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as long as you're here with me ※ DAMIAN

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MessageSujet: as long as you're here with me ※ DAMIAN Mer 27 Sep - 14:50

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ANNA MORELLO AND DAMIAN MORELLO ※
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La frénésie des patients, les pleurs des familles, le bruit incessant des machines, tout ce rythme était l'univers dans lequel Anna Morello se sentait le mieux. Si certains pouvaient exploser face à autant de bruits et d'activité, ce n'était absolument pas son cas. Quand elle arpentait les couloirs blancs de ce bâtiment, elle savait qu'elle était faite pour y passer chacune de ses journées durant des années. Elle aimait ressentir cette adrénaline qui l'envahissait à chaque fois qu'elle pénétrait dans un bloc opératoire ou à chaque fois qu'on l'appelait pour une urgence. Elle n'était peut-être qu'une interne dans ce lieu, elle profitait déjà de chaque seconde et de chaque geste qu'on l'autorisait à pratiquer. En aucun cas, elle ne souhaitait partir ou changer de voie, la médecine et encore plus la chirurgie était ceux pourquoi elle était faite. Elle était née pour être chirurgienne, pour vivre avec un scalpel dans la main. Et ce n'était pas uniquement parce que depuis son enfance, son père avait passé des heures entières à lui parler de son métier merveilleux, ni des nombreuses visites qu'elle avait pu lui rendre dans ce même hôpital. C'était un tout qui la poussait à respirer pour la médecine. Cela ne la dérangeait pas de passer des heures sur un cas en particulier, de rester durant toute une nuit à assurer une garde. Au contraire, c'était la nuit qu'elle préférait travailler, parce qu'elle avait remarqué que tout était différent la nuit. Très souvent, il n'y avait que des urgences et nullement des cas prévus, et cela rendait les défis encore plus exaltants, nettement plus intenses. Chaque fois qu'elle avait pu, elle avait demandé à récupérer les gardes de nuit, et finalement on avait fini par lui retirer ce droit pendant quelques temps. Elle travaillait trop la nuit et pas assez la journée, voilà ce qu'on aimait lui dire. Et en soit, elle savait que les titulaires avaient raison. Elle devait découvrir tous les aspects du métier, pas uniquement ceux lui plaisant. C'était de nouveau pour cela qu'on lui avait demandé pendant quelques temps d'explorer d'autres spécialités que la traumatologie. Elle devait découvrir la cardiologie et la neurochirugie comme son frère avait choisi avant elle. Même si tout le monde savait qu'elle n'était faite que pour la traumatologie. A l'hôpital, tout le monde l'avait rapidement compris. Elle n'était pas comme toutes les internes, un peu patauds, apeurés à l'idée de faire une bêtise et pas assurés en annonçant un diagnostic. Anna n'était pas comme eux, parce que ce n'était pas la première fois qu'elle pratiquait la médecine. Elle avait connu la pire des médecines, celle de guerre, dans un endroit où les moyens manquaient. Et où les machines n'étaient pas aussi modernes qu'ici à Los Angeles. C'était dans ces pays qu'elle avait appris son métier, qu'elle avait compris ce qui la faisait vibrer et ce qui lui plaisait le plus. Alors elle n'était pas comme tout le monde, et cela se voyait de plus en plus. Jour après jour, elle se distinguait de ses collègues internes, dévoilant à la fois ses capacités mais aussi son caractère pouvant parfois s'enflammer trop vite. Aidan avait beau tenter de la tempérer fréquemment, il n'y parvenait pas toujours et la jeune femme savait qu'il la comprenait, car il était comme elle. Ils avaient cette même vocation les habitant. C'était ce qui les rapprochait autant, ce qui leur avait permis de construire ce lien si particulier entre eux. Il ne s'agissait pas que d'une banale histoire d'attirance physique, il y avait nettement plus et ils continuaient à se le prouver à mesure qu'ils passaient du temps ensemble. Et à cette seconde précise, tandis qu'elle révisait des dossiers de patients pour ses futurs examens afin de devenir résidente, elle rêvait qu'il soit à ses côtés pour l'aider à travailler. Il était un soutien pour elle. Il lui apportait tout ce dont elle pouvait avoir besoin, sans qu'elle l'ait envisagé une seule seconde. Il n'était pas qu'un homme partageant sa vie, il lui offrait plus, peu importe qu'ils n'étaient pas supposés être ensemble, elle n'avait aucune envie de mettre fin à cette histoire. A aucun instant, elle regrettait leur relation. Parfois sa culpabilité la rattrapait et elle se mettait à songer à sa soeur, mais elle connaissait assez Gabriella pour savoir que son aînée n'était pas une femme comme elle. Elle n'était pas non plus comme Damian. Au sein des Morello, il y avait toujours eu deux familles, leur mère et Gabriella, leur père avec son frère et elle-même, et plus le temps passait, plus le fossé continuait de se creuser. Car depuis son retour dans la cité des anges, elle était amenée à rester encore plus fréquemment avec Damian et son père. Elle profita justement d'avoir terminé l'étude de son dossier pour se lever de sa chaise, se rendant jusqu'à son casier pour ranger toutes ses affaires. Retirant sa blouse blanche, elle enfila une tenue de ville à la place. Une fois prête, elle quitta les vestiaires, passant dans les couloirs, elle croisa Aidan en compagnie d'un groupe d'internes et elle eut le plus grand mal à ne pas s'arrêter pour aller lui parler, se contentant de lui sourire et de lui adresser un léger regard, qu'eux seuls pouvaient comprendre. Sans se presser, elle se rendit dans le petit restaurant en face de l'hôpital ou Damian et elle s'étaient donnés rendez-vous. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu le temps de prendre du temps ensemble loin des salles d'opération ou des lits des urgences. Nombreuses étaient les fois où ils parvenaient à prendre un café à la cafétéria de l'hôpital ou à se croiser au début ou à la fin d'une garde. Mais ils avaient rarement l'occasion de se retrouver comme ils allaient pouvoir le faire durant ce repas. Jetant un regard dans la salle, elle repéra la silhouette de son grand frère, déjà installé dans un coin et certainement en train de l'attende, comme cela était très régulièrement le cas avec elle. Elle n'était pas connue pour être à l'heure, ayant une légère tendance à être en retard depuis son adolescence, ce qui avait continué à empirer depuis qu'elle enchaînait les gardes. « Dis donc c'est que tu serais presque beau sans la blouse blanche de chirurgien tu sais ! », lança-t-elle d'une voix amusée pour rendre l'atmosphère détendue, tout en s'installant face à Damian. « J'espère que tu n'es pas de garde, car j'ai tout mon après-midi de libre et je  compte bien en profiter un minimum avec toi.  », ajouta-t-elle en lui adressant un sourire chaleureux et bienveillant. Depuis l'enfance, le lien entre eux deux avait toujours été particulier. Pourtant, elle était la petite dernière, celle qui était venue au monde plus de quatre années après lui. Il était fait pour être proche de Gabriella, mais c'était elle et Damian qui avaient formé un véritable duo. Encore plus depuis qu'ils avaient choisi la même voie que le père de famille. « Alors raconte moi ce qui se passe dans la vie du futur dieu de la neurochirurgie. », demanda-t-elle en plongeant son regard dans celui de son aîné. Etrangement, elle pouvait y percevoir cette mélancolie et cette tristesse qui étaient apparues à la mort de Julia et qui avaient depuis du mal à disparaître. Une souffrance qu'elle aurait préféré qu'il ne connaisse jamais. Dont elle aurait aimé pouvoir le protéger.
