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hello it's me - damian

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MessageSujet: hello it's me - damian Jeu 21 Sep - 23:44

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 hello it’s me ❖ Damian & Cassandre


Los Angeles, la ville des anges. Cela faisait maintenant sept années que Julia n'avait pu songer à mettre ne serait-ce qu'un orteil dans ce vaste paradis urbain, elle qui avait été déchue de sa vie idyllique car sa sœur en aurait avoir trop vu de ce qu'elle aurait préféré ignorer. Sept années, et pourtant elle avait le sentiment que rien n'avait changé : les rues étaient toujours les mêmes, les taxis se succédaient sur les routes, et les passants vagabondaient sur les trottoirs sans prêter la moindre attention à ce qui les entourait. Non, la cité possédait toujours cette même vivacité, ce dynamisme enivrant qui l'avait charmé dès son départ du Mexique, il y a fort longtemps. La seule et infirme différence qu'il y avait dans cette masse fourmillante si familière, c'était bien elle. Depuis l'appel de ce flic qui l'invitait à la réhabilitation, elle avait énormément réfléchi aux options qui s'offraient à elle : demeurer décédée pour ceux qui l'avait connu, ou bien reprendre sa place ici-même, abandonner tout une nouvelle fois. Étrangement, le temps n'avait été qu'une affaire de quelques minutes durant cette réflexion loin d'être futile. Julia aura beau prétendre qu'il vaut mieux écouter sa raison que son coeur, qu'elle soit Grant ou Morales, elle restait une femme bien trop impulsive pour ne serait-ce qu'écouter sa conscience. « le coeur à ses raisons que la raison ignore » une maxime qui rythmait ses actes et prenait la tête de ses pas. À présent, la jeune femme se retrouvait dans les rues de Los Angeles, solitaire dans l'âme à l'instar de l'ombre qu'elle était devenue pour mieux disparaître dans la mêlée. Elle avait élu domicile dans un petit hôtel bon marché bien qu'elle ne songeait pas à rester bien longtemps. C'est comme si chacune de ses intentions s'effaçaient peu à peu, pour ne laisser place qu'à une idée fixe : Damian. Il avait été son obsession durant toute la durée de son exil et à présent, la tentation de le revoir était à son paroxysme. Combien de fois avait-elle hésité auprès du téléphone, combien de fois s'était-elle brimée pour ne pas appeler ? Et lorsqu'elle avait cédé, combien de fois était-elle restée simplement silencieuse, alors que le timbre adoré de sa voix cherchait à la reconnaître ? Son palpitant se contracta à cette pensée. Julia n'avait pas eu énormément de mal à retrouver la trace de Damian et n'en fut presque pas surprise. Dans un cybercafé, elle n'avait pas mis longtemps à apprendre qu'il était en proie de devenir un prestigieux chirurgien. Dans le taxi qui la mena à l’hôpital, Julia eu un moment de faiblesse : elle s'imaginait difficilement ce qui pouvait l'attendre désormais et son plan maladroit - voire inexistant - lui semblait cruellement incongru dans la situation actuelle. Lorsqu'elle arriva et qu’elle apprit qu’il était de nuit, elle décida d'attendre la fin de son service pour se rendre à l'intérieur, ce qui lui permis d'avancer davantage sur le chemin sinueux de ses craintes. Cela faisait sept ans qu'elle avait disparu de la circulation, et qu'il la croyait morte. Elle pouvait concevoir que c'était un délai énorme. Cela l'avait bien été pour elle. Les questions se bousculaient dans son esprit : comment allait-il réagir ? Allait-il ne serait-ce qu'accepter ce qu'elle avait tant besoin de lui dire après tout ce temps ? Le jour s'assombrissait, Julia s'était assise sur un banc et fumait tranquillement une cigarette, comme si la fumée qu'elle expirait lui permettait d'évacuer le stress que lui procurait cette confrontation. Impatience mêlée de réticence. Comme un enfant ayant envie d'effectuer un plongeon dans une mer sans fond, sans savoir nager. Lorsque, enfin le temps fut venu d'accomplir ce pourquoi elle était venue, la jeune femme jeta son mégot et l'écrasa avec lenteur avant de vérifier son apparence : ce n'était pas exactement l'allure qu'elle aurait souhaité avoir pour ce jour, mais cela suffirait sûrement. Tremblante, Julia pénétra dans un ascenseur qui la déposa à l’accueil, l’hôpital avait l’air désert à cette heure-ci, il lui sembla être seule. Elle n’avait plus qu’à faire quelques pas pour se retrouver face à la secrétaire jusqu'à apercevoir un homme de dos et elle s'arrêta, sa voix perdue dans les méandres des émotions les plus violentes. « Bonsoir Damian ... » dit-elle enfin, en espérant qu'il se retourne avant de défaillir.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Ven 22 Sep - 23:33

Depuis quelques semaines, la mélancolie avait envahi l’esprit de Damian. Le jeune homme était en proie à un désespoir sans nom sans qu’il ne puisse bien expliquer pourquoi il se sentait si lasse. Comme à son habitude néanmoins, il ne montrait rien et faisait comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. De toute manière, il n’y avait pas beaucoup de personnes pour se préoccuper de l’état du jeune homme. Il n’avait pas vraiment d’amis et ce n’était certainement pas sa mère qui allait prendre de ses nouvelles. Seuls Anna et son père auraient pu se rendre compte de quelque chose mais il n’en avait guère envie. Premièrement, Anna avait bien d’autre chose à penser que l’état moral de son frère. Elle devait se concentrer sur ses études et il ne souhaitait pas la distraire. Il était proche de son père mais pas autant pour lui parler de ses petits coups de moues. Damian avait toujours été un solitaire dans l’âme et cela ne s’était pas amélioré en grandissant. Le jeune homme s’était complétement refermé