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✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's}

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MessageSujet: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's} Ven 8 Sep - 0:01

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Evan and Sara Ashmore
IF I WAS DYING ON MY KNEES, YOU WOULD BE HERE TO RESCUE ME.
AND IF YOU WERE DROWNED AT SEA, I'D GIVE MY LUNGS TO YOU CAN BREATHE.

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Tout devait être absolument parfait. C’était un problème avec Sara elle aspirait à l’excellence dans ce genre de situations mais en était tout bonnement incapable. Si on avait appris à tout les enfants Ashmore à faire face à toutes les situations, on avait oublié d’apprendre à Sara comment cuisiner. D’ordinaire quand elle était avec Kane c’était lui qui s’en occupait, conscient que il la laissait faire elle faisait tout bruler. Quand il était en mission elle prenait des plats chez ses parents, ce faisait inviter chez Evan et Ophelia ou squattait chez Lily. Sa facture en traiteurs et particulièrement en traiteurs thaï depuis des années étaient interminable. Sa cuisine n’avait jamais été utilisée ses quatre dernières années, bien que pourtant équipée avec tout les appareils derniers cris. Son frigo ne comportait que des bouteilles d’eau de coco, et de vin rien de plus que ça si ce n’est parfois quelques légumes. Vivant une vie à cent à l’heure elle n’avait pas besoin d’avoir un frigo remplit après tout, son assistante lui amenait le café dès l’instant ou elle posait un pieds dans les bureaux Ashmore Inc. et elle mangeait plus souvent en extérieur avec des clients qu’autre chose. Lily avait pourtant tenté plus d’une fois de lui apprendre à cuisine des basiques comme le riz ou les pâtes, mais tout ce qu’elle arrivait à faire sans bruler tout c’était de prendre une capsule Nespresso et la mettre dans sa machine. Ah non, elle savait aussi lancer un lave vaisselle qu’elle n’utilisait jamais. C’était ridicule sincèrement … Et bien que consciente de cela pendant toute sa vie, elle ne perdait pas l’envie de s’en sortir un jour. Après tout elle ne pouvait s’empêcher d’admire des personnes comme sa mère ou Laurel, qui arrivaient à faire de bons petits plats pour toute une tablé. Lily maitrisait les plats italiens à la perfection. Mais non, elle ne savait faire que le café. Et encore elle savait faire du café avec une machine bien précise. Alors forcement la veille quand elle avait proposé à Evan de venir manger à la maison entre deux réunions son frère c’était moqué d’elle. Parce qu’il savait mieux que personne à quel point elle était mauvaise. En vérité elle avait de toute évidence décidé de commander chez le traiteur et en voyant son sourire en coin, elle avait voulu lui montrer qu’il était une mauvaise langue. Alors oui elle avait pris sa journée. Elle c’était retrouvée toute seule dans les rayons du supermarché, sa liste de courses en main. Liste qu’elle avait minutieusement préparé la veille au soir en cherchant ce qu’elle pouvait bien faire à manger pour son frère, arrêtant son choix sur quelque chose qui paraissait simple : des pâtes à la carbonara. C’était simple à faire ça puisque le livre montrait une étoile. Studieuse jusqu’au bout elle avait reporté la liste d’ingrédients nécessaire au gramme près, avait tout fait pour ne pas trop avoir de problèmes une fois dans les rayons. Et pourtant elle y avait passé trois heures, avait trouvé cette épreuve affreuse et en avait profité pour acheter six nouvelles bouteilles de vin rouge. Il avait ensuite fallut monter tout ça en haut, le ranger et rien que ses quelques heures de torture lui avait valut pour récompense deux verres de rouge bien mérité. Après avoir soufflé quelques secondes elle avait envoyé quelque sms à Kane, qui à son tour c’était moqué d’elle après son récit. Après tout c’était toujours lui qui c’était occupé de tout ça, certes elle l’avait parfois accompagné mais dès qu’il partait elle reprenait ses habitudes de femme incapable de faire cuire trois pâtes. Il l’aimait quand même malgré ce défaut impossible à rater, c’était tout ce qui comptait. Et puis elle avait enfilé son tablier flambant neuf, avait attaché ses cheveux et commencé par une étape facile : couper les morceaux de lards. Pourquoi alors, avec une seule étoile inscrite sur un niveau de six en difficulté sur ce foutu bouquin, c’était-elle fait avoir ? Quand la sonnerie retentit dans l’appartement elle est en train de jeter les pâtes collées entre elle dans la poubelle « Entre ! » déclare t-elle dans l’interphone sans même vraiment s’inquiéter qu’il s’agisse de son frère ou pas. Elle ouvre en grand toutes les fenêtres pour évacuer l’odeur de brûlé. Quand Evan entre dans l’appartement il ce retrouve devant un spectacle des plus caucasse : Sara les cheveux en bataille, des tâches partout sur son tablier en train de secouer un torchon dans l’air dans l’espoir que l’odeur ce dissipe. Arrêt sur image, elle tourne ses yeux vers lui et lève un doigt en l’air, il n’avait pas intérêt de ce mettre à ce moquer d’elle. Tout ça était de sa faute après tout .. Il avait sous entendu sans dire un mot qu’elle ne savait pas cuisiner, et elle avait accepté le challenge en vain. Au moins elle ne perdait pas complètement espoir d’un jour pouvoir réussir. Pour toute réponse il lui tend le bouquet de fleurs qu’il lui à apporté, un bouquet de tournesols, sa fleur préférée. Au moins, elle ne tuait pas les plantes et ne savait pas comment elle faisait ce miracle. « Elles sont sublimes! » souffle t-elle en les attrapant. Elle ce dirige dans la cuisine ouverte sur le salon pour attraper un vase et les mettre rapidement à l’eau. Evan quand à lui prend ses aises dans l’appartement de sa petite soeur, qu’il l’avait aidée à choisir à l’époque. Ce n’était pas la première fois qu’il s’y retrouvait puisqu’il avait parfois dormis sur son canapé quand il était encore marié à Ophelia. « Ca a été aujourd’hui ?  » demande t-elle en posant le bouquet au centre de la table à manger, arrangeant de nouveau les fleurs. Il était rare qu’elle s’absente une journée entière du bureau, elle ne l’avait quasiment pas fait ses dernières années. En revanche en ce qui concernait ses dernières semaines c’était autre chose … Elle gérait beaucoup de choses à distance et si elle savait que cela devait l’agacer il en comprenait les raisons. Elle ne pouvait pas quitter son appartement quand elle venait à peine de retrouver Kane. Ils n’avaient tout les deux absolument pas eu le temps d’en parler plus amplement et elle ressentait le besoin de ce confier à lui. Tout comme elle avait besoin qu’il lui parle de sa vie. Depuis le divorce elle avait l’impression qu’il ne faisait que ce renfermer sur lui même, ne lui racontait plus rien et elle avait détesté cela. Evan était son frère, et d’aussi loin qu’elle s’en souvienne ils avaient toujours partagé beaucoup. Bien sûr ils ne c’étaient jamais absolument tout dit mais de là à ne rien ce dire c’était autre chose. Elle attrape un second verre à pied, le dépose devant lui et y verse le liquide rouge bordeaux. On ne pouvait pas non plus lui enlever qu’elle savait aussi très bien choisir ses spiritueux. L’alcool était devenu une part de sa vie trop importante elle le savait mais ce n’était pas facile de s’en passer. Evan attrape son verre, fait tourner le vin dans son habitable avant de le sentir. Hochant la tête il lui montre qu’il honore son choix en y trempant ses lèvres. « Au moins, on à de quoi boire! » déclare t-elle, mitigé entre l’envie de rire et de pleurer quand elle voyait l’état de sa cuisine et le fait qu’une fois de plus elle n’avait pas réussit à faire quelque chose de décent!
