Partagez|

≈ i wanted to tell him after all of these years that i loved him (andrella)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ i can't see you but I know you're there
avatar
i can't see you but I know you're there

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 05/03/2016
›› Love letters written : 692
›› It's crazy, I look like : jenna cutie coleman
›› Credit made by : nightblood (avatar) ★ foolish blondie (profil crackship) ılı ivanb (profil quote) ılı tumblr (profil gifs) ılı fakementine and foolishblondie (sign crackship) ılı
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: ≈ i wanted to tell him after all of these years that i loved him (andrella) Mar 5 Sep - 21:29

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
i wanted to tell him after all of these years that i loved him
ANDREW COLLINS AND ELLA MALONE ※
this is new and weird, but i like the thought of it. you and me together and it actually happened! but i’m scared … i don’t know i’m just stupid that’s all. i don’t wanna hurt you or corrupt you because you’re innocent and fragile. i do bad things on my spare time, smoking weed and drinking vodka and you probably don’t know that yet.  so i’ll just play innocent, i’ll say i’m inexperienced because i don’t wanna lose you just yet …


Opérer, occulter, inculquer. De l’action, toujours. « Pense à respirer! » lui lance Aidan tandis qu’elle passe à côté de lui, suivie par une orde d’interne. Accoudé au bureau de l’accueil il remplit des dossiers, et lui sourit avec une sincérité entière. Comme cela à toujours été le cas entre eux. Elle lui lance un regard qui ne veux rien dire, il n’est ni noir, ni enjoué. Elle sait qu’il va bientôt entrer au bloc, mais ne lui souhaite pas bonne chance. Elle hoche simplement la tête, et continu d’avancer. Ils avaient toujours étés l’un envers l’autre, d’une transparence totale. Sauf qu’elle ne l’était pas vraiment ses derniers temps, si ils avaient deux ou trois fois librement abordé le sujet d’Anna, son ami ne lui avait pas clairement dit ce qui ce passait entre eux. Elle ne lui reprochait pas, car même si elle voyait parfaitement bien le comportement différent des deux jeunes gens au fur et à mesure des jours, elle ne pouvait blâmer le chirurgien de vouloir garder cela pour lui. Et puis cela lui donnait une bonne excuse à elle aussi, de ne pas absolument lui dire. Elle préférait passer sous silence le fait qu’elle avait embrassé le frère de ce-dernier sur la terrasse du Varnish quelques semaines plus tôt. A la simple pensée de ce souvenir un sourire habitait ses lèvres, avant de rapidement être chassé par la honte qu’elle éprouvait. Elle n’allait pas mentir, si elle pouvait elle recommencerait sur le pas. Elle ne c’était pas attendu à ce que cela soit si doux, si bon. Elle ce souvenait particulièrement de la douceur des lèvres d’Andrew ce pressant sur les siennes, du tracé de ses doigts dans son cou, et de son coeur qui semblait battre à tout rompre. Pendant l’espace de quelques secondes ils n’étaient que deux jeunes gens, acceptant ce qu’ils pouvaient ressentir, profitant d’une bulle de tendresse dans leurs vies. Tout les deux, et c’était tout. Jusqu’à ce que la réalité ne les rattrape, qu’ils ne ce séparent et ce regardent dans un silence gêné. Ella avait bafouillé une excuse avant de prendre la fuite, et depuis ne l’avait plus revu. Elle était partagée entre deux sentiments, elle avait aimé ce qui c’était passé et ne c’était pas sentit aussi attirée par quelqu’un depuis bien longtemps. Mais elle ne pouvait s’enlever de la tête que l’avocat était marié, depuis des années, et qu’en plus de quoi il avait une petite fille au milieu de tout cela. Elle n’était pas une briseuse de ménage, elle faisait toujours les choses bien et cette fois elle avait dérapé du droit chemin. Elle refusait d’accepter le fait qu’elle était plus qu’attirée par Andrew, qu’il ne s’agissait