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(GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.(

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MessageSujet: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Jeu 31 Aoû - 14:18




Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.(
Bex'  &  Gilliam

« Il y a des instants dans la vie, des instants rares, où l'on reçoit cette décharge électrique, c'est exaltant et ça fait un mal de chien, mais on se sent vivant, et soudain les couleurs paraissent plus vives, les sons plus clairs, les mets plus savoureux »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les choses changent. C’était un fait inéluctable, cela façonnait l’univers. Ainsi, l’hivers accompagnée de sa robe blanche fondait face aux floraisons du printemps. Ce dernier se fanait face à la chaleur étouffante de l’été qui lorsqu’elle mourrait laissait place à l’automne et ses feuilles aux milles couleurs. Gilliam avait simplement saisi cette règle un peu plus tôt que la moyenne. Loin devant les enfants innocents qui découvraient à l’âge adulte que rien ne pouvait rester inéluctable, peut - être avaient - ils été confronté à la mort et à ce qu’elle changeait un peu plus tôt. Gilliam, lui, la côtoyait depuis sa plus tendre enfance. Cela avait été d’abord le meilleur ami de son père, une balle ennemi s’était logé dans la jugulaire du vieil homme. Puis, la mort été venue chercher sa mère, cette fois, elle avait été lente et douloureuse, à telle point qu’une simple inspiration de la part de la femme était un râle d’agoni. La mort guettait lentement Cassandra. Et, elle avait pris Jack récemment. Pendant que, lui, le bougre, l’ancien chef croupissait en prison depuis plus de douze mois. Alors, oui, les choses avaient changé, la mort était de nouveau présente et il n’avait plus Rebekah pour lui montrer que la vie valait la peine d’être vécue. Des deux, elle avait toujours été l’optimiste, celle qui restait positive dans les pires moments. Il avait essayé de croire que ça : cette relation, n’allait pas changer. Que l’amour qu’il portait à ce petit bout de femme pourrait les protéger. Hélas, il ne fit que causer la perte du Biker et celle de son club. Les choses changent. Oui. Hélas. Lui - même avait quelque peu changé en prison. Vivre entre quatre murs porte à réflexion, ainsi en arrivant devant l’enseigne qui était son chez lui « Chez Tragger et Walker » face à son meilleur ami, accablé par la mort de Jack Winston, il n’eut pas la force de tenir sa promesse. Ce club, il y tenait, mais il n’en voulait plus. Du moins, il ne voulait plus en être le leader. Rick’ l’avait toisé avec incompréhension et le grand brun s’était contenté de poser une main ferme sur l’épaule de ce dernier. Leurs regards de loubards s’étaient croisés et Gilliam lui avait avoué que des deux, il était toujours le mieux placer pour être le leader. Lui, était trop passionné, trop irréfléchi. La prison lui avait fait comprendre ses points faibles. Elle lui avait fait comprendre aussi qu’il devait cesser de rêver à cette petite blonde aux joues généreuses.

Les choses changent. Encore et encore, chaque jour, au fil des heures, jours, mois et années, les choses changent. Autour de cette bière qu’il avait partagé pour la première fois depuis plus d’un an, il avait écouter attentivement les propos de son meilleur ami. Les pintes s’enchaînaient aussi rapidement que les mégots de cigarettes qui s’accumulaient au fil de cette conversation. Le regard du blondinet qui lui faisait face perdait en assurance au fil de son discours. L’enterrement de Jack, la souffrance de perdre un homme qui avait compté pour eux, ce dernier avait été la figure paternelle de toute une génération. La présence de la reine des glaces, la façon dont elle était restée de marbre face à cette foule de loubard. Gilliam ne pouvait nier que Genesis Winston tenait de son oncle plus qu’elle n’y paraissait, elle avait certainement plus de sang froid et de couille que mille bikers. Gilliam s’étonna de l’absence de Bex’ à cet enterrement. S’était - elle disputée avec sa meilleure amie ? Peut - être était - elle partie des Etats Unis. Il chassa ce questionnement d’une bouffée de nicotine. Il n’avait plus le droit de penser à elle. Ses sourcils s’étaient froncés presque instantanément lorsque son meilleur ami prononça le mot « paternité ». Un enfant. Rickon Tragger, actuel président du chapitre des Hell’s Angels de Los Angeles était père d’un gosse de trois ans. Un enfant qu’il n’avait pas connu. « Sérieux? » S’était contenté Gilliam tout en glissant ses doigts entourés de bagues dans sa crinière sombre et frisée. « Sérieux. » Murmura péniblement le biker tout en faisant glisser une photographie sous les yeux du brun. Rickon avait mal. Terriblement mal et Gilliam était certainement le premier à ressentir cette peine, cette cicatrice à vif qu’il battait dans sa poitrine. « Ouais…on peut pas dire que ce soit papa peut - être pour le coup, ce môme c’est ton sosie… » Sifflait - il tout en détaillant les traits juvéniles et innocents de l’enfant qui enlaçait fermement sa mère. Les choses changeaient un peu trop et la bière était la meilleure amie des deux hommes. L’un pour oublier la vie, l’autre pour oublier ce qu’il avait perdu.