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MessageSujet: Re: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's} Sam 30 Sep - 16:29

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Sara and Evan Ashmore
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BUT SOMETIMES, SHE'S A PAIN IN THE ASS.

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Concentré sur le dossier qu’il doit traiter avant la fin de la journée, Evan relève la tête vers la pendule qui surplombe la pièce, juste au dessus de la porte d’entrée. Il grimace, sachant pertinemment qu’il allait devoir faire des choix afin qu’il puisse faire tout ce qu’il devait boucler en un laps de temps bien trop court. Ces derniers temps, les choses étaient un peu compliquées chez Ashmore Industries. Il manquait de personnel et le jeune directeur n’avait pas prit le temps de s’occuper du recrutement auquel il souhaitait toujours être présent, et Sara travaillait moins. Si bien que le département juridique battait quelque peu de l’aile. Il n’en voulait pas à sa sœur, car il comprenait parfaitement qu’elle avait actuellement d’autre chose à s’occuper, mais il n’avait pas la même vision des choses. A sa place, il n’aurait pas agit ainsi. A sa place il n’aurait pas travaillé de temps à autre de chez lui et à sa place, il n’aurait pas déserté le bureau. Parce qu’il n’était pas comme elle. S’ils s’entendaient à merveille sur bon nombre de point, leur vision du travail avait toujours été très différente et leurs priorités plus encore. Evan n’avait jamais laissé passer quoi que se soit avant son travail et c’était pour cette raison qu’il était aujourd’hui PDG de l’entreprise familiale mais c’était également ce qui lui avait couté son mariage. Alors il avait pris le relai. Parce qu’il n’avait pas fait passer tous les dossiers qui incombaient normalement à Sara, par empressement et agacement et que peut-être quelque part, il avait envie de lui laisser un peu d’espace et de répit pour se retrouver avec cet homme qu’il n’avait finalement jamais réellement approuvé. Ceci étant, il avait décidé de ne pas se mêler des relations amoureuses de sa jeune sœur et ce, depuis bien longtemps déjà, parce qu’il n’était pas prêt à ce qu’elle contrattaque et qu’il était déjà bien trop épuisé de sa relation conflictuelle avec son frère pour emprunter le même chemin avec Sara. Si bien qu’Evan s’occupait à l’heure actuelle seul de rédiger certains contrats de vente. Il aurait très bien pu charger ses assistants de le faire ou même ceux de Sara, mais le fait est qu’il n’avait pas confiance. Ou tout au moins, il n’avait confiance qu’en Sara pour effectuer ce travail. Alors il avait prit le parti de tout faire lui-même, mais n’en voyait plus le bout. Il finit par lâcher un long et profond soupire, avant de faire appel à une assistante pour un travail qui n’avait guère besoin de hautes compétences. « Tess, allez me chercher un bouquet de fleurs, des tournesols s’il vous plait. Choisissez-les bien, c’est pour Sara. » Comme à ses habitudes un brin dédaigneuses et hautaines, Evan ne prit même pas la peine de lever les yeux vers son assistante, l’entendre lui répondre qu’elle allait s’en occuper immédiatement lui suffit. D’ailleurs cette jeune femme qui n’était là que depuis quelques mois, était plutôt douée et efficace pour répondre à la moindre des exigences d’Evan qui n’hésitait ces derniers temps, pas une seule seconde à faire appel à elle. Près d’une demi heure plus tard, elle était là, dressée devant lui, un magnifique bouquet de tournesols dans les bras ; alors même que le jeune dirigeant venait d’achever la rédaction de ce contrat important. Impressionné il remercie son assistante avant de s’emparer de ce qui allait être une manière subtile de présenter ses excuses à sa sœur pour ses emportements récents. Le stress et le trop plein de choses à gérer avait eu raison de son calme et il s’en était prit injustement et égoïstement à sa jeune sœur par message alors même qu’elle ne faisait que plaisanter et s’inquiéter pour lui. Si elle avait l’habitude du tempérament d’Evan, Sara était tout de même pas le genre de personne à se laisser marcher sur les pieds, et encore moins par ses frères qu’elle avait pour coutume de canaliser depuis des années maintenant. Evan quitte le bureau peu après vêtu de son habituel costume trois pièces, taillé sur mesure, décidant de se rendre par lui-même chez Sara. Elle lui avait proposé un dîner chez elle, juste tous les deux afin de rattraper ce temps qu’ils avaient dernièrement perdu. Ces temps-ci, tous deux semblaient avoir beaucoup de chose à gérer et Evan avait bien trop souvent tendance à se focaliser sur lui-même, en oubliant honteusement de s’intéresser aux autres et plus particulièrement à sa petite sœur. C’est pourquoi ce dîner allait être l’occasion de rattraper ce temps perdu et gâché par un autocentrisme assez incroyable d’Evan Ashmore. Ceci étant, le trentenaire était resté un instant dubitatif sur la proposition de sa sœur. Allait-elle réellement cuisiner pour eux ? Allait-elle réellement toucher à cette cuisine flambant neuve qu’elle n’avait jamais approchée depuis son emménagement ? Voulait-elle les empoisonner ou leur donner une véritable raison de prendre des vacances ? Evan connaissait sa sœur et plus encore son incapacité à cuisiner quoi que se soit sans mettre le feu. C’est pourquoi il avait esquissé un petit sourire moqueur à son encontre lors de sa proposition. Sara avait bon nombre de qualité, mais absolument pas celle d’être cuisinière. Lui-même ne se revendiquait pas cuisinier mais il connaissait au moins les bases et était persuadé de pouvoir réussir à faire quelque chose si on le lui imposait –le fait est qu’en réalité la question ne se posait pas puisqu’il avait du personnel pour cela mais tout de même. Alors Sara s’était, seule, lancée un challenge qu’il était à peu près sûr, qu’elle ne parviendrait à relever, mais il lui laissait tout de même le bénéfice du doute, n’oubliant pas que dans tous les cas, un très bon traiteur italien exerçait juste en dessous de chez la jeune femme. Lorsqu’il arrive en bas de chez elle, et qu’il patiente à l’interphone, il en profite pour remettre ses cheveux en place, face à son reflet que lui offrait la vitre de l’immeuble. Evan avait toujours cette tendance un brin maniaque à vouloir parfaire le moindre détail de son apparence. « Entre ! » Sans attendre, il s’exécute pour arriver chez la jeune femme et lorsqu’il pénètre dans l’appartement, une scène de guerre s’offre à lui. Une scène face à laquelle il reste un instant interdit, partagé entre l’envie de rire et celle de quitter immédiatement les lieux. Toutes les fenêtres sont ouvertes, une odeur nauséabonde de brûlé vient lui agresser l’odorat et Sara est dans un état lamentable, les cheveux en pagaille et en lutte avec un torchon pour évacuer la fumée qui semble avoir prit possession de la pièce. « Bon au moins tu n’as pas mis le feu à l’appart ! » lâche-t-il en haussant les épaules, ne pouvant s’empêcher de laisser entrevoir un mince sourire en coin. Mais à peine a-t-il émit ses mots qu’elle lève le doigt vers lui afin de l’interrompre dans ses moqueries. Un large sourire nait sur son visage alors qu’il fait quelques pas vers elle pour lui présenter son gage de paix. « Elles sont sublimes ! » Elles l’étaient, Tess avait du goût. Bien sûr, Evan ne jugea pas utile de lui dire qu’il n’avait choisi lui-même ces fleurs par manque de temps et de véritable intérêt pour ces végétaux. De toute façon, elle l’avait vu demander durant dix ans de mariage à ses assistantes de choisir les cadeaux qu’il allait offrir à sa propre femme, alors elle devait bien se douter qu’il n’était pas l’investigateur de tout cela. Ceci étant, le cœur et l’intention y étaient. Lorsque Sara s’échappe afin de mettre