un rendez-vous si tu n’avais pas le droit de sortir, j’aurais compris, mais comme d’habitude tu préfères me cacher plein de truc, tu me caches quoi d’autres ? Non que je sois prévenu avant de me retrouver face à un mec armé, avec ton enfant que tu auras fait pendant ta disparition, avec une maladie sexuelle ou je ne sais quelle connerie dans le même genre. Noa poussa un soupir avant de se passer la main dans les cheveux, la situation lui ayant coupé toute envie de manger, puis ils n’avaient pas l’air con dans ce buisson surtout que le brun n’était absolument pas discret s’énervant tout seul comme un con.


B-Ever


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Dernière édition par Noa Dawson le Lun 9 Oct - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Lun 9 Oct - 3:27

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J’avais peur depuis le jour ou j’avais quitter notre appartement. Je ne savais pas comment cette mission allait se dérouler et encore moins quand est-ce que j’allais revenir. Alors pour moi tout était possible. Il aurait très bien pu rencontrer quelqu’un alors que j’étais absent. Sait-on jamais, la tentation peut être grande. Puis après vu le temps de mon départ était indéterminé tout était possible, même qu’il m’ait remplacé. Alors oui j’avais peur. « Je ne t’ai pas remplacé Isaac, je te l’ai déjà dit, je n’ai connu que toi, je n’ai embrassé que toi et mon corps ne connait que toi. En dehors de mon tatoueur, tu es le seul qui connait l’intégralité de mes tatouages, même ceux qui ne sont visibles que lorsque je suis complètement nu. Enfin tu ne connais pas un de mes tatouages, mais inutile de parler de cela non ?  » Je relevai la tête et regardai Noa.  J’avais le droit de m’en faire, mais je dois avouer que ses paroles même si je le sentais distant de moi – elles étaient sincères. « Te force pas à m’en parler si t’en a pas envie.. » Dis-je en haussant les épaules. J’Osais imaginer que ce tatouage était en lien direct avec moi. Il devait même avoir un lien avec ma mort.  Puis la conversation dévia doucement vers ce sujet plutôt tabou. C’était dangereux de s’en aller sur ce terrain glissant alors qu’on savait tout les deux que ça avait brimé notre relation. C’était peut-être pas un si mauvaise idée finalement. Surtout parce que nous allions échangés des détails, des sentiments et que ça allait faire du sens. Il fallait peut-être crever l’abcès pour qu’on puisse passer réellement à autre chose ? Bien que je savais que ça n’allait pas se régler aujourd’hui. Rôme ne s’est pas construit en une seule journée. Le temps arrangera les choses – je le sais.  « Pourquoi tu parles de ma sécurité ? J’étais menacé à cause de ton métier, pourquoi tu ne me parles de rien, je ne vais pas te balancer à je ne sais qui. Puis les menaces me concernaient non ? Tu aurais pu me prévenir histoire que je me préparé, je ne suis pas un petit être fragile contrairement à ce que mon asthme pourrait te faire penser. Je sais me battre et tu aurais pu m’apprendre à devenir encore meilleur, mais tu as préféré me mentir et surtout partir je ne sais où pour éviter de m’affronter. La prochaine fois que tu vivras la même chose, tu vas encore partir ? » Je soupirai puis secouai la tête. « D'abord j'ai jamais pensé que tu étais fragile... Mais là je pense sincèrement que tu t’emportes pour rien.. J’allais t’expliquer. Si tu pouvais me laisser seulement un peu de temps avant de me sauter à la gorge et sauter aux conclusions, bon sens.. Tu m’laisses pas une seule secondes.. » Est-ce que je lui aurais tout raconté, oui probablement même si c’était mieux qu’il ne sache rien. Cependant j’allais le faire pour la cause et ce même si ce parc n’était pas le bon endroit pour en parler. Non pas pour acheter la paix, mais bien pour les choses entres nous s’arrangent ou du moins qu’elles soient près du but. « Les menaces ne te concernaient pas, mais me concernait pour toute information. » Je sorti à mon tour une cigarette du paquet qui se trouvait dans ma veste de cuir puis l’allumai.  Je tirai dessus et pris quelques secondes avant de me lancer dans le vif du sujet qui n’avait clairement pas sa place ici dans ce parc. « J’pouvais pas te prévenir Noa. J’étais en mission d’infiltration. Si je t’avais contacté j’aurais grillé ma couverture. Si je me grillais j'aurais pu m'faire t.. » Je m'arrêtai avant de dire ce mot. Bordel ça allait lui faire peur tout ça ? Il allait me prendre pour un fou de faire un métier aussi dangereux. Je tirai de nouveau sur ma cigarette et continuai. « Ils ne font que ça s’informer sur les gens qui les entourent ces personnes. Juste au cas où ce serait un policier.. et j’en étais un. S’ils l’avaient su ce que j’étais en réellement,  c’est là qu’ils seraient remonté à toi et c’est là que ta sécurité aurait été en péril.  » Je jetai ma cigarette finalement terminée puis continuai : « Tu t’en douteras, les choses se sont bien mal déroulées, y’a un collègue qui s’est fait prendre et on n’a dû nous faire disparaître justement pour ne pas qu’ils remontent à nos famille. Nos morts étaient nécessaire bien que je sais très bien que c’était drastique comme revirement.. Mais il le fallait parce que tu es ma famille et je ne voulais pas qu’il t’arrive quoi que ce soit.. » Maintenant il savait tout et ça avait le mérite d’être clair. S’il ne comprenait pas après tout ça, je ne savais plus quoi dire.  Sauf que sa dernière question me refroidis. Est-ce que c’était une question piège ou s’attendait-il à ce que je lui dise la pure vérité ?  Et puis merde, autant jouer la carte de l’honnêteté cette fois. La dernière fois j’ai mentis et là il m’en veut.  «  Les possibilités sont grandes Noa.. les erreurs sont possible alors oui.. Il se peut que je parte de nouveau, j’vais pas te mentir, mais j’ose espérer qu’une situation comme là ne se reproduira plus. »  Je me pinçai les lèvres et restait là muet sans rien d’autre à ajouter pour le moment.

Je m’étais emporté face à sa réaction un peu trop intense à mon goût. Ça avait été plus fort que moi.  Tellement que je m’en rendis moi-même compte que ça n’avait aucun sens. Je me reculai donc d’un pas ou deux puis secouai la tête pour reprendre mes esprits. Sauf que Noa me ramena de mes pensées « Mais tu entends ce que je te dis ? Tu ne comprends pas que j’ai mal, que j’ai peur de te perdre encore une fois, que j’ai l’impression d’avoir été la victime d’une blague cruelle, que ton manque de réaction devant moi me blesse. Putain je ne suis pas le genre d’homme demandant grand-chose, je te demandais juste d’être honnête avec moi, de me faire comprendre que je compte toujours un peu pour toi, tu n’es même pas foutu de me faire un compliment alors que j’ai passé des heures devant la glace comme un adolescent en chaleur. Tu me soûles Isaac, vraiment. »  Je me mordillai l’intérieur de la joue en guise de punition et baissai la tête. J’étais coupable et il avait bien raison. En même temps face à lui je ne savais pas trop sur quel pied danser. Quoi que je venais de lui dire au moins deux fois si ce n’est pas plus que je tenais à lui. « J’crois que t’as pas compris toi non plus tout ce que je t’ai dis depuis le début Noa. » Je soupirai puis marchai d’un côté puis de l’autre. « J’suis pas insensible à ce qui s’est produit Noa contrairement à ce que toi tu peux penser. J’aurais aimé mieux que cela n’arrive jamais..  Je n’ai pas voulu que ça arrive, je l’ai subis aussi et je le subis maintenant en ne sachant pas ce que j’ai le droit de te dire et de faire en ta présence. J’ai envie de te serrer dans mes bras, de t’embrasser, mais j’ignore à quel point toi t’en a envie.. D’ailleurs j’crois pas que t’en ai envie et si mon manque d’attention te blesse sache qu’il me blesse aussi. Les choses ont changées et c’est ma faute. Je m’en veux .. Je m’en veux tellement si tu savais.  Je me sens comme le pire des idiots sur cette foutu planète. Je n’aurais pas dû te mentir, je n’aurais pas dû faire ce que j’ai fais maintenant j’assume et subis mes décisions. » J’avais envie de pleurer  devant Noa. J’avais le cœur gros alors que je me sentais carrément coupable et impuissant. Ce qu’il devait me détester à cet instant précis..  Puis la voix tremblante, redoutant qu’il remette en question mes dires je me lançai. « T’es l’homme de ma vie Noa, au point ou je t’ai même demandé ta main.  J’ai envie d’être à toi tant et aussi longtemps que je serai en vie .. Et si tu te souviens pas j’vais te le dire là maintenant, je t’aime comme un fou ! » Voilà je l'avais dis. Ça avait le mérite d’être clair. Il voulait de l’attention et c’est ce que je venais de lui donner.


