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hello it's me - damian

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MessageSujet: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyJeu 21 Sep - 23:44

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 hello it’s me ❖ Damian & Cassandre


Los Angeles, la ville des anges. Cela faisait maintenant sept années que Julia n'avait pu songer à mettre ne serait-ce qu'un orteil dans ce vaste paradis urbain, elle qui avait été déchue de sa vie idyllique car sa sœur en aurait avoir trop vu de ce qu'elle aurait préféré ignorer. Sept années, et pourtant elle avait le sentiment que rien n'avait changé : les rues étaient toujours les mêmes, les taxis se succédaient sur les routes, et les passants vagabondaient sur les trottoirs sans prêter la moindre attention à ce qui les entourait. Non, la cité possédait toujours cette même vivacité, ce dynamisme enivrant qui l'avait charmé dès son départ du Mexique, il y a fort longtemps. La seule et infirme différence qu'il y avait dans cette masse fourmillante si familière, c'était bien elle. Depuis l'appel de ce flic qui l'invitait à la réhabilitation, elle avait énormément réfléchi aux options qui s'offraient à elle : demeurer décédée pour ceux qui l'avait connu, ou bien reprendre sa place ici-même, abandonner tout une nouvelle fois. Étrangement, le temps n'avait été qu'une affaire de quelques minutes durant cette réflexion loin d'être futile. Julia aura beau prétendre qu'il vaut mieux écouter sa raison que son coeur, qu'elle soit Grant ou Morales, elle restait une femme bien trop impulsive pour ne serait-ce qu'écouter sa conscience. « le coeur à ses raisons que la raison ignore » une maxime qui rythmait ses actes et prenait la tête de ses pas. À présent, la jeune femme se retrouvait dans les rues de Los Angeles, solitaire dans l'âme à l'instar de l'ombre qu'elle était devenue pour mieux disparaître dans la mêlée. Elle avait élu domicile dans un petit hôtel bon marché bien qu'elle ne songeait pas à rester bien longtemps. C'est comme si chacune de ses intentions s'effaçaient peu à peu, pour ne laisser place qu'à une idée fixe : Damian. Il avait été son obsession durant toute la durée de son exil et à présent, la tentation de le revoir était à son paroxysme. Combien de fois avait-elle hésité auprès du téléphone, combien de fois s'était-elle brimée pour ne pas appeler ? Et lorsqu'elle avait cédé, combien de fois était-elle restée simplement silencieuse, alors que le timbre adoré de sa voix cherchait à la reconnaître ? Son palpitant se contracta à cette pensée. Julia n'avait pas eu énormément de mal à retrouver la trace de Damian et n'en fut presque pas surprise. Dans un cybercafé, elle n'avait pas mis longtemps à apprendre qu'il était en proie de devenir un prestigieux chirurgien. Dans le taxi qui la mena à l’hôpital, Julia eu un moment de faiblesse : elle s'imaginait difficilement ce qui pouvait l'attendre désormais et son plan maladroit - voire inexistant - lui semblait cruellement incongru dans la situation actuelle. Lorsqu'elle arriva et qu’elle apprit qu’il était de nuit, elle décida d'attendre la fin de son service pour se rendre à l'intérieur, ce qui lui permis d'avancer davantage sur le chemin sinueux de ses craintes. Cela faisait sept ans qu'elle avait disparu de la circulation, et qu'il la croyait morte. Elle pouvait concevoir que c'était un délai énorme. Cela l'avait bien été pour elle. Les questions se bousculaient dans son esprit : comment allait-il réagir ? Allait-il ne serait-ce qu'accepter ce qu'elle avait tant besoin de lui dire après tout ce temps ? Le jour s'assombrissait, Julia s'était assise sur un banc et fumait tranquillement une cigarette, comme si la fumée qu'elle expirait lui permettait d'évacuer le stress que lui procurait cette confrontation. Impatience mêlée de réticence. Comme un enfant ayant envie d'effectuer un plongeon dans une mer sans fond, sans savoir nager. Lorsque, enfin le temps fut venu d'accomplir ce pourquoi elle était venue, la jeune femme jeta son mégot et l'écrasa avec lenteur avant de vérifier son apparence : ce n'était pas exactement l'allure qu'elle aurait souhaité avoir pour ce jour, mais cela suffirait sûrement. Tremblante, Julia pénétra dans un ascenseur qui la déposa à l’accueil, l’hôpital avait l’air désert à cette heure-ci, il lui sembla être seule. Elle n’avait plus qu’à faire quelques pas pour se retrouver face à la secrétaire jusqu'à apercevoir un homme de dos et elle s'arrêta, sa voix perdue dans les méandres des émotions les plus violentes. « Bonsoir Damian ... » dit-elle enfin, en espérant qu'il se retourne avant de défaillir.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyVen 22 Sep - 23:33


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Depuis quelques semaines, la mélancolie avait envahi l’esprit de Damian. Le jeune homme était en proie à un désespoir sans nom sans qu’il ne puisse bien expliquer pourquoi il se sentait si lasse. Comme à son habitude néanmoins, il ne montrait rien et faisait comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. De toute manière, il n’y avait pas beaucoup de personnes pour se préoccuper de l’état du jeune homme. Il n’avait pas vraiment d’amis et ce n’était certainement pas sa mère qui allait prendre de ses nouvelles. Seuls Anna et son père auraient pu se rendre compte de quelque chose mais il n’en avait guère envie. Premièrement, Anna avait bien d’autre chose à penser que l’état moral de son frère. Elle devait se concentrer sur ses études et il ne souhaitait pas la distraire. Il était proche de son père mais pas autant pour lui parler de ses petits coups de moues. Damian avait toujours été un solitaire dans l’âme et cela ne s’était pas amélioré en grandissant. Le jeune homme s’était complétement refermé sur lui-même depuis la mort de Julia. La seule façon que le médecin avait trouvé pour noyer son chagrin était de se plonger corps et âme dans le travail. Il pouvait passer des heures à étudier des livres parlant de médecine et lire les nouveaux articles publiés par la communauté scientifique dans l’espoir de toujours viser plus haut. Il souhaitait être l’un des meilleurs neurochirurgiens des Etats-Unis et il n’avait pas vraiment autre chose à faire que tout mettre de son côté pour y parvenir. Damian avait donc choisi de travailler de nuit à l’hôpital. Peu de titulaires étaient d’accord pour assurer des gardes nocturnes et Damian s’était donc jeté à l’eau. La nuit était souvent le moment où il se sentait le plus déprimé et où les images de Julia venaient encore le hanter même après sept années passées. Il n’était jamais parvenu à oublier cette femme qu’il avait aimée de tout son être. Son amour pour elle était demeurée intact et il souffrait encore aujourd’hui de cette perte. C’est pourquoi il était heureux de travailler de nuit. Il n’avait ainsi pas peur de se laisser envahir par le chagrin et pouvait noyer sa peine dans le travail. Certes, il faisait moins d’opérations ou seulement les urgences mais cela lui permettait de tenir le coup en attendant d’aller mieux. Ce soir là, le service de neurologie était plutôt calme. Il n’y avait plus que quelques patients et aucune urgence n’était à déclarer. Damian savait qu’il allait donc passer une nuit calme à son plus grand désespoir. Heureusement, de nouveaux articles sur des tumeurs présentes dans le lobe temporal avaient été publiés et il allait se faire un plaisir de les étudier en long, en large et en travers. Après son réveil, vers cinq heures de l’après-midi, le jeune homme avait mangé en vitesse un grand bol de céréales accompagné d’un verre de jus de pommes. Certes, ce n’était pas un repas très équilibré mais il mangeait ce qui lui faisait plaisir quand il n’avait pas le moral. C’était ça ou ne rien manger du tout. Damian s’était ensuite rendu à l’hôpital pour prendre son tour de garde. Il venait de finir de recevoir les informations du chirurgien dont il prenait la relève quand une voix retentit dans son dos. Pendant une seconde, le jeune homme faillit se retourner pour demander qui oser lui parlait aussi familièrement dans son service mais il s’arrêta net quand il reconnut le timbre de voix de la personne l’ayant interrompu. Etait-il entrain de rêver ? Quelqu’un lui faisait-il un mauvais tour ? Ou bien il devenait fou et avait des hallucinations ? La seule façon d’en avoir le cœur net était de se retourner mais il semblait en être incapable. Ses pieds semblaient être ancrés dans le sol et ses jambes refusaient de lui obéir. Son sang s’était glacé et il était sûr d’être aussi pâle qu’un mort. Il déglutit avec difficulté murmurant d’une voix imperceptible « Ressaisis toi Damian ! ». Soupirant pour se donner contenance, il se retourna lentement mais sûrement pour faire face à un fantôme, une femme qui hantait ses jours et ses nuits depuis près de sept ans sans cesse. Il ne comprenait plus rien ! Comment pouvait-elle être là alors qu’elle était sensée être six pieds sous terre ? Pourquoi était-elle là alors qu’il pleurait sa mort depuis sept ans ? « C’est impossible » dit-il comme pour essayer de s’en convaincre. Mais la vérité était devant lui. Julia Morales était bel et bien en vie. Et, elle lui avait fait croire à sa mort durant des années. Il n’y avait pas d’autres explications logiques. Encore sous le choc, il parvint néanmoins à bégayer « Julia… Mais… Mais… Comment ? »
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyLun 2 Oct - 12:57

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Julia contemplait l’hôpital avec une anxiété grandissante. Cela faisait plusieurs heures à présent que différents personnes allaient et venaient, ignorant superbement sa présence discrète, dissimulée à l'abri des ténèbres nocturnes. Le froid mordant s'était peu à peu attaqué à ses chairs hérissées de frissons, et peu à peu, avait délaissé sa proie de tout l'enthousiasme, de toute l'imprudence qui l'avait mené ici-même. Pour adoucir ses craintes, la jeune demoiselle n'avait pas tardé à entamer son paquet de Lucky Strike dont elle ne se séparait plus depuis des années. C'était sans doute le seul point commun qui reliait les deux identités qu'elle avait emprunté. Julia expira sa fumée et ses yeux se voilèrent, imaginant peu à peu dans cette brumeuse disparate les scènes qu'elle se rejouait inlassablement dans son esprit. Elle savait pertinemment qu'une fois qu'elle serait face à Damian, les mots s'évanouiraient pour laisser place à un malaise vertigineux doublé d'intenses émotions qui la laisseraient sans voix. Mais, chacune des esquisses qu'elle effectuait semblaient floues, superficielles et bientôt ces dernières s'évaporaient avec la fumée dans l'air du soir. Lorsqu’enfin la nuit était tombée, Julia se leva du banc sur lequel elle avait patienté et après quelques tirages supplémentaires sur son mégot, se sépara de celui-ci pour s'armer d'une détermination qui fut toujours sienne et qui dès lors s'enfuyait au moment le plus fatidique, où elle s'avérait indispensable. Dans l’ascenseur, Julia eut le loisir de découvrir son apparence : elle n'avait que très peu dormi depuis son départ et les petits cernes qui ornaient ses paupières le démontraient explicitement. Elle n'avait nullement pris soin d'enjoliver son allure, là où pourtant toute autre femme se serait affublée d'une tenue plus décente pour des retrouvailles qu'un simple jean et une veste rapiécée. La hâte avait eu raison de la coquetterie féminine. D'un simple geste de la main, elle se résolut seulement à remettre sa crinière d'un onyx chatoyant. Le « ding » familier traduisant son arrivée à l'étage désiré l'extirpa de ses préoccupations et la peur au ventre, elle se jeta à corps perdu dans ce qui devenait la fosse au Lion. La jeune demoiselle s’avança de quelques pas supplémentaires dans l’optique d’aller voir la personne chargée de l’accueil demandant de voir le docteur Morello avant de perdre son courage qui l’avait poussé à venir jusqu’ici.  Mais elle en avait nullement besoin. Lorsqu’elle l’aperçu, même si ce dernier était de dos, son palpitant se stoppa littéralement dans sa poitrine et elle n’attendait qu’une chose, qu’il pivote sur ses talons pour l'avoir enfin dans son champ-de-vision. Ses lèvres s'entrouvrirent dans l'espoir de pouvoir articuler un mot correct, mais comme elle l'avait prévu au préalable, ses illusions se dispersèrent, cédant leur place à un néant profond d'où jaillissaient diverses sensations dont elle avait été privée. La joie, le soulagement, le bonheur, une pointe d'amertume de n'avoir point accompagner ses pas. Elle ne put que souffler son prénom, espérant qu'il puisse ainsi se retourner et lui faire face. Ses mains formèrent des poings étroitement serrés dans les poches de sa veste, en écho à la tension qui animait les mains de son hôte. « C’est impossible »  Elle inclina légèrement la tête sur le côté, notant la cohue d'émotions qui traversait le visage de Damian saisissant chacune d'elle au passage, sans en saisir toutes les nuances pour autant. Elle finit par opiner, n'osant pas investir davantage l'espace du jeune homme, bien qu'une envie oppressante de l'étreindre contre elle l'embrasait. Il lui avait tant manqué ... ses lèvres, la petite fossette qui lui faisait un deuxième sourire, mais surtout ses yeux, ses incroyables yeux qui avaient toujours eu la faculté de l'envouter.  « Tu l'as finalement fait. »   Dit-elle en le scrutant de ses yeux, le voyant pour la première fois avec une blouse de médecin. Cela avait était son rêve de devenir un célèbre docteur et Julia avait toujours pensé qu’elle serait là lorsqu’il réussirait son rêve malgré les commentaires désagréables de sa mère. La mélancolie se mêlait déjà à sa nostalgie.« Julia… Mais… Mais… Comment ? » Survolant ses frayeurs, Julia avança de quelques pas. Ses mains se lièrent l'une à l'autre, réprimant ainsi son stress. Pourtant, elle refusait catégoriquement de délier son regard du sien ...  « Je ... Tu vas sans doute trouver ça complètement abusé, mais je te dois des explications. »  
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyJeu 5 Oct - 0:04