les fleurs dans de l’eau, le garçon ne tarde pas à prendre ses aises, retirant sa veste et posant son téléphone sur la table, obsédé par ce besoin d’être toujours joignable. « Ca a été aujourd’hui ? » Sara revient dans le salon avec les fleurs qu’elle a soigneusement mis dans un vase interrogeant Evan du regard. Ce dernier acquiesce. Il s’était promis de ne pas faire de reproche à sa sœur aujourd’hui. Il s’était également imposé le fait de ne pas trop parler travail. Car c’était finalement le seul sujet de conversation qu’ils avaient ces derniers temps puisqu’ils ne prenaient plus le temps de se voir en dehors et de parler de leurs vies respectives. A tel point que tous deux ignoraient autre que par les on-dit ce qui se passait réellement. « Bien. Tu sais, la routine. » Machinalement, il fait le tour de la pièce à vivre, ne manquant pas d’apercevoir des vêtements qui n’appartiennent pas à sa sœur. « Et toi, les retrouvailles ? » Il se tourne vers elle, cherchant à capter son regard pour lui montrer qu’il était réellement intéressé par son histoire avec Kane. Le fait est qu’il faisait là, un effort terrible. Parce qu’il avait bien du mal à s’intéresser à quelqu’un d’autre qu’à lui-même, qu’il n’avait guère réellement approuvé cette relation depuis le début, pensant très sincèrement que sa sœur méritait mieux, et qu’il souhaitait finalement prouver à Sara qu’il pouvait s’intéresser réellement à elle. Il revient alors vers la table attrapant le verre de vin qu’elle lui tend. Le vin, les grands crus viticoles étaient devenus une spécialité des Ashmore et plus encore pour Sara qui semblait y vouer une certaine passion. C’est pourquoi, il savait, même après avoir procédé à un certain agréage du vin, que celui-ci serait de qualité. Il l’était toujours lorsqu’il était choisi par les soins de la jeune femme. A croire qu’elle avait une véritable addiction pour ce breuvage. « Au moins, on a de quoi boire ! » Evan affiche un sourire, ne pouvant s’empêcher de laisser échapper un léger rire face à ce que Sara venait de lui dire. « Et c’est finalement le principal. » Il hausse les épaules avant de venir trinquer avec sa sœur. Mais après avoir bu quelques gorgées de ce Bordeaux plus que délicieux, il dépose son verre sur la table et retrousse les manches de sa chemise parfaitement cintrée et repassée. « Alors c’est moi qui vais devoir me mettre aux fourneaux j’imagine ? » Il s’avance vers l’espace réservé à la cuisine qui démontre parfaitement que celle-ci ne devait pas être souvent utilisée, au delà de tout le bazar que sa sœur y avait mis pour préparer un plat qui semblait pourtant simple. Il jette un œil à la recette qu’elle a tenté de suivre et reste sans voix. « Des pâtes carbo sérieusement ? Tu arrives vraiment à rater ça ? » Il se mord la lèvre inférieure pour s’empêcher de s’esclaffer devant le manque terrible de capacité culinaire de sa sœur. Leur mère était pourtant très douée pour cela et avait toujours eu l’envie de le partager avec sa fille, sans que cela n’ait été un jour le cas. Connor était celui qui se débrouillait le mieux en réalité, mais Evan avait quelques notions sans qu’il ne rayonne non plus, n’ayant guère le temps de s’adonner à cela. « Décidemment les femmes ça n’est plus ce que c’était ! ». Evan ne manquait jamais l’occasion de faire une petite remarque frôlant le misogyne. Parce qu’il savait que sa sœur détestait lorsqu’il parlait ainsi et parce qu’il était trop tentant pour lui de la provoquer. Après tout, elle devait être la seule personne sur terre à ne pas parvenir à faire des pâtes sans les rater.
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MessageSujet: Re: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's} Mer 22 Nov - 20:09

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Il lui avait dit pourtant qu’il s’agissait là d’une très, très mauvaise idée. Sara avait pris la décision d’agir comme une adulte, de tenter de faire des choses d’adultes car finalement n’était-ce pas ce qu’elle était maintenant ? Pourtant quand Kane l’avait regardé un sourire aux lèvres, répondant qu’elle devait plutôt commander de quoi manger elle ne l’avait pas écouté, avait fait la sourde oreille et avait fièrement commencer a préparer sa liste de courses. Cela avait été la mauvaise idée de la semaine, car Sara en avait bien plus souvent qu’on pouvait le croire. Porter une robe Marc Jacobs à volants lors de cette conférence en extérieur, avec du vent la semaine dernière ? Une mauvaise idée. Elle avait passé son temps a la tenir, espérant qu’elle ne s’envole pas trop et de ne pas voler la vedette aux nouveaux complexes d’appartements parce qu’on avait vu sa petite culotte. Tester ce nouveau traiteur italien en bas du bureau il y’a un mois, alors qu’elle n’a pas changé de traiteur depuis des années puisqu’Antonio est le meilleure ? Mauvaise idée de nouveau, elle l’a regretté pendant trois jours. Mais ce sont ses idées, bien que mauvaises, elles sont la preuve qu’elle à un choix, un libre arbitre et elle n’arrêtera donc jamais de faire de mauvais choix. Ce soir en est une nouvelle preuve … Mais Evan venait manger chez elle, pour la première fois depuis … Peut être pour la première fois finalement. Car auparavant il était soit trop occupé avec le travail, ou bien encore trop occupé avec son mariage, ou alors avec l’une de ses multiples maîtresses. Et Sara laissait aller, car elle n’était pas assez bien placer pour lui dire ce qu’il fallait faire ou non, elle ne l’était toujours pas aujourd’hui d’ailleurs à la différence qu’à l’heure actuelle elle ce faisait du soucis pour lui. Ils ce ressemblaient plus qu’ils ne voulaient bien l’entendre, c’était ce que répétait souvent leur père. Sara et Evan étaient affreusement têtus l’un et l’autre, ce qui souvent créait entre eux bien des désaccords puisqu’ils étaient incapables de changer de position pour simplement calmer les choses. Quelques semaines auparavant ils ne c’étaient pas parlés pendant plusieurs jours parce qu’elle refusait d’admettre qu’elle était aller un peu trop loin, et il refusait d’admettre qu’il avait tord. La différence était qu’Evan avait l’habitude que la personne en face de lui cede rapidement, Sara ne le faisait que très rarement dans le domaine personnel. Quand il s’agissait du professionnel c’était encore tout autre chose. Elle savait qu’il ne comprenait pas ses choix récents, elle avait pris des jours éloignée du bureau parce qu’elle en avait eu besoin. Elle ne ce voyait pas continuer de bosser jours et nuits alors que Kane était de retour, qu’il avait énormément de choses a gérer, et elle refusait de le laisser seul face à tout cela. Evan ne comprenait pas, il n’avait pas eu besoin de lui dire, elle le savait. Après tout n’était-ce pas une des raisons pour laquelle Ophelia avait demandé le divorce ? Parce qu’il ne savait pas s’arrêter pour sa famille, ses proches ? Il ne pouvait donc pas comprendre pourquoi des l’instant ou Kane était apparu dans sa vie de nouveau, comme par magie, que le reste n’ai plus autant d’importance. Même si elle avait passé ses quatre dernières années à vivre pour son travail, ce n’était pas le plus important à ses yeux et cela ne l’était plus depuis longtemps. Cependant malgré le fait qu’il ne la comprenait pas, elle savait qu’il faisait en sorte de la laisser tranquille. Elle tentait du mieux qu’elle pouvait de faire en sorte que son absence ne soit pas trop remarquée, parce qu’il ne faisait pas confiance à beaucoup de personnes et qu’elle ne voulait pas le laisser tomber, mais il ne lui faisait pas passer tout les dossiers dont elle s’occupait d’ordinaire. Elle le savait, et il devait ce douter qu’elle savait mais ni l’un, ni l’autre n’avait rien dit. Son geste bien que affreusement démonstratif du besoin de contrôle de son aîné, était aussi une démonstration