Mains dans les poches, débardeur blanc tâché de cambouis, cigarette coincée dans le coin de ses lèvres. Gilliam observait l’école maternelle aux couleurs vives et joyeuses. Il pouvait entendre les rires des enfants,  ces derniers certainement impatients de rentrer chez eux. Il savait très bien qu’il prenait le risque de se confronter à la reine des glaces, mais tant pis. Il se devait de voir le petit descendant des Tragger de ses propres yeux. Adossé à sa Harley Davidson retapée, il tripotait son téléphone portable. L’école de l’enfant se trouvait dans les plus beaux quartiers de Los Angeles, certainement une école privée avec repas bio. L’enfant vivait dans le même monde que sa mère : le luxe. Loin de ce qu’était son père ou lui - même. Ainsi, ce grand et effrayant ours qu’il était se trouvait être mal à l’aise au milieu de ces gens qui le toisait avec un regard effrayé. Jadis, il en aurait joué. Aujourd’hui, il était passé à autre chose. Il avait fini par accepter qu’il n’était pas de ce monde. Un dernier coup d’oeil à sa montre et un soupire plus tard, la cloche sonna. Cette dernière signifiant que les enfants allaient pouvoir sortir, il vit les parents de ces enfants sortir de leurs véhicules de luxe. Gilliam s’attendait à voir Genesis débarquer et le menacer de mort, mais ce fut une tout autre vision qui s’offrit à lui. Une petite femme aux cheveux blonds tentaient de se faire une place à travers les parents qui s’étaient agglutinés devant la grille de l’école. Cette simple vision fit imploser son coeur. Elle lui avait manqué plus que de raison. Cela il n’en avait jamais douté. En revanche, il s’était imaginé insensible face à ce petit corps de femme et à cette petite toison ondulée dans laquelle il aimait plonger ses doigts. Portait - elle toujours le même parfum ? Avant même d’avoir le temps de débattre avec lui - même, il se trouvait derrière elle. Abandonnant sa moto seule, d’un revers de main assez aisé, il chassa les parents qui gênaient la jeune Carver. « Désolé, elle aimerait passé je crois. Pas très poli pour des bourgeois…. » Ironisait - il tout en poussant délicatement la foule forçant ainsi la jeune avocate à avancer. Une fois qu’il jugea  être assez proche de l’entrée de la maternelle, il replongea ses larges mains à l’intérieur de son jean. Plaçant sa carcasse derrière la petite blonde, il prit le temps de humer son parfum délicat. Tout l’était chez elle. Par chaque bout de peau, elle respirait la décence. L’inverse de tout ce qu’il avait toujours été. « T’inquiètes, je suis pas venu enlever le gosse de la sorcière, je suis simplement venu voir ce petit le temps que Rick’ se décide à assumer. » Il plaça ses longs cheveux noirs dans un chignon. Puis alluma une cigarette, du haut de son mère quatre - vingt dix il pouvait voir ce qu’il se passait dans la cours.


Les enfants étaient tous placés les uns derrières les autres, tenant la main à un camarade. Il pouvait apercevoir le jeune Priam, de longs cheveux blonds emmêlés. Il portait un petit jean troué et une chemise à carreau par dessus laquelle il avait posé une grosse montre. Cet enfant avait tout de ce qu’ils avaient tous été un jour. Ce qui le fit sourire en coin. Priam Winston ressemblait en tout point physiquement  à son père. Et cela fit songer à Gilliam une hypothèse qu’il ne pu s’empêcher d’exprimer à voix haute. « On dirait que Genesis a essayé de faire vivre Rick’ à travers ce gosse…enfin même s’il lui ressemble comme deux gouttes d’eau… » Il porta son regard en direction de la petite blonde, grattant sa nuque nerveusement. « Désolé…tu veux certainement plus me parler ni me voir. J’espère que tout va bien pour toi Bex’, j’ai jamais voulu te rendre malheureuse. » Il ancra ses pupilles dans les siennes, sous les regards curieux des parents qui attendaient, il pouvait entendre les enfants qui courraient jusqu’à eux. Toutefois ses iris ne purent se détacher de celles de Bex’, cette femme qu’il avait jadis aimé et qu’il aimait toujours. Il l’espérait sincèrement heureuse. Sans lui. Mais, heureuse.



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Dernière édition par Gilliam Walker le Dim 5 Nov - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Dim 24 Sep - 22:20


Il y a des instants dans la vie, des instants rares, où l'on reçoit cette décharge électrique, c'est exaltant et ça fait un mal de chien, mais on se sent vivant, et soudain les couleurs paraissent plus vives, les sons plus clairs, les mets plus savoureux, .... (@HarlanCoben // beerus)
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Les choses changent. C’est ce qu’on dit. C’est inéluctable, paraît-il. Les enfants grandissent, les aînés disparaissent, les beaux jours laissent place aux jours pluvieux, les rires se transforment en pleures et les pleures en rires. Les choses changent. Pourtant, à ce moment précis, la jeune femme a l’impression désagréable que le monde est figé. Que les choses restent les mêmes, immuables, figées dans les temps à la façon de particules de poussières qui restent suspendus en l’air sans retomber. Elle s’était dit que les choses iraient mieux avec le temps, qu’elle reprendrait pied éventuellement, que le temps guérirait la blessure saignante dans sa poitrine. La réalité était que Rebekah n’y a jamais réellement cru. Elle avait entendu les commentaires désagréables de son paternel qui essayait de lui faire comprendre que de perdre Gilliam n’est pas une chose néfaste, que c’est mieux ainsi, qu’il est un fléau pour elle, pour l’humanité, pour l’univers si ça se trouve. Elle n’a jamais rien dit à ce sujet. Elle a évité le sujet comme on évite les zones de guerre, avec patience et logique. Ce n’est pas plus difficile que ça. Il suffit de lui parler de sa nouvelle épouse, de son nouveau mariage, de son prochain enfant qui, elle l’espère, aurait une plus belle relation avec son père qu’elle-même. Elle ne pense pas non plus qu’elle aura une grande place dans la vie de son demi-frère, quand elle y pense. Non parce qu’ils sont dans deux régions éloignées du pays, mais parce qu’elle n’est pas certaine que son père désire vraiment que son fils ait une relation avec son passé à lui. Avec cette petite fille qu’il avait négligée des années durant parce qu’elle lui rappelait trop la femme qu’il avait perdue dans la cuisine de sa maison de vacances parce qu’il n’avait pas daigné les rejoindre à temps. Elle sait, quelque part, que son géniteur s’en veut pour ce jour-là. Elle ignore à quel point. Elle ignore pourquoi exactement. Parce qu’il n’a pas pu protéger sa femme ou parce que le voleur n’avait pas tué également sa fille ? Parce qu’il a fallu qu’elle, l’enfant, le souvenir de cette femme, resté  vivant malgré tout, présente dans sa vie même quand il ne cessait de la rejeter encore et encore. Il y a longtemps qu’elle a cessé de cette pose des questions sur le sujet. D’une part parce qu’elle sait que ça ne sert à rien, d’autre part parce que ça ne fait que gratter la cicatrice que l’on pourrait croire entièrement guérie avec le temps. Les choses changent. Elle s’en rend compte maintenant, quand la douleur de cette perte ne fait plus aussi mal que jadis, quand elle se rend compte que les sourires du petit Priam mettent un certain baume sur ses blessures qui ne semblent pas vouloir se refermer malgré le temps. Les choses changent. Elle s’en aperçoit quand elle ressent cette pointe de jalousie lorsqu’elle voit sa meilleure amie et son fils ensemble. Parce qu’au final, malgré elle, malgré ce qu’on peut lui dire et lui répété, malgré son horloge biologique qui se fait un peu plus pressente, elle a fait une croix sur la vie de famille depuis qu’il a disparu de sa vie.  