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MessageSujet: Re: as long as you're here with me ※ DAMIAN Jeu 5 Oct - 1:02

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DRRRRRRRIIIIIIIIIIINNNNNNNNNGGGGGGG !!! Mais quel était ce son ignoble qui venait le sortir de son sommeil rempli de rêves où Julia était encore à ses côtés revivant ainsi ses années d’adolescence et s’imaginant un futur corrompu. Depuis l’accident, Damian rêvait sans cesse à Julia au cours de rêves merveilleux lui permettant de croire pendant quelques heures qu’elle était toujours à ses côtés ou lors d’affreux cauchemars le ramenant douloureusement à la réalité. Sans véritablement ouvrir les yeux, Damian émergea légèrement, retournant dans le monde réel. Grommelant, le jeune homme chercha son réveil à tâtons sur sa petite table de nuit en bois usé, situé juste à côté de son lit moelleux. Le jeune homme n’avait jamais réellement pris le temps d’acheter des meubles dignes de ce nom se fichant comme de l’an quarante de l’aménagement de son appartement. Quand enfin, il mit la main sur son réveil, il tapa dessus avec nonchalance pour que l’objet arrête son tintamarre insupportable. Fier d’avoir accompli cette prouesse, Damian remonta ses couvertures sur sa tête et se cala un peu mieux dans ses oreillers, bien décidé à continuer sa nuit. Il voulait reprendre son rêve où il l’avait stoppé. Le jeune homme souhaitait simplement passer encore quelques heures en compagnie de celle qu’il avait tant aimé dans ce monde de songe. Même dans ses rêves, Damian ne cessait d’être hanté par le fantôme de Julia malgré les années qui avaient passé. Retrouvant sa douce torpeur, Damian sentait le sommeil qui revenait doucement. Mais c’était sans compter sur cet instrument de torture se nommant réveil matin.

DRRRRRRRIIIIIIIIIIINNNNNNNNNGGGGGGG !!! Voilà qu’il refaisait des siennes ! Qui était l’imbécile ayant inventé la fonction rappel ? Si il le trouvait, il l’étripait à mains nues ! Beaucoup moins calme, Damian ouvrit cette fois-ci les yeux d’un coup afin de saisir l’objet démoniaque. Une fois le réveil bien en main, le jeune homme endormi le lança violemment et le réveil finit sa course dans le mur de la chambre, juste en face du lit de Damian. Là, comme ça, il ne ferait plus de bruit ! Une fois encore, le jeune médecin, se blottit confortablement dans son lit se demandant bien pourquoi il avait enclenché cette chose ce matin avant d’aller se coucher. Soudain, la raison vint à son cerveau comme un éclat de génie. Damian ouvrit alors les yeux, totalement réveillé cette fois-ci et envoya balader les draps pour se lever rapidement. Maladroit comme toujours au réveil, le jeune homme s’emmêla légèrement dans les couvertures et faillit s’écraser tête la première sur le parquet vernis de sa chambre. Ronchonnant, il sortit d’un mouvement son pied de sa prison de coton. Le neurochirurgien ouvrit son tiroir de table de nuit et attrapa sans un regard un nouveau réveil parmi la dizaine qui se trouvait là. L’accident du réveil dans le mur était une affaire courante chez le jeune homme, il avait donc fait des provisions histoire de ne pas devoir se déplacer chez un horloger tous les deux jours. Une fois le réveil en place, Damian courut vers la salle de bain pour prendre une douche bien chaude. Le jeune homme ne pouvait pas commencer la journée sans avoir pris une douche ou alors il était grognon. De plus, cette « nuit » là, Damian n’avait que très peu dormi. Depuis quelques temps, le chirurgien faisait des gardes de nuit à l’hôpital. Certes, il faisait bien moins d’opération que lors des gardes de jours mais il avait plus de temps pour la recherche et pour réfléchir. Il y avait également l’avantage des urgences et donc des opérations trépignantes, bien différentes des petites tumeurs représentant près de la moitié des opérations qu’il réalisait la journée. Si il souhaitait devenir l’un des plus grands neurochirurgiens du pays, le jeune homme devait mettre toutes les chances de son côtés et cela signifiait ne se pas mettre des bâtons dans les roues. Pour accéder à la voie du succès, il fallait monter un projet de recherche et parvenir à faire une découverte monumentale. Les gardes de nuit à l’hôpital étaient le moment idéale pour mettre au point ce projet.