d’affection digne d’Evan Ashmore. Et cela la touchait tout particulièrement, car même si il n’aimait pas particulièrement Kane, même si il ne comprenait pas pourquoi elle faisait passer le jeune homme avant tout le reste, il faisait en sorte de l’aider à sa façon. Et c’était une facette de lui que le monde ne voyait jamais, ne connaissait pas, celle qui ne s’occupait pas seulement de sa petite personne. Bien des choses étaient dîtes sur sa famille, parfois vraie il fallait le reconnaître, mais très souvent complètement fausse. L’on disait bien des choses sur Evan, on les comparaient souvent tout les deux car si elle passait son temps avec un sourire léger sur les lèvres, il passait tout autant de temps à faire la gueule et à parler froidement. On ne savait pas alors que non, il n’était pas qu’une machine sans coeur, qu’il était un homme après tout comme les autres. Ils n’avaient jamais pris le temps de parler de son divorce, et malgré les problèmes qui n’avaient cessés de tomber sur le couple, Sara savait que le plus jeune des fils Ashmore aimait sa femme même si il n’en était peut être pas certain. Elle avait donc bien fait les choses parce finalement ni l’un ni l’autre n’avaient pris le temps de ce voir ni même de ce parler dernièrement, si il ne pouvait pas être honnête avec elle, avec qui pouvait-il l’être ? Elle savait qu’il fallait le cuisiner pour lui faire sortir les choses qu’il avait sur le coeur, alors lui proposer de manger tout les deux chez elle tranquillement semblait être la meilleure solution. Ce donner rendez-vous dans un grand restaurant aurait non seulement attiré l’attention des médias qui semblaient suivre tout les mouvements de son frère, mais aurait surtout conduit à un repas similaires à ceux qu’ils avaient dans le cadre du boulot et ce n’était pas ce qu’elle cherchait à faire, pas ce soir. Elle voulait le retrouver et passer un bon moment avec lui, quitte à cuisiner. Mais l’appartement était noirci par la fumée quand elle entendit la sonnerie retentir, lui ouvrant hâtivement elle c’était empressée de retrouver la casserole brulée pour la mettre dans l’eau, ce qui avait fait plus de fumée encore qu’auparavant. Une catastrophe voilà ce qui était en train de ce passer, et Sara était dépassée. Elle secoue son torchon en l’air avec l’espoir vain de faire sortir la fumée plus rapidement quand ses yeux ce posent sur Evan, immobile et les yeux rivés sur elle. « Bon au moins tu n’as pas mis le feu à l’appart ! » elle voit son sourire arriver avant qu’il ne prenne place sur ses lèvres et soupire, il avait raison. Elle était dangereuse en cuisine, tout le monde le savait, tout le monde tentait de lui faire comprendre mais elle n’acceptait pas cela. Elle n’acceptait pas de ne pas être bonne dans tout ce qu’elle entretenait de faire, elle n’en avait pas l’habitude … Elle s’attend à d’autres moqueries, et l’arrête avant qu’il ne continue d’un geste simple et efficace du doigt comme pouvait parfois le faire leur mère. Elle avait au moins le don de le faire rire, c’était déjà ça. Il lui donne un bouquet plus gros qu’elle et sublime, elle savait qu’il n’avait pas du aller les chercher lui même et ne pouvait lui en tenir rigueur car si les rôles avaient étés inversés elle en aurait fait de même. Et la beauté du bouquet lui laissait comprendre que c’était Tessa qui s’en était occupé, elle avait longuement discuté avec la jeune femme quand celle-ci était arrivé au bureau et elle avait une passion particulière pour les plantes. Et Sara était nulle en cuisine certes, mais elle ne gardait pas non plus les plantes vivantes alors forcement elle avait beaucoup appris auprès de la jeune femme. Tandis qu’elle va les mettre dans un vase, son frère ce débarrasse de ses affaires, ce met à l’aise. «  Bien. Tu sais, la routine. » elle hoche la tête car oui, elle savait, bien trop, elle était certaine de pouvoir décrire la journée de son frère sans pourtant ne l’avoir vu. Elle le voit faire, elle le voit inspecter les alentours comme à chaque fois qu’il entre dans une nouvelle pièce et serait tentée de lever les yeux au ciel si elle ne savait pas que c’était ordinaire pour lui. «  Et toi, les retrouvailles ? » Kane et Evan n’entretenaient pas la meilleure des relations et pour des raisons qui paraissaient presque évidente. Cependant il avait toujours fait des efforts, plus encore ses dernières années après avoir vu la jeune femme passer par de très mauvais stades. Aujourd’hui les choses étaient compliquées, mais le fait qu’il s’y intéresse était un pas en avant, vraiment. Elle lui sourit faiblement «  Ce n’est pas facile tout les jours, mais ça avance. » Elle ne voulait pas s’étendre sur les cauchemars que pouvait avoir le jeune homme ou bien sur les horreurs qu’il avait vécu, car ses images hantaient ses journées et qu’elle savait qu’Evan avait fait un effort mais que cela aurait été bien trop pour lui. Elle ce dirige vers la table et il la suit tandis qu’elle lui sert du vin. Elle ne savait pas cuisiner certes, mais le vin était une passion qu’on ne pouvait lui enlever. Entendre le rire d’Evan la faisait sourire aussi, cela faisait bien longtemps que ce n’était pas arrivé. En réalité elle ne ce souvenait pas de la dernière fois ou elle l’avait vu détendu. «  Et c’est finalement le principal. » ils trinquent et elle prend le temps d’apprécier le liquide épais et rouge qu’elle apprécie tant. «  Je n’aurais pas mieux dit. » Depuis des années déjà la jeune femme voulait avoir ses propres vignes, mais ne trouvait jamais le temps de s’en occuper gardant cette idée en tête pour ses vieux jours peut être. Quand elle le voit retrousser ses manches, elle reste dubitative. «  Alors c’est moi qui vais devoir me mettre aux fourneaux j’imagine ? » il la dépasse en rejoignant la cuisine, tandis qu’elle ce tourne pour le voir faire son verre toujours en main. «  Je comptais commander. L’idée de te voir cuisiner ne me déplais pas, bizarrement. » déclare t-elle avec légèreté. L’un comme l’autre avait grandit dans un monde ou la nourriture arrivait toute faite dans leurs assiettes, jamais ils n’avaient du ce demander comment les choses arrivaient là. Et dans une famille comme la leur il était impensable qu’une jeune femme ne sache pas cuisiner, alors voir son frère prendre les en main était quelque chose de franchement agréable pour la jeune femme qu’elle était. « Des pâtes carbo sérieusement ? Tu arrives vraiment à rater ça ? » il était à deux doigts de craquer, Sara lève les yeux au ciel ramenant son verre contre ses lèvres. «  Aller rigole, je sais que tu en meurs d’envie!  » Elle ne ce souvient pas le nombre d’heures qu’elle avait pu passer dans la cuisine familiale à regarder faire les employés de cuisine, ou bien encore sa mère qui gardait toujours un oeil sur tout puisqu’elle avait une certaine passion pour la cuisine. Pour autant cela ne l’avait jamais réellement intéressée. Alors oui elle aimait la bonne cuisine, mais pour ce qui était de la faire … «  Décidément les femmes ça n’est plus ce que c’était ! » Du Evan tout cracher. Il disait cela pour l’embêter, et cela fonctionnait toujours. Si il savait parfaitement quoi lui dire, pour la faire réagir elle était aussi douée à ce jeu là qu’ils exerçaient depuis bien des années maintenant puisqu’ils ne partageaient pas les mêmes idées. Elle sourit, s’approche de lui pour donner une nouvelle casserole propre avant de s’appuyer contre l’évier «  Tu est un homme moderne Evan. Bientôt tu fera aussi mes lessives !  » déclare t-elle en souriant, parce que ça au moins elle savait le faire. C’était agréable, ce sentiment de légèreté qui flottait. D’habitude ils parlaient boulot, ils parlaient contrats ou alors ce prenaient la tête vis à vis de Connor. Ce soir c’était différent, et ça faisait du bien, beaucoup de bien de pouvoir le retrouver ainsi.
