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eliov. - save me.

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MessageSujet: eliov. - save me. Mer 13 Sep - 19:52

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eliov

Il me manque.

Cela fait quelques temps que la mère de Lyov est sortie de l'hôpital. Mais elle n'est pas en super forme non plus. De ce fait, elle vit quelques temps chez lui, ce que je trouve admirable. Avec son métier, il n'a plus vraiment le temps de s'occuper de lui-même. Il y a juste ces moments détente qu'on passe tous les deux au travail, à l'abri des regards indiscrets. Et je pense que ça doit lui faire beaucoup de bien de retrouver sa mère, dans un sens. Mais ... je pense quand même beaucoup à lui, et sa chaleur me manque. Manger avec lui me manque, dormir avec lui me manque. Même son pull n'a plus son odeur et je ne suis plus apaisé la nuit. Au contraire, je fais même des angoisses parce que je pense à mes parents, à leurs pensées étriquées en ce qui concerne ma sexualité. Oui, Lyov m'a fait découvrir qu'en fait ... je suis gay. Enfin, actuellement il n'y a que lui pour me faire de l'effet.

J'ai toujours entendu dire que le premier amour ne durait jamais toute la vie. Qu'on était trop ébloui par ces sensations nouvelles pour se rendre compte que ça n'est qu'éphémère. Mais je sais aussi qu'il y a certains couples beaucoup plus rares qui sont le premier amour l'un de l'autre, et ça me rassure de le savoir. je me dis qu'il doit être celui que j'attendais depuis toujours. En tout cas, pour que je sois prêt à tout avouer à mes parents, c'est que ... Ah oui. Chose importante ... On ne s'est toujours pas dit les trois petits mots. Bien sûr, on s'est dit qu'on avait des sentiments l'un pour l'autre. Mais pas les trois mots. Pas encore, c'est peut-être trop tôt ... Je n'en sais rien. Je n'ai jamais été dans un cas pareil, je ne sais pas quand il faut le dire ou quand il ne le faut pas. Mais je ne fais que le suivre, j'ai confiance en lui. Et puis, peut-être qu'il me le dira en premier.

Le son des voitures me fait me sortir de mes pensées. Je me rends compte que j'ai beaucoup marché, jusqu'à atteindre un quartier que je n'aurais jamais visité de mon propre chef. Le sud de LA, le quartier pauvre. Et la pauvreté se voit un peu partout. Je pense être tombé sur un pâté de maison un peu dépravé, des racailles sont à chaque coin de rue, les voitures faussement luxueuses roulent à vive allure sans faire attention ... Je grimace. J'aimerais pouvoir rentrer chez moi. Je ne sais même pas comment j'ai atterri ici, j'avais seulement besoin de me défouler aujourd'hui, ce soir. J'en avais besoin, de faire un footing. Et au fil de mes pensées, j'ai emprunté des routes qui ne m'étaient pas habituelles. Et me voilà là, dans un quartier dans lequel je ne me sens absolument pas à ma place. C'est comme si une poterie d'enfant se retrouvait parmi les œuvres d'arts. Je fais tâche.

Je marche un peu à la hâte maintenant, et au détour d'une rue, j'aperçois une silhouette familière sortir d'une ruelle assez sombre. Cet homme ... Lui aussi fait tâche dans le décor, avec ses vêtements. Son style. Merde ... C'est Lyov. Mais qu'est-ce qu'il fout là ? Je m'arrête en plein sur le trottoir sans voir un homme qui arrive avec cette démarche propre à la racaille des quartiers pauvres. Il me bouscule, je me décale et le regarde, sourcils froncés. « Dégage de mon chemin, toi. Oh, mais tu fous quoi ici ? T'es riche non ? T'as besoin de quelque chose ? J'ai tout c'qui faut chez moi. » Oh ... Merde. Je crois qu'il m'a pris pour un toxicomane. « Non. Je n'ai besoin de rien. Je dois m'en aller, mais merci quand même. » dis-je en essayant d'être aimable. Mon regard se reporte sur Lyov, qui est toujours arrêté, à s'allumer une cigarette. Je m'élance pour aller le rejoindre mais l'autre homme m'attrape par le bras pour m'arrêter. « Allez, fais pas ta timide. » J'ai pas vraiment envie d'être violent mais il va finir par s'en prendre une ... Je le repousse assez violemment, alors qu'il s'écrase contre le mur et s'énerve en s'approchant de moi, un couteau à la main. Et merde.

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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mer 13 Sep - 20:37









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When Morphine and heroin is more your budget
I said I'd never use a needle, but sure, fuck it
I'm caught up, I'm on one, I'm nauseous
My drug dealer was a doctor, doctor…


21 :06 – More.

Les gens disent, que les meilleures personnes sont souvent celles qui cachent un lourd passé, celles qui sont détruites, et anéanties par le temps, exécuté par les souvenirs et les pensées. Je fais partie de cette catégorie, souvent trop absent, trop angoissé, et nerveux. Je me suis laissé emporter par cette douceur qui s’envole dans mes veines, me procurant un effet immédiat, me coupant de cette éternelle souffrance. J’ai les yeux grands ouverts, face à cette marchandise que me tend un homme, déguisé sous ses vêtements noirs, sous ces traits dévastés par la vie, qui lui a mener à ça. Rien d’autre, que de vendre du faux rêve et de tuer à petit feu chaque personne qui se faufilait entre ces griffes. Je le regarde à peine, je suis hypnotisé par ces mains tremblantes, il m’assure que c’est la même dose que je prends d’habitude, une sorte de confiance ce lie entre lui et moi. Oui, vous allez me dire. Comment un médecin peut-il prendre ceci ? Comment un médecin, renommé et digne de son nom, peut-il céder à cette tentation ? Vous savez, non finalement. Vous ne savez rien, et vous préféré jugé comme de lamentable petite personne que vous êtes, vous êtes là, dans votre couloir tout blanc, ou aucune tâche n’est inscrit sur vos murs. Vous prônez le bonheur, sans vous soucier des autres, en admettant que vos petits problèmes sont plus gros que ceux des autres, et vous ne faites rien, vous n’êtes bons qu’à juger. Vous n’êtes bons à rien. Personne n’est au courant de mes problèmes, et j’estime que personne ne doit se mêler de mes affaires, je suis bon, au travail. J’ai un emploi du temps chargé, je fais une vite plutôt active, et je tente de relier les bouts avec ma mère, qui est logée chez moi. Vous croyez que je me pique ? Que je laisserais des traces ? Je ne suis pas un débutant, ça fait des années que je consomme et surtout que j’évite tout regard afin de ne pas me découvrir, je ne prends rien, quand je travaille. C’est juste une détente que je m’autorise durant mes congés ou même le week-end quand personne n’est là. Je suis un gamin paumé, me dis ma conscience. Elle me hurle qu’un beau jour tout sera découvert, et que plus rien, mais plus rien n’aura d’importance. Je me détruis, j’en suis conscient. Je sais qu’il me faut ma dose dans la semaine, mais rien ne signale mon manque. Je vends, régulièrement. C’est bien plus facile pour un médecin de se procurer de la bonne, avec le pouvoir que la société nous offre, c’est comme acheter du pain dans une boulangerie. Aucune question, aucune remarque. Les gens pensent que c’est pour des patients en fin de vie, et je ne fais que hocher la tête avec une légère mine, comme pour inciter cette hypothèse totalement conne. De plus, qui viendrait dans ce quartier ? Personne, personne de mon entourage aurait le courage d’affronter ce monde, ce monde qui pourtant est juste collé au n’autre. Ici, tout est différent, et pourtant, on se ressemble sur quelques points. Je suis, et il est, tout aussi une merde que moi. Bon point, non ? Foutaise, et j’en rigole par mes propres pensées.

