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le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia)

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MessageSujet: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 14 Aoû - 18:10

Le coup de la panne tu connais ?
EXORDIUM.
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La journée venait de s’achever et Alaska était en route pour rentrer chez elle. Entrant dans son sixième mois de grossesse, elle avait dû se rendre dans une clinique privée de l’autre côté de la ville. James n’avait pas pu l’y accompagner, en même temps, elle n’en avait pas vraiment eu envie, alors elle n’avait pas insisté, et n’avait pas daigner décaler son rendez-vous. Ils attendaient une petite fille et Alaska ne pouvait s’empêcher de culpabiliser, elle connaissait le sexe de l’enfant depuis deux mois, elle n’en avait pas parlé à Sonia, ni à Adam. Parce qu’ils avaient perdus une petite fille et que la sienne était en pleine forme. James était fou de joie, il se montrait surprenant, avenant, à l’écoute, doux. Chose rare, ces trois dernières années. Mais c’était un fait, la paternité semblait le transformer. Elle qui n’avait jamais imaginé avoir un enfant avec son bourreau se prenait à rêver d’une vie meilleure pour eux deux, eux trois. Elle n’avait d’autre choix que de passer dans la rue de Sonia et Adam, elle tourna la tête machinalement vers la fenêtre de leur salle à manger, c’était bref, court, trois petites secondes, mais elle jurait avoir aperçu, celle qu’elle a longtemps considérée comme une sœur, elle ressenti une pointe dans le cœur. Le parfait timing ou sa voiture décida de s’arrêter tout net. Qu’est-ce que … Elle réenclencha la clef une première fois, puis une seconde et une dizaine de fois, rien à faire, cette foutue voiture refusait de démarrer. Ne me fais pas ce coup-là, pas ici, pas maintenant. Elle suppliait presque. Elle attrapa son téléphone portable, commença à composer le numéro de téléphone de James, quand lui aussi décida de rendre l’âme. Une galère n’arrivant jamais seule, la pluie commença à s’abattre sur sa voiture. Non, mais c’est une blague ? Depuis quand il pleut en plein mois d’Aout ici ? Elle s’adressait au ciel, à une haute autorité, dont elle ne pouvait faire face. Elle attendait plusieurs minutes, une heure sans doute, avant de se résigner, elle avait besoin d’un téléphone et elle commençait à avoir froid. Au moment ou elle envisagea de sonner chez les Levinson, elle sentit sa fille lui donner un coup dans le ventre, comme si elle aussi se foutait de as gueule. Alaska souffla longuement. Et puis merde. Elle resserra son gilet sur elle, comme pour protéger son ventre. Elle pris une profonde inspiration et toqua trois coup. Elle attendit quelques minutes et Sonia apparu dans l’encadrure de la porte. Salut Sonia, excuse-moi de te déranger tu dois être à table, je pourrais utiliser ton téléphone ? Ma batterie est HS et la voiture aussi … Alaska ne comptait pas entrer, ni même s’éterniser, elle regarda presque suppliante, le téléphone posé sur l’étagère derrière son ancienne amie. Juste cinq minutes et elle s’en va.


Dernière édition par Alaska Blossom-Harper le Mar 15 Aoû - 21:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 14 Aoû - 19:55


❝Le coup de la panne, tu connais?❞
-Adam Levinson, Alaska Blossom-Harper & Sonia Levinson -
‘The problem with liars is that you never really know when and if they have reformed, or even if they are trying. When you catch them stretching stories, you start all over from scratch-trying to rebuild trust. You keep hoping you'll see satisfactory results in only days, not realizing that for people like Playgirl, if change occurs at all, it usually takes years.’
La journée de boulot avait été rude, préparer des élections n’étaient pas une mince affaire. Quand à côté de ça, il fallait en plus gérer un procès avec Myles. J’avais parfois l’impression que mon karma me faisait défaut, peut être parce que dans le fond j’avais arrêté de faire du bien autour de moi depuis bien longtemps. Je venais d’une famille de médecins de plusieurs générations, dans nos gênes aider son prochain était un devoir. Mais il faut croire que cet héritage génétique m’avait sauté lors de ma conception. J’avais trempé le bout de mon nez dans un milieu de requin où il fallait faire sa place quitte à vendre son âme au diable. Mon comportement faisait du mal à beaucoup de gens autour de moi, mais plutôt que de m’en soucier je faisais l’autruche. Adam en souffrait, mon père en souffrait et voila que même Myles, mon avocat, ne savait plus comment se comporter avec moi. La pluie était annoncée à la météo ce qui nous fit annuler notre petite séance de cinéma. J’étais d’ailleurs un peu trop fatiguée pour mettre de nouveau les pieds dehors. Au lieu de ça, nous avions opté pour une soirée détente devant Netflix. Rien de mieux que se blottir dans les bras de son chéri en dévorant des cochonneries. Je m’étais promis de faire attention à ma ligne. Malgré que j’étais une femme de l’ombre avec le gouverneur Malone, il m’arrivait parfois d’intervenir lors de meeting pour faire patienter les futurs électeurs et il valait mieux continuer à entrer dans mes tailleurs griffés. A la maison, j’avais opté pour une tenue plus légère et surtout plus confortable. En entrant, j’avais balancé mes escarpins blancs jurant de ne plus jamais les mettre malgré que j’avais craqué dessus quelques jours auparavant. Adam avait soigné mon ampoule au pied, alors que je lui avais fait un bref résumé de cette journée. Comme d’habitude, Peter Watson avait fait des siennes. Je m’imaginais parfois l’assommer à coup de clavier ou en l’envoyant une chaise en pleine figure. Au lieu de ça, je lui adressais un énorme sourire en tentant courtoisement de me défendre.

« J’y vais. » criais-je en entendant sonner. Ça ne pouvait pas être le livreur, nous n’avions encore rien commandé. Je voulais manger Thaï mais je n’arrivais pas à convaincre mon mari de se ranger de mon côté. Je fermais mon kimono, par fausse pudeur puis regarde à travers le judas. C’est Alaska. Qu’est ce qu’elle vient faire ici? Je décides de ne pas la faire attendre plus que ça. « Ma chérie. » dis-je en voulant la serrer dans mes bras avant de remarquer l’énorme bidou qu’elle a. J’hésite un moment à la manière de réagir. Après tout, la dernière fois que nous nous étions vu elle était plate comme une planche à pain et vu la forme ça ne pouvait être qu’un… bébé. La cachotière. Je pensais que nous étions suffisamment proche pour être au courant avant tout le monde. Et puis, bien sur, il y a le fait que je ne peux pas être maman. A chaque fois que je vois le ventre d’une femme enceinte, je pense à ce qui m’est arrivé. J’en avale presque ma salive de travers. « Mais bien sur, tu sais très bien que tu es chez toi ma belle. On a pas encore diner de toute façon, tu pourras nous aider à choisir quoi commander. » lui dis-je en l’invitant à entrer. Elle a l’air tout aussi décontenancée que moi mais la bienséance veut que je ne pose pas de question sur son absence. « Adam, chéri. On a de la visite. » dis-je en me dirigeant vers le salon avec notre hôte. Il est bien évidemment hors de question de la laisser partir par le temps qui court.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Mar 15 Aoû - 2:16