sur lui-même depuis la mort de Julia. La seule façon que le médecin avait trouvé pour noyer son chagrin était de se plonger corps et âme dans le travail. Il pouvait passer des heures à étudier des livres parlant de médecine et lire les nouveaux articles publiés par la communauté scientifique dans l’espoir de toujours viser plus haut. Il souhaitait être l’un des meilleurs neurochirurgiens des Etats-Unis et il n’avait pas vraiment autre chose à faire que tout mettre de son côté pour y parvenir. Damian avait donc choisi de travailler de nuit à l’hôpital. Peu de titulaires étaient d’accord pour assurer des gardes nocturnes et Damian s’était donc jeté à l’eau. La nuit était souvent le moment où il se sentait le plus déprimé et où les images de Julia venaient encore le hanter même après sept années passées. Il n’était jamais parvenu à oublier cette femme qu’il avait aimée de tout son être. Son amour pour elle était demeurée intact et il souffrait encore aujourd’hui de cette perte. C’est pourquoi il était heureux de travailler de nuit. Il n’avait ainsi pas peur de se laisser envahir par le chagrin et pouvait noyer sa peine dans le travail. Certes, il faisait moins d’opérations ou seulement les urgences mais cela lui permettait de tenir le coup en attendant d’aller mieux. Ce soir là, le service de neurologie était plutôt calme. Il n’y avait plus que quelques patients et aucune urgence n’était à déclarer. Damian savait qu’il allait donc passer une nuit calme à son plus grand désespoir. Heureusement, de nouveaux articles sur des tumeurs présentes dans le lobe temporal avaient été publiés et il allait se faire un plaisir de les étudier en long, en large et en travers. Après son réveil, vers cinq heures de l’après-midi, le jeune homme avait mangé en vitesse un grand bol de céréales accompagné d’un verre de jus de pommes. Certes, ce n’était pas un repas très équilibré mais il mangeait ce qui lui faisait plaisir quand il n’avait pas le moral. C’était ça ou ne rien manger du tout. Damian s’était ensuite rendu à l’hôpital pour prendre son tour de garde. Il venait de finir de recevoir les informations du chirurgien dont il prenait la relève quand une voix retentit dans son dos. Pendant une seconde, le jeune homme faillit se retourner pour demander qui oser lui parlait aussi familièrement dans son service mais il s’arrêta net quand il reconnut le timbre de voix de la personne l’ayant interrompu. Etait-il entrain de rêver ? Quelqu’un lui faisait-il un mauvais tour ? Ou bien il devenait fou et avait des hallucinations ? La seule façon d’en avoir le cœur net était de se retourner mais il semblait en être incapable. Ses pieds semblaient être ancrés dans le sol et ses jambes refusaient de lui obéir. Son sang s’était glacé et il était sûr d’être aussi pâle qu’un mort. Il déglutit avec difficulté murmurant d’une voix imperceptible « Ressaisis toi Damian ! ». Soupirant pour se donner contenance, il se retourna lentement mais sûrement pour faire face à un fantôme, une femme qui hantait ses jours et ses nuits depuis près de sept ans sans cesse. Il ne comprenait plus rien ! Comment pouvait-elle être là alors qu’elle était sensée être six pieds sous terre ? Pourquoi était-elle là alors qu’il pleurait sa mort depuis sept ans ? « C’est impossible » dit-il comme pour essayer de s’en convaincre. Mais la vérité était devant lui. Julia Morales était bel et bien en vie. Et, elle lui avait fait croire à sa mort durant des années. Il n’y avait pas d’autres explications logiques. Encore sous le choc, il parvint néanmoins à bégayer « Julia… Mais… Mais… Comment ? »
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Lun 2 Oct - 12:57

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Julia contemplait l’hôpital avec une anxiété grandissante. Cela faisait plusieurs heures à présent que différents personnes allaient et venaient, ignorant superbement sa présence discrète, dissimulée à l'abri des ténèbres nocturnes. Le froid mordant s'était peu à peu attaqué à ses chairs hérissées de frissons, et peu à peu, avait délaissé sa proie de tout l'enthousiasme, de toute l'imprudence qui l'avait mené ici-même. Pour adoucir ses craintes, la jeune demoiselle n'avait pas tardé à entamer son paquet de Lucky Strike dont elle ne se séparait plus depuis des années. C'était sans doute le seul point commun qui reliait les deux identités qu'elle avait emprunté. Julia expira sa fumée et ses yeux se voilèrent, imaginant peu à peu dans cette brumeuse disparate les scènes qu'elle se rejouait inlassablement dans son esprit. Elle savait pertinemment qu'une fois qu'elle serait face à Damian, les mots s'évanouiraient pour laisser place à un malaise vertigineux doublé d'intenses émotions qui la laisseraient sans voix. Mais, chacune des esquisses qu'elle effectuait semblaient floues, superficielles et bientôt ces dernières s'évaporaient avec la fumée dans l'air du soir. Lorsqu’enfin la nuit était tombée, Julia se leva du banc sur lequel elle avait patienté et après quelques tirages supplémentaires sur son mégot, se sépara de celui-ci pour s'armer d'une détermination qui fut toujours sienne et qui dès lors s'enfuyait au moment le plus fatidique, où elle s'avérait indispensable. Dans l’ascenseur, Julia eut le loisir de découvrir son apparence : elle n'avait que très peu dormi depuis son départ et les petits cernes qui ornaient ses paupières le démontraient explicitement. Elle n'avait nullement pris soin d'enjoliver son allure, là où pourtant toute autre femme se serait affublée d'une tenue plus décente pour des retrouvailles qu'un simple jean et une veste rapiécée. La hâte avait eu raison de la coquetterie féminine. D'un simple geste de la main, elle se résolut seulement à remettre sa crinière d'un onyx chatoyant. Le « ding » familier traduisant son arrivée à l'étage désiré l'extirpa de ses préoccupations et la peur au ventre, elle se jeta à corps perdu dans ce qui devenait la fosse au Lion. La jeune demoiselle s’avança de quelques pas supplémentaires dans l’optique d’aller voir la personne chargée de l’accueil demandant de voir le docteur Morello avant de perdre son courage qui l’avait poussé à venir jusqu’ici.  