pas d’un coup de coeur passager. Cela faisait déjà quelques temps qu’elle ce sentait différente quand il était auprès d’elle, mais là … Bon sang, là c’était bien pire. « Stevens et Morello, vous êtes attendus aux urgence. » déclare t-elle avec son carnet en main, elle ce tourne vers ses internes qui ne semblent pas avoir compris tout de suite ce qu’elle venait de dire. Bon sang ce qu’il pouvait la déconcerter parfois. D’un geste de la main elle leur fait signe de déguerpir, et finalement ils s’évaporent. Arrêtée devant la chambre d’un patient qu’elle suit depuis des années et à qui elle ne veux pas faire subir des internes qui n’y comprennent rien. Poussant la porte elle retrouve monsieur Carter, et passe quelques minutes avec sa femme, et lui. Reprenant de A à Z les points de cette procédure qui leur fait peur, et cela même si ce n’est pas la première pour la jeune femme. Son métier étant de les rassurer afin qu’ils prennent les meilleures décisions, elle reste douce et calme avec eux, laissant de côté tout ce qui pourrait ce passer dans sa vie personnelle. Jusqu’à ce que son biper ne sonne pour la sixième fois, ce retrouvant avec deux paires d’yeux fixés sur elle puisque ce bruit la coupe une énième fois dans son discours. « Je suis désolée, je dois me rendre aux urgences. » déclare t-elle lisant les mots inscrits digitalement. Un cas nécessitait son intervention, elle s’excusa de nouveau auprès du couple leur assurant qu’elle reviendrait dans la journée et ce met à courir jusqu’au rez-de-chaussé de l’hôpital. A quoi cela servait-il d’envoyer ses meilleurs internes si ceux-ci n’étaient pas capable de gérer dix minutes sans elle franchement ? Enfin arrivé, elle retrouve le brouhaha des urgences qui avait l’habitude de la calmer et de la motivée quand elle était encore étudiante. C’était ici et nul part ailleurs qu’elle passait ses nuits, et ses week-ends. Avant même qu’elle n’ai eu le temps de chercher, Morello ce dirige vers elle visiblement confuse de l’avoir dérangé pendant une consultation, et avant que la chirurgienne ne lui tombe dessus elle prend la parole. « Monsieur et Madame Collins sont là, leur fille c’est cassé le bras. Et ils ont demandé après vous, puisque le Docteur Collins est en chirurgie.  » la voix de son interne met en avant son malaise. Ella comprenait mieux que personne à cet instant l’étau qui devait serrer son estomac. Elle dévisage son interne, espérant qu’il s’agit d’une blague. Finalement elle inspire pour ce calmer avant de demander ou est-ce qu’on les à installer. Ils n’étaient pas dans l’oeil de la guerre comme c’était le cas pour la plupart des patiens. Non ils avaient eu le privilège qu’on leur attribut une pièce calme entourée de rideau leur donnant leu intimité. Avant de poser la main sur la poignée, Ella inspire de nouveau pour trouver son calme et son sérieux. Elle ne c’était pas attendue à devoir ce trouver dans une situation pareille, l’avait franchement redoutée … C’était bien sa veine ! Finalement elle entre dans la pièce, découvrant rapidement Rose allongée sur le lit, le bras en écharpe et les larmes aux yeux. Elle remarque immédiatement Andrew assit à ses côtés, tenant le bras qu’elle n’a visiblement pas cassé et lui caressant les cheveux pour la calmer. Au moment ou il lève les yeux vers elle, une jeune femme vient barrer son champs de vision. « Ella, dieu soit loué! J’avais peur qu’on nous quelqu’un d’incompétent! »  déclare Anna en venant la serrer dans ses bras. Ella grimace pour plusieurs raisons, le fait qu’on puisse dire du mal de ses collègues en était une, et cette proximité avec la femme d’Andrew en était une autre. Quand Anna ce desserre, elle ne s’arrête pas de parler. Lui raconte que Rose est tombée alors qu’elle faisait du trampoline. « Ce que je lui avait interdit de faire, mais tu connais Andrew il est faible. » déclare t-elle sans manquer de jeter un regard noir vers son