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le coup de la panne, tu connais ?
Cette soirée n'a rien d'anormal. Elle rime avec détente en duo, vous qui êtes bien trop fatigués de vos journées respectives, vous retrouvez sous la couette sans une once de détermination à braver la tempête pour une sortie pourtant non déméritée. Tu te sais avoir été un peu dur avec Sonia concernant cette fâcheuse affaire et bien que tu ne sois pas prêt à excuser son laisser aller jusqu'à la date de l'audience, tu veux bien faire un effort pour ce soir. Tu as besoin de la retrouver et tu crois en la réciproque, tout ce que cela implique ne dépend que d'une simplicité que tu chéris trop. Tu aimes ta femme quand elle mange des chips, quand elle lâche son petit commentaire sur son rencard improvisé avec ce fameux Peter Watson. Tu l'aimes quand elle se blottit contre toi par simple marque d'affection. Tu l'aimes quand elle te supplie vainement de commander Thaï ce soir quand tu te serais plus tourné vers la succulente pizzeria qui règne au bas de la rue. Tu l'aimes, ni plus ni moins, et tu n'en as jamais été plus certain. Enfermés dans votre bulle conjugal, la sonnette retentit et à peine as-tu le temps de zieuter ton téléphone, intrigué par une visite aussi tardive, que Sonia s'empresse d'aller ouvrir. Tu lâches un rire démoralisateur, le genre à laisser sous entendre que tu t'es bien fait caresser dans le sens du poil, surtout quand elle s'exclame de cette venue inopportune. T'enfiles les premières fringues qui te tombent sur les mains et t'empares des quelques dollars posés sur la table de chevet. Tu traînes des pieds jusqu'à l'entrée, fais résonner ta voix rauque dans toute la maison tout en baissant les armes.

"Laisse moi deviner, livraison express du wok pour madame ?"

Tu t'arrêtes, souffle coupé, respiration saccadée. Ton cœur manque un battement face au portrait qui se dresse devant toi, face à l'épouse désarçonnée et ignorante; face à la brune qui peine à cacher sa gêne. Alaska. Elle est devant toi et tu ne calcules pas tout de suite les raisons de sa venue, à une heure qui plus est aussi tardive. Les cheveux humidifiés par le temps orageux, les yeux malheureux, ceux que tu ne cesses de regarder avec ardeur et inquiétude. Et tout remontes, de votre premier baiser au silence radio. Tout, absolument tout ce que tu avais choisi de renier pour elle, Sonia, celle qui lui avait ouvert la porte sans une once de défiance. Est-ce que cela vaut la peine de prendre sur soi encore ? À ce titre, tu haïs Alaska. Tu la haïs pour son soutien, sa douceur, sa candeur. Tu la haïs d'être l'actrice dans ce foutoir, tu te haïs aussi d'avoir été fou d'elle à bien des moments, de la toiser du regard avec une telle frustration, le regard assassin. Tu restes là, planté comme un sourd, le temps pèse et chaque micro seconde défile comme un nouveau compte à rebours, celui de la pénitence. "Oh, Bonsoir. " Tu as bien du mal à te ressaisir, à cacher l'effet de surprise et de misère. Le ton est neutre, sur la réserve, comme tu le réserverais à n'importe quel convive, parce que tu es un mari discret, c'est bien connu. Si Sonia mérite son surnom de brujita, on dit que le feu et la glace sont incompatibles. Toi, tu passes ton temps à dire que vous êtes complémentaires, mais au final, qui sait si le puzzle est au complet ? Pendant de longues secondes, tu t'es retenu au jeu de l'imprudence, mais le ventre inévitable, tu ne le rates pas, persistance rétinienne obligée. Tu tombes du haut d'un immeuble, toi dont l'esprit des plus rationnel tend à vouloir y découvrir une mauvaise farce, à te réveiller d'un cauchemar houleux.

Non, cette soirée n'avait rien d'anormal, jusque là.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Mar 15 Aoû - 21:27

Le coup de la panne tu connais ?
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Alaska remarqua le regard de son amie porté à son ventre. Elle avait vu, elle avait forcément vu, ça commençait à se voir en même temps. Elle avait pourtant, la délicatesse de ne rien dire, du moins pour l’instant. Alaska n’avait clairement pas la force de faire la conversation avec Sonia. Oui, elles avaient étés amies et elles n’étaient jamais revenus sur ce qu’il s’était passé entre elle, après le fiasco de l’émission qu’elles coproduisaient, pour autant, Sonia n’était pas exactement la personne avec qui elle avait envie de s’extasier sur sa dernière échographie. Elle ne voulait pas paraître impolie, mais ne pouvait s’empêcher de regarder avec insistance l’objet de sa convoitise, un iphone dernière génération posé sur l’étagère derrière la blonde.  Son cœur manqua un battement lorsqu’elle entendit Sonia convier son mari à se joindre à elle. Non, ce n’est pas nécessaire je ne reste pas… Trop tard, elle entendait le pas d’Adam arriver. Elle ne pouvait soutenir le regard de celui qui avait été son amant pendant deux années. Elle serra machinalement son gilet autour de son ventre, comme pour le cacher. Chose inutile, elle en avait conscience, elle était enceinte jusqu’au yeux, elle entrait dans son sixième mois, mais étant très menue de base, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Elle s’autorisa à relever la tête en direction d’Adam et leva la main pour saluer le jeune homme. Salut Adam. Un salut un peu trop bref, un peu trop sec aussi. Ma batterie est à plat, la voiture aussi. Je voudrais simplement vous emprunter un téléphone pour prévenir James. Elle avait envie de rajouter à l’attention de Sonia « tu sais comment il est », mais elle n’avait pas envie d’alerter Adam, parce que lui il ne savait pas, il ne savait rien des excès de colère de son époux. Et puis, ce n’était plus tout à fait vrai, depuis l’annonce de sa grossesse, il y a deux mois, il était redevenu lui-même. L’homme agréable, charmant et doux qu’il avait été pendant la première année de leur relation. L’homme dont elle était tombée amoureuse. Elle baissa les yeux nerveusement. Elle s’en voulait d’être là, d’interrompre un moment entre les Levinson, parce qu’Adam, il lui avait dit qu’il voulait recoller les morceaux. Elle eu subitement la peur panique qu’il s’imagine qu’elle était complètement tarée, qu’elle s’inventait des prétexte pour le voir. Ca fourmillait à vive allure dans sa matière grise. Adam avait tenté de la joindre, bon nombre de fois, elle n’avait pas retourné ses appels et voilà qu’elle débarquait à sa porte. Elle ne voulait pas non plus le regarder, car elle avait peur que la complicité qu’elle avait pu avoir avec le jeune homme, ne soit démasquée par Madame Levinson. Elle se racla le fond de la gorge, pour rompre le silence gênant qui s’installait au moment même ou Sonia sortait de la pièce pour prendre son téléphone. Alaska, avait eu envie de lui dire que celui d’Adam était posé juste derrière elle. Mais elle n’avait rien dit. Par crainte que le ton de sa voix, sa gestuelle ou tout autre chose, ne vienne trahir son secret, elle resta planter là, la pluie battante tombant dans son dos. Parce qu’elle n’était toujours pas entré dans la maison. Parce que cette maison, elle la connaissait mieux que Sonia ne le pensait. Parce que si elle devait s’expliquer sur sa grossesse, ce serait dans un lieu neutre, pas sur le territoire d’Adam. Quand Sonia revint, elle s’agrippa au téléphone, comme à une bouée de sauvetage, elle pianota rapidement le numéro de son mari. James, c’est moi. Je suis en panne de voiture et ma batterie est morte. Quand tu auras mon message, vient me cherche, je suis garée devant chez Sonia Levinson, je t’y attends. Elle raccrocha et rendit son téléphone à Sonia.  Merci infiniment. Je ne vous dérange pas plus longtemps, je vais attendre dans la voiture, James ne devrait pas tarder. Du moins, elle l’espérait, sinon, ce serait juste la pauvre fille qui attend trois heures dans sa bagnole, parce que son mari est trop occupé pour allumer son portable.
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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Mer 16 Aoû - 13:26


