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Genesis and Jace + Necessary Pain

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MessageSujet: Genesis and Jace + Necessary Pain Ven 4 Aoû - 20:50


La mort est comme un coup de masse, de la destruction pure. Elle frappe, vous êtes terrassé, vous vous relevez pour reconstruire. Mais ne pas savoir – le doute, le flou –, c'est un peu comme l'action des termites ou d'un germe insidieux. Ça vous ronge de l'intérieur. On ne peut pas empêcher la pourriture de proliférer. On ne peut pas reconstruire car la mort continuera son érosion. (@HarlanCoben // beerus)
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Necessary Pain


Enfant, elle revivait chaque nuit ce cauchemar récurrent : La perte d'un être cher. Il s’agissait toujours d’une scène semblable à celle - ci, une femme au coeur d’enfant, l'odeur d’antiseptique caressant chaque poils présents à l’intérieur de ses narines. Un poids contre la poitrine gênant la mort était sa propre succube, elle laissait son empreinte sur la poitrine de l’orpheline qu’elle était et cela depuis sa plus tendre enfance. Elle n’avait eu de cesse que de tenir sur deux jambes qui se voulaient fortes mais dont la structure était indésirable. Ses genoux avaient été brisés par le corps sans vie et sans bras de son père. Ses chevilles avaient été disséquées lorsqu’elle avait posé ses pupilles innocentes sur la langue pendante et sanglante de sa propre mère. Elle avait vu le mal absolu. Celui que les enfants craignent inconsciemment. Elle avait choisi de le combattre à son échelle. Et puis, elle avait eu Jack, ce vieux barbu au coeur aussi large que son ventre. Elle l’avait aimé comme une fille aimerait son père. Elle l’avait certainement blessé une ou deux fois, peut - être même plusieurs fois. L’homme était toujours resté à ses côtés. Du moins, jusqu’à ce que le cauchemar ne redevienne réalité. On lui avait appris sa mort au téléphone, cette nuit, sous une chaleur étouffante les larmes avaient inondé les draps de soies de la brune. Elle n’avait rien dit au travail, ni à Priam. Encore moins à Priam. Elle avait pris une pause à midi, sous - entendant qu’elle devait régler quelques petites choses. Et elle s’était assise ici, dans cette salle d’attente au milieu de familles pleurant le corps froid d’un membre de leur famille. Elle avait vu tant de familles endeuillées qu’elle avait presque oubliée la douleur.


La douleur, elle était bien présente. Semblable aux coups qu’elle avait déjà reçu, mais en pire. Parce que la douleur ici, elle était invisible, incontrôlable. Elle eut l’envie de contacter Rickon, d’une manière semblable à celle d’un accroc au tabac. Elle avait besoin de lui, comme la cigarette dont le fumeur avait besoin après un café noir ou un repas fournis. Il l’avait toujours aidé à surmonter les épreuves par sa simple présence. Même si elle avait toujours été trop fière pour le lui dire, préférant se protéger de la mort en fuyant l’ombre qu’elle exposait au - dessus de ces bikers qui l’avaient vus grandir. Une femme balançait son corps face à elle, état de trans d’un deuil qui ouvrait ses portes. Le deuil était une chose que son inconscient avait éloigné. Elle l’avait vu à travers les yeux des témoins de ses enquêtes, repoussant l’idée qu’elle avait elle aussi été victime de ce drame. Aujourd’hui, elle n’était plus cette enfant apeurée, elle était cette femme qui avait porté son fils pendant neuf longs mois seule. Elle avait donné la vie dans la douleur, la sueur et les larmes. Elle avait aimé ce petit homme qui grandissait chaque jour avec des traits semblables à ceux du père. Elle avait continué à croire en une justice qui l’avait elle - même condamnée. Alors, ce deuil était un mal nécessaire. Une étape de sa vie qu’elle devrait surmonter. Bien qu’il s’agissait d’un fait, les émotions firent qu’elle enlaça cette veste en cuire qu'on lui avait donné à son arrivé. Le trou de la balle qui s'était logé dans le corps de Jack ressemblait à un volcan endormis. Du bout des doigts elle caressait ce volcan, ignorant si ce geste répétitif était semblable à celui de la vieille femme qui lui faisait face. « Elle vous a pris quoi vous? » Voix rauque et névrosée, les pupilles enfoncées dans deux gros orifices aussi profonds qu'une tombe. La vieille femme la toisa, attendant une réponse. Genesis caressait cette veste, prit une grande inspiration et elle sourit de ses dents blanches et parfaitement alignées. « Un père qui courrait un peu trop vers elle. » Là était une vérité. Ces hommes qu’elle avait vu se déchirer, elle avait vu les coups, les hématomes, la douleur qui se cachait derrière leurs larges vestes. Ils se battaient pour un idéal qui était perdu depuis des années. Dramatiquement pathétique. Et pourtant, elle les chérissait du fond de son coeur.