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Des dizaines de sentiments contradictoires avaient pris possession de son être. Et, il ne savait pas comment il devait réagir. Peu sont les personnes qui auraient su la manière dont se conduire dans une situation pareille. Damian avait devant lui un fantôme de son passé, une jeune femme sensée être morte depuis des années. Il aurait pu croire qu’il était devenu fou, que son cerveau lui jouait des tours si il n’était pas persuadé que l’infirmière à côté d’eux ne voyait pas Julia. C’était obligé qu’elle la voie. Si ce n’avait pas été le cas, elle lui aurait certainement demandé si tout allait bien ou alors elle l’aurait regardé comme un fou.  Pourtant, l’envie d’aller passer une IRM sur le champs afin d’être sûr qu’il n’avait pas de tumeur au cerveau ne lui manquait pas. Comment cela était-il possible ? Comment une femme sensée être morte depuis des années se retrouvait devant lui ? Si elle était en vie toutes ses années pourquoi n’était-elle pas revenue avant ? Pourquoi lui avait fait-elle croire qu’elle était décédée ? Pourquoi lui avoir brisé le cœur ainsi ? Le jeune homme qui depuis des années s’était refermé sur lui-même ne savait plus se gérer. Dans un premier temps, il ne put qu’être choqué. Elle était là, devant lui alors qu’elle aurait du être morte dans cet accident. Un élément lui manquait dans l’équation. Le résultat était faussé. Quelque chose n’allait pas. L’incompréhension avait alors suivi. Comment pouvait-elle être devant lui alors qu’elle était morte ? Que s’était-il passé ? On lui avait pourtant certifié que l’accident lui avait été fatal. Mais la jeune femme était là devant lui. Lui avait-on menti ? Mais pourquoi ? Cela n’avait pas d’importance. La femme qu’il avait aimée était en vie. Pourquoi se préoccuper du reste ? Son corps se mit à battre à tout rompre dans sa poitrine alors qu’un grand sourire se dessinait sur ses lèvres. La joie et le bonheur étaient maintenant au rendez-vous. Elle lui avait tant manqué et maintenant, elle était là devant lui. Damian qui était resté impassible jusque là, fit un pas en direction de la jeune femme afin de la prendre dans ses bras mais s’arrêta net lorsqu’il réalisa que des années s’étaient écoulées depuis l’accident. L’incompréhension était de retour. Pourquoi avait-elle attendu si longtemps avant de revenir le voir ? Pourquoi lui avoir fait croire à cette fausse mort ? Cela n’avait aucun sens. En fait, elle s’était carrément moquée de lui. Elle lui avait fait croire qu’elle l’aimait, qu’elle tenait à lui, mais pendant sept ans, elle lui avait fait croire qu’elle était morte ! N’avait-elle donc aucun cœur ? Et elle osait pointer le bout de son nez comme un cheveu sur la soupe après tout ce temps ? Cette fille se foutait de la gueule du monde ! Une colère noire envahit alors Damian quand il repensait à la façon dont il avait souffert, dont il s’était tenu pour responsable de cet accident. Il avait pleuré pendant des mois une femme qui en fait faisait semblant d’être morte ! C’était tout simplement incroyable ! Ses yeux noircirent face à la colère qui montait du plus profond de son être face à ce sentiment de s’être fait utilisé et berné. Julia quant à elle, ne semblait pas se rendre compte de la flopée d’émotions qui avait envahi le corps du médecin. Elle le regardait doucement en souriant comme si elle non plus ne croyait pas à la présence de Damian devant elle. Puis, elle ouvrit enfin la bouche. Et, ce qu’elle lança faillit faire tomber Damian à la renverse. « Tu as finalement réussi ». Pendant quelques secondes, le jeune homme ne comprit pas de quoi elle parlait. Puis, ces neurones se connectèrent et il saisit qu’elle faisait allusion à son travail. Vu qu’il portait une blouse blanche, cela signifiait qu’il était médecin et qu’il avait atteint son but. La colère de Damian ne fit que s’accroitre. Cette fille était complétement à côté de la plaque ou quoi ? Elle lui faisait croire qu’elle était morte pendant des années et la seule chose qu’elle trouvait à lui dire quand elle revenait c’était « Tu as finalement réussi » !? Non, mais elle tournait pas rond celle-là ! Pinçant les lèvres, le jeune homme se retint de lui envoyer une remarque acerbe. Puis, il essaya d’obtenir des informations mais seulement un flot de questions quitta ses lèvres traduisant de son état fibrille. La jeune femme sembla alors vouloir lui donner un semblant d’explication. Mais Damian n’était pas sûr de vouloir les écouter. Il avait l’impression d’avoir été utilisé et trahi. Le neurochirurgien n’aimait vraiment pas cela. Le pardon n’avait jamais été son fort et découvrir que sa petite amie sensée être six pieds sous terre n’était pas si morte que ça, ce n’était pas une pilule facile à avaler. Avant qu’elle ne puisse se lancer plus loin dans des explications, Damian prit conscience qu’il était dans le hall du service de neurologie. Il ne pouvait pas avoir ce genre de conversation dans ce lieu. Il la toisa de haut en bas, réfléchissant à ce qu’il devait faire. « Pas ici ! » Dit-il d’une voix froide et sans appel. L’ordre était plus que direct mais il ne donna pas plus de précision sur ce que devait faire Julia. Elle n’avait qu’à le suivre. Le jeune homme tourna ensuite les talons avant d’entrer dans la salle de garde la plus proche. « Tu as exactement 1 minute et trente secondes pour tes explications à deux balles, ensuite j’me casse. J’ai plus important à faire » Lâcha t-il d’un ton cassant qui reflétait parfaitement son état de penser. Il n’avait pas envie de l’écouter. Il avait été assez pris pour un coup au cours des dernières années avec cette simulation de mort. Le temps écoulé, il partirait. De toute manière, il devait se préparer pour aller voir des patients.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyDim 15 Oct - 14:30