❝Le coup de la panne, tu connais?❞
-Adam Levinson, Alaska Blossom-Harper & Sonia Levinson -
‘The problem with liars is that you never really know when and if they have reformed, or even if they are trying. When you catch them stretching stories, you start all over from scratch-trying to rebuild trust. You keep hoping you'll see satisfactory results in only days, not realizing that for people like Playgirl, if change occurs at all, it usually takes years.’
Alaska s’était faite discrète ces derniers temps. Il m’arrivait parfois de prendre de ses nouvelles et j’avais bien remarqué son envie soudain de s’éloigner de moi. Je connaissais assez son mari pour penser qu’il en était la cause. Il fut un temps où Alaska et moi étions inséparables. Travailler à ses côtés était une véritable partie de plaisir et nous avions bons nombres de points communs. Malheureusement, il fallut mettre un terme à cette collaboration après le fiasco de notre émission télévisé. Nous avions vu notre Queen coulée, sans pouvoir rien faire, ce qui a été dure pour chacune. Seulement, je ne pensais pas que notre amitié prendrait le même coup. J’avais l’impression de ne plus vraiment la connaitre, elle me filait entre les doigts sans que je ne puisse comprendre ce qui s’était passé entre nous. La voir là, devant moi le ventre rond sans que j’en ai été informé me blesse légèrement mais je suis la moins bien placée pour lui faire des reproches. Et puis j’ai ce petit pincement au coeur qui me rappelle que plus jamais je n’aurais la chance de connaitre moi aussi les joie de la maternité. Je ne lui laisse pas vraiment le choix de rentrer. Mon éducation ne me permettait pas de laisser une femme enceinte sur le pallier, un jour de pluie en plus. Et elle me connaissait mal si elle pensait pouvoir me faire changer d’avis.

Adam arrive à son tour, visiblement plus habillé, bien que sa tenue n’a rien de chic. Je lui souris en le voyant débouler pensant que je l’avais trahi en commandant sans lui. « Un canon livreur alors. » complimentais-je Alaska. Je n’ai pas besoin de faire les présentation, il fut un temps où Alaska ne se comportait pas en étrangère, bien au contraire, elle était un membre à part entière de la famille. De nouveau, elle répète son speech, concernant son téléphone qui ne marche plus et James qu’elle doit à tout prix prévenir. Je pause la main sur son épaule, je me permets ce genre de familiarité parce que je continue à penser que toutes les deux sommes amies : «  Chérie, tu sais que tu es là chez toi…Tiens, prend mon portable pour prévenir ton James » dis-je en allant chercher mon téléphone. James, je le connais assez pour savoir pourquoi elle se montre si stressée à l’idée de ne pas être déjà rentrée. J’aimerai pouvoir l’aider, mais c’est au dessus de mes moyens. J’ai beau avoir essayé dans le temps de la conseiller, elle continuait à s’attacher à son bourreau. Jamais, elle ne s’était plaint qu’il ait porté la main sur elle ou quoique ce soit, mais elle était toujours paniquée à l’idée de le décevoir. Elle compose assez rapidement le numéro de son mari et lui laisse un message sur sa boite vocale n’ayant pas décroché. Je fronce les sourcils lorsqu’elle dit attendre aller attendre dans sa voiture : «  Hors de question. On te laissera pas partir le ventre vide. » je marque une pause, l’impression que ma langue à fourcher. « Enfin, sans rien avoir avaler. » essayais-je de me rattraper. Tandis que je l’invite à s’assoir. « Après ça, si tu veux. Adam te déposera chez toi. » décidais-je pour tout le monde. Si elle pensait qu’on la laisserait dans sa voiture alors qu’un orage se préparait, c’est qu’elle nous connaissait mal. « Je commande sushis pour tout le monde? Ou pizza pour certains? » dis-je en regardant dans la direction de mon mari qui à l’air d’un coup plus hésitant.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Dim 20 Aoû - 3:29

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le coup de la panne, tu connais ?
Et c'est ainsi que débute le scénario que tu avais mainte et mainte fois tenté de soustraire de ton modeste cerveau. Le cauchemar en première loge, la mariée et l'amante enceinte cote à cote, le pécheur désarmé, ahuri, enfermé dans sa névrose devant l'effarement de la situation.. Tu ne cesses de te demander ce que la brune vient faire ici, comme une intruse que tu refuses après en avoir accepter bien trop, celle que tes pulsions d'égocentrisme pur irait foutre à la porte sans l'once d'un remord quand ton cœur et tes esprits brouillés ne cessent de vouloir en savoir davantage sur les raisons de sa venue, celles de son absence, bien que soudainement, celle-ci apparaît vaguement explicite. Tu sais d'or et déjà que tes membres peuvent te lâcher à n'importe quel moment tant tu te sens palot, mais tu ne cesses de prendre sur toi au fur et à mesure, d'être celui qui teste son sang-froid jusqu'au moment où celui-ci te lâchera. L'ouïe se trouble, tellement perdu dans tes pensées que tu ne discernes que quelques bribes de la conversation des deux jeunes femmes. Homme à part, tu vois ta femme accourir dans une autre pièce, te laissant seul face à ta plus belle erreur. Tu sens le ciel te tomber sur la tête, tu te vois déjà demain à la même heure dans l'avion qui te ramènera sur la côte est, comme un Tanguy et moins que rien qui aura gâché sa vie pour finir sur le divan de la matrone à l'aube de la quarantaine. Tu crains le regard de Sonia, tu crains la déception, la peine, la haine. Tu as peur oui, tu flippes comme pas permis et tu ne peux même pas contrôler le fait que cela alimente ce que tu associes comme de la monstruosité personnifiée. Le cycle infernal.
Tu te poses tellement de question à l'instant même que la psychose te frôle et tu le vois bien. Les secondes pèsent sans la présence de ton épouse et la balance tangue, ta gorge se noue et tu ne cesses de la racler, tout ça, sous un silence mortuaire. Tu évites Alaska comme elle t'évite, ainsi en êtes-vous rendu au même stade ? Ou peut-être son silence radio résulte d'une culpabilité, d'un simple ras-le-bol de tes états d'âme, d'une erreur irréversible ? Et ce James... tu l'avais presque oublié celui-là et pourtant, tu ne peux ne ressentir qu'un pincement au cœur quand tu l'entends prononcer son nom.. pas par jalousie, non. Le fait est que tu n'as jamais réellement apprécier le personnage, que tu en savais assez sur Alaska pour te douter de la réciproque, que ça te faisait plus de mal de mettre à mal la vie d'Alaska que celle de son mari. Et l'entendre presque supplier pour l'avoir à l'autre bout du fil te révulse tant cela te met dans une position inconfortable. Alaska aurait donc retourné sa veste sans rien te dire, bien que cela semble être un mal pour un bien pour tout le monde, sauf s'il y a anguille sous roche, et dans ce cas, c'est à toi d'en savoir davantage. Tout ce que tu avais pris soin de mettre sous clé se retrouve mis à nu. Sonia insiste pour que la jeune femme vous assiste pour le dîner, nouvel imprévu, nouveau coup dur que tu préfères encaisser par simple signe de tête approbateur, la logique voulant que tu ne laisses pas la brune se mettre en danger inutilement. Si l'offre n'est pas la plus alléchante, tu en vois pourtant une grande opportunité, non décidé à la laisser filer facilement maintenant qu'elle est revenue. Tu ne peux cependant t'empêcher de jeter un bref coup d’œil sur Sonia quand son obscurantisme te somme de ramener Alaska chez elle.