Sa réponse semblait avoir convaincu la vieille qui s’était assise de nouveau. Puis, un jeune interne prononça son nom. La policière se leva, bras et veste en cuir longeants le long de sa silhouette filiforme. Elle surplombait le jeune homme d’une tête très certainement. En silence, elle longeait les couloirs de l’hôpital. La morgue était un endroit qu’un détective connaissait bien mieux que les locaux du commissariat. Elle était habituée aux regards sans vies des familles, aux yeux rougis des veuves. A cette fatigue qui se lisait sur les traits des employées. En revanche, elle n’était plus habituée à voir sur cette table des corps qui l’avaient jadis enlacés tendrement. Elle songea à son fils. Comment lui expliquer la mort quand elle - même n’avait jamais réussi à en saisir le sens ? D'un mouvement de tête de droite à gauche, elle chassa cette pensée avec conviction.Elle était mère, elle saurait le lui dire d’une façon ou d’une autre. « Prenez votre temps. » Fit l’interne tout en posant son index sur ses lunettes afin de remonter ces dernières sur son nez fin. Il y avait eu ce bruissement métallique, signe que le corps arrivait lentement sous ses yeux, couverts d’un drap blanc. Un drap qu’elle toisa un long moment. Elle songeait à ces nombreux Halloween en compagnie de cet homme, à la tendresse avec laquelle il avait enlacé sa main de petite fille. Elle ignorait si les larmes avaient commencer à longer ses joues à cette pensée ou si ce fut lorsqu’elle vit son visage pâle et creux. Enfin, ces jambes qui avaient tenues jusqu'ici eurent les vis trop fragiles. Cette grande femme froide et forte plia le genou au sol, les paumes de ses mains enlacèrent ce drap blanc et elle hurla de douleur. Encore et encore. Jusqu’à ce que l’épuisement la gagne et que ce soit l’interne aux cheveux roux qui l’aida à se relever.

On avait appelé un taxi pour la ramener au commissariat. Le jeune interne lui avait donné quelques conseils, comme prendre soin d’elle, se reposer, contacter des personnes qui pourraient l’aider. Cela l’avait fait sourire nerveusement. Après avoir repousser le monde entier qui pouvait elle contacter ? Le désespoir qu’elle avait cherché à fuir était là, il lui souriait. Elle aurait juré qu'il s’agissait d’un démon prêt à la dévorer. Dans une gestuelle désespérée elle composa le numéro de Rickon, sa poitrine se soulevait vivement et douloureusement. Elle ressentait à cet instant toute la panique que son propre fils pouvait ressentir lorsqu’il faisait une crise d’asthme. Et pourtant, à chaque sonnerie qui raisonnait à l’autre bout du fil elle sentait la douleur s’évaporer de manière corrosive. Puis cette voix, unique, enivrante, rauque et violente. Un simple « ouais? » qui était marmonné dans une barbe mal rasée. Du moins c’est ce qu’elle imaginait de cet homme à l’autre bout du fil. Sans doute avait - il une cigarette entre ses doigts qui se consumait. Elle posa la paume de sa main devant ses lèvres, étouffant des larmes de hontes et de désespoir. Puis, la ligne se coupa en silence. Voici ce à quoi sa vie était à présent réduite. Contacter un homme qu’elle avait fuit. Elle jeta nerveusement son portable dans son sac, l’argent au chauffeur puis dans un élan de colère elle se dirigea telle une lionne jusqu’à son bureau. La première chose que son poing frappa fut son écran d’ordinateur, marquant ses phalanges d’un rouge écarlate. Puis, ce fut le miroir, marquant cette fois - ci son avant bras de plusieurs micro - coupures. Enfin elle fouilla le sac plastique contenant les dernières choses que Jack avait sur lui. Elle ignorait ce qu’elle cherchait, mais elle cherchait avec le désespoir que la folie et la pathologie de la perte lui offrait. Frénétique, folie meurtrière.