Lorsqu’il m’assure le prix, j’hoche faiblement les épaules en plongeant ma phalange dans l’une des poches en ressortant une masse de billets. Je lui tends, sans réellement regarder si c’était juste ou si j’avais dépassé de quelques dollars. Ça ne peut que lui faire du bien, même si je savais que la moitié irait au chef, et qu’il n’en garde qu’une petite part. Je me mordille l’intérieur de ma joue, je me pose plusieurs questions, pour combien de temps vais-je avoir avec tout ça ? D’habitude, j’en prends plus, mais ça fait quelques semaines que je me plie à en prendre une dose plus sereine et moins importante. Histoire, de ne pas tomber d’une falaise plus grande, j’imagine que la chute reste la même non ? Soudainement, en écoutant des voix près de l’endroit où je suis, je vois l’homme qui commence bêtement à paniquer, et ce con, commence à m’énerver et à me faire moi-même paniqué. Je détourne le regard, et quand mes prunelles tombent sur le gars que j’aime, je fonds. Je me détruis dans des injures. Il m’a vu, je le sais pertinemment. Je cache ce que j’ai dans les mains un peu partout, dans mes poches avant, dans mon boxer. Je m’en tape, tant qu’il ne voit rien. Putain, qu’est-ce que tu fous ici ?! Merde ! Ce n’est pas ton coin, tu ne dois pas être ici. Je donne une tape à l’homme qui évacue rapidement de la ruelle. Moi, qui me précipite en direction d’Elior, alors que je n’ose pas affronter son regard, juste l’image d’une personne face à lui qui tend sa main, liée à un couteau. « Tu devrais poser ça, vraiment. Ce n’est pas une bonne idée. Ce garçon est avec moi, tu n’as pas intérêt à lui faire quoique ce soit, sinon. Tu sais très bien comment ça va finir. » En plissant des yeux, je remarque une légère trace de sang sur son front. Elior, a dû le pousser. Je pose ma main sur le ventre de ce dernier, pour l’inviter à se mettre derrière moi. Je regarde cet homme, bourré, ou que sais-je. « Si t’avances encore, je peux te promettre que tu ne rentreras pas vivant chez toi, David. » Merde, j’ai dit son prénom. Je serre le tissu d’Elior entre mes articulations. Je le tire contre moi, pour m’assurer qu’il est bien là. « Tu fous quoi ici Elior ?! » Je jongle entre lui, et la petite merde en face.
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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mer 13 Sep - 22:27

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Je ne m'attendais pas à tomber dans une telle situation. A vrai dire, je ne m'attendais même pas à me retrouver dans ce quartier. Je ne faisais que courir, sans même regarder où j'allais. J'aurais peut-être dû emprunter ce trajet que je fais tous les matins ... Seulement, j'avais besoin de changer d'air. J'avais vraiment besoin de changer d'environnement pour oublier ce manque que son absence creusait toujours plus profondément à chaque seconde où il n'était pas dans mon champ de vision. Et à cet instant précis, je me déteste d'avoir été égoïste. Enfin, oui et non. Parce que quand je l'ai vu, quand j'ai vu Lyov dans cette ruelle, sortir de là avec un type et des ... choses blanches plein les mains, ça ne m'évoquait rien de bon. Et même là, même là je n'avais pas la tranquillité de mes pensées. Un gars était venu me bousculer, et ça a mal fini. Voilà qu'il me menace avec un couteau qu'il a sorti tellement rapidement que je ne l'ai même pas vu le dégainer. C'est le genre de gars dangereux, qui n'a pas peur de tuer, ou de blesser gravement, le genre de gars inconscient que je préfère éviter pour ma propre sécurité ... Mais de le voir comme ça, aussi énervé après moi parce que je l'ai repoussé trop brutalement pour son corps de racaille fragile, avec ces étincelles dans les yeux qui m'indiquent que si je fais un pas de travers, je finirais par être étendu dans ce caniveau, en me vidant de mon sang sans pouvoir faire quoi que ce soit ... Le voir ainsi alors que Lyov n'est qu'à quelques mètres de moi me rend tellement furax. Je pourrais le désarmer en deux temps, trois mouvements. Mais alors que je lève les mains devant moi, Lyov arrive à tout allure et se poste entre nous en tentant de me faire passer derrière lui.

Je suis trop surpris pour réagir, j'écoute seulement sa voix. Au fond, ça me soulage qu'il vienne me sauver en quelque sorte. Il pose sa main sur mon ventre et ce contact m'électrise tout entier. Seulement, je suis bien trop rebelle et courroucé pour lui obéir. Je ne bouge pas d'un poil, gardant mon regard froid et dur dans celui de mon agresseur. Je fais de la boxe depuis des années, je sais très bien comment me défendre. Je pourrais très bien en finir en moins de deux, si Lyov me laissait faire. Mais quelque chose m'interpelle. Il l'a appelé par son prénom ... Il le connaît, alors ? Comment peut-il connaître des gens de ce monde ? C'est vrai, j'oubliais avec les événements qu'il venait tout juste de sortir d'une ruelle sombre avec un gars assez louche qui n'avait pas l'air de vendre des pâtisseries. Lyov me tire contre lui et je secoue la tête en fronçant les sourcils, rugissant comme un lion qui défendrait sa fierté. « Je pourrais te poser la même question, Lyov. » C'est vrai, quoi. Ce n'est pas moi qui était en train de sortir de cette ruelle, dans ce quartier pauvre et surtout mal famé. Avec ces ... Trucs dans les mains. C'est un chirurgien réputé, alors pourquoi va-t-il à des endroits comme celui-là ? ... Il n'y a pas sa place. Il devrait rester dans les quartiers moins dangereux, il ne mérite pas d'être ici. Il mérite beaucoup mieux que d'être ici, de traîner avec des loubards qui lui tourneront le dos et lui enfonceront un couteau dans le cœur sans aucune hésitation à la moindre erreur de sa part. Je ne sais pas ce qu'il fait, mais quoi qu'il fasse ici, je ne veux plus qu'il le fasse. Je ne veux plus qu'il risque sa vie.

A l'entente de son prénom, l'autre sauvage se tire en me regardant droit dans les yeux, jetant son venin sur moi comme si le liquide se répandait sur le sol à une vitesse lente mais plutôt douloureuse, jusqu'à arriver jusqu'à moi. « T'inquiète, Elior. On se retrouvera. Et je te jure qu'à ce moment-là ... » Il fait un geste lent avec son couteau, sous sa gorge ... Qui ne veut rien dire d'autre que "je vais te buter". J'inspire profondément en soutenant son regard. Je n'ai pas peur de lui. Il n'est rien sans ses armes et son gang. Au corps à corps, il ne vaut rien, je le sais. S'il valait quelque chose, il n'aurait pas dégainé son couteau aussi rapidement. Ce sont peut-être les habitudes de ce monde sale, et ça ne m'étonne même pas. Je reporte mon regard sur Lyov qui ... Est déjà parti ... ?!


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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mer 13 Sep - 23:15









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Je n’aimais pas cette situation, et c’était à mon avis incontrôlable. Il était là, derrière moi. Et je me doutais qu’il vînt de voir quelque chose dont il n’aimait pas, et surtout je me doutais qu’il n’appréciât pas ceci. Après tout, nous vivions une histoire lui et moi, et il ne savait pas grand-chose de ma personne, il savait simplement que je ressentais des choses pour lui, et à mes yeux, c’était déjà quelque chose d’énorme. Je fronce les sourcils, quand l’’individu en face de moi crachait sa haine à travers des dires insolents et des menaces qu’il mettrait en fonction sans aucune hésitation. Ca me mettaient hors de moi, j’explosais brutalement. La mâchoire contractée, les poings redressés. Je me dirigeais sans autre en direction de cet homme en l’empoignant par la gorge. Tout se déroule vite, bien trop vite. C’est à peine si je viens de réaliser qu’il suffoque, qu’il est là, en train de se débattre en me suppliant de le laisser et que j’étais en train de le tuer. Je voyais noir, je n’entendais que ces mots, d’une violence qui me donnaient envie de vomir, de cette imprudence qu’il fit preuve en face de moi. Je savais qu’Elior était quelqu’un de fort, qu’il était apte à se défendre et surtout à le mettre au sol, mais au moment où j’entendis ce gars, le menacer, dire des choses ainsi, ça me faisait réfléchir, cette idée malsaine qui traversait mon esprit, que l’homme que j’aime soit en danger. Non, je ne pouvais absolument pas l’accepter. Je devais lui faire comprendre, qu’on ne joue pas dans la même cour, et qu’il n’est en rien autoriser à venir m’emmerder et emmerder mes proches. Je relâche sa nuque, tant bien que mal, je me tords pour calmer mes nerfs et mon envie de le tuer. Il me regarde paniquer, on voit bien que c’est un jeune du quartier, qui n’a pas la moindre conscience de ce qu’il fait et qu’il veut se prendre pour un grand alors que non. « C’est la dernière fois, que tu menaces cet homme. Est-ce que tu as bien compris ? Si tu veux te retrouver encore vivant demain, disparaît. Et vite de mon champ de vision, parce que ce n’est pas moi, qui va me salir les mains pour faire disparaître ton putain de corps, et je crois pas que ta mère et ta sœur veuillent ça, tu ne penses pas ? » Je souris, d’une façon plutôt mauvaise et voir assez flippante. Il hoche la tête, tremblant de toute part, en évitant mon regard et celui d’Elior. Finalement, moi, je n’avais pas peur de lui, j’avais juste peur d’affronter le regard de la personne derrière moi, parce que tout ceci, n’annonçait rien de bon pour moi. Je palpais mes poches, comme pour me rassurer que mes doses se trouvaient bien enfuient et cachés de tout regard. En soupirant, une main dans mes cheveux. Il s’éclipsait en dix secondes, tout en grognant entre ces dents. Tant qu’il ne revienne pas, c’était le plus important. Je restais ainsi, paralysé. La mâchoire serrée, et les mains s’éternisant dans les poches. Il n’avait pas besoin de savoir, si ? Enfin, je suppose qu’il voulait une quelconque explication, mais est-ce qu’on est au point où on doit se dire tout ? Je me retourne vers le silhouette de celui que j’aime. Je plonge mes prunelles dans les siennes et malgré obscurité, je peux parfaitement entrevoir la mine énervée d’Elior. « Je te raccompagne d’accord ? Comment tu as fait pour te retrouver ici ? C’est quand même loin de notre quartier, tu aurais pu te perdre… » Ou te faire tuer, te bagarrer, te retrouver coincé dans un groupe de dix. Toutes les possibilités s’offraient à lui. Finalement, on est là, comme deux pauvres cons.