Sa réaction me perturbait. Je le savais sensible Noa et de le voir dans cet état me faisait mal au cœur. Jamais nous avions eut une relation aussi tendue et ça c’était ma faute. Je restai donc là devant lui, me remémorant des souvenirs avant que je quitte Los Angeles. « Je t’aidais pour les tâches ménagères, je faisais la cuisine lorsque tu n’avais pas le temps et nous avions une répartition des tâches complètement égalitaire. Oui je ne ramassais pas tes efforts, mais je n’étais et je ne suis pas ta bonniche. Tu assumes ton bordel comme j’assumais le mien donc arrête de me faire passer pour un assisté qui se laissait vivre et entretenir. »  Je fronçai les sourcils, je me raclai la gorge triste de voir à quel point il n’avait rien retenu de ce que je lui avais dis, mais qu’il avait plutôt vu du négatifs dans ce que je venais de dire alors qu’Il n’y en avait pas. « T’as vraiment retenu que ça dans tout ce que je viens de te dire..Tu vois du négatif dans un truc qui n'en avait pas.. Je me rappelais de nos petits moment Noa et rien de plus..  » Moi aussi je pouvais chialer sur des trucs banaux et ce n’était pas une mauvaise chose ni un reproche, mais un souvenir.  Je laissai donc se diriger vers le stand de sucrerie un peu plus loin sans rien ajouter. Je le regardais faire, puis m’approchai de lui et colla mon nez contre son échine dorsale. C’était plus fort que moi, comme je l’ai déjà dis j’avais besoin de se rapprochement et sincèrement j’aurais aimé qu’il dure beaucoup plus longtemps, mais je me reculai rapidement ayant peur que sa réaction soit de  nouveau négative. « Tu es superbe aussi, c’est même injuste pour un mort, mais merci.  » Me dit-il en déposant un baiser sur ma joue. Je sentis le rouge me monter sur le joues et un léger sourire se frayer un chemin sur mes lèvres. Est-ce qu’il pouvait recommencer ? En tout cas je le voulais bien s’il en avait envie.

« Mais tu es complètement con, tu dois être surveillé par des gardes parce que ta vie est en danger et monsieur préfère se barrer en douce. Tu imagines si des tueurs sont à nos trousses, mais tu réfléchis parfois, je ne veux pas te voir mort moi, tu veux me causer une crise cardiaque. Bon attend là je vais voir s’il n’y a pas de mec louche et après je te dépose devant l’hôtel où tu loges. Ou alors j’appelle les flics pour qu’ils viennent te chercher et ils te protégeront avec leurs armes ou une connerie dans le même genre, j’aime un être humain complètement débile, ce n’est pas possible. » Avec fougue, je fus attirer dans les buissons m’attirant de nouveau les foudres de Noa. Il n’avait pas totalement tords mais pas plus raison. Je levai les yeux en l’air. Il l’avait dis lui-même. J’avais suivis des courts d’auto défense, alors la présence des autres policiers qui avaient eut la même formation que moi ne me servaient pas vraiment à grand-chose. J’étais capable de me défendre seul. Surpris de le voir aussi agité je n’eus le temps de rien dire qu’il était déjà parti. « Pardon, je ne pensais pas que tu étais si proche de moi, bon tu te tais, je vais finir par trouver une solution, imbécile. » J’attrapai le poignet de Noa et répondit : « Ça va Noa c’était que par précaution les agents... » Dis-je histoire de le rassurer. Il n’y avait plus vraiment de danger depuis qu’il avait mes funérailles, mais étant donné que le gang était toujours très actifs mes supérieurs avaient décidé de mettre sous protection. « Pourquoi tu m’as proposé un rendez-vous si tu n’avais pas le droit de sortir, j’aurais compris, mais comme d’habitude tu préfères me cacher plein de truc, tu me caches quoi d’autres ? Non que je sois prévenu avant de me retrouver face à un mec armé, avec ton enfant que tu auras fait pendant ta disparition, avec une maladie sexuelle ou je ne sais quelle connerie dans le même genre. » Mes yeux s’écarquillèrent et je levais le ton. « Non mais tu va t’arrêter.. ? T'as fini de m'insulter comme si je t'entendais pas.. D’abord j’ai baiser avec personne en mission si c’est ce que tu veux savoir, donc en occurrence j’ai pas plus d’ITS.. et encore moins un enfant. Et puis je t'ai tout dis.. J'te cache plus rien maintenant ! » Les sourcils froncés, je continuai de regarder Noa. « C’est par précaution ces agents, au cas ou.. C’est seulement parce que le gang est toujours actif. Ces agents prennent leur rôle beaucoup trop au sérieux, puis comment tu veux qu’il m’arrive un truc.. Normalement j’suis mort ! » Je pris une grande respiration, puis répondit d’un ton sec. : « Parce que j’avais envie de te voir Noa.. puis parce que jamais tu n’aurais entré dans ce motel miteux ou je séjourne.. mais écoute.. j’crois que je vais rentrer. Il vaudrait peut-être mieux qu’on laisse quelques jours passer, la pression descendra un peu.. Encore je te contacterai lorsque je ne serai plus sous protection.. Comme ça tu va cesser de pouvoir m’en vouloir et me reprocher de toutes sortes de chose pour toute sorte de raison. Non ? » Dis-je le regard triste. Cette fois, je ne voulais pas qu’il m’en veuille. Je voulais seulement qu’il comprenne à quel point il m’avait manqué et à quel point j’avais eut envie de le voir.
 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Lun 9 Oct - 22:54

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Nisaac ?
Noa ne savait pas ce qu’il voulait dire à Isaac, enfin il avait envie de lui dire plein de chose, mais en même temps, il n’osait pas dire certaines choses ayant peur de pardonner trop vite au jeune homme. Il savait qu’il n’y avait pas vraiment de délai pour pardonner à quelqu’un, tout était une question de sentiment personnelle, une question d’appréciation, sauf que les sentiments et les pensées de Noa étaient complètement mélangés, il ne savait pas s’il devait pardonner immédiatement, attendre un certain moment. Il n’y avait aucune notice d’utilisation sur le pardon après un faux décès, aucune indication sur les sentiments que Noa devait ou ne devait pas ressentir. Était-ce normal d’aimer et de détester autant le jeune homme en même temps, il avait l’impression de souffrir d’une forme de bipolarité et de perdre le contrôle de ses émotions lui qui était d’habitude gérait parfaitement son caractère. Il était peut-être devenu fou et il avait devant lui une illusion d’optique, il ne savait plus et il décida de fermer les yeux pour calmer les battements effrénés de son cœur.

Il reprit la parole d’une voix calme essayant de maîtriser sa respiration, sa cigarette au bord des lèvres l’aidant à retrouver son calme, l’effet de la nicotine ayant un effet apaisant sur lui. Je ne suis pas capable de te dire quand, mais je sais qu’un jour je sentirais ton corps sur ou dans moi enfin tu as compris. Noa se tourna pour qu’Isaac ne voit pas les rougeurs qui étaient apparues sur ses joues, il n’était pas vraiment à l’aise avec ce sujet de conversation.


En effet, Noa était assez timide lorsqu’il s’agissait de sexe ou de pratique sexuelle n’aimant pas dire ces choses-là à voix haute, mais il venait de faire une promesse au jeune homme et il tenait ses promesses. Il sortit de ses pensées en entendant les propos du jeune homme l’écoutant avec attention même s’il ne le regardait pas, les yeux perdu dans l’eau du lac. Il devait avouer qu’Isaac n’avait pas tort concernant le fait que Noa ne lui laissait pas le temps de s’expliquer, il avait toujours été comme cela. L’une des rares choses qui n’avaient pas changé en lui, il avait toujours été très impulsif, prêt à réagir au quart de tour dès qu’il assistait à un événement injuste ou lorsqu’il voyait une situation qui le choquait à la télévision.

Noa était un pacifique qui n’hésitait pas à manifester pour défendre les animaux, certaines de ces manifestations étaient assez choquantes, selon certaine personne. Le brun s’étant déjà retrouvé couvert de sang sur une place publique, s’était introduit dans un abattoir pour dénoncer le sort de ces malheureux, innocent qui n’avait pas le droit à la parole juste parce qu’ils étaient considérés comme insensibles. Il considérait que les animaux étaient ses semblables et il n’hésitait pas à faire partager son point de vue en taguant les murs de la ville.


De toute manière, Noa était un artiste qui passait son temps à dessiner, peindre et sculpter lorsqu’il ne travaillait pas à l’hôtel. Puis même lorsqu’il travaillait, il avait tendance à sortir son carnet pour dessiner des clients ou des paysages. Son côté rêveur était connu des clients et il revient d’ailleurs à la réalité en entendant le jeune homme répondre à sa question concernant une future disparition. Autant dire que la réponse du jeune homme ne lui avait pas plu plus que cela, même s’il appréciait l’honnêteté du jeune homme.

Il se retourna vers le jeune homme n’osant pas le toucher avant d’effectuer une légère caresse sur la joue d’Isaac. Excuse-moi, tu as raison et j’ai toujours tendance à réagir aussi rapidement, je suis un impulsif et je le resterais, mais j’aurais dû te laisser t’expliquer alors excuse-moi. On va devoir trouver un truc, parce que je ne suis pas certain d’être capable de supporter une nouvelle disparition. Comme un message que je serais le seul à comprendre, qui ne te mettrais pas en danger, mais qui me ferait comprendre que tu es encore en vie. Tu aurais pu m’offrir un truc devant ma porte, un truc que j’aurais été le seul à comprendre. Mais c’est trop tard maintenant non ? Noa fit un sourire triste retenant ses larmes comme un con, son esprit lui disait de partir, de quitter le jeune homme sans même se retourner, mais son cœur lui disait de rester avec Isaac. Son cœur et sa tête étaient en perpétuel duel et il ne savait pas qu’elle partit allait gagner.


Noa écouta les réponses du jeune homme les bras contre son torse comme une armure physique qui le protégerait de sa douleur, de sa peine qui voulait sortir de son corps comme un vomi que l’on ne pouvait pas retenir, malgré la présence de plusieurs personnes. On savait qu’on allait subir une grande honte, mais on ne pouvait contrôler cette sensation, l’impression d’avoir les tripes dehors.