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MessageSujet: Re: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's} Lun 11 Déc - 20:37

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BUT SOMETIMES, SHE'S A PAIN IN THE ASS.

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Pour exister au sein de la famille Ashmore, il fallait indéniablement être doté de certaines capacités et surtout certains traits de caractère. Aussi ridicule que cela puisse être, être de sexe masculin était également quelque chose qui avait son importance dans cette famille républicaine très conservatrice. Parce que oui, même s’ils évoluaient au fil des générations, certains membres de cette famille gardaient à l’esprit la séparation stricte et ancienne des rôles entre les hommes et les femmes. L’homme était celui qui rapportait l’argent au foyer, celui qui faisait preuve de pouvoir et de puissance, celui qui s’occupait des aspects financiers alors que la femme était relayée au second plan. Elle s’occupait des enfants, de la cuisine et de jouer les épouses parfaites dans les dîners mondains au bras de son époux. C’était la vision qu’avaient bon nombre d’hommes chez les Ashmore, si bien qu’être une femme n’était pas évident dans cette famille. Et si la génération de Connor, Evan et Sara avait quelque peu bousculé les codes, cela ne s’était pas fait sans encombre. Notamment pour Sara qui avait dû se battre et se donner corps et âme pour arriver où elle en était aujourd’hui et plus encore pour trouver une place et une légitimité dans cette famille. Car au delà d’être une femme, elle avait dû faire face à d’autres obstacles. Celui de la relation ô combien électrique de Connor et Evan en était un. Ses deux frères monopolisaient constamment l’espace et l’attention. Parce qu’ils brillaient par leur excellence, leur beauté et leur charisme –tout autant qu’elle mais elle n’était de toute évidence pas traitée de la même manière- et qu’ils passaient leur temps à afficher leur conflit. Si bien qu’elle se retrouvait bien souvent au milieu de tout cela. Elle se retrouvait engloutie par l’impulsivité débordante et les manigances à répétition de ses frères et elle avait dû se battre pour avoir une véritable place. Ceci étant, si Evan était bien souvent focalisé sur lui-même, et qu’il partageait à bien des égards les idéaux de la famille, il n’était pas de ceux qui pensaient que la femme puisse être inférieure à l’homme. Ou tout au moins, pas toutes – car oui il restait un Ashmore en substance. En ce sens, il avait été le premier à croire en Sara, sa jeune sœur qui avait toujours donné le double, voir le triple de ce qu’il pouvait donner, pour avoir une place. C’est donc naturellement qu’il lui confia, dès lors qu’il arriva à la tête de Ashmore Industries le poste de ses rêves, le poste à laquelle elle allait briller et où elle avait pleinement prouvé sa valeur aujourd’hui. Evan croyait en sa sœur et y avait toujours cru. Il l’avait parfois poussé dans ses retranchements mais il ne regrettait guère pour le résultat que cela avait sucité. Et même s’ils n’avaient pas forcément la même philosophie de vie, même si leur relation était conflictuelle et mêlée de désaccords et d’incompréhensions, il croyait en elle et était toujours derrière elle, pour la soutenir et la voir grandir. Alors oui, il le faisait à sa manière, mais il le faisait tout de même. Evan n’était pas quelqu’un de démonstratif. Il préférait laisser planer cette image froide et distante de lui, cette image d’un patron intransigeant, à la limite du glaçant, parce qu’ainsi les choses étaient plus simples. Il agissait parfois de la même manière dans sa vie privée. Il parlait certes beaucoup, laissant bien souvent son impulsivité et sa spontanéité pendre le dessus en balançant à qui voulait l’entendre les vérités qu’il pouvait penser sur le moment, mais il était très mauvais dès lors qu’il s’agissait de s’étaler sur ses sentiments, et de prouver son amour pour qui que se soit. S’il était particulièrement doué pour négocier des contrats en or, pour manigancer et manipuler, dès lors qu’il était question de s’ouvrir véritablement à quelqu’un, dès lors qu’il était question de démonstration d’affection, il était mauvais, terriblement mauvais. C’était une des raisons qui avaient poussé Ophelia à demander le divorce et c’était une facette de la personnalité du jeune homme qui provoquait bon nombre de conflit avec sa jeune sœur. Pour autant, cela ne voulait pas dire qu’il n’était pas présent pour elle, parce qu’il l’était. La plupart du temps. Il évoluait dans un monde où toute personne se devait d’être indépendante et où on ne pouvait se reposer que sur soi-même. C’est pourquoi il ne lui était pas naturel d’être constamment derrière le dos d’une personne, à se tenir là pour l’assister. Il avait une vie assez remplie pour l’empêcher d’agir ainsi et il n’en avait en vérité, aucune envie. Ceci étant, ça ne voulait pas dire qu’il n’avait aucune attention pour ses proches. Celles-ci étaient bien souvent discrètes et peu nombreuses mais cela arrivait. Le fait qu’il prenne en charge lui-même certains dossiers de Sara sans les lui faire passer en était l’illustration parfaite. Il ne lui avait rien dit, mais il était évident qu’elle devait en avoir conscience. Il ne comprenait pas véritablement son choix de se consacrer davantage à Kane plutôt qu’à ses responsabilités professionnelles, mais il n’avait rien dit, gardant son opinion tranchante pour lui – probablement pour la première fois de sa vie d’ailleurs. Et là était un nouveau geste envers sa sœur, un effort qui montrait toute l’affection qu’il avait pour elle. Ca avait toujours été ainsi entre eux. S’ils ne parvenaient pas véritablement à se livrer l’un à l’autre sur leur vie personnelle, ils leur arrivaient d’œuvrer pour l’autre dans le plus grand silence, sans avoir besoin de la moindre reconnaissance de l’autre. Une sorte de pudeur les animait alors même que ça ne faisait habituellement pas forcément parti de leur personnalité. Mais au final, ils n’avaient guère besoin de mots ni de grandes déclarations pour se comprendre et avoir conscience de ce que l’un ressentait pour l’autre. Sara était sa petite sœur, sa fierté sur bien des aspects et il l’aimait profondément, contrairement à ce qu’elle pouvait penser. Ceci malgré toutes les différences et leurs multiples confrontations. Ceci même si elle cuisinait affreusement mal. Car oui, c’était aujourd’hui le sujet premier d’interrogation d’Evan. Pourquoi l’invitait-il à manger chez elle ? Pourquoi se décidait-elle tout à coup à cuisiner et à s’improviser chef alors qu’elle en avait toujours été incapable ? Le jeune PDG ne se souvenait pas avoir été un jour invité chez Sara pour un dîner qu’elle aurait confectionné elle-même. Cherchait-elle à l’empoisonner ou juste à lui donner une leçon ? Il savait qu’il était quelque part un peu responsable de cette absence de précédent de ce type, parce qu’il était toujours très occupé, qu’il mangeait bien souvent sur le pouce et qu’il préférait souvent la convier chez lui, où des chefs expérimentés et payés pour, cuisineraient pour eux ou bien où Ophelia aurait tout préparé. Mais il n’avait jamais vu, ô grand jamais, Sara derrière les fourneaux. Il n’y était pour ainsi dire pas souvent non plus –obtempérant avec l’image arriérée de l’homme puissant et de la femme à la cuisine- mais il avait quelques notions qui faisaient qu’il ne mettait pas le feu à son domicile dès lors qu’il voulait faire cuire des pâtes. Alors oui, Evan avait été étonné de cette invitation, plus encore par le fait qu’elle décide de ne pas faire appel à un traiteur ou de ne pas lui donner rendez-vous dans l’un de ces restaurants pompeux dans lesquels ils avaient leurs habitudes. C’était d’ailleurs peut-être cet étonnement