Mon corps s’approche de lui, et ma main vient lentement se poser sur son ventre puis se déplaçant jusqu’à sa hanche que je pince entre mes articulations. J’ai envie de le sentir, mais, je ne crois pas que de me coller davantage me donnera fière allure, surtout qu’il risque de faire balader ses mains. À cette pensée, je me recule soudainement. Je plante mon regard ailleurs en dissimulant mon inquiétude à travers un sourire forcé. «  Tu devrais faire attention, tu aurais pu te faire attaquer. Ils ne sont pas très sympas ici. Enfin, c’est une généralité. » C’est vrai. Je connaissais pas mal de jeunes qui étaient très intelligents et qui pouvaient s’ils le voulaient apprendre davantage et aller bien plus loin, surtout, très loin de ce quartier. Ma main revient sur sa joue, désormais, j’incline mon visage pour que mes lèvres s’appuient généreusement sur le sommet de son front, puis du bout de son nez qui était légèrement froid par le temps. « Aller viens, ma voiture n’est pas loin. Je te raccompagne. » Je préfère rester à une distance favorable, histoire de ne pas avoir une quelconque surprise. J’enfonce mes mains dans les poches, tout en déviant mon regard sur les alentours, jusqu’à ma voiture qui n’était pas loin d’où nous étions. Commençant quelques pas légers, tout en étant attentif si Elior ou non me suivait, après tout. Il n’était clairement pas obligé de me suivre, même si au fond, j’en avais très très envie. Parce qu’il me manquait, terriblement.  
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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Jeu 14 Sep - 13:30

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Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait. J'avais beaucoup de mal à réaliser, Lyov traîner dans ce quartier, connaître cette personne qui m'a agressé, et connaître même sa famille ... C'est juste dingue. je ne pouvais pas le croire, ça ne pouvait être qu'un cauchemar. Comment pouvait-il connaître des gens pareils, aussi agressifs ? Je comprends que certaines personnes soient un peu perdues à cause de l'adolescence, la jeunesse, ou même le quartier défavorisé dans lequel ils vivent, mais là, ça dépasse l'entendement. C'est comme si je n'avais aucune envie de comprendre, comme si je ne voulais pas y croire. Et je ne veux pas y croire. Lorsque l'homme nommé David commence à me menacer, je vois le regard de Lyov changer du coin de l'oeil. Son attitude, sa réaction ... Tout, absolument tout en lui change et je ne sais pas quoi faire, ni où me mettre. Il est devenu comme un fauve protégeant sa nourriture. Et lorsqu'il se jette sur lui, j'écarquille les yeux et m'avance de quelques pas, restant à bonne distance tout de même. Je ne l'ai jamais vu aussi fou ... Je préfère prendre mes précautions. « Lyov, arrête ! Lâche le ! » Je sais que cet homme m'a menacé, et qu'il mettra sûrement ses menaces à exécution. Mais il ne faut pas que Lyov réagisse ainsi. Je ne veux pas qu'il risque d'être blessé, ou pire : tué sous les coups de couteau de ce sale enfoiré. Ou même qu'il finisse en prison, même si je doute que cela arrive très souvent ici, quand il s'agit de petites affaires de ce genre. Ses paroles me font froid dans le dos, un mauvais frisson s'empare de moi et je recule. Merde, est-ce qu'il est vraiment capable de ... tuer un homme ? Il me fait peur. Je déteste quand il est dans cet état, il me fait trop peur. Finalement je le laisse faire alors que David se tire en vitesse, je n'ose même pas bougé. Mon regard effrayé est logé sur le visage crispé de Lyov, et je ne peux détourner les yeux de lui. S'il m'était apparu comme un sauveur un peu plus tôt, je ne comprends pas ce qu'il vient de faire. Et j'ai peur. Il fait noir, il fait froid, et j'ai peur.

« J'ai fait un footing et je n'ai pas regardé où j'allais, » réponds-je mécaniquement. Me perdre ... Est-ce que c'est vraiment la seule idée qui lui passe par la tête en ce moment ? Je ne pense pas. Avec ce qu'il vient d'arriver, je doute qu'il ne pense qu'à l'idée que je me perde. Mais je ne dis rien. Je le laisse s'approcher, baissant les yeux, et le visage. Je le laisse me pincer la hanche, ce qui me provoque un nouveau frisson, et je me mordille la lèvre en osant à peine relever mon regard sur lui pour apercevoir un sourire qui est bien loin d'être naturel. Pas très sympas, hein ... « Non, pas très sympas. Pourquoi tu es là, Lyov ? » Je soupire. Je sais que je n'aurais pas de réponse. Et c'est bien ce qui arrive, il m'embrasse le front et le nez, puis m'emmène à sa voiture. Je reste près de lui, je ne veux pas risquer de finir blesser. Oui ... Je profite un peu du fait qu'il les connaisse. Que les gens ici le respectent. Même si ça n'augure rien de bon.

Je monte dans la voiture, côté passager et m'attache directement. Mon regard rivé sur le pare-brise, j'ose à peine respirer. « Je veux que tu me montres ce que tu as dans tes poches. » Je n'ai pas eu le temps de voir ce qu'il avait dans les mains tout à l'heure, alors je préfère m'assurer qu'il n'a rien dans ses poches qu'il pourrait me cacher. Je déteste le mensonge, je veux me rassurer, je veux m'assurer qu'il ne me mente pas, même si je lui fais confiance. Après tout ... Je ne savais rien de ses virées ici, du fait qu'il soit connu et qu'il connaisse les gens d'ici. « S'il te plaît, Lyov ... Montre moi. Je veux savoir, » lui dis-je en posant un regard inquiet dans le sien. S'il te plaît, Lyov, ne me mens plus. Et raconte moi tout. Je veux tout savoir, tout connaître de toi. Je veux seulement te protéger.



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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Jeu 14 Sep - 20:54









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Je me doutais bien qu’il n’allait pas me dire qu’il me suivait, ou pire qu’il avait fait des recherches sur moi, et qu’il voulait se rassurer à cette idée, que je cachais quelque chose. Je regardais à peine les alentours, il fait sombre, et peu de personne sont assez courageux pour venir se promener de la sorte. Du moins, les habitants du quartier en avaient l’habitude, tandis que moi, ça ne m’effraie pas tant que ça. Je me dis que les gens ne sont pas différents, et encore une fois ils peuvent être tout autant intéressant que les riches de mon quartier qui pensent mieux savoir que les autres. Je déteste ça, d’ailleurs. J’estime que la richesse ne doit en rien avoir avec l’intelligence. Je soupire, presque trop bruyamment, je passe ma muqueuse sur la longueur de mes chaires en raclant ma gorge. Pénétrant dans l’habitacle de ma voiture tout en m’attachant à la suite. « Je ne fais rien d’important. J’étais juste venu par besoin. Les gens ici n’ont pas d’assurance-vie, et j’essaie de venir les aider du mieux que je peux. » Ca, c’est une autre vérité. On sait tous qu’aux USA, il est impossible de se faire soigner sans avoir une assurance, chose totalement absurde mais d’une triste vérité. Il arrive souvent que l’hôpital ne prenne pas à charge des patients, uniquement parce qu’eux ne sont pas assurés. Et la plupart finissent par mourir de douleur, ou tentent tant bien que mal d’apaiser ceux-ci grâce à plusieurs remèdes, et moi. J’en donne. Du moins, ce n’est clairement pas de la drogue, mais une sorte de médicament pour faire oublier les malheurs et l’empêchement de certains gestes. « Je donne des médicaments aux gens, même si ce n’est clairement pas suffisant, j’’espère qu’avec ça ils arrivent déjà mieux à dormir. Je t’en prie, ne dis rien à l’hôpital. C’est assez difficile de camoufler ça, alors si t’en parles… Je risque de perdre mon job, et mes patients par la même occasion. » Je savais, qu’Elior n’est pas ainsi, qu’il ne viendrait jamais à me mettre en danger, surtout pas au niveau de ma carrière, pour celle que j’ai tant parcouru d’épreuves, celle pour qui j’ai combattu sans relâche jusqu’à me retrouver là, médecin. Je fronce les sourcils par la question qu’il vient de me poser. C’est impossible, comment il a pu déduire que j’avais quelque chose dans mes poches ? Après tout, il venait à peine de me regarder et je tenais tout dans mes propres mains. Démarrant la voiture, je conduisais à une allure plutôt tranquille en jetant quelques coups d’œil au retro, m’assurant que personne ne me suivait jusqu’à mon domicile. « De quoi tu parles ? Je te l’ai dit j’ai des médicaments, et encore dans le coffre. » Je souris, faussement. Trahissant une certaine confiance qui s’était installée entre nous, depuis que nous nous fréquentons tout me semble différent. Je ne me vois plus sans lui, sans passer un moment en sa compagnie, et même si là, ma situation m’empêcher d’être plus souvent avec lui, je voulais au moins qu’il soit avec moi au boulot. Chose compliquée, puisqu’il se trouve qu’il n’est pas dans mon secteur. Je ne voulais vraiment pas lui dire, je ne voulais rien lui parler, comment annoncer ça ? Je sais, plusieurs personnes ont le courage de le dire… Comme un appel à l’aide finalement, mais moi c’est différent. Je vends, et je consomme. Autant vous dire que dans tous les cas, je peux en arrêter un, mais comment faire pour l’autre ? Je suis juste dans la merde.

