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I can't help falling in love with you • Kaurora

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MessageSujet: I can't help falling in love with you • Kaurora Mar 15 Aoû - 2:25

I can't help falling in love with you
Kai & Aurora

See the lightning, feel the thunder, come and fight take us further, bring us closer, to the glory. Take us further, drowning deeper, in the story.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les premiers rayons du soleil que laissent filtrer les rideaux réchauffent la peau de la jeune femme encore endormie. Elle commence à s’agiter doucement, cependant. Comme si quelque chose la dérange dans les bras de Morphée qui semblent moins confortables, d’un coup. Comme si les oiseaux qui se mettent à chanter devant la minuscule fenêtre sale nuisent à son sommeil si léger. Aurora grogne doucement dans son sommeil, se retournant sur le dos, ses doigts éloignant ses mèches brunes de son visage, sans ouvrir les yeux pour autant. Elle n’en a pas envie. Elle n’a pas envie d’ouvrir les yeux, de reconnecter directement avec la réalité qui lui semble encore lointaine. Lentement mais sûrement, les préoccupations du quotidien viennent la tirailler, ajoutant une vague sensation d’anxiété qui étouffe rapidement sa quiétude matinale. Elle pense aux photographies qui attendent d’être retouchées, les factures qui s’empilent sur la table du salon, les coups de téléphone de sa belle-soeur qui semble soudain s'intéresser à la gamine qui vécut sous son toit pendant des années.  Elle ignore exactement pourquoi elle ne répond pas à ces appels récurrents, pourquoi elle ne prend pas son courage à deux mains pour finalement savoir ce que lui veut le semblant de famille qui lui reste. Il s’agit peut-être d’une grande nouvelle. La venue d’un nouveau bébé dans la vie de son frère ou bien des nouvelles de ce père absent de sa vie depuis tellement longtemps que Rory ne se souvient pas des traits de ce visage qui devrait être familier. Avec une seconde plainte, elle repousse les couvertures et s’extirpe du lit, ébouriffant ses cheveux avant de se traîner hors de la pièce dans son pyjamas à l’effigie d’un jeu vidéo populaire. Loin des tenues de nuit faites de dentelles et de soie que l’on voit dans les boutiques hautes coutures. Ces boutiques qu’elle connait bien pour y avoir été traîné de force par Ludmila des centaines de fois. La riche héritière semble prendre plaisir à faire de Rory une carte de mode, à changer doucement le contenu de sa garde-robe, une robe haute-couture à la fois. Ce n’est pas très réussit, cependant, malgré les efforts de Mila. Dans un état second, la jeune femme se rendit dans la cuisine, fit machinalement du café et pendant que le liquide chaud infuse, elle se dirige vers la salle de bain pour se faufiler sous la douche. Autant Aurora n’est pas de ces gens avec une routine coulé dans le béton, autant qu’elle a le même rituel tous les matins. Non que sa journée est ruinée si ce n’est pas le cas, mais il lui faut un moment avant que son cerveau se mette en marche. Tout cela est purement automatique et ça lui convient. Il lui faut un moment pour immergé du jet d’eau chaude qui rougit sa peau et assombrit ses cheveux. Enfilant rien d’autre qu’un vieux t-shirt des Beatles usé et trop grand pour elle, qui camoufle autant ses courbes qu’il dévoile ses jambes nues,  elle ressort de la salle de bain, ses prunelles tombant sur la masse allongée sur le sofa. Elle sursaute légèrement avant de se rappeler qu’il s’agit de Kai, qui lui a demandé l’asile pour quelques temps. Le surplombant de toute sa hauteur, elle l’observe un moment. La courbe de sa joue où commence à poindre une barbe timide, les longs cils qui dessinent des ombres sur sa peau, les mèches sombres qui collent à son front. Elle l’observe dormir le temps de quelques respirations avant d’attraper un coussin par terre et lui refiler un coup en plein visage. « Debout Baron ! Tu vas quand même pas passer ta journée à dormir ? » Elle lui refile un dernier coup de coussin, pour le tirer de ses doux rêves. Il est tôt. Elle le sait. Tant pis pour lui. Elle ne va pas rester cloîtré dans sa chambre pour le laisser dormir jusqu’à midi, quand même ! Elle lui laisse le temps de se réveiller un peu, retournant à la cuisine pour sortir deux tasses dépareillées d’un placard. Elle y verse le liquide chaud et ajoute une tonne de sucre et de lait de soja dans sa propre tasse avant de revenir vers le salon. Elle tend la deuxième tasse à Kai qui semble aussi souriant qu’une plante verte. « Tu as une sale tronche, Baron, tu le sais, ça ? Tu es aussi matinale que aimable à ce que je vois. » Le charrie-t-elle doucement en le poussant légèrement de l’épaule avant de porter sa tasse de café brûlante à ses lèvres. Elle observe silencieusement le Patmol, son chat, sauter sur les genoux de Kai pour quémander des câlins avant de lui lécher les doigts. « La bonne nouvelle, c’est qu’il te prend maintenant pour un morceau du mobilier. C’est vrai que tu te fonds à merveille dans le canapé. » Son sourire moqueur avant de tendre la main pour caresser la fourrure de la bestiole qui prend son ami pour un morceau du sofa. Aurora ne croyait pas que ce serait aussi facile de le charrier aussi tôt le matin, avant même d’avoir prit sa première dose de caféine de la journée. Elle doit s’avouer que c’est facile avec lui. Tout semble si facile avec Kai que parfois, elle se pose des questions sur les fondements de leur relation. Ce n’est pas une amitié banal, elle commence à le comprendre, elle qui avait banalisé tant de chose entre eux, la façon dont ils s’étaient rencontrés, le fait qu’ils furent amants avant d’être amis. Elle essaie de chasser cette idée, fixant ses genoux, réalisant à quel point elle était dénudée. Elle tire légèrement sur le t-shirt pour cacher un peu de peau. « Tu veux manger quelque chose ? Je dois avoir…. des bonbons et heu… les restes d’hier ? Tu ne peux pas dire que je ne te nourris pas ! »
 
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Jeu 14 Sep - 17:35

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Aurora Hartley and Kai Baron
I DON'T BELIEVE LOVES FOR ME, SO WONT YOU
COME AROUND AND PROVE ME WRONG