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Julia contemplait Damian comme si elle le rencontrait pour la première fois. Après tant d'années de séparation, la demoiselle avait l'impression de redécouvrir certains traits du visage de Damian, certaines mimiques qui faisait de lui la personne extraordinaire qu'il avait toujours été, et que le temps avait sournoisement effacé de sa mémoire, lui laissant ce goût amer d'insatisfaction sur la langue. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en la voyant débarquer ainsi, la jeune femme était aussi choquée qu'il pouvait l'être. Elle aura beau prétendre s'être préparée à cette entrevue, c'était un mensonge. Rien n'aurait pu la préparer à ce qui l'attendait dans cette pièce, le passé délaissé transporté dans un présent incompris et confus. Elle savait qu'en mettant les pieds dans cette pièce, elle aurait peur. Et à cet instant précis, Julia était terrifiée, mais la cause de cette réaction restait tapis dans l'ombre. Elle était simplement effrayée à l'idée de retrouver une personne intensément aimée et de ne plus la reconnaître. Un tremblement agita ses épaules et la jeune femme enfonça ses poings dans les poches de sa veste, les serrant avec force pour réprimer les frissons qui l'animait. Cela n'était bien évidemment nullement dû au froid qu'elle avait affronté toute la soirée durant, mais bel et bien l'intensité des prunelles de Damian. Un regard, un sourire, il n'avait suffi que de cela autrefois pour les lier. Cela sera-t-il suffisant cette fois-ci ? Julia en doutait sérieusement. Ils avaient toujours eu des caractères particulièrement forts et même s'ils avaient eu bien peu de disputes pour des futilités, cela ne relevait pas du même seuil d'acceptation voire même de tolérance. C'est ainsi qu'en s'approchant de lui, la jeune Grant savait pertinemment que ses réactions ne seraient pas mielleuses. L'auraient-elles été qu'elle en aurait été d'autant plus abattue. Cela aurait signifié que ce retour ne valait plus rien, si ce n'est un superflu qu'elle ne désirait pas. Elle pouvait comprendre ses interrogations c’était prévisible. Ne devait-elle pas être morte ? C'est pourquoi elle pinça ses lèvres vermeilles, mimique traduisant parfaitement la culpabilité qui la rongeait depuis bien trop longtemps, quand bien même n'était-elle pas la plus responsable de la situation actuelle. Elle pouvait concevoir que sa présence était bien plus perturbatrice pour lui, que cette rencontre pouvait l'être pour elle. D'une certaine manière elle avait toujours su, ou du moins espérer la vivre, ce qui n'était pas son cas. Ses espoirs étaient morts nés lorsqu'il avait reçu l'annonce de sa « mort ». « Je ... Tu vas sans doute trouver ça complètement abusé, mais je te dois des explications. »   Elle ne rajoute rien, espérant que son silence permettrait au moins une digestion plus rapide de ce qui se déroulait. Elle attendait qu’il se remette de sa présence avant de continuer. Et lorsqu’elle le voit avancer vers elle, elle ne peut s’empêcher de sourire ; un sourire rassurant malgré qu’elle était tremblante, tremblante de désir de pouvoir enfin le toucher après tant d’année. Alors elle fait également un pas vers sa direction voulant arriver au but plus rapidement ; impatiente d’être enfin dans ses bras, sentiment qu’elle peinait de s’en souvenir. Elle avait voulu se faire marquer au fer rouge par ses rires, son sourire, ses toucher après huit années loin de lui, petit à petit la sensation de son toucher, de ses baisers s’étaient envolés, gommer de son esprit malgré sa volonté à vouloir s’en souvenir. Mais elle tiqua lorsqu’elle le voit reculer, elle se sentie démunie. « Damian » Elle avait appelé son nom comme une nécessité qui se glisse à ses lèvres sans même qu’elle ne s’en rend compte, et déjà elle avait avancé par grandes enjambées en sa direction limitant leur éloignement. Elle n’avait qu’à tendre la main pour pouvoir le toucher et pourtant elle se forçait à laisser son bras le long de son corps. Elle ne voulait pas le brusquer, elle voulait attendre d’avoir son aval avant de faire quoique ce soit. « Pas ici ! » Son ton froid l’a fait sursauter légèrement peu habituer à ça de la part de Damian. Demeurant un instant taciturne car troublée et perdue, elle attend sagement la suite. Cependant, malgré son silence, ses prunelles ne quittaient pas les siennes car si évidemment elle avait sa part de responsabilité dans l'affaire, elle refusait à le laisser croire que tout aurait été prémédité. Échapper à son regard aurait signé un arrêt entièrement coupable, et Julia n'était tout de même pas de celles qui se pliaient face à la force d'un autre, quand bien même cette force était-elle juste. Il s’éloigne alors, fière et droit, ne lui offrant que son dos, endeuillant son cœur qui fit soudain un bond dans sa poitrine. Sans l’inviter à le suivre, elle le fait tout de même, incapable de laisser cette rencontre se finir ainsi. Elle comprend qu’il veut la blesser pour ces années de mensonges, l’humilier surement à ce qu’elle lui suive telle une chienne et elle n’ose imaginée ce que les personnes présentes dans le couloir peuvent penser d’elle ; une ex qui vient ramper aux pieds de son ex ? Surement. Pourtant elle le suit jusqu’à la salle qui leur réserve. « Tu as exactement 1 minute et trente secondes pour tes explications à deux balles, ensuite j’me casse. J’ai plus important à faire » Sa langue claqua contre son palais, ne sachant pas si elle devait rugir avec colère ou bien avec mépris. Elle ne peut s’empêcher un hijo de la puta s’échapper de ses lèvres dans un murmure. Et la seconde qui suit, elle espère que ce débordement n’a pas été entendu par le concerné ; leur relation est déjà assez conflictuelle pour en rajouter. Elle soupire avant de relever les yeux vers ceux de Damian et sans les quitter une seule seconde, elle s’accorde un laps de temps supplémentaire. Temps qu’elle n’a pas mais elle ne savait comment commencer. « Je pensais pouvoir trouver les mots plus facilement en venant ici »  commença la jeune femme avec un sourire traduisant aisément sa nervosité. Elle passa une main dans sa chevelure ébène et poursuivit « ça fait quatre ans que je n'attends que ça et maintenant que j'y suis, ça paraît insensé à présenter ça normalement. » Elle observa les prunelles de Damian, tentant d'y décrypter n'importe quoi, un signe peut-être. Ne perçu rien. Chute. « Peu avant ma … disparition, ma sœur a été au mauvais endroit au mauvais moment. Elle a vu quelqu’un mourir, un meurtre du cartel. Dans les jours qui ont suivis, ma famille on reçut des menaces avant que le cartel ne les mette en place. Ma famille a été assassiné.» elle s’interrompt et passant ses deux mains sur son visage en essayant d’effacer le souvenir des photos de sa famille morte que la police lui a montré. Elle se laisse quelques secondes supplémentaires avant de reprendre son récit. « J'ai été placé dans le programme de protection des témoins et exilé hors du pays. Non, enfaite, on m'a complètement effacé et c'est comme si j'étais vraiment morte ce jour-là … Le FBI a tout organisé et mis en scène pour faire croire que j’étais morte. »
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyMar 31 Oct - 16:35


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Malgré toutes ses années de séparation, Julia n’avait pas changé. Elle était toujours la magnifique jeune femme dont il se rappelait. Au fil des années, les souvenirs qu’il gardait d’elle s’étaient estompés pour ne garder qu’une image floue et cruelle qui mettait son cœur en miette. Le jeune homme était sensé avoir une mémoire photographique et pourtant il n’avait pu conserver une image parfaite de celle qu’il avait tant aimé. Toutes les photos qu’il avait d’elle avaient été réduites en cendres, tous les souvenirs avaient été détruits. C’était certainement la première chose qu’il avait fait lorsqu’il avait appris le décès de sa petite amie. Il se rendait tellement responsable de cette mort qu’il ne pouvait supporter d’avoir devant lui des preuves irréfutables de ce triste événement. Il n’avait donc plus que sa mémoire pour se souvenir de Julia. Durant des mois, il n’avait cessé d’imaginer les courbes délicates de la jeune femme, ses cheveux de jais et ses yeux pétillants de vie. Il imaginait encore la caresse de ses lèvres sur les siennes, ses mains qui parcouraient doucement ses cheveux lorsqu’ils échangeaient un baiser. Puis, au fil des années, tout cela avait fini par disparaître. Il ne parvenait plus à se rappeler de l’odeur de son parfum, il n’entendait plus le son de sa voix. Il avait perdu la nuance exacte de ses yeux noisettes. Pourtant, aujourd’hui alors qu’elle était devant lui, tout lui revint d’un coup. Et il put se rendre compte qu’elle n’avait pas changé. Le temps ne semblait pas avoir eu d’emprise sur elle. Et même après toutes ses années sans la voir, Damian ne pouvait qu’en être certain. Julia était la plus belle femme qui lui avait été donnée de voir au cours de sa vie. Et Dieu savait pourtant le nombre de femmes qui avaient partagé son lit pour une soirée depuis la soi-disant mort de la jeune femme. Si on lui avait dit ce matin au réveil que Julia se tiendrait devant lui le soir-même il aurait certainement ri au nez de la personne. Mais pourtant, c’était le cas. Un ange se tenait devant lui. Pendant un instant, Damian se demanda si il rêvait, ou si il était pris d’hallucination car il était impossible que Julia soit là devant lui. Pas alors qu’elle était sensée être morte. Peut-être était-ce une vision du paradis ? Une moquerie cruelle pour le faire souffrir ? Mais il réalisa bien vite qu’il n’était pas le seul à voir la jeune femme et la colère n’en fut que plus forte. Il se surprit alors à penser qu’il aurait préféré que Julia reste ce souvenir flou dont il ne parvenait pas à se rappeler tous les détails. Après des heures à pleurer, à espérer qu’elle lui revienne, maintenant qu’elle était devant lui, il aurait préféré qu’elle ne soit pas là ! Comment pouvait-on être si cruel ? Comment pouvait-on revenir dans la vie de quelqu’un après lui avoir fait croire pendant des années à sa mort ? Comment pouvait-on être aussi insensible pour faire croire à quelqu’un que l’on était mort ? Avait-elle voulu le punir ? Qu’avait-il dont fait pour mériter cela ? Revenait-elle aujourd’hui pour lui demander quelque chose ? Dans l’esprit de Damian d’ordinaire si rationnel, il n’y avait aucune explication logique. Si Julia était présente devant lui après lui avoir fait croire à sa mort durant des années c’était qu’elle attendait quelque chose de lui. Elle lui annonça doucement qu’elle lui devait des explications. Damian se retint difficilement de rire narquoisement. Non sans blague ? Comme c’est étrange de donner des explications à son ex-petit-ami qui a cru à ta mort pendant des années, qui a souffert, qui t’as pleuré, pensa t-il ironiquement. Clairement, Julia n’avait rien perdu de son sens de l’humour. Mais Damian lui n’avait pas abandonné son sarcasme ni son mauvais caractère. Le jeune homme n’était pas prêt de la laisser s’en tirer sans des explications claires et précises. Et tant qu’il ne les aurait pas eu, il ne décolérerait pas. Après lui avoir lâché un pas ici peu aimable, Damian partit sans même regarder si la jeune femme le suivait pour se rendre dans une salle de garde vide. Il avait une réputation ici. Il ne pouvait pas se donner en spectacle devant tout un service. Il n’aurait pu supporter le regard des aides-soignantes, des infirmières et des internes après cela. Il devait conserver son autorité face à toutes épreuves. Quelques secondes après son entrée dans la salle, Julia entra à son tour. Elle n’avait pas hésité une seconde avant de le suivre. Mais elle ne s’attendait certainement pas à la tornade qui allait s’abattre sur elle. Il lui annonça qu’elle avait une minute trente pour lui expliquer et qu’après il partirait. Les règles étaient données, les dés étaient jetés. N’ayant pas perdu de son caractère, elle lança une insulte en espagnol à voix basse mais cela n’échappa pas à Damian. Il se mordit la langue pour ne pas lui rendre l’insulte et la pourrir. Il se contenta de serrer les poings fortement jusqu’à se faire blanchir les jointures de ses articulations. Si il commençait à laisser sortir sa colère, rien ne pourrait l’arrêter. Julia semblait vraiment avoir envie de s’exprimer mais elle ne parvenait pas à trouver ses mots. « Une minute » lâcha Damian d’une voix froide après avoir jeté un coup d’heure à sa montre. Il n’allait certainement pas lui faciliter la tâche. Elle avait qu’à avoir préparer un discours avant de venir ici. Après tout, elle avait eu le temps depuis près de 10 ans. Et enfin, elle se lança dans des explications plus abracadabrantes les unes que les autres. S’attendait-elle vraiment à ce qu’il croit à un traitre mot de ce qu’elle venait de dire ? Clairement, elle avait rêvé. Alors qu’elle ne semblait ne plus rien avoir à dire, Damian prit enfin la parole. Julia ne se doutait certainement pas de l’homme qu’elle venait de provoquer. Damian n’était plus celui qu’elle avait connu des années auparavant. Il s’était endurci, crée une carapace pour se protéger. Il avait appris à aiguiser ses propos pour frapper là où ça faisait mal. La tornade n’allait pas tarder à s’abattre balayant tout sur son passage. « Ça y est t’as fini ? » Lâcha t-il d’une voix cruelle. Se passant une main dans les cheveux, Damian secoua la tête d’un air désespéré avant d’exploser d’un rire narquois et froid. « Et tu t’attendais réellement à ce que je crois un seul mot de ce que tu as dit ? » Dit-il froidement son sérieux retrouvé aussi vite que le rire avait quitté ses lèvres. Le ton était lancé. « Mais tu as rêvé ma pauvre. Si tu penses que revenir après des années durant lesquelles tu m’as fait croire à ta mort avec une histoire abracadabrante allait suffire, tu t’es fourré le doigt dans le seul. Tu aurais pu trouver une meilleure excuse pour te foutre de ma gueule Julia. Quoi ? Tu pensais que j’allais t’accueillir les bras ouverts ? Que je n’aurai pas refait ma vie ? Que je penserai encore à toi ? Après toutes ses années ? Mais ça fait bien longtemps que je t’ai oublié, que je t’ai remplacé ! Tu peux disparaître à nouveau de ma vie et te faire passer pour morte si cela te chante. Qu’est ce que je peux bien en avoir à faire ? Quoi que tu es à me demander pour revenir d’entre les morts après des années sans même avoir pensé à m’en avertir, tu te le fous là où je pense. Jamais tu n’auras autre chose venant de moi que de la haine Julia. » dit-il cruellement voulant la faire souffrir autant qu’il souffrait à cet instant. C’était son moyen de défense, l’attaque. Il ne savait pas comment gérer tous ses sentiments qu’il ressentait pour Julia et son retour. Il ne savait pas gérer sa tristesse alors il voulait lui faire du mal. « Te detesto, eres repugnante, y te odio. » Ajouta t-il dans la langue maternelle de Julia, langue qu’il avait appris de part sa mère mexicaine. Il savait très bien que ces paroles auraient bien plus d’impact ainsi.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyDim 10 Déc - 15:21