Mais elle en avait nullement besoin. Lorsqu’elle l’aperçu, même si ce dernier était de dos, son palpitant se stoppa littéralement dans sa poitrine et elle n’attendait qu’une chose, qu’il pivote sur ses talons pour l'avoir enfin dans son champ-de-vision. Ses lèvres s'entrouvrirent dans l'espoir de pouvoir articuler un mot correct, mais comme elle l'avait prévu au préalable, ses illusions se dispersèrent, cédant leur place à un néant profond d'où jaillissaient diverses sensations dont elle avait été privée. La joie, le soulagement, le bonheur, une pointe d'amertume de n'avoir point accompagner ses pas. Elle ne put que souffler son prénom, espérant qu'il puisse ainsi se retourner et lui faire face. Ses mains formèrent des poings étroitement serrés dans les poches de sa veste, en écho à la tension qui animait les mains de son hôte. « C’est impossible »  Elle inclina légèrement la tête sur le côté, notant la cohue d'émotions qui traversait le visage de Damian saisissant chacune d'elle au passage, sans en saisir toutes les nuances pour autant. Elle finit par opiner, n'osant pas investir davantage l'espace du jeune homme, bien qu'une envie oppressante de l'étreindre contre elle l'embrasait. Il lui avait tant manqué ... ses lèvres, la petite fossette qui lui faisait un deuxième sourire, mais surtout ses yeux, ses incroyables yeux qui avaient toujours eu la faculté de l'envouter.  « Tu l'as finalement fait. »   Dit-elle en le scrutant de ses yeux, le voyant pour la première fois avec une blouse de médecin. Cela avait était son rêve de devenir un célèbre docteur et Julia avait toujours pensé qu’elle serait là lorsqu’il réussirait son rêve malgré les commentaires désagréables de sa mère. La mélancolie se mêlait déjà à sa nostalgie.« Julia… Mais… Mais… Comment ? » Survolant ses frayeurs, Julia avança de quelques pas. Ses mains se lièrent l'une à l'autre, réprimant ainsi son stress. Pourtant, elle refusait catégoriquement de délier son regard du sien ...  « Je ... Tu vas sans doute trouver ça complètement abusé, mais je te dois des explications. »  
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Jeu 5 Oct - 0:04

Des dizaines de sentiments contradictoires avaient pris possession de son être. Et, il ne savait pas comment il devait réagir. Peu sont les personnes qui auraient su la manière dont se conduire dans une situation pareille. Damian avait devant lui un fantôme de son passé, une jeune femme sensée être morte depuis des années. Il aurait pu croire qu’il était devenu fou, que son cerveau lui jouait des tours si il n’était pas persuadé que l’infirmière à côté d’eux ne voyait pas Julia. C’était obligé qu’elle la voie. Si ce n’avait pas été le cas, elle lui aurait certainement demandé si tout allait bien ou alors elle l’aurait regardé comme un fou. Pourtant, l’envie d’aller passer une IRM sur le champs afin d’être sûr qu’il n’avait pas de tumeur au cerveau ne lui manquait pas. Comment cela était-il possible ? Comment une femme sensée être morte depuis des années se retrouvait devant lui ? Si elle était en vie toutes ses années pourquoi n’était-elle pas revenue avant ? Pourquoi lui avait fait-elle croire qu’elle était décédée ? Pourquoi lui avoir brisé le cœur ainsi ? Le jeune homme qui depuis des années s’était refermé sur lui-même ne savait plus se gérer. Dans un premier temps, il ne put qu’être choqué. Elle était là, devant lui alors qu’elle aurait du être morte dans cet accident. Un élément lui manquait dans l’équation. Le résultat était faussé. Quelque chose n’allait pas. L’incompréhension avait alors suivi. Comment pouvait-elle être devant lui alors qu’elle était morte ? Que s’était-il passé ? On lui avait pourtant certifié que l’accident lui avait été fatal. Mais la jeune femme était là devant lui. Lui avait-on menti ? Mais pourquoi ? Cela n’avait pas d’importance. La femme qu’il avait aimée était en vie. Pourquoi se préoccuper du reste ? Son corps se mit à battre à tout rompre dans sa poitrine alors qu’un grand sourire se dessinait sur ses lèvres. La joie et le bonheur étaient maintenant au rendez-vous. Elle lui avait tant manqué et maintenant, elle était là devant lui. Damian qui était resté impassible jusque là, fit un pas en direction de la jeune femme afin de la prendre dans ses bras mais s’arrêta net lorsqu’il réalisa que des années s’étaient écoulées depuis l’accident. L’incompréhension était de retour. Pourquoi avait-elle attendu si longtemps avant de revenir le voir ? Pourquoi lui avoir fait croire à cette fausse mort ? Cela n’avait aucun sens. En fait, elle s’était carrément moquée de lui. Elle lui avait fait croire qu’elle l’aimait, qu’elle tenait à lui, mais pendant sept ans, elle lui avait fait croire qu’elle était morte ! N’avait-elle donc aucun cœur ? Et elle osait pointer le bout de son nez comme un cheveu sur la soupe après tout ce temps ? Cette fille se foutait de la gueule du monde ! Une colère noire envahit alors Damian quand il repensait à la façon dont il avait souffert, dont il s’était tenu pour responsable de cet accident. Il avait pleuré pendant des mois une femme qui en fait faisait semblant d’être morte ! C’était tout simplement incroyable ! Ses yeux noircirent face à la colère qui montait du plus profond de son être face à ce sentiment de s’être fait utilisé et berné. Julia