Il fallait également avouer que depuis quelques temps, le jeune homme était distrait et ne parvenait pas réellement à se concentrer. Il était perdu dans ses pensées et assez mélancolique. Les nuits solitaires à l’hôpital lui permettaient donc de faire le point sur lui-même et également de se ressaisir. Il ne devait pas se laisser abattre malgré l’élément perturbateur qui avait dérangé son quotidien quelques jours plus tôt. Il devait rester concentré sur son travail et ne pas perdre son objectif de vue. Il avait trop travaillé et été aller trop loin pour se laisser distraire et échouer maintenant. Sa réussite était tout ce qui importait. Et comme à chaque fois qu’il n’avait pas le moral, se plonger corps et âme dans le travail était la seule chose que Damian savait faire. Ce jour là, le jeune homme avait terminé sa garde de douze heures à sept heures du matin. Après avoir pris sa voiture garée dans le parking de l’hôpital, il était rentré chez lui et ne s’était pas fait prier pour aller se coucher. Il n’avait guère mis longtemps avant de s’endormir et comme chaque nuit, Julia était revenu le hanter. D’ordinaire, le jeune homme se réveillait vers 16 ou 17 heures de l’après-midi ce qui lui permettait de passer une bonne nuit de sommeil. Mais ce jour-là, il avait convenu avec sa sœur de déjeuner ensemble dans le restaurant situé près de l’hôpital. Damian n’avait donc pas eu son quota de sommeil et la douche s’était avérée obligatoire. Après avoir examiné son reflet dans le miroir et jugé qu’il n’avait pas l’air d’un zombie, Damian s’était habillé en civil. Cela ne lui arrivait que très rarement. Il passait le plus clair de son temps en blouse blanche et tenue d’hôpital et lorsqu’il rentrait chez lui ce n’était que pour enfiler un tee-shirt et un boxer. Mais pour aller au restaurant avec sa sœur, le jeune homme avait fait un effort. Il devait se faire beau pour la femme la plus importante de sa vie, la seule qui lui permettait de tenir. Anna et Damian avait toujours été très proches l’un de l’autre et il ne pouvait pas imaginer ce qu’il ferait sans elle.

Une fois prêt, le jeune homme se rendit au lieu de rendez-vous. Il était pile à l’heure convenue pour la réservation et indiqua sa présence au serveur. Très vite, il fut placé à la table réservée. Mais Anna n’était pas là. Il aurait du s’en douter. Anna avait toujours eu une fâcheuse tendance à arriver en retard à son plus grand désespoir. Damian était une personne très ponctuelle et il ne supportait pas le retard. Si ça avait été une autre personne, il serait certainement parti mais comme c’était Anna, il attendit. Il ne lui ferait même pas une réflexion sur son retard sachant que plongée le nez dans un bouquin, elle n’avait pas du voir le temps passer. Après une dizaine de minutes d’attente, il vit enfin sa sœur arriver dans le restaurant. Elle était aussi fraiche que la rosée du matin. Damian se leva pour l’accueillir et lui déposa un baiser sur la joue avant de se rassoir. « Je pourrai te retourner le compliment Nana » murmura t-il en utilisant le surnom qu’il lui donnait quand elle était enfant. Il savait que cela l’énervait mais il aimait la rendre folle. « Je ne pensais pas que tu avais d’autres vêtements comme je te vois toujours avec ta tenue de travail » Se moqua t-il en riant doucement mais son rire n’atteignit jamais ses yeux qui demeurèrent tristes et soucieux. Le visage de Damian ne trahissait jamais aucune émotion et il pouvait faire croire au bonheur alors qu’il était au quarante-sixième dessous. Tout feignait parfaitement les émotions sauf ses yeux. Il suffisait de regarder les yeux du jeune homme pour comprendre qu’il se forçait. Bien entendu, seuls ceux qui connaissaient réellement Damian savaient cela et c’était le cas d’Anna. « J’ai tout mon temps. Je vais des gardes de nuit en ce moment. J’en ai fait une hier soir donc la prochaine c’est demain. Et non, je ne veux pas de commentaire jaloux ! Tu en as assez fait ! » La chercha t-il connaissant son amour pour les gardes de nuit. Se passant une main dans les cheveux, le jeune homme prit sa carte dans ses mains pour regarder le menu. Mais Anna lui posa une nouvelle question. Etrangement, elle semblait savoir que quelque chose n’allait pas ! Mais comment faisait-elle ? Détournant le regard Damian souffla doucement pour essayer de reprendre contenance. Devait-il lui parler de ce qu’il s’était passé ? Il n’allait pas l’embêter avec ça alors qu’elle avait un examen. Si elle le loupait, il s’en tiendrait pour responsable. D’un geste de la main, il esquiva sa question et répondit simplement « Rien de bien passionnant ! Raconte moi plutôt ce qui se passe dans la vie de ma sœur adorée. Etre interne c’est beaucoup plus intéressant que ma vie de titulaire assommant. ». Damian espérait sincèrement qu’elle ne se rende pas compte de son manège et passe outre son mensonge. Il était clair que si elle avait compris que quelque chose le tracassait et qu’elle insistait pour savoir ce qui se passait, il ne pourrait pas lui cacher. La vérité sortirait de sa bouche sans qu’il ne puisse la retenir. Mais il avait essayé de noyer le poisson et il était presque sûr que ça serait suffisant. Non ?