Il y a d’autres choses qui ne changent jamais, elles. Les malfrats de ce monde, que l’on soit à Washington ou à Los Angeles était tous les mêmes. Les cas sur lesquels elle travaille pour gagner son pain quotidien ne changent jamais  vraiment. Son père lui envoie des courriels concernant des affaires de divorces ou autres qui ne l’intéresse plus ou moins chaque semaine. Chaque fois, en guise de post-scriptum, elle a le droit à un savon en guise à la place de l’éternel message d’amour qui transparaît dans les messages des parents normaux.  Elle ne les lit plus depuis longtemps, sachant déjà d’avance ce qu’ils contiennent. Un message de sa belle-mère, une mise en garde concernant sa tendance à vouloir sauver la planète, l’invitation annuelle à la fête de Noël à laquelle elle n’irait pas, de toute façon, ou mieux encore, le rappel que sa vie est beaucoup plus belle depuis que Gilliam n’y est plus. Il est drôle de constater à quel point tout le monde semble avoir son mot à dire sur le sujet alors qu’elle-même faisait des pieds et des mains pour ne pas se prononcer sur le sujet. Aujourd’hui est l’une de ces journées qui ne changent jamais. La routine si bien encrée dans sa vie depuis les derniers mois que Rebekah à la désagréable impression d’être sur le pilote automatique et de ne plus avoir à réfléchir pour organiser sa journée. C’est ce qu’elle se dit quand elle reçoit ce message de Genesis lui demandant d’aller chercher Priam à la maternelle parce qu’elle ne peut pas se libérer du boulot assez tôt ce jour-là. Aux yeux de la petite blonde, il s’agit de l’opportunité de sortir de son bureau plutôt, de ne pas rappeler ce client qui veut discuter des arrangements de son divorce plus tôt possible, de remettre tout ça à demain. Qu’est-ce que cela change, de toute façon ? Les journées sont si similaires aux yeux de l’avocate qu’elle ne se met pas de pression avec cela. Elle se contente de rabattre l’écran de son ordinateur portable sur le clavier, d’attraper ses clés et de sortir de sa demeure beaucoup trop grande pour une seule personne. Les plaisirs d’être la digne héritière de son père est là : dans la possibilité de faire ce qu’elle veut quand elle veut.  Ça minimise un peu le stress qu’elle porte en elle depuis si longtemps qu’il fait maintenant partie de sa personnalité, comme cette tendance à ne pas réfléchir avant d’agir, comme cette manie de dire ce qu’elle pense sans vraiment considérer les impacte de ses paroles par la suite. Il lui faut plusieurs minutes pour se rendre devant l’école de Priam, dans ce taxi jaune d’elle à interpeller devant sa porte. Elle n’a jamais apprécié les voitures, elle est beaucoup trop nerveuse pour se permettre d’être derrière le volant. D’autant plus qu’elle n’a aucun talent pour ce genre de chose, pour conduire un truc d’une tonne dans un embouteillage matinale.

La foule de parents devant l’école est compacte. Tellement compacte qu’elle se demande comment elle va faire pour se frayer un chemin à travers. Priam s’attend sans doute à voir sa mère. Cette femme élancée aux boucles sombres et au teint perpétuellement doré, le contraire total d’elle-même, petite, blonde et à la peau si pâle qu’elle la qualifierait de laiteuse la majorité du temps. Bex essaie de jouer du coude pour se faire une place, pour être visible aux yeux de l’enfant, mais elle réalise rapidement que ça ne sera pas facile. Elle grogne de frustration lorsqu’une voix beaucoup trop familière se fait entendre à son oreille, déclenchant une décharge électrique le long de son épine dorsale. « Désolé, elle aimerait passer, je crois. Pas très poli pour des bourgeois… » Ses yeux remontent vers ce visage connu comme des aimants. Il est là, un air amusé flottant sur ces traits qu’elle connaît par cœur, une petite touche d’ironie dans ses prunelles de chocolat liquide qui hante encore ses rêves après tant de mois. Elle a envie de le frapper, de lui hurler dessus, autant qu’elle a envie de se jeter dans ses bras et de couvrir sa peau de baisers. Mais elle ne fait rien de tout cela. Elle se contente de l’observer avec un air neutre sur son visage de poupée, sans savoir comment elle doit agir. « T’inquiètes, je ne suis pas venu enlever le gosse de la sorcière, je suis simplement venu voir ce petit le temps que Rick’ se décide à assumer. » Il lui dessine un chemin dans la foule, sa haute silhouette massive déchirant le courant liquide des corps surchauffés « S’il décide un jour à assumer. On sait tous les deux que ce n’est pas vraiment dans ses cordes, les responsabilités. »  Ce n’était pas tendre comme jugement, mais entre Rickon et Rebekah, ça n’a jamais été très tendre, loin d’être le grand amour. Ce ne l’a jamais été, même quand ils étaient adolescents. Pour une raison ou pour une autre, le fait qu’il soit le père de son neveu ne changeait absolument rien à ses sentiments. Elle le trouve même encore plus détestable que jamais. « On dirait que Genesis a essayé de faire vivre Rick’ à travers ce gosse…enfin même s’il lui ressemble comme deux gouttes d’eau… » Elle ne rétorque rien. Elle ne sait pas quoi dire exactement à cela. Que oui, Genesis a voulu que son fils ressemble à l’homme qu’elle aimait ? Que ce n’est qu’un hasard s’il est vêtu ainsi aujourd’hui? Cependant, la petite blonde sait que l’enfant ressemble effectivement à son père, si ce n’est que son caractère est purement celui de sa mère, du moins à ses yeux à elle. Et c’est bien heureux ainsi. « Désolé…tu veux certainement plus me parler ni me voir. J’espère que tout va bien pour toi Bex’, j’n’ai jamais voulu te rendre malheureuse. » Elle ouvre la bouche pour rétorquer, sans savoir exactement ce qu’elle va dire ou faire. Son cerveau lui semble complètement vide. Doit-elle lui dire qu’elle est heureuse de le voir, lui crier au visage qu’il n’avait pas le droit de faire ce qu’il a fait ? Elle n’a pas vraiment le temps de réfléchir plus longtemps ou de prononcer un mot, car la petite voix fluette de l’enfant se fait entendre. «  Tatie Bekah!! »