" Mais oui, avec plaisir. "

Ton ton ne trahit pas, ton regard non plus. Tu fais face à l'adversaire, tu la défierais presque de ton ignorance et de ta soif de réponse. Tu sais aussi que tu prends un risque à t'aventurer sur un champ de mine, mais la pression est bien trop forte pour que tu puisses avoir le dessus. Instinctivement, ton bras s'enroule à la taille de ta partenaire.

" Tu peux déjà rajouter une pizza sur la liste. " Et ta défiance en rajoute. "Enfin, deux. On connaît les risques du poisson cru sur un fœtus, j'imagine."

Regard accusateur sur la brune, tu ne sais pas d'où tu tires cette colère et si celle-ci lui est véritablement adressé après tout. Tu as juste peur de ce qu'elle pourrait te dire, tu le sais.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Jeu 31 Aoû - 16:39

Le coup de la panne tu connais ?
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Jamais Alaska n’avait été si mal à l’aise en présence du couple Levinson. Bien évidemment, les fois ou elle avait pu les croiser, elle n’était pas sereine pour autant, mais les échanges étaient bref et futiles, elle arrivait toujours à trouver quelque chose pour ne pas s’éterniser. Mais à cet instant précis, Alaska était en position de faiblesse, elle en avait conscience. Non seulement, elle était sur le territoire des Levinson, mais en plus de cela, elle avait besoin de leur aide. C’était comme-ci elle se jetait volontairement dans la gueule du loup. Elle déglutit difficilement, consciente qu’il était impossible de dire non à Sonia. C’était le genre de femme, qui aimait tout contrôler, tout diriger, et quand elle disait quelque chose, il fallait s’y tenir. Le souvenir de leur collaboration professionnelle, planait toujours au dessus d’elle. Si Sonia lui avait tout appris, elle l’avait aussi poussé au bout de ses limites, et c’était une bonne chose, du moins pour le côté professionnel. En privé, la jeune femme savait aussi qu’elle pouvait être difficile à suivre. Elle était faite sur le même moule que James. Une éducation, qui ne laisse pas de place à la médiocrité, l’excellence, un point c’est tout. Un mariage exemplaire, une carrière maniée d’une main de fer, Alaska, n’avait aucun mal à imaginer comment Sonia pouvait se comporter. Et dans un sens, c’était ce qui avait rapproché Adam et elle pendant un temps. Elle savait qu’elle n’avait aucune issue de secours, elle était obligée d’entrer et de rester avec Adam et Sonia.

Elle évitait soigneusement le regard d’Adam, et elle peinait à soutenir celui de son amie d’autrefois. Elle acquiesça finalement, cédant lâchement. Elle passa une main sur son ventre rebondit, quand Adam fit référence à sa grossesse. Elle n’arrivait même pas à sourire pour donner le change. L’entendre prononcer le mot de foetus, sonnait faux dans sa bouche. Il parlait comme un médecin, il avait son air détaché, celui qui dit : « tu nous emmerdes à débarquer comme ça ». Mais il avait une intonation, qui permettait de donner le change. Il y arrivait lui. Elle posa un pied devant l’autre, tel un zombie. La chaleur de la maison, n’avait plus rien d’accueillant à ses yeux, mais elle était coincée, elle ne pouvait pas rester dehors, sans éveiller les soupçons. Après tout, pourquoi irait-elle attendre toute seule dans le froid ? Adam, n’était pas censé être au courant des histoires entre les deux jeunes femmes et surtout, Sonia ne pensait pas qu’Adam et elle se connaissaient aussi bien. Elle enleva sa veste avec précaution, comme pour ne pas faire de geste brusque. Elle avait envie de se fondre dans le décor, d’entrer dans le mur, de disparaitre. Merci. Souffla-t-elle finalement à l’attention de Sonia, ne prêtant aucun intérêt à Adam, trop peureuse, trop honteuse. Elle pénétra dans l’immense maison des Levinson. Ca n’avait pas changé, chaque chose était à sa place, rangé méticuleusement par une femme de ménage. Elle avait presque l’impression d’être chez elle et elle ne pu s’empêcher de se demander si leur femme de ménage cachait elle aussi les secrets de famille. Elle secoua la tête, ce n’était pas le moment de divaguer sur le sujet James. Elle attendit qu’on lui propose de s’asseoir, elle avait l’impression d’avoir quinze ans, d’avoir fait une grosse connerie et d’être dans le bureau du proviseur. Elle sentait bien qu’elle devait porter sur elle sa gêne et son désespoir. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Elle s’installa finalement dans un fauteuil, quand on lui proposa de s’asseoir, s’exécutant rapidement. Elle avait pris cette place non pas au hasard, mais elle ne voulait pas prendre le risque de se retrouver assise à côté de l’un ou de l’autre des Levinson dans le canapé. Avec ses hormones, elle ne se faisait plus tellement confiance, elle avait l’impression qu’elle pouvait se mettre à pleurer ou en colère à tout moment, alors il valait mieux, qu’elle ne prenne aucun risque. Elle regarda autour d’elle la pièce. Non, rien n’avait changé. Elle essaya de se rappeler de la dernière fois ou elle était venu « officiellement ». Mais, la triste réalité, c’était qu’elle ne savait même plus, le moment ou elle s’était dit que Sonia n’était plus son amie et que c’était une bonne idée de se taper son mari. Pourtant, Sonia, se montrait particulièrement accueillant et sympathique, ce qui augmenta un peu plus le thermomètre de la honte.
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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 4 Sep - 11:54


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‘The problem with liars is that you never really know when and if they have reformed, or even if they are trying. When you catch them stretching stories, you start all over from scratch-trying to rebuild trust. You keep hoping you'll see satisfactory results in only days, not realizing that for people like Playgirl, if change occurs at all, it usually takes years.’
Je suis à mille lieux d’imaginer ce qui se trame devant moi. Peut être un peu trop naïve avec les gens que j’aime. Je vois pourtant bien qu’Alaska est génée et je mets ça sur le compte de ma réussite. J’ai beau faire semblant que tout va bien entre nous, il y a pourtant quelque chose qui s’est brisé dans notre amitié. Ceci étant, elle a beaucoup et longtemps compté pour moi et je refuse de mettre une croix rouge sur elle, d’autant plus que je suis fautive de notre éloignement. Je l’invite à entrer et Dieu sait comment je sais me montrer persuasive lorsque j’ai une idée en tête. Je propose de commander sushi pour tout le monde et Adam me reprend. En l’espace d’une micro-seconde, je bloque sur lui. La bouche entreouverte et les sourcils froncés. Je ne sais pas pourquoi, sa remarque me blesse, pourtant j’ai l’habitude que monsieur étale sa science partout. Je reprends très rapidement mon sourire, je n’aime pas être trahie par mon faciès, puis j’hoche la tête reposant mes yeux sur le ventre rond d’Alaska. «  Et bien ça sera pizza alors. » me repris-je. La réalité que plus jamais je ne deviendrais maman m’était revenue en pleine gueule comme un boomerang. Adam avait l’air un peu plus détaché sur le sujet. Je pris les garnitures de chacun et m’eclipsa quelques secondes pour passer un coup de fil à la pizzeria du coin.