Il pesa le pour et le contre dans sa tête lorsque le jeune homme lui parla de geste physique et décida de faire un petit geste en direction du jeune homme ayant compris qu’il devait lui aussi faire des gestes en direction d’Isaac s’il voulait que la situation évolue entre eux. J’aurais aimé avoir un câlin lorsque tu es arrivé, j’aime sentir tes bras autour de moi, tu sais c’est un truc qui m’apaisait en permanence, l’impression que rien ne pouvait se passer lorsque j’étais dans tes bras. On dirait une personne faible en train de parler, mais tu peux me faire des câlins, préviens moi juste à l’avance s’il te plait. Par contre je ne suis pas encore prêt à t’embrasser, ce n’est pas que je n’ai pas envie, je ne suis juste pas prêt. Pourquoi tu as accepté cette mission ? Je sais que je n’aurais pas vraiment de réponse, mais j’espère que tu seras le plus honnête possible.


Noa ne savait plus où il en était, d’un côté il voulait faire souffrir Isaac comme lui avait souffert de sa disparition, mais d’un autre côté, les yeux tristes du jeune homme lui donnaient envie de pleurer à son tour. Une partie de lui n’aimait pas faire souffrir Isaac, mais il ne pouvait s’en empêcher parce que le jeune homme devait comprendre sa douleur. Il ne réagit pas à ses propos concernant leurs petites habitudes, c’est vrai qu’il avait pris la mouche assez rapidement, mais Isaac savait qu’il était impulsif puis il se calmait assez vite en général grâce au cours de méditation et de yoga qu’il pratiquait quotidiennement.

Il avait traîné le jeune homme dans un buisson et n’arrêtait pas de l’insulter lorsque son interlocuteur reprit la parole remettant Noa à sa place sans la moindre hésitation et sans prendre aucun gant avec lui, lui disant les choses avec honnêteté et une certaine sécheresse dans le ton qui ne plaisait pas forcément à Noa. Son humeur changea rapidement en entendant Isaac parler de partir, le brun était mort d’inquiétude en entendant cette phrase ne sachant pas quand il allait revoir le jeune homme s’il acceptait cette situation.

Il fit un rapide choix dans sa tête et s’approcha d’Isaac poussant un soupir de découragement avant de faire un câlin au jeune homme enfouissant son visage dans le cou du jeune homme s’apprêtant à lui ouvrir une partie de son cœur. Une situation qui ne le mettait pas vraiment à l’aise et leurs positions lui permettait de se cacher un petit peu. Je ne veux pas que tu partes, j’ai juste peur que tu meurs réellement et que ta disparition me soit annoncée à nouveau. Je sais que tu es assez grand pour gérer ta sécurité, mais mes peurs ne sont pas logiques, tu peux comprendre cela s’il te plaît. Puis sans Spencer je t’aurais suivi dans la tombe alors ce n’est pas un hôtel miteux qui va me faire peur, pourquoi tu parles d’hôtel miteux d’ailleurs ?

Noa se serra contre Isaac espérant que le jeune homme ne relève pas ce qu’il venait de lui dire, il venait de lui avouer à demi-mot qu’il se serait suicidé si son frère n’avait pas été présent pour lui. Un sourire apparu sur ses lèvres en imaginant la scène, il serait mort comme un con vu qu’Isaac n’était pas mort. Le vrai mort aurait été Noa et Isaac aurait assisté à l’enterrement de son fiancé comme Noa avait assisté au sien il y a déjà quelque temps.

Il ne rajouta rien de plus restant dans les bras de l’homme qu’il aimait, comme il l’avait dit plus tôt, lorsqu’il était dans les bras d’Isaac, il avait l’impression que rien ne pouvait lui arriver et il laisser ses pensées s’évader sa main libre caressant la nuque du jeune homme comme un automatisme, un petit geste qu’il faisait lorsqu’ils étaient en couple respirant l’odeur d’Isaac à plein poumon. Mon Dieu qu’il aimait cette odeur.


B-Ever


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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Ven 20 Oct - 13:58

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« Je ne suis pas capable de te dire quand, mais je sais qu’un jour je sentirais ton corps sur ou dans moi enfin tu as compris. » Ça me faisait tout drôle de l’entendre dire une chose pareille. Noa ne parle jamais de ce qui pourrait ce passer sous la couette alors de l’entendre faire cette remarque ça me fit sourire malgré tout ce que je venais de lui dire. Je n’avais toujours pas changé d’avis par contre. Je marchais sur des œufs avec lui et ça me tannait vu tous les efforts que je pouvais faire. Conscient que tout ce qui est en train de ce passé entre nous est carrément de ma faute. J’ai pris la mauvaise décision et maintenant je dois l’assumer bien que j’aie du mal. Sans le vouloir, je me suis moi-même fait mal. Je l’ai perdu sans vraiment l’avoir voulu et maintenant je patine pour le retrouver. Je l’ai brisé et vu les raisons je peux comprendre à quel point il a souffert, ou du moins m’en faire une idée puisque ce n’est pas la moi la victime dans cette situation.  Je continuai de le regarder avec admiration. Je savais au fond de moi que je n’avais pas fait un mauvais choix en le choisissant. Je l’aimais de tout mon cœur Noa, mais je n’avais clairement pas su gérer la situation. Comme on dit, j’ai mal joué mes cartes et maintenant on se retrouve là par ma faute. Je tente de m’expliquer du mieux que je le peux, mais mes arguments ne sont pas satisfaisants pour Noa – avec compréhension surement, mais difficile à comprendre pour ma part. Je dois être un peu égocentrique, ou je ne sais pas quel genre, mais dans ma tête à moi c’est si facile de comprendre les raisons pour lesquelles tout ça est arrivé. Ce n’est pas moi qui ait dû subir un décès c’est vrai et c’est probablement pour cette raison que pour moi c’est aussi évident et facile à comprendre. En tout cas, bien que j’ai tenté m’expliquer et que mes arguments sont peu convaincant je fis pars à Noa de mon impression. C’était si facile pour lui de ne pas m’écouter et d’exprimer sa colère, au point ou il n’écoutait pas vraiment ce que je lui disais. Son idée était bâtie et mes excuses s’apparentaient à de la merde – enfin c’est l’impression que j’avais.«  Excuse-moi, tu as raison et j’ai toujours tendance à réagir aussi rapidement, je suis un impulsif et je le resterais, mais j’aurais dû te laisser t’expliquer alors excuse-moi. On va devoir trouver un truc, parce que je ne suis pas certain d’être capable de supporter une nouvelle disparition. Comme un message que je serais le seul à comprendre, qui ne te mettrais pas en danger, mais qui me ferait comprendre que tu es encore en vie. Tu aurais pu m’offrir un truc devant ma porte, un truc que j’aurais été le seul à comprendre. Mais c’est trop tard maintenant non ? »  Un léger soupir sortir d’entre mes lèvres, tandis que mes yeux se baissèrent vers le sol. Je sentis un craquement au niveau de mon cœur. Si seulement j’y avais pensé avant. Si seulement j’aurais pu lui offrir cette chose qui aurait fait toute la différence. Il me semble que tout aurait été plus beau – plus joyeux aujourd’hui. Noa a le dont de dire les choses pour qu’elles aient un impact sur moi. Ça me fait mal au cœur de l’entendre parler mais ça me fait réaliser qu’en fait même si je pensais bien faire, je n’y étais pas du tout. « J’ai pas l’intention de disparaitre Noa.. » Pas pour le moment, mais c’est vrai que je pourrais être appelé sur un nouveau boulot, ou encore déménager pour ma sécurité. « Je suis tellement désolé aussi de pas avoir pensé à t’offrir ce petit signe qui aurait tout fait la différence.. » Je me pinçai les lèvres puis détournai le regard – triste. « Je sais qu’il est trop tard, comme je te l’ai dis ce qui est fait est fait.. j’peux pas revenir en arrière et ce même si je  souhaite de tout mon cœur que tout s’arrange.. mais oui je veux bien qu’on trouve quelques chose qui te fera comprendre que je suis bel et bien en vie.. Cependant comme je l’ai dis j’ai pas l’intention de partir.. » Puis même si je le voulais, pour l’instant c’était impossible que je m’en aille. Pas dans la situation dans laquelle je me trouvais. Déjà que je n’étais pas supposé être sorti de cette foutu chambre et que je me trouvais ici. C’est vrai, je suis un peu con mais je voulais tellement voir Noa.