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MessageSujet: Re: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Sam 21 Oct - 17:56




Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.(
Bex'  &  Gilliam

« Il y a des instants dans la vie, des instants rares, où l'on reçoit cette décharge électrique, c'est exaltant et ça fait un mal de chien, mais on se sent vivant, et soudain les couleurs paraissent plus vives, les sons plus clairs, les mets plus savoureux »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La revoir n’avait jamais été une démarche. Au grand damne de Gilliam qui pourtant ne cessait de penser à elle jour et nuit. La prison avait été le point de rupture, aussi lâche que le père Carver, Gilliam n’avait pas eu le courage de la rejeter proprement. C’est-à-dire de vive voix. Non. Ça il n’en avait pas eu la force. L’amour qu’il portait à ce petit bout de femme était si fort qu’une minute sans elle équivalait à six années de taule. Et pourtant. Le grand gaillard avait eu un choix à faire : Elle ou le club. Son club. L’héritage qu’avait pourtant une décennie de Walker. Des hommes qui lui confiaient leurs vies. Une idéologie qu’il avait embrassé avant même de savoir aligner trois mots. Il s’agissait d’un code d’honneur, d’une philosophie de vie. Cela ne s’arrêtait pas à un simple petit réseau de trafiquants d’armes. Non. Les hell's étaient bien plus que ça. Il représentait bien plus que ça. Il pouvait aimer cette femme à en être damné. Il en avait le droit, mais pas au prix de ses hommes. En ça Carver avait trouvé son point faible et lorsque Gilliam posait ses pupilles sur ce petit bout de femme aux joues rosées il avait du mal à imaginer que le démon Carver en était le géniteur. Elle était si douce, si bienveillante, éprise de la vie et d’un sentiment d’injustice. Gilliam avait toujours pensé qu’elle aurait pu être une magnifique présidente. Juste et délicate. Mais, c’était le passé  ou du moins cela devait l’être. Quel donneur de leçons pourrait il être auprès de son meilleur ami si lui-même faiblissait à ses propres promesses internes. Rien n’avait été calculé. Le hasard poussait les deux ex amants à se retrouver devant cette école. Elle, parfaitement vêtue pour ce milieu. Oui faisait indéniablement tache parmi les bourgeois. Il était même un peu gauche dans son mètre quatre vingt dix, surpassant la foule de plusieurs tête. 

Au fond ce n’était qu’une scène qui se rejouer encore et encore, qu’importe le temps qui s’était écoulé. Qu’importe l’âge qu’il pourrait avoir, être ici au milieu de ces personnes tel un intrus. C’était l’histoire de sa vie. Cela ne l’avait jamais vraiment gêné, il avait toujours mis un point d’honneur à assumer ce qu’il était. Jamais une once de honte n’émanait de cette carcasse. Pourtant, face à la jeune avocate, il ne pu s’empêcher de songer aux propos du paternel de cette dernière. Il était évident qu’ils était diamétralement opposé. Comme deux forces se combattant pour mieux s’unir. C’est de nouveau pour sauver la mise qu’il était intervenu. Il s’en voulait toujours pour cette rupture dont elle ignorait la source réelle. Sans doute devait - elle penser qu’elle avait jadis aimé un idiot sans coeur. Tant pis. Gilliam était prêt à encaisser la colère de sa douce, si cela pouvait préserver le semblant de relation qu’il restait entre elle et son géniteur. Mains dans les poches il s’était trouvé devant elle sans grande difficulté. Tel Satan il avait scindé la foule aussi facilement qu’il l’avait imaginé. Au loin il pouvait observer le jeune fils de son meilleur ami. Sa réflexion envers la tenue de l’enfant était plus pour détendre l’atmosphère qu’autre chose. Cela fit l’effet inverse puisque la blonde répliqua avec dédain. « S’il décide un jour à assumer. On sait tous les deux que ce n’est pas vraiment dans ses cordes, les responsabilités. » Gilliam gratta nerveusement sa nuque. Il fallait dire qu’elle n’avait pas tout à fait tord, tout en l’ayant quand même un peu. Rickon venait de découvrir qu’il était père, Gilliam lui - même aurait mis un certain temps à se faire à l’idée. Et puis, Rick’ avait quelque peu changé depuis que Gilliam lui avait cédé sa place de président. Mais, ça, il semblerait que la petite blonde s’en fichait. Elle avait toujours été du côté de la reine des glaces qu’importe les actes de cette dernière. Même lorsqu’ils n’étaient que des enfants, elle était la première à lever les points lorsqu’il s’agissait de défendre sa meilleure amie et cela s’était accentué lorsque la brune avait mis sous les verrous l’assassin de la mère de Bex. Il y avait entre ces deux femmes une relation que rien ni personne ne pouvait déchiffrer. Alors, Gilliam eu pour seule et unique réaction un râle nerveux ponctué d’un simple « Ha..ha… ».