mari, ne cachant pas le fait qu’elle le tenait pour responsable de ce qui c’était passé. Ella quand à elle reste fermée, en retrait, ne pose toujours pas ses yeux sur lui sachant pertinemment que cela serait la fin pour elle. Rose ne s’arrête pas, raconte comme si elle savait mieux que personne ce qu’il fallait faire pour sa fille. Quand enfin elle à fini, la chirurgienne ce rapproche de l’enfant en lui souriant. « Ne t’inquiète pas ma chérie, on va s’occuper de ton bras. » déclare t-elle d’une voix douce qu’on ne lui entend que lorsqu’elle s’adresse à des enfants, ce qui n’est pas souvent le cas. Rose hoche doucement la tête, visiblement détendue elle aussi d’avoir un visage familier à ses côtés. Avec délicatesse et ce concentrant seulement sur cela, Ella fait doucement bouger les doigts de la petite fille afin de s’assurer qu’ils ne soient pas touchés « Et dire que tu ne voulais pas la déranger! Dire que tu voulais laisser ta fille entre les mains d’un étranger. » commente la mère de l’enfant tout en s’adressant froidement à son mari. Ella ne pouvait s’empêcher de penser bien des choses, sans pour autant les laisser sortir. Tout ce qui comptait à l’instant c’était la petite fille qui souffrait et à qui il fallait rapidement faire des radios. Malgré les remontrances qui ce passaient entre ses parents, Rose était forte et continuait de regarder Ella faire, grimaçant quand cela lui faisait bien trop mal, lui donnant une échelle de douleur. Finalement la jeune femme ce relève, et fait pour la première fois face aux deux parents. Sans pour autant s’arrêter sur le visage d’Andrew. « J’ai besoin de lui faire faire des radios, afin de savoir ou c’est cassé. Anna tu vas avec elle ? » les radios pouvaient faire peur, les enfants demandaient souvent l’accompagnement de leurs parents pour cela. Avant même qu’elle n'ai pu répondre, Ella sort de la pièce afin d’attraper Stevens. Lui expliquant la situation, elle lui donne la feuille sur laquelle elle à écrit les radios dont elle avait besoin, avant de l’inviter à le suivre dans la pièce. « Rose, tu vas partir avec le Dr.Stevens et ta maman, et on ce revoit après d’accord ? » Anna lance un dernier regard vers son mari, voulant visiblement ajouter quelque chose mais ce ravisant peut être face à la présence d'un étranger dans cette pièce. Et à cet instant seulement Ella ce permet de laisser son regard s’attarder sur l’avocat qui hantait ses pensées. Il avait les traits tirés, trahissant son angoisse quand à l’état de sa petite fille ainsi qu’une certaine forme de fatigue. Il ne la regarde pas, le regard fixé sur sa femme et sa fille qui quittent la pièce en compagnie de l’interne. Quand la porte ce ferme, embarquant dans son passage le boucan que pouvait être les urgences, il pose finalement son regard sur Ella. Celle-ci ce trouve de l’autre côté de la pièce, le plus loin possible de lui. Elle à beau ne pas savoir lire en lui comme dans un livre ouvert, elle pouvait voir la colère qui agitait ses yeux. Quelques minutes de silence s’installent, créant un certain malaise entre eux avant que finalement la jeune femme ne prenne son courage à deux mains. « Je pense qu’elle c’est cassé le radius, elle aura simplement un plâtre. » espérant que cela allait peut être le rassurer. Elle ce rend compte alors qu’elle tourne son stylo entre ses doigts, soupire doucement et le range d’un geste dans la poche de sa blouse. Finalement elle lève les yeux vers lui, elle avait presque oublié qu’elle était bien plus petite que lui puisque la dernière fois elle portait des talons. « Je … Je suis désolée pour l’autre soir, je n’aurais pas du faire ça. » elle avait ressentit à la fois le besoin de lui dire que tout était de sa faute, qu'elle n’avait pas voulu l’embrasser mais elle ne mentait jamais. Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle regrettait ce qui c’était passé, quand cela hantait encore ses nuits.



