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(bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?

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MessageSujet: (bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ? Jeu 3 Aoû - 17:34

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toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?
Il y a parfois dans la vie où il faut se rendre à l'évidence, et Spencer s'était sans aucun mal résolu à finir sa vie seul, sans pression, sans attache. Il n'a jamais été du genre à s'attacher aux autres, et encore moins à confier ses peurs, ou ses remords. Il est vrai que si le souvenir de Bonnie est toujours aussi présent dans sa tête, il n'en reste pas moins que l'avouer n'est pas à l'ordre du jour. Il a toujours été ce garçon quelque peu sur de lui, certain de ses choix. Et il n'a jamais été du genre à renoncer à ses projets, ou à ses ambitions. Encore moins à regretter. Depuis cette date, où celle qu'il considérait comme la seule à pouvoir apaiser ses démons a quittée son pays pour partir à l'aventure, il s'est plongé corps et âme dans son boulot. Un projet ambitieux, avec l'une des personnes qui compte le plus dans la vie de l'aîné des Dawson, son frère Noa Dawson. Un projet de monter l'un des plus chic hôtel de Los Angeles, ou même de la région, était devenu pour les deux frères l'essentiel de leur vie. Il ne vivait que pour cet hôtel. Il ne respirait que pour cet hôtel. Et aujourd'hui, ils s'en sortent plutôt pas mal, ils ont même pu embaucher une cinquième personne il y a quelques semaines. Ses cinq dernières années, la vie du jeune homme est déjà bien remplie, ne lui laissant que très peu de temps pour voir ses amis, mais il ne refuse jamais ses sorties de motos avec Talia Sheppard, devenue avec le temps une amie très proche. Ou encore ses moments complices et câlins avec Romy James, sa soeur de coeur. La seule qui vraiment le comprend, et ne le juge jamais, quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise. Et on le sait tous, Spencer tient déjà une belle réputation de don juan, et d'homme solitaire derrière lui. Comme si il est toujours à l'affût d'une nouvelle proie à draguer, ou d'une prochaine bagarre entre deux coqs ! La famille Dawson est de toute évidence une famille riche, convoitée, voir pour certains jalousée. Et ce n'est pas avec son mauvais caractère que ses déboires s'arrangent. En réalité, il y avait des jours avec, et des jours sans. Et aujourd'hui, c'était un jour sans, pour lui. Tout juste arrivé, il venait de prendre place derrière le comptoir, laissant alors Romuald, son tout dernier employé s'occuper des petits déjeuners en reprenant sa place à la réception. Arrivé sans doute avec presque trente minutes de retard, juste parce qu'une folle s'était décidée à laisser sa bagnole en plein milieu de la route au lieu de trouver une place pour allé déposer ses gosses à l'école. Une chose qui a tendance à l'agacer, évidemment car aujourd'hui, il avait décidé de laisser sa moto au garage, et de venir en compagnie de sa jolie berline allemande. Cela faisait maintenant quinze bonnes minutes qu'il remuait ciel et terre pour rattraper son retard. Perfectionniste, travailleur, il ne supporte pas les retards, ni que les choses ne se passent pas comme lui le souhaite, et simplement cette raison fera que toute la journée il sera grincheux. Mais alors qu'il sentit un regard insistant sur lui, il finit par relever sa tête, en prenant tout son temps, avant de réaliser qu'elle ne lui ai pas si inconnue que ça, « Bonnie ?! Qu'est-ce que tu...» Surpris de la voir face à lui, il s'arrêta pourtant de parler, ne terminant pas sa question. Ce qu'elle faisait la ? Probable coïncidence. Il ne pouvait pas penser à autre chose. Décidemment, aujourd'hui, il n'a pas de chance. Il se doutait dès à présent que cette journée ne sera pas comme les autres. Elle sera longue, et il se languit déjà de se retrouver à ce soir et d'être couché confortablement dans les bras d'une inconnue, qu'il larguera au petit matin. Le jeune homme baissa son visage, avant d'ajouter : « Bonnie Carstairs et Francisco Rodriguez » dit-il à voix haute en lisant sur son cahier face à lui. C'était l'écriture d'un des employés, qui avait sans doute prit la commission sans en informer l'un des patrons. Quoi de plus normale ? Habituellement, Spencer n'aurait pas agit de cette façon, mais la se tient face à lui, certainement la femme de sa vie. Certainement la seule capable de le faire changer. La seule capable de le rendre meilleure. Depuis son départ, il s'est enfermé dans un monde plus sombre, comme recroquevillé sur lui-même. Bonnie Carstairs l'a rendu si pur, si désintéressé. Et son départ, l'aura inconsciemment prit la route inverse de ce qu'il aurait souhaité. Seul, son travail l'apaise dans ses moments de doute, et d'incertitude. D'un ton méprisant et d'une arrogance sans faille, il lui dit comme pour attiser la foudre, « tu es allé me le choisir où le type des tapas ? » Ajouta le jeune Américain, en parlant bien volontiers de ce cher Francisco qu'il ne connaît pas encore, et qu'il n'a aucune intention d'apprécier !
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MessageSujet: Re: (bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ? Ven 4 Aoû - 15:03