Il ajouta simplement qu’il était conscient du pathétique de cette scène et qu’il s’excusait pour tout ce qu’il avait fait subir à la petite blonde. «   Tatie Bekah!! » Une voix fluette, une innocence qui percuta Gilliam de plein fouet. Il se recula légèrement, laissant l’enfant se jeter dans les bras de sa « tante » enviant cette scène de tout son être. En réalité Gilliam aurait voulu que cet enfant soit le sien et que sa mère soit cette petite femme face à lui. Peut - être que la paternité l’aurait poussé à se rebeller contre l’univers. Il se jura d’aller secouer les puces de son meilleur ami. Le petit blondinet le scruta avec des iris terriblement perçante, un mélange de la perspicacité de Genesis et de défit de Rickon. « Yo ! »  « Ah mais tata c’est ton amoureux ? » Gilliam ria nerveusement, plongeant ses mains à l’arrière de son jean, il tira une vieille bande dessiné de la série Batman qu’il tendit à l’enfant. « Je suis un ami de ton papa et je me suis dis que je pouvais te donner ça » L’enfant attendit d’abord l’approbation de sa tante avant de se jeter sur la bande dessiné. Le grand gaillard s’approcha de son ex petite amie et lui demanda simplement : « Tu veux bien qu’on passe un peu de temps tous les trois? » Simple question qu’elle était en droit de refuser. Peut - être que le biker voulait inconsciemment s’imaginer ce qu’aurait pu être sa vie s’il avait été Rickon et qu’elle avait été Genesis.

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Dernière édition par Gilliam Walker le Dim 5 Nov - 22:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Mer 1 Nov - 1:35


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Combien de fois avaient-elles eu envie de parcourir ces kilomètres qui la séparaient de la prison fédérale dans laquelle Gilliam était emprisonné pour les crimes qu’il avait commis? Elle avait cessé de compter après deux semaines, quand cette idée revenait inlassablement aux vingt-quatre secondes, comme une chance désagréable coincée dans un coin sombre de sa tête. Pour être honnête, l’idée ne l’avait jamais quitté dès le moment où elle avait appris qu’il serait enfermé dans une cellule pour les prochains mois. Elle a essayé de le défendre devant les tribunaux, d’être son avocate, mais on la destitua de cette tâche, la jugeant trop proche de son client. Qu’en serait-il si on laissait une avocate défendre son petit-ami pour les crimes qu’il a effectués sous le blason de son club de motard ? Son père lui avait pourtant promis de lui trouver le meilleur avocat qu’il puisse y avoir, pour ne pas que Gilliam finisse trop longtemps par pourrir dans ce trou à rat. Rebekah ignore toujours pourquoi elle l’a cru, pourquoi il fut la première personne à qui elle a téléphoné après l’arrestation de son amant. Pour être honnête, sa relation avec son père était des plus catastrophique depuis si longtemps, que la petite blonde avait voulu être en mesure de se reposer sur lui l’espace d’une seconde, sans savoir qu’il était la raison pour laquelle Gilliam lui avait été enlevé de la sorte. Maintenant qu’il était devant elle, que ses prunelles olivâtres croisant le noir des siens, elle se demandait où serait leur vie si cette rupture n’avait pas eu lieu. Seraient-ils installés dans une maison près de la mère, un bébé en route, un chien dormant au pied de leur lit ? Leur vie ressemblerait-elle à ce qu’elle fut avant ? Remplis d’une passion dévorante et d’une inquiétude qui déclenchait plus de crises d’asthme que n’importe quel marathon ? Elle n’en avait aucune idée. Elle refusait  d’y penser, comme elle refusait de regarder ces vieilles photographies, ou encore de retirer le bijou qu’il lui avait donné et qui trônait toujours douloureusement à son doigt. Comme une femme mariée qui refuse l’imminence de son divorce. Elle en avait vu des tas, de celles-là, dans les bureaux clos, entre les pleurs, les insultes, les cris et les papiers à signer. Entre les enfants qui ne comprennent pas pourquoi papa et maman ne s’aiment plus, pourquoi ils devaient vivre une semaine chez l’un et changer de maison par la suite, pourquoi il aurait deux anniversaires, deux maisons, deux chambres. Chaque fois, elle ne savait pas pour qui elle se sentait le plus mal. Pour la femme dévastée parce que son mariage est un flop total ou pour l’enfant déboussolé. Et maintenant, il était là. Debout près d’elle, avec ses propos déplacés sur Rickon, cet idiot qu’elle n’avait jamais aimé et qu’elle n’aimerait probablement jamais. Il avait beau être le père de Priam, ça ne changeait pas grand-chose à ses yeux. Elle le trouvait toujours aussi vide de sens, illogique, imbuvable et irresponsable. Elle se demandait encore comment Genesis faisait pour en être amoureuse, alors que leur caractère autant que leurs vies semblaient complètement opposés. Ce n’était pas que Rebekah jugeait les choix de son amie. Elle était bien placée pour savoir que les sentiments, ça ne se contrôle pas comme on veut. Elle-même était tombée amoureuse d’un idiot de première, à ce qu’elle pouvait voir, mais elle ne pouvait empêcher son cœur de battre à tout rompre dans sa poitrine à l’heure actuelle, de sentir la décharge électrique dans son derme à chaque fois qu’il posait les yeux sur elle, comme il ne l’avait pas fait dans les derniers douze mois. Elle avait cru pouvoir se murer dans son mutisme, surtout ici, où elle jugeait que ce n’était ni l’endroit ni le moment pour une scène, pour lui cracher ses quatre vérités en plein visage. Il y avait tous ces gens qui les regardaient, la silhouette massive de Gilliam attirant autant l’attention qu’une vache au milieu d’un Walmart. « Yo ! »  Yo? Il avait dit Yo au gamin? Sans pouvoir s’en empêcher, elle arqua un sourcil en sa direction, à la fois moqueuse et perplexe, le prenant un peu pour un idiot sur ce coup-là. Elle avait beau lui en vouloir avoir envie de lui tirer les oreilles et de lui hurler des insultes, elle ne pouvait rester de marbre devant sa désinvolture. « Yo? T’as quel âge ? Douze ans ? » Elle nota le regard de Priam qui allait et venait entre eux, perplexe, une moue adorable sur ses traits. « Il est trop grand pour avoir douze ans, Tata… » Un point pour le gamin. Ses prunelles sautèrent d’un visage à l’autre, ne sachant trop quoi en penser, ayant à la fois envie de rire et de pleurer. La situation était ridicule. « Ah, mais tata c’est ton amoureux ? » L’innocente question fit naître une douleur vivre dans sa poitrine alors qu’elle cherchait comment elle allait répondre à cette question avant que son ex-petit-ami n’ouvre la bouche et lui fasse croire n’importe quoi. Ce serait bien la fin du monde si Priam rentrait à la maison en disant à Genesis qu’il avait rencontré le mari de Rebekah… « Je suit un ami de ton papa et je me suis dis que je pouvais te donner ça » Priam lui lança un regard avant de prendre le livre entre ses petites mains et de se mettre a le feuilleté avec précipitation, visiblement trop heureux pour penser à dire merci et elle était trop confuse pour le lui rappeler. Surtout maintenant que Gilliam se rapprochait d’elle, dangereusement, parmi à foule. « Tu veut bien qu’on passe un peu de temps tous les trois? » Elle releva son joli minois vers lui, plantant ses yeux vers lui. Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Elle aurait voulu lui dire qu’elle devait ramener Priam à la maison avant que Genesis lance le FBI à leur recherche, mais ce n'était pas vrai. Genesis était encore au bureau à cette heure. Elle n’avait aucune excuse potable, aucune défaite plausible, elle ressemblait à la biche coincée dans les phares d’une voiture qui est trop terrifiée pour prendre les jambes à son cou. « Nous allions manger une glace, si tu veux nous accompagner. » Sa propre voix lui paraissait étrange soudainement, comme si c’était quelqu’un d’autre qui l’utilisait.  « Oh oui! Viens avec nous, Monsieur! C’est quoi ton nom, monsieur ? » Voilà, elle ne pouvait plus vraiment reculer maintenant. Elle tendit la main vers l’enfant qui s’empressa de la prendre. Et alors qu’elle passa près du titan pour regagner la rue, elle chuchota, pour que seulement lui l’entende « [colore=#cc66cc]Ne ne te fait surtout pas d’illusion, Gilliam… [/color] »Elle lui lança un regard appuyé, sans arriver à cacher la blessure encore présente dans ses iris.