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MessageSujet: Re: as long as you're here with me ※ DAMIAN Mar 17 Oct - 21:22

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La famille était quelque chose d'assez particulier pour Anna Morello. Elle croyait en les liens du sang, en l'importance que les personnes partageant les mêmes origines qu'elle pouvait avoir dans son existence, mais pour autant, elle n'était pas dépendante d'eux. Elle avait réussi pendant presque dix ans à vivre éloignée des siens. Elle avait quitté ses amis, sa famille, toutes les personnes les plus proches d'elle et ayant la plus grande place dans sa vie. Pour sa propre ambition, pour suivre son propre chemin, elle était partie, elle avait tout laissé derrière elle sans se retourner. Parce qu'à ses yeux il n'y avait que de cette façon qu'elle pouvait parvenir à s'épanouir. Il n'y avait qu'en quittant tout le monde, qu'en prenant une autre direction là où son père était moins connu qu'elle était capable d'exister pour celle qu'elle était. Et toutes ces années à Baltimore ou en Afrique lui avaient été bénéfiques. C'était durant tout ce temps qu'elle avait appris, qu'elle était devenue celle qu'elle était. Elle n'avait aucun regret quant à tous ces mois. Elle était fière de celle qu'elle était à présent. Elle s'était affirmée et même si ce n'était pas l'âge qui parlait, elle savait aussi qu'elle s'était assagie. Elle avait trouvé un équilibre, une harmonie entre ses obligations et ses désirs, une paix intérieure qui lui permettait d'envisager chaque jour comme une belle journée. L'optimisme était fréquent chez la jeune femme, elle avait toujours préféré choisir la voie de la positive attitude, imaginant que l'avenir était lumineux plutôt que la direction de l'obscurité. Elle aimait croire que c'était ce qui engendrait de bonnes nouvelles, qu'en prenant soin de son propre bonheur et de celui des autres, elle allait forcément mieux. Malgré tout, elle restait comme tout le monde, il y avait des moments où elle perdait le nord, où elle se laissait gagner par des tourments ou une mauvaise humeur ambiante, mais elle cherchait à ne pas laisser des instants de ce type devenir trop fréquents. Et quand elle se tenait loin de sa mère et de sa soeur, elle y arrivait d'autant mieux. Depuis toujours, elle était faite pour être plus proche des hommes Morello plutôt que des femmes censées lui ressembler. Toutes les trois, elles étaient terriblement différentes, n'ayant ni les mêmes idées, ni les mêmes convictions. Plus Anna avait vieilli, plus la distance s'était installée entre elle, Gabriella et leur mère, les deux dernières étant particulièrement proches. En pleine mission humanitaire en Afrique, elle n'avait même pas assisté au mariage de son aînée. On lui avait demandé de venir, mais face à une épidémie que les médecins de son camp devaient contenir, elle avait pris la décision de ne pas rentrer aux Etats-Unis. Elle n'avait pas oublié les reproches qu'on avait pu lui lancer, la déception de sa mère lui reprochant de ne pas avoir fait d'efforts, d'avoir préféré sa carrière à l'union familiale. Celle-ci ne pouvait pas comprendre, car elle n'était pas comme elle, elle ne rêvait pas de sauver des vies. Heureusement son père et Damian ne lui en avaient pas tenu rigueur, et quand elle leur avait annoncé quelques semaines plus tard que l'équipe dans laquelle elle se trouvait était parvenue à contenir la maladie qui tuait des dizaines de vie, ils avaient été les seuls à s'enthousiasmer devant cette nouvelle.  Peut-être parce qu'ils étaient les plus à mêmes de la comprendre, et que pendant toutes ses études de médecine, ils avaient été présents à distance pour elle. Ils avaient été à ses côtés en lui envoyant de bonnes ondes avant des examens importants, en l'aidant autant qu'ils le pouvaient. Et chaque fois qu'elle faisait le trajet jusqu'à Los Angeles, ils lui montraient qu'ils étaient fiers d'elle. C'était tout ce dont elle avait besoin d'entendre et elle n'avait pas nécessairement eu besoin d'être collée à eux pour garder un lien avec son grand frère et son paternel. Il en était de même pour Liv et Jay. La distance n'avait guère été un frein aux amitiés qu'ils partageaient. Tout le temps qui s'était écoulé n'avait pas changé le fait qu'ils restaient ses deux meilleurs amis. Il n'y avait que les amitiés les plus fragiles qui étaient incapables de résister, et elle était heureuse de constater que les siennes avaient survécu. Maintenant qu'elle était de retour dans sa ville natale, elle pouvait en profiter pour retrouver les siens. Ceux avec lesquels elle n'avait pas pu s'asseoir autour d'un verre dans un bar, avec qui elle n'avait pas pu regarder un film au cinéma en mangeant du pop corn ou ceux avec qui elle n'avait pas pu prendre le temps de discuter pendant des heures entières. Et si elle gardait un emploi du temps difficile en tant qu'interne à l'hôpital, elle savourait le fait de ne pas être de garde pour rejoindre Damian pour déjeuner. Comme d'ordinaire, elle était en retard, se doutant qu'il devait bouillir intérieurement en l'attendant. A ce niveau ils étaient différents, elle était souvent la dernière arrivée tandis qu'il préférait être en avance. En arrivant au restaurant, elle s'empressa de le rejoindre, le saluant en affichant un beau sourire à son encontre, toujours heureuse à l'idée de manger avec lui. Car ils avaient beau vivre dans la même ville, il était parfois difficile pour eux de prendre le temps de se retrouver autre part qu'à l'hôpital. Observant son frère, elle ne put s'empêcher de lui lancer un compliment sincère. La blouse blanche avait son charme et devait plaire aux patientes, elle en était certaine, mais elle aimait aussi le voir ainsi, à l'extérieur de ce grand bâtiment où ils passaient la plupart de leurs journées. « Je pourrai te retourner le compliment Nana », elle ne savait plus depuis quand elle n'avait pas entendu ce surnom sortir de la bouche de Damian, lui qui avait pour habitude quand ils étaient encore enfants de l'appeler toujours de cette manière. Tandis que maintenant quand ils se croisaient lors d'urgences à l'hôpital, ils se devaient de rester professionnels. « Je ne pensais pas que tu avais d’autres vêtements comme je te vois toujours avec ta tenue de travail », parfois elle venait elle-même à l'oublier, terriblement habituée à passer tout son temps dans sa blouse blanche. C'était d'ailleurs ce qui l'obligeait à profiter de chaque heure de repos pour s'habiller autrement. « J'allais te dire la même chose. A croire que bientôt on va devenir médecin 24 heures sur 24 », répondit-elle en adressant un regard à son frère. Ils n'en étaient certainement pas loin, la jeune femme ne souhaitant même pas compter le nombre d'heures qu'elle