Ses doigts sanglants effleurèrent la photographie en noir et blanc. Elle affichait l’air juvénile de l’adolescence et un sourire narquois qu’elle tenait de son père. Jack avait ses bras posés autour de ses épaules, le haut de son corps légèrement en avant. Cette nonchalance commune qu’avait ces hommes. Elle essuya ses larmes d’un revers d’avant bras, laissant une trainée de son propre sang sur sa joue. Dans son acte de folie, elle n’avait pas remarquée cette présence masculine qui lui faisait face. Cet homme dont le deuil avait été ce mal nécessaire. Lui qui avait perdu ce qu’un être humain ne pouvait perdre sans en perdre la raison : son enfant. Il la toisait de toute sa hauteur, tandis que la pitoyable et fière Genesis gisait et vomissait sa folie dans ce bureau. « Jack.. » Elle mordilla sa lèvre nerveusement, elle essayant de se donner de la contenance, un peu de dignité. « Mon oncle est mort assassiné… » Elle plongea son visage dans la paume de ses mains et laissa les larmes exprimer la douleur.

 
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MessageSujet: Re: Genesis and Jace + Necessary Pain Mar 5 Sep - 16:36

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pain is sometimes more strong than life
GENESIS WINSTON AND JACE CAMPBELL ※
i think you know you’ve found someone special when you meet them for the first time, and it feels like you’re just picking up where you left off. you kind of look at them and think. where the hell did you come from ? where the hell have you been ?