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Plus les minutes s'écoulaient, plus Julia sentait son estomac se tordre avec véhémence au sein de son être, répondant aux échos irréguliers de son palpitant. Bien qu'extérieurement, la jeune femme affichait un calme olympien acquis durant ces dernières années d'isolement, elle n'en restait pas moins aussi affolée que n'importe quelle personne ayant un jour subie une situation comme celle-ci un jour, ce qui devait s'élever à 10% de la population américaine. Du moins, c'était l'optimisme de la jeune femme qui le clamait, puisqu'elle n'aurait sans doute jamais souhaité ce malheur à quiconque, pas même son pire ennemi. C'est ainsi qu'elle observait les moindres mimiques traversant le visage de Damian, comme si elle recherchait un signal qui l'autoriserait enfin à ouvrir ses lèvres vermeilles et délivrer le terrible secret quelles scellaient, un secret qui avait atteint le temps de ne plus en être un. Pour l'instant, Julia ne retrouvait qu'incompréhension, confusion et colère chez Damian, c'est pourquoi elle jugea préférable de rester silencieuse un peu plus longtemps, accordant un délai aussi bref soit-il au jeune Morello, pour se remettre du choc que devait lui infliger sa présence ici même. Imperceptiblement, cette attente la faisait trembler. Elle devait se focaliser intensément sur lui pour ne pas prêter attention à l'état dans laquelle elle se trouvait, s'apercevant que si elle craquait maintenant, elle serait incapable de venir à bout de son récit et tanti canti, il ne comprendrait pas. Il ne chercherait d'ailleurs plus à comprendre. Elle aurait laissé filer sa chance. Sa voix se lève et c’est d’un ton froid et distant qu’il lui annonce qu’il ne lui reste qu’une minute. Une minute pour rattraper huit années. Une minute pour sauver leur relation. La jeune femme serre les mâchoires et après un instant, elle laisse les mots s’écoulaient. Ses explications ne sont pas aussi claires et explicites qu’elle ne l’aurait voulu, elle avait tant attendu ce jour-là mais rien ne se passer comme dans ses rêves. Elle aurait voulu lui proposer un verre, elle aurait même voulu avoir elle-même un verre comme si cela pourrait lui permettre de supporter cette situation. Pour ainsi dire, elle pensait vraiment qu’on pouvait noyer ses problèmes dans un fond de bouteille. Elle avait appris cela lors de son exil. Pourquoi ne pas noyer sa peine, sa douleur, et tout ce que ses paroles allaient déclencher, tout de suite ?  Les mots s'écoulaient avec lenteur d'entre ses lèvres vermeilles, comme l'aurait fait un flot de sang d'entre les bords infectés d'une plaie si profonde qu'elle en atteignait les entrailles de son âme. Julia laissait la vérité se mêler au flux, révélant peu à peu les tourments qui avaient pesé sur elle lors de son exil, ce qui s'était réellement passé. Elle était incapable de taire cela à présent qu'elle faisait face à Damian, son cœur avait des nouveaux besoins et celui de s'exprimer comme il n'en avait plus eu l'occasion depuis trop longtemps, arrivait en tête de liste. C'était comme cesser de respirer durant une longue période, observer le monde du fond de l'océan de solitude dans lequel elle s'était plongée durant tout ce temps, et enfin émerger et reprendre une longue inspiration, voire plusieurs de suite, savourer goulument les bienfaits de l'air qui pénétrait ses poumons. Son cœur avait été asphyxié et durant son isolement, seule l'image de Damian avait alimenté ses espoirs de surface, telle une morte-vivante s'accrochant à ses souvenirs pour ne pas disparaître à jamais. Bien entendu, sous le feu de ses confessions, Julia se remémora que toutes les premières inspirations ont toujours été les plus douloureuses ... Elle aurait aimé dire qu’elle le connaissait que trop bien, qu’elle imaginait sa réaction face à ses propos, sa façon d’agir avec elle. Elle aurait pensé que tout redeviendrait comme avant ; qu’en pleurent ils se seront jetés dans les bras l’un de l’autre en se demandant pardon en voulant rattraper ses huit années de leur vie de couple. Mais plus ses paroles s’écoulaient, plus son regard se faisait glacial et lorsqu’enfin elle avait fini, il n’avait été que bourreau. Ses paroles n’étaient fait que de pics cherchant à la blesser autant qu’elle avait pu le faire lorsqu’il l’a cru morte. Et il y a des choses que l’on comprend que plus tard. Parfois, cela met des années. Et c’était le cas aujourd’hui. Huit ans plus tard, Julia comprenait certaines choses. Elle n’aurait pas dû revenir, elle aurait dû rester Lola, il ne voulait pas savoir la vérité mais elle ne lui avait pas laissé le choix. Elle l’avait retrouvé, espérant de lui qu’il comprenne. Sauf qu’il ne comprenait rien et qu’il n’avait pas l’air d’envie de comprendre. Il avait surement dû faire son deuil et elle venait de réapparaitre ouvrant à nouveau cette cicatrice béante. Elle n’avait pensé qu’à elle, à ses envies. Elle n’avait jamais réussi à aimer un autre homme que lui, ni même à désirer autant un autre homme que lui ; alors elle n’avait pensé qu’à elle, elle n’était qu’un monstre d’égoïsme. Pourtant, elle le savait si c’était à refaire, elle n’aurait rien changé. Elle serait toujours venue le voir, lui dire qu’elle était toujours vivante en chair et en os. « Et tu t’attendais réellement à ce que je crois un seul mot de ce que tu as dit ? » « J'ai toujours été sincère vis-à-vis de toi »  s'exclama-t-elle avec la passion d'un coeur déchainé battant rageusement contre sa poitrine, indigné par des mots d'une injustice blessante, écœurante. Il était cruel et abordait une mine grave qu'elle ne lui avait que très peu connu, tant que cela l'effrayait presque ... Elle redoutait ce qui allait suivre. Et ses paroles donnèrent des coups lents à son palpitant. Habituellement imperméable, il se perçait aujourd’hui de mille coupures par lesquelles se déversaient douleur et culpabilité. Elle ne voulait pas avoir l’image d’un Damian cruel et sanguin. Elle ne voulait pas que ses souvenirs de lui soient effacés pour celle-là. Et jamais elle n’avait senti de pareil sentiment aussi virulents que ceux qui l’habitent à l’instant ; raison accablée, cœur aux abois, gorge nouée par un désarroi profond. Et pourtant, malgré tout elle demeurait fière et droite, incapable de plier même face à sa douleur muette, toisant Damian d’un regard à la fois vindicatif et implorant « je t’en prie crois moi » . « Quoi ? Tu pensais que j’allais t’accueillir les bras ouverts ? Que je n’aurai pas refait ma vie ? Que je penserai encore à toi ? Après toutes ses années ? Mais ça fait bien longtemps que je t’ai oublié, que je t’ai remplacé ! » Oh. Il avait refait sa vie. Elle n’était plus sa Julia ; il avait quelqu’un d’autre. La gorge de Julia se serra tandis qu'elle hochait négativement la tête. Elle n'était nullement surprise que le jeune homme soit allé de l'avant, elle n'était pas déçue qu'il soit parvenu à reconstruire une vie sans elle, avec une autre femme. Aurait-elle était réellement morte que c'est sûrement le mieux qu'elle aurait pu lui souhaiter. Néanmoins, elle avait espéré que les choses soient comme elle les avait laissés. Il avait l’air de l’avoir remplacé si facilement, en un claquement de doigt. Aurait-elle vraiment due laisser les choses comme elles l'étaient, ne pas revenir, rester enterrer dans son esprit et conserver l'identité d'une autre durant le reste de ses jours ? Allongée sur son lit, Julia y avait médité des heures, des nuits, à s'en arracher le cuir chevelu. Elle n'avait tout simplement pas pu se tenir à l'écart. Son énergie s'était épuisée durant huit année à se tenir éloignée de lui. Elle n'aurait pas pu. « Tu peux disparaître à nouveau de ma vie et te faire passer pour morte si cela te chante. Qu’est ce que je peux bien en avoir à faire ? Quoi que tu es à me demander pour revenir d’entre les morts après des années sans même avoir pensé à m’en avertir, tu te le fous là où je pense. Jamais tu n’auras autre chose venant de moi que de la haine Julia. » Elle ne veut pas laisser les sentiments l’envahir, elle sait qu’elle est à deux doigts de lâcher prise. Pour l’instant ses yeux étaient extrêmement secs. « Je ne sais pas ce que ça fait d'entendre l'annonce d'un décès, je ne sais pas non plus ce qu'est de déposer des fleurs sur une tombe et je ne pense pas pouvoir imaginer une seule seconde la souffrance que ma disparition a due t'infliger. Ce que je connais, c'est la douleur d'avoir dû te quitter en te laissant dans l'ignorance totale, d'avoir dû mourir officiellement et survivre officieusement sous une identité qui n'était pas la mienne. Ce que je connais, c'est la torture de vivre loin de toi durant huit années avec l'horreur de n'avoir aucun droit sur ta vie, avec l’interdiction de décrocher le téléphone pour ne serait-ce que savoir, à défaut d'y participer, comment se déroulait ton existence. Avec le mal de l'attente qui s'allonge, toujours plus longtemps, et avec un délai qui plus croissant était-il, plus il devenait destructeur quant à mes chances de retrouver ma place, aussi bien dans ta vie que dans ton coeur. »  Sa voix tremble légèrement alors qu’elle avance soudainement vers lui, elle était trop proche de lui. Une cinquantaine de centimètres qui lui permettraient de fuir, elle n’en savait rien. Elle ne savait qu’elle énergie, quelle force la poussait vers lui ; si proche qu’elle sentit son cœur faire un bond en avant, elle en avait tellement rêvé de pouvoir enfin être là avec lui. Elle n’avait qu’un geste à faire pour pouvoir le toucher et doucement elle s’élance ; sa main se lève pour se poser sur la sienne. Ses doigts se pressèrent contre les siens, y recherchant une force qu'elle n'était plus certaine de posséder face à cette mise à nue : elle parlait à cœur ouvert, comme elle l'avait toujours fait. Cependant, son cœur était amoché et ses paroles s'écoulaient de ses plaies multiples, pas forcément dans un ordre correct ... Elle aurait tant voulu embrasser ses lèvres et que nous réconcilier soit aussi facile que par le passé. « Te detesto, eres repugnante, y te odio. » Elle se recule instantanée de lui comme si elle s’était brulée en le touchant. Mais c’était plus ses paroles que son toucher. Elle recule vers le mur, ne s’autorisant à respirer après ses paroles acérées que lorsque son dos heurte le mur glacé, mordant un peu plus ses bras. Elle se réfugie contre la froideur du mur qui semblait de glace contre sa colonne vertébrale. « Mientes »  Sa gorge est nouée et sa voix si frêle, si fragile. Elle s’en veut de se montrer ainsi, de déposer les armes mais elle ne peut s’imaginer ne lui faire partie de la vie de Damian, d’y lire cette pointe de haine dans son regard. Alors elle ferme les yeux comme si elle refusait de voir la vérité en face. « Tu mens. » Dis-moi que tu mens, dis-le-moi et donne-moi une raison de continuer de me battre, pour toi ...
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyMar 17 Avr - 19:04