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MessageSujet: Re: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Mer 1 Nov - 23:22




Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.(
Bex'  &  Gilliam

« Il y a des instants dans la vie, des instants rares, où l'on reçoit cette décharge électrique, c'est exaltant et ça fait un mal de chien, mais on se sent vivant, et soudain les couleurs paraissent plus vives, les sons plus clairs, les mets plus savoureux »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’ensemble de la situation, dans toute sa globalité, lui semblait irréaliste. Jamais Gilliam n’avait songé à voir sa Bex’ sans avoir le droit de toucher sa peau laiteuse, de plonger ses narines dans sa toison couleur or, de laisser sa barbe chatouiller les narines de la belle. Or, il n’en avait plus le droit, il en avait été privé tout autant qu’il s’en était privé lui - même. Ce n’avait pas été une partie de plaisir que de prendre cette décision, même Cassandra avait tenté de l’en dissuader. Bex’ était la stabilité de Gilliam, elle était son éclat de lumière dans les ténèbres et chaque éclat de rire qui émanait discrètement de ce petit corps lavait le sang que Gilliam cumulait sur sa peau. Elle avait toujours était cette jeune femme qui l’attendait après chaque mission du club, sagement, serrant nerveusement sa robe de chambre près de sa cheminé, parfois il la surprenait endormi un roman noir sur les genoux. En ça, il espérait qu’aujourd’hui au moins elle était libéré de cette crainte perpétuelle de cette mort qui rodait au - dessus de la tête de chaque Hell’s Angels. En effet, Gilliam savait sa vie comme étant le fardeau de chaque femme, à l’image des épouses de soldats qui ne cessaient d’attendre le coup de fil nécessaire à la libération de ce poids. Les femmes de bikers, elles, guettaient l’arrivée des motos consommant le bitume. Gilliam avait été l’un des messagers, un jeune prospect devenu membre officiel qui s’était fait poignardé laissant derrière lui une veuve et un enfant en bas âge. Bien sûr le club aidait comme il le pouvait, fournissant de l’argent liquide lorsqu’il y en avait. Toute cette désillusion poignardante, il en avait encore à ce jour ce goût amer. Peut - être était - ce la raison de son déni de la mort de Jack, qui le poussait à fuir le cimetière. Il se demandait comment Genesis avait annoncé cela à ce petit bout blond, comment Bex avait vécu cette perte et surtout comment tous, cette bande de quatre amis, allaient faire pour continuer à vivre sans lui. Voir Bex’ lui renvoyait tout cela, voir Priam ne faisait que rendre la chose plus surréaliste. Jamais Gilliam n’aurait imaginé son meilleur ami père, du moins, égoïstement, il avait toujours pensé qu’il serait le premier à l’être. L’enfant avait le physique de son meilleur ami et le même air débraillé, toutefois, son espièglerie lui rappelait la reine des glaces. « Yo? T’as quel âge ? Douze ans ? » Voix fluette, tremblante légèrement. Du moins c’était l’impression qu’elle lui donnait. Elle n’avait pas changé au fond, toujours ce faux air assuré mêlé à cette maladresse attendrissante. Gilliam lui répondit d’un sourire narquois, sourcils arqués légèrement. L’enfant se fit entendre à son tour. « Il est trop grand pour avoir douze ans, Tata… » Cette fois - ci, un rire gras et profond s’était échappé de la gorge rouillé du biker. « Et ouais mon grand, mais tata est pas très forte en math tu sais… » Il lui offrit un clin d’oeil qui s’en suivi d’un large sourire paternel et narquois.