pouvait passer dans les couloirs de l'hôpital chaque semaine. Beaucoup trop, mais elle ne s'en plaignait pas car elle aimait ce qu'elle faisait et pour rien au monde elle ne souhaitait échanger sa place contre une autre. Néanmoins, même si elle avait la médecine dans le sang, si elle était capable d'y penser chaque seconde, elle préférait encore plus l'idée d'avoir une après midi complète avec son aîné. « J’ai tout mon temps. Je fais des gardes de nuit en ce moment. J’en ai fait une hier soir donc la prochaine c’est demain. Et non, je ne veux pas de commentaire jaloux ! Tu en as assez fait ! », un rire sonore s'échappa de sa gorge pour se perdre dans l'air. Il la connaissait bien et elle ne pouvait pas cacher qu'elle était assez envieuse de Damian qui avait la chance d'avoir les gardes qu'elle désirait. Le privilège du titulaire, qu'elle n'obtiendrait pas tout de suite, mais auquel elle avait hâte de goûter. « Tu n'es même pas drôle, tu pourrais faire un effort pour ta soeur adorée ! », rétorqua-t-elle en faisant mine de lui adresser un air mécontent. Attrapant la carte entre ses mains, elle laissa son regard se poser plus longuement sur les traits de Damian, observant les expressions se perdant dans ses yeux. Elle le connaissait assez pour savoir quand quelque chose ne semblait pas aller et elle avait cette sensation qui la gagnait, cette intuition qui lui criait qu'il était perturbé par quelque chose. Ce genre de quelque chose qu'il aimait cacher et dont il avait souvent peur de parler. « Rien de bien passionnant ! Raconte moi plutôt ce qui se passe dans la vie de ma sœur adorée. Etre interne c’est beaucoup plus intéressant que ma vie de titulaire assommant. », elle n'aimait pas la réponse qu'il lui offrait, voyant bien la technique de fuite qu'il lui offrait pour ne pas avoir à répondre à sa question. Le visage un peu fermé et légèrement contrarié, elle continua de le fixer, pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas dupe. « Tu mens mal, tu mentais déjà mal quand tu faisais croire plus petit que tu n'avais pas volé mes biscuits tu sais », dit-elle d'une voix plus franche et moins joviale. Elle ne cherchait pas à ce qu'il se braque ou à se disputer avec lui, mais il connaissait assez sa franchise pour savoir qu'elle ne prenait jamais de chemin dévié pour parler ouvertement. Malgré tout pour lui montrer qu'elle n'était pas fâchée, elle lui lança un petit sourire rassurant. « Si tu penses que la vie d'interne c'est passionnant, tu as dû oublier tes années en tant qu'interne. Tout le monde stresse pour les examens pour devenir résidents, et ça s'est transformé en feux de l'amour entre les internes ces derniers temps », expliqua-t-elle en pensant à toutes les histoires qu'il pouvait y avoir au sein de l'équipe d'internes. Des ruptures, des disputes, des pleurs, elle avait cessé de s'y intéresser, se sentant totalement dépassée par tout ceci. Elle n'était pas comme tous les autres de sa promotion, elle ne passait toutes ses soirées à faire la fête ou à coucher avec n'importe qui, elle ne couchait qu'avec une unique personne et dans les faits cela était déjà bien trop. Mais cela, Damian ne le savait pas.

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MessageSujet: Re: as long as you're here with me ※ DAMIAN Mar 31 Oct - 16:37

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Contrairement à ses sœurs, Damian n’avait jamais eu la même vision de la famille. Pour Gabriella et sa mère, la famille était tout ce qui importait. Il ne fallait jamais faire passer autre chose avant la famille. L’union qui les unissait était sacrée même plus que les liens du mariage. Les liens du sang devait venir avant tout le reste. Il fallait faire passer sa vie après sa famille. Anna, quant à elle, n’avait jamais vraiment partagé cette vision. Il savait que sa petite sœur aimait sa famille et qu’elle ferait beaucoup pour les membres qui la composaient mais les liens du sang ne passaient pas avant les choses importantes pour elle. Anna pouvait d’ailleurs passé plusieurs mois sans voir sa famille sans que cela ne la chagrine. La jeune femme était indépendante et forte n’ayant besoin que de nouvelles de temps en temps pour s’assurer que tout allait bien pour les autres. Elle n’était même pas venue au mariage de Gabriella bloquée en Afrique suite à une épidémie qui faisait rage. Bien entendu, sa mère et sa sœur n’avaient pas compris. Elles ne comprenaient jamais rien aux actions d’Anna. Les reproches avaient plu et Damian n’avait rien pu faire pour les en empêcher. Pourtant, elles auraient du comprendre que la vie de dizaines de personnes innocentes étaient plus importantes qu’un mariage idiot entre deux individus qui clairement ne s’aimaient pas. Oh, bien entendu, cela n’était évident pour personne sauf Damian qui avait pris l’habitude d’analyser le comportement des gens et leurs dires. Une grosse déformation professionnelle certainement mais il avait tout de suite vu que ce mariage n’était pas un mariage d’amour. Il n’avait rien dit. Ce n’était pas ses histoires. Dès qu’il avait pu, il avait téléphoné à Anna pour lui dire de ne pas culpabiliser et lui exprimer la fierté qu’il ressentait pour elle. Il fallait faire preuve d’un certain altruisme pour faire passer ses patients avant sa famille ou alors être réellement passionnée par son métier. Mais pouvait-on être passionné par la médecine sans altruisme ? Il savait que même si elle disait le contraire, la manière dont Gabriella et maman Morello l’avaient traité l’avait profondément touché. Il était habitué à entendre les reproches et les insultes des deux harpies mais ce n’était pas le cas d’Anna. Certes, elle n’était pas proche des deux autres femmes de la famille mais elles n’étaient jamais véritablement entrées en conflit ouvert. Son père lui aimait sa famille mais il se contentait la plupart du temps de rester loin des histoires crées par sa femme et sa fille ainée. Il ne voulait certainement pas que tout lui retombe dessus. Il faisait donc ce que l’on lui disait et quand il en avait marre, il partait à l’hôpital. Il avait bien assez de travail en tant que chef de la chirurgie pour ne pas être embêté souvent. Il donnait le soutien qu’il pouvait à Damian et Anna mais ne défendait jamais son fils face à sa mère. Damian ne lui en avait jamais tenu rigueur, comprenant qu’il ne servait à rien de tenir tête à sa cinglée de mère. Damian lui n’était pas famille. Il avait arrêté de compter le nombre de fois où lorsqu’il était enfant, il avait tenté d’obtenir un mot tendre de sa mère, un regard, un geste d’amour maternel. Mais rien n’était jamais venu. Les seules choses qu’il était parvenu à obtenir de cette femme c’était des mots haineux et un manque clair de confiance en lui. Combien de fois