Bordel, à ces dires. Je me gare contre le trottoir en détachant ma ceinture. Au pire, il me quitte et il préfère simplement voir un autre homme qui est sympa, qui ne prend rien, et qui est stable. Je le suis non ? Faut juste me donner une dose et je suis un ange tombé du ciel. Affrontant son regard, je pioche à l’aide de mes articulations un petit paquet contenant de la poudre. Je ne suis pas le genre qui se pique, je déteste ça, je suis plus un consommateur discret. Un geste où peu de personne viendrait regarder ou curieux. « Je me suis pris ça, aujourd’hui. Je suis épuisé, et j’avais besoin de ça pour aller travailler, encore des heures. Je n’arrête pas, et dormir ne me sert à rien. » Tu te demandais comment je pouvais tenir plus de 24h00 sans dormir ? Maintenant tu le sais. Je mordille ma lippe inférieure en passant mes doigts libres dans mes cheveux, tout en grognant entre mes canines. Ce n’était pas censé se passer comme ça, il ne devait même pas être présent, et il ne devait surtout pas connaître ce côté. Je replonge ce paquet dans ma poche, en m’adossant contre le siège. Mes mains tripotant le volant alors que je suis attentivement du regard, les pas des passants. « On a tous des merdes dans nos vies, non ? Tu as ta merde, et j’ai la mienne. Chaque personne a un truc qui cloche. D’autres sont plus forts, tout simplement. » Puis, je hausse les épaules, comme si cette phrase pouvait me sortir de ce merdier, et rendre cet instant moins pénible, comme si je priais au fond de moi que ça ne soit qu’un cauchemar, et rien d’autre. Juste qu’à l’instant où je vais cligner des yeux, je me retrouve chez moi, dans mon lit. Avec Elior à mes côtés.
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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Jeu 14 Sep - 23:27

save me.|

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J'attendais simplement qu'il réponde à ma question. Après tout, je venais bien de lui dire pourquoi j'étais là. Je voulais savoir ce qu'il faisait là. Et je sais que viendrait ensuite sa réponse, au pourquoi il connaissait autant de monde ici, dans ce quartier mal famé. Dans mon esprit, je me faisais déjà plusieurs films. Allant d'une simple amitié jusqu'au plus tragique. Mais j'essayais toutefois de rester rationnel ; le plus tragique ne se passerait pas. Pas vrai ? Je pensais à diverses choses. Peut-être qu'il faisait du trafic de médicaments. Cela serait en corrélation avec son travail, après tout. D'armes aussi, songeais-je. Mais j'écartais bien vite cette idée. Non, ça ne pouvait pas être ça. S'il avait des armes, je le saurais. Je ne sais pas. Je préfère attendre sa réponse, mon regard rivé sur l'horizon infâme qui se dressait devant nous. Peut-être que je n'aurais jamais dû lui poser cette question, peut-être que je le forçais à parler d'une chose dont il ne veut pas du tout discuter. Mais j'avais besoin de savoir. J'avais vraiment besoin de savoir. Et lorsque sa voix perce le silence assourdissant qui nous entourait depuis quelques instants, je me concentre sur la lourdeur de ses mots et leur signification. Alors c'est ça, hein ? Il fait le bon samaritain ici ? Il vient seulement soigner des gens qui ne peuvent pas se payer de traitement ... Au fond, je n'y crois pas. Pourquoi viendrait-il sauver des gens qu'il ne connaît pas ?.. Je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'il me ment. Et je fronce les sourcils quand il me demande de ne pas en parler, me renfrognant davantage. Il me prend pour qui ?.. Il croit vraiment que moi, Elior, je vais aller balancer ses secrets, qui ne regardent que lui ? Mais pourquoi je ferais une telle chose ? Je ne veux pas le rendre malheureux. Loin de là. Je veux seulement savoir la vérité, ce qu'il me cache, pour le connaître dans ses moindres recoins. Pour le connaître, lui et toutes ses faces cachées, ses vices et ses sombres secrets. Je veux seulement me plonger dans son monde pour y participer, pour ne plus être qu'un accessoire, mais plutôt faire partie intégrante de sa vie.

J'ai bien vu, tout à l'heure, qu'il tenait certaines choses dans les mains que je ne pouvais distinguer dans le noir de la nuit qui tombe. J'avais seulement supposé qu'il n'avait rien jeté. Du moins, je l'espérais. D'où mes questions insistantes. De toute façon, je voyais bien à sa façon d'être aussi nerveuse et angoissée qu'il me cachait autre chose que son âme charitable. Je secoue la tête face à son sourire. Il me prouve qu'il ment juste par ses expressions du visage, et si quelqu'un qui ne le connaît pas peut le croire, ce n'est pas mon cas. J'ai appris à reconnaître ces sourires forcés qu'il donne à ces patients un peu trop désagréables, j'ai appris les étoiles dans ses yeux à chaque fois qu'un véritable rictus se forme sur le coin de ses lèvres pulpeuses, dévoilant ainsi sa dentition parfaitement entretenue. J'ai appris chaque courbe de son visage et les ai encrées sous mes paupières pour ne plus jamais les oublier. « Pas à moi. » Non, Lyov. Ne me mens pas. Ce serait une grossière erreur, tu sais à quel point je déteste le mensonge et surtout venant de toi. Je l'aime. Je ne pourrais supporter qu'il me serve un mensonge comme si je n'étais qu'un vulgaire inconnu qu'il ne reverra jamais. Non, je ne le supporterais pas. Jamais. Il tient à  moi, je le sais. Sinon, pourquoi aurait-il réagi de la sorte lorsque ce David m'a cruellement menacé de mort ?

Je ne lâche pas l'affaire. Dans un silence qui nous est lourd à tous les deux, il se gare et se détache, j'en fais de même, tournant le visage pour plonger mon regard sérieux dans le sien. J'attends, j'attends qu'il me dise la vérité. Et lorsque sa main se fourre dans sa poche et qu'il en ressort un petit sachet de poudre, je fronce les sourcils. Il ... Il deale ? Non. Il en prend. Voilà comment il fait pour travailler plus de quarante-huit heures sans avoir sommeil. Voilà comment il fait pour tenir toute la journée. Voilà comment il se bousille. Voilà comment il me bousille. « D'accord. J'en veux aussi. » Le pire dans tout ça, c'est que je suis sérieux. Je sors même de l'argent de ma poche pour le lui tendre. « Je te l'achète, si tu veux. Il n'y a aucune raison à ce que je n'en prenne pas. Après tout, tu en prends aussi, ce n'est pas si dangereux que ça, pas vrai ? Pas vrai, Lyov ? Alors, donnes-en moi. Je sais où en trouver, maintenant, mais je préfère que ce soit toi qui m'empoisonne. Je veux que tu me fasses subir ce que tu t'infliges depuis tant de temps. » Je veux que tu comprennes combien cette merde te fait du mal. Et si cela ne te fait rien d'en prendre, alors donnes-en moi, et tu comprendras en me voyant dans l'état dans lequel tu te trouves. C'est sadique, je le sais. C'est sur le coup de la colère. Oh oui, je suis très en colère, mais je reste calme, et c'est ça le pire, je crois. Un rire nerveux s'extirpe de ma cavité buccale et je secoue la tête tout en rangeant les billets, replongeant mes mains dans mes bras que je croise contre mon torse.