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Enfoui dans la bien trop grande couverture que lui a fourni Aurora, Kai dort à poings fermés alors que la lumière du jour s’immisce progressivement dans la pièce. Le soleil s’est déjà levé depuis quelques heures et Kai en avait même vu les prémisses en arrivant au petit matin pour retrouver la douceur des bras de Morphée. Il avait tenté d’être le plus discret possible pour ne pas réveiller celle chez qui il avait élu domicile pour quelques temps, simplement le temps de trouver un véritable point de chute et une solution à son problème évident de financement. Ceci étant, il n’était pas persuadé que l’état dans lequel il se trouvait il y a encore quelques heures, ait supposé la plus grande des discrétions. Il n’allait cependant pas tarder à en entendre parler dans le cas contraire. Le fait est qu’une fois de plus, Kai avait abusé la soirée précédente, comme il abusait bien trop ces dernières semaines. Coupé des vivres de sa famille, sans emploi et sans le moindre argent, il parvenait tout de même à consommer à outrance, se créant de plus en plus de dettes qu’il remettait constamment à plus tard, lorsqu’il aurait trouvé une solution. Mais la vérité était qu’il n’avait guère de véritable solution et qu’il continuait de s’engouffrer dans un trou sans fond qui ne tarderait pas à avoir sa peau, comme il avait failli l’avoir à plusieurs reprises. A croire que ses multiples overdoses ne lui avaient pas servi de leçon. Aurora, pourtant, ne connaissait pas cet homme là. Elle le connaissait sobre, clean et même si elle savait sa réputation des plus sulfureuses, elle ne l’avait finalement jamais vu dans l’état dans lequel il se trouvait constamment depuis des jours. Dans un état de manque constant et ravagé par les méfaits que la drogue et l’alcool avait sur son organisme. Ceci étant, elle n’allait pas tarder à voir l’étendu des dégâts et constater qu’il n’avait guère tenu ses bonnes résolutions… C’est d’ailleurs elle qui sorti le jeune Baron de son sommeil réparateur de la manière la plus brutale qu’il soit. En effet, c’est d’un violent coup de coussin que Kai fut extirpé du sommeil, le faisant sursauter et ouvrir les yeux sans pour autant bouger plus que cela. Son corps lui semblait bien trop lourd pour émettre le moindre mouvement. « Debout Baron ! Tu vas quand même pas passer ta journée à dormir ? » La seule et unique réponse que Kai fournit à son amie est un grognement désapprobateur qu’il pousse sans la moindre retenue. Il se tourne et ramène la couette en haut de ses épaules nues, la fraicheur de l’appartement le faisant frissonner. Il referme les yeux et grimace en se protégeant la tête de ses bras, juste au cas où Aurora ait la bonne idée de recommencer à le frapper. Ce qui ne rate pas. « Dégages Hartley ! » grommèle-t-il en s’enfonçant toujours plus dans le divan de la jeune femme alors qu’elle l’assène d’une second coup. C’était d’ailleurs l’un des plus confortables sur lequel il avait séjourné ces derniers temps. Le fait est que Aurora était une plutôt bonne hôte, si on omettait qu’elle prenait plaisir à le réveiller aux aurores. Elle le laissait dormir chez elle, ne posait pas de question et ne lui demandait absolument rien en échange. Et si certains de ses amis étaient ainsi, ils n’étaient tout simplement pas Aurora, sans  que Kai soit réellement capable de définir ce qu’elle pouvait avoir de plus que les autres. Se demandant pourquoi la jeune femme avait arrêté de l’attaquer, Kai ouvre un œil, constatant qu’elle n’était plus là. Presque déçu, il tente de retrouver le sommeil, mais celui-ci a définitivement été gâché. Il se redresse alors, sans pour autant sortir du lit et ne cesse de bailler et s’étirer bruyamment, afin que tout le monde constate à quel point il était épuisé. « Tu as une sale tronche, Baron, tu le sais, ça ? Tu es aussi matinale que aimable à ce que je vois. » De cet air taquin, Aurora plaisante avant de lui tendre une tasse de café qui n’allait de toute évidence, pas être du luxe. Il grogne quelques mots inaudibles pour toute réponse après avoir levé les yeux au ciel, ne se faisant pas prier davantage pour attraper le breuvage qu’elle lui tend. Aurora avait raison, il avait une mine déconfite, ravagée par ses excès et cela commençait à se voir sans qu’on ne puisse mettre cela sur le compte d’une simple fatigue. Ceci étant, il n’était pas prêt à avoir une conversation sur le sujet, ni avec Rory, ni avec personne en réalité. Pour s’échapper, il plonge son nez dans la tasse, s’abreuvant de ce liquide qui se voulait réparateur. Mais très rapidement, il est de nouveau happé, dérangé par quelque chose qui n’est étrangement pas Aurora, mais pas loin. En effet, son chat avait fini par totalement l’adopter et semblait apprécier se jeter sur ses genoux au moment où il ne s’y attendait pas. Kai manque de renverser le café qu’il rattrape de justesse avant de soupirer. Décidément, chacune des personnes logeant dans cet appartement avait décidé de lui faire vivre un réveil des plus odieux. Et Aurora semblait beaucoup s’en amuser, au grand dam de Kai qui était bien trop épuisé de sa soirée qui s’était terminée il y a finalement que depuis très peu de temps. « La bonne nouvelle, c’est qu’il te prend maintenant pour un morceau du mobilier. C’est vrai que tu te fonds à merveille dans le canapé. » Derechef, il lève les yeux au ciel avant de déposer sa tasse vide sur la table basse et de pousser le chat afin de retrouver un espace vital digne de ce nom. « Ce chat est aussi chiant que sa propriétaire ! Moi qui pensais que chez toi serait mieux que chez ma sœur ! » Il se laisse retomber sur le dos, sur ce canapé qu’il semble avoir totalement adopté, ne manquant cependant pas de taquiner son amie face à qui, il ne pouvait décidément pas rester silencieux bien longtemps. Ceci même si ce qu’il avançait n’était pas réellement emprunt d’une vérité, puisqu’il n’avait jamais été question pour lui de séjourner chez sa sœur, puisqu’elle était la personne qu’il cherchait justement à éviter à tout prix. Il s’étire de nouveau sans la moindre élégance avant de faire voler la couette sur le côté, accusant le coup et décidant enfin de se lever. Il laisse ainsi son corps, vêtu que d’un simple caleçon se heurter à cette fraicheur matinale. S’il n’a aucune gêne devant Aurora, cela ne semble pas être son cas. « Tu veux manger quelque chose ? Je dois avoir... des bonbons et heu… les restes d’hier ? Tu ne peux pas dire que je ne te nourris pas ! » Le ton et les questions de son amie l’interloquent. C’est pourquoi après un froncement de sourcils, il tourne la tête vers elle et il la voit tirer sur son t-shirt comme une enfant gênée. Gênée par le fait même de se retrouver en petite tenue devant un presque inconnu. Il ne peut s’empêcher de laisser échapper un rire moqueur. « Quoi tu me sers le petit déjeuné au lit maintenant ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? » Il l’interroge du regard, emprunt d’un certain malice. Parce qu’en réalité, il savait très bien ce qu’il lui arrivait. Elle était gênée. Gênée de se retrouver face à lui ainsi. Le fait est que son t-shirt laisse apparaître ses jambes n’avait même pas fait réagir Kai qui avait déjà vu bien plus que les jambes nues de la jeune femme par la passé. Et quand bien même il ne se lassait pas du spectacle, il n’était pas le genre à en faire toute une histoire. Lui-même passait la plupart de son temps en caleçon chez Aurora. « Tu sais ça sert à rien de tirer sur ton t-shirt, il est trop court. » Son t-shirt n’était pas trop court, peut-être l’aurait-il préféré encore plus court d’ailleurs, mais ce genre de réflexion était bien trop tentante, parce qu’elle allait mettre encore plus mal à l’aise Aurora et que cela l’amusait beaucoup trop. Kai se redresse alors, afin d’avoir une meilleure vue sur son amie. « Enfin moi je le trouve bien. » Il hausse les épaules avec une nonchalance folle, celle qu’on lui connaît en réalité, alors qu’il commence peu à peu à retrouver des couleurs et sa langue toujours aussi bien pendue. « C’est pas comme si je n’avais pas déjà vu plus que ça hein ! » Derechef, il sourit, de ce sourire taquin et narquois avant d’allonger ses jambes sur la table basse sans la moindre gêne et de ramener ses bras derrière sa tête. Le fait est que le jeune Baron avait tendance à prendre ses aises chez Aurora et ceci sans la moindre retenue. « Bon et bien, ramènes moi les restes de la pizza d’hier alors, je meurs de faim ! » Un large sourire s’affiche alors, bien décidé à profiter aisément de cette bonté passagère de la part de son amie. Après tout, il fallait prendre pendant qu’il était encore temps. Il n’était pas dit qu’Aurora soit aussi serviable à l’avenir et encore moins aussi gênée.
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Lun 16 Oct - 4:49