qui l’avait poussé à s’y rendre sans broncher, même s’il n’était pas complètement dupe et avait conscience qu’elle allait très probablement chercher ses confessions alors même qu’il avait volontairement laissé sa famille dans l’ignorance concernant sa vie privée actuelle. Bien sûr, lorsqu’il pénétra dans l’appartement de la demoiselle, il ne fut pas surpris de voir un halot de fumée encercler la pièce principale et une Sara en pleine crise. La scène était risible, vraiment. Parce qu’elle était terriblement prévisible, malgré toute la bonne volonté de la jolie blonde. Evan ne put d’ailleurs s’empêcher de se moquer gentiment de sa sœur. Ce qui la fit immédiatement soupirer, dégoûtée d’avoir échoué et d’avoir donné raison à ses détracteurs. Le bouquet de fleurs qu’Evan lui tend la rend un bref instant moins maussade, alors même qu’il se débarrasse de l’ensemble de ses affaires. S’enclenche ensuite une conversation des plus banales, le genre où l’on demande comment va l’autre et qu’avec politesse on répond que tout va bien sans aller dans les détails. C’était à croire qu’ils n’étaient que deux étrangers pour l’autre parfois. Evan tente pour autant de s’intéresser réellement à elle et à ce qu’elle peut vivre en ce moment, avec Kane, qui semblait être revenu d’entre les morts sans qu’elle ne lui ait jamais fourni la moindre explication sur le pourquoi du comment. « Ce n’est pas facile tous les jours, mais ça avance. » Le sourire faible de Sara et le choix qu’elle fait de ne pas en dire davantage alors même qu’Evan lui avait demandé comment les choses allaient avec Kane, l’arrête un moment. Il relève les yeux vers elle, reposant le cadre photo qui renfermait une photographie du couple avant de s’avancer vers elle sans pour autant la regarder dans les yeux. « Tu as le droit de m’en parler tu sais ? J’essaierais de ne pas trop juger, promis. » Un mince sourire nait rapidement aux coins des lèvres du jeune homme, conscient que cette manie qu’il avait de porter un jugement sur absolument tout et n’importe quoi, était l’une des raisons de la retenue de la jeune Ashmore. Ca et le fait qu’il n’avait jamais réellement approuvé cette relation. Bien sûr, il savait qu’il était inutile de s’ériger contre cette union, parce que c’était le meilleur moyen pour les pousser encore plus vers l’autre et qu’il avait détesté, il y a bon nombre d’années de cela, que certains membres de sa famille n’approuvent pas son mariage avec Ophelia Baron. Evan finit par revenir vers sa sœur, qui lui tend un verre de vin. Domaine dans lequel il n’y avait aucun doute quant à son excellence. D’ailleurs, le fait même qu’ils n’aient finalement que pour seul digestif, du vin fit beaucoup rire Evan, ceci confirmant l’incapacité maladive de Sara à faire cuir quoi que se soit. Pour la rassurer, il lui confesse que finalement, la présence d’un bon breuvage était la clé, ceci même s’il mourrait de faim. « Je n’aurais pas mieux dit. » Ils trinquent avant de procéder à l’agréage du vin. Un petit rictus sur le visage du garçon confirme les qualités du rouge, avant de se rendre rapidement à l’évidence. Il allait devoir donner de sa personne, s’il voulait avoir quelque chose dans le ventre avant d’entamer une après-midi qui était en théorie bien remplie. Il la voit arquer les sourcils lorsqu’elle l’observe retrousser ses manches et prendre les choses en main en se rendant dans la cuisine. « Je comptais commander. L’idée de te voir cuisiner ne me déplaît pas, bizarrement. » Il secoue la tête en levant les yeux au ciel. Peut-être ne l’avait-elle jamais vu cuisiner en réalité et peut-être croyait-elle qu’il était aussi nul qu’elle ne l’était ? Ce point de vu serait légitime mais cette légère moquerie l’incita à relever le défit. Il était à peu près certain qu’il ne pouvait pas faire pire qu’elle de toute façon. « Il te reste de quoi refaire ta recette ou tu as tout ruiné ? » Il regarde l’état de la cuisine et cherche la matière première mais il était évident que dans cet amas d’ustensiles, d’ingrédients, de livres de recettes et de tout autre élément qui n’avait rien à faire là, il ne savait plus vraiment ou donner de la tête. Pour autant, il s’arrête sur la recette à laquelle elle s’est essayée. Il tente de ne pas rire mais la tâche est ardue. Comment était-il possible de rater un plat de carbonara ? « Aller rigole, je sais que tu en meurs d’envie ! » Elle avait raison, il en mourrait d’envie et il ne se reteint guère longtemps, incapable de garder son sérieux face à ce désastre. Il ne cesse de se moquer gentiment de sa sœur, n’hésitant pas à y aller de ses plaisanteries un brin sexiste sur les femmes et la cuisine. Pour autant, il s’empare de la casserole propre qu’elle lui tend pour tenter à son tour sa chance alors que Sara préfère s’installer contre l’évier accompagnée de son verre de vin. « Tu es un homme moderne Evan. Bientôt tu feras aussi mes lessives ! » Un sourire taquin vient s’immiscer sur les lèvres de la jolie blonde, retrouvant alors toute la fougue habituelle de Sara. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas été ainsi. Longtemps qu’ils n’avaient partagé un moment à deux sans avoir à parler boulot ou à se disputer sur un sujet familial – Connor la plupart du temps. Il lève les yeux au ciel, malgré le fait qu’il aimait retrouver leurs échanges piquants et bien trop amusants à son goût. « Je ne fais déjà pas les miennes, Sara, je vais donc laisser la tâche à ton mec. » Evan savait faire toutes ces choses. Du moins en théorie. Mais le fait est qu’il ne les faisait pas. Parce qu’il n’avait pas le temps pour s’adonner à ce genre de tâche et qu’il avait assez d’argent pour qu’on le fasse à sa place. C’était ainsi qu’il avait vécu lorsqu’il était marié à Ophelia et il lui avait été impossible, de renoncer à une femme de ménage et à faire emmener la totalité de ses vêtements au pressing, ceci même s’il avait un appartement bien moins imposant que la gigantesque demeure qu’il avait laissé à Ophelia suite à leur divorce. Le garçon affiche un mince sourire à l’adresse de sa sœur avant de lui faire un signe de tête entendu pour qu’elle lui laisse la place afin qu’il puisse remplir la casserole d’eau pour y plonger ultérieurement les pâtes. Puis il commença à couper les autres ingrédients sous le regard toujours plus dubitatif de sa jeune sœur. « J’ai un rendez-vous important tout à l’heure, y’a pas intérêt que je me tâche à cause de ton incapacité à recevoir ton frère hein ! » Il l’assène d’un bref clin d’œil qui voulait tout dire alors qu’il jette tout de même quelques regards à la recette, montrant que finalement, il ne gérait pas totalement ce qu’il entreprenait, malgré ce qu’il laissait à penser. « Bon, je t’avoue que ça fait longtemps que je n’ai pas cuisiné en réalité, mais Phee faisait ça très bien, il me suffit de faire pareil non ? » Cela faisait longtemps qu’Evan n’avait pas parlé d’Ophelia ainsi. De manière tout à fait neutre et presque positive, à la manière d’une période de sa vie, certes révolue mais qui restait importante et agréable pour lui. Le fait est qu’il avait en tout état de cause, beaucoup appris auprès d’elle et il lui était arrivé de la regarder cuisiner, sans pour autant s’attarder plus que cela à la création de la recette, bien plus intéressé par la contemplation des courbes de sa femme. Mais, il s’essaie tout de même et suit attentivement la recette, comme s’il traitait là un algorithme professionnel. Ceci en reportant parfois son attention sur sa sœur. « Et sinon, à part m’exploiter, pourquoi avoir choisi de m’inviter chez toi ? Je ne crois pas que se soit arrivé un jour … » Voilà, il avait lancé la question qu’il s’était posé à l’instant même où il avait eu vent de cette invitation et il était finalement plutôt curieux de ce qu’elle allait lui répondre.