quant à elle, ne semblait pas se rendre compte de la flopée d’émotions qui avait envahi le corps du médecin. Elle le regardait doucement en souriant comme si elle non plus ne croyait pas à la présence de Damian devant elle. Puis, elle ouvrit enfin la bouche. Et, ce qu’elle lança faillit faire tomber Damian à la renverse. « Tu as finalement réussi ». Pendant quelques secondes, le jeune homme ne comprit pas de quoi elle parlait. Puis, ces neurones se connectèrent et il saisit qu’elle faisait allusion à son travail. Vu qu’il portait une blouse blanche, cela signifiait qu’il était médecin et qu’il avait atteint son but. La colère de Damian ne fit que s’accroitre. Cette fille était complétement à côté de la plaque ou quoi ? Elle lui faisait croire qu’elle était morte pendant des années et la seule chose qu’elle trouvait à lui dire quand elle revenait c’était « Tu as finalement réussi » !? Non, mais elle tournait pas rond celle-là ! Pinçant les lèvres, le jeune homme se retint de lui envoyer une remarque acerbe. Puis, il essaya d’obtenir des informations mais seulement un flot de questions quitta ses lèvres traduisant de son état fibrille. La jeune femme sembla alors vouloir lui donner un semblant d’explication. Mais Damian n’était pas sûr de vouloir les écouter. Il avait l’impression d’avoir été utilisé et trahi. Le neurochirurgien n’aimait vraiment pas cela. Le pardon n’avait jamais été son fort et découvrir que sa petite amie sensée être six pieds sous terre n’était pas si morte que ça, ce n’était pas une pilule facile à avaler. Avant qu’elle ne puisse se lancer plus loin dans des explications, Damian prit conscience qu’il était dans le hall du service de neurologie. Il ne pouvait pas avoir ce genre de conversation dans ce lieu. Il la toisa de haut en bas, réfléchissant à ce qu’il devait faire. « Pas ici ! » Dit-il d’une voix froide et sans appel. L’ordre était plus que direct mais il ne donna pas plus de précision sur ce que devait faire Julia. Elle n’avait qu’à le suivre. Le jeune homme tourna ensuite les talons avant d’entrer dans la salle de garde la plus proche. « Tu as exactement 1 minute et trente secondes pour tes explications à deux balles, ensuite j’me casse. J’ai plus important à faire » Lâcha t-il d’un ton cassant qui reflétait parfaitement son état de penser. Il n’avait pas envie de l’écouter. Il avait été assez pris pour un coup au cours des dernières années avec cette simulation de mort. Le temps écoulé, il partirait. De toute manière, il devait se préparer pour aller voir des patients.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Dim 15 Oct - 14:30

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Julia contemplait Damian comme si elle le rencontrait pour la première fois. Après tant d'années de séparation, la demoiselle avait l'impression de redécouvrir certains traits du visage de Damian, certaines mimiques qui faisait de lui la personne extraordinaire qu'il avait toujours été, et que le temps avait sournoisement effacé de sa mémoire, lui laissant ce goût amer d'insatisfaction sur la langue. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en la voyant débarquer ainsi, la jeune femme était aussi choquée qu'il pouvait l'être. Elle aura beau prétendre s'être préparée à cette entrevue, c'était un mensonge. Rien n'aurait pu la préparer à ce qui l'attendait dans cette pièce, le passé délaissé transporté dans un présent incompris et confus. Elle savait qu'en mettant les pieds dans cette pièce, elle aurait peur. Et à cet instant précis, Julia était terrifiée, mais la cause de cette réaction restait tapis dans l'ombre. Elle était simplement effrayée à l'idée de retrouver une personne intensément aimée et de ne plus la reconnaître. Un tremblement agita ses épaules et la jeune femme enfonça ses poings dans les poches de sa veste, les serrant avec force pour réprimer les frissons qui l'animait. Cela n'était bien évidemment nullement dû au froid qu'elle avait affronté toute la soirée durant, mais bel et bien l'intensité des prunelles de Damian. Un regard, un sourire, il n'avait suffi que de cela autrefois pour les lier. Cela sera-t-il suffisant cette fois-ci ? Julia en doutait sérieusement. Ils avaient toujours eu des caractères particulièrement forts et même s'ils avaient eu bien peu de disputes pour des futilités, cela ne relevait pas du même seuil d'acceptation voire même de tolérance. C'est ainsi qu'en s'approchant de lui, la jeune Grant savait pertinemment que ses réactions ne seraient pas mielleuses. L'auraient-elles été qu'elle en aurait été d'autant plus abattue. Cela aurait signifié que ce retour ne valait plus rien, si ce n'est un superflu qu'elle ne désirait pas. Elle pouvait comprendre ses interrogations c’était prévisible. Ne devait-elle pas être morte ? C'est pourquoi elle pinça ses lèvres vermeilles, mimique traduisant parfaitement la culpabilité qui la rongeait depuis bien trop longtemps, quand bien même n'était-elle pas la plus responsable de la situation actuelle. Elle pouvait concevoir que sa présence était bien plus perturbatrice pour lui, que cette rencontre pouvait l'être pour elle. D'une certaine manière elle avait toujours su, ou du moins espérer la vivre, ce qui n'était pas son cas. Ses espoirs étaient morts nés lorsqu'il avait reçu l'annonce de sa « mort ». « Je ... Tu vas sans doute trouver ça complètement abusé, mais je te dois des explications. »   Elle ne rajoute rien, espérant que son silence permettrait au moins une digestion plus rapide de ce qui se déroulait. Elle attendait qu’il se remette de sa présence avant de continuer. Et lorsqu’elle le voit avancer vers elle, elle ne peut s’empêcher de sourire ; un sourire rassurant malgré qu’elle était tremblante, tremblante