Lorsque je revint dans le salon, Alaska était assise sur un fauteuil tandis qu’Adam était installé sur le canapé scandinave. Je pris place à ses côtés. Pendant un instant, le malaise fut à son plein. Je n’arrivais pas vraiment à savoir pourquoi c’était aussi froid mais la conversation avec Alaska ne se faisait pas aussi naturellement qu’avant. Je fut la première à mettre un terme au silence : «  Et sinon James va bien? » Son mari et moi avions fréquenté les mêmes établissements. Je ne le portais pas vraiment dans mon coeur, un arriviste arrogant qui se pensait au dessus de tout le monde. Pourtant, j’avais fini par m’habitué de sa présence parasitaire. Je répondais à sa pique avec un sang froid remarquable : «  Je le croise parfois au travail. » continuais-je. J’évite les hostilités, je l’ai prévenu par le passé combien il était fourbe et mesquin mais elle était trop amoureuse pour m’écouter. Je savais de quoi il était capable et combien moralement il devait la détruire mais elle ne se confiait pas. Elle n’était juste plus la même. Petit à petit, je la voyais s’enfermer dans ses secrets sans être capable de lui tendre la main. De ce côté là, j’avais de la chance d’avoir Adam pour me soutenir. C’était un mari aimant et compréhensif. Il faisait de son mieux pour s’aligner à un mode de vie qui lui était complètement inconnu. Il acceptait de me voir entrer et sortir à n’importe quel moment de la journée à condition que je sois épanouie. Il essayait du mieux qu’il pouvait de réparer son erreur et je lui étais reconnaissante pour ça. «  Il doit être aux anges. » dis-je en reposant mes yeux sur son ventre. Imaginer James papa n’était pas envisageable pour moi. Pourtant je me forçais à tenir un discours courtois à son égard pour ne pas la vexer. Elle avait fait son choix. « Il a beaucoup de chance, j’espère qu’il s’en rend compte. » lui dis-je en plongeant mon regard dans le sien. Je ne fais pas exprès d’être insistante, seulement je sais de quoi cet homme est capable et j’espère au fond qu’elle sait qu’elle aura mon soutien quoi qu’il en soit.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 11 Sep - 23:55

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le coup de la panne, tu connais ?
Alaska décide de rester muette à ta remarque, du moins, à tout ce que tu oses dire ou faire. Ce genre de mutisme ô combien significatif quand tu en connais les raisons. Malheureusement pour toi, cela atteint aussi Sonia et tu tardes bien à t'en rendre compte. Mais, en fin de compte, cette situation, tu l'avais cherché ; tu l'avais trouvé. Tu dois faire avec, prendre sur toi davantage, avoir honte, encore et toujours honte. Tu aimerais, à cet instant précis, tout envoyer valser et subir ta propre pénitence, dire la vérité à Sonia, du début à la fin. Mais tu penses à Alaska, tu imagines ce qu'elle traverse et malgré la confusion de vos rapports actuels, tu la respectes trop pour ça. Quant à Sonia, tu crains sa réaction. Évidemment, celle où, hantée par la haine, elle te mettra à la porte sur un point de non-retour. Mais surtout, elle, sa douleur, toi qui a bien pris du temps à comprendre que la perte de votre petite fille, vous ne l'aviez jamais vraiment vécu à deux. Tu ne veux pas qu'elle pense que ta traversée du désert lui est due. Tu n'as jamais cessé d'aimer ta femme, que ce soit pour encaisser ses crises de nerfs, ses reproches, la dépression ou son absence durant votre période de crise, jamais tu n'as pensé à la quitter, même si ton attitude distante aurait pu en témoigner du contraire. Alaska fut une erreur et tu le sais, mais elle était aussi cette bouffée d'oxygène qui te permettait de ne pas flancher, de ne pas te murer face à la situation, de garder le cap. Il y avait mille et une façons de sortir la tête hors de l'eau, mais tu as choisi la solution de facilité, et encore aujourd'hui, tu t'en mords les doigts. Parce qu'il faut l'avouer, elle t'a sauvé. Oui, mais à quel prix ?
A éviter son regard, ton cœur ne manque pas de battre la chamade à chaque fois que tes yeux se posent sur ce ventre rebondi que tu ne peux éviter. La pensée passe en coup de vent dans ton esprit, mais tu la réfutes. Bien-sûr que ton foutu karma en a longtemps fait des siennes, mais de là à rajouter un problème aussi gros, tu n'y penses pas. Alaska a un mari -un sale con qui plus est- alors les chances de te sentir concerné sont bien trop mince, pas vrai ? Dès lors, tu préfères te ressaisir, toutefois impatient de voir ce dîner arriver et passer hâtivement, pour mettre les choses au clair avec la brune, enterrer une fois pour toute ce secret qui vous ronge et continuer vos vies. Oh, si c'était aussi simple.. Quand Sonia vînt s'asseoir à tes côtés, tu ne peux t'empêcher de lui prendre la main, comme au devant de chaque invité, la preuve d'un couple modèle, d'un couple uni. Tu manques de lever les yeux au ciel quand elle questionne Alaska sur James. Comme si elle s'en préoccupait.. ou surtout comme si tu t’intéressais, toi, à sa vie. Tu préfères rester silencieux pour le coup, laisser la réalité t'attraper et faire avec. Quand ton épouse fait mention de la grossesse de la jeune femme, tu préfères baisser les yeux sur ces deux mains entrelacées, songeant égoïstement à une certaine forme d'injustice. Tu n'avais jamais été mis au courant des désirs de maternité d'Alaska, et Dieu sait que vous avez parlé, elle et toi. En même temps, est-ce vraiment un sujet à aborder avec son amant ? Étrangement, tu te sens plus inconfortable que peiné par la situation. Tu partages la douleur de Sonia, sans même oser la regarder dans les yeux. Et tu t'en veux de ne pas lui offrir ce qu'elle désire autant, de faire passer une procédure d'adoption au second plan quand tout ce qu'elle souhaite est de retrouver ce pour quoi elle se sent faite. De ton côté, quelque chose s'est brisé en même temps que le cœur d'Anna a cessé de battre, quelque chose qui t'empêche aujourd'hui d'être prêt à sauter le pas. Oui, tu en parles de plus en plus avec ta compagne, mais la pression ne disparaît pas pour autant et tu ne sais vraiment quand cela se réglera. Retour à la réalité, dans une ambiance presque mortuaire que tu décides d’abréger. " Bon, je vais m'habiller. " Tu décides de te lever, l'excuse est valable puisque tu ne peux ramener la jeune femme en t-shirt et bas léger avec un temps aussi houleux. Tu préfères éviter ce genre de sujet, encore et toujours, monter dans ta chambre, prendre quelques minutes à toi pour fumer une cigarette. Est-ce trop demander en vue des circonstances ? Tu ne penses pas. Plus qu'à espérer qu'Alaska ne se laisse pas envahir par les hormones durant ton absence, mais quelque chose te dit que cela lui donnera également un peu de repit.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 2 Oct - 3:04