"you broke me you broke my heart and
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Il était dans un rêve, un rêve tout éveillé. Ce n’était pas possible autrement. Il n’y avait aucune autre explication logique. Son cerveau était en train de lui jouer des tours. Damian devait avoir trop abusé des substances illégales pour voir son ancienne petite-amie censée être morte depuis des années devant lui. Rien n’avait de sens. Les morceaux du puzzle ne s’assemblaient pas. Le cerveau ne marchant à coup de raisonnement et de logique de Damian ne comprenait plus rien. Le jeune homme avait vu le rapport du médecin légiste. Il avait parlé avec son père, avec les flics. Tout le monde lui avait assuré que Julia était décédée sur le coup. Damian avait assisté à son enterrement. Pendant des années, le médecin été venu fleurir la tombe de celle qu’il aimait plus que tout au monde. Et pourtant, aujourd’hui, elle était là devant lui. En chairs et en os. Certes, la jeune femme avait muri physiquement. Ses courbes n’étaient plus celles d’une adolescente, mais réellement celles d’une adulte dans la fleur de l’âge. Damian ne pouvait s’empêcher de la trouver encore plus belle qu’autrefois. Mais, elle n’aurait jamais dû être là, rayonnante de beauté. Non, son corps devrait avoir commencé à se décomposer sous terre. Mais, elle se tenait devant lui. Si c’était une blague, elle était de très mauvais goût. Quelqu’un aurait-il pu se faire passer pour Julia ? Non, ce n’était pas possible d’imiter une personne à la perfection comme cela, même le timbre de voix était respecté. Tout se mélangeait dans sa tête. Plus rien n’avait de sens. Une personne morte ne pouvait pas se trouver dans un hôpital, marchant et respirant comme une femme resplendissante de vie. Les morts ne ressuscitaient pas. Jamais. Damian pouvait le certifier. Au cours de sa carrière, il avait vu de nombreuses personnes mourir et jamais, pas une seule, ne s’était soudainement remise à respirer. Alors, il en avait conclu que ce n’était qu’un rêve. Ou, plutôt un cauchemar. Un rêve n’était pas censé faire souffrir et à l’heure actuelle, Damian souffrait affreusement. Cela ne se voyait pas. Il avait pris l’habitude de le cacher au cours des années. Et, maintenant, personne ne pouvait dire quand il allait mal. Le chirurgien cachait sa détresse par ses paroles acerbes et son ton froid. Le sarcasme était devenu son quotidien. Le jeune homme noyait sa tristesse dans les relations d’un soir et les soirées un peu trop arrosées. Damian tuait sa souffrance en s’acharnant au travail. Mais, en l’espace d’un instant, tout le travail qu’il avait fait pour oublier Julia, pour se remettre de sa mort, venait d’être réduit à néant. A ce moment-là, la seule chose que souhaitait Damian, c’était de se réveiller ou avoir été drogué. Il voulait être en train de délirer. Il préférait que son esprit soit en train de lui jouer des tours plutôt qu’affronter la réalité. Il ne pouvait pas croire en la présence de Julia. Mais, tout était réel. Ce n’était en aucun cas un jeu de son esprit.

La situation était bien trop réelle pour que ça ne soit qu’une illusion. Il pouvait sentir le parfum de Julia depuis l’endroit où il se trouvait, parfum qui n’avait pas changé depuis des années. Le timbre de sa voix était bien trop précis pour que son cerveau puisse avoir reproduit un tel son. La douleur qu’il ressentait bien trop grande pour n’avoir été qu’imaginée. Le toucher de Julia sur sa peau le brûlait tel un incendie. Tous ces détails, ne lui permettaient pas d’erreur. Julia se trouvait réellement devant lui. Toutes ses prières ne seraient une nouvelle fois pas exaucées. Et tout cela, était bien trop pour son cerveau. Son cœur se gonflait douloureusement. Sa poitrine se compressait. Sa gorge se serrait. Il devait sortir d’ici. Ses yeux ne supportaient pas la vision de celle qu’il avait tant aimée. Damian avait l’impression qu’ils étaient en train de se liquéfier. La voix de Julia lacérait ses oreilles, les faisant métaphoriquement saigner. Chaque nouveau mot, le faisait de plus en plus souffrir. La jeune femme avait attendu, huit ans. Huit putains d’années avant de revenir. Et pourquoi ? Pour lui raconter un ramassis de connerie. Julia se fichait juste ouvertement de lui. Elle pensait qu’il croirait à toutes ses histoires ? Elle aurait pourtant dû savoir que Damian possédait un cerveau bien trop logique pour la croire. Il lui fallait des preuves, des documents attestant de sa sincérité. Mais non, elle revenait les mains dans les poches, comme une fleur. Tout cela n’était qu’une blague puérile. Une colère noire brûlait dans l’âme de Damian. Il avait envie de tout détruire, de tout envoyer balader. Mais, au plus profond de son être, il était brisé. Il savait parfaitement que les larmes menaçaient de couler, qu’il manquait d’agoniser tellement son cœur lui faisait mal. Et plus Damian prenait conscience du pouvoir que Julia avait toujours sur lui, plus sa rage augmentait. Plus les paroles de la jeune femme résonnaient dans son esprit, plus son calme disparaissait. Julia s’était moquée de lui durant prêt dix ans. Elle lui avait fait croire à sa mort pendant dix ans. Si elle voulait se débarrasser de lui, elle n’avait qu’à lui dire qu’elle le quittait directement. Ce n’était pas la peine de passer par tout cela. Le jeune homme aurait beaucoup moins souffert avec une simple rupture. Il n’aurait pas passé des jours, enfermé dans le noir à pleurer la personne qu’il aimait le plus au monde. Une fois qu’il eut fini de balancer son discours acerbe à Julia, sa colère ne s’était toujours pas calmée. Au contraire, elle n’avait fait qu’augmenter. Damian pinça ses lèvres pour empêcher des mots qu’il pourrait regretter de sortir de sa bouche. Il serra fortement ses poings pour se retenir d’envoyer un de ses membres dans le mur de la pièce de repos. Damian inspirait et expirait calmement pour essayer de retrouver un semblant de calmer. Mais, malheureusement, plus Julia parlait, plus il s’énervait. Il devenait fou, fou de rage. « Tu oses me parler de douleur ? Tu oses comparer ta souffrance ridicule à ce que j’ai pu ressentir ? » Commença-t-il ses yeux lançant des éclairs meurtris. « Je ne sais même pas quoi te dire tellement la situation est irréelle » Ajouta-t-il avant de rire nerveusement. « Tu m’as détruit Julia. Tu as détruit celui que j’étais. Il n’existe plus. Je ne sais pas ce que tu es venu chercher ici, toi et des mensonges. Mais, tu ne le trouveras pas. Le Damian que tu as connu, n’existe plus depuis des années. Il est mort, en même temps que toi. Ah non, toi ce n’était qu’un coup monté… C’est vrai. Tu t’es jouée de moi. Et tu oses comparer ma souffrance à la tienne ? Toi, tu n’es peut-être pas réellement décédée ce soir-là, mais moi, mon âme s’est réellement éteinte. Jamais, tu ne pourras retrouver une place dans mon cœur. Je n’ai plus de cœur » lâcha-t-il hargneusement. Disant de la faire souffrir encore plus, le jeune homme déclara dans la langue maternelle qu’il la détestait, qu’elle le dégoutait. Il aurait pu continuer à balancer des insultes. Mais, cela lui faisait autant de mal à lui que cela devait lui faire à elle. Il arrêta donc et s’apprêta à sortir. Mais il se stoppa net quand la voix de Julia retentit dans ses oreilles. Elle osait lui dire qu’il était en train de mentir. Oui, il mentait. Mais elle avait un sacré culot. Le jeune homme se retourna, le visage déformé par la rage. « Mientes ? Mientes ? »  répéta-t-il acrimonieux. « Tu oses dire que moi je mens ? » ajouta-t-il en se pointant du doigt. « Non, mais tu as vraiment un sacré culot. Après tout le ramassis de conneries que je viens t’entendre, tu me traites de menteur ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité là ? Faut-il que je remue de nouveau le couteau dans la plaie ? Tu m’as fait croire pendant huit ans que tu étais morte. HUIT ANS » finit-il en hurlant à plein poumons. Il n’y avait plus une seule once de calme dans le corps de Damian. « Alors peut-être que je mens. Peut-être que je ne dis cela que pour te blesser. Ou peut-être pas. Mais ça ne changera jamais les choses. JAMAIS. » cria-t-il de nouveau. « No quiero volver a oír hablar de ti » répliqua-t-il utilisant de nouveau l’espagnol pour que ses paroles aient plus d’impact. « ¡No quiero volver a verte, así que aléjate de mí! » dit-il d’une voix si basse que Julia aurait pu ne pas l’entendre. Mais elle était froide et dépourvue de sentiments. Il ne voulait plus entendre parler d’elle. Il ne voulait plus la voir. Il lui demandait de le laisser tranquille. Alors pourquoi avait-il encore plus mal qu’auparavant en prononçant ses mots ? Pourquoi avait-il l’impression que l’on lui arrachait son cœur pour la deuxième fois de la journée ? pourquoi avait-il l’impression de souffrir encore plus que lors de l’annonce de la fausse mort de Julia ? Ne pouvant plus supporter de rester une seconde de plus dans la même pièce que la jeune femme, il fit volte-face. La porte s’ouvrit à la volée et il fit un pas en direction de la sortie. Il allait s’écrouler. Ce n’était qu’une question de temps.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptySam 16 Juin - 1:03

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 hello it’s me ❖ Damian & Julia