de désir de pouvoir enfin le toucher après tant d’année. Alors elle fait également un pas vers sa direction voulant arriver au but plus rapidement ; impatiente d’être enfin dans ses bras, sentiment qu’elle peinait de s’en souvenir. Elle avait voulu se faire marquer au fer rouge par ses rires, son sourire, ses toucher après huit années loin de lui, petit à petit la sensation de son toucher, de ses baisers s’étaient envolés, gommer de son esprit malgré sa volonté à vouloir s’en souvenir. Mais elle tiqua lorsqu’elle le voit reculer, elle se sentie démunie. « Damian » Elle avait appelé son nom comme une nécessité qui se glisse à ses lèvres sans même qu’elle ne s’en rend compte, et déjà elle avait avancé par grandes enjambées en sa direction limitant leur éloignement. Elle n’avait qu’à tendre la main pour pouvoir le toucher et pourtant elle se forçait à laisser son bras le long de son corps. Elle ne voulait pas le brusquer, elle voulait attendre d’avoir son aval avant de faire quoique ce soit. « Pas ici ! » Son ton froid l’a fait sursauter légèrement peu habituer à ça de la part de Damian. Demeurant un instant taciturne car troublée et perdue, elle attend sagement la suite. Cependant, malgré son silence, ses prunelles ne quittaient pas les siennes car si évidemment elle avait sa part de responsabilité dans l'affaire, elle refusait à le laisser croire que tout aurait été prémédité. Échapper à son regard aurait signé un arrêt entièrement coupable, et Julia n'était tout de même pas de celles qui se pliaient face à la force d'un autre, quand bien même cette force était-elle juste. Il s’éloigne alors, fière et droit, ne lui offrant que son dos, endeuillant son cœur qui fit soudain un bond dans sa poitrine. Sans l’inviter à le suivre, elle le fait tout de même, incapable de laisser cette rencontre se finir ainsi. Elle comprend qu’il veut la blesser pour ces années de mensonges, l’humilier surement à ce qu’elle lui suive telle une chienne et elle n’ose imaginée ce que les personnes présentes dans le couloir peuvent penser d’elle ; une ex qui vient ramper aux pieds de son ex ? Surement. Pourtant elle le suit jusqu’à la salle qui leur réserve. « Tu as exactement 1 minute et trente secondes pour tes explications à deux balles, ensuite j’me casse. J’ai plus important à faire » Sa langue claqua contre son palais, ne sachant pas si elle devait rugir avec colère ou bien avec mépris. Elle ne peut s’empêcher un hijo de la puta s’échapper de ses lèvres dans un murmure. Et la seconde qui suit, elle espère que ce débordement n’a pas été entendu par le concerné ; leur relation est déjà assez conflictuelle pour en rajouter. Elle soupire avant de relever les yeux vers ceux de Damian et sans les quitter une seule seconde, elle s’accorde un laps de temps supplémentaire. Temps qu’elle n’a pas mais elle ne savait comment commencer. « Je pensais pouvoir trouver les mots plus facilement en venant ici »  commença la jeune femme avec un sourire traduisant aisément sa nervosité. Elle passa une main dans sa chevelure ébène et poursuivit « ça fait quatre ans que je n'attends que ça et maintenant que j'y suis, ça paraît insensé à présenter ça normalement. » Elle observa les prunelles de Damian, tentant d'y décrypter n'importe quoi, un signe peut-être. Ne perçu rien. Chute. « Peu avant ma … disparition, ma sœur a été au mauvais endroit au mauvais moment. Elle a vu quelqu’un mourir, un meurtre du cartel. Dans les jours qui ont suivis, ma famille on reçut des menaces avant que le cartel ne les mette en place. Ma famille a été assassiné.» elle s’interrompt et passant ses deux mains sur son visage en essayant d’effacer le souvenir des photos de sa famille morte que la police lui a montré. Elle se laisse quelques secondes supplémentaires avant de reprendre son récit. « J'ai été placé dans le programme de protection des témoins et exilé hors du pays. Non, enfaite, on m'a complètement effacé et c'est comme si j'étais vraiment morte ce jour-là … Le FBI a tout organisé et mis en scène pour faire croire que j’étais morte. »
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Mar 31 Oct - 16:35

Malgré toutes ses années de séparation, Julia n’avait pas changé. Elle était toujours la magnifique jeune femme dont il se rappelait. Au fil des années, les souvenirs qu’il gardait d’elle s’étaient estompés pour ne garder qu’une image floue et cruelle qui mettait son cœur en miette. Le jeune homme était sensé avoir une mémoire photographique et pourtant il n’avait pu conserver une image parfaite de celle qu’il avait tant aimé. Toutes les photos qu’il avait d’elle avaient été réduites en cendres, tous les souvenirs avaient été détruits. C’était certainement la première chose qu’il avait fait lorsqu’il avait appris le décès de sa petite amie. Il se rendait tellement responsable de cette mort qu’il ne pouvait supporter d’avoir devant lui des preuves irréfutables de ce triste événement. Il n’avait donc plus que sa mémoire pour se souvenir de Julia. Durant des mois, il n’avait cessé d’imaginer les courbes délicates de la jeune femme, ses cheveux de jais et ses yeux pétillants de vie. Il imaginait encore la caresse de ses lèvres sur les siennes, ses mains qui parcouraient doucement ses cheveux lorsqu’ils échangeaient un baiser. Puis, au fil des années, tout cela avait fini par disparaître. Il ne parvenait plus à se rappeler de l’odeur de son parfum, il n’entendait plus le son de sa voix. Il avait perdu la nuance exacte de ses yeux noisettes. Pourtant, aujourd’hui alors qu’elle était devant lui, tout lui revint d’un coup. Et il put se rendre compte qu’elle n’avait pas changé. Le temps ne semblait pas avoir eu d’emprise sur elle. Et même après toutes ses années sans la voir, Damian