La suite de ses paroles n'arrange rien. Au contraire. On a tous nos merdes ... Ce n'est pas ce que j'appelle une merde. C'est une addiction. Dangereuse. Il ne sait pas combien c'est dangereux. « J'ai parlé de toi à mes parents. » Je ne voulais pas le lui annoncer comme ça, dans cette voiture garée au beau milieu d'un quartier qu'on ne veut pas fréquenter aussi bien l'un que l'autre. Mais j'en ressens le besoin. Je prends une large inspiration, en sachant la bombe que je venais de lancer, le regard détourné vers la fenêtre. « J'ai appelé mon grand-oncle pour qu'il me conseille et suite à ça, j'ai discuté avec mes parents. Je leur ai annoncé ce que Beverly m'avait fait, et surtout je leur ai dit que je n'étais attiré que par toi. Qu'on sortait déjà ensemble en secret. Mon père a failli tourner de l'oeil en entendant une nouvelle pareille. Et à ma grande surprise, c'est ma mère qui a le mieux réagi. » J'espérais au fond lui donner une bonne raison d'arrêter ses conneries. Je voulais qu'il voie de ses propres yeux combien je suis dingue de lui, assez pour affronter seul mes parents, comme un grand. Qu'il voie que je prends mes responsabilités. Cela ne veut pas dire que l'on pourra se balader main dans la main dans la rue demain, mais c'est un grand pas. Mes parents ne veulent pas que je l'annonce tout de suite aux médias. Ils préfèrent que j'attende, et je les comprends. Le temps de se remettre. C'est normal. Mais au moins, j'ai réglé un problème, quelque chose pour laquelle il m'a fallu beaucoup de courage, et tout ça, pour me rapprocher de lui. Tout ça, pour qu'il comprenne sans que je lui dise. Maintenant, je veux juste qu'il fasse preuve du même courage pour décrocher.



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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mar 19 Sep - 16:23









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Non mais tu m’as vu ? Je suis typiquement le gars à la gueule d’ange, qui fait bien les choses et qui ne commet aucune erreur, comme si l’apparence était la chose la plus importante, que les gens se focalisent comme des dingues sur tes traits à la recherche de la vérité, en se persuadant connaître celle-ci grâce à ça. Mais c’est faux, je ne suis qu0un gamin paumé dans une vie bien trop haute pour moi, je malmène à ma guise les dollars, je m’achète ce que je veux, quand je veux, sans regarder les dépenses, et même si je sauve des vies et que je me permets de donner une somme tous les mois à des associations, est-ce que cela fait de moi une bonne personne ? Evidemment que non, comment peut-on juger quelqu’un de la sorte ? Je sauve des vies, mais j’en tue également. C’est une partie que les personnes ne savent pas, et que personne n’aimerait savoir. Sauf Elior, qui se tient à mes côtés. Je ne sais pas si son regard sur moi à changer, ou s’il pense que je suis faux, que j’ai rien de vrai et que je trimballe sur moi un masque au quotidien. Mais lorsqu’il me regarde, je ne vois rien de tout ça, je suis presque hypnotisé par la beauté de cet homme qui fait face à de nombreux problèmes. Je le regarde, attentivement, de ces paroles aux mouvements de ses lèvres contractées. Il m’en veut, terriblement, mais la chose la plus choquante c’est quand il vint à me dire qu’il en veut, qu’il pourrait me l’acheter et que ça ne poserait aucun souci. Mais en vrai, je sais pourquoi il fait ça, je sais à quoi il joue et je ne le permettrais pas d’imaginer une seule seconde qu’il est dans le bon chemin. « Tu penses que c’est bien ? Je vais rien te vendre, et je ne vais rien te donner. Si tu dois commencer cela ne sera pas de mes mains, ça ne sera pas ma faute Elior. » J’ai les sourcils froncés, ma mine un peu énervée. Sans doute parce que je le suis réellement, au fond, je m’en foutais que les gens prennent cette merde, mais à mes yeux, Elior était différent et je ne désirais pas qu’il tombe dans ce cercle, il avait assez de problèmes à gérer et il me semble qu’en rajouter n’était pas une bonne solution. Je soupire, bruyamment, je pose mes mains sur le volant en regardant droit devant moi. Je peine à me concentrer, plus difficile que d’habitude. C’est lui, qui me perturbe, il est là, à côté de moi, comment voulez-vous que je sois tout à fait calme ? Ca fait des jours que lui et moi n’avons pas été seuls, en dehors de l’hôpital, mais ne plus dormir avec lui, me pose un vrai problème et tout simplement ne plus être avec lui, me fait un mal de chien. Je pince le sommet de mon nez, en priant que lorsque j’ouvrirais les yeux, je serais avec lui, dans le lit en train de rire à des blagues idiotes et prévoyant des activités ensemble, sans devoir se montrer au grand jour.

Sauf, que ça ne se passe pas comme ça. Il me lance une bombe, comme ça, l’air serein. Je plisse des yeux en reposant mes prunelles sur son profil. Il a parlé à ces parents, la chose la plus dingue qu’il pouvait faire, il l’a fait pour moi, enfin pour nous. Je ne réalise pas vraiment à quel point il peut m’apprécier, mais assez, enfin beaucoup pour faire ce genre de chose. Je l’écoute, le plus sérieusement du monde, je me tourne afin de l’observer parler et articuler ce nouveau fantastique. C’était une bonne chose pour nous, mais davantage pour lui, pour sa liberté de penser et de faire. Il n’aura plus à supporter les conneries de ces parents sur les épaules, il ne devra plus sourire aux femmes qu’il n’aime pas, et il ne devra plus faire semblant d’être celui que ces parents veulent. Il est lui, et je suis fier de lui. Je me penche, pour appuyer mes mains sur ces cuisses, en m’aidant pour que mes lèvres viennent épouser les siennes, juste au moment où il vient de terminer. Je peux sentir la douceur de ces lèvres, la finesse de ces gestes quand il m’embrasse. Je ne peux contrôler mes propres pensées, et je sais au fond de moi que ce n’est pas une simple attache. Que je suis réellement amoureux de ce gard, et qu’au fond, je trouve ça flippant, mais au même temps… Rassurant. Je me recule doucement, en laissant mon sourire parler pour moi. S’il savait à quel point c’était un soulagement, et ce malgré l’ambiance et l’endroit. « Je suis vraiment fier de toi, tu pourras être enfin celui que tu veux être, sans avoir peur. Et j’ai au fond, hâte de rencontrer ta mère, elle m’a l’air vraiment sympathique. » Je me place sur le siège conducteur, en démarrant la voiture, pour mettre en fonction le chauffage. Il fait froid, et je commençais à me dire qu’être ici, au plein milieux de la nuit avec ce genre de température, n’était rien de bon. « Il faut vraiment froid. Tu veux aller boire un chocolat chaud ? Ou on peut rentrer et regarder un bon film. » Je crois que j’oubliais complètement les événements, ou je préférais ne plus en tenir compte, surtout pas après ce qu’il venait d’annoncer. Ma main se pose sur sa cuisse, que je tripote à ma guise, je la fais remonter jusqu’à son intérieur alors que je plonge mon regard dans le sien, sans une once de gêne. « J’ai une petite idée. Tu pourrais peut-être laisser quelques affaires chez moi ? Pour commencer, un t-shirt, puis des affaires pour le boulot, des biscuits que tu aimes. » Haussant les épaules, un rire faible se faufilait entre mes chaires alors que j’essayais en vain de détendre l’atmosphère. J’étais terriblement bien, durant un espace j’avais réellement peur, je ne voulais pas le perdre et j’espérais qu’il le comprenne à travers mes gestes et à travers cette demande. Ce n’était pas anodin, je ne laissais personne laisser ces affaires chez moi, mais lui, j’avais envie. J’avais envie de passer chaque minute en sa compagnie, être avec lui, lui faire l’amour dans tout l’appartement. Je n’avais plus envie de passer ne serait qu’une seule seconde sans ce garçon, parce qu’il savait me rendre heureux, sans même qu’il le sache. « Tu me rends heureux. » Quatre moi, et une vérité.
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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mar 19 Sep - 17:45

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J'ai toujours pensé qu'une personne avait deux faces : celle qu'elle révèle au grand jour et celle qu'elle cache au plus profond. La face qu'elle montre, c'est tout ce qu'elle veut bien montrer ainsi que tout ce qu'elle ne montre pas, pour se protéger ou protéger les autres. Cette face nous fait bien souvent miroiter des choses sublimes, des idées brillantes, une intelligence hors du commun, une face qui nous donne envie, qu'on jalouse, qu'on idolâtre. Mais cette face fait concurrence à l'autre. Celle qu'on cache, pour se protéger ou pour protéger les autres. Nous vivons dans un monde où chaque coup d'oeil est un jugement acerbe, chaque sourire une insulte camouflée, chaque contact un sentiment de solitude enfoui. Nous vivons dans un monde qui dégouline d'hypocrisie. Rares sont ceux qui parviennent à montrer leur face cachée, leurs vices et tout ce qui les tourmentent. Parfois, ils le font d'un naturel implacable, et dans d'autres cas, c'est parce qu'ils n'ont pas le choix.