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See the lightning, feel the thunder, come and fight take us further, bring us closer, to the glory. Take us further, drowning deeper, in the story.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les premiers mots qui passent la barrière des lèvres du jeune Baron lui arrachent un sourire. Ils sont bien loin d’être surprenant, au contraire, elle s’y attendait aussi certainement qu’on s’attend au lever du soleil au petit matin. « Dégages Hartley ! » Les paroles sont à peine compréhensible sous la couette, le marmonnement typique de Kai lorsqu’il dort encore. Elle se doute que la nuit de Kai fut bien longue. Aurora avait voulu l’attendre avant d’aller dormir, mais elle s’est réveillée, très tard, devant le générique du film qu’elle regardait un peu plus tôt et sur lequel elle s’était endormie. Kai n’était toujours pas rentré d’elle ne savait où. Si elle est curieuse au sujet des soirées desquels il revient au petit matin, elle ne pose pas de questions. Elle ne se sent pas en mesure de le faire. Elle n’est pas sa petite-amie, ou sa sœur. Elle n’a pas non plus posé de question sur les raisons qui font en sorte que c’est chez elle qui dort maintenant et non dans son appartement, chez sa sœur où dans la demeure familiale. Elle y a fait quelques allusions, mais pas plus que ça, le laissant éviter la question comme bon lui semble sans insister plus que nécessaire. « Je vois que tu n’as pas perdu tes manières. Toujours aussi charmant. » C’est sur ces mots qu’elle se défile pour préparer le café. Elle mentirait si elle disait qu’elle n’est pas curieuse à propos de ce que fait Kai de ses soirées où des raisons pour lesquels il séjourne sur son sofa. Elle croit seulement qu’il lui en parlera quand il en aura envie, ce qui n’est de toute évidence pas le cas. La vérité est qu’ils savent bien des choses l’un sur l’autre, mais pas vraiment les choses importantes. Elle le voit maintenant. Elle ne lui a jamais parlé de sa famille, de ses parents. Elle ne lui a jamais dit que son père était violent, que sa mère est morte d’une overdose, elle ne lui a jamais dit qu’elle a dormi dans le placard de la chambre à coucher de sa mère pendant cinq ans parce que sa mère n’avait pas les moyens d’offrir une vraie chambre à son enfant. Elle ne lui a pas non plus dit qu’elle avait dû manger des préparations à gaufre à même le sac parce que le lait et les œufs passaient après la cocaïne et l’alcool. Aux yeux de Kai, elle est simplement la fille trop sage pour tenir l’alcool, trop innocente pour prendre des substances illicites. Pour elle, il n’est rien d’autre que le gosse de riche qui a un penchant pour les abus, sans vraiment savoir de quoi il abusait exactement. Il vit comme tous ces gamins trop riches que l’on voit dans les séries télé américaines. Elle se demande encore comment ils font pour s’entendre aussi bien. La réalité est qu’Aurora n’a jamais eu d’ami comme lui dans sa vie. En réalité, elle n’a jamais réellement eu d’amis. Elle ne s’est jamais vraiment attardée à s’attacher aux gens. Elle lui tend l’une des deux tasses de café, celle à l’effigie du plombier italien à la salopette rouge qui a fait la réputation de Nintendo. Elle porte sa propre tasse à ses lèvres et avale à grande gorgée le liquide amer et sucré qui lui brûle la langue. « Ce chat est aussi chiant que sa propriétaire ! Moi qui pensais que chez toi serait mieux que chez ma sœur ! » Kai pousse le chat qui miaule, mécontent, avant d’aller se lover sur les genoux de sa maîtresse qui lui caresse la tête, déclenchant le ronronnement du félin. « Je ne te retient pas, tu sais? » Lâche-t-elle d’un ton légèrement boudeur avant de poser sa tasse sur la table basse à son tour alors que le chat déguerpit dans la chambre à coucher. Ce n’est pas comme si elle l’avait supplié de venir squatter son sofa comme il le faisait, non plus! « Quoi tu me sers le petit déjeuné au lit maintenant ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? » Elle arque un sourcil, l’observant avec moquerie avant de secouer la tête de gauche à droite faisant en sorte que ses boucles trempées lui collent aux lèvres de façon peu agréable. « Ne rêve pas trop. On n’est pas dans ton manoir avec tes serviteurs non plus, ici. T’as faim, tu te lèves et tu marches jusqu’au frigo. T’es en mesure de faire un tel exploit ou bien c’est hors de tes compétences? » Elle lui offre un sourire en coin, aussi narquois que peuvent l’être ceux que Kai lui sert si souvent. En vérité, Aurora donnerait tout pour avoir une chance de s’échapper de sa place initiale et de faire un détour par sa chambre pour aller enfiler un pantalon ou un short ou n’importe quoi de plus habillé que ce qu’elle porte en ce moment. Elle ignore exactement pourquoi elle est aussi timide d’un seul coup. Kai l’a vu en maillot de bain à la plage, en mini-jupe dans des bars, nue pendant qu’il caressait sa peau. Et elle est timide parce qu’il pourrait voir un peu trop de peau? « Tu sais ça sert à rien de tirer sur ton t-shirt, il est trop court. » Elle lève les yeux vers lui, trop vivement. Elle sent ses joues brûlées inconfortablement alors qu’elle peste contre sa soudaine gêne. Kai doit bien rire, à ce moment précis, lui qui ne semble pas avoir la moindre gêne pour quoi que ce soi. « Enfin moi je le trouve bien. » Elle reste bouche bée un moment avant de retrouvé l’usage de sa langue, de trouvé accès aux mots qu’elle espère lui cracher en plein visage. « Parce que tu es une référence ? Je te signale que tu as ouvert la porte à Nathan en caleçon, y’a quelques jours! » Ce qu’elle n’oublierait pas de sitôt. Elle appréhende d’ailleurs un peu la prochaine fois qu’elle va croiser Nathan, en espérant que celui-ci ne pose pas de questions sur la présence d’un type en sous-vêtement dans son appartement. « C’est pas comme si je n’avais pas déjà vu plus que ça hein ! » Il y a un déchaînement de papillons dans son estomac à ce souvenir, des gros papillons. Ceux avec le corps velu et des tâches en forme d’yeux sur les ailes. Elle essaie de chasser ce sentiment aussi vite que possible. « Tu ferait bien de chérir ce moment, puisqu’il ne se reproduira plus jamais. » Sur ce, elle se lève, beaucoup trop heureuse d’aller chercher des restes de pizza pour le petit déjeuner le plus malsain de la planète. Elle est si enthousiaste à l’idée de se rendre au frigo qu’elle perd l’équilibre en sautant sur ses pieds et d’une façon qu’elle ne saurait expliquer, elle se retrouve sur les genoux de Kai, la main sur son épaule. Ce n’est pas la première chose qu’elle remarque. Ce qu’elle remarque en premier, c’est la douleur vive dans son pied gauche et le café renversé sur la moquette usée du salon. Elle laisse échapper un juron qui ne sonne pas aussi bien que ça dans sa bouche avant de s’adresser à Kai. « Si tu fais le moindre commentaire, je te mords, compris?»
 