ne pouvait qu’en être certain. Julia était la plus belle femme qui lui avait été donnée de voir au cours de sa vie. Et Dieu savait pourtant le nombre de femmes qui avaient partagé son lit pour une soirée depuis la soi-disant mort de la jeune femme. Si on lui avait dit ce matin au réveil que Julia se tiendrait devant lui le soir-même il aurait certainement ri au nez de la personne. Mais pourtant, c’était le cas. Un ange se tenait devant lui. Pendant un instant, Damian se demanda si il rêvait, ou si il était pris d’hallucination car il était impossible que Julia soit là devant lui. Pas alors qu’elle était sensée être morte. Peut-être était-ce une vision du paradis ? Une moquerie cruelle pour le faire souffrir ? Mais il réalisa bien vite qu’il n’était pas le seul à voir la jeune femme et la colère n’en fut que plus forte. Il se surprit alors à penser qu’il aurait préféré que Julia reste ce souvenir flou dont il ne parvenait pas à se rappeler tous les détails. Après des heures à pleurer, à espérer qu’elle lui revienne, maintenant qu’elle était devant lui, il aurait préféré qu’elle ne soit pas là ! Comment pouvait-on être si cruel ? Comment pouvait-on revenir dans la vie de quelqu’un après lui avoir fait croire pendant des années à sa mort ? Comment pouvait-on être aussi insensible pour faire croire à quelqu’un que l’on était mort ? Avait-elle voulu le punir ? Qu’avait-il dont fait pour mériter cela ? Revenait-elle aujourd’hui pour lui demander quelque chose ? Dans l’esprit de Damian d’ordinaire si rationnel, il n’y avait aucune explication logique. Si Julia était présente devant lui après lui avoir fait croire à sa mort durant des années c’était qu’elle attendait quelque chose de lui. Elle lui annonça doucement qu’elle lui devait des explications. Damian se retint difficilement de rire narquoisement. Non sans blague ? Comme c’est étrange de donner des explications à son ex-petit-ami qui a cru à ta mort pendant des années, qui a souffert, qui t’as pleuré, pensa t-il ironiquement. Clairement, Julia n’avait rien perdu de son sens de l’humour. Mais Damian lui n’avait pas abandonné son sarcasme ni son mauvais caractère. Le jeune homme n’était pas prêt de la laisser s’en tirer sans des explications claires et précises. Et tant qu’il ne les aurait pas eu, il ne décolérerait pas. Après lui avoir lâché un pas ici peu aimable, Damian partit sans même regarder si la jeune femme le suivait pour se rendre dans une salle de garde vide. Il avait une réputation ici. Il ne pouvait pas se donner en spectacle devant tout un service. Il n’aurait pu supporter le regard des aides-soignantes, des infirmières et des internes après cela. Il devait conserver son autorité face à toutes épreuves. Quelques secondes après son entrée dans la salle, Julia entra à son tour. Elle n’avait pas hésité une seconde avant de le suivre. Mais elle ne s’attendait certainement pas à la tornade qui allait s’abattre sur elle. Il lui annonça qu’elle avait une minute trente pour lui expliquer et qu’après il partirait. Les règles étaient données, les dés étaient jetés. N’ayant pas perdu de son caractère, elle lança une insulte en espagnol à voix basse mais cela n’échappa pas à Damian. Il se mordit la langue pour ne pas lui rendre l’insulte et la pourrir. Il se contenta de serrer les poings fortement jusqu’à se faire blanchir les jointures de ses articulations. Si il commençait à laisser sortir sa colère, rien ne pourrait l’arrêter. Julia semblait vraiment avoir envie de s’exprimer mais elle ne parvenait pas à trouver ses mots. « Une minute » lâcha Damian d’une voix froide après avoir jeté un coup d’heure à sa montre. Il n’allait certainement pas lui faciliter la tâche. Elle avait qu’à avoir préparer un discours avant de venir ici. Après tout, elle avait eu le temps depuis près de 10 ans. Et enfin, elle se lança dans des explications plus abracadabrantes les unes que les autres. S’attendait-elle vraiment à ce qu’il croit à un traitre mot de ce qu’elle venait de dire ? Clairement, elle avait rêvé. Alors qu’elle ne semblait ne plus rien avoir à dire, Damian prit enfin la parole. Julia ne se doutait certainement pas de l’homme qu’elle venait de provoquer. Damian n’était plus celui qu’elle avait connu des années auparavant. Il s’était endurci, crée une carapace pour se protéger. Il avait appris à aiguiser ses propos pour frapper là où ça faisait mal. La tornade n’allait pas tarder à s’abattre balayant tout sur son passage. « Ça y est t’as fini ? » Lâcha t-il d’une voix cruelle. Se passant une main dans les cheveux, Damian secoua la tête d’un air désespéré avant d’exploser d’un rire narquois et froid. « Et tu t’attendais réellement à ce que je crois un seul mot de ce que tu as dit ? » Dit-il froidement son sérieux retrouvé aussi vite que le rire avait quitté ses lèvres. Le ton était lancé. « Mais tu as rêvé ma pauvre. Si tu penses que revenir après des années durant lesquelles tu m’as fait croire à ta mort avec une histoire abracadabrante allait suffire, tu t’es fourré le doigt dans le seul. Tu aurais pu trouver une meilleure excuse pour te foutre de ma gueule Julia. Quoi ? Tu pensais que j’allais t’accueillir les bras ouverts ? Que je n’aurai pas refait ma vie ? Que je penserai encore à toi ? Après toutes ses années ? Mais ça fait bien longtemps que je t’ai oublié, que je t’ai remplacé ! Tu peux disparaître à nouveau de ma vie et te faire passer pour morte si cela te chante. Qu’est ce que je peux bien en avoir à faire ? Quoi que tu es à me demander pour revenir d’entre les morts après des années sans même avoir pensé à m’en avertir, tu te le fous là où je pense. Jamais tu n’auras autre chose venant de moi que de la haine Julia. » dit-il cruellement voulant la faire souffrir autant qu’il souffrait à cet instant. C’était son moyen de défense, l’attaque. Il ne savait pas comment gérer tous ses sentiments qu’il ressentait pour Julia et son retour. Il ne savait pas gérer sa tristesse alors il voulait lui faire du mal. « Te detesto, eres repugnante, y te odio. » Ajouta t-il dans la langue maternelle de Julia, langue qu’il avait appris de part sa mère mexicaine. Il savait très bien que ces paroles auraient bien plus d’impact ainsi.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian Dim 10 Déc - 15:21