Je n'ai pas laissé le choix à Lyov de me dire ce qu'il cachait en réalité, de m'avouer ce sombre secret qui me blesse au plus profond. Car avant de me montrer tout ça, il m'a menti. Il m'a menti de son air effronté en pensant qu'un doux mensonge suffirait à apaiser mes doutes. Mais j'avais bien vu qu'il n'était pas dans une ruelle sombre à tenir cette drogue dans les mains - même si je ne savais pas qu'il s'agissait de drogue lorsque je l'ai aperçu - pour soigner des gens. Il n'aurait pas réagi ainsi sinon, et puis, il ne me l'aurait peut-être même pas caché. C'est assez louable comme comportement, après tout. Mais ce n'est pas le sien. Non. Alors, je décide de lui demander de m'en donner. Je sais parfaitement qu'il refusera, dans le meilleur des cas il se sentirait peut-être coupable et me dirait qu'il n'en prendrait plus ... Dans le pire des cas, il refuserait en ne comprenant pas le but de la manœuvre, en pensant que je veux faire comme lui seulement parce que je pense que c'est bien. Et c'est ce qui arrive. Je fronce les sourcils, plonge mes mains dans mes poches. Alors il va vraiment falloir que je le fasse pour qu'il comprenne ? Si des menaces ne fonctionnent pas, les mettre à exécution serait donc le plan à suivre ? Dans mon milieu, la drogue coule à flots. En France, à l'université, les jeunes avec qui je traînais ne carburaient qu'à ça pour suivre le rythme. Ils sont sûrement encore accro aujourd'hui. Je ne les envie pas, mais grâce à eux je pourrais certainement m'en procurer. Et même ici, d'ailleurs. Si j'y songe sérieusement, c'est surtout pour le faire réagir. Comment je pourrais faire autrement ? Je n'arrive même pas à réfléchir tant je suis en colère. Et attristé. Pourquoi est-il tombé là-dedans ?.. Pourquoi y a-t-il goûté la première fois ? Est-ce que c'était pour se donner un style ou par tentation d'échapper au sommeil ? Toutes ces questions me martèlent le crâne, et je décide de penser à autre chose.

La bombe que je viens de lancer semble l'attendrir. Son regard change et même sa posture change. Il pose ses mains sur mes jambes et m'embrasse. Une once de tendresse que j'apprécie vraiment et qui semble me calmer un certain moment. Mais à l'instant où il s'écarte, tout me revient dans la face. Ca ne fait que commencer, tout ça. Quelqu'un accro à la drogue ne peut pas en décrocher totalement sur le moment, il doit passer par des étapes difficiles et bien souvent douloureuses physiquement comme mentalement. Les fièvres, les douleurs, les incapacités physiques. Et cette rage, aussi. Le sevrage est un processus compliqué, j'en sais quelque chose. Je voudrais tant qu'il décide de s'arrêter. Au moins, je pourrais être là pour l'épauler jusqu'à la fin de ce cauchemar, pour résister quand il m'exposera toutes ses raisons qui seraient susceptibles de le faire replonger. Quand il me suppliera de lui en redonner. Je pourrais être là pour lui donner un bonheur qu'il ne peut imaginer. Il sourit. Il me sourit. Mais je ne le regarde pas. Mes yeux sont fixés sur ces bâtiments glauques et sombres qui nous entourent, et en écoutant ses paroles, je ne fais que de froncer les sourcils. Le chauffage est mis et je me rends compte que je suis frigorifié. Je secoue la tête en soupirant légèrement quant à sa main sur moi. Non, Lyov. Je ne veux rien faire. Il n'y a qu'une seule chose que je veux, et tu sais ce que c'est. Je tourne la tête vers la fenêtre en me mordant l'intérieur de la joue. Je sais qu'il essaie de bien faire, mais ce n'est pas comme ça qu'il parviendra à me détendre, surtout sur un sujet aussi grave qu'il semble avoir oublié.

Ses dernières paroles me brisent le coeur. Je le rends heureux, et je suis heureux de le savoir. Mon coeur bat plus fort et ma gorge se noue. J'ai envie d'exploser. Je ferme les yeux. Ces yeux humides qui trahissent tous mes sentiments. Je prends une inspiration profonde. Puis une deuxième. Et une troisième. Pour calmer ces pleurs que je ne veux pas. Une dernière. Et ma voix crève le silence. « Laisse moi conduire. » Je tourne le visage vers lui, le regard baissé. Puis je le remonte pour le plonger dans le sien. Mon expression froide et dure. Je sais que je vais le blesser. Mais j'ai mal de le savoir dans cet état. Si ça se trouve, il était sous coke quand il m'a dit qu'il avait des sentiments. Si ça se trouve, il l'était aussi quand je suis venu frapper à sa porte, quand j'ai quitté Beverly. Si ça se trouve, il l'a toujours été en ma compagnie. « Des merdes, on en a tous. Lyov, ce sujet n'est pas clos. Si je t'ai dit pour mes parents, c'est pour te montrer que j'ai eu du courage pour toi, pour être avec toi. Et que je voudrais que tu sois capable d'en faire de même pour moi. » Je soupire, passe une main dans mes cheveux. Impatient. Bouillonnant. « Ce n'est pas qu'une merde. Avoir une dette, c'est une merde. Avoir un accident, c'est une merde. Tomber des escaliers, encore une merde. Être accro à la drogue, c'est un problème. Je ne veux pas que tu aies ce problème là, Lyov. Il faut que tu saches t'en débarrasser. Franchement, Lyov, tu es médecin. Tu as fait tellement d'études, tu as travaillé dur, pour finalement devenir camé. » Je le regarde, le plus sérieusement du monde. Je ne suis pas certain de le rendre heureux, là, tout de suite. Je soupire de nouveau, sors de la voiture et en fais le tour pour ouvrir sa portière. « Laisse moi conduire. Je voudrais rentrer et prendre une douche. » Laisse moi prendre les rênes. Laisse moi te montrer que je suis capable de te guérir et de te faire voir combien la vie est meilleure sans ces merdes. Laisse moi t'aimer et prendre soin de toi comme tu le mérites.


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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mar 19 Sep - 19:01









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J’ai compris, et je le sais. Je sais qu’il ne va pas passer outre, je sais que je vais devoir affronter cette merde, et je sais qu’il ne lâchera pas l’affaire. On ne tombe pas par hasard dans la drogue, c’est pas juste une question d’envie, d’influence, c’est une solution. Mauvaise, mais ça reste une solution. Quand tu ne vois rien, quand tu es perdu, quand tu penses ne pas pouvoir t’en sortir, que tu as étudié toutes les hypothèses et que rien, rien ne pourra plus jamais arranger les choses. T’as juste envie de fermer les yeux, et d’oublier. D’oublier un court instant que ta vie n’est pas bien, que toi, tu n’es pas bien, et même si les gens penser que ça tue, les gens oublient souvent que c’est une façon de survivre. Avoir la paix, dans ce monde de fou, avoir ce silence dans notre tête alors que quotidiennement elle est ravagée par des hurlements, des pleurs, un désespoir. Ca peut être notre ennemi, comme ça peut être notre meilleur ami. C’est une chose difficile à dire, une chose horrible à raconter. Mais non, je ne suis pas une victime, qui est tombé dans la drogue par une envie soudaine, ou parce que je me suis coupé un bout de doigt. Que les études c’est difficile. Ce n’est pas ça, et ça ne sera jamais un choix durant ce genre de problème fictif. Je le regarde à peine, quand il vint à me demander s’il peut conduire la voiture. Mais pourquoi ? Je ne suis pas sous l’emprise de la drogue, je sais parfaitement ce que je fais, et ce que je dis. Je secoue la tête, comme pour le résonner et le faire entendre que ce n’est pas en agissant de la sorte, qu’il parviendrait à m’aider. « Quoi ? Non, je conduis. Je n’ai rien prit. » Je soupire, je passe mon temps à soupirer, si ce n’est pas lever les yeux au ciel. Les prochains mots, me font longuement réfléchir. Est-ce qu’il m’apprécie assez fort pour faire ça ? Je veux dire, je sais qu’il a fait ça pour être avec moi, mais il doit être conscient que ce n’est pas dans un claquement de doigts que je vais cesser, c’est pas comme ça que ça fonctionne bordel. Je suis fou de rage, mais je me contrôle. Ma consciente me dit que c’est normal, qu’il faut juste attendre qu’il se calme, et que tout devienne normal pour simplement en discuter. Après tout, nous sommes un couple non ? On devrait pouvoir communiquer entre adulte. Mais le mot, qu’il emploi, et une énorme claque, une tornade qui ravage tout, un ouragan qui détruit tout. Je me fixe, les mains sur le volant. Il vient de me traiter de camé. Moi, la personne qu’il apprécie, qu’il soutient. L’homme qui lui a fait découvrir de nouvelles choses. Et contrairement à mes habitudes, je baisse les yeux. Je n’ai pas la force de combattre, et je n’ai pas envie d’exploser en morceaux devant lui. Cet homme, que j’aime. Vient de me traiter de camé, sans l’ombre d’un regret. Je sens la portière s’ouvrir, mes prunelles décrochent du paysage pour se redresser en direction du visage d’Elior. Il peut le voir, et il peut le sentir à quel point il vient de me décevoir. « Tu crois que je ne suis pas conscient que je suis un putain de camé, tu crois vraiment que je suis aussi con que ça ? Tu te crois où ? Et tu te prends pour qui surtout ? Je croyais que tu m’appréciais, je croyais vraiment que tu pourrais m’aider, me donner envie de changer. » Je me lève, je sors du véhicule. Je me poste droit devant lui. Le visage incliné, le visage étiré et sombre comme la nuit. « Mais, ce que tu viens de me dire. Tu m'as craché dessus de cette manière, de te croire supérieur à moi. Alors, que je t’ai dit la vérité, et que tu es le seul à connaître. D’ailleurs, tu es le seul à me connaître. Je n’accepte pas. Alors, pas de soucis. Prends la voiture, prends ce que tu veux d’ailleurs. » Je joue au con ? Au salaud ? Sans doute. Mais c’est pas en me balançant ces paroles que j’allais devenir un chaton tout doux.