Revenir en haut Aller en bas
❉ i can't see you but I know you're there
avatar
i can't see you but I know you're there

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 26/08/2015
›› Love letters written : 772
›› It's crazy, I look like : joshua perfect jackson
›› Credit made by : fakementine + benzorris (crackships) ❉ fakementine (avatar)
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: Re: ≈ i wanted to tell him after all of these years that i loved him (andrella) Mar 19 Sep - 16:31

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
i wanted to tell him after all of these years that i loved him
ANDREW COLLINS AND ELLA MALONE ※
this is new and weird, but i like the thought of it. you and me together and it actually happened! but i’m scared … i don’t know i’m just stupid that’s all. i don’t wanna hurt you or corrupt you because you’re innocent and fragile. i do bad things on my spare time, smoking weed and drinking vodka and you probably don’t know that yet.  so i’ll just play innocent, i’ll say i’m inexperienced because i don’t wanna lose you just yet …


Un sourire perdu sur ses lèvres, Andrew Collins profitait du temps qu'il avait avec sa fille pour faire le vide dans son esprit, pour se sentir complètement bien et vivant. Parce que c'était lors des instants qu'il pouvait avoir avec Rose qu'il se sentait le mieux. Qu'il avait la sensation que la vie était complètement normale et que les cicatrices du passé n'étaient plus qu'un lointain souvenir. Il suffisait qu'il observe Rose, qu'il voit cet air si innocent qu'elle avait sur son visage, cette manière qu'elle avait de rire et le son de sa voix percutant ses oreilles, pour ressentir une vague d'amour l'envahir. L'amour d'un père envers sa fille. Son unique fille et l'être le plus important sur cette planète à ses yeux. Il n'y avait rien de plus précieux pour lui que Rose, elle était sa merveille, le cadeau que l'humanité avait bien voulu lui céder. Et il savourait chaque seconde avec elle, gardant en mémoire tous ses merveilleux souvenirs pour ne surtout jamais les oublier. Elle était son tout et sans elle, il était certain que jamais il ne pourrait survivre ou continuer de respirer. Depuis le jour de sa naissance, elle avait fait disparaître toute l'obscurité dominant autour de lui pour faire apparaître cet aura de lumière, presque aveuglant. Il avait cessé d'avoir l'impression qu'un étau se resserrait autour de sa poitrine. Tout était moins difficile à supporter depuis que sa fille était venue au monde. Elle était à la fois sa princesse et un diamant. A aucun moment, il n'avait regretté d'être devenu père, d'avoir cette chance. Bien au contraire, il avait découvert qu'il était capable d'avoir un enfant, de l'élever tout en continuant de faire son travail d'avocat. Cela l'avait tout de même changé. Il n'était plus complètement le même, car il comprenait encore plus les parents venant dans son cabinet parfois. Il se mettait à leur place, encore plus fortement qu'il ne pouvait le faire auparavant. Chaque jour il mettait toute sa passion en oeuvre pour faire sortir les innocents et pour punir les coupables, désirant par dessus tout offrir un monde meilleur à Rose. Malgré son jeune âge, il ne voulait pas qu'elle découvre un monde rempli par les ténèbres alors quand bien même il était incapable de tout changer, il essayait à son échelle de rendre justice quand il le pouvait. Il pensait à elle peu importe les situations. Elle était son unique priorité et s'il devait mettre son propre bonheur en retrait, il le faisait sans aucune hésitation. C'était ce qui le poussait à rester avec Anna. Il avait tellement peur d'être amené à perdre Rose qu'il acceptait les conditions de sa femme pour ne pas divorcer. Peu importe s'il s'agissait de son plus grand souhait, il ne pouvait pas concevoir de voir disparaître sa fille, de ne plus l'avoir à ses côtés, de ne plus l'entendre rire ou de ne plus l'observer en train de jouer. Pourtant cela ne l'avait pas empêché de faillir, de sortir de sa ligne de conduite. Il avait été faible. Il s'était laissé happer par cette attirance si folle qu'il ressentait