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Jeu 9 Nov - 21:52

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Kai ne se souvenait plus vraiment depuis combien de temps il connaissait cette femme, cette femme qui se trouvait juste en face de lui, alors qu’il luttait, grommelant des mots inaudibles pour la faire partir et reprendre son sommeil régénérateur. Cela faisait quelque temps maintenant en réalité qu’ils se connaissaient et les choses avaient pris une tournure particulière entre eux ces derniers temps. Car si Aurora et Kai étaient au départ de simples amants d’une nuit, aujourd’hui elle était son amie, probablement la seule véritable amie qu’il ait encore aujourd’hui et la seule à la porte de laquelle il ne s’était pas senti redevable et honteux d’aller frapper. Alors oui, il jouait les garçons détachés et insensibles mais il avait apprécié le geste de la jeune femme qui l’avait accueilli chez elle sans poser de question. C’était toujours ainsi entre eux. Ils aimaient passer du temps ensemble, sans pour autant s’intéresser plus en profondeur à l’autre. Ils aimaient sentir la présence de l’autre, partager des moments, s’adonner à cet art de la raillerie que tous deux maîtrisaient à la perfection et pourtant, rien de personnel n’avait réellement été abordé. Jamais il ne lui avait demandé quelle était son histoire, pourquoi elle semblait parfois si seule et si lunaire. Il ne l’avait jamais interrogé sur le pourquoi elle se refermait comme une huitre dès lors qu’il était question de parler famille. Mais en face, Kai ne lui racontait pas non plus ses maux les plus profonds. Bien sûr, elle connaissait une partie de son histoire, parce qu’elle avait probablement eu vent de ce qui se disait sur la famille Baron dans la presse, mais les choses s’arrêtaient à là et plus le jeune homme passait du temps avec elle ces derniers jours, plus il trouvait cela dommage. Après tout, ils passaient les trois quarts de leur temps ensemble et ils ne savaient presque rien l’un de l’autre, à part peut-être leurs mauvaises habitudes alimentaires entre autres petits détails du quotidien. Comme celui qui s’illustrait actuellement, montrant un Kai terriblement peu matinal et peu enclin à l’amabilité. S’il était rare qu’il soit matinal, lorsqu’il était sorti la veille, abusant comme à l’accoutumer de ses addictions, il l’était encore moins. Et ceci, Aurora semblait l’avoir compris. Mais c’était sans compter sur le fait qu’elle semblait prendre un plaisir certain à renvoyer la pareille à Kai armée de son lot de railleries quotidiennes, pile au moment où il n’y était pas enclin. « Je vois que tu n’as pas perdu tes manières. Toujours aussi charmant. » Il ouvre un œil et soupire avant de lever les yeux au ciel face à cette réflexion qu’il aurait lui-même pour faire. Lorsqu’il rend les armes et qu’il se redresse, elle n’est plus dans la pièce. Presque déçu, il cherche des yeux ses vêtements mais ceux-ci semblent bien trop loin. Tant pis, ça ne serait pas la première fois qu’il se baladerait en caleçon chez elle. Un mince sourire s’affiche alors qu’il la voit arriver avec du café. Mais ce sourire s’efface à la seconde où ce satané chat vient lui sauter dessus. Le fait est qu’il n’était pas d’humeur et il n’hésita pas à le faire savoir, allant jusqu’à grommeler que l’hospitalité d’Aurora était bientôt pire que celle de sa sœur. Il ne le pensait évidemment pas, mais les mots dépassaient toujours sa pensée. C’était d’ailleurs un véritable problème au quotidien. « Je ne te retiens pas, tu sais? » Le ton boudeur de Rory fait sourire le jeune homme qui secoue la tête, comme pour lui faire comprendre qu’il n’avait dit cela que par simple plaisanterie, aussi mauvaise soit-elle. Il lui était au fond reconnaissant de lui laisser son divan sans lui demander quand est-ce qu’il comptait repartir. « Ca va, tu sais bien que je ne serais pas là si ta présence et ta charité m’étaient si désagréables ! » Il affiche une petite moue avant de retirer la couette et de venir s’asseoir sur le bord du canapé pour profiter de ce breuvage vivifiant. Elle lui proposa même de quoi le nourrir pour ce petit déjeuné tardif, ce à quoi le jeune garçon ne put s’empêcher de rire, rétorquant une énième raillerie sur cette nouvelle lubie qu’elle semblait avoir, celle de lui servir le petit déjeuné, au lit qui plus est. « Ne rêve pas trop. On n’est pas dans ton manoir avec tes serviteurs non plus, ici. T’as faim, tu te lèves et tu marches jusqu’au frigo. T’es en mesure de faire un tel exploit ou bien c’est hors de tes compétences ? » Un sourire en coin nait sur le visage de la jeune femme alors que Kai reste un instant déconcerté par ce qu’elle venait de lui dire. Elle ne savait définitivement pas ce qu’elle voulait. Mais la voir prendre ainsi le dessus sur lui n’était pas déplaisant. Il hausse alors les épaules, arborant cette nonchalance dont lui seul semblait avoir le secret. « Décidemment, il est fini ce temps où tu me donnais ce que je voulais ». Pas peu fier de son répondant, il affiche un sourire qui se veut aussi narquois que le sien, faisant là référence à ce temps où ils s’adonnaient à des plaisirs bien plus coupables et charnels. Si ceci faisait parti de leur passé et qu’ils n’en parlaient que très peu, depuis quelques temps, Kai semblait en faire une nouvelle obsession, aussi bizarre que cela puisse paraître. Il cherche alors du regard son paquet de cigarettes qu’il avait dérobé dans la nuit à un abruti qui n’était de toute évidence pas assez vigilent. Le fait est que Kai était dorénavant obligé de trouver des parades pour financer ses multiples addictions. Et dieu sait qu’il était motivé pour cela. Lorsqu’il met enfin la main sur l’objet de sa convoitise, il tend le bras sur la table basse pour s’en emparer. Il lève alors les yeux vers Rory histoire de lui demander si elle était contre le fait qu’il fume dans son appartement, mais il n’a finalement pas le temps de lui demander quoi que se soit, car il la sent tout à coup hyper pudique, probablement dû au fait qu’elle n’était que très peu vêtue, juste en face de lui. Si Kai n’en avait pas fait cas, appréciant simplement le moment, le fait même qu’elle trouve cela gênant le fait beaucoup rire. Ce qu’il ne manque pas de dire à son amie. Il n’est guère gêné lui. En vérité, il l’est rarement et c’est probablement cela qui le pousse à lui dire qu’il apprécie finalement la taille réduite de ce t-shirt. Elle semble surprise, interdite devant ses mots, ses confessions, alors qu’elle devrait avoir l’habitude de ce genre de comportement de la part du jeune Baron, qui avait tendance à dire absolument tout ce qu’il pensait sans le moindre filtre. « Parce que tu es une référence ? Je te signale que tu as ouvert la porte à Nathan en caleçon, y’a quelques jours ! » Kai ne peut s’empêcher de sourire face à ce souvenir. Il ignorait qui était Nathan pour Aurora et pour tout dire, il s’en fichait royalement, c’est pourquoi il n’avait pas trouvé anormal de lui ouvrir la porte en caleçon, après tout, il habitait lui aussi ici pour l’instant. Et puis jusqu’alors, elle n’avait pas trouvé gênant le fait qu’il se balade ainsi dans son appartement. « Et alors ? » Car oui Kai trouvait parfaitement normal le fait d’ouvrir la porte sans être un minimum présentable à un inconnu, définitivement pas le moins du monde pudique. Et il ne se souvenait pas qu’elle l’ait un jour été. Mais définitivement, les choses commençaient à prendre une nouvelle tournure entre eux qui lui échappait complètement. « Tu ferais bien de chérir ce moment, puisqu’il ne se reproduira plus jamais. » Il fait mine d’être déçu d’apprendre cela, quand bien même il n’était pas tout à fait persuadé que cela ne se reproduirait plus. Bien au contraire. « Dommage. » Finalement, elle se lève, probablement cherchait-elle un moyen de partir rapidement et de mettre fin à cet échange les plus gênants pour elle, mais son enthousiasme fut tel à l’idée de quitter la pièce, qu’elle en perd l’équilibre et tombe sur ses genoux, laissant le café se déverser sur le sol. Des jurons sortent de la bouche de la jeune femme alors que Kai est surpris. Surpris par cette masse qui vient de tomber sur ses genoux, mais également surpris par cette nouvelle proximité qui s’instaure entre eux et qui le laisse un instant fébrile. D’autant plus que dans sa chute, la main de Kai s’était agrippée à cette partie du corps de la jeune femme qu’elle tentait il y a quelques secondes de cela, de lui cacher. Un silence s’empare alors de la pièce. Un silence pesant où Kai reste figé sur le regard de la jeune femme puis sur ses lèvres. Sans le moindre mot. Aucun. « Si tu fais le moindre commentaire, je te mords, compris? » C’est elle qui vient rompre ce bref moment suspendu. Ce moment où, durant l’espace de quelques secondes il ne savait plus très bien qui il était, ni où il était. Mais cette rupture de silence le ramène à la réalité. A la cruelle vérité. Ceci même s’il ne retire pas sa main de la cuisse de la jeune femme pour autant. Un nouveau sourire qui ne présage rien de bon nait sur son visage. « Si tu voulais te rapprocher de moi, tu n’avais qu’à le dire roro, tu sais bien que je n’ai rien contre le fait qu’on réitère la soirée de notre rencontre ! » Il arque les sourcils, toujours plus taquin alors même qu’il y avait bel et bien une part de vérité dans ses propos. Une vérité dont il n’avait pas encore totalement conscience cependant. « Après si tu veux mordre, vas-y doucement quand même. J’ignorais que tu étais dans ce délire là ! » Amusé il lève son regard vers le sien et hausse les épaules, parce qu’il adorait définitivement faire ce genre de référence douteuse.
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Sam 2 Déc - 20:06