Je regardai Noa s’approcher mais je restai figé. J’étais surpris de le voir s’approcher alors que je venais de lui dire que je ne savais pas sur quel pied danser avec lui. « J’aurais aimé avoir un câlin lorsque tu es arrivé, j’aime sentir tes bras autour de moi, tu sais c’est un truc qui m’apaisait en permanence, l’impression que rien ne pouvait se passer lorsque j’étais dans tes bras. On dirait une personne faible en train de parler, mais tu peux me faire des câlins, préviens moi juste à l’avance s’il te plait. Par contre je ne suis pas encore prêt à t’embrasser, ce n’est pas que je n’ai pas envie, je ne suis juste pas prêt. Pourquoi tu as accepté cette mission ? Je sais que je n’aurais pas vraiment de réponse, mais j’espère que tu seras le plus honnête possible.  »  Je souris doucement content d’entendre ce qu’il venait de me dire. Au moins c’était un début pour nous deux des câlins. Ça m’allait parfaitement, mieux valait que ça pour l’instant – c’était mieux que rien. « Je voulais le faire Noa..mais vu que j’ai apparut comme si j’avais ressuscité comme le saint esprit, je pensais que c’était inapproprié.. Pas ce que tu aurais voulu. En plus tu était tellement sous le choc au café.. j’crois que c’était pas le moment bien que pour ma part c’était pas l’envie qui manquait.. » Dis-je de façon rassurante. Au moins mes paroles avaient le mérite d’être claires. Je l’aime plus que tout au monde et j’avais certes plusieurs façon de lui démontrer, en espérant qu’il le comprenne un jour. Ou il le savait déjà mais qu’il n’était pas prêt à le voir suite à ma disparition. « Je l’ai accepté sans me rendre me compte que ça pouvait aller aussi loin. J'avais besoin de challenge, de nouveau. Je  savais que ça allait avoir un certain impact sur notre relation puisque je t’ai menti, mais de là à simuler ma mort, je n’aurais jamais osé l’imaginé.  » Bon, c’est vrai que c’était toujours une possibilité avec la police, mais si on pouvait l’éviter c’était mieux. Puis c’est qu’en extrême urgence.. et mon cas était une urgence. Malgré tout ça nous entrèrent dans le buisson, mais je m’emportai. J’étais fatigué de l’entendre me faire des reproches. Alors je lui fis comprendre que je pouvais m’en aller s’il n’était pas content, mais une fois de plus je restai surpris de le voir faire. Ses bras se déposèrent sur moi tandis que sa tête s’enfouissait dans mon cou. Je pris donc une grande inspiration et posai à mon tour mes bras autour de lui. Je sentis par le fait même l’odeur de son parfum et un léger sourire de bien-être se dessina sur mes lèvres « Je ne veux pas que tu partes, j’ai juste peur que tu meurs réellement et que ta disparition me soit annoncée à nouveau. Je sais que tu es assez grand pour gérer ta sécurité, mais mes peurs ne sont pas logiques, tu peux comprendre cela s’il te plaît. Puis sans Spencer je t’aurais suivi dans la tombe alors ce n’est pas un hôtel miteux qui va me faire peur, pourquoi tu parles d’hôtel miteux d’ailleurs ? » Sa main derrière ma nuque je savourai ce moment. Je mis du temps à analyser un peu ce qui était en train de ce passer, en tout cas ce qu’il venait de dire, mais un bout de ce qu’il venait de me dire me refroidis un peu malgré la chaleur qui nous unissait. Je fronçai les sourcils.. Comment ça sans Spencer ? Je secouai la tête puis l’éloignai de moi pour le regarder le regard inquiet. « Non attend comment ça dans la tombe ? » Je me foutais carrément de mon motel miteux pour l’instant. Ce qui m’importait le plus c’était de savoir ce qui c’est passé.. Ce n’est certes pas une bonne idée que je le savais parce qu’on dit ce qu’on ne sait pas ne fait pas de mal, mais là je devais savoir ce qu’il voulait dire.

 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Sam 21 Oct - 18:31

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Noa ne crut pas un instant les paroles d’Isaac, il se contredisait lui-même vu qu’il lui avait dit quelque temps avant qu’il allait peut-être partir à nouveau pour une nouvelle mission. Il avait l’impression de flotter au-dessus d’un précipice et il se demandait comment il allait faire pour survivre lorsqu’il allait tomber. Parce qu’il allait s’écraser la gueule par terre dans quelque temps, il allait faire la plus grande chute de sa vie, il avait déjà commencé la descente, rattaché à un caillou pourri qui commençait à s’effriter et il allait bientôt céder. Mais Noa il était accroché à son caillou et il allait juste s’éclater par terre sans personne pour le retenir. Il aurait aimé se tenir à Isaac, mais il allait repartir et c’était bien connu, on ne pouvait pas s’accrocher au vide. Alors Noa il allait faire comment pour survivre lorsqu’Isaac allait repartir ? Il n’en savait rien, il ne savait plus et il était tellement fatigué de ce combat contre la mort. Il voulait juste lâcher prise, arrêter d’embêter Spencer et enfin tout lâcher, être en paix.


Une larme roula sur sa joue pâle qu’il essuya d’un geste rageur avant de reprendre la parole à bout de forces, mais il fallait montrer un visage rassurant alors il plaqua un sourire sur son visage, un sourire qui cachait les nuits sans sommeil, les cauchemars qui lui dévoraient le cerveau et le cœur, les pensées noirs qui commençaient à l’étouffer entièrement comme si un gigantesque incendie s’était déclaré en lui et qu’il commençait à suffoquer à cause de la fumée qui rentrait dans ses poumons, dans son cœur. Il fallait sourire pour que personne ne s’inquiète, surtout qu’il ne devine rien, cela lui ferait trop de mal et même s’il voulait le faire souffrir, il voulait aussi qu’il soit heureux alors tant pis si Noa devait crever en silence tant qu’Isaac continuait de sourire, rien ne lui importait.


Tu vas partir à un moment donné, mais on doit trouver un truc qui ne soit connu que de nous deux. Quelques choses qui paraîtraient sans importance pour les autres, mais qui auraient toute sa signification pour moi. Peut-être un tatouage que je suis le seul à connaître ou autres choses. Noa haussa les épaules ne voulant pas forcer la main de l’homme qu’il aimait, il aimait les tatouages de son homme, la plupart avaient été dessiné de sa main ce dont il n’était pas peu fier.


Il savait qu’en cas de séparation, Isaac aurait juste à regarder sa peau pour savoir qu’un jour un homme l’avait aimé comme un fou. Qu’il avait été aimé et chérit pendant des années, une séparation qui n’aurait pas rompu leurs liens. Des tatouages qui liait Isaac et Noa à jamais parce que Noa avait Isaac dans la peau. Il était son monde et son âme-sœur et il en crevait de ne plus pouvoir toucher le jeune homme comme avant, enfin il pourrait, mais il avait bien trop peur des conséquences. Puis son cerveau avait disjoncté depuis la mort d’Isaac alors Noa il ne savait plus vraiment comment agir. Il se reconnecta au moment présent en entendant le jeune homme parler, lui dire en quelque sorte qu’il ne savait plus vraiment comment agir, le brun ferma les yeux essayant de faire taire la foutue voix de son esprit, cette voix qui lui disait de faire souffrir Isaac, qui lui disait que jamais les choses ne seraient comme avant.

Alors il reprit la parole d’une voix sèche sans même s’en rendre compte juste agacé par cette situation. Tu pourrais arrêter d’agir comme si j’étais un gamin fragile, tu n’es pas dans ma tête, tu ne l’aies plus alors comportes-toi normalement avec moi.
Arrête de te retenir, au pire tu te prendras une claque si tu fais un truc qui ne me plaît pas, mais tu sais que je ne suis pas capable de t’en vouloir pendant des années pour des broutilles.
Il poussa un soupir en allant mettre son goûter à la poubelle n’ayant absolument pas faim s’échappant des bras du jeune homme par la même occasion, parce qu’il ne savait pas quoi lui répondre. Comment dire à l’homme qu’il aimait tellement qu’il avait voulu mourir, qu’il voulait encore mourir parce qu’il n’était pas capable d’aller mieux alors qu’il n’avait plus aucune raison de souffrir. Comment dire à quelqu’un qu’on était en train de se noyer.


Il resta quelques instants devant sa foutue poubelle cherchant les mots qui pourrait apaiser la situation sans résultat alors il décida de noyer le poisson pour qu’Isaac ne s’inquiète pas, pour qu’il ne culpabilise pas de la faiblesse de Noa. Pourquoi tu me parles d’un hôtel miteux ? Tu n’as pas été logé dans un hôtel convenable ? Je sais que la police subit des restrictions budgétaires, mais quand même ils pourraient te loger dans un endroit décent. Tu ne peux pas aller chez un de tes collègues ? Tu sais le délire la police ait une grande famille ou tu as toujours les clés de chez nous non ? Il se passa la main dans les cheveux n’étant pas prêt à accueillir le jeune homme dans son lit, mais le canapé était encore libre alors il pouvait revenir s’installer chez eux. Puis Noa allait pouvoir surveiller Isaac de cette façon, pas qu’il craignait une bêtise du jeune homme, mais il n’arrivait pas à croire qu’Isaac était vraiment vivant alors l’avoir dans son salon rendrait la situation plus réel.


Il allait pouvoir passer ses nuits à surveiller le sommeil de son amant, sa respiration, tous les détails qui pourraient lui permettre de prendre conscience qu’Isaac était bien devant lui et qu’il ne rêvait pas Il recommença à marcher ne regardant même pas si Isaac suivait, il fuyait la conversation avec des mots, mais aussi avec son corps. Peut-être qu’Isaac allait oublier sa question si Noa continuait de marcher, s’il ne s’arrêtait jamais de marcher. Il porta une cigarette à ses lèvres marchant tranquillement laissant le jeune homme derrière ou à côté de lui, il ne savait plus vraiment, il ne voulait pas savoir. Il s’arrêta sur un banc un peu plus loin profitant des rayons de soleil sur sa peau laissant le léger vent soulever quelques mèches de cheveux, le soleil réchauffer son épiderme.


Il continua de fumer sa cigarette perdue dans son monde tendant une main distraite en direction d’Isaac, enfin l’endroit où devait se trouver Isaac normalement. Il ne regardait pas dans la direction du jeune homme le laissant venir à lui ou au contraire partir. Parce que Noa ne voulait pas qu’Isaac reste avec lui juste par pitié ou parce qu’il pensait avoir une dette envers le brun, mais il lui avait dit qu’il l’aimait et Noa ne savait plus s’il avait répondu ou non alors dans le doute il ouvrit son cœur encore une fois la main toujours tendue vers le jeune homme comme une façon de lui montrer qu’il allait faire des efforts en lui tenant la main, en l’invitant à rentrer à nouveau dans sa vie.

Il ferma les yeux face au soleil ne voulant pas finir aveugle non plus, il avait bien trop de choses à voir, à observer dans ce monde. Je t’aime Isaac, tu le sais non ? Que je t’aime comme un dingue, plus que ma propre vie.