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MessageSujet: Re: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's} Mar 9 Jan - 15:58

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Evan and Sara Ashmore
IF I WAS DYING ON MY KNEES, YOU WOULD BE HERE TO RESCUE ME.
AND IF YOU WERE DROWNED AT SEA, I'D GIVE MY LUNGS TO YOU CAN BREATHE.

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Si il y’a bien une chose que l’on avait inculqué à Sara dès son plus jeune âge, c’était l’importance de la famille.  Les Ashmore faisaient partis de ses vieilles familles avec des traditions ancrées jusqu’à la moelle et on à toujours fait en sorte qu’elle les respectent comme le reste de sa fratrie. Comme à peu près dans toute les familles les choses n’ont jamais étés absolument parfaite, est-ce seulement réalisable, la perfection ? Elle n’en à jamais eu la sensation. C’est ce qu’on leur à pourtant toujours demande, de faire les choses de façon à ce qu’elles soient parfaites, qu’on n’aient jamais à revenir dessus. Longtemps cependant elle à été l’image que l’on voulait qu’elle soit, une pure perfection, une enfant au visage si doux qu’on aurait dit une poupée de porcelaine. Aussi froide que celles-ci, aussi peu expressive. Parce qu’elle pensait que c’était ce qu’elle était, naïvement elle pensait qu’elle ce devait de ne pas prendre de positions, de faire comme on voulait qu’elle fasse mais c’était parce qu’elle n’était alors encore qu’une gamine ignorante. Elle ne sait pas vraiment quand est-ce qu’elle à eu ce déclic, ce moment ou elle c’est rendu compte que ce n’était pas normal. Ce n’était pas normal que l’on attribue autant d’attention à ses frères qui étaient certes plus grands, mais déjà trop idiots pour trouver un terrain d’entente. Les hommes et leur fierté … Elle n’a jamais vraiment mis un pieds entre eux, ne sait pas ce qui à fait en premier lieu qu’ils ne soient pas capable de ce supporter et n’a jamais cherché à le savoir. Elle les à bien parfois entendu tenter de prendre des excuses, mais ne les à jamais écoutées jusqu’au bout. Elle ne faisait pas même alors de préférence pour l’un ou pour l’autre parce qu’elle trouvait ça tellement ridicule de devoir répondre à ce genre de bêtises, d’états d’enfants. Les agissement des uns et des autres ont finalement creusé un fossé entre eux, cette fratrie qui selon les principes de leur famille aurait du être plus soudée que jamais ne l’a en réalité jamais été ne serait-ce qu’un peu. Toujours près à ce jeter à la gorge des uns et des autres, et si Sara a longtemps tenté de ce tenir en dehors de ses débordements les choses sont devenues plus difficiles avec le temps. Parce qu’elle à grandit, elle a fini d’être naïve et elle à commencé à faire des choses qui ne plaisaient pas à tout le monde. Comme le fait de tomber amoureuse du commun des mortels, un jeune homme sans titre et sans prétention, dont tout ce que sa famille retenait était que plus jeune il avait perdu ses parents, assassinés. Voilà tout ce qu’ils avaient retenu. Et cela ne mettait pas en avant l’aspect protecteurs de ses deux frères, non ni l’un ni l’autre n’aimait Kane mais pas parce qu’il avait volé le coeur de leur soeur. Non ils n’aimaient pas Kane parce qu’il n’était pas Républicain, parce que son nom était inconnu au bataillon et parce qu’il n’apporterait jamais ce que la famille voulait. C’est peut être à ce moment là qu’elle à commencé à comprendre que sa vie lui appartenait, et à personne d’autre. Ses parents eux n’ont pas étés d’une grande aide à propos de cela non plus, ne décrochant pas un mot la première fois ou ils l’avaient rencontré. C’était cet hypocrisie qu’ils pouvaient penser être normale qui lui avait fait ouvrir les yeux, non sa famille ne fonctionnait pas comme il fallait. Montrer à ses frères et à son père qu’elle n’était pas juste que leur soeur, ou leur fille était devenue ensuite un but à atteindre. Connor lui n’a jamais vraiment approuvé ses choix et l’a toujours fait comprendre, si il y’a une chose au moins qu’elle ne pouvait pas lui reprocher c’était son honnêteté, même si il manquait cruellement de tac et de confiance en elle. A défaut Evan lui l’a toujours poussée à accomplir ce qu’elle rêvait de faire. Car son but dans la vie n’était pas de ce marier et de fonder une famille comme l’aurait pourtant souhaités ses parents, non son but était d’avoir un pied dans Ashmore Industries au même titre que ses frères même si cela n’avait jamais été envisagé par qui que ce soit. Finalement, n’était-elle pas la seule d’entre eux à ne pas passer plus de temps à ce prendre la tête qu’autre chose finalement ? Certes cette compétition puérile entre ses frères semblait porter ses fruits, l’un et l’autre étaient toujours motivés par le fait de battre l’autre et de ce fait ils ont toujours donner le meilleur d’eux-mêmes. Et au milieu de tout ça, Connor alors à la tête du trésor des Ashmore refusait l’entrée à la jeune femme qui pourtant présentait des compétences bien plus impressionnante que la plupart de ses associés en dehors d’Evan. Elle n’était pas moins intelligente qu’eux sous le principe qu’elle était une femme, et Connor ne lui à jamais laissé cette chance de le montrer. Elle aurait aimé pourtant pouvoir s’entendre avec lui de la même façon qu’elle s’entendait avec Evan, elle aurait aimé plus d’une fois lui laisser le bénéfice du doute mais jamais cela ne c’était produit. Jamais entre eux une fenêtre n’avait fait son apparition pour apaiser les tensions, et Sara en était aujourd’hui arriver au point de penser que cela n’arriverait jamais. Au fond peut être que plus rien ne pouvait le sortir de là, de cet enfer qu’il avait lui même créer autour de lui. Il avait de la chance encore, que sa femme ne l’ai pas jeté comme il l’aurait mérité après ses actions. L’amour avait beau être la chose la plus importante au monde, Sara elle ne comprenait pas comment Eden avait réussit à lui pardonner. Et pour cela elle saluait le courage de sa belle-soeur, qui plutôt que de condamner son mariage avait fait en sorte de réparer ce qui n’allait pas. Elle ne comprenait pas toujours ce qui pouvait faire qu’ils étaient ensembles tout les deux, et puis il suffisait qu’elle voit son frère en présence d’Isaac et elle avait l’impression de voir un homme différent de celui avec lequel elle avait grandit. Les choses étaient différentes avec Evan. Ils ne partageaient pas toujours les mêmes points de vue, et leurs jours n’étaient pas toujours calmes puisqu’ils étaient aussi têtus l’un que l’autre, mais finissaient par ce calmer même si cela prenait plusieurs jours. Elle n’attendait pas une relation fusionnel comme on pouvait le voir dans les films, elle savait que son frère ne serait jamais aussi démonstratif que pouvaient l’être ceux que l’on pouvait voir. Elle avait fini par accepter cela, et avait donc trouvé comment être à ses côtés. Elle ne ce laissait pas marcher sur les pieds, ce qui pouvait parfois le déconcerter elle le voyait dans ses yeux quand c’était le cas. Le travail était ce qui plus que tout le reste les reliaient, elle avait travaillé sans relâche pour qu’il ne regrette pas de lui avoir donné sa chance. Et la confiance qu’il avait en elle était quelque chose qu’elle chérissait