à l'égard d'Ella Malone et qu'il ne parvenait plus à contrôler. Comme cet ancien alcoolique ayant retrouvé le goût du whisky pour la première fois. Il l'avait embrassé, il avait senti les lèvres de la jeune femme poser sur les siennes, et il n'avait souhaité qu'une seule chose : que plus rien ne vienne les séparer. Depuis cet instant, il y songeait, repassant dans sa tête ce moment pour pouvoir y goûter de nouveau. Il savait que c'était mal et que si ce baiser venait à être découvert, il risquait de se brûler les ailes. Il connaissait les risques, et il avait accepté de les prendre quand la proximité avec Ella était devenue trop grande. Quand il avait senti toute sa volonté disparaître et qu'il avait fini par faire la seule chose qu'il souhaitait. C'était l'unique fois depuis longtemps que Rose n'avait pas été sa priorité. Et s'il ne l'avait pas regretté, il savait que tout ceci était une erreur. Qu'il n'aurait pas dû le faire. C'était ce qui le poussait à reprendre une existence normale entre son travail et son temps passé avec Rose. C'était son seul moyen d'ôter Ella Malone de son esprit, de la faire disparaître à jamais de son âme. Parce qu'il savait que plus jamais il ne pourrait avoir le plaisir de sentir les lèvres de la jeune femme si proches des siennes. Il avait réussi à se sevrer de son penchant pour le whisky, il était donc en mesure d'effacer chacun des songes qu'il pouvait avoir à l'encontre de la chirurgienne. Chaque jour de plus était un pas en avant. Cette journée ne faisait pas exception. Et il devait avérer que les heures passées avec Rose faisaient partie des plus faciles et des plus agréables. Pourtant dès qu'il la vit chuter du jeu sur lequel elle était, son âme de père protecteur prit le dessus et le coeur battant dans sa poitrine, il se précipita vers elle pour aller la consoler. Les yeux de la petite fille embués par les larmes, il comprit rapidement qu'il ne s'agissait pas que d'une vulgaire chute, les sanglots continuant de couler minute après minute et il avait la douloureuse impression que son organe vital se déchirait progressivement. « Ca va aller trésor, on va s'occuper de ça, je te le promets! », dit-il d'une voix rassurante et réconfortante avant de déposer un baiser sur le front de Rose. Sans hésiter, il la prit dans ses bras, la portant pour l'emmener jusqu'à la voiture. En quelques secondes, il l'installa dans le véhicule, se dépêchant de prendre la route de l'hôpital pour aller voir un médecin. Il savait qu'il avait de la chance d'avoir un frère chirurgien et il espérait que celui-ci serait disponible pour ausculter sa nièce. Pestant derrière son volant envers tous les autres chauffards mettant trop de temps à tourner ou ne démarrant pas assez vite, il franchit le seuil des urgences après un trajet qui lui était apparu infini. Enfin arrivé, la silhouette de sa femme, qu'il avait prévenu, se rapprocha à allure vive de lui et il sut à son visage qu'il allait malheureusement entendre parler de cette visite aux urgences durant des jours. « Te voilà enfin ! T'aurais pu te dépêcher un peu plus ! », s'exclama-t-elle d'un ton mauvais, prenant sa fille dans les bras sans même jeter un regard à celui supposé être son mari. Levant les yeux au ciel, il soupira longuement, habitué aux remarques toujours désagréables qu'Anna pouvait lui assener. « J'ai fait de mon mieux mais il y avait de la circulation et je préférais éviter d'avoir un accident avec ma fille vois-tu. », répliqua-t-il en gardant son calme pour ne pas empirer d'autant plus la situation. Ce n'était pas le moment et encore moins l'endroit pour eux de se disputer. La seule chose importante était le bien être de sa fille, et pour cela elle devait être vue par un médecin. Avant même d'aller s'asseoir, il se rendit à l'accueil demandant à l'infirmière si son frère était présent aujourd'hui et après qu'elle lui ait avoué qu'il était en train d'opérer, il rejoignit Anna et Rose dans la salle d'attente. Il tombait au mauvais moment et le mauvais jour. Les minutes d'attente s'écoulèrent et restant le plus serein possible, une main caressant les cheveux de sa petite