Il était temps de se séparer, l'heure avait sonné tel un glas funeste, l'instant tant redouté était au beau fixe ; ils se tenaient désormais l'un en face de l'autre, leurs corps respectifs agités du tremblement distinct et similaire mais qui traduisait des sentiments différents. Si pour Julia ses tremblements traduisaient d'ores et déjà le manque qui se creusait dans son organisme ; pour Damian c’était tout autre chose. Du mépris, de la douleur, de la haine. Elle aurait voulu croire qu’il mentait, qu’il ne l’a détesté pas mais elle ne faisait que de se leurrer. Mais comment aurait-il pu en être autrement ? En huit ans, Julia avait fui, elle s’était caché tel un rat qui se réfugie dans les égouts pour au final revenir comme une fleur. Elle comprenait sa souffrance, elle comprenait qu’il ne pouvait la croire, lui qui était si pragmatique. Et pourtant, elle avait cru que leur retrouvaille aurait été moins catastrophique. Elle avait toujours été si optimiste et elle voulait toujours y croire, à leur histoire, à un eux. Malgré la colère de Damian et la haine qui lui vouait. Et malgré son optimiste légendaire, sa volonté de fer à vouloir arranger les choses, elle voyait bien que chaque parole, chaque mot qu’elle prononçait été un supplice pour lui. Plus elle parlait, plus il souffrait et plus il l’a détesté. Alors elle encaisse ses paroles acides sans prononçait un mot. Elle veut se montrer forte pour lui, elle sait qu’aucunes paroles, aucuns mots ne l’aiderait et elle ne veut le faire souffrir davantage. Mais si elle semble si forte ce n’est qu’une illusion. La vague de ses sensations quant à elle, s'écroulait sur la surface chatoyante d'une mer placide, perturbée par un tourbillon de confusion qui naissait en elle, duquel jaillissait une culpabilité refoulée. Elle laisse ses yeux parcourir les siens, toujours aussi froids, toujours menaçant et elle ne peut que fermait les yeux sur ce visage qui la torture un peu plus à chaque seconde, à ce visage qui marquait sa vie plus que les autres. Elle suffoque, s’asphyxie, se noie, elle est pathétique mais son cœur se broie d’être la coupable de sa peine. Son discours donne des coups lents à son palpitant et se perçait de mille coupures par lesquelles se déversaient douleur et culpabilité. Elle s’en voulait. Terriblement. Tout autant qu’elle lui en voulait. Parce qu’en soit, si elle en était là aujourd’hui, après s’être battue durant huit ans pour survivre, ce n’était en rien de sa faute. Elle n’avait rien demandé, elle avait une vie en rêve et en aucun cas elle n’aurait voulu mettre en stand-by sa vie et s’éloigner de Damian et en prime de détruire sa vie. Et pourtant, elle ne voyait que ses fautes maudissant la torture de se dire ce qu’elle avait perdu, elle l’avait perdu de ses propres fautes et d’aucune autre. Il avait été loin d’elle pendant huit années, huit années où elle avait dû apprendre à vivre sans lui et aux yeux de Julia, cela paraissait quasiment insurmontable de s’imaginait de devoir s’éloigner de lui, de vivre sans lui, encore une fois. Comme si un mur immense se dressait devant elle et la narguait, car sans la moindre assistance, ses propres moyens demeuraient dérisoires. Elle s’imaginait déjà devoir dire adieu à une part d’elle-même, de son passé qui lui avait permis d’endurer les tourments de son vécut. Elle avait pu tenir huit années à se faire passer pour une autre personne qu’elle-même, à être enfermer dans un minuscule appartement et être H24 avec Svetelina, celle qui avait eu l’ordre de mettre la vie de Julia en stand-by. Julia n’avait eu d’autre choix que d’accepter elle ne s’était jamais passée de sa présence, aussi discrète soit-elle ; elle s’était toujours trouvé trois pas derrière elle, à ses côtés, elle lui avait toujours signifié qu’elle était là par le biais d’un message, parfois même d’un appel. Mais maintenant, elle était focalisée sur les membres de son passé, les retrouvailles avec Damian lui étaient vitales. Ce n’était pas une formalité pour elle, c’était un besoin vivace qui creusait ses entrailles et s’imaginait devoir lui dire adieu était inconcevable. Comment son monde pourrait-il tenir debout, avec fierté, si le pilier principal lui ordonner de le laisser ? Elle l'ignorait et l'écho démuni de ce constat fut plus douloureux encore que tout le reste. Il ne voulait plus la voir, il ne voulait plus l’entendre et elle le voyait déjà s’éloigner d’elle. Son cœur semblait être assailli de milliers de coups de couteau, sa poitrine était en feu. Julia avait le souffle court, perdue entre réalité et rêve, se demandant ce qu’il lui arrivait, avec cet horrible sentiment d’être témoin d’une scène où elle aurait dû être l’actrice principale. C’était impossible, il ne pouvait pas réellement avoir dit ça, et le vouloir. Mais ses yeux et sa voix ne faisaient aucun doute possible à son intention. Il l’a détesté, il ne voulait plus d’elle ; elle l’avait perdu. Comme au ralenti, elle le regarde s’élancer et fuir vers la porte coupant court leur échange de regards, la dernière chose qui les rattachaient encore. Une lueur farouche, peut-être folle, se dressa dans son regard ; elle refusait de lui dire au revoir, elle refusait de le laisser, encore une fois. Elle tourne sur elle-même, les mains tendues pour l’attraper et lorsque ses mains s’emparèrent de son poignet, machinalement, Julia referme ses doigts sur sa peau, s’agrippant subitement à lui avec la force des émotions qui bouleversaient tant son myocarde. « Attends. Ne pars pas. Pas maintenant.» dit-elle. Tandis qu'une faiblesse fissurait son regard océanique, sa voix se brisa comme du cristal ... Elle est au bord des larmes, parce qu’elle a envie de se jeter dans ses bras, parce qu’elle se sent défaillir encore et encore. Parce qu’elle ne risquait rien, peau contre peau, et qu’une étreinte serait réconfortante, si seulement il ne l’a détesté pas.
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyJeu 6 Sep - 16:02


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L’amour n’est qu’un ramassis de connerie. Les grandes histoires d’amour n’existent que dans les films. Oh, Damian ne pouvait pas nier que l’amour existait, loin de là. Lui qui aimait la même femme depuis plus d’une décennie, cela aurait été hypocrite de sa part. Son cœur appartenait entièrement à Julia. Elle avait pris possession de son âme et elle ne lui avait jamais redonné. Il l’aimait à en crever. Il aurait tout fait pour elle. Tout. Damian aurait été capable de tuer pour elle, de renier sa famille, de sacrifier sa carrière. Il aurait même été capable de se sacrifier pour Julia s’il l’avait fallu. Il aurait donné sa vie pour elle. Car, la réalité était là. Il était irrévocablement et irrésistiblement amoureux d’elle. Et jamais, au grand jamais, son cœur n’avait cessé de battre pour la jeune femme. Même après huit années à souffrir de sa fausse mort, le corps de Damian n’avait pas cicatrisé. Il souffrait encore, jour après jour, année après année. Lors de la perte d’un être cher, les personnes nous disent toujours, ne t’inquiète pas, avec le temps, cela ira mieux, la douleur diminuera, tu l’oublieras. C’était des inepties. La douleur ne disparaissait pas, elle ne devenait pas moins forte. On apprenait seulement à vivre avec. On prenait l’habitude de se lever tous les matins avec cette plaie béante qui nous lacérait la poitrine. On s’habituait à voir les minutes défilaient avec ce nœud dans la gorge semblable à une sensation de brûlure. Les larmes finissaient par se tarir le soir quand on allait se coucher, pas parce que l’on ne ressentait plus la douleur, mais parce que l’on était trop épuisé pour pleurer encore et encore. Alors, il avait fallu trouver des occupations, pour se vider l’esprit, pour mettre la peine de côté, s’acharner au travail. Mais jamais la douleur n’avait disparu. Elle restait poignante et béante et ne partirait jamais. Julia était l’âme sœur de Julia. Elle lui avait volé son cœur et son palpitant s’était éteint en même temps que l’étincelle de vie de Julia avait fui son corps. Il était mort avec elle ce jour-là. Il n’était rien de plus qu’un mort, vivant jour après jour, le cœur brisé. Certes, après huit ans et au vu du caractère de Damian, il était bien difficile de deviner ce qu’il vivait au quotidien, mais la plaie était toujours là. Jamais au grand jamais, Damian n’aurait pu imaginer qu’elle viendrait un jour à s’agrandir. Mais voilà, en ce jour funeste, le chirurgien venait de découvrir qu’il pleurait la mort d’une personne depuis huit ans pour rien. Il pleurait la disparition de Julia alors que cette dernière était toujours en vie, vivant sa propre vie sans même se soucier un instant de lui. Elle s’était jouée de lui, encore et encore. Elle avait pris possession de son cœur, elle pouvait faire ce qu’elle en voulait. Elle avait décidé de lui planter un couteau dans le cœur en revenant. Qui faisait cela ? Qui se faisait passer pour morte pendant huit ans avant de revenir pour récupérer son ami ? Qui ? Qui était assez fou pour faire souffrir autant l’être aimé ? Tout cela était incompréhensible. Voilà pourquoi l’amour n’était qu’un ramassis de connerie. Damian souffrait. Il souffrait plus qu’il n’avait jamais souffert à cet instant. Même lorsqu’il avait appris le décès de Julian, il n’avait pas autant souffert. Jamais. La terrible vérité lui broyait les entrailles. Et, le jeune homme sentait qu’il allait craquer. Il sentait qu’il allait se mettre à pleurer alors qu’il n’avait pas eu de perles d’eau salées inondant ses joues depuis des années. La boule incandescente dans sa gorge ne cessait de grossir. Il avait du mal à respirer. Sa tête lui tournait tellement les émotions qui l’envahissaient étaient puissantes. Douloureuses. Poignantes. Destructrices. Il devait partir d’ici. Il ne voulait pas se montrer faible devant elle. Il ne voulait pas montrer qu’elle pouvait l’atteindre si facilement. Il ne devait pas montrer tant d’importance à un fantôme de son passé. Damian renifla essayant de ravaler les larmes qui menaçaient de s’échapper de ses yeux à chaque putain de seconde qui passait. Il devait fuir. Son corps tremblait, ses mains n’étaient plus aussi assurées qu’en temps normal. Et alors qu’il s’éloignait sans un regard en arrière pour Julia, il sentit une poigne de fer s’emparait de son poignet. Son souffle s’arrêta net. Il s’arrêta lui aussi et poussa ses yeux sur son avant-bras. Julia le retenait. Il sentait sa poigne sur sa peau. Il avait l’impression qu’elle le brûlait au fer rouge avec ses doigts. Et, ses tremblements redoublèrent. Il perdait son sang-froid. Il perdait le contrôle de lui-même. En entendant les paroles de Julia, il ne put que fermer les yeux alors qu’une larme solitaire dévaler enfin sur sa joue laissant une longue trainée salée. « Ne pars pas ? Pas maintenant ? » répéta-t-il d’une voix brisée, une voix qu’elle ne lui avait certainement jamais entendu. « Tu sais, c’est des mots que j’ai prononcé des dizaines de fois il y a huit ans, que dis-je des centaines de fois. Ce sont des mots que j’ai répétés encore et encore alors que l’on mettait un cercueil vide en terre. Ne me quitte pas Julia. Je t’en supplie. J’ai besoin de toi. Pas maintenant. J’ai encore besoin de temps. J’ai encore besoin de te dire à quel point je t’aime. J’ai besoin de te dire que je t’aime. Ne me laisse pas. Je ne peux pas vivre tout seul. Encore quelques instants. Je te suppliais dans mes rêves de revenir. Je perdais doucement la tête. Et, même si je savais que cela ne servait à rien de supplier une personne décédée, je le faisais, parce que je t’aimais à en crever. Mais finalement, tout cela n’était que mensonge. Tu m’as délibérément quitté. Alors cette fois-ci, c’est mon tour. Je pars et je pars maintenant. Des supplications, n’y changeront rien. Il est trop tard. Moi aussi je suis mort ce jour-là. Et, il est bien connu que les morts n’entendent pas les supplications. Adieu Julia. Ne reviens pas. Ton Damian est mort il y a huit ans, en même temps que la personne qu’il a aimée, la personne que tu étais à l’époque. » déclara-t-il d’une voix où l’on pouvait clairement percevoir les tremolos. Le jeune homme se dégagea de la poigne de Julia d’un geste vive, s’échappant de ses doigts brûlants comme le feu. Et, il fuit. Il fuit alors que les larmes dévalées son visage. Il pleurait en public pour la première fois depuis huit ans, mais il n’en avait rien à faire. Il était brisé. Détruit.  
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyJeu 4 Oct - 1:52