lui avait-elle répété qu’il ne parviendrait jamais à devenir médecin ? Lui, qui était aujourd’hui l’un des neurochirurgiens les plus prometteurs du pays. Combien de fois lui avait-elle répété qu’il n’était que de la vermine ? Il ne savait même plus tellement la somme était importante. Bien entendu, elle ne faisait jamais ce genre de choses en présence de son mari. Mais ce n’était pas pour cela qu’elle se montrait aimable avec lui. Damian en était venu à se convaincre qu’elle était ainsi avec lui car il était un homme. Sans doute aurait-elle voulu avoir une autre fille ? Il n’y avait aucune autre explication logique à ce manque d’amour maternel. Surtout lorsque l’on savait à quel point elle aimait Gabriella. Mais que ça ne compte. La haine qu’elle lui vouait lui était rendue au centuple par Damian. Il n’en avait rien à faire d’elle et passait son temps à l’ignorer. Aujourd’hui, il n’avait plus aucun compte à lui rendre. Avec Gabriella, les choses avaient toujours été tendues. Sa sœur ainée avait toujours agi de la même manière que leur mère la prenant pour un modèle. Elle passait donc son temps étant enfant à mettre Damian en défaut et à le faire gronder. Il n’avait pas demandé son reste et lui avait bien rendu tout ce qu’elle lui avait fait par des farces pas vraiment gentilles. Malgré l’importance de la famille pour Gabriella et sa mère, Damian avait tout simplement été désinvité lorsque Anna avait annoncé qu’elle ne viendrait pas au mariage de l’ainée des Morello. Le jeune homme n’avait pas vraiment compris pourquoi il avait droit à ce traitement. Mais de toute manière, il n’avait pas envie de s’y rendre et cela l’arrangeait parfaitement. A cette époque, il n’était pas en état de supporter un mariage alors qu’il avait perdu son unique amour. Avec Anna à ses côtés, il y serait parvenu mais pas seul ! Il n’était donc pas allé au mariage de Gabriella mais n’en avait pas parlé à sa plus jeune sœur. Il ne voulait pas alimenter le feu naissant entre Anna, leur mère et Gabriella. Il était certain que Anna aurait pris sa défense en sachant cela. Il n’avait pas vu sa sœur depuis une éternité. Il ne se rendait jamais voir sa mère ni Gabriella. Il venait simplement aux fêtes de famille lorsqu’il ne parvenait pas à avoir une garde ce jour là. La seule personne a qui il tenait vraiment chez les Morello et pour qui il aurait tout fait, même donner un rein c’était Anna. Sa petite sœur et lui avaient toujours été très proches l’un de l’autre et jamais il ne pourrait la laisser tomber. Ils savaient que même à des dizaines de milliers de kilomètres, ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Même si ils ne se voyaient pas H24, ils pensaient l’un à l’autre et s’aimaient fortement. Aujourd’hui, ils avaient une relation la plupart du temps professionnelle car Anna était interne dans l’hôpital où Anna travaillait. Mais il essayait d’être le plus clément avec elle tout en étant impartial avec les autres. Ce n’était jamais facile d’être le supérieur de sa sœur dans certains cas.

Ce jour là, Anna avait proposé à son grand frère de se retrouver pour passer du temps libre ensemble. Pour une fois, ils pourraient parler de leurs vies personnelles sans avoir à respecter cette hiérarchie et cette professionnalité qui les éloignaient pendant leurs services à l’hôpital. Comme à son habitude, Anna était en retard et Damian commençait à s’énerver face à cela. Il ne supportait pas le regard. Il n’avait jamais supporté cela. Pour lui, arriver à l’heure c’était déjà être en retard. Mais Anna avait fini par arriver, habillée en civil. Ils s’étaient fait des compliments naturels face à leurs tenues respectives se charriant un peu au passage. « Combien tu crois que tu as eu de gardes grâce à moi ? j’ai fait joué mes contacts pour que tu puisses en avoir plus que les autres. Tu pensais vraiment que toutes les gardes t’étaient données pour tes jolis yeux ? » La taquina t-il doucement. Il n’avait jamais fait de favoritisme mais il savait que Anna préférait travailler la nuit contrairement à la plupart des internes donc il avait un peu trafiqué les choses. Mais très légèrement. Comme il s’y était attendu, Anna avait très bien compris qu’il lui mentait. Il n’avait jamais su lui mentir. C’était d’ailleurs la seule personne à qui il ne savait pas raconter des salades. Il se contenta de détourner le regard et balayer ses gestes d’une main sachant parfaitement qu’il ne tiendrait pas longtemps avant de lui avouer ce qui le rongeait surtout quand elle lui lançait des petits sourires rassurants. Anna était sa seule confidente et il ne pouvait rester longtemps sans lui avouer ce qu’il avait sur le cœur. Et aujourd’hui, son monde venait simplement de s’écrouler alors il en avait vraiment gros sur l’âme. Damian avait toujours su mettre son mal-être de côté, cacher ce qui n’allait pas mais pas avec Anna. Elle était toujours parvenue à lui tirer les vers du nez. Il parvint à se détendre légèrement et à rigoler sincèrement lorsque Anna lui annonça qu’il avait du oublier ses années en tant qu’interne. « Justement non. Je n’ai jamais stressé. Tu sais ? Mémoire photographique » Dit-il avec un grand sourire tout en montrant sa tête avant de lui faire un clin d’œil. Elle allait le tuer à coup sûr. « Et j’étais justement au cœur de toutes ses intrigues vu que je couchais avec toutes les internes » continua t-il un léger sourire sur les lèvres. Ce n’était pas vraiment pour le plaisir qu’il faisait ça à l’époque mais plutôt pour oublier Julia. Julia. Justement, ce nom était la cause de tous ses problèmes actuels et bizarrement tout semblait la ramener à ses pensées. Le jeune homme baissa les yeux pour ne pas que sa sœur voit son regard s’assombrir de tristesse et prit sa carte entre ses mains. Il la fixa bêtement pendant plusieurs minutes sans vraiment comprendre ce qu’il lisait. Puis, sans un regard pour Anna, il lâcha « Justement en parlant de ça… » Commença t-il sachant que sa sœur savait pourquoi il avait couché avec toute sa promotion. « J’ai bien compris que tu m’avais capté tout à l’heure puisque soit disant je ne savais même pas te mentir pour un biscuit » Continua t-il lui faisait ainsi comprendre qu’elle avait vu juste et qu’il n’allait pas bien. Elle était l’un des femmes les plus intelligentes qu’il connaissait, elle ferait rapidement le lien. Damian était beaucoup trop fier pour lui avouer clairement qu’il n’allait pas bien. Relevant ses yeux noisettes légèrement humides et noircir par ce mélange de tristesse et de colère, il lâcha comme une bombe « Julia n’est pas morte ». Aucune explication ne vint s’ajouter à cette phrase. Les mots semblaient être bloqués dans sa gorge et ne parvenait pas à en sortir. Anna n’allait certainement rien comprendre et le prendre pour un cinglé.