fille, il pouvait voir les traits du visage de son épouse se fermer et se crisper de plus en plus. Quand le calvaire prit fin et qu'une jeune femme en blouse blanche s'approcha d'eux après s'être présentée comme étant le Docteur Morello, un nom qui lui était plus que familier par son frère, il comprit très vite que cela ne suffisait pas pour sa femme et qu'elle n'allait pas se contenter d'une interne pour s'occuper de sa fille. « Est-ce que le Docteur Malone est disponible ? C'est une amie de la famille, je suis la belle soeur du Docteur Collins et je suis certaine qu'elle pourrait venir s'occuper de Rose », elle ne manquait pas de toupet et il n'en avait jamais douté. Mais c'était surtout tout ce qu'il aurait préféré éviter. Il n'avait aucune envie de se retrouver dans la même pièce que la jeune femme à cet instant précis, encore moins en présence de celle avec laquelle il était uni pour l'éternité. A ses yeux, c'était trop. Et il n'était pas persuadé d'être en mesure de le supporter. De survivre à ce genre de moments. « On ne va pas la déranger, elle doit avoir d'autres patients.... », rétorqua-t-il calmement, cherchant un moyen comme un autre pour ne pas la faire venir. Peine perdue. Il ne fallut que quelques secondes de plus à Anna pour convaincre l'interne et après les avoir conduit dans une chambre, elle disparut de leur champ de vision pour aller chercher sa supérieure. La gorge serrée, il sentait une angoisse monter en lui, le gagner progressivement comme la première fois qu'il avait mis les pieds dans un bar après avoir arrêté de boire. C'était la même peur qui le foudroyait. Et quand la porte de la chambre s'ouvrit, il mit plusieurs secondes avant d'oser lever le visage vers la jeune femme, sachant parfaitement qui était la personne qui venait de les rejoindre. Il était capable de se perdre dans les yeux de la jolie brune, mais la voix de sa femme l'empêcha de plonger totalement dans ses pensées.   « Ella, dieu soit loué! J’avais peur qu’on nous envoie quelqu’un d’incompétent! », quand il l'écoutait, il se demandait parfois comment il avait fait pour tomber amoureux d'elle un jour, surtout quand elle osait prononcer des remarques aussi désobligeantes à l'égard des autres médecins de cet hôpital. Lui aussi, il avait peur pour Rose, mais il savait que peu importe qui s'occupait d'elle, elle serait bien traitée. Toujours en retrait, il observa de loin l'étreinte entre les deux jeunes femmes, remarquant le malaise naissant sur le visage d'Ella. Il rêvait de disparaître loin d'ici pour ne pas être envahi par une si grande gêne et n'écoutant que d'une demi oreille le discours d'Anna qui cherchait à le faire se sentir coupable, il préférait laisser sa main caresser le bras de sa fille. « Ce que je lui avait interdit de faire, mais tu connais Andrew il est faible. » , il le connaissait par coeur ce regard noir, celui qu'elle lui réservait et qu'il méritait d'après elle. Car il savait comment elle le voyait, comment elle le considérait. Pour elle, il n'était qu'un faible, comme elle aimait lui dire encore et encore, appuyant fortement sur ce mot pour qu'il l'imprègne dans son esprit. Elle n'avait cessé de lui répéter après la mort de sa soeur et de sa nièce, quand il avait laissé son chagrin le guider vers l'alcool. Et elle continuait de le penser encore à l'heure d'aujourd'hui. Sauf qu'à présent, elle n'avait plus ce pouvoir sur lui, elle ne pouvait plus l'atteindre et il l'écoutait sans éprouver une quelconque tristesse.  « Ne t’inquiète pas ma chérie, on va s’occuper de ton bras. », la médecin s'approcha du lit, se dirigeant vers Rose pour l'ausculter et comme pour ne pas être trop près, pour ne pas sentir cette tension l'envahir, il se décala légèrement pour lui permettre de travailler. C'était mieux pour lui qu'une distance de sécurité les sépare, ne voulant pas avoir le plaisir de sentir l'odeur de son parfum en train de chatouiller ses narines. Du coin de l'oeil, il observa Ella près de Rose, ses battements cardiaques battant tout d'un coup plus fortement. « Et dire que tu ne voulais pas la déranger! Dire que tu voulais laisser ta fille entre les mains d’un étranger. » , il n'y avait qu'elle pour continuer à gâcher chaque instant par ses remarques déplacées.  