Le coup de la panne tu connais ?
EXORDIUM.
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Essayant de garder le sourire pour masquer la fanfare d’émotion en elle, Alaska évitait soigneusement les regards des époux Levinson. Alaska avait toujours eu le don de se coller dans des situations impossibles. Comment la maitresse, pouvait-elle se retrouver à être invité à diner à l’improviste et surtout comment allait-elle gérer les questions du potentiel papa et de l’épouse trahit ? Elle sentit le thermomètre de la honte grimper encore un peu - apparemment, ça ne s’arrêtait jamais - lorsque Sonia supposa que James était heureux et qu’il devait se rendre compte de la chance qu’il avait. Une pique qu’elle pris en plein coeur. Sonia avait été au courant des excès de colère de son époux et elle lui en voulait à ce moment précis de l’utiliser contre elle. Ca la foutait en l’air, que Sonia ose parler de son mari, alors qu’elle savait pertinemment qu’à l’époque, elle bossait pour se faire un nom et enfin pouvoir se barrer de son enfer, mais l’arrêt de l’émission, l’avait contrainte à revoir ses projets. Et puis surtout, Alaska, avait toujours aussi peur de James. Elle eu subitement une réaction de protection, elle voulait montrer à Sonia que tout allait bien, tout comme Adam semblait vouloir lui montrer qu’ils formaient le couple le plus heureux de la ville. Il est aux anges. J’ai beaucoup de chance, il est au petit soin. C’était vrai. Depuis, l’annonce de sa grossesse, il n’avait pas levé une seule fois la main sur elle, il s’était calmé, d’un coup, d’un seul. La paternité l’avait apaisé. Elle avait dis cela en osant affronter le regard de Sonia, elle ne vacillerait pas, elle ne clignait pas des yeux. Elle était sincère. Il était au petit soin. En revanche, elle n’osait toujours pas regarder Adam, parce qu’elle avait peur de ce que lui pensait de son côté. Est-ce qu’il était en train de compter, pour savoir si c’était éventuellement son enfant ? Est-ce qu’il s’en fichait ? Et-ce-qu’il était un peu content de la voir ? Elle déglutit difficilement et finalement Adam rompt le silence. Monsieur décidait de se changer. Très bien … C’était de mieux en mieux, voilà qu’il fuyait carrément la pièce. Le lâche, il n’avait pas peur de laisser sa femme et sa maitresse dans la même pièce. Lorsqu’il sortit de la pièce, Alaska s’adoucit presque immédiatement. Elle soupira lentement, avant de plonger les yeux dans ceux de Sonia. Je t’assure, cette grossesse à changer beaucoup de chose. Elle appuya ses dires par un petit sourire. Elle s’en voulait d’être si hypocrite, mais en même temps, elle devait bien reconnaitre que Sonia, n’avait pas été aussi sympa que ce soir depuis des lustres. Elle espérait que cette phrase couperait court à toutes discussions éventuelles sur sa vie de couple. D’une part, parce qu’il était un personnage plus que publique maintenant et d’autres parts, parce qu’Alaska avait encore du mal à réaliser les changements de son mari. Elle restait toujours prudente, sur sa réserve. Elle ne le connaissait que trop bien, elle ne voulait pas se laisser aller, par peur d’être à nouveau déçue. Mais ce qu’elle ne pouvait pas ajouter, c’est que cette grossesse avait également brutalement mis fin à la relation Adam et Alaska et si elle était honnête, c’était peut-être encore mieux que le fait que James ne l’ai pas frappé depuis l’annonce.
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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Mar 10 Oct - 13:46


❝Le coup de la panne, tu connais?❞
-Adam Levinson, Alaska Blossom-Harper & Sonia Levinson -
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Quelque chose ne tourne pas rond, l’atmosphère est à la fois lourde et froide et je commence à me sentir gênée par la scène qui se joue sous mes yeux. Je n’aurais peut être pas dû insister auprès de la jeune femme pour qu’elle reste, j’ai beau vouloir la réconforter pour qu’elle se sente à l’aise, je sens que quelque chose ne va pas. Même Adam qui se montre normalement plus chaleureux avec nos invités a l’air tendu. Mon sourire ne quitte pas pour autant mes lèvres. Alaska est de la famille, longtemps nous étions soudées et malgré ce qui a pu se passer entre nous par le passé, il était hors de question de nous comporter avec elle comme de parfait étranger. Je savais qu’elle gardait quelques rancoeur à mon égard, elle ne l’avait jamais exprimé haut mais je n’étais pas née de la dernière pluie pour l’ignorer. Ce que je lui avais fait n’été pas digne d’une amie comme je prétendais l’être, seulement je n’avais pas eu le choix. Notre émission battait de l’aile et l’occasion était trop bonne pour rejoindre la troupe de Jack Malone pour redorer le blason. Mon image avait pris un sacré coup après la fin du programme. Je perdais beaucoup d’argent et à cette période Adam et moi étions entrain d’essayer d’avoir un enfant. Les choses avaient évolués entre temps. Nous nous étions revues quelques fois mais jamais je n’avais eu l’impression que le fossé qui s’était creusé entre nous était aussi grand. J’essaye de diriger la conversation du mieux que je peux et même si je ne porte pas vraiment James dans mon coeur, Alaska retrouve un peu plus l’usage de la parole. Je souris légèrement lorsqu’elle me dit qu’il est aux anges. Je suis assez sceptique de sa réponse, mais par politesse je m’abstient de tout commentaire. James est loin d’être un ange, j’ai du mal à l’imaginer en père. Dans le fond, je souhaite qu’il ne reproduise pas bêtement le schéma familial dans lequel il a été élevé. Je ne le connais que trop bien pour avoir fréquenté les mêmes écoles et avoir croisé le padre au travail. De ce côté là, je suis loin d’enviée la petite brune qui doit les supporter au quotidien. Adam met fin à la mascarade en se levant pour aller se changer. Je le soupçonne de vouloir fuir la conversation qui ressemble de plus en plus à un interrogatoire qu’autre chose. Il n’y a pas vraiment d’échange et les minutes commencent doucement à se transformer en heures. J’ai l’impression qu’il y a plus de blancs que de paroles. Lorsqu’il quitte enfin la pièce c’est une Alaska plus apaisée que j’ai devant les yeux. Je suis presque surprise du changement d’attitude. Je mets ça sur le compte de son mari, peut être que la présence d’un autre homme la met mal à l’aise et que je lui impose sans le vouloir le mien. « En tout cas, tu es radieuse. » lui dis-je. C’est vrai que je l’ai connu pendant une mauvaise période. Elle avait l’air d’être plus heureuse et épanouie, visiblement cette grossesse était une lueur d’espoir pour la jeune femme. « Je suis contente pour toi. » Lui dis-je, lorsqu’elle essaye de me rassurer sur son bonheur parce que c’est visiblement ce qu’elle tente de faire. Elle ne sait que trop bien ma position sur son époux et elle tente surement de me faire changer d’avis. Je veux bien croire qu’il se comporte mieux avec elle, mais je sais également de quoi l’individu est capable. Je ne connais que très bien James Harper pour me laisser influencer par l’arrivée miracle d’un bébé qui aurait don de l’apaiser. Encore une fois, je m’abstiens de lui exposer le fin-fond de ma pensée, qui suis-je pour le faire. Je garde ça pour moi et affiche à mon tour un sourire qui n’a rien de sincère, parce que dans le fond je m’inquiète pour elle. On sonne à la porte au même moment que j’entends mon époux dévaler les escaliers. Je n’ai pas le temps de le croiser que je suis déjà avec le livreur à régler l’ensemble des commandes. « On mange ici? » leur proposais-je, en revenant dans la pièce les bras chargé de deux sacs. La flemme d’aller manger à la salle à manger, on est tellement mieux sur les canapés. Un orage gronde au même moment, tandis qu’il pleut des cordes. Pauvre livreur.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Ven 17 Nov - 5:03