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Plus les minutes s'écoulaient, plus Julia sentait son estomac se tordre avec véhémence au sein de son être, répondant aux échos irréguliers de son palpitant. Bien qu'extérieurement, la jeune femme affichait un calme olympien acquis durant ces dernières années d'isolement, elle n'en restait pas moins aussi affolée que n'importe quelle personne ayant un jour subie une situation comme celle-ci un jour, ce qui devait s'élever à 10% de la population américaine. Du moins, c'était l'optimisme de la jeune femme qui le clamait, puisqu'elle n'aurait sans doute jamais souhaité ce malheur à quiconque, pas même son pire ennemi. C'est ainsi qu'elle observait les moindres mimiques traversant le visage de Damian, comme si elle recherchait un signal qui l'autoriserait enfin à ouvrir ses lèvres vermeilles et délivrer le terrible secret quelles scellaient, un secret qui avait atteint le temps de ne plus en être un. Pour l'instant, Julia ne retrouvait qu'incompréhension, confusion et colère chez Damian, c'est pourquoi elle jugea préférable de rester silencieuse un peu plus longtemps, accordant un délai aussi bref soit-il au jeune Morello, pour se remettre du choc que devait lui infliger sa présence ici même. Imperceptiblement, cette attente la faisait trembler. Elle devait se focaliser intensément sur lui pour ne pas prêter attention à l'état dans laquelle elle se trouvait, s'apercevant que si elle craquait maintenant, elle serait incapable de venir à bout de son récit et tanti canti, il ne comprendrait pas. Il ne chercherait d'ailleurs plus à comprendre. Elle aurait laissé filer sa chance. Sa voix se lève et c’est d’un ton froid et distant qu’il lui annonce qu’il ne lui reste qu’une minute. Une minute pour rattraper huit années. Une minute pour sauver leur relation. La jeune femme serre les mâchoires et après un instant, elle laisse les mots s’écoulaient. Ses explications ne sont pas aussi claires et explicites qu’elle ne l’aurait voulu, elle avait tant attendu ce jour-là mais rien ne se passer comme dans ses rêves. Elle aurait voulu lui proposer un verre, elle aurait même voulu avoir elle-même un verre comme si cela pourrait lui permettre de supporter cette situation. Pour ainsi dire, elle pensait vraiment qu’on pouvait noyer ses problèmes dans un fond de bouteille. Elle avait appris cela lors de son exil. Pourquoi ne pas noyer sa peine, sa douleur, et tout ce que ses paroles allaient déclencher, tout de suite ?  Les mots s'écoulaient avec lenteur d'entre ses lèvres vermeilles, comme l'aurait fait un flot de sang d'entre les bords infectés d'une plaie si profonde qu'elle en atteignait les entrailles de son âme. Julia laissait la vérité se mêler au flux, révélant peu à peu les tourments qui avaient pesé sur elle lors de son exil, ce qui s'était réellement passé. Elle était incapable de taire cela à présent qu'elle faisait face à Damian, son cœur avait des nouveaux besoins et celui de s'exprimer comme il n'en avait plus eu l'occasion depuis trop longtemps, arrivait en tête de liste. C'était comme cesser de respirer durant une longue période, observer le monde du fond de l'océan de solitude dans lequel elle s'était plongée durant tout ce temps, et enfin émerger et reprendre une longue inspiration, voire plusieurs de suite, savourer goulument les bienfaits de l'air qui pénétrait ses poumons. Son cœur avait été asphyxié et durant son isolement, seule l'image de Damian avait alimenté ses espoirs de surface, telle une morte-vivante s'accrochant à ses souvenirs pour ne pas disparaître à jamais. Bien entendu, sous le feu de ses confessions, Julia se remémora que toutes les premières inspirations ont toujours été les plus douloureuses ... Elle aurait aimé dire qu’elle le connaissait que trop bien, qu’elle imaginait sa réaction face à ses propos, sa façon d’agir avec elle. Elle aurait pensé que tout redeviendrait comme avant ; qu’en pleurent ils se seront jetés dans les bras l’un de l’autre en se demandant pardon en voulant rattraper ses huit années de leur vie de couple. Mais plus ses paroles s’écoulaient, plus son regard se faisait glacial et lorsqu’enfin elle avait fini, il n’avait été que bourreau. Ses paroles n’étaient fait que de pics cherchant à la blesser autant qu’elle avait pu le faire lorsqu’il l’a cru morte. Et il y a des choses que l’on comprend que plus tard. Parfois, cela met des années. Et c’était le cas aujourd’hui. Huit ans plus tard, Julia comprenait certaines choses. Elle n’aurait pas dû revenir, elle aurait dû rester Lola, il ne voulait pas savoir la vérité mais elle ne lui avait pas laissé le choix. Elle l’avait retrouvé, espérant de lui qu’il comprenne. Sauf qu’il ne comprenait rien et qu’il n’avait pas l’air d’envie de comprendre. Il avait surement dû faire son deuil et elle venait de réapparaitre ouvrant à nouveau cette cicatrice béante. Elle n’avait pensé qu’à elle, à ses envies. Elle n’avait jamais réussi à aimer un autre homme que lui, ni même à désirer autant un autre homme que lui ; alors elle n’avait pensé qu’à elle, elle n’était qu’un monstre d’égoïsme. Pourtant, elle le savait si c’était à refaire, elle n’aurait rien changé. Elle serait