A force, elle en était plus que fatigante et il pouvait sentir ses nerfs sur le point d'exploser. Presque au bord de l'implosion. « Arrête deux secondes Anna c'est bon..... Je pense que tout le monde a compris ton discours....  », répondit-il froidement, bien plus froidement qu'il n'avait l'habitude de le faire. Car ce n'était pas dans ses habitudes de se montrer aussi glacial, plus connu pour être un homme chaleureux et amical avec tout le monde. Ou presque, sa femme faisant partie des exceptions. S'en voulant d'avoir montré un comportement de la sorte devant sa fille, il recommença à veiller sur elle pendant l'examen effectué par Ella, lui souriant pour la réconforter, se doutant qu'elle devait avoir mal.  « J’ai besoin de lui faire faire des radios, afin de savoir ou c’est cassé. Anna tu vas avec elle ? » , dans d'autres circonstances il savait qu'il aurait demandé à prendre la place de sa femme, étant plus doué pour sécher les pleurs de leur enfant. Mais il comprenait que c'était probablement pas sans raison que la jeune Malone avait fait cette proposition.  « Rose, tu vas partir avec le Dr.Stevens et ta maman, et on ce revoit après d’accord ? », juste avant de voir Rose quitter la pièce, il déposa un dernier baiser sur son front, la laissant être emmenée par sa femme et le médecin. Il n'aimait pas l'idée de la laisser seule, mais il n'avait pas le choix, espérant au fond de son esprit qu'il ne s'agirait que d'une petite entorse et non de quelque chose de trop grave. Car il détestait quand elle pouvait souffrir, encore plus quand il s'en sentait responsable. Une fois la porte fermée, il laissa finalement son regard se lever en direction de la seule autre personne présente dans sa pièce. Les prunelles perdues sur celles d'Ella, des frissons l'envahirent et son rythme cardiaque accéléra fortement. Sans masque, il n'hésita pas à dévoiler sur son visage toutes les émotions qui pouvaient envahir son esprit et le gagner intégralement. Il se sentait en colère contre lui, contre sa femme, et l'angoisse qu'il éprouvait était plus forte à mesure que les minutes loin de Rose grandissaient. « Je pense qu’elle s’est cassé le radius, elle aura simplement un plâtre. », le ton d'Ella se voulait doux, la jeune femme devant se douter qu'il était en train de se torturer la tête à cause de la blessure de sa fille. Et il appréciait le geste, cette volonté qu'elle avait de lui venir en aide d'une manière ou d'une autre. « C'est déjà beaucoup à son âge.... Et tu as entendu, tout est de ma faute... », dit-il sans dissimuler qu'il en avait eu assez d'entendre les reproches de sa femme envers lui. Il n'était pas assez fort pour accepter qu'on le dénigre constamment comme s'il était le responsable de tous les maux de l'univers. « Je … Je suis désolée pour l’autre soir, je n’aurais pas du faire ça. », il pouvait comprendre pourquoi elle ressentait le besoin de lui avouer qu'elle était désolée, comme pour faire disparaître ce malaise qui risquait de naître en eux. Néanmoins contrairement à elle, il n'arrivait pas à se sentir désolé. Il avait beau savoir qu'ils avaient fait quelque chose de mal, qu'ils n'auraient pas du, il ne parvenait pas à regretter ce qui s'était produit. Parce qu'il ne cessait pas une seule seconde d'y songer et de désirer recommencer à nouveau. « Ella tu n'y es pour rien.... Tu n'as rien fait de ... mal. C'est moi l'homme marié pas toi..... Alors c'est moi qui n'aurait pas dû te rendre ton baiser..... », souffla-t-il en continuant de la fixer, les bras croisés devant le torse. Il n'aurait pas dû, la raison lui aurait demandé de ne pas le faire, mais il l'avait fait volontairement, il l'avait souhaité et il le souhaitait encore. Encore plus maintenant qu'il avait eu l'occasion de céder à la tentation. Et c'était certainement le pire pour lui.



Revenir en haut Aller en bas

≈ i wanted to tell him after all of these years that i loved him (andrella)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Downtown l.a :: downtown hospital
-