Il se mordit la lèvre ayant peur d’en avoir trop dit, peur que le jeune homme ne découvre le pot aux roses. Noa était pudique, dire toutes ses choses n’étaient pas dans sa nature, lui qui se cachait en permanence derrière de longs pulls, sous les draps après l’amour, qui rougissait bien trop à son goût, qui ne disait pas souvent le mot je t’aime, qui témoignait son affectation par des câlins. Parce que Noa était resté un enfant d’une certaine façon, les dessins animés étaient son habitude matinale, une couette chaude sur les épaules et son fiancé sous lui. Enfin c’était avant sa mort, les moments où Noa ne voulait pas se lever, pas quitter la télé avec les dessins animés, pas quitter sa couette chaude et rester un enfant couvert de câlin en permanence. Noa était un bébé soleil en demande d’affection et aujourd’hui, lui-même ne se reconnaissait plus. Il avait l’impression de voir un étranger lorsqu’il croisait son reflet dans le miroir. Une enveloppe vide, bien loin du Noa loufoque et drôle qu’il avait pu être, il n’était même plus capable de sourire et cette main tendu qui restait désespérément vide. Un certain désespoir avant qu’une main ne le touche, une crainte d’un faux espoir lui fit garder les yeux fermes serrant juste cette main dans la sienne comme un noyé à mer serrerait la bouée de sauvetage que l’on vient de lui lancer. Isaac devait être cette bouée s’il ne voulait pas que Noa finisse noyer.




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Dernière édition par Noa Dawson le Dim 22 Oct - 22:33, édité 2 fois
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Je restai la immobile à regarder Noa. Cette larme qui coula sur sa joue, j’aurais aimé l’essuyer pour ensuite le rassurer du mieux que je le pouvais, mais malheureusement il l’avait essuyé lui-même et d’un geste assez rapide. Du coup je me sentais impuissant face à lui alors que l’entière responsabilité de sa tristesse me revenait. C’était de ma faute, mais je ne pouvais plus rien y faire. Je me justifiais sans arrêt et ça ne donnait pas grand-chose. J’allais devoir jouer des pieds et des mains pour que ça s’arrange et ça j’en étais bel et bien conscient. « Tu vas partir à un moment donné, mais on doit trouver un truc qui ne soit connu que de nous deux. Quelques choses qui paraîtraient sans importance pour les autres, mais qui auraient toute sa signification pour moi. Peut-être un tatouage que je suis le seul à connaître ou autres choses. » J’hochai la tête positivement. Un tatouage, c’était une très bonne idée. J’allais seulement devoir trouver un moyen plus efficace pour lui faire savoir que j’étais toujours en vie. C’est vrai qu’un tatouage ça allait nous unir, pour la vie, mais si je voulais lui faire savoir que j’étais toujours en vie alors qu’au boulot c’est la crise, il me fallait un moyen de lui faire savoir. C’est sûr que la poste était toujours un bon moyen. On prend le tatouage en photo et on l’envoi. Simple, rapide et efficace finalement. Puis personne ne pouvait savoir ce que pouvait signifier ce tatouage. Ça pouvait seulement être un dessin bien banal. « C’est une bonne idée Noa. J’adhère, tu le choisiras et on trouvera une place bien spéciale. » Dis-je de façon plutôt rassurante. Je voulais faire de gros efforts pour lui. Bon sens, ce que je pouvais l’aimer, au point où j’étais prêt à tout pour lui. S’il m’avait demandé de faire décoller une fusée à NASA, c’est clair que j’aurais trouvé un moyen. Certes l’idée est un peu folle, mais tout ça pour dire que je l’aime tellement que je prendrais une balle pour lui.. Mauvaise comparaison, parce que ça.. Je l’ai déjà fait du moins simuler.  Je me sentais bien les bras autours de Noa. Tellement que mon cœur s’emballa de bonheur de le retrouver. Pour quelques secondes c’est vrai, mais c’était mieux que rien du tout non ? « Tu pourrais arrêter d’agir comme si j’étais un gamin fragile, tu n’es pas dans ma tête, tu ne l’aies plus alors comportes-toi normalement avec moi. Arrête de te retenir, au pire tu te prendras une claque si tu fais un truc qui ne me plaît pas, mais tu sais que je ne suis pas capable de t’en vouloir pendant des années pour des broutilles. » Je déposai mes mains dans les poches de veste avant d’en retirer mon paquet de cigarette. Je secouai la tête puis m’allumai finalement une cigarette. Est-ce que j’avais envie de me prendre un claque pour un geste qui pouvait être déplacé du point de vue de Noa. Oui je le pouvais et j’étais clairement assez fou pour en prendre les risques. C’est vrai, je l’ai dis j’étais prêt à tout pour lui.  Ma cigarette entre les lèvres, je regardai Noa s’éloigner. Il était fâché de mes agissements, par contre je ne le prenais pas pour un gamin. Loin de là, j’essayais seulement de limité les dégâts que j’avais déjà causé. « Je sais Noa que t’es pas un gamin, mais j’essaie de le faire bordel sauf mais tu me repousses avec ta paroles.. Alors je n’imagine pas physiquement. Je veux bien m’en prendre plein la gueule, mais en même temps si j’peux éviter qu’on en arrive là. Ça va encore créer des malaises. Tu réagiras au quart de tour et moi aussi.. Si on veut que la situation s’arrange va falloir faire des efforts tout les deux et ce laisser du temps tout les deux. Tu sais c’est pas qu’à moi d’aller vers toi et ça même si c’est entièrement de ma faute. Ça je le sais très bien ! » Dis-je en mettant l’accent sur le « très » . Je ne lui reprochai pas, mais pas du tout. Je voulais seulement lui faire savoir que je le savais et que c’était pas vraiment nécessaire de remettre toujours ça sur la table

Je n’étais pas bête. J’avais très bien entendu ce que Noa avait dit, cependant j’ignorais pourquoi il disait une chose pareille. Je pouvais me faire une idée de ce que c’était, mais était-ce vraiment ça ? Non, ça ne pouvait pas être ça, du moins ça ne devait pas être ça. J’allais devenir fou si c’était ce que je pensais et j’osais espérer que non. Mon poing dans ma manche se referma fermement. Ma mâchoire se crispa et je tirai un peu trop sur ma cigarette. Je passai près de m’étouffer tellement j’étais sur les nerfs de savoir. « Pourquoi tu me parles d’un hôtel miteux ? Tu n’as pas été logé dans un hôtel convenable ? Je sais que la police subit des restrictions budgétaires, mais quand même ils pourraient te loger dans un endroit décent. Tu ne peux pas aller chez un de tes collègues ? Tu sais le délire la police ait une grande famille ou tu as toujours les clés de chez nous non ? » Ah ça non.. Il ne pouvait pas détourner le sujet. Il ne pouvait pas. Je jetai ma cigarette presque finie plus loin et m’en allumai une autre. « Tu veux que j’agisse normalement avec toi Noa.. mais toi tu le fais pas avec moi. T’as pas le droit de dire des choses en l’air comme ça comme si ça n’avait aucune signification, comme si c’était rien. T’as pas le droit de me forcer à te dire la vérité alors que toi tu ne le fais pas avec moi. Je te l’ai dis si tu veux qu’on arrive à quelques chose, qu’on arrive à se retrouver va falloir qu’on fasse des efforts tout les deux.. M’prends pas pour un con. » Dis-je offusqué. Je voulais bien faire ma part mais lui aussi devait faire sa part. Il ne voulait plus de secret, alors il ne devait pas en avoir lui non plus. « J’t’expliquerai l’histoire du motel quand tu m’auras expliqué ce que tu voulais dire.. C’est quoi cette histoire de tombe ? Dis-moi la vérité s'il te plait.. » Dis-je en haussant les sourcils.. la voix cassée. Je n’étais pas en colère, juste un peu sur les nerfs. Je déteste me faire prendre pour un idiot. S’il n’avait pas vraiment voulu m’en parler, il n’aurait rien dit. Alors pour ça il devait avoir envie que je le sache. J’allais certainement me sentir encore plus coupable, mais je voulais savoir. Je suivai Noa avec la ferme intension de savoir puis il s’assoya sur le banc tandis que je restai derrière quelques instant.. Maintenant c’était moi qui avait le cœur gros et ça me foutais les boules de savoir ce qui était vraiment arrivé. Je le regardai tendre la main puis je l’écoutai : « Je t’aime Isaac, tu le sais non ? Que je t’aime comme un dingue, plus que ma propre vie. » Un chat dans la gorge, j’hochai la tête avant de répondre et de lui prendre la main. Je lâchai sa main et me plaçai derrière lui pour l’enlacer de mes bras. Je déposai mon menton sur son épaule et le serrai fort dans mes bras. « Évidemment Noa.. J’espère que tu le sais que j’ai pas voulu te faire du mal, je sais je l’Ai dis et je le redit je me répète sans cesse. Mais je t’aime.. comme un fou aussi et je serais prêt à tout pour toi.. » Malgré tout je voulais encore qu’il soit mon mari. Je l’avais toujours voulu, mais est-ce que cette remarque était une bonne chose que je lui dise aussi ? Je me gardai une petite gêne.






 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 22 Oct - 1:49

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Noa releva la tête en entendant parler son fiancé ou ancien fiancé ? Il ne savait plus, il avait toujours gardé cette bague autour du doigt et il n’était pas prêt à l’enlever. Enlever cette bague aurait voulu dire que leur histoire était vraiment fini, qu’Isaac n’allait plus revenir, que Noa était complètement seul alors il avait gardé cette bague et il la gardait encore en espérant que le jeune homme veuille bien l’épouser dans quelques mois, années.