profondément, plus qu’on aurait pu le croire. Car elle connaissait Evan, elle savait que ce n’était pas chose aisée pour lui de déléguer, et quand il avait commencé à le faire avec elle, cela avait été l’accomplissement de toutes ses années. Seulement voilà depuis plusieurs semaines les choses avaient changée dans la vie de la jeune femme, considérablement. Car Kane était présent, et qu’elle ne voulait pas perdre une minute de temps passé avec lui. Et elle savait parfaitement, que son frère ne comprendrait pas cela. Il ne lui en avait pas fait part, mais il n’avait pas eu besoin de le dire. Pour autant le fait qu’il vienne à lui poser des questions sur celui qui était revenu d’entre les morts la touchait particulièrement. Pensant qu’il ne faisait là seulement preuve que de politesse elle lui répondit vaguement, que ce n’était pas simple. Ils n’avait jamais ça, parler de Kane et elle. Evan avait été d’une présence sans failles quand elle avait appris le décès du jeune homme mais les détails ne faisaient pas partis de leurs conversation, jamais. Car c’était aussi ça d’être un Ashmore … «  Tu as le droit de m’en parler tu sais ? J’essaierais de ne pas trop juger, promis. » Levant les yeux vers lui, elle reste surprise. Il était sincère. Et cela la touchait, vraiment. «  Ce serait bien long à expliquer, ça nous prendrait bien plus que cette soirée. Mais Kane à … quelques soucis depuis qu’il est revenu. Ce n’est pas facile pour lui.  » Elle préférait ne pas partir dans les réelles explications, car Evan ne serait de toute évidence pas rassurer de savoir que sa soeur vivait avec le jeune homme. Car Kane avait encore de grosses crises de panique, et n’était pas toujours en contrôle de ses actions. Et si jusqu’alors il n’avait pas une seule fois fait du mal à la jeune femme, il n’était pas impossible que cela arrive un jour … Finalement elle lui offre du vin, même si son repas était gâché elle ne manquait pas de ressources et c’était préparée à l’éventualité de devoir commander. Pourtant son frère s’attelle à faire la cuisine, ce qui la laisse surprise d’abord et puis finalement assez enjouée. Cela pouvait s’avérer être assez drôle, en fait. Evan excellait dans beaucoup de domaines, mais Sara avait espoir que peut être il n’allait pas être meilleur cuisinier qu’elle! Après tout n’avait-il pas toujours eu une armada de personnes qualifiées pour ça ? «  Il te reste de quoi refaire ta recette ou tu as tout ruiné ? » déclare t-il avant de ce rendre compte de ce qu’elle avait tenté de faire. De la carbonara, oui. Et Evan ce retint de ce moquer d’elle, pendant quelques secondes seulement. Et cela la fait rire aussi, une légèreté qui lui faisait un bien fou. Elle le pousse doucement pour passer jusqu’au frigo, sort les ingrédients qu’elle avait pris en double et attrape le paquet de pâtes au dessus d’elle sous le regard de son frère. «  Kane m’a conseillé de tout prendre en double. » explique t-elle. Car de toute évidence le jeune homme savait qu’elle n’aurait pas réussit du premier coup. Finalement elle laisse tout à son frère pour reprendre son verre de vin, et ses propos la font rire. Son frère savait parfaitement qu’elle ne supportait pas que l’on dévalorise la femme, un brin macho elle savait que lui ne supportait pas le genre de réflexion qu’elle venait de lui faire. Pour autant l’un et l’autre exerçait leur art de façon légère ce soir. Et si ce n’était pas quelque chose qui leur était inconnu, elle ne savait pas à quand remontait la dernière fois ou elle c’était sentie aussi bien en sa présence. Il ne s’agissait là non pas du boulot, ou de leurs histoire de famille, mais juste d’eux deux. «  Je ne fais déjà pas les miennes, Sara, je vais donc laisser la tâche à ton mec. » Evidement qu’il ne faisait pas ses machines. La réflexion fait rire la jeune femme. Sara avait beau rejeter certains privilèges que sa famille pouvait lui apporter, comme le fait de ce faire conduire partout par un chauffeur, et la plupart de leurs dîners mondains, une chose n’avait pas changé pour autant. «  Il les amène parfois au pressing, je l’avoue. » car elle ne savait pas faire ses lessives. C’était presque honteux pour elle de le dire, et cela avait fait rire Kane plus d’une fois, mais voilà. On les lui avait toujours faites pour elle, et à chaque fois qu’elle avait tenté de le faire seule les choses c’étaient mal passées. Mais le fait est qu’au contraire de la cuisine, elle ne tenait pas vraiment à savoir le faire toute seule car elle ne trouvait rien de plus ennuyant que cela, laver, plier, repasser. Elle préférait payer quelqu’un oui … «  J’ai un rendez-vous important tout à l’heure, y’a pas intérêt que je me tâche à cause de ton incapacité à recevoir ton frère hein !  » La  jeune femme lève les yeux au ciel. «  Je ne doute pas de tes capacités Evan, ta chemise restera immaculée ! » Si plus jeune le fait que son frère faisait toujours les choses mieux qu’elle avait le don de l’agacer aujourd’hui c’était différent. Parce qu’elle avait appris que l’on ne pouvait être bon en tout, et tout deux avaient leurs propres domaines. «  Bon, je t’avoue que ça fait longtemps que je n’ai pas cuisiné en réalité, mais Phee faisait ça très bien, il me suffit de faire pareil non ?  » L’entente de ce prénom la surprend plus que cela n’aurait du le faire. Evan n’avait plus prononcé le prénom de son ex-femme avec légèreté depuis quelque temps. Elle le laisse faire quelque minutes avant de relever ce fait, parce qu’en fait il s’en sort très bien, puisque rien encore n’a pris feu. «  Tu t’en sors bien, trop bien si tu veux mon avis. Pourquoi c’est toi qui à hérité de tout ?  » déclare t-elle faussement boudeuse en ce servant un second verre de vin. Il faudrait peut être qu’elle songe un jour à prendre des cours pour de bon. Parfois ses amis ce moquaient d’elle, car malgré toutes les qualités qu’elle pouvait avoir, elle ne possédait pas celles qui permettaient de tenir une maison. Heureusement que Kane était assez bon dans cela pour eux deux! «  Et sinon, à part m’exploiter, pourquoi avoir choisi de m’inviter chez toi ? Je ne crois pas que se soit arrivé un jour …  » Jamais en réalité. Ils ce rencontraient toujours dans des cadre professionnel, ou alors chez leurs parents. Elle ne ce souvenait pas d’une fois ou cela était arrivé, qu’ils ce retrouvent ensembles, chez elle. Il avait certes déjà vu son appartement, quand elle l’avait acheté mais n’y était jamais venu alors que Ophelia était passé la voir plus d’une fois. Sara hausse les épaules «  Je pensais que l'on serait mieux que dans un restaurant, entourés de petites oreilles. Je voulais qu’on ce retrouve comme avant, et c’est plutôt réussit, non ?  » Elle aimait cette dynamique entre eux. Cela était agréable d’avoir l’impression de ne pas être seulement deux collègues, mais bel et bien frère et soeur. «  Au risque de paraître pour un coeur trop tendre, je voulais savoir comment tu allais !  » Déclare t-elle finalement en s’installant à côté de lui de façon à ne pas le gêner et en plantant son regard sur lui afin qu’il ne puisse ce dérober.
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MessageSujet: Re: ✻ I'VE GOT YOU {the ashmore's}

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