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le coup de la panne, tu connais ?
Porte close, tu relâches la pression sur un souffle interminable, à peine exagéré. Ta tête se décompose naturellement, élisant tes mains domicile pour quelques longues secondes durant lesquelles tu ne peux t'empêcher de plonger de nouveau dans les réminiscences de ces deux dernières années, la descente aux enfers, la fausse figure, la tendresse partagée avec une autre et la crainte d'affronter l'épouse meurtrie. Un cercle vicieux pour lequel tu prenais pourtant plaisir avec la brune, en toute connaissance de causes. Vous vous saviez tout les deux pêcheurs, tout les deux malheureux ; elle dans son mariage, tu en arriverais même à la défendre car ses actes tendent d'une bonne "excuse". Mais la tienne, tu la recherches toujours vainement. Parce que tu n'as jamais cessé d'aimer ta femme, votre mariage n'avait rien de néfaste, si ce n'est cette distance naturellement installée après ce deuil de maternité qu'elle ne cessera jamais d'éprouver et pour lequel elle te tiendra responsable jusqu'à la fin . Il y avait bien d'autres manières de passer outre, tu as pourtant choisi la voie de l'inexcusable. Aussi atroce que cela soit, tu paies le prix de ta culpabilité sans pour autant réussir à totalement regretter ton geste, en bon égoïste que tu fais. Après tout, en y repensant, tout a toujours tourné autour de ta petite personne, dès l'instant où tu pensais régler le bien par le mal, ton petit cœur meurtri devenu sauvage. Toi qui ne supportait plus de voir ta femme dans tout ces états, toi qui ne voulait pas perdre pied à ton tour. De l'individualisme pur et simple, voilà ce qui avait résulté des deux côtés. Alors sûrement que tu en avais besoin, que vous en aviez besoin tout les deux ; mais l'idée même qu'elle puisse elle aussi avoir ne serait-ce qu'une fois céder à la tentation te répugne aussi bien qu'elle te conforterait presque, parce qu'encore une fois, tu ne veux pas être le seul à porter un tel poids. L'horreur. Parce que la vérité finit toujours par se savoir tôt ou tard, c'est un fait. Et pourtant, tu tends à désirer que ton couple ne soit pas une exception à la règle des grandes fautes, mais surtout, solide comme un roc. Sûrement avais-tu l'espoir que cela s'arrange tôt ou tard, mais tu connais Sonia comme personne et inversement. Si vous n'êtes plus en déclin, les murs restent faits de verre.

Tu te presses d'enfiler une tenue capable de braver ce temps de chien, bien que peu excité à l'idée de te retrouver en plein brunch avec ton épouse et ton amante. Tu n'as plus vraiment le temps de souffler qu'on sonne déjà à la porte, le timing parfait pour une préparation mentale en demi-teinte. Tu sembles quand même doué pour tout ce qui est question de dissimulation, non ? Tu prends ton temps pour descendre les escaliers, l'odeur alléchante des pizzas envahit déjà le couloir d'entrée mais tes esprits sont préoccupés par une tout autre chose. Tu restes en retrait quand ton épouse règle la note. Ton regard croise celui de la brune pour un court instant, avant de te retrouver naïvement à regretter ton geste. L'un des problèmes majeurs étant que tu avais été attiré par la brune durant tout ce temps, charnellement soit, mais spirituellement davantage. Jamais n'as-tu eu la prétention de dire que la jeune femme n'était qu'un plan d'échappatoire, mais cela aurait été tellement plus simple. Ton ressenti à son égard n'avait rien à voir avec les sentiments que tu éprouvais pour ta femme, évidemment, mais tu ne pouvais vraiment qualifier ce qui vous a tenté une première fois, unit une seconde fois, pousser à vous laisser aller, prendre autant risques pour jouer inconsciemment comme deux enfants. Et toi qui pensait que le temps jouerait en votre faveur, qu'au final cette mascarade avait bien fait de cesser, te retrouve totalement chamboulé de la voir assise sur ton fauteuil, enceinte. Et tu ne sais toi même pas pourquoi cette idée te laisse en apparence stoïque quand elle n'enchante guère tes esprits déjà brouillés. Tu n'as qu'une hâte : finir ce dîner et stopper les faux-semblants, te retrouver nez à nez avec elle pour laisser vos langues se délier une bonne fois pour toute. En attendant, tu détournes le regard quand ta femme te fait désormais face, bras encombrés par les trois boites que tu lui débarrasses en bon gentleman, pour finalement revenir à vos places initiales. Comme prévu, le repas se fait sans un mot. Toi, ventre sur patte qui criait famine une demi-heure plus tôt, as bien du mal à finir la première part. L’appétit reviendra peut-être à ton retour, sans la présence d'Alaska. A ce stade, elle est même sûrement coupé pour le reste de la soirée, mais tu ne peux te permettre de jouer quand tu les as si bonnement réclamées. Tant pis, elles iront au pied du lit en cas de fringales, c'est loin d'être une priorité actuellement. Tu ignores si quelqu'un se décidera à briser le silence, mais dans ton cas, mieux vaut se faire tout petit.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Mar 21 Nov - 14:45

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Lun 18 Déc - 15:37

Le coup de la panne tu connais ?
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Tout cela devenait ridicule. Adam, d’un coté évitait le regard d’Alaska comme la peste, comme si elle était porteuse d’une maladie contagieuse et d’un autre côté Sonia, redoublait d’effort pour copiner avec Alaska. Alaska, quant à elle, se sentait de plus en plus mal face à ce couple. Ils étaient tous plus hypocrites les uns que les autres et cette invitation à diner était des plus gênante. Fichu voiture, fichu téléphone. Le karma était définitivement contre elle. Alaska ne su dire si c’était les hormones, mais elle culpabilisait deux fois plus que d’habitude par rapport à Sonia. Elle, qui était sur le point de fonder une famille, prenait subitement conscience de ses agissements. Elle savait bien sur que coucher avec un homme marié n’était pas une bonne chose, mais Sonia avait été son amie. Alaska avait été témoin de la perte de son enfant, elle avait été témoin de Sonia, se démenant pour sauver son mariage et Alaska, avait piétiner tout ça, mais elle voulait se racheter. De toute façon, Adam et elle, c’était du passé, il n’y aurait plus rien entre eux. L’odeur des pizzas se répandit dans toute la maison et Alaska se rendit compte qu’elle avait faim. Alaska passa rapidement à table, restant silencieuse, comme ses deux autres compères. Elle s’enfila rapidement une part de pizza, souhaitant à tout prix couper court à cette soirée insupportable. Sa politesse, l’empêchait de se lever et de courir vers la porte, la pluie aussi, ses pieds encore plus. Et puis, Sonia et Adam la sortaient quand même d’un sacré pétrin, en tout cas, ils la sauvaient d’une angine certaine. Ils restèrent encore silencieux quelques instants et Alaska trouvait la situation de plus en plus insupportable, elle se décida à briser le silence. Vous avez des plans pour les vacances ? Elle en avait strictement rien à faire et Alaska savait que Sonia et Adam en avaient conscience, pourtant, elle s’arma de son plus joli sourire qu’elle adressa à Sonia, puis à Adam, affrontant pour la première fois de la soirée son regard, elle soutint ce dernier, un peu plus longtemps qu’il n’en aurait été nécessaire, avant de baisser les yeux vers son assiette. Elle ne savait même pas pourquoi elle faisait ça. Essayer de paraitre sympathique auprès de Sonia, tenter de mettre mal à l’aise Adam. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il n’était pas à l’aise dans ses chaussures. Quelques bavardages futiles plus tard, Alaska exagéra un bâillement pour tenter de faire passer le message à Sonia. La grossesse, ça épuise. Alaska se mordit la langue, quelle conne, pourquoi elle avait dit ça à Sonia ? Qu’est ce qu’elle pouvait être maladroite parfois. Adam, sembla se diriger vers la porte d’entrée, Alaska le suivi, découvrant avec horreur, qu’il était celui qui la conduirait chez elle. C’était donc, elle et lui. Elle s’était bêtement imaginé que Sonia la redéposerait, mais Alaska comprenait qu’elle s’était trompée. C’était donc le moment fatidique, l’ultime affrontement, ce moment ou elle devrait admettre qu’il y avait bien une chance que ce bébé soit celui d’Adam. Alaska enfila fébrilement sa veste et se tourna vers Sonia, les genoux légèrement chancelant. Merci pour tout Sonia. Elle s’approcha de la grande blonde et la serra rapidement dans ses bras. A bientôt, bonne soirée. Alaska suivi ensuite Adam jusqu’à sa voiture, elle resta silencieuse, puis la porte d’Adam claqua et il mis le contact. Elle ne parlerait pas, lui non plus, après tout, ils n’habitaient pas si loin l’un de l’autre, ce n’était qu’un mauvais moment à passer.
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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia) Sam 30 Déc - 4:20