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Qu’est ce qui composait en réalité l’amour dans notre existence ? Elle n’en savait trop rien – et elle en venait à se demander si elle avait vraiment su un jour. Cette espèce de mécanisme qui attirait deux êtres l’un vers l’autre pour finalement les faire s’aimer comme si c’était la seule chose qui comptait lui paraissait tellement étrange. Pour elle, au final, cela n’était qu’une vaste plaisanterie et surtout une bonne raison de souffrir. C’était fou de voir comme un corps, un être tout entier pouvait s’imprégner d’une autre personne pour finalement ne plus réussir à s’en passer. Etre accro à quelqu’un comme un camé est accro à sa putain de dose ou comme un alcoolique pourrait tuer pour boire un verre de vodka après une journée sans rien consommer. Et c’était exactement cette sensation de manque qui l’envahissait depuis ces nombreuses années sans Damian. Elle avait été foutue, achevée, complétement anéantie lorsqu’elle avait dû l’abandonner, se faire passer pour morte. Ce n’était pas par moment, non c’était tout le temps, une sorte de douleur dans la poitrine qui ne faiblissait pas, quoiqu’elle fasse. Et combien de fois avait-elle composer son numéro pour à la fin raccrocher. Elle avait encore les paroles de Svetelina lui annonçait qu’elle ne le mettrait qu’en danger en l’appelant. Et cette douleur dans sa poitrine s’accroit, elle pensait qu’en le revoyant tout deviendrait comme avant ; que sa relation avec lui reprendrait de là où elle s’était arrêté, il y a huit ans. Elle y avait tellement cru qu’elle retrouverait son Damian, qu’il la comprendrait, qu’il lui pardonnerait. Qu’elle retrouverait sa vie datant, comme si ces années à faire la morte pouvaient être gommer et oublier. Elle est peut-être si naïve et elle le comprend à ses dépens. Et les années où ils étaient un couple heureux, où il l’aimait est à présent révolu. Elle face à ses mots, elle comprend qu’il l’a déteste, qu’il lui en veut, qu’il aurait préféré qu’elle ne soit qu’un ancien souvenir, sa petite amie morte et non pas celle qui revenait d’après les morts. Elle n’était plus qu’une coquille vide. Elle aurait tant aimé ne plus être que ça ce soir, une coquille sans émotions, sur laquelle tout glisserait sans faire de traces. Une coquille facile à briser, mais sans rien à l'intérieur, rien à exploiter, rien à faire saigner. Mais elle n'était pas vide, elle n'était pas sans émotions, et même si elle était aussi intacte physiquement qu'on pouvait l'être, on ne pouvait pas dire que son esprit était en aussi bon état. Elle se sentait faible, milles pensées se bousculant à la seconde, à la limite de l'insupportable, du fouillis le plus total. Les accusations de Damian restaient en elle, se répétant à l'infini et revenant l'attaquer, l'obliger à faire face à ses années absences ; il considérait que c’était son erreur alors qu’elle aurait tout donné pour revenir en arrière, huit années en arrière pour retrouver son Damian, retrouver leur relation. Elle avait cru s'en sortir, tout bêtement, elle avait cru pouvoir revenir comme une fleur, revenir et que tout se passerait comme avant. Mais il fallait qu'elle se rende à l'évidence, Damian n’était pas prêt à lui pardonner son acte. Soudainement, Julia comprenait ce que c'était que de voir son monde s'écrouler devant soi. Il y a huit années, elle avait cru que son monde s’écrouler mais elle se n’était rien avec ce qu’elle pouvait ressentir ce soir. Que pouvait-elle faire pour éviter le désastre ? Rien. Et c’était ça le pire, le plus dérangeant, c'était qu'elle ne pouvait qu'affronter la colère et la peine de Damian sans rien à quoi se raccrocher, sans défense. Elle n'avait plus rien à offrir, que la vérité nue et ignoble, sans pouvoir la rationaliser, sans pouvoir la teinter de son point de vue. Et chacun de ses mots donnent un coup de plus à son cœur, tenant à peine dans sa poitrine, qu’il tentait d’arracher toujours un peu plus avec ses paroles acides, le prendre pour la suite le piétiner. Elle avait ce sentiment de suffoquer, de ne plus être entière. Sentiment qu’elle détestait, mais qu’elle ne parvenait pas à atténuer. Les mots de Damian, expliquant la situation à nouveau, mettaient à mal son explication, la rendant si cruelle et mesquine. Détournant les yeux et la tête en serrant les poings, ne sachant pas quoi répondre à cette accusation qui s'avérait réelle, Julia encaissait. Ne le regardant plus, elle manqua sans doute de voir les signes avant-coureurs de sa fureur, ne trouva pas les nouveaux mots à temps. « Mais finalement, tout cela n’était que mensonge. Tu m’as délibérément quitté. », « cette fois-ci, c’est mon tour. » . Relevant les yeux avec un mouvement de recul, cherchant toute trace d'une possible plaisanterie sur le visage de Damian, elle n'en trouva aucune, juste des yeux étincelants de colère.  « Quoi ? Attends, non je ne voulais pas...  »  Ses suppliques restèrent sans fin, noyées par les paroles fortes du jeune homme qui semblait ne pas vouloir s'arrêter. Et chacun de ses mots la perçait sans qu'elle ne puisse s'y opposer, la faisant se décomposer. Son air déjà déboussolé et coupable se changeait peu à peu, alors que la peur s'inscrivait sur son visage, qu'elle avait des sueurs froides et le cœur s'affolant. Non, non, non. Elle ne voulait pas le perdre. Elle n’était pas prête, à dégager de sa vie. Le destin ne venait qu'à peine, de les remettre sur le même chemin. « Adieu Julia. Ne reviens pas. » Coupant court au semblant de paroles qui sortaient sans queue ni tête de ses lèvres, les dernières paroles de Damian la rendit muette. Il ne pouvait pas réellement avoir dit ça, et le vouloir. C'était impossible. Il ne pouvait pas vouloir qu’elle dégage de sa vie, il ne pouvait pas lui dire que tout était fini, pour de bon, qu'il n'y avait pas de retour possible. Mais ses yeux et sa voix ne faisaient aucun doute sur son intention. Son seul point d'ancrage, son seul roc venait de couper leurs liens, et il était déjà trop tard pour y faire quelque chose. Il se dégage de sa poigne comme si son toucher le dégouter. Elle aurait aimé être plus forte, elle aurait aimé être assez ferme pour lui faire comprendre que tout cela n’était pas de sa volonté, dure, pour ne pas pleurer, mais déjà elle sentait sa respiration se faire plus lente. Elle retient ses larmes mais ne peut empêcher le ras de marrée qui s’emparait de ses yeux. Elle va bientôt craquer, elle le sait. Et comme au ralenti, elle voit Damian s'élancer, fuir vers la porte, coupant leur échange de regards, la dernière chose qui les rattachaient encore, et malgré qu’elle tourne sur elle-même, les mains tendues, cherchant à l'attraper mais trop lente, sous le choc, pour n'attraper que du vent. « S’il te plait ... »  Mais rien du tout. L'encadrement de la porte était déjà vide, elle était déjà seule, et il n'y avait plus personne pour l'entendre, pour lui donner une nouvelle chance. Refermant ses doigts et ramenant ses mains contre sa poitrine, les dents serrées et le visage congestionné par la peine, elle se pencha en avant, comme pour retenir la souffrance qui la déchirait d'un coup à l'intérieur de son être. Elle voulait hurler sa peine, elle voulait lui hurler qu’elle n’avait jamais voulu tout ça, qu’elle l’aimait à en mourir mais aucun son ne sort de sa bouche, seules ses larmes ruissèlent sur son visage. Ça y est, elle craquait. En huit année d'endurcissement, Julia Grant laissait couler des larmes mais elles n’asséchaient en rien sa peine. Et c’est dans un dernier espoir, une dernière folie avant que la douleur ne la consume elle s’élance et court le rejoindre. « DAMIAN »   elle hurle son prénom et si les gens autours se retourne à son passage, Damian lui continue son chemin. Elle a l’air d’une folle, elle le sait bien mais elle continue jusqu’à se positionner devant lui pour lui bloquer le chemin. Ses larmes donnent des coups lents à son palpitant sachant qu’elle était l’instigatrice de sa peine et de ses larmes. Elle s’en veut à mourir mais elle ne peut renoncer. Elle veut tenter le tout pour le tout car si la douleur doit la consumer elle voudrait pouvoir se dire qu’elle a tout fait. Elle se donne en spectacle, elle qui pendant huit années vivait cacher et faisait tout pour ne pas attirer l’attention s’en moque aujourd’hui. « Je ne suis pas revenue simplement pour te faire l'annonce et repartir ensuite. Je ne t'abandonnerais plus. Peu importe que tu veuilles que je dégage de ta vie. Je me battrai pour toi, Damian »  dit-elle avec une énergie dont elle ne se croyait pas capable de posséder à cet instant précis. Elle caressa une dernière fois sa joue avant de reprendre contenance et d'ajouter. « Parce que je t’aime et je t’aimerai toujours »
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyLun 22 Oct - 19:29


