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Genesis and Jace + Necessary Pain

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all these memories seem so old


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your wildest dreams
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MessageSujet: Genesis and Jace + Necessary Pain Ven 4 Aoû - 20:50


La mort est comme un coup de masse, de la destruction pure. Elle frappe, vous êtes terrassé, vous vous relevez pour reconstruire. Mais ne pas savoir – le doute, le flou –, c'est un peu comme l'action des termites ou d'un germe insidieux. Ça vous ronge de l'intérieur. On ne peut pas empêcher la pourriture de proliférer. On ne peut pas reconstruire car la mort continuera son érosion. (@HarlanCoben // beerus)
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Necessary Pain


Enfant, elle revivait chaque nuit ce cauchemar récurrent : La perte d'un être cher. Il s’agissait toujours d’une scène semblable à celle - ci, une femme au coeur d’enfant, l'odeur d’antiseptique caressant chaque poils présents à l’intérieur de ses narines. Un poids contre la poitrine gênant la mort était sa propre succube, elle laissait son empreinte sur la poitrine de l’orpheline qu’elle était et cela depuis sa plus tendre enfance. Elle n’avait eu de cesse que de tenir sur deux jambes qui se voulaient fortes mais dont la structure était indésirable. Ses genoux avaient été brisés par le corps sans vie et sans bras de son père. Ses chevilles avaient été disséquées lorsqu’elle avait posé ses pupilles innocentes sur la langue pendante et sanglante de sa propre mère. Elle avait vu le mal absolu. Celui que les enfants craignent inconsciemment. Elle avait choisi de le combattre à son échelle. Et puis, elle avait eu Jack, ce vieux barbu au coeur aussi large que son ventre. Elle l’avait aimé comme une fille aimerait son père. Elle l’avait certainement blessé une ou deux fois, peut - être même plusieurs fois. L’homme était toujours resté à ses côtés. Du moins, jusqu’à ce que le cauchemar ne redevienne réalité. On lui avait appris sa mort au téléphone, cette nuit, sous une chaleur étouffante les larmes avaient inondé les draps de soies de la brune. Elle n’avait rien dit au travail, ni à Priam. Encore moins à Priam. Elle avait pris une pause à midi, sous - entendant qu’elle devait régler quelques petites choses. Et elle s’était assise ici, dans cette salle d’attente au milieu de familles pleurant le corps froid d’un membre de leur famille. Elle avait vu tant de familles endeuillées qu’elle avait presque oubliée la douleur.


La douleur, elle était bien présente. Semblable aux coups qu’elle avait déjà reçu, mais en pire. Parce que la douleur ici, elle était invisible, incontrôlable. Elle eut l’envie de contacter Rickon, d’une manière semblable à celle d’un accroc au tabac. Elle avait besoin de lui, comme la cigarette dont le fumeur avait besoin après un café noir ou un repas fournis. Il l’avait toujours aidé à surmonter les épreuves par sa simple présence. Même si elle avait toujours été trop fière pour le lui dire, préférant se protéger de la mort en fuyant l’ombre qu’elle exposait au - dessus de ces bikers qui l’avaient vus grandir. Une femme balançait son corps face à elle, état de trans d’un deuil qui ouvrait ses portes. Le deuil était une chose que son inconscient avait éloigné. Elle l’avait vu à travers les yeux des témoins de ses enquêtes, repoussant l’idée qu’elle avait elle aussi été victime de ce drame. Aujourd’hui, elle n’était plus cette enfant apeurée, elle était cette femme qui avait porté son fils pendant neuf longs mois seule. Elle avait donné la vie dans la douleur, la sueur et les larmes. Elle avait aimé ce petit homme qui grandissait chaque jour avec des traits semblables à ceux du père. Elle avait continué à croire en une justice qui l’avait elle - même condamnée. Alors, ce deuil était un mal nécessaire. Une étape de sa vie qu’elle devrait surmonter. Bien qu’il s’agissait d’un fait, les émotions firent qu’elle enlaça cette veste en cuire qu'on lui avait donné à son arrivé. Le trou de la balle qui s'était logé dans le corps de Jack ressemblait à un volcan endormis. Du bout des doigts elle caressait ce volcan, ignorant si ce geste répétitif était semblable à celui de la vieille femme qui lui faisait face. « Elle vous a pris quoi vous? » Voix rauque et névrosée, les pupilles enfoncées dans deux gros orifices aussi profonds qu'une tombe. La vieille femme la toisa, attendant une réponse. Genesis caressait cette veste, prit une grande inspiration et elle sourit de ses dents blanches et parfaitement alignées. « Un père qui courrait un peu trop vers elle. » Là était une vérité. Ces hommes qu’elle avait vu se déchirer, elle avait vu les coups, les hématomes, la douleur qui se cachait derrière leurs larges vestes. Ils se battaient pour un idéal qui était perdu depuis des années. Dramatiquement pathétique. Et pourtant, elle les chérissait du fond de son coeur.