Sa respiration est forte laissant son souffle permettre de voir qu’il respirait encore. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s’était retrouvé dans un état plus que lamentable. Elles ne se comptaient plus sur ses doigts, difficilement il tente une première fois d’ouvrir ses yeux, mais très vite échoue avant de les garder à nouveau fermé. Quelque chose lui brûle les yeux et ses iris qui ne supportent pas la lumière apparente de la pièce. Doucement et furtivement il passa une main sur son visage tentant un nouvel essaie qui n’est guère mieux que le précédent toutefois. Ses paupières battent rapidement fonçant le regard il arrive tout juste à supporter la lumière du jour. Il n’avait pas remarqué que le jour venait de se lever en réalité, quand il tourne la tête d’une douleur qui le lance à la tête irrémédiablement il laisse une de ses mains se poser sur son front sans réussir à faire davantage. Ses yeux se dirigent vers le réveil qui se trouve pas très loin de lui et remarquer qu’il n’est pas moins de deux heures de l’après-midi. Rapidement il s’écroule une nouvelle fois sur le lit, sa tête se creuse dans l’oreiller avant de soupirer sans même faire attention de l’endroit où il se trouvait. Fermant les yeux il les ouvre une seconde plus tard pour laisser son regard se porter sur la pièce qui semble tourner bien trop vite à son goût. Il sent parfaitement que sa bouche à un goût des plus amères et particulièrement sèche assez pour qu’il sent la soif lui venir. Il a besoin de se réhydrater et finit par réussir à mettre un pied à terre. S’appuyant par la paume de ses mains il prend un certain moment mais réussit à se lever du lit sans aucun vêtement sur lui. Jace récupère son boxer qui traine à quelques mètres de lui et le remet se dirigeant cette fois-ci vers la salle de bain et ouvre le robinet. Rien que le bruit de l’eau le fait crisper les dents, le son lui file un tournis monstre que très vite il tourne dans l’autre sens laissant le silence parcourir la pièce et qui semble le calmer. Il passe ses mains mouillées sur le visage pour voir son reflet dans le miroir et peut très bien voir les nombreux traits tirés le long plus encore au niveau de ses paupières. Ses yeux sont rouges assez pour qu’on l’on remarque qu’il manque de sommeil, mais aussi à quel point il a beaucoup trop bu. Jace le sait, il n’a pas besoin de se regarder dans un miroir. Il sait rien qu’à l’odeur de sa bouche et de ses doigts ou de la transpiration de son corps qui bu l’alcool. A vrai dire, il n’a que très peu de souvenirs de la soirée, il ne se souvient même pas comment il a pu atterrir dans cette chambre qui n’est absolument pas la sienne. Peut-être une chambre de motel pensa-t-il. Il n’en a aucune idée, mais il sait qu’il est seul, il se doute que la femme mystérieuse avec qui il a passé la nuit avec lui s’est envolé. Au moins un problème à ne pas pensé. Jace soupire longuement trainant les pieds il retourne dans la pièce d’à côté pour remarquer facilement l’état de la chambre et les nombreuses bouteilles qui se trouve à terre. Il passe ses mains sur son visage pour finalement ouvrir les fenêtres de la chambre il se doute de l’odeur nauséabonde dans laquelle il respire où il ne cherche pas plus loin si ce n’est son jean à terre où il y sort une cigarette qu’il joint à ses lèvres avant de l’allumer et laissé une bouffée glisser dans l’air et d’inspirer profondément. Loin de faire attention au monde qu’il entoure, son regard se porte malgré lui sur ce bruit qu’il a longtemps apprécié avant qu’aujourd’hui il ne reste en lui que de la douleur et une souffrance qu’il n’arrive pas à apaiser cela lui semble tout bonnement impossible. Le rire cristallin de ses deux enfants qui profitent au loin de jouer, de se courir après avant de voir le sourire s’élargir encore plus devant leur parents qui semblent jouir de cet instant indéfinissable et pourtant si fragile parce que Jace le sait parfaitement. Le bonheur est particulièrement fragile et tout peut se stopper en une frasque de secondes. Rapidement il referme la fenêtre, si à chaque fois qu’il voyait un enfant il ne pouvait s’empêcher de laisser son sourire illuminait son visage cela ne durait que quelques instants avant de sentir son cœur se détruire à petit feu lorsque ses souvenirs ne cessaient de lui revenir en mémoire. A chaque seconde qu’il respirait qu’il se laisser à pensé trop longuement, il ne pouvait s’empêcher de revivre le pire souvenir de sa vie. Il n’y a rien de plus horrible de perdre sa famille, mais plus encore de la voir mourir dans ses bras et entendre leur dernier mot dans un dernier souffle avant que la quiétude enrobe la pièce. Il sentait vite sa respiration s’accélérer au rythme de son pouls qui devenait irrégulier assez pour savoir qu’il devait sortir de cet endroit qui l’étouffait que trop. Dans un geste empressé  il remet rapidement son jean et son t-shirt récupérant au passage ses chaussures pour finalement sortir de l’endroit où il se trouve descendre l’escalier et sortir à toute vitesse pour laisser le vent se poser délicatement sur son visage. Le temps était plus que morose cela lui convenait parfaitement. Loin d’être un grand fan du soleil il se sentait plus proche d’un temps maussade que lorsque la journée était illuminé par un soleil qui avait le don de l’agaçait. La Californie pourtant, il l’avait toujours adoré du moins à une certaine époque aujourd’hui son monde se consistait à  être des plus sombres et vide c’était ainsi la plupart du temps qu’il était même si au yeux de tous et pour ne pas franchement les inquiétés il paraissait la personne qu’il avait toujours été. Un homme chaleureux et des plus francs. Il devait admettre que ces temps-ci son esprit se retrouvé a se torturer par un passé auquel il ne s’était pas attendu revoir Ophelia son premier grand amour avait réussi à le perturber plus qu’il ne le démontrait. S’il l’avait aimé au point d’avoir songé à faire sa vie avec elle tout cela appartenait au passé plus encore qu’elle le haïssait pour l’avoir quitté pour des raisons auxquels il s’était bien gardé de lui dire. Au fond, Jace ne supportait plus ses secrets, il ne supportait plus dans la vie qu’il vivait et avait durant un bref moment il y a quelques années à mettre fin à ses jours sans y arriver il ne savait pas pourquoi il s’infligeait cela peut-être parce qu’au fond il n’était pas le genre d’homme à choisir la facilité ou que sa femme et sa fille où qu’elle soit n’aurait jamais voulu qu’il finisse ainsi c’était pour toute cette raison qu’il avait sombré dans l’alcool et dans cette misérable vie qu’était devenue la sienne. Inspirant profondément gonflant son torse comme pour tenter par ce geste de profiter de l’air pour se libérer de ses idées noirs, il était revenue vite à la réalité quand il avait entendu son téléphone émettre un son et remarqua très vite qu’il avait eu plusieurs message ce matin dont trois de la part de Naïa. Très vite ils les avaient écoutés à sa voix elle semblait inquiète, car il ne lui avait pas donné signe de vie et plus encore parce qu’il n’avait pas répondu. Elle lui avait rappelé qu’il avait eu rendez-vous avec le chef de la police et qu’il avait intérêt à y aller s’il ne voulait pas se retrouver assigner aux pv et le genre de choses que rien qu’à y penser lui donner davantage mal au crâne. Par chance pour lui, il se trouvait dans le bon quartier à une dizaine de minutes du poste de police. Les mains dans les poches de son jean il avait marché d’un pas rapide où il ne mit pas longtemps pour y arriver. Souriant malgré ses lunettes de soleil il savait que vu la tête on n’aurait cesse de se poser des questions. Il partit rapidement plus loin dans les vestiaires avant d’arriver devant ce grand miroir ouvrant le robinet il passa très vite de l’eau sur son visage se coiffant comme il pouvait récupérant au passage de l’eau de Cologne pour qu’on ne puisse pas s’imaginer la nuit et matinée qu’il avait pu passer. Jace se râcla un instant la gorge pour voir le chef lui faire signe d’attendre. Il semblait dans une grande conversation des plus agréables assez pour que Jace fixe autour de lui, l’ambiance des bureaux de postes de police peu appréciait cela, mais lui c’était autre chose il avait toujours adoré être flic même si aujourd’hui les choses s’étaient avéraient différentes surtout quand il se retrouvait surveiller constamment c’était pour cela qu’il était ici voir comment cela se passait et surement être certain qu’il garder le droit de chemin chose qui ne l’était pas. Son regard balaya le poste de droit à gauche avant de sourire lorsqu’il l’a remarqua de dos, mais très vite pu remarquer que quelque chose n’allait pas. Il l’a connaissait à force des années jetant un bref coup d’œil à son chef, il disparut vite de son champs de vision pour marcher en direction de Genesis qui ne l’avait pas tout de suite remarqué. Elle ne semblait faire attention à personne assez pour qu’il s’en inquiète de plus en plus. « Gen... » il murmure doucement le début de son prénom avant qu’elle le remarque enfin et que Jace peut voir ses yeux rouges, il a bien vu qu’elle a pleuré. Il reste face à elle plus inquiet que jamais sans comprendre ce qui a pu la mettre dans cet état. Rare où il la voyait ainsi et il savait que quelque chose de très grave avait dû se passer, mais reste silencieux la laissant le temps de répondre. « Jack.. »  Ce nom prononcé il peut sentir à quel point elle a mal, il a le geste de poser sa main sur son dos avant de la regarder avec intensité pour finalement récupéré au plus loin un verre d’eau elle semblait en avoir besoin même si elle n’en boit qu’une gorgée pour le poser sur le bureau à côté d’elle. « Mon oncle est mort assassiné… » ses yeux s’écarquillent lorsqu’il entend ses quelques paroles. Pendant de brèves secondes, il ne dit rien si ce n’est de la retenir de s'effondrer pour la serrer comme il peut contre lui. Elle ne se débat et se laisse faire, car il se doute qu’elle n’a pas la force de faire autrement. « Je suis désolé Gen sincèrement » il savait que ces quelques mots n’aideraient pas, il le savait mieux que personne pour savoir à cet instant ce qu’elle pouvait ressentir assez pour la serrer davantage qu’elle sache qu’elle n’était pas seule. Genesis ne l’avait jamais abandonné, elle savait ce qu’il vivait et mieux que personne savait qu’il voulait faire justice lui-même. Si d’autre tentait de le résonner, elle avait été la seule a vouloir l’aider parce qu’elle savait certainement que rien ne pourrait l’aider à apaiser sa douleur peut-être qu’en tuant la personne qui avait sauvagement tué sa femme et sa fille ne changeraient rien, mais cela l’importait et Gen l’avait suivi dans sa vendetta personnelle. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » il se retire d’elle durant quelques secondes avant que son regard se pose sur ses mains voyant les quelques blessures qu’elle sait faites. Il soupire quelques instants avant de prendre plusieurs mouchoirs sur le bureau de la jeune femme et les enroulés à sa main assez pour comprimer la blessure. « Tu aurais dû m’appeler... » il la regarde avec insistance si elle ne cessait de lui rappeler qu’elle et son fils étaient là pour lui, elle voulait qu’elle sache que lui aussi, il avait beau être dans un piteuse état cela ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas l’aider dans cet épreuve. Il avait besoin de savoir qu’elle aussi elle pouvait compter sur lui.
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MessageSujet: Re: Genesis and Jace + Necessary Pain Mar 10 Oct - 13:02