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MessageSujet: Re: as long as you're here with me ※ DAMIAN Lun 20 Nov - 23:09

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as long as you're here with me
ANNA MORELLO AND DAMIAN MORELLO ※
In truth a family is what you make it. It is made strong, not by number of heads counted at the dinner table, but by the rituals you help family members create, by the memories you share, by the commitment of time, caring, and love you show to one another, and by the hopes for the future you have as individuals and as a unit..


On ne pouvait pas dire que dans toute son existence Anna Morello avait connu de grands malheurs, qu'elle avait élevée dans un foyer n'apportant pas d'amour, où les problèmes étaient continuels, voire quasiment permanents. Contrairement à beaucoup de personnes, elle faisait partie des chanceux, son enfance et son adolescence avait été heureuse. Elle avait été aimée, elle avait été choyée et peu importe les problèmes qu'elle pouvait avoir avec sa mère, elle savait totalement au fond d'elle que celle-ci l'aimait. Elle n'en doutait nullement. Il était vrai qu'elles étaient très régulièrement en désaccord, qu'elles avaient une vision de la vie qui ne s'accordaient pas et il en était de même avec sa soeur Gabriella. Pourtant, cela ne voulait pas dire qu'elle avait été malheureuse. Ou qu'elle l'était encore actuellement. Elle avait beaucoup de choses pour elle et elle s'en rendait compte tous les jours. C'était d'ailleurs de cette façon qu'elle aimait avancer jour après jour, il était important pour elle d'avoir des pensées positives. Elle aimait être optimiste, elle tentait de l'être autant qu'elle le pouvait, car elle aimait dire qu'une pensée positive ne pouvait amener que des bonnes choses. Certes, elle reconnaissait qu'en cas de coups durs ou de chagrins, il n'était pas aisé de songer de manière aussi peu dramatique. Justement, elle réalisait totalement que la vie qu'elle avait connu l'avait aidé à être de la sorte. Malgré tout, elle savait que chaque être humain était libre de se construire lui-même. Son nom lui donnait des facilités, c'était une certitude, mais elle s'était battue pour en arriver où elle était aujourd'hui. Elle n'avait pas laissé ses liens familiaux la définir. Pour cette raison, elle avait été jusqu'à prendre la fuite à Baltimore, pour pouvoir être celle qu'elle souhaitait devenir. Parce qu'elle savait ce qui risquait de se passer si elle faisait ses études de médecine à Los Angeles. Elle allait être vue telle "la fille de" , elle allait être jugée pour les exploits de son père et non pour celle qu'elle était. Ni pour ses capacités. Evidemment, sur la côte est, le grand chirurgien Morello était connu, mais il n'était pas une ombre constamment derrière elle. Dans cette ville, on s'était simplement souvent contentée de lui demander si elle avait un lien de parenté avec lui. On ne pensait pas qu'elle avait obtenu un passe droit, on l'avait laissé étudier en paix et elle avait pu prouver tout ce qu'elle valait. Et quand enfin elle avouait qu'elle était bel et bien la fille d'Enzo Morello, on se limitait à lui poser quelques questions à son sujet. Personne allait s'imaginer des faits mensongers, ou envisager qu'elle avait pu être avantagée. C'était tout ce qu'elle avait voulu pour pouvoir apprendre convenablement. Pour grandir et devenir celle qu'elle avait toujours désiré être. Elle ne savait pas si elle aurait été moins bonne ou au contraire meilleure en effectuant son cursus à Los Angeles, néanmoins jamais elle avait regretté son choix de s'en aller. Cela était d'autant plus vrai quand il était question de ses années en Afrique. A aucun moment, son nom de famille avait eu une quelconque importance. Elle se rappelait de cet entretien qui avait comme sceller son destin. Les questions s'étaient enchaînées, on lui avait demandé ce qui la motivait à partir, pourquoi elle faisait son choix, on l'avait interrogé sur ses connaissances médicales mais le médecin qui s'était tenu devant elle n'avait pas prêté d'attention au fait qu'elle soit une Morello.  C'était tant mieux. On pouvait croire parfois qu'elle avait honte d'être qui elle était, sauf que c'était le contraire. Elle était fière de son père, de ses travaux de recherche, de ce qu'il avait pu apporter à la chirurgie moderne, malgré tout, elle voulait  réussir sans bénéficier de sa notoriété, c'était là que la différence se trouvait. Alors forcément depuis qu'elle était de retour à Los Angeles, elle avait de nouveau la sensation de temps à autre d'être jugée à cause de sa génétique. Elle avait vu des internes être effrayée à l'idée qu'elle aille répéter des informations à son père, des médecins prendre des pincettes avec elle de peur qu'elle aille se plaindre à leur chef. Tout comme elle avait entendu certains de ses collègues imaginer qu'elle avait obtenu sa place d'inter uniquement parce que son père était le chef de la chirurgie. Quand cela arrivait, elle se permettait à chaque fois de prouver à quel point ils pouvaient se tromper, mais elle ne pouvait pas faire taire tout le monde. Elle avait pris un risque en revenant en ville et dès le début elle avait su les conséquences que cela pourrait avoir, elle devait donc les assumer. Et c'était ce qu'elle faisait. Elle n'avait guère d'autres solutions. D'autant plus qu'elle n'était pas la seule à vivre avec cette charge. Pendant toutes les années où elle avait connu un semblant de liberté, Damian était quant à lui resté. C'était lui qui avait probablement le plus souffert de tout ceci, elle s'en doutait, même s'il n'en parlait pas. En tant que petite soeur, elle ne pouvait cacher qu'elle était fière de lui, de ce qu'il était devenu durant tout ce temps et tant que future chirurgienne, elle reconnaissait aussi du talent qu'il avait, quand bien même cela pouvait être étrange parfois de se retrouver sous ses ordres. Encore plus que quand elle devait travailler pour son père ou pour Aidan. Car avec Damian, elle les revoyait lorsqu'ils étaient enfants, à cette époque où il n'était pas son supérieur.   « Combien tu crois que tu as eu de gardes grâce à moi ? j’ai fait joué mes contacts pour que tu puisses en avoir plus que les autres. Tu pensais vraiment que toutes les gardes t’étaient données pour tes jolis yeux ? » . Elle sourit, jusqu'ici il ne lui avait pas avoué qu'il avait essayé de l'avantager. La plupart du temps, elle détestait recevoir une quelconque marque de favoritisme mais elle appréciait l'idée qu'il lui avait permis d'avoir de nombreuses gardes de nuit. En plus elle savait qu'elle n'était pas comme tous les internes détestant le fait de travailler la nuit. Mais jamais elle n'avait été comme les autres, ce fait n'était pas récent. « J'ai toujours cru que mes jolis yeux me permettaient de tout obtenir tu le sais. Ca marchait sur toi quand on était gamins », répondit-elle en lui adressant un sourire taquin. Elle se permettait d'en rire parce qu'il s'agissait de Damian, car en temps normal elle détestait supposer que son physique puisse lui apporter des avantages, tout autant que son nom. Cela faisait partie des choses capables de la révulser ou de la mettre en colère. Oui elle savait qu'elle avait un physique avantageux, que des portes auraient pu s'ouvrir si elle avait désiré en jouer, toutefois elle ne l'avait pas fait. A aucune occasion, elle en avait profité pour obtenir des privilèges. Peu importe ce que tout le monde pouvait croire, elle n'était pas ce genre de personnes. Car cela n'était pas dans ses convictions, ni dans son caractère. Et si elle devait se battre pour le prouver, elle le faisait sans aucune difficulté.  « Justement non. Je n’ai jamais stressé. Tu sais ? Mémoire photographique », sur ses paroles elle se contenta de lui tirer la langue, comme une enfant, sachant la chance qu'il avait d'avoir une aussi bonne mémoire. Pourtant, elle n'était pas à plaindre. A l'université, elle avait été major de promotion, elle avait obtenu ses diplômes sans avoir besoin de se tuer à la tâche, de travailler jusqu'à l'épuisement. Presque comme si ses capacités étaient innées, qu'elle lui avait été transmise par le sang de son père. Elle avait grandi dans le bain de la médecine. Elle se revoyait enfant lire des manuels compliqués appartenant à l'homme de la famille tout en lui demandant de lui expliquer ce qu'elle était trop jeune pour comprendre. Il lui avait tout appris, tout montré et elle avait à peine dix ans quand elle avait tenté pour la première fois de faire des sutures. Elle ne possédait pas la mémoire photographique de Damian, mais elle n'était pas à plaindre. « Et j’étais justement au cœur de toutes ses intrigues vu que je couchais avec toutes les internes ». Avec son physique des plus séduisants, son frère ne pouvait que plaire aux femmes. Encore aujourd'hui, elle entendait des remarques de la part de certaines de sa promotion posant des questions à son sujet. Il plaisait et elle savait qu'il en avait profité, c'était tout naturel. « Je ne stresse pas non plus. Enfin je sais que j'ai bien travaillé et que ça ira...... » , affirma-t-elle en hochant légèrement les épaules. Elle n'était pas dans le même état de panique que la plupart des autres futurs chirurgiens. Forcément sur certaines spécialités, elle était moins douée, mais elle parvenait à avoir confiance en ses connaissances, en toutes les choses qu'elle avait appris en Afrique et qui lui servait tous les jours. Puis elle avait Aidan. Et il était un soutien que peu pouvait trouver. « Pour le fait de coucher avec tout le monde, l'une de mes collègues voudrait ton numéro d'ailleurs..... Tu sais la petite rousse du nom de Clara, je sais pas si tu vois.  » , ajouta-t-elle comme si de rien était, presque comme si elle annonçait la météo du lendemain. Depuis toujours, elle était connue pour être ouverte à ce sujet, à ne pas avoir de difficultés à parler de sexe notamment avec son frère. Et nul doute qu'elle aurait pu faire perpétuer la réputation des Morello doués en séduction, si Aidan n'avait pas fait changer la jeune femme. S'il n'était pas entré dans sa vie pour lui apporter tout ce dont elle ne pensait pas avoir besoin, mais qui au final lui offrait un nouveau souffle. Le regard fixé sur son aîné, elle remarqua rapidement que quelque chose paraissait le tracasser. Quelques minutes plus tôt, elle n'avait pas été dupe et elle voyait dans ses yeux qu'il tentait de lui avouer quelque chose. De lui parler. « Justement en parlant de ça… » , elle s'en doutait, car elle le connaissait par coeur et que chaque fois qu'il avait cet air dessiné dans les iris, il s'apprêtait à lui faire un aveu. Il n'avait pas changé depuis l'enfance. « J’ai bien compris que tu m’avais capté tout à l’heure puisque soit disant je ne savais même pas te mentir pour un biscuit », elle ne put s'empêcher de faire naître un sourire en coin sur ses lèvres, avant de se montrer plus attentive. Elle avait l'impression qu'il était question d'un sujet sérieux, qu'il ne s'agissait pas d'un banal souci sans aucune importance et elle devait bien avouer que cela l'inquiétait. Qu'elle avait peur face à l'annonce qu'il allait lui faire. « Julia n’est pas morte », sa respiration s'arrêta l'espace d'une seconde, elle put presque sentir son muscle cardiaque manquer un battement, comprenant alors totalement pourquoi son frère affichait cette tête. Pourquoi il paraissait perdu et si mal. « Quoi ?! T'es sérieux ?! » , demanda-t-elle sans pouvoir cacher la surprise qui l'animait. Elle ne comprenait pas comment cela était possible, comment cela pouvait être arrivé.  C'était impossible, les morts ne renaissaient pas, cela n'arrivait pas à part dans les films. Enfin c'était ce qu'elle avait toujours cru.




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