Parce que le brun savait qu’Isaac ne voulait pas forcément d’un homme dépressif, incapable de rire. Sérieusement en dehors de lui, avait-on déjà vu quelqu’un incapable de rire ? Non, parce que Noa était le seul déranger ici, le seul dont le cerveau avait complètement disjoncté après la mort de sa raison de vivre. Il hocha la tête pour répondre à Isaac avant de se mordre la lèvre inférieure se demandant si sa question méritait d’être posée. Je pourrais te dessiner le tatouage ? Tu sais que j’adore faire cela, dessiner sur ta peau, même quand tu dors, c’est un truc qui m’apaise, complètement con, mais c’est apaisant. Un haussement d’épaules finit de clôturer la conversation. Il n’y avait rien d’autre à dire, le passé était le passé et il ne pouvait pas revenir en arrière, il souhaitait plus que tout revivre ce genre de moment, mais il n’était pas encore prêt. Il n’osait même pas le toucher.


Lorsque le jeune homme reprit la parole, Noa s’attendait à tout sauf à cela et dire que les paroles d’Isaac ne le mirent pas hors de lui aurait été un euphémisme. Il se retourna brusquement vers le jeune homme s’arrêtant quelques instants de marcher pour s’expliquer, pour expliquer son comportement. Tu te fous de ma gueule ? Non sérieusement ? Je te fais des bisous, des câlins depuis tout à l’heure comme un chiot en manque d’affection et tu oses me dire que je ne fais pas d’effort. Mais tu veux que je fasse quoi hein ? Tu veux que je te taille une pipe en plein milieu du parc pour te faire comprendre que tu me manques à en crever, que j’ai juste envie que tu me serres dans tes bras et que tu me dises que tout ira bien, que l’on va avoir un joli mariage, une joli voyage de noces, que l’on retournera dans notre appartement, que tu me réveilleras chaque matin en m’embrassant après avoir passé la nuit à me faire l’amour dans toutes les pièces de l’appartement.

Je ne veux pas entendre que tu vas repartir, que tu n’avais pas le choix et surtout que je ne fais aucun effort. Je fais tellement d’efforts que j’ai honte de mon comportement. Il poussa un soupir avant de se rasseoir sur son banc se prenant la tête dans les mains. Il profita du calme pour mettre de l’ordre dans ses pensées, calmer son irritation et sa colère.

Noa savait qu’Isaac allait sûrement lui reprocher son attitude, lui reprocher ses coups d’éclat, lui dire qu’il ne laissait aucune chance à leurs couples et Noa lui, il était fatigué d’entendre cela parce qu’il ne savait plus comment se battre pour retrouver cette paix conjugale qu’ils avaient avant tout cela, avant cet effroyable gâchis. Un gâchis juste pour une vulgaire mission, mais cela, les responsables d’Isaac devait s’en moquer. Il poussa un soupir en se reconnectant au moment présent ne comprenant pas la moitié des propos de son interlocuteur.


Il ne pouvait pas répondre à quelques qu’il n’avait pas entendu, mais la question qu’Isaac lui posa lui fit l’effet d’un uppercut en pleine mâchoire et Noa resta sans bouger un petit instant profitant d’un moment de répit, debout devant le lac.


Il sursauta en sentant des bras autour de lui et un menton sur son épaule et il ferma les yeux de bien-être tournant la tête pour déposer un baiser sur la joue du jeune homme avant de reprendre la parole d’une voix triste. Parce qu’Isaac avait le droit de savoir et que Noa voulait faire des efforts pour que leur histoire marche. Puis son amant avait toujours réussi à lui faire avouer tout ses secrets alors il savait que la bombe allait éclater un jour ou l’autre, autant qu’elle éclate maintenant. Il espérait juste ne pas être trop blessé lorsqu’elle allait lui éclater au visage et il ferma les yeux en profitant du confort des bras d’Isaac souriant doucement à ces dernières paroles prenant la cigarette de son interlocuteur pour la porter entre ses lèvres se perdant dans des souvenirs douloureux.


Tu sais quand le flic est venu annoncer ta mort, je ne l’ai pas cru, je lui ai explosé de rire au visage. Tu ne pouvais pas être mort, tu ne pouvais pas disparaître parce que moi je vivais pour toi alors j’allais faire comment si tu disparaissais ? J’ai vécu dans le déni longtemps, je t’attendais tous les soirs, je t’appelais également sans aucun résultat alors je suis resté assis dans le canapé en fixant la porte pour ne pas louper ton arrivée. C’est Spencer qui est venue me chercher, je ne sais pas comment de temps je suis resté assis dans ce foutu canapé.

Je ne devais pas être beau à voir et à sentir vu la tête qu’il a faite, mais j’ai fini sous la douche puis dans la chambre avec un joli costard sur le lit alors j’ai compris et je me suis pris un mur, une claque, ce que tu veux dans la gueule. J’ai fini par faire une crise d’asthme et une crise d’angoisse et j’ai atterri à l’hôpital, j’ai failli rater ton enterrement parce que j’étais à l’hôpital et que les médecins estimaient que je n’étais pas capable de survivre sans masque à oxygène sur le visage. Mais je voulais être là alors j’ai pris sur moi, j’ai fait semblant que tout allait bien alors que je voulais juste crever. Je ne sais pas comment Spencer à devenir que je voulais juste en finir, mais il est venue s’installer dans la chambre d’amis passant ses journées et ses nuits à me surveiller. Il m’a obligé à voir un psy aussi, mais sans grand succès, je vivais pour Spencer, parce qu’il a besoin de moi et que je ne peux pas l’abandonner comme tu m’avais abandonné.


Je crois qu’il a rencontré une nouvelle femme, enfin il me semble plus heureux alors je pense qu’il est amoureux alors je commençais à me dire que je pouvais cesser de faire semblant, que je pouvais enfin partir te rejoindre. Puis tu es revenu alors que je commençais déjà à réfléchir au moment de partir, tu savais que rester la tête sous l’eau ne te permettait pas de mourir. Enfin mon instinct m’a fait remonter à la surface, c’est con un instinct de survie. Tu veux mourir et ce con il te sauve, c’est vraiment con enfin non vu que tu es vivant. Noa termina la clope de son amant ne se rendant même pas compte qu’il pleurait, que ses joues étaient baignées de larmes.


Il laissa un silence flotter autour d’eux, laissant Isaac digérer ce qu’il venait de lui annoncer. Il caressait les mains du jeune homme sa bague de fiançailles frôlant les doigts de son fiancé. Pourquoi tu parlais d’hôtel miteux ? Tu ne m’as toujours pas dit et je serais également prêt à tout pour toi comme tu le sais. Vive l’image que tu dois avoir de moi, j’espère que l’on se mariera un jour, que tu m’épouseras pas parce que je viens de te raconter cela, mais parce qu’on s’aime. Tu es beau en costard, tu es beau en permanence. Alors que lui, il ne l’était pas, ne l’était plus, mais il s’abstient de dire cela ne voulant pas qu’Isaac devine son mal-être, déjà qu’il venait de lui avouer qu’il n’était même pas capable de se suicider correctement, il n’allait pas en rajouter une couche en parlant de son reflet qu’il ne supportait plus. Il ne songea même pas au fait qu’Isaac devait sentir sa maigreur avec ses bras autour de lui.



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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 22 Oct - 15:24

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« Tu te fous de ma gueule ? Non sérieusement ? Je te fais des bisous, des câlins depuis tout à l’heure comme un chiot en manque d’affection et tu oses me dire que je ne fais pas d’effort. Mais tu veux que je fasse quoi hein ? Tu veux que je te taille une pipe en plein milieu du parc pour te faire comprendre que tu me manques à en crever, que j’ai juste envie que tu me serres dans tes bras et que tu me dises que tout ira bien, que l’on va avoir un joli mariage, une joli voyage de noces, que l’on retournera dans notre appartement, que tu me réveilleras chaque matin en m’embrassant après avoir passé la nuit à me faire l’amour dans toutes les pièces de l’appartement. » Je ne me foutais pas de sa gueule c’était ce que je pensais, je m’étais peut-être mal exprimé. Je regardai donc Noa sans rien dire. Autant que je n’ajoute rien, j’avais déjà mis assez d’huile sur le feu. Je soupirai puis regardai le sol avant d’entendre la suite. Je fronçai les sourcils puis secouai la tête. « Bah c’est sûre que c’est mon genre de te demander ce genre de faveur sexuelle sur la place publique Noa ..Voyons, mais à quoi tu penses ? T’as rien compris de ce que je t’ai dis ? Après tu m’crois pas quand je te dis que tu réagis au quart de tour.. » Je soupirai puis le regardai. De toute évidence jamais je ne lui aurais demandé une chose pareille. Je ne lui demande même pas lorsque nous sommes que tout les deux – dans une intimité chaude et excitante. Je sais très bien que c’est des choses qui le mettent mal à l’aise. Je préfère donc le laisser faire sans le pousser. C’est vrai qu’il avait fait quelques gestes. Je m’arrêtai de marcher suite à ces dernières paroles. Je restai figer quelques seconde puis regardai ma main qui avait elle aussi gardé la bague de nos fiançailles. Même en mission je ne l’avais pas retiré, je m’étais trouvé une excuse bidon pour éviter des questions parce que oui c’est clair que je me suis fais poser la question. On ne met pas une bague à ce doigt sans raison. « Noa.. On aura le plus beau des mariages, ce genre de mariage que tout le monde peut rêver. Une salle bondée de monde, une décoration comme dans les magazines. Ce mariage sera parfait et cette lune de miel sera tout simplement merveilleuse parce que j’aurai trouvé le bel endroit qui soit.. » Je laissai ma respiration allée et mes épaules se relâchèrent. J’étais soulagé de l’entendre dire qu’il voulait que notre mariage ait lieu. J’avais ce petit espoir qui venait ce dessiné en moi, cependant j’espérais que mes paroles ne faisaient pas fausses. Surtout parce que je le pensais et que c’était réellement ce que je voulais. En même temps je ne dis jamais des choses pour faire plaisir. Je le dis parce que je le pense et que je suis sincère. Jamais je n’aurais osé lui faire de faux espoirs. « Je ne veux pas entendre que tu vas repartir, que tu n’avais pas le choix et surtout que je ne fais aucun effort. Je fais tellement d’efforts que j’ai honte de mon comportement. » En voyant Noa aussi triste je m’adoucis. Mes paroles étaient peut-être un peu poussées finalement. J’avais peut-être retenu que le négatif de notre conversation alors qu’il y avait aussi du positif. C’était compréhensible de toute façon q’il soit en colère et qu’il ait de la peine. Je l’avais mérité et une fois de plus je devais l’assumer. « T’as pas avoir honte Noa.. On n’est pas là pour se juger l’un et l’autre.. » Dis-je d’une voix plutôt rassurante. Je restai tout de même derrière encore quelques instant, le temps que les choses se calme.

Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Du coup je disais que je n’étais pas en colère, mais je pouvais en sentir un tout petit peu a l’intérieur moi. J’étais en colère pas contre Noa, mais contre moi. Je me sentais comme le pire des fiancés. Comment on peut faire une pareille chose alors qu’On aime éperdument la personne ? Je suis vraiment le pire des idiots, du coup ça me rend triste de constater une fois de plus a quel point il a souffert. Je m’approchai donc doucement de lui et passai mes bras autour de lui. J’avais le droit, il m’avait dit de rester naturel. En espérant que ce geste ne soit pas refusé, parce que oui c’était une possibilité. « Tu sais quand le flic est venu annoncer ta mort, je ne l’ai pas cru, je lui ai explosé de rire au visage. Tu ne pouvais pas être mort, tu ne pouvais pas disparaître parce que moi je vivais pour toi alors j’allais faire comment si tu disparaissais ? J’ai vécu dans le déni longtemps, je t’attendais tous les soirs, je t’appelais également sans aucun résultat alors je suis resté assis dans le canapé en fixant la porte pour ne pas louper ton arrivée. C’est Spencer qui est venue me chercher, je ne sais pas comment de temps je suis resté assis dans ce foutu canapé. » Je restai muet. Mon téléphone avait été coupé pour les besoins de la cause, pas parce que je ne voulais pas être en contact avec lui. Je resserrai mon étreinte. Je ne voulais plus le quitter, je voulais le rassurer du mieux que je le pouvais. « Je ne devais pas être beau à voir et à sentir vu la tête qu’il a faite, mais j’ai fini sous la douche puis dans la chambre avec un joli costard sur le lit alors j’ai compris et je me suis pris un mur, une claque, ce que tu veux dans la gueule. J’ai fini par faire une crise d’asthme et une crise d’angoisse et j’ai atterri à l’hôpital, j’ai failli rater ton enterrement parce que j’étais à l’hôpital et que les médecins estimaient que je n’étais pas capable de survivre sans masque à oxygène sur le visage. Mais je voulais être là alors j’ai pris sur moi, j’ai fait semblant que tout allait bien alors que je voulais juste crever. Je ne sais pas comment Spencer à devenir que je voulais juste en finir, mais il est venue s’installer dans la chambre d’amis passant ses journées et ses nuits à me surveiller. Il m’a obligé à voir un psy aussi, mais sans grand succès, je vivais pour Spencer, parce qu’il a besoin de moi et que je ne peux pas l’abandonner comme tu m’avais abandonné. Je crois qu’il a rencontré une nouvelle femme, enfin il me semble plus heureux alors je pense qu’il est amoureux alors je commençais à me dire que je pouvais cesser de faire semblant, que je pouvais enfin partir te rejoindre. Puis tu es revenu alors que je commençais déjà à réfléchir au moment de partir, tu savais que rester la tête sous l’eau ne te permettait pas de mourir. Enfin mon instinct m’a fait remonter à la surface, c’est con un instinct de survie. Tu veux mourir et ce con il te sauve, c’est vraiment con enfin non vu que tu es vivant. » J’aurais tellement préférer que ce soit moi qui ait vécu ce moment. Noa et sa fragilité me font mal au cœur. Il est si triste et démuni même si je me trouve près de lui. Comment ce moment avait été aussi tragique. Je regardai Noa, puis je passai de l’autre coté pour m’asseoir tout près de lui. Je m’approchai de lui doucement, puis j’essuyai les larmes sur ses joues. « Je me sens tellement coupable Noa. Je suis vraiment le pire des fiancés et je n’arrive pas à croire à quel point de je t’ai subir. J’aurais préféré que ce soit moi qui sois à ta place pour que tu n’aies pas à subir toute cette tristesse et cette douleur. J’ai tellement l’impression de te torturer émotionnellement parlant.. Je pars et je reviens.. Le choc que ça doit avoir eut sur toi. Je suis tellement désolé mon amour. » C’était plus fort que moi. J’avais besoin de lui dire, j’avais besoin de le prendre dans mes bras et ce même si ma peine était mélangée à ma colère. « Je t’aime tellement Noa et jamais je n’aurais osé imaginer que la situation aurait dégénérer à un tel point. Seigneur.. Je serai éternellement reconnaissant envers Spencer, parce qu’aujourd’hui tu es devant moi. » J’approchai un peu plus mes hanches des siennes et je le serrai fort dans mes bras déposant par le fait même un doux baiser dans son cou.. Je ne voulais plus le quitter, je ne voulais pas non plus que cette étreinte se termine. Mon cœur souffrait d’être un aussi mauvais petit ami. Il souffrait encore plus à cause de moi.. Si seulement je pouvais reprendre ce mal de vivre que je lui ai causé.

Je restai silencieux quelques minutes alors que je l’avais dans mes bras. Ma tête dans son cou, j’eus aussi des larmes qui coulèrent sur mes joues. Je n’arrivais même pas à comprendre comment je pouvais me sentir à savoir tout ça. En tout cas une chose est sûre c’est que mes émotions étaient très départagées encore la colère, la tristesse.. Puis le silence fut coupé. « Pourquoi tu parlais d’hôtel miteux ? Tu ne m’as toujours pas dit et je serais également prêt à tout pour toi comme tu le sais. Vive l’image que tu dois avoir de moi, j’espère que l’on se mariera un jour, que tu m’épouseras pas parce que je viens de te raconter cela, mais parce qu’on s’aime. Tu es beau en costard, tu es beau en permanence. » Je relâchai Noa pour le regarder, laissant voir que j’avais eus des larmes moi aussi – avec raison. Je reniflai douce et essuyant mes joues du revers la main doucement. « Bah c’est dans un motel miteux que je vis présentement. C’est pas parce que c’est des coupures budgétaires, mais parce que c’était un endroit sûr pour moi. Y’avait moins de chance qu’on me retrouve là que dans un hôtel de luxe » Dis-je finalement. « Si tu verrais l’endroit.. » Ajoutai-je en riant. « J’crois que je cohabite avec les cafards et les maladies.. J’dors pas sous la couette et je garde mes vêtements pour dormir. Je garde même mes bas lorsque je prends ma douche. Plus je passe mon temps là, plus j’ai l’impression que c’était un endroit culte pour les prostitués, même que ce l’est encore, y’a toute sorte de gens louches. Bref.. je crois pas que tu réussirais à entrer dans cette chambre.. » Dis-je en riant. Fallait au moins en rire quoi que l’endroit était pas moins dégelasse. Je continuai de regarder Noa, puis passai une main sur l’une de ses joues, laissant mon pouce frôler ses lèvres. « Cesse d’espérer et crois-le. On se mariera Noa et tu seras qu’à moi. Je serai ton homme et tu seras le mien. Je te promets que personne ne viendra détruite l’amour qui nous unis. Je t’aime à la folie Noa et c’est toujours pareil pour moi, j’ai envie de passer ma vie à tes cotés. J’ai envie de célébrer notre union. Puis j’ai envie plus que jamais que c’est mots : jusqu’à ce que la mort vous sépare, prennent tout leurs sens lorsque je mettrai cette bague à ton doigt. Je te promet aussi que cette fois.. ça arrivera cette fois après qu’on ait vécu les plus belles choses et les plus belles années de notre vie ensemble. Puis lorsque ce jour sera venu. On s’éteindra ensemble mains dans la mains.. Y’aura que nous, ces bagues, ces tatouages et ces souvenirs. Ce sera notre vie qu’on aura bâti ensemble. » Nerveusement j’allais déposai un baiser rapide sur les lèvres de Noa. Je laissai mon front collé au sien quelques secondes puis ajoutai : « T’es tellement beau aussi mon amour.. C'est toi le plus beau.» Je souris puis me reculai par peur de me prendre une claque. Surtout parce que je m’étais permis de l’embrasser sans lui demander.