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Kai & Aurora

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Kai est un mystère en lui-même. Malgré leur amitié, il n’est pas rare qu’elle ait du mal à comprendre son comportement, ses dires, ses actions. Elle ne les juge pas, mais il arrive qu’elle se braque, qu’elle se brusque un peu devant ses propos un peu dure, devant ses mots parfois cyniques. Elle ne s’offusque jamais pourtant. Parce qu’elle est capable de lui rendre la monnaie de sa pièce, parce qu’elle peut lui rendre l’appareil avec le même cynisme cinglant. Leur relation ressemble à un jeu de balle constant, chacun d’eux cherchant à faire réagir l’autre en lui envoyant une pique, en essayant de le provoquer. Ça fonctionne à demi. Elle en est consciente. Ils ont partagés tellement de chose, de moments intimes pendant cette première nuit où ils n’étaient rien d’autre que des inconnus qu’elle a l’impression qu’elle n’arrive pas à le faire réagir avec la même intensité qu’avant. Pourtant, tout cela est bien superficiel. Elle en est consciente. Elle ne connait pas grand chose sur les relations qu’il partage avec sa famille, elle ne sait pas quel est l’ambiance pendant les repas de famille. Pour être honnête, Aurora imagine le tout comme était parfait, une famille parfaite et aimante, bien qu’elle se doute que ce n’est pas le cas. Sinon pourquoi en serait-il réduit à dormir sur son sofa plutôt que chez sa soeur ou ses parents ? Elle ne lui a jamais parler de sa propre famille non plus. Elle n’a jamais dit qu’elle a grandit dans une famille violente et dysfonctionnelle. Elle ne lui a jamais expliqué pourquoi elle n’apprécie pas l’alcool ou les fêtes, que les gens ivres ou sous l’effet de substance illicite la rendent anxieuse comme jamais. Si elle est honnête avec elle-même, elle n’est pas certaine de vouloir le faire non plus. D’ouvrir ses plaies qui cicatrisent tant bien que mal et que seul Nathan connait dans cette ville. Elle se doute que Bobbie sait, quelque part, que Nathan lui ai parler, qu’elle-même a laissé échapper quelque chose, mais dans ses souvenirs, elle n’a jamais parlé de ce père violent ou de cette mère toxicomane avec elle. Si elle peut éviter le sujet, c’est tant mieux. Ce n’est pas son sujet préféré. « Ca va, tu sais bien que je ne serais pas là si ta présence et ta charité m’étaient si désagréables ! » Elle lève les yeux au ciel devant cette réponse, visiblement excédé, bien que ce n’est pas réellement vrai. Elle en a l’habitude maintenant de ce genre de réplique, de ce genre d’échanges. Elle ne s’en offusque pas réellement, elle fait simplement mine de le faire. Aurora sait qu’il n’est pas de ceux qui annonce qui annoncent leur reconnaissance haut et fort, mais elle sait qu’il l’est tout de même, que le peu qu’elle lui offre est réellement apprécié par Kai, même s’il ne l’avoue pas et se contente de se plaindre pour un tout et pour un rien. Ça fait partie de sa personnalité, des choses qu’elle aime bien chez lui, même si elle trouve cela un peu agressant par moment. Elle ne sait pas vraiment comment l’expliquer. Il y a bien des choses qu’elle ne sait pas trop comment expliquer quand ça le concerne. « Décidemment, il est fini ce temps où tu me donnais ce que je voulais » Elle rougit. Violement. Elle n’a jamais eu honte de ses histoires d’un soir qui ne veulent rien dire à ses yeux. Elle n’a jamais été offusquée des plaisanteries ou des dires à ce sujet. Elle n’a jamais été timide au sujet de sa relation plus charnelle avec Kai non plus. Sauf maintenant. Depuis quelque temps, ce dernier en fait de plus en plus illusion. Un souvenir plaisant qu’il remet constamment sur la table. Lorsqu’il lui demande si elle est contre le fait qu’il allume une cigarette, elle se contente de hausser les épaules négligemment en guise de réponse, toujours un peu troublée par la réponse du jeune homme. L’échange verbale se poursuit, le jeune Baron répondant principalement par de courtes phrases, de simple mot qui en disent long sur ce qu’il pense. Mal à l’aise, elle essaie de s’échapper de la conversation, sans grand succès. Trébuchant dans sa maladresse naturelle, elle se retrouve bien vite sur les genoux de Kai, la main de ce dernier sur le haut de sa cuisse, un touche électrisant qui augmente les battements de son muscle cardiaque de façon qu’elle se dit qu’il peut probablement l’entendre. « Si tu voulais te rapprocher de moi, tu n’avais qu’à le dire roro, tu sais bien que je n’ai rien contre le fait qu’on réitère la soirée de notre rencontre ! » Elle roule les yeux au ciel pour la deuxième fois en moins de cinq minutes devant de tels propos. Elle ne peut pas nié que de se retrouver aussi près de lui n’est pas plaisant, que ça ne lui fait rien. Au contraire. Kai ne lui a jamais fait cet effet, même lors de leur première soirée. « Tu n’as rien contre tout ce qui ne t’oblige pas à porter un pantalon, Baron, c’est pas bien difficile à comprendre. » Son cynisme manque pourtant de mordant, sa voix est moins convaincante, comme si elle cherche son souffle. Le jeune homme ne bouge pas, sa main toujours sur sa cuisse, un contact brûlant contre sa peau, elle sent son souffle heurté sa jugulaire et quand elle baisse les yeux vers lui, elle note à quel point ils sont près l’un de l’autre, trop près, d’ailleurs. Depuis quand lui donne-t-il envie de sentir ses lèvres contre les siennes ? Depuis quand lui donne-t-il l’impression qu’une migration de monarque à lieu dans son estomac ? « Après si tu veux mordre, vas-y doucement quand même. J’ignorais que tu étais dans ce délire là !» Elle enfonce ses doigts dans ses cotes en guise de réprimande devant sa plaisanterie idiote qui fait quand même naître un sourire sur ses lèvres malgré sa gêne. « Je croyais que tu étais dans le genre de trucs un peu plus… particulier. Tu sais, avec le masque de latex et les fouets. Je ne te savais pas si conventionnel, Barron! » L’idée de se dégager ne lui vient pas vraiment, si elle y pense, son corps refuse de bouger, de se défaire de la chaleur qu’il irradie. Elle l’observe un moment, silencieuse, ses prunelles se perdant sur les lippes si invitante du jeune homme. Sa main remonte sur son épaule nue, chatouille sa peau, caresse négligemment sa mâchoire, alors qu’elle se mord la lèvre inférieure. « On ne devrait pas faire ça….Ce n’est pas très… amical. » Sa voix est légèrement plus basse, plus grave. Pourtant, malgré la raison qui lui dicte que c’est une mauvaise idée, elle comble l’espace entre eux, posant un baiser chaste et incertain sur les lèvres de son ami.