La gêne fut présente lorsque l’enfant prononça le mot amoureux. Gilliam pouvait lire en Bex’ et s’il n’avait plus aucun droit sur elle, il se sentait rassuré de toujours comprendre son langage corporel. Afin d’étouffer la remarque, le géant s’était présenté et offrit à l’enfant une bande dessiné. Ce dernier semblait apprécié le geste puisqu’il se plongea dans cette dernière avec un entrain innocent digne des enfants. La foule de parents ne cessait d’observer les jeunes gens et Gilliam pour peu aurait eu envie de se moquer d’eux. Toutefois, il se contenta de quémander quelques instants en compagnie de la jeune femme et de l’enfant.  « Nous allions manger une glace, si tu veux nous accompagner. » « Oh oui! Viens avec nous, Monsieur! C’est quoi ton nom, monsieur ? »  « Avec plaisir ! » Se surprit - il à déployer de pleine voix. « Tu montes sur mes épaules ? » « Oh oui ! » Le géant posa un genou à terre, ses larges bras entourèrent l’enfant de toute sa tendresse et il posa le petit garçon sur ses épaules. Lorsqu’il se redressa en équilibre, il frôla l’épaule de la blonde. Son coeur sombra instantanément dans le manque d’elle. Sa drogue. Sa douceur. Un goût amer se logea au plus profond de sa gorge : La frustration. Une frustration que la jeune femme s’était décidée à augmenter. « Ne ne te fait surtout pas d’illusion, Gilliam…» Outre les iris foudroyantes de la blonde, Gilliam s’arrêta sur la façon glacée dont elle avait prononcé son prénom. Comme si prononcer Gilliam plutôt que Gil’ ne faisait que l’éloigner d’elle. Il soupira, tenant l’enfant sur ses épaules tout en marchant en direction du glacier. « T’en fais pas Rebekah. Je suis pas revenu pour remettre ça. » Prenez son coeur, arrachez lui, roulez lui dessus ça lui aurait fait moins mal que cette phrase prononcé par lui -même. Il ne pouvait que l’implorer de continuer sur cette voie : celle de la finitude d’une relation beaucoup trop houleuse. Et, ça faisait mal. Atrocement mal.

A hauteur du marchand de glace, Gilliam déposa l’enfant qui s’élança jusqu’au comptoir. Gilliam s’arrêta à quelques mètres de ce dernier, sa large main attrapa le bras de la douce hirondelle. Tel un lion prêt à dévorer sa proie il l’a fit virevolter face à lui, ses larges doigts attrapèrent son menton, il plongea ses iris dorées dans celle de son amour de jeunesse. « Tu ne pourras pas rester silencieuse, pas infiniment, alors dis moi ce que tu as à me dire Bex’…tu m’en veux pour notre rupture alors que tu peux enfin dormir sans craindre la mort ou tu m’en veux pour la mort de Jack… » Pendant quelques instants, il ne bougea pas, appuyant plus fermement sur le bras de la blonde, luttant contre cette envie de dévorer ses lèvres, sa peau, son coeur. Il était cannibale de son amour. « Parce que moi…j’men veux pour Jack…Rick se refuse de me parler de ses funérailles….est-ce qu’au moins il a eu ce qu’il méritait ? » Il relâcha son emprise, plongeant ses larges mains à l’intérieur de son jean, le regard lugubre plongé sur ses chaussures. « Oublie. » Murmurait - il tandis qu’il s’approcha de l’enfant qui tentait de regarder la carte des glaces, mais qui était bien trop petit. Gilliam l’attrapa et le porta, un faux sourire s’était dessiné sur son visage. Seul les ténèbres emplissait son coeur brisé depuis plus d’un an.
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MessageSujet: Re: (GILBEX) + Tu ne peux pas commencer un nouveau chapitre si tu persiste à relire constamment le dernier.( Ven 17 Nov - 1:20