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Je ne peux plus supporter cette situation. Il faut que je parte. Il faut que je fuie le plus loin possible d’ici. Le plus loin possible d’elle. Je ne peux pas supporter sa présence une seconde de plus. Je me sens de plus en plus mal. Mon cœur bat trop rapidement dans ma cage thoracique. Ma respiration devient erratique. Et j’ai peur de commencer une crise de panique dans un laps de temps très court. J’ai dû mal à contrôler le flot d’émotions qui m’envahit. Pourtant, depuis des années, je suis habitué à prendre sur moi, à cacher mes sentiments. Jamais mes collègues ne m’ont vu triste. Jamais ils n’ont remarqué une baisse de moral. Cela fait des années que je ne me suis pas autorisé à craquer. Je préférais rester de marbre, faire comme si tout cela ne m’atteignait pas, ne m’atteignait plus. C’était tellement plus simple. Tellement plus supportable que de sentir son cœur se briser jours après jours de la disparition de la femme de sa vie, de sentir son palpitant devenir douloureux à chaque minute où je pensais à elle. Julia. Je l’ai aimé. Plus que je n’ai jamais aimé personne, plus que je n’aimerai jamais. Elle était tout pour moi. Et quand elle a disparu, une partie de mon monde s’est écroulé. Je n’ai jamais pu le reconstruire. J’ai camouflé mon âme brisée par le travail, l’acharnement pour devenir le meilleur ou encore les soirées, celles où l’alcool coule à flot et où je pouvais noyer ma souffrance dans la boisson. Au fil des années, j’ai appris à cacher mes sentiments. Je me suis constitué une armure infranchissable, un épais bouclier autour de mon cœur. Je ne pourrais plus jamais aimer. Mon cœur appartenait, appartient et appartiendra à Julia Grant jusqu’à la fin de ma vie, une âme disparue bien trop tôt, une mort ayant entrainé mon déclin. J’étais devenu une personne incapable de ressentir la moindre émotion. J’étais un bourreau de travail. J’étais dur, exigent, ferme avec les internes. Il était rare qu’un sourire franchisse le seuil de mes lèvres. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai ri. Je ne parle pas d’un rire nerveux ou sarcastique. Non, je parle d’un rire joyeux, d’un rire rempli de bonheur qui réchauffe le cœur. Cela doit remonter aussi loin que la dernière fois que j’ai pleuré. Moi, Damian Morello, je ne pleure pas. Je ne ris pas. Je suis maitre de mes émotions en toutes circonstances pour me protéger de ce vide immense qui me broie les entrailles. Mais, de l’avoir vu, tout est chamboulé. Tout est brisé. Tout est froid. J’ai l’impression que chacune des barrières que j’ai mis des années à bâtir sont sur le point de s’écrouler. Mon bouclier a été transpercé. Je ne vais pas tenir. Je ne peux pas rester de marbre. Je ne peux pas rester de glace. Je me sens de plus en plus mal. Je dois fuir. Maintenant. Je tremble de tous mes membres. J’ai des sueurs froides. Je vois de plus en plus flou au fur et à mesure que mes yeux se remplissent de larmes. Et, je sais que pour la première fois depuis des années, je vais craquer. Ce trop plein d’émotions que je contenais, que je parvenais à garder en moi sans problème, menace de déborder. Revoir Julia, même pour quelques minutes a suffi à déclencher une cascade de réactions en chaine que je ne peux pas contrôler. Elle est celle qui me maintient en vie, mais également ma kryptonite. Elle me maintient vivant mais elle causera ma perte. Je passe une main tremblante dans mes cheveux pour essayer de me donner un peu de contenance. Je ravale difficilement les larmes qui menacent de déborder de mes yeux pour ruisseler sur mes joues. Plus que quelques minutes et je pourrai craquer sans que personne ne me voit. Je ne peux pas me laisser aller, être faible devant elle. Il est hors de question que Julia voit l’intensité de l’emprise qu’elle a sur moi, sur mon corps… sur mon cœur. Je prononce sans douceur des mots plus durs les uns que les autres. Je transforme ma douleur qui s’insinue tel un poison mortel dans mes veines en rage. Je modifie mes émotions. Je suis passé maitre dans l’art des faux semblants et des illusions. Utiliser sa propre destruction pour détruire une autre personne. Mes paroles frappent l’air, violentes comme un coup d’épée, une arme fatale utilisée pour mettre à terre son adversaire. Je me protège. J’essaie de ne pas imploser, de conserver cette carapace qu’elle vient de fissurer avant qu’elle n’explose en mille morceaux. Je ne suis plus sûr de rien à cet instant. Sauf, d’une chose. Je ne veux plus la revoir. Jamais. Elle est morte pour moi. Et, je souhaite que les choses demeurent ainsi. D’un ton acide, je lui fais part de mes intentions, lui assénant le coup de poignard mortel. « Adieu Julia. Ne reviens pas. ». Je me dégage brutalement et sors de cette chambre de repos. J’étouffe. Je suffoque. L’air qui pénètre dans mes poumons ne me permet pas de respirer correctement. J’en ai besoin de davantage. Je n’arrive pas à respirer. J’hyperventile. Je dois fuir, loin d’elle, loin des yeux indiscrets du personnel de l’hôpital qui me regarde comme si j’étais dément. Ils doivent tellement être heureux d’avoir des ragots sur l’inatteignable et insensible Docteur Morello. Je dois me mordre violemment la main pour ne pas me mettre à pleurer dans ce couloir aseptisé de l’hôpital. Je réfléchis à toute vitesse pour trouver un lieu sûr, un lieu où je pourrai me laisser aller à ma souffrance, mon désarroi. J’entends la voix douce de Julia au loin, me supplier de rester, essayant de me retenir. Mais ça ne marchera pas. Elle n’est jamais revenue malgré mes nombreuses supplications. Elle n’est pas restée alors que je pleurais sans pouvoir m’arrêter quand l’on m’a annoncé sa soi-disant mort. Je ne le ferai pas non plus. Je ferme les yeux, face à la souffrance qui m’empoigne le cœur et accélère le pas. Ma tête tourne. J’ai l’impression que je vais vomir d’une seconde à l’autre. Des dizaines de frissons me parcourent l’échine. Je suis brulant. Brulant de souffrance, de ressentiments. Vite. Il faut que je réfléchisse rapidement à un lieu où je pourrai être seul, un lieu où personne ne vient jamais ou presque, un lieu proche d’ici. Je regarde rapidement les alentours afin de me repérer. Heureusement que je connais l’hôpital comme ma poche, je ne mets donc pas longtemps avant de réaliser que je peux me rendre dans une salle de réserve de matériels. Elle est utilisée par les infirmières pour ranger les stocks etc. Mais, il n’y a que peu de personne qui s’y rende à cette heure-ci. Sa voix résonne une fois de plus à mes oreilles. Elle hurle mon prénom et cela me déchire le cœur. Je ne peux pas retenir un gémissement de souffrance de franchir la barrière de mes lèvres et je sens un liquide chaud et salé dévaler mes joues. Je n’ai pas pu retenir mes larmes plus longtemps. Je pensais lui avoir donné le coup fatal. Mais, je me trompais lourdement. C’est elle, elle qui vient de m’achever. Je suis mort. Je ne suis plus qu’une coquille vide, sans défense, sans protection. Mon cœur vient d’exploser en un million de morceaux plus petits les uns que les autres et il ne pourra jamais être réparé. Ses pas se font de plus en plus rapides dans mon dos mais je suis incapable d’accélérer la cadence. Je ne vois plus où je vais, ce qui se passe devant moi. Je sais juste que je dois me rendre dans cette salle le plus rapidement possible. Mais, c’était sans compter sur Julia, qui se dresse tel un obstacle sur ma route. Nos corps entrent en collision mais d’un mouvement vif, je m’éloigne d’elle comme si elle m’avait brulé. Je ne la regarde pas. Je ne baisse pas les yeux sur elle. Je reste la tête haute, faisant le fier alors que je pleure toutes les larmes de mon corps sans même pouvoir me contenir. Elle murmure des mots aussi nocifs que des bombes, détruisant un peu plus mes barrières. Je sens tellement d’amour et de volonté dans ses paroles c’est trop. J’écoute mais je ne réponds rien. Je suis incapable d’articuler le moindre mot. Elle ne me laissera pas tranquille. Elle reviendra encore et encore, me tuant à petit feu. Sa main se pose sur ma joue alors qu’elle annonce m’aimer et qu’elle m’aimera toujours. Mon cœur bat plus rapidement, heureux de savoir qu’elle m’aime et en même temps, il se brise face à la souffrance que cela me procure. Ces sensations sont tellement déroutantes, paradoxales. J’étouffe un sanglot. Moi qui pleurait silencieusement jusqu’à maintenant, je me retrouve à sangloter comme un enfant. J’attrape sa main dans la mienne et la dégage brutalement de ma joue. Je lui lance un regard noir et je prononce d’un ton qui se veut ferme et froid mais qui en réalité reflète simplement la douleur qui détruit mon âme. « Ne me touche pas. ». Je me dégage une nouvelle fois et reprends ma course vers la salle de réserve. J’y suis en quelques enjambées. J’ouvre la porte avec mon pass d’accès, entre et la referme derrière moi sans penser à la verrouiller. Je me déteste d’avoir été aussi faible. Je n’aurai jamais dû craquer de la sorte. Pas devant elle. Les larmes dévalant toujours sur mes joues, un accès de rage me reprend. Et sans même comprendre d’où vient toute cette violent, je me retrouve à lâcher un cri de désespoir, de douleur et de souffrance tout en envoyer valser une grande étagère sur laquelle sont exposés des instruments chirurgicaux. Une autre prend le même chemin que sa sœur faisant un raffut impossible. Et encore débordant de rage, essayant d’exorciser ma douleur, mon poing s’écrase dans le mur avant que je me laisse glisser par terre, me repliant sur moi-même. Une douleur lancinante se répand dans ma main. Ma respiration est de plus en plus chaotique. Ma tête se pose sur mes genoux alors que je pleure de plus en plus. Je me recroqueville sur moi-même laissant échapper des sanglots. Pourquoi ? Pourquoi revient-elle après toutes ses années ? Pourquoi moi ? Je me balance dans l’espoir de me calmer, mais quoi que je fasse, ma souffrance ne diminue pas. La plaie béante dans mon cœur ne se referme pas. Au contraire, elle s’agrandit à chaque seconde qui passe, au fur et à mesure que je prends conscience de ce qu’il vient de se passer, au fur et à mesure que je réalise que Julia est bel et bien en vie, et qu’elle est de retour.  
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MessageSujet: Re: hello it's me - damian hello it's me - damian  EmptyMar 19 Mar - 21:37


"you broke me you broke my heart and
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Etait-ce vraiment mal de dire qu'elle avait appris à ne pas écouter Damian. Ou tu du moins à l'écouter à moitié. Elle savait percer lorsqu'il était blessé, lorsqu'il se renfermait, lorsqu'il mettait de côté toute rationalité. Aujourd'hui elle savait qu'il était dans ces quelques moments ou quoiqu'elle dise il aurait l'oreille peu attentive, et aurait une seule idée en tête. Il lui en voulait, il la haïssait, et c'était tout ce qui comptait. Elle pourrait parler autant qu'elle le souhaiterait ça ne changerait rien. Peut-être jusqu'à ce qu'elle lui fasse entendre raison. Si c'était possible. Alors il pouvait lui dire de se la fermer autant qu'il voulait, elle n'écouterait pas. Il pouvait lui demander de partir, elle ne partirait pas. Il pouvait même fuir, elle le rattraperait. Julia était d'une rare détermination, et elle s'en voulait de lui avoir fait tant de mal. Car voilà ce qui allait clocher, voilà ce qui allait les étrangler vivant si elle ne réparait pas tout ça rapidement. L'égo déchirer, la confiance bafoué, l'amour assommé. C'était surement les blessures les plus difficile à réparer. Julia n'était même pas sûr d'avoir la force de faire quoique ce soit pour ça. Dans sa tête ses pensées lui heurtaient le cerveau et l'empêchait de réfléchir correctement. Mais elle était déterminée, le même éclat qu’autrefois brille dans ses yeux. Les mots sortent alors que son brun ténébreux fuit son regard. Elle lui annonce la vérité, leur futur ou du moins celui qu’elle envisage. Elle y croit à ce qu’elle dit, elle l’aime et elle l’aimera toujours alors elle y croit au fait qu’elle veut récupérer Damian et être avec lui de nouveau ou du moins elle ne veut pas envisager un autre avenir que celui qu’elle s’était programmée par le passé. Un avenir où elle se marie avec lui, où il fonde une famille et où ils sont heureux … ensemble. Et ses larmes se mélangent aux siennes alors que sa peine lui briser le cœur. Chaque larme qui coulaient sous ses joues, chaque gémissement de douleur était semblable à des de milliers de coups de couteau à son palpitant. Sa main se porte sur sa joue soudainement portée par elle ne sait quelle pulsion qu’elle ne tarde pas à regretter. « Ne me touche pas. » . La gifle l’atteint de plein fouet, ce fut comme recevoir un coup de poing dans la poitrine, la mettant hors-jeu sans qu’elle ait pu se défendre un seul instant. Elle suffoqua, chercha à comprendre cette douleur qui s’emparait d’elle, était-ce son cœur qui s’arrêtait de battre, était-ce lui qu’elle sentait se briser, saigner comme jamais auparavant ? Il aurait pu la frapper, la pousser, rien ne l'aurait fait reculer aussi efficacement que l'agressivité et la haine qui s'étiraient des pores de ses propos. Sous l’effet de sa haine, elle recule de plusieurs pas, son regard toujours braqué sur le sien, son dos heurtant le mur. Le froid du mur mordait ses cuisses dénudées et ses bras nus. Il attaquait sa peau tout comme Damian rongeait ses chairs. Brisée une nouvelle fois, cassée. Elle laisse une larme, puis deux sortir de ses yeux marrons. Elle tente de se contenir, de ne pas pleurer plus. Mais elle ne peut pour autant contenir les larmes qui, une à une, perlaient sur ses joues délicates. Dans le silence le plus total. Elle ne dit rien. Elle n’était même plus sûre de respirer. Jusqu’à qu’il s’éloigne encore une fois. Il fuit loin d’elle et lui fait comprendre que sa présence n’est pas désirée, qu’il aurait préféré qu’elle ne revient pas après les morts surtout après huit ans d’absence. Et pourtant malgré sa souffrance, elle le suit, dictées par son instinct de survie inexistant et ses envies de douleur extrêmes surement … La porte se referme doucement derrière lui et si sa main se pose sur la poignée de la porte prête à le rejoindre, elle reste immobile lorsqu’elle entend son excès de rage. Comment arrêter la folie meurtrière d’un homme qui ne se rend pas compte de son propre état, et n’a pas plus conscience du lieu où il se trouve ? Le cœur lourd, les dents serrées elle avait l’impression d’être ruée de coups de pieds et que jamais elle ne s’en remettrait. L’air quittait ses poumons alors qu’elle respirait. Elle respirait pour tenter de survivre, elle nageait inlassablement pour tenter de maintenir le nez hors de l’eau alors qu’il avait déjà enfoncé sa tête dedans. Mais au fond, elle étouffe car elle comprend que si Damian est son prédateur et que ses crocs avaient déjà ouvert sa jugulaire, il en était de même pour elle. Elle était la source de ses souffrances, de ses douleurs, de sa peine. Et elle s’en veut terriblement. « Erreur d'un soir qui nous jette dans le noir. Confiance bafouée, amour assommé. Mes rêves s'éteignent avant que je ne t'étreigne. Erreur d'un soir qui força les au revoir. » Son regard n'avait pas quitté la porte, et elle ne s'était probablement même pas entendu murmurer. Sa mâchoire se crispa ; ainsi étaient là nos adieux car pour ce soir elle décide de fuir.
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