En faisant le tour de ma propre voiture. Je m’installe correctement sur le siège passager en grimaçant. Ca doit faire de bonnes années que je ne suis pas installé à ce siège et d’ailleurs c’est loin d’être plaisant. Je fronce les sourcils, je ramène la ceinture sur mon torse pour l’attacher correctement. Et quand je tourne le visage pour regarder Elior, je suis à peine conscient, neutre. Même s’il pourrait voir de l’amour dans mes prunelles, et cette envie de lui hurler à quel point je peux l’aimer. « Si tu penses que c’est la bonne solution, de t’acheter de la drogue. Pour me montrer les effets. Sache que je suis neurologue. Et je sais exactement ce que la drogue fait au cerveau. Et je pense voir assez de dégât comme ça. » Je ne suis pas froid, finalement je prends même le temps d’expliquer les choses convenablement et de lui dire que ce n’est clairement pas une bonne idée, et que ça ne serait pas une leçon. Ou encore de me présenter une personne totalement accroc à cette merde, ou en fin de vie. Qu’importe, chaque personne est différente, et à mes yeux mettre tout le monde dans le même sac n’est pas une bonne chose. Je me perds un court instant dans mes pensées, en pinçant le sommet de mon nez. On est là, comme deux cons à s’entre-tuer, alors qu’on pourrait très bien être mieux à discuter tranquillement. Je secoue la tête, en passant mes doigts dans ma tignasse. Sans dévier mon regard sur le visage D’Elior. « On devrait rentrer, et discuter normalement entre deux adultes. Sans s’envoyer des merdes dans la figure. Tu mérites mieux que ça, et je mérite mieux que ça Elior. Si tu veux une explication, tu l’auras. Mais je t’interdis de te comporter comme tu t’es comporté. Même si c’est normal au fond, et que je me dois d’accepter. Je veux plus que ça arrive. » Je me penche, pour descendre le chauffage. Il fait assez chaud ici, et je n’ai clairement pas envie de me surprendre en train de transpirer. Déjà que je ne suis pas au mieux de ma forme. Je plonge mes mains dans mes poches. Je retire les quelques paquets en les observant. « Je ne veux pas me battre avec toi à cause de ça. » Je me tort pour me tourner, et en ouvrant chaque petit paquet, je renverse le contenu au sol. Au fond, c’est douloureux, mais une sensation de satisfaction prend rapidement le dessus. Je sais que je suis plus fort que ça, j’en suis persuadé.

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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mar 19 Sep - 19:39

save me.|

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Le fait qu'il me refuse l'accès au volant ne m'étonne pas des masses. D'abord, parce que c'est sa voiture et ensuite, parce qu'il pense que je pense que c'est parce qu'il est sous coke. Mais le fait est que conduire me détend. C'est bien pour cela que j'ai ma voiture, et ma moto. Courir aussi me détend ... Je n'ai pas envie de rentrer en courant par un froid pareil, alors je voudrais beaucoup qu'il me laisse le volant. Et mes paroles suivantes n'ont pas un bon impact sur lui. Mais je le savais en les prononçant. Je savais très bien qu'il allait avoir ce regard. Ce que je ne savais pas, c'est combien ça avait le pouvoir de me briser le cœur. De le voir ainsi déçu de moi. Tout ce que je voulais, c'était faire de bonnes actions. C'était l'aider. Lui faire prendre conscience des risques, de la souffrance qu'il s'infligeait. Mais il le savait, tout ça. Tout le monde le sait ... Et tout le monde s'en fout, sauf quand il s'agit de l'amour de sa vie. Je sens son regard meurtri sur mon visage et je n'ose même pas bouger. Je n'ose même pas relever mes prunelles vers les siennes. Et quand je le fais, je peine à avaler ses paroles qui me mettent davantage en colère. « Tu m'as dit la vérité parce que je t'ai forcé à le faire. Tu m'as sorti un mensonge, Lyov, juste avant, comme quoi tu soignais des gens, tu t'es caché derrière un mensonge. Ne me dis pas que tu me l'as avoué par gaité de cœur, parce que je ne te croirais pas. » Je ne veux même pas répliquer au fait qu'il pense que je me sente supérieur. Parce que ce n'est pas le cas, parce qu'il est trop déçu pour voir ce que j'essaie de faire, parce qu'il est trop en colère pour croire le contraire. Pour beaucoup de ces raisons, à vrai dire.

Je ne monte pas dans le véhicule tant qu'il n'y est pas monté. J'ai peur après ses paroles qu'il s'en aille à pieds, ce n'est pas ce que je veux. Et une fois qu'il est à l'intérieur, je soupire, me détends, et monte enfin en ajustant siège et rétroviseur. Je m'attache ensuite. Avant d'entendre ses paroles. Mes doigts se serrent sur le volant jusqu'à ce qu'ils en deviennent blancs. Je serre aussi les dents. Comment peut-il me dire ce genre de choses ? « Et tu sais quoi, Lyov ? Moi aussi, je croyais que tu m'appréciais, assez pour que tu voies ce que tu ne vois pas chez les autres gens que tu soignes à cause de ces dégâts. Je croyais vraiment que tu m'aurais imaginé dans le même état que toi, que tu m'aurais imaginé en train de me droguer, et que ça te brise le cœur rien que de me voir la poudre au nez tout comme ça me brise le cœur de te voir avoir besoin de cette putain de drogue, parce que merde, Lyov, je t'aime et tu ne le vois pas ça ? Tu ne vois pas ce que j'essaie de faire ? ... J'essaie juste ... J'essaie juste de te soigner, moi ... » Les larmes sortent sans que je n'arrive à les retenir et ma voix hurle dans l'habitacle. Je tenais un regard suppliant sur son visage alors que j'étais en train de réaliser le poids de mes paroles. Est-ce que je vais encore le blesser ? Enfin ... Est-ce que je l'ai blessé, encore ? Je n'en peux plus. Je suis exténué. Je sèche mes yeux d'un revers de main et je soupire, les joues rougies par cet accès de colère et ce naufrage qu'ont provoqué mes larmes. Et, secouant la tête, je démarre.

Mes orbes émeraude se figent sur les lignes de la route, je me concentre, j'essaie de ne plus penser qu'à la conduite pour évacuer tout ce stresse. Mais bon sang, il ne comprend pas que je n'ai jamais voulu l'insulter ? Que tout ce que je voulais ... Tout ce que je veux, c'est qu'il voit à quel point il se fait du mal ... Et égoïstement, à quel point il m'en fait. Tout ce que je veux, c'est qu'il soit bien. Heureux. Et en bonne santé. Ce n'est pas être en bonne santé que d'être accro à une drogue qui nous bousille la cervelle. Je ne suis peut-être qu'infirmier, mais j'ai aussi été à la fac pour ça, et j'ai très bien étudié les effets des différentes drogues sur le cerveau. Et surtout, j'ai été plongé dans ce monde. Je n'y ai jamais touché, une chance pour moi. Mais mes anciens amis l'ont fait eux, et le font toujours. Je sais ce que c'est. Je sais à quoi on ressemble quand on prend ces merdes sur le long terme. Je n'ai pas envie qu'il devienne comme eux. Je soupire en secouant légèrement la tête à ses paroles. Il a raison, on devrait se comporter comme deux adultes. Mais aussi, il m'interdis de me comporter comme ça. « Tu ne m'as pas laissé le choix. Ne me dis pas comment je dois me comporter alors que je suis enfin arrivé à échapper à mes parents. » Il a aussi raison, c'est normal. Il ne comprend pas à quel point ça blesse de savoir un proche en danger à cause d'un truc pareil.