Sa réponse semblait avoir convaincu la vieille qui s’était assise de nouveau. Puis, un jeune interne prononça son nom. La policière se leva, bras et veste en cuir longeants le long de sa silhouette filiforme. Elle surplombait le jeune homme d’une tête très certainement. En silence, elle longeait les couloirs de l’hôpital. La morgue était un endroit qu’un détective connaissait bien mieux que les locaux du commissariat. Elle était habituée aux regards sans vies des familles, aux yeux rougis des veuves. A cette fatigue qui se lisait sur les traits des employées. En revanche, elle n’était plus habituée à voir sur cette table des corps qui l’avaient jadis enlacés tendrement. Elle songea à son fils. Comment lui expliquer la mort quand elle - même n’avait jamais réussi à en saisir le sens ? D'un mouvement de tête de droite à gauche, elle chassa cette pensée avec conviction.Elle était mère, elle saurait le lui dire d’une façon ou d’une autre. « Prenez votre temps. » Fit l’interne tout en posant son index sur ses lunettes afin de remonter ces dernières sur son nez fin. Il y avait eu ce bruissement métallique, signe que le corps arrivait lentement sous ses yeux, couverts d’un drap blanc. Un drap qu’elle toisa un long moment. Elle songeait à ces nombreux Halloween en compagnie de cet homme, à la tendresse avec laquelle il avait enlacé sa main de petite fille. Elle ignorait si les larmes avaient commencer à longer ses joues à cette pensée ou si ce fut lorsqu’elle vit son visage pâle et creux. Enfin, ces jambes qui avaient tenues jusqu'ici eurent les vis trop fragiles. Cette grande femme froide et forte plia le genou au sol, les paumes de ses mains enlacèrent ce drap blanc et elle hurla de douleur. Encore et encore. Jusqu’à ce que l’épuisement la gagne et que ce soit l’interne aux cheveux roux qui l’aida à se relever.

On avait appelé un taxi pour la ramener au commissariat. Le jeune interne lui avait donné quelques conseils, comme prendre soin d’elle, se reposer, contacter des personnes qui pourraient l’aider. Cela l’avait fait sourire nerveusement. Après avoir repousser le monde entier qui pouvait elle contacter ? Le désespoir qu’elle avait cherché à fuir était là, il lui souriait. Elle aurait juré qu'il s’agissait d’un démon prêt à la dévorer. Dans une gestuelle désespérée elle composa le numéro de Rickon, sa poitrine se soulevait vivement et douloureusement. Elle ressentait à cet instant toute la panique que son propre fils pouvait ressentir lorsqu’il faisait une crise d’asthme. Et pourtant, à chaque sonnerie qui raisonnait à l’autre bout du fil elle sentait la douleur s’évaporer de manière corrosive. Puis cette voix, unique, enivrante, rauque et violente. Un simple « ouais? » qui était marmonné dans une barbe mal rasée. Du moins c’est ce qu’elle imaginait de cet homme à l’autre bout du fil. Sans doute avait - il une cigarette entre ses doigts qui se consumait. Elle posa la paume de sa main devant ses lèvres, étouffant des larmes de hontes et de désespoir. Puis, la ligne se coupa en silence. Voici ce à quoi sa vie était à présent réduite. Contacter un homme qu’elle avait fuit. Elle jeta nerveusement son portable dans son sac, l’argent au chauffeur puis dans un élan de colère elle se dirigea telle une lionne jusqu’à son bureau. La première chose que son poing frappa fut son écran d’ordinateur, marquant ses phalanges d’un rouge écarlate. Puis, ce fut le miroir, marquant cette fois - ci son avant bras de plusieurs micro - coupures. Enfin elle fouilla le sac plastique contenant les dernières choses que Jack avait sur lui. Elle ignorait ce qu’elle cherchait, mais elle cherchait avec le désespoir que la folie et la pathologie de la perte lui offrait. Frénétique, folie meurtrière.

Ses doigts sanglants effleurèrent la photographie en noir et blanc. Elle affichait l’air juvénile de l’adolescence et un sourire narquois qu’elle tenait de son père. Jack avait ses bras posés autour de ses épaules, le haut de son corps légèrement en avant. Cette nonchalance commune qu’avait ces hommes. Elle essuya ses larmes d’un revers d’avant bras, laissant une trainée de son propre sang sur sa joue. Dans son acte de folie, elle n’avait pas remarquée cette présence masculine qui lui faisait face. Cet homme dont le deuil avait été ce mal nécessaire. Lui qui avait perdu ce qu’un être humain ne pouvait perdre sans en perdre la raison : son enfant. Il la toisait de toute sa hauteur, tandis que la pitoyable et fière Genesis gisait et vomissait sa folie dans ce bureau. « Jack.. » Elle mordilla sa lèvre nerveusement, elle essayant de se donner de la contenance, un peu de dignité. « Mon oncle est mort assassiné… » Elle plongea son visage dans la paume de ses mains et laissa les larmes exprimer la douleur.

 
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