La mort est comme un coup de masse, de la destruction pure. Elle frappe, vous êtes terrassé, vous vous relevez pour reconstruire. Mais ne pas savoir – le doute, le flou –, c'est un peu comme l'action des termites ou d'un germe insidieux. Ça vous ronge de l'intérieur. On ne peut pas empêcher la pourriture de proliférer. On ne peut pas reconstruire car la mort continuera son érosion. (@HarlanCoben // beerus)
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A huit ans Genesis détestait le monde et tout ce que ce dernier représentait. La vie, la naissance, les rires, l’amour, la haine, la colère, le deuil, la douleur. Huit ans et déjà cette enfant en elle était morte en même temps que ses parents. Le tueur qui avait mutilé le corps de ses parents avait réussi à mutiler son âme. Elle n’avait été qu’une simple coquille vide, déniant la douleur dans un coin de sa tête. Et puis, Jack, cet oncle loubard ex flic corrompu, ce brun ténébreux au visage scarifié qui rendait son sourire que plus beau, ce nouveau père avait rendu vivante Genesis. Avec patience il s’était assis à côté d’elle, parlant seul tandis que la petite fille meurtris toisait le vide de ses iris noisettes. Lui, emmitouflé dans son cuir, mains derrière son dos, cigarette entre les lèvres monologuait sur tout et rien. Jour après jour, il avait été là. Tendant une main que la jeune Genesis avant enlacé d’abord avec prudence puis avec amour. Il était devenu ce père, cet homme toujours là au milieu du chaos. Avec sagesse il avait su conseiller Genesis, même si elle ne l’écoutait plus totalement depuis la naissance de son fils, l’entendre se soucier d’elle était quelque chose de merveilleux. En un sens, elle était ce qu’elle était parce que ce loubard au coeur fondant avait été présent dans sa vie. Parce qu’il avait fait d’elle une femme approximativement stable. Jamais elle n’avait pu imaginer qu’il puisse mourir. Jamais. En réalité, il était toujours apparu comme une entité immortelle aux yeux de la jeune mère. Idéalisé au possible, la douleur de sa mort n’en fut que plus violente. Ce creux béant qui s’agrandissait dans sa poitrine au fil des minutes, un creux qu’elle ne pouvait nommer. Un creux dans lequel elle laissait ses passions et sa bile se déchaîner. Une douleur vivace qui se ravivait la ramenant à cet état de petite fille vulnérable, innocente que la mort avait fait devenir froide.