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le coup de la panne, tu connais ?
Les secondes se transforment rapidement en minutes et face au silence glacial de la pièce, tu voudrais bien te faire si petit, à t'en enfoncer dans le canapé s'il le fallait. Chaque bruit, chaque mimique, tu fais attention à tout, de tes gestes potentiellement dénonciateurs au langage corporel de la brunette juste en face de vous. Tu redoutes la moindre respiration, chaque mot qui sort de sa bouche. Tu laisses Sonia répondre à la question de la jeune femme sur vos possibles projets saisonniers. Des "Yellowstone", il n'y en a plus beaucoup pour vous. Quelque fois, ça paie de bosser à l'hôpital. Tu vois bien qu'elle n'est pas non plus là de son plein gré et qu'elle est aussi tendue que toi malgré le comique de la situation, pourriez-vous penser. Une panne de voiture.. le prétexte serait si facilement trouvé, mais voilà que le destin s'en est saisit pour se fendre littéralement la poire sur votre malchance avérée. Il peut être cruel parfois. Sonia t'avais présenté Alaska au temps des belles audiences de leur show, allié à la beauté d'un mariage pas encore ombragé. Et bien que tu ne peux réfuter la beauté de la brune, il n'y avait rien d’ambiguë entre vous à cette époque. Elle était l'associée de Sonia, son amie bien avant d'être la tienne. Tu ne sais toujours pas comment vous en êtes arrivée là, ou plutôt comment l'interdit te semblait si naturel dans ces moments. Tu ne te trouveras pas d'excuses pour avoir été cet époux volage. Mais là où l'on te pense impassible, tu as su trouver en Alaska une épaule sur laquelle te poser. Elle est la seule avec laquelle tu peux te permettre d'être sans-filtre et toi qui devrait n'en avoir que faire, est bien heureux de cette réciprocité. Il n'y a jamais eu d'amour entre vous, pas celui que tu as pu ressentir pour ton épouse, amoindrie aujourd'hui, mais toujours présent. Ce véritable amour, cliché à dire comme ça, mais réel. Tu savais la situation temporaire, vivre un deuil de manière aussi puérile et jouir de l'insouciance. Tu as bien tenté de te le faire croire pendant ce long silence radio. Mais ce soir, c'est l'amertume qui parle. Le regret, la rancœur, les centaines de questions qui te trotte dans la tête, un mauvais pressentiment. Tu la sentirais comme prisonnière, avec vous, mais pas seulement. Elle n'a rien de la femme enceinte épanouie et heureuse en ménage. Tu le sais, même si tu es encore à mille lieux d'imaginer les rapports qu'elle entretient avec le Harper, son mari. Voilà ce qu'il se passe quand deux mômes aussi mariés que malheureux aux esprits enivrés décident de franchir le stade du non-retour.

Enceinte. Elle vous le refait savoir, maladroitement. Tu ne la penses pas si mauvaise pour se permettre ce genre de réflexions de manière volontaire, mais ta mâchoire se serre autant que tes doigts encore entrelacés à ceux de ton épouse. Ni une, ni deux, tu te retires pour signer l'heure de la fin du repas. Cela convient sûrement autant à Sonia qu'à toi, quant à Alaska, tu ne préfères pas y penser car ton avis serait sûrement mitigé. Tu veux des réponses et tient à le lui faire savoir en ouvrant la porte d'entrée après les salutations des deux femmes, que tu refuses lâchement d'admirer. La laissant passer, prétextant rechercher tes clés de voiture en évitant soigneusement son regard, tu pars sans te retourner vers ta femme, lui lâchant un simple "à toute à l'heure.". T'es sûrement doué pour camoufler tes émotions, mais tu restes un mauvais menteur. Le comble quand on sait combien de temps vous avez passé à vous mentir, tout les deux. Appuyant rapidement sur le plip pour ne pas laisser la brune sous cette averse, tu jettes un rapide coup d’œil sur sa voiture garée à une dizaine de mètres. Tu pourrais très bien aller y jeter un œil par toi même mais tu n'es ni mécano, ni fan de la pluie et encore moins déterminé à laisser filer la jeune femme sans les explications qu'elle te doit. Peut-être extrapoles-tu, depuis quand a-t-elle des comptes à te rendre, finalement ? Tu prends à ton tour place dans la berline et enclenche le moteur sous un silence de plomb. Il te faudra bien cinq minutes de mutisme et d'ambiance lourde pour te décider spontanément à te garer sur le bas côté de la route. Vaut mieux prévenir que guérir, après tout. Après avoir prit une longue et forte inspiration, tu daignes enfin planter tes iris dans les siennes, sûrement interloquées ou préparées, cela dépendra bien de ce qu'elle aura à riposter. La situation te laissait sans voix, a tel point que tu mis un temps fou à trouver quelques mots dont tu n'es pas convaincu de la pertinence.

" Je pensais que t'avais coupé les ponts parce que t'en avais marre. J'aurais sûrement préféré, en fait. " Naturellement, tes yeux faiblissent vers une tout autre vérité. " Sois franche avec moi, je t'en supplie, sois-le. " Toi qui aurais-du rester dans le déni jusqu'à maintenant. Tu avais refusé de t'attarder sur sa situation parce que tu ne voulais tout simplement pas la reconnaître. Inutile d'être bon en calcul pour reconstituer les pièces du puzzle, mais malheureusement pour vous deux, tu n'es pas aussi stupide que tu pourrais en avoir l'air pour te faire caresser dans le sens du poil. Bien-sûr, elle a son mari, comme le disait Sonia, qui doit être aux anges. Mais elle n'a pas le droit de te faire croire au "zéro chance", et ça, tu veux l'entendre de sa propre bouche parce que t'es bien à deux doigts d'entrer en éruption.

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MessageSujet: Re: le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia)

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le coup de la panne, tu connais ? (adam-sonia)

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