Je conduis prudemment, comme toujours, en direction de notre luxueux bâtiment, mais avant d'arriver dans notre quartier, je m'arrête à un feu rouge et le regarde en fronçant les sourcils. Mais qu'est-ce qu'il fait ? ... Il est en train de jeter toute la poudre dehors ... Pour moi ? ...  Mon coeur fond, mes épaules s'affaissent, et je vole presque pour attraper le dernier petit paquet encore plein. « Attends ! Ne fais pas ça. » Je me replace sur mon siège, la drogue entre mes mains, je la tends à Lyov, un regard tendre et doux, et plein d'amour. « Lyov ... Ne la jette pas. Tu sais que tu ne peux pas arrêter d'un coup, ce serait trop mauvais pour ton corps et si tu le fais, tu vas vivre de sales journées ... Il vaut mieux arrêter petit à petit. Tu ne crois pas ? ... » Je regarde derrière moi, constate qu'il n'y a personne et prends le temps de me garer à une place que je trouve assez rapidement. J'éteins le contact, me détache et viens ensuite me loger sur ses genoux. Mes bras autour de son cou, mon front contre le sien, mon bassin épousant la forme du sien avec harmonie. Nos souffles s'entremêlent et je soupire tant son contact m'a manqué. « Je tiens à toi, Lyov ... Je ne veux pas que tu te bousilles. Je ... J'ai besoin de toi. » Je murmure, la voix tremblante, mes yeux rivés dans les siens. Et l'ambiance change comme si elle était lunatique, du meilleur au pire, et cette fois, du pire au meilleur.


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MessageSujet: Re: eliov. - save me. Mar 19 Sep - 21:51









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Je ne voulais plus rien dire, après tout, à quoi bon débattre sur ce sujet encore longtemps ? Je pense que lui et moi, avons dit des choses qui dépassaient nos pensées, du moins je l’espérais vraiment. Je n’aimais pas, le voir ainsi, et jamais de ma vie j’aurais pensé devoir dire à quelqu’un la vérité, concernant mon addiction mais surtout cette peine que je conservais dans mon cœur. Je suis un handicapé, d’habitude je ne dis jamais mes problèmes, j’exprime rarement ce que je ressens, ni même mes émotions, à vrai dire j’en voyais pas l’utilité. Mais là, c’est différent, et tout est différent. Cet homme à mes côtés n’est pas juste un homme, c’est pas juste une conquête. Il est bien plus que ça, c’est celui que j’aime. C’est la première fois de ma vie que je peux ressentir une telle chose. Une chose aussi vivante et fort, quelque chose que j’aime sentir et qui pour une fois, me donnait envie d’y croire. Pinçant le sommet de mon nez, alors qu’il démarrait la voiture. Je me demandais s’il allait vraiment rentrer, ou s’il allait poursuivre avec moi, chez moi ou même chez lui, qu’importe. Mais, je ne voulais pas être sans lui, et ça commençait à me peser sur les épaules. La pensée d’être sans lui, sans lui parler et sans le toucher. Était pour moi une horrible chose. Je n’ajoutais rien, lors de ces paroles. Je crois bien que je n’ai plus rien à dire, et j’ai clairement pas envie de prolonger ce sujet. J’ai merdé, il a merdé, nous avons totalement merdés chacun de notre côté. Mes doigts passent dans mes cheveux en les rabattant en arrière, je regarde son profil, son nez retroussé et sa bouche pulpeuse qui me donne des envies ardentes. S’il savait à quel point j’étais fier de lui, fier de voir qu’il devenait, et surtout du courage qu’il a eu envers ces parents. Ils auraient pu refuser, mais Elior est quelqu’un qui ne lâche pas l’affaire et je sais comment il est. Il est le même que celui à l’hôpital. Celui qui prends les patients, beaucoup trop de patients mais qui s’en tape. Parce qu’il est heureux et qu’il veut absolument aider les gens, tout comme il veut m’aider.

Soudainement, je tourne violemment le visage vers lui. Je me penche en avant en posant mes mains sur les cuisses. Il a dit les mots, ceux pour qui j’attendais patiemment, ceux qui réunissaient tous les autres mots, et qui définissaient enfin le stade d’où nous étions. Je suis perché sur un nuage, et je veux plus en descendre. Je le fixe, intensément. Je suis presque figé par ces mots qui ont tellement de sens. Ces mots qui veulent dire tellement de choses. Comme je suis heureux avec lui, comme moi, je peux l’aimer et vouloir être dans sa vie pour l’éternité. Je pose un sourire sur mes lèvres, je veux juste attendre qu’il s’arrête dans un coin de la route, parce que j’ai envie de le regarder droit dans les yeux, je veux voir l’effet que ça fait, je veux voir son expression. Mon cerveau a fait une pause, et je peine à suivre les paroles qui ont suivi. Je sais juste que j’avais besoin de lui prouver que j’étais fou amoureux de lui, et que je pourrais faire n’importe quoi, je dis bien, n’importe quoi pour qu’il vienne à me croire.

Il se gare, je détache ma ceinture. Et lorsque je fais ce geste, je suis surpris par les siens. Il garde un de mes paquets dans les deux mains, il m’explique que c’est mieux d’y aller doucement, que je n’ai pas besoin de m’empresser pour faire les choses et surtout qu’au fond, c’était dangereux d’aller si vite. Je savais que cela l’était, je savais que je risquais de grosses journées de fatigues, des coups durs, et surtout des coups où j’aurais vraiment du mal à ne plus rien en prendre. Petit à petit, ce sont ces mots, et j’ai envie de le suivre. Il se poste sur mon bassin, mes mains épousent la forme de ses hanches alors que j’incline le visage en arrière, plongeant mes iris dans les siennes, alors que je pouvais sentir depuis là, son souffle chaud percuter ma bouche. « Je t’aime Elior. Je t’aime depuis le premier jour, et je vais encore t’aimer longtemps. J’ai besoin de toi, au quotidien, j’ai besoin de ton sourire, de ta voix. De ton odeur. De tes paroles qui me guident chaque jour, et surtout j’ai besoin de mon homme. Je suis amoureux de toi, comme jamais je ne l’ai été. C’est la première fois, mais je suis tellement honoré que ça soit toi. Parce que tu me rends heureux. Et que par ce geste, je voulais que tu comprennes que je ferais tout, tout pour que tu vois que je suis dingue de toi, et que tu es ma seule drogue depuis toujours. » C’est un peu cliché, mais je crois que j’articule tout ce que mon cœur veut dire. Je m’approche timidement de son visage pour que nos lèvres se rencontrent une énième fois, mais que lentement. Mes mains happent ces épaules, pour le faire incliner contre ma personne. Je l’embrasse, comme si c’était la première fois. Mes lèvres sur les siennes, d’une douceur experte. Je faufile ma muqueuse contre la barrière afin qu’elle se joigne contre sa jumelle. Ce goût, qui s’éparpille dans mon palais, j’en viens à gémir tant c’est parfait. Je suis dingue de cet homme. Et je ne veux que lui, pour le restant de mes jours.

Je me recule lentement, mes paupières trembles légèrement, mais quand je le regarde. Mon cœur accélère, je sens mon souffle se couper. Un sourire bercer mes lèvres. Je suis totalement heureux, et foutrement angoissé à l’idée d’avoir exprimé mes sentiments. « Je suis vraiment heureux avec toi, et j’ai besoin de toi dans ma vie. Et puis, tu as un magnifique corps, et je trouve qu’on va bien ensemble. » Je le taquine, dans un faible rire. Je plonge sans égard mon visage dans le creux de sa nuque en mordillant tendrement sa peau, claquant celle-ci d’un coup de langue habile. Je n’ai pas envie de rentrer, j’ai envie de rester là, comme un idiot amoureux, et merde. Je n’ai jamais été aussi niais de toute ma vie, mais je suis tellement… Heureux, soulagé. Que je ne peux penser à autre chose. « Je t’aime, je t’aime. » Dis-je en picorant sa bouche à plusieurs reprises. Elle est tellement bonne, que je ferme les yeux en redressant mon buste, le plaquant contre le tableau de bord.


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