 
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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours. Dim 22 Oct - 22:37

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Nisaac ?
Noa fit la grimace lorsque qu’Isaac lui reprocha son impulsivité, il ne pouvait nier ce côté de sa personnalité. D’ailleurs il devait aussi avouer qu’Isaac avait juste lorsqu’il lui dit qu’il ne lui avait rien demandé en matière sexuelle respectant le côté pudique de Noa. Noa était pudique même dans l’intimité mettant sûrement plus de temps qu’un autre pour faire des actes assez basiques. Il était timide et il savait qu’Isaac avait souvent pris sur lui pour attendre que Noa soit prêt. Même s’il ne l’avait jamais dit, il était fier d’avoir rencontré un homme si patient et si gentil. Parce qu’Isaac avait le cœur sur la main, selon Noa. Pour sa part, il était bien plus impulsif, bien moins patient, il était prêt à tout pour les causes qu’il défendait et avait plus de respect pour les animaux que pour certains êtres humains.

Il n’était pas une mauvaise personne pour autant, il considérait juste qu’une personne mauvaise ne méritait pas le respect ou l’amour. Il ne pourrait jamais aimer un boucher ou un tueur d’animaux, encore moins un pédophile ou un autre taré dans le même genre. Il ne savait pas comment Isaac faisait pour rester calme en toutes situations dans son métier de flic, Noa aurait sûrement fracassé la tête du suspect contre la table avant même la fin de l’interrogatoire puis il aurait remis en liberté tous les défenseurs des animaux se faisant arrêter. Il agirait plus comme un justicier que comme un flic, donc le métier n’était pas pour lui et son tempérament fonceur et impulsif.


En l’entendant parler de leur mariage, il fit un grand sourire, peut-être le premier sourire depuis le début de leur conversation, Noa ne savait plus, mais il reprit la parole d’une voix joyeuse. Il était content de parler de son futur mariage. Comme si un petit rayon de soleil transperçait les nuages noirs qui encombraient son esprit, comme un rayon d’espoir auquel Noa s’accrochait de toutes ses forces. Je ne veux pas de mariage grandiose ou le truc que tout le monde a déjà vécu. Et tu comptes inviter toute la ville ? Et je suis encore un artiste, enfin je ne sais pas si je peux me nommer artiste, mais je ferais des trucs. Noa ne voulait pas avoir un mariage typique, il avait déjà quelques idées. De toute façon, Noa il avait toujours des idées, toujours de nouvelles œuvres en cours de réalisation. Il ne prétendait pas être un Picasso ou un Rodin, il avait un certain talent, il avait déjà vendu quelques œuvres, mais il ne cherchait pas vraiment à en vivre. Il aurait peut-être pu, mais le fait d’être connu lui aurait fait perdre sa liberté. Des galeristes lui demanderaient sûrement de faire telle ou telle œuvre, d’une façon qui ne lui plairait pas. Noa voulait être libre et il ne voulait perdre cette liberté, petit rayon de soleil qui ne voulait pas être enfermé entre quatre murs. Esprit libre et contradictoires, abîmés par la vie.


Les mots d’Isaac lui firent du bien, les mots de son amour lui donnèrent de l’espoir, un maigre espoir qui n’empêchait pas les ombres de le tirer vers le bas. Isaac était la main tendue au-dessus de la falaise et les ombres étaient les cailloux qui s’effritaient sous ses pieds toujours plus nombreux, toujours plus glissants. Noa était fatiguée alors il ne rajouta rien écoutant les excuses de son amant sans rien dire. De toute façon, il ne voyait pas quoi dire, il ne pouvait pas prétendre que ce n’était rien, pas prétendre que tout allait bien. Mais il était bien dans les bras de son fiancé, déconnecter du monde réel, il ne savait même pas si d’autres personnes passaient à côté de lui, si le parc était fréquenté ou non.


Il n’entendait rien d’autre que la voix de son amant, il fronça les sourcils lorsqu’Isaac dit : « Je t’aime tellement Noa et jamais je n’aurais osé imaginer que la situation aurait dégénérer à un tel point. Seigneur.. Je serai éternellement reconnaissant envers Spencer, parce qu’aujourd’hui tu es devant moi. ». Non, tu dois surtout considérer que je suis faible, c’est con de vouloir mourir parce que ta raison de vivre est morte, surtout que tu n’es pas mort. Tu imagines la scène ? Tu serais venu à mon enterrement et moi je serais six pieds sous terre. Je me serais sûrement vexé et tu aurais eu un petit fantôme qui aurait hanté chacun de tes jours, tu aurais vécu l’enfer, les meubles auraient bougé tout seul, des voix bizarres seraient apparu. Noa sourit en imaginant la scène ne voulant pas que son amant culpabilise.


En effet, Noa ne voulait pas parler de son mal-être aussi parce qu’il ne voulait pas que son fiancé souffre de ses révélations. Il ne voulait pas voir la pitié dans son regard, pas voir son expression chaque jour. Il voulait que son homme le regarde comme s’il était la chose la plus précieuse qu’il possédait et non comme le mec faible qui loupait même ses tentatives de suicide.


Lorsqu’Isaac s’éloigna, il aperçut ses larmes et Noa passa délicatement sa main sur les joues de son interlocuteur essuyant les traces de larmes. Il retraça les contours du visage de son amant, essayant de se souvenir de ses traits avec précision, il comptait bien dessiner le portrait d’Isaac ce soir. Il possédait déjà des centaines de portraits, mais un de plus n’allait pas encombrer le tiroir secret de son bureau qui cachait toutes ses œuvres concernant Isaac. Depuis la soi-disant mort de son fiancé, il avait fait des centaines de dessins de lui, il avait tellement peur d’oublier son visage qu’il passait son temps libre à dessiner Isaac, regardant des vidéos d’eux pour entendre la voix et le rire de son amoureux.


Il poussa un soupir en songeant à cela puis se concentra à nouveau sur les paroles de son fiancé fronçant les sourcils.
Je ne te permets pas de dire que je ne viendrais pas te rendre visite, je viendrais même dans un bordel s’il le faut. Et tu as la clé de chez nous non ? Il y a un magnifique canapé, cassé suite à certaines pratiques et tu as des vêtements là-bas.

Noa rougit n’assumant pas vraiment le fait de ne pas avoir été capable de jeter les affaires d’Isaac, son fiancé avait encore tout dans sa partie du placard, bien plié, bien rangé, enfin Noa piquait parfois des affaires à Isaac. D’ailleurs il allait pouvoir lui piquer des affaires avec son odeur maintenant. Il sourit à cette idée avant de perdre son sourire en songeant qu’il allait devoir être discret s’il ne voulait pas passer pour un psychopathe. Il frémit en sentant la caresse du jeune homme sur ses lèvres l’écoutant avec attention, souriant comme un gamin devant un bonbon en entendant les promesses de l’homme qu’il aimait. Il ne réagit pas lorsque Noa embrassa ses lèvres un peu surpris, mais sa dernière phrase lui fit lever les yeux au ciel.

Non Noa n’était pas beau, il l’était avant, mais maintenant il ne s’aimait plus. Il posa un doigt sur les lèvres d’Isaac lui faisant comprendre par ce geste qu’il n’était pas encore prêt à partager d’autres baisers avec lui. Il reprit la parole caressant la joue du jeune homme avant de se relever pour marcher. Si tu m’encourages sur cette voie, tu vas finir couvert de tatouage pour marquer mon territoire partout sur toi. Moi je n’ai plus trop de place, mais tu penses que l’on va vivre longtemps ? On va vivre pendant des années ? Noa se mordit la lèvre se passant la main dans les cheveux en essayant d’imaginer leur vie.

Nous avons un chat, mon bébé que j’ai trouvé dans la rue, je ne pouvais pas le laisser dans la rue, tu comprends il était tout seul et puis il n’avait plus personne comme moi alors je l’ai gardé. Et tu devrais t’acheter des lunettes, je suis loin d’être aussi beau que toi, ce serait même l’inverse. Il sourit doucement avant de continuer à marcher se perdant dans ses pensées, suivant le chemin comme un automate, comme n’importe qu’elle petit soldat. Parce que c’était ce que les gens normaux faisaient, ils suivaient un petit chemin, rentraient dans le moule et surtout évitaient d’être trop différent. Parce que les gens différents n’étaient pas bien perçus, ils étaient mis de côté et personne ne voulait être mis de côté, sauf que Noa n’avait jamais été capable de suivre le chemin établi. Sa sexualité ne suivait pas les chemins établis et il avait mis du temps à l’accepter. Noa n’aimait pas les chemins établis alors il quitta le chemin de terre s’approchant de l’eau du lac avec prudence. Il ne voulait pas non plus tomber dans l’eau, surtout qu’il ne savait pas nager.


Il s’approcha juste du bord avant de disparaitre dans les roseaux. Il venait d’apercevoir un petit canard trop mignon et comme un con il s’approcha du bord manquant de tomber dans l’eau et ne remarquant même pas que les roseaux cachaient entièrement son corps. Il ne savait même pas où était Isaac complètement obnubilés par son bébé canard. Noa devait être le seul mec à observer les bébés canards, il avait vraiment un grain. Il devait être fou, enfin il était surement fou puis merde, il était en admiration devant des canards depuis quelques minutes déjà. Il se tapa le front avec le plat de la main se demandant comment il pouvait être aussi con.

Comment pouvait-on draguer un homme en passant pour un gamin qui regardait un bébé canard, il allait passer pour un débile et Isaac allait le quitter pour un mec intelligent. Bon il devait déjà sortir d’ici, il regarda autour de lui avant d’entendre une voix l’appeler. Merde, il y avait tellement de roseau lorsqu’il était venu, il n’était décidément pas doué et il décida de s’asseoir à même le sol décidant que quelqu’un allait bien le trouver. D’ailleurs il était où Isaac ? Merde il avait même perdu Isaac, pour un bébé canard, putain il était un vrai boulet.




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MessageSujet: Re: Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours.

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Teresis william a dit : Nous vivons tous dans une maison en feu, il n'y a personne pour éteindre l'incendie, il n'y a aucune issue de secours.

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