 
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Dim 24 Déc - 2:28

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Aurora Hartley and Kai Baron
I DON'T BELIEVE LOVES FOR ME, SO WONT YOU
COME AROUND AND PROVE ME WRONG

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Parler de soit n’a jamais été un problème pour Kai, bien souvent centré sur lui-même. En vrai moulin à parole, il pouvait tenir un monopole durant des heures sur son train de vie, sur celui qu’il menait il fut un temps. Celui baigné de luxure et d’abondance. Celui dans lequel on le décrivait comme l’enfant terrible des Baron mais qui rayonnait par son audace et son éloquence. Parce qu’il était le genre de personne à dire ouvertement ce que tout le monde pouvait penser tout bas. Il prenait plaisir à appuyer là où cela faisait mal et il prenait encore plus de plaisir à décrédibiliser cette famille si centrée sur les apparences. Parce qu’il n’était pas comme eux, ou tout au moins, il se considérait différent alors même qu’il profitait aisément et sans la moindre retenue de l’argent qu’ils lui procuraient. Il allait d’excès en excès pour faire parler de lui, pour attirer l’attention, à la fois du public mais aussi et surtout, de sa famille. Car c’était finalement cela dont il souffrait, d’un manque cruel de reconnaissance et peut-être quelque part d’amour. Pourtant celui-ci était bien là, mais démontré à la manière d’un Baron et c’était tout ce que le plus jeune de la fratrie avait toujours détesté. Il aimait leur faire honte et montrer à tout le monde qu’ils n’étaient pas parfaits, pour les punir d’être ce qu’ils étaient et de toujours le pousser à être comme eux. C’était son but premier lorsqu’il avait touché de la cocaïne pour la première fois, lorsqu’il voguait de soirée en soirée et qu’il s’engouffrait dans ces excès qui étaient devenus sa marque de fabrique. Pourtant cette volonté de reconnaissance et de pourrir purement et simplement la vie de sa famille, illustrait un mal bien plus profond. Un mal qu’il n’avait la force ni le courage d’assumer et un mal qui le rongeait de l’intérieur à mesure qu’il s’engouffrait dans ses propres addictions. Il avait perdu le contrôle, si tenté qu’il n’en ait véritablement eu un, un jour. Et aujourd’hui, il se retrouvait sans rien, à devoir squatter chez Aurora alors même qu’il y a encore quelques semaines, les dollars tombaient encore du ciel. Il avait décidé de tout envoyer promener sur un coup de tête face à un homme borné et blessé. Blessé au plus profond de lui-même et surtout à la merci de cette drogue qui prenait doucement mais surement possession de chacun de ses pores, de chacune de ses actions et d’une grande partie de ses pensées. Et s’il avait revendiqué sans le moindre problème ses dépendances et son penchant pour l’excès, il n’y était pourtant pas avare devant Aurora Hartley. Sans vraiment savoir pourquoi. Parce qu’elle n’était pas de ce monde. Elle n’était pas de celle qui avait vécu toute sa vie dans la luxure et dans le paraître. Elle ne connaissait pas ce gamin capricieux emprunt d’un désir profond d’amour et happé par les bras de l’ivresse. Bien sûr, elle connaissait son arrogance et son penchant pour la fête mais elle ignorait qui il était véritablement, quel jeune homme torturé il pouvait être et il n’avait pas envie de lui montrer cela. Parce qu’elle méritait mieux que de le voir ainsi et qu’il éprouvait une certaine honte devant elle d’être celui qu’il avait finalement toujours été. Alors oui quelque part, elle le rendait meilleur à sa façon, malgré le fait que ni lui, ni elle n’en était réellement conscient. Elle le tirait vers le haut. Ceci malgré le fait que dès qu’il n’avait plus à croiser son regard, il retombait dans cette mouvance aussi aspirante qu’un trou noir. Pourtant, il continuait de camoufler une vérité qui commençait pourtant à se voir, de peur que ce regard qu’elle posait chaque jour sur lui ne change. Il avait pourtant évolué, se mutant en quelque chose de plus tendre et incertain, mais c’était un regard qu’il accueillait volontiers sans se poser la moindre question quant à sa réelle signification. Tout ce qu’il ne voulait pas voir, c’était de la déception et peut-être du dégoût. Alors il donnait le change, faisant preuve de ses railleries habituelles qui faisaient de leur relation, quelque chose de si fort et si particulier. Et s’il prend plaisir à attaquer cette jeune femme, c’était parce qu’il aimait la réaction que cela provoquait toujours en elle. Il aimait la voir sourire laissant apparaître ces fossettes irrésistibles et ce regard valsant entre l’agacement et l’amusement. Exactement comme elle le faisait dès lors qu’il lui avoua aimer sa charité. Ceci même s’il n’aurait pas cru un jour en arriver à devoir jouer les ermites chez elle. Cela avait cependant quelques avantages, comme celui de se faire servir un café bouillant au réveil ou de la voir en petite tenue déambuler devant lui. Car oui, il ne pouvait nier que le spectacle n’était pas agréable à voir. Ce qu’il n’hésite guère à lui dire d’ailleurs, laissant apparaître une femme bien plus mal à l’aise et sur la réserve qu’il ne l’aurait cru. Lui qui s’était habitué à leur joute verbale quotidienne. Attrapant son paquet de cigarette, il en dépose une entre ses lèvres après l’autorisation évasive de son amie. C’était terrible mais la clope passait toujours avant la pizza au réveil, malgré toute la nocivité et le dégoût que cela pouvait provoquer chez les autres. Il cherche son briquet, en vain, sans pour autant s’arrêter en si bon chemin de remarques déplacées. Il sait que cela met mal à l’aise la Rory, qui tente vainement de s’échapper et c’est ce qu’il préfère. Mais il serait mentir de dire qu’il ne fut pas étonné de la retrouver sur ses genoux après un trébuchement qui tournait aisément en sa faveur. Parce qu’en une fraction de seconde, et dans une tentative de la rattraper, sa main s’était habilement logée en haut de sa cuisse, faisant naître un contact avec sa peau nue qu’il avait presque oublié. Sa cigarette s’échappe dans la chute, mais il n’en a que faire, bien plus intéressé par le regard de cette femme qui le captive bien plus qu’il n’aimerait le laisser penser. Parce qu’il sent ses propres mains devenir moites, les battements de son cœur s’accélérer et une certaine tension naitre alors même qu’il ne parvenait à quitter son regard. Un moment de grand flottement s’en suit durant lequel il se perd totalement, comme absorbé par quelque chose qu’il ne maîtrise plus. Quelque chose de terriblement différent, qu’il n’a que peu ressenti par le passé et qui le transperce de l’intérieur. Alors pour sauver les apparences, dès lors qu’il comprend ce qu’il est en train de se passer et qu’il ne devrait absolument pas se passer, pas au vu de leur amitié et pas au vu de sa propre situation, il énonce une énième de ses railleries, celle qui permettrait probablement à Aurora de reprendre conscience, de se lever et de rompre ce contact brulant qu’une partie de lui ne parvenait à quitter. Il n’était pas contre réitérer la soirée de leur rencontre, avait-il lancé pour plaisanter alors même qu’intérieurement il n’était pas persuadé que cela ne se rapproche guère d’une vérité camouflée sous une tonne de dénis. Elle roule les yeux, comme à son habitude. Pourtant elle ne bouge, restant immobile, presque trop confortablement installée sur ses genoux. Ils n’avaient jamais été si proches depuis la nuit de leur rencontre et aussi étrange que cela puisse paraître, il ne l’avait jamais autant désiré qu’à cet instant. « Tu n’as rien contre tout ce qui ne t’oblige pas à porter un pantalon, Baron, c’est pas bien difficile à comprendre. » Si la jeune femme a et a toujours eu du répondant face à un Kai débordant d’énergie dès lors qu’il était question d’attaques et de plaisanteries douteuses, il sent pourtant qu’elle y met à cet instant bien moins d’entrain qu’à l’ordinaire alors qu’elle énonçait belle et bien une vérité. Kai avait prit ses quartiers chez la jeune femme à la seconde où il avait posé les pieds dans son appartement, et il était finalement bien plus fréquent de