Il y a des instants dans la vie, des instants rares, où l'on reçoit cette décharge électrique, c'est exaltant et ça fait un mal de chien, mais on se sent vivant, et soudain les couleurs paraissent plus vives, les sons plus clairs, les mets plus savoureux, .... (@HarlanCoben // beerus)
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Elle a l’impression désagréable qu’il s’agit de l’un de ses rêves qui vire en cauchemar. Ce rêve où elle le retrouve enfin, où à la place de lui en vouloir, au lieu de se sentir trahie et blessée par son absence, elle est simplement et purement heureuse de le revoir. Ce n’est cependant pas le cas. Elle ne peut pas ignorer la douleur dans sa poitrine, celle qui élance dans ses poumons à chaque battement de coeur. Différente de la sensation de brûlure que lui offre les occasionnelles crises d’asthme qui la prennent parfois par surprise à des moments impromptus. La douleur est similaire, quelque part, tout aussi désagréable, tout aussi familiale, comme une vieille chanson qu’on a déjà entendu quelque part sans réellement savoir où, sans arriver à mettre le titre sur la mélodie. Rebekah ne se fait pas d’illusion, cependant. Elle sait mieux que personne quel est l’origine de la douleur dans sa poitrine, celle qui la pousse à fermer les poings si fort que ses oncles blessent la peau de ses paumes. Derrière la douleur se cache des relents de déception, comme chaque fois que son père lui adresse la parole, bien qu’à l’opposé, en réalité. Elle sait que Gilliam n’a jamais rien fait pour la décevoir, volontairement. Du moins, dans sa naïveté quasi enfantine, la petite blonde veut le croire, plus qu’elle ne le pense. Le temps d’un battement de coeur, elle se demande ce que se dirait sa meilleure amie si elle la voyait ainsi, à la recherche de mots qui l’ont simplement abandonnés sans aucun préavis. Ce n’est pas dans ses habitudes de garder le silence si longtemps, de ne pas savoir quoi dire ou comment réagir. C’est peut-être parce que Priam est là, qu’elle ne veut pas le troubler avec ses mille et une questions ou en hurlant sur la bête massive qu’est Gilliam, mais il n’en reste pas moins qu’elle se retrouve silencieuse, les bras croisés sur sa poitrine, à regarder l’échange entre l’enfant et le motard sans trop savoir quoi faire ou quoi en penser. Dans d’autres circonstances, la vivacité de Priam l’aurait fait rire, mais ici, elle regrette presque l’enfant soit aussi dégourdi pour son âge, se disant que ce serait beaucoup plus facile si ce n’était pas le cas. Sans non plus savoir pourquoi exactement. Peut-être parce que si Priam avait été moins observateur, elle aurait pu agir, d’une façon ou d’une autre, mais elle ne risque que de piquer la curiosité de l’enfant et c’était la dernière chose qu’elle désire. « Et ouais mon grand, mais tata est pas très forte en math tu sais… » Sans le vouloir, elle relève vivement les yeux vers lui, lui lançant un regard noir alors que l’enfant rigole à la plaisanterie qu’elle ne trouve pas particulièrement drôle. Pour être honnête, elle a plus envie de le frapper que de rire à ses moqueries dignent d’un gamin de douze ans. Elle sait qu’il peut se montrer mature, qu’il sait prendre ses responsabilités, faire des choix, comme un adulte responsable, mais elle se doute, malgré les airs fiers et assurés du motard, que Gilliam n’est pas vraiment plus confortable qu’elle dans la situation présente. Il s’est peut-être imagé autre chose, une rencontre plus chaleureuse, peut-être. C’était difficile à dire. Surtout que Rebekah se demande ce à quoi il pouvait s’attendre en fait. Il a quand même rompu avec elle d’une façon ridicule, alors qu’il était en prison pour ses crimes. Elle a toujours su qu’il n’était pas un enfant de coeur, bien entendu, mais jamais elle s’est attendu à ce que tout cela les rattrape avec une tel vivacité, aussi durement. Avec une grimace trahissant son inquiétude, elle regarde Priam grimper sur les épaules du géant, se disant que c’est tout sauf une bonne idée, mais ses lèvres refusent de formuler la protestation qui ne sera que reçu par des arguments ridicules contre lesquels elle ne gagnerait pas. Genesis allait la tuer si le petit lui racontait ça! Maman! J’ai grimpé sur les épaules de l’ami géant de tatie! Il manquerait plus que ça. Se contentant de secouer la tête, elle emboite le pas aux deux hommes, qui, bien qu’elle refuse de l’admettre à l’heure actuelle, était les deux hommes les plus importants de sa vie. « T’en fais pas Rebekah. Je suis pas revenu pour remettre ça. » Les paroles prononcées par Gilliam lui font l’effet d’un coup de poignard en plein coeur, mais elle ne bronche pas, ne réagit pas. Elle ne fait que serrer un peu plus les poings, enfonçant un peu plus les ongles dans sa chaire tendre. Elle a l’envie de lui hurler dessus, de lui dire ce qu’elle pense du ridicule de la situation. Elle a envie de pleurer et de rire à la fois. C’est stupide. Tout ça est stupide. Elle se contente de s’éloigner de la foule de parents et d’enfants, sourde au babillages de Priam qui s’émerveille de tout de son nouveau point de vu. Si elle est honnête avec elle-même, elle veut qu’il remette ça. Elle veut qu’il lui attrape le poignet et qu’il colle ses lèvres aux siennes. Elle veut qu’il lui dise qu’il l’aime et que c’était une erreur de la laisser partir. Elle sait, aussi bien que lui, qu’il ne le fera pas. Les morceaux sont trop petits pour être recollés. Ses pas la guide automatiquement vers le marchant de glaces qu’elle fréquente chaque semaine avec Priam, le petit, retourner sur la terre ferme sans qu’elle ne s’en rend compte, s’élance vers la choix multiple de saveurs sucrées et acidulées qui l’attendent. L’odeur sucrée lui soulève un peu plus le coeur, mais elle fait comme si tout allait bien, toujours murée dans un silence qui ne lui convient pas. La main brûlante de Gilliam l’arrête dans son parcour vers sa destination finale, la retournant un peu trop vivement, trop mollement, vers lui. Ses prunelles olivâtres croisent le noir des siennes pendant une fraction de seconde avant d’être déviée ailleurs, sur quelque chose de plus certain. «Tu ne pourras pas rester silencieuse, pas infiniment, alors dis moi ce que tu as à me dire Bex’…tu m’en veux pour notre rupture alors que tu peux enfin dormir sans craindre la mort ou tu m’en veux pour la mort de Jack… » Bex. Le surnom creuse un trou plus profond encore dans sa poitrine. Elle aimerait rester silencieuse, jusqu’à ce qu’il disparaît de nouveau, jusqu’à ce qu’elle retrouve la sécurité de sa demeure vide pour laisser vagabonder les émotions qui la submergent comme des vagues violentes. « Dormir sans craindre la mort ? » Sa voix semble rouillée, rauque, désagréable. Un peu plus aiguë aussi. Néanmoins, on y perçoit une trace de sarcasme tranchant qui lui convient trop bien, un petit grain de mordant qui la définit parfaitement. Elle fait un pas en avant, lève la tête vers lui de nouveau, le visage fermé, sans ces expressions de joie et de malice qui l’animent généralement. «Parce que tu crois que je dors comme un bébé depuis que je te sais dans une cellule ? Je vais finir par croire que la prison t’as rendu idiot, Gilliam. » Elle aurait voulu lui crier à la figure, avec véhémence, mais elle chuchote, une chuchotis froid et égale qui siffle sur ses lèvres. Elle jete un coup d’oeil à Priam qui sautille pour voir les glaces et qui pose des questions au marchant sur les saveurs.« Je ne me souviens pas non plus de t’avoir demander de sortir de ma vie. Il s’agit probablement d’un énième choix fait en mon nom, pour mon bien, sans prendre en considération que j’ai un mot à dire dans les choix que je fais concernant ma propre vie. » Elle se retient de lui dire qu’il est comme son père, se force à garder un ton calme. Elle évite soigneusement le sujet de la mort de Jack, sachant qu’elle ne peut aborder ce sujet aussi calmement. «Parce que moi…j’men veux pour Jack…Rick se refuse de me parler de ses funérailles….est-ce qu’au moins il a eu ce qu’il méritait ? » Elle le toise, croise les bras sur sa poitrine, un vague bouclier qui à pour but d’empêcher les mots de lui faire mal. Ça n’est pas vraiment fonctionnel, quand elle y pense. Elle n’a pas le temps de répondre que déjà, il la contourne se rendant près de Priam. « Je ne t’en veux pas. Pas pour ça. » chuchote-t-elle doucement avant qu’il n’arrive à la hauteur de l’enfant pour le prendre dans ses bras.



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