toujours venue le voir, lui dire qu’elle était toujours vivante en chair et en os. « Et tu t’attendais réellement à ce que je crois un seul mot de ce que tu as dit ? » « J'ai toujours été sincère vis-à-vis de toi »  s'exclama-t-elle avec la passion d'un coeur déchainé battant rageusement contre sa poitrine, indigné par des mots d'une injustice blessante, écœurante. Il était cruel et abordait une mine grave qu'elle ne lui avait que très peu connu, tant que cela l'effrayait presque ... Elle redoutait ce qui allait suivre. Et ses paroles donnèrent des coups lents à son palpitant. Habituellement imperméable, il se perçait aujourd’hui de mille coupures par lesquelles se déversaient douleur et culpabilité. Elle ne voulait pas avoir l’image d’un Damian cruel et sanguin. Elle ne voulait pas que ses souvenirs de lui soient effacés pour celle-là. Et jamais elle n’avait senti de pareil sentiment aussi virulents que ceux qui l’habitent à l’instant ; raison accablée, cœur aux abois, gorge nouée par un désarroi profond. Et pourtant, malgré tout elle demeurait fière et droite, incapable de plier même face à sa douleur muette, toisant Damian d’un regard à la fois vindicatif et implorant « je t’en prie crois moi » . « Quoi ? Tu pensais que j’allais t’accueillir les bras ouverts ? Que je n’aurai pas refait ma vie ? Que je penserai encore à toi ? Après toutes ses années ? Mais ça fait bien longtemps que je t’ai oublié, que je t’ai remplacé ! » Oh. Il avait refait sa vie. Elle n’était plus sa Julia ; il avait quelqu’un d’autre. La gorge de Julia se serra tandis qu'elle hochait négativement la tête. Elle n'était nullement surprise que le jeune homme soit allé de l'avant, elle n'était pas déçue qu'il soit parvenu à reconstruire une vie sans elle, avec une autre femme. Aurait-elle était réellement morte que c'est sûrement le mieux qu'elle aurait pu lui souhaiter. Néanmoins, elle avait espéré que les choses soient comme elle les avait laissés. Il avait l’air de l’avoir remplacé si facilement, en un claquement de doigt. Aurait-elle vraiment due laisser les choses comme elles l'étaient, ne pas revenir, rester enterrer dans son esprit et conserver l'identité d'une autre durant le reste de ses jours ? Allongée sur son lit, Julia y avait médité des heures, des nuits, à s'en arracher le cuir chevelu. Elle n'avait tout simplement pas pu se tenir à l'écart. Son énergie s'était épuisée durant huit année à se tenir éloignée de lui. Elle n'aurait pas pu. « Tu peux disparaître à nouveau de ma vie et te faire passer pour morte si cela te chante. Qu’est ce que je peux bien en avoir à faire ? Quoi que tu es à me demander pour revenir d’entre les morts après des années sans même avoir pensé à m’en avertir, tu te le fous là où je pense. Jamais tu n’auras autre chose venant de moi que de la haine Julia. » Elle ne veut pas laisser les sentiments l’envahir, elle sait qu’elle est à deux doigts de lâcher prise. Pour l’instant ses yeux étaient extrêmement secs. « Je ne sais pas ce que ça fait d'entendre l'annonce d'un décès, je ne sais pas non plus ce qu'est de déposer des fleurs sur une tombe et je ne pense pas pouvoir imaginer une seule seconde la souffrance que ma disparition a due t'infliger. Ce que je connais, c'est la douleur d'avoir dû te quitter en te laissant dans l'ignorance totale, d'avoir dû mourir officiellement et survivre officieusement sous une identité qui n'était pas la mienne. Ce que je connais, c'est la torture de vivre loin de toi durant huit années avec l'horreur de n'avoir aucun droit sur ta vie, avec l’interdiction de décrocher le téléphone pour ne serait-ce que savoir, à défaut d'y participer, comment se déroulait ton existence. Avec le mal de l'attente qui s'allonge, toujours plus longtemps, et avec un délai qui plus croissant était-il, plus il devenait destructeur quant à mes chances de retrouver ma place, aussi bien dans ta vie que dans ton coeur. »  Sa voix tremble légèrement alors qu’elle avance soudainement vers lui, elle était trop proche de lui. Une cinquantaine de centimètres qui lui permettraient de fuir, elle n’en savait rien. Elle ne savait qu’elle énergie, quelle force la poussait vers lui ; si proche qu’elle sentit son cœur faire un bond en avant, elle en avait tellement rêvé de pouvoir enfin être là avec lui. Elle n’avait qu’un geste à faire pour pouvoir le toucher et doucement elle s’élance ; sa main se lève pour se poser sur la sienne. Ses doigts se pressèrent contre les siens, y recherchant une force qu'elle n'était plus certaine de posséder face à cette mise à nue : elle parlait à cœur ouvert, comme elle l'avait toujours fait. Cependant, son cœur était amoché et ses paroles s'écoulaient de ses plaies multiples, pas forcément dans un ordre correct ... Elle aurait tant voulu embrasser ses lèvres et que nous réconcilier soit aussi facile que par le passé. « Te detesto, eres repugnante, y te odio. » Elle se recule instantanée de lui comme si elle s’était brulée en le touchant. Mais c’était plus ses paroles que son toucher. Elle recule vers le mur, ne s’autorisant à respirer après ses paroles acérées que lorsque son dos heurte le mur glacé, mordant un peu plus ses bras. Elle se réfugie contre la froideur du mur qui semblait de glace contre sa colonne vertébrale. « Mientes »  Sa gorge est nouée et sa voix si frêle, si fragile. Elle s’en veut de se montrer ainsi, de déposer les armes mais elle ne peut s’imaginer ne lui faire partie de la vie de Damian, d’y lire cette pointe de haine dans son regard. Alors elle ferme les yeux comme si elle refusait de voir la vérité en face. « Tu mens. » Dis-moi que tu mens, dis-le-moi et donne-moi une raison de continuer de me battre, pour toi ...
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