le voir déambuler dans le logement sans son pantalon qu’avec. « Et on dirait bien que tu suis mes traces. » Un sourire joueur trônant sur ses lèvres vint accompagner un regard sur les jambes dénudées de la jeune femme, venues s’entremêler aux siennes, toutes aussi nues. Elle aussi semblait finalement adopter ce mode de vie et ce manque évident de pudeur en la présence de l’autre. Ou peut-être était-ce là un moyen de se rapprocher de lui et de lui montrer qu’elle avait des atouts indéniables qu’elle camouflait bien trop souvent derrière des vêtements sombres et trop larges. Sa main, qui n’avait guère bougé jusqu’alors se réveille enfin, venant glisser le long de cette cuisse qu’il ne semblait vouloir quitter, dans une caresse qu’il n’avait jamais eu envers elle auparavant. Elle baisse alors les yeux vers lui, faisant naitre une nouvelle proximité dangereuse mais terriblement vivifiante. Tant que son cœur s’emballe à nouveau et qu’il en a le souffle coupé. Le silence. Voilà ce qui orne actuellement la pièce alors que ses doigts se sont à nouveau logés vers le haut de sa cuisse, envieux d’aller chercher plus loin. S’il y a quelque chose de terriblement palpable à ce moment là, Kai décide pourtant de briser ce silence, pour détendre une atmosphère tendue, trop tendue, faisant la réflexion de ce penchant qu’elle semblait avoir pour des pratiques qu’il n’aurait cru. La réprimande ne tarde pas, mais il décèle tout de même un sourire aux coins des lèvres de la jeune femme. « Je croyais que tu étais dans le genre de trucs un peu plus… particulier. Tu sais, avec le masque de latex et les fouets. Je ne te savais pas si conventionnel, Baron ! » Il laisse échapper un rire, oscillant entre le véritable amusement et un brin d’angoisse. Non pas pour ce qu’elle énonçait mais parce que cette proximité le rendait définitivement de plus en plus nerveux. « Je veux bien tout essayer moi tu sais ! » Il tentait tant bien que mal de garder sa fougue ordinaire, alors même que son rythme cardiaque s’accélérait à mesure que la chaleur d’Aurora s’emparait de son propre corps. « Mais que veux-tu, je viens d’une famille conservatrice et traditionnelle, c’est dur de s’en défaire complètement à croire ! » C’était bien la première fois qu’il revendiquait une quelconque influence qu’avait sa famille sur lui et cela démontrait à la perfection qu’il perdait totalement pieds. S’en suit un nouveau silence durant lequel il se résout à ne pas gâcher ce moment, cherchant à se encrer au plus profond de ses iris. Il avait l’impression de la voir pour la première fois, cette femme qui faisait pourtant partie de sa vie depuis longtemps maintenant. Celle chez qui il vivait et chez qui il avait passé un temps excessivement long avant, cette femme avec qui il avait déjà franchi la limite sans jamais se dire que cette relation irait au delà des frontières des besoins primaires de deux êtres humains parfaitement consentant. Il ne savait pas vraiment ce qui était en train de se passer, là, juste là avec cette femme qui était pourtant son amie, juste son amie. Ou peut-être ne l’était-elle plus vraiment, dès lors qu’il avait senti son cœur s’emballer à leur contact et qu’il rêvait à cet instant de bien plus qu’un simple échange de taquinerie dont seuls eux avaient le secret. Ils ne bougent pas, se contentant de se dévorer d’un regard qui voulait en dire long sur leurs intentions, ceci même s’ils ignoraient véritablement la teneur de leur envie. La main d’Aurora glisse alors le long de son bras, faisant naître un frisson jusqu’alors inconnu, trouvant refuge sur son épaule avant d’emprunter sa destination finale, sa mâchoire, quelque peu endolorie par ce geste nouveau qui l’attire irrémédiablement vers ce qui l’obsède depuis quelque seconde. Ses lèvres. Des lèvres qu’il n’a pourtant jamais regardées de cette manière. Des lèvres qui lui donnent envie, terriblement envie, sans qu’il ne soit capable de l’expliquer. Derechef, il effectue une avancée hésitante de quelque millimètre, jusqu’à sentir le souffle de la jeune femme se heurter contre sa peau. Un souffle saccadé qui semble aussi en proie au doute qu’il ne l’est à l’heure actuelle, alors même que progressivement, les doigts du garçon remonte doucement la jambe de la jeune femme. Son autre main, qui permettait d’avoir jusqu’alors un certain appui, devient tremblante, bancale, lui confirmant que cette position devenait gênante. « On ne devrait pas faire ça….Ce n’est pas très… amical. » Kai fronce un instant les sourcils, définitivement pas enclin à entendre cela. Car oui, ses pensées actuelles n’avaient absolument rien d’amicales. « Tais toi Aurora. » Il lâche cela à voix basse, prenant soin d’employer son véritablement prénom, oubliant pour un temps ce surnom presque ridicule par lequel il avait pris l’habitude de l’appeler. Parce que oui, à cet instant, à cette seconde qui il paraissait une éternité, il ne s’agissait pas de Roro, la bonne copine qui se trouvait devant lui, ou plutôt sur lui, mais bien d’Aurora, cette femme dont il avait terriblement envie. Une femme qui vint d’ailleurs finalement et dans un soulagement commun, poser ses lèvres sur les siennes, dans un baiser rempli d’incertitude et surtout, terriblement chaste. Le genre de baiser dénué de toute confiance et qui cherchait une certaine bénédiction à ce qui pourrait suivre. Leurs lèvres ne se touchent que quelques secondes mais ce n’est pas suffisant. Bercé par une envie fulgurante et transperçante, Kai réagit immédiatement, venant rompre cette incertitude qui semblait la gagner. Ses lèvres retrouvent les siennes, dans un baiser bien plus confiant et fougueux, un baiser qui le transcende de l’intérieur alors que la chaleur ne cesse de calciner son corps devenu brûlant. De ses doigts frêles mais pourtant courageux, il fait glisser sa main sous ce t-shirt insipide alors que l’autre vient s’accrocher à la nuque de son interlocutrice. Il est prit d’une énergie folle qui le rend tout à coup emprunt d’une exaltation qu’il n’a plus ressenti depuis bien longtemps. Ce n’est que lorsque le souffle lui manque qu’il rompt le baiser, déposant son front contre le sien, laissant une certaine proximité entre leurs lèvres respectives, comme pour lui faire comprendre qu’il ne comptait pas s’arrêter là. Un mince sourire s’immisce aux creux de ses lèvres alors qu’il vient lui souffler quelques mots à peine audibles à l’oreille. « Je n’ai jamais eu autant envie de te retirer cet affreux t-shirt que maintenant ! » Kai montrait là toutes ses intentions alors qu’il laissait ses doigts vagabonder sauvagement sous ce t-shirt, à la recherche de nouvelles parcelles de peau de la jeune femme qu’il n’aurait encore découvert. Il retrouve un instant son regard avant de la faire basculer sur le divan, la laissant s’étendre, presque à sa merci. Il ne tarde pas à revenir vers elle, prenant le dessus sur cette situation à laquelle il avait, en étant tout à fait honnête, bien trop pensé ces dernier jours. Ses lèvres lui manquent alors et il vient les capturer à nouveau avant de descendre au creux de son cou. Pourtant, à l’instant où il se délecte de sa peau, embrassant cette partie qui renfermait sa jugulaire, il est prit de conscience et d’hésitation. Qu’étaient-ils en train de faire ? Etait-ce sérieux ? N’étaient-ils pas en train de gâcher une amitié pour un besoin primitif ? Il s’arrête alors en proie au doute et se redresse, prit par le besoin d’être rassuré. Il retrouve son regard, décollant son corps du sien alors même qu’il l’avait épousé à la perfection. « Tu es sûre ? » Aurora n’avait jamais émit le souhait de vouloir plus que ce qu’ils avaient déjà, jamais elle n’avait été ambiguë avec lui alors même qu’il n’avait cessé de l’être par des plaisanteries. Bien au contraire, elle semblait même un point d’honneur à ne jamais réitérer leur première soirée et pourtant, c’était elle qui avait posé ses lèvres sur les siennes, laissant planer une confusion terrible dans l’esprit de cet être un peu trop torturé.
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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora Hier à 5:49