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toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?
Le retour à Los Angeles avait été précipité. Après la demande en mariage de son petit ami Francisco, Bonnie n’avait eu qu’une envie : le dire à ses proches. Et par proches j’entends sa famille et les quelques amis qu’elle avait toujours dans cette ville. Comme Mason par exemple. Alors elle avait rapidement posé les jours de congés qu’il lui restait et avait demandé à son fiancé de faire la même chose pour s’envoler vers son pays d’origine. Le vol avait été long mais correct et tous deux étaient absolument crevés. Quand ils avaient atterris il n’était que 14h à Los Angeles et la nuit leur paraissait encore bien lointaine. Pourtant il allait falloir aller rapidement déposer les valises à l’hôtel qu’ils avaient trouvé. Ce dernier ne payait pas de mine mais était abordable et disposait des meilleurs commentaires sur internet alors autant le tester. C’était nouveau et dans un quartier ultra bien fréquenté. Bonnie et Francisco n’étaient pas forcément des fans absolus du luxe mais disons que leur train de vie ne leur donnait pas envie d’aller dans le motel du coin. Lui avait préféré se rendre dans la branche de son entreprise pour une problématique que lui avait confié son travail. Il ne disposait pas d’un métier d’indépendance alors forcément prendre des jours était toujours plus compliqué. Le compromis ? Travailler depuis là-bas quelques jours par semaine à la maison mère. C’est donc ainsi que Bonnie s’était retrouvée avec sa valise dans le hall de l’hôtel qu’ils avaient choisi, totalement abasourdi par ce qu’elle venait de constater. IL était là, derrière le comptoir de la réception, concentré sur un papier. C’était impossible. Il n’avait jamais démontré quelquonque intérêt pour l’hôtellerie. Bonnie hésita à faire marche arrière mais à quoi bon ? Il faudrait bien qu’elle pose cette valise de toute façon non ? Elle fit quelque pas hésitante et s’arrêta juste en face de lui. Aucun mot ne sortait de sa bouche. Elle ne pouvait que l’observer, constater à quel point il semblait si différent et pourtant si fidèle à ce qu’il ressemblait il y a cinq ans. Cinq ans déjà… Quatre ans et demi qu’il ne lui avait plus adressé la parole. Inconsciemment son cœur se serra. Il l’avait abandonné, l’avait traité de la pire des manières qu’il soit après qu’elle ait osé faire le premier pas qu’aucun n’osait faire. Elle ne savait pas quoi dire et ne savait pas non plus comment se sortir de cette situation lorsqu’il releva la tête vers elle. Leurs regards se croisèrent et ne se reconnaissèrent pas. Deux étrangers qui se faisaient face après tant d’année. Ce qu’elle faisait là ? Est-ce qu’il fallait vraiment qu’elle lui explique ? Par chance il poursuivit en regardant la réservation et en apprenant par la même occasion l’existence de Francisco. La réflexion désagréable qui suivit lui fit l’effet d’une bombe. Comment osait-il parler de la sorte de son petit ami ? Et comment pouvait-il être aussi méprisant et dédaigneux ? Toute la colère qu’elle avait ressentie contre lui il y a quatre ans commençait à remonter à la surface.  « Là où tu n’es pas allé. » répondit-elle sèchement. « Je peux avoir notre clé ? » poursuivit-elle sur le même ton. Elle ne comptait pas rester une seconde de plus en face de lui.
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MessageSujet: Re: (bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ? Ven 4 Aoû - 17:34

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toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?
« Là où tu n’es pas allé. » Lui répondit-elle, alors sèchement, ce qui le fît sourire plutôt amèrement. Il avait ses fautes, il le reconnaissait lui-même, mais il n'est même pas capable de tenir une relation à moins d'un mètre, alors une relation à distance c'était quasiment impossible. Spencer ne se voile pas la face, en plus que l'amour l'effraie au plus haut point, il n'est pas capable de mettre de l'eau dans son vin pour arranger les choses. Il a toujours été instable et boiteux en amour. Bonnie le sait mieux que quiconque, elle le connaît mieux que personne... « J'ai presque cru que c'était l'homme à tout faire... » Ajouta t'il, sur le même ton que la jeune femme, avec une certaine rivalité qu'il ne cachait visiblement pas. Après tout, autrefois elle avait été un tout dans sa vie, et elle le connaît suffisamment pour savoir qu'il n'est pas du genre à avoir d'autres filles en tête qu'elle. Il n'est pas du genre à collectionner les nanas au point que cela devienne sérieux. Lui, il a toujours préféré ne pas s'attacher, toujours esquivé ce sentiment que représente l'amour. De toute façon, il n'y croit pas. Il n'y croit plus, encore plus après son départ. Et aujourd'hui, qu'elle est la devant lui, il aimerait pouvoir dire tirer un trait sur tout ça, et recommencer là où ils s'étaient arrêtés. Comme si, son simple désir pouvait faire face à toute les tempêtes qu'ils allaient rencontrer. Mais il le sait mieux que quiconque, son appétit ne suffira jamais à la combler. En vérité, il n'était plus sur de rien. Plus sur qu'elle représente toujours celle qu'il a toujours autant convoité au plus profond de lui. Plus sur qu'elle est toujours