Dans ce commissariat de police l’air lui manquait, tandis que le brouhaha intempestif, les vas - et - viens incessants des agents de polices ne cessaient de raisonner tels des boomerangs à l’intérieur de sa tête. Elle avait du mal à discerner ce qui était la réalité de ce qui n’était qu’une simple production de son cerveau défaillant. La silhouette de son collègue et ami Jace fit son apparition. Elle croyait d’abord à une pure production de son imaginaire, toutefois la douleur ne pu s’empêcher de parler plus vite que son sens du contrôle. Mort. Jack était mort. Le dire ne faisait que rendre la chose plus réelle et l’air lui manquait de plus en plus. Le nez de la mère de famille s’était enfoui contre le torse de son collègue. Depuis combien d’années connaissait - elle cet homme ? Genesis avait toujours eu l’impression de l’avoir toujours connu lui et son talent, lui et sa souffrance, lui et son deuil. Elle s’était toujours retrouvée à ses côtés pour l’épauler dans la perte de sa famille, elle l’avait soutenu maintes et maintes fois, prêtant son épaule dorée et son canapé pour un homme meurtris par le deuil. Une fois, elle l’avait observé qui dormait comme un enfant, assommé par l’alcool qu’il avait ingurgité, elle l’avait trouvé dans un bar et elle était allé le retrouver avec Priam dans le creux de ses bras. Cette nuit - là, elle qui venait d’être mère et de découvrir la force d’un lien incompréhensible, elle s’était demandé comme cet homme faisait pour tenir debout. Elle avait connu Jace dans sa grandeur puis dans sa noirceur la plus profonde sans jamais être dégouté par le visage difforme de la vengeance. Toutefois, il s’agissait d’une première fois : Celle d’être blottis dans le creux des bras d’un homme meurtris. Elle s’y agrippait comme si elle allait se faire engloutir par le sol. « Je suis désolé Gen sincèrement » Elle l’entendait. Cette désolation compréhensive, ce mot qui signifiait qu’au fond, lui, il savait ce que c’était que la perte mais que dans l’annonce de la mort on ne pouvait lutter contre la souffrance qu’elle infligeait à ses victimes. Elle aurait aimé avoir la force de lui répondre, de hurler, de cogner, mais elle se sentait vide. Atrocement vide et les mots ne vinrent pas. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Sans lutter, elle laissa son ami se détacher d’elle. Elle renifla péniblement, se servant de sa main non blessée pour balayer quelques perles salés qui coulaient le long de ses joues.