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y a bien longtemps que Aurora ne croit plus au monstre sous son lit. Ce monstre qui la hantait quand elle se retrouvait allongée dans son lit, dans ce placard miteux qui lui servait de chambre, jadis. Ça ne veut pas dire qu’elle ne porte pas une attention particulière à ce que les couvertures recouvrent bien ses pieds lorsqu’elle s’endort, sachant que des pieds camouflés par des draps agit comme kryptonite pour ce monstre de son enfance. Ironiquement, ce n’est plus ce monstre qui la hante quand elle se retrouve dans le noir, essayant de trouver un sommeil qui semble beaucoup trop souvent la fuire. C’est les souvenirs les plus vils, les plus sadiques, ceux qui n’ont rien de positif et qui façonne de façon négative la personne qu’elle est aujourd’hui. Cette gamine secrète et trop agitée, celle qui ne parle jamais des choses sérieuses, qui peine à faire confiance à ces gens qui gravitent autour d’elle, qui manque souvent de naïveté dans ses relations interpersonnelles. Celle qui ne croit pas en l’amour, parce que à ses yeux, il ne s’agit qu’un mythe, quelque chose de créer de toute pièce pour mieux détruire quelqu’un. Elle l’a vu des centaines de fois, ce sentiment faux, vile aussi, qui s’infiltrait dans la maison de son enfance, ravivait la lumière dans les yeux de sa mère pour mieux tout détruire sur son passage. Ces monstres-là, les démons de son enfance n’ont pas de kryptonite. Il n’y a pas de pierre magique à brandir devant leur nez pour les faire faiblir, pour leur retirer leurs pouvoirs et les rendre aussi inoffensif qu’un poupon aux joues rosies. Ces démons-là, ces demi-dieu qui la plaque sur le sol et qui la tienne au sol chaque fois qu’elle se retrouve dans le noir, essayant de rattraper un sommeil trop rare. Il y a quelques conforts dans cela, quelques points d’ombre dans un désert aride. Kai Baron en est un. Solide pilier d’une vie qui n’a pas toujours été facile, fraîcheur nouvelle dans cette sécheresse violente. Elle est persuadé qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il peut représenter pour elle, de l’importance de leur joute verbale qui ponctue sa vie. Quelque part, ça lui va que Kai ne sait rien, qu’il ne sait pas qu’elle apprécie autant sa présence dans sa vie. Elle se doute que s’il l’apprend, il va la charrier sur le sujet comme jamais et elle n’a pas envie de voir ce sentiment devenir la nouvelle plaisanterie entre eux. Parce que ce sentiment, Aurora ne sait même pas comment l’expliquer, comment l’exprimer. C’est nouveau pour elle, c’est quelque chose qu’elle n’a jamais connu, qui lui est aussi incompréhensible que des formules d’astrophysique. Si elle a mit des limites entre eux, ne désirant pas remettre la soirée de leur rencontre, de ces moments dans ses bras, contre lui, elle doit avouer que ça a changer dans les derniers temps. Elle ne pourrait expliquer quand ou comment, tout ce qu’elle sait, c’est que son coeur bat plus rapidement quand il est près d’elle, que des papillons se déchainent dans son estomac quand il lui sourit comme seul lui peut le faire. Il lui arrive, pendant qu’elle se trouve dans son lit, quand elle entend la respiration de son ami à travers les murs trop minces de son appartement, d’avoir envie de lui demander de venir la rejoindre. De lui faire une place entre ses draps. Elle n’ose pas, cependant. Ne voulant pas réduire à néant cette amitié qui lui importe tant. Il lui arrive aussi d’oublier qu’il est là, qu’il fait partie de son quotidien, qu’il dort dans son salon. Ce matin, où sa petite tenue annonce qu’elle n’a pas vraiment réfléchie à sa présence dans son salon. Son malaise ne fait qu’augmenter quand elle se retrouve sur ses genoux, que la main de Kai se pose sur sa cuisse dénudée. Elle ne se souvient pas de la dernière fois qu’il fut aussi près d’elle physiquement, que leurs contacts physiques furent plus qu’un frôlement ou qu’une petite tape sur l’épaule. « Et on dirait bien que tu suis mes traces.» Les prunelles du jeune homme se perdent sur ses jambes nues et sa main qui s’est posée naturellement sur sa cuisse pendant sa chute bouge enfin, caresse sa peau chaude. Un contact qui déclenche des frissons le long de sa colonne vertébrale, qui hérisse les petits cheveux sur sa nuque. Elle cherche quelqu’un chose à répondre, une plaisanterie bien sentie, mais rien ne vient, son esprit semble brumeux, trop concentré sur la main de Kai qui caresse sa peau pour réfléchir à quelque chose. Elle ignore exactement ce qui la pousse à s’avancer vers lui, à tendre la main pour caresser sa mâchoire dans un geste qu’elle ne peut s’empêcher de faire. Elle est certaine que son muscle cardiaque va sortir de sa prison d’os et de muscles quand il remonte un peu sa main sur sa peau en guise de réponse à son propre geste. Aurora ne peut s’empêcher de protester, de trouver des mots à mettre sur son malaise, bien qu’elle n’a aucune envie de s’éloigner de lui. « Tais toi Aurora.» En temps normal, elle serait surprise d’entendre son nom entier prononcé par lui, mais présentent, ça frôle à peine son esprit, tout comme l’ordre qui ne sert à rien, parce qu’elle s’avance tout de même vers lui pour poser ses lèvres sur les siennes, goûtant ses lèvres pour la première fois depuis si longtemps. Un baiser chaste et timide, quelque chose qui n’est pas dans son habitude, parce qu’elle n’a pas l’habitude d’être aussi timide avec ses amants. Elle ne l’a pas été la première fois qu’elle a couché avec Kai et elle essaie de s’expliquer pourquoi elle manque autant d’assurance présentement. C’est lui qui change la donne, qui prend le contrôle, rendant le baiser plus fougueux. Elle n’oppose aucune résistance, se laissant bercer par les battements furieux de son muscle cardiaque, par la chaleur qui l’envahit, parcelle de peau par parcelle de peau. Ses doigts se perdent dans les mèches sombres du jeune Baron, l’attirant un peu plus vers elle, se régalant du goût de ses lèvres, de sa chaleur. Les doigts de son ami glissent sous son t-shirt, caresse sa peau qui ne s’attend pas à ce contact et qui s’enflamme à se contact. Ce n’est que lorsque ses poumons brûlent qu’elle s’éloigne légèrement de lui, autant que lui permet Kai qui ne semble pas vouloir qu’elle s’échappe de son emprise. « Je n’ai jamais eu autant envie de te retirer cet affreux t-shirt que maintenant !.» Elle sourit, malgré elle, malgré que la situation ne s’y porte peut-être pas, laissant son pouce caresser la nuque du brun. « J’en suis choquée! » susurre-t-elle doucement, n’osant pas reprendre ce ton mordant qui convient généralement à leurs joutes verbales. D’autant plus que les mains de Kai ne lui donne pas ses occasions, courant sur son derme avec une fougue nouvelle, découvrant chaque millimètre de peau dont il aurait oublié le grain depuis la dernière fois qu’il l’a touché de la sorte. Sans vraiment s’en attendre, elle se retrouve sous lui, son dos s’enfonçant dans les coussins du sofa, sans avoir perdu ce contact avec lui. Elle n’a pas le temps de dire un mot que ses lèvres sont de nouveau collées aux siennes, ses mains glissant le long de son dos. Aurora ne peut retenir le léger gémissement qui lui échappe quand le jeune homme chatouille sa jugulaire de ses lippes, jouant avec ce bout de peau sensible comme un chat avec sa proie avant de se détacher brusquement d’elle. « Tu es sûre ?» Elle plante son regard dans le sien, reprenant lentement mais surement son souffle. Bien qu’il a mit une nouvelle distance entre eux, elle laisse ses doigts traîner sur la peau dénudée du jeune homme, incapable de s’en empêcher. « Parce que tu ne l’es pas, toi ? » Elle ne répond pas à sa question, pas réellement. Elle se contente de l’attirer à elle, reprenant possession de ses lèvres, ses mains vagabondant çà et là sur son derme, cherchant de nouveaux endroits à découvrir, s’attardant sur la courbe de sa fesse, alors que sa langue joue avec la sienne, avide d’un contact plus prononcé encore avec lui. Rory ignore exactement ce qu’elle ressent, elle a l’unique impression que chacun de ses sens est en ébullition, que son sang bouille dans ses veines, que son coeur suit un rythme particulièrement rapide.

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MessageSujet: Re: I can't help falling in love with you • Kaurora

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I can't help falling in love with you • Kaurora

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