« Une embuscade, je ne sais pas trop de qui, mais tu sais Jack était un biker qui trempait dans des affaires…compliquées comme le père de Priam. » Ce moment de lucidité la fit frémir. Priam. Son enfant d’à peine trois ans, ce petit garçon souriant et enjoué allait devoir faire face à la mort d’un homme qu’il avait toujours appelé « grand - père ». Elle se sentait perdre pied, mais sa main fut attirée dans celle de Jace qui tout en soupirant lui banda délicatement sa blessure. « Tu aurais dû m’appeler... » Toisant Jace, elle pouvait sentir les larmes qui souhaitaient couler de nouveau. « Je sais…seulement je n’ai pas réfléchis, tout est allée si vite…Jace.» Elle secoua son visage, tentant péniblement de refouler la vague de sanglots qui cognait contre ses paupières. Enlaçant la main du policier comme s’il s’agissait du seul et unique moyen pour elle lui permettant de rester dans la réalité. De ne pas s’effondrer. « Priam… » murmurait - elle du bout des lèvres. Elle toisa le brun avec insistance. « Priam, comment je vais lui dire ? Et puis il faut organiser les obsèques de Jack avec tous les bikers du pays dont le père de Priam…je vais devoir lui dire Jace, lui dire que Priam est son fils…Jack le souhaitait. Comment je vais faire ? Comment je vais retrouver ces types qui m’ont pris mon oncle? » Un tourbillon instable s’instaurer autour d’elle et cette dernière était victime de sa propre irrationalité. Elle qui avait toujours mis un point d’honneur à être cette femme terre - à - terre qui ne vivait que pour son fils et son métier. Elle plongea son visage dans le creux de ses mains « Je suis un monstre Jace…un monstre qui n’a pas été capable de protéger sa propre famille encore une fois… » Murmurait - elle en songeant à ces parents qu’on lui avait pris, à cet oncle qu’on venait de lui arracher et à l’homme qu’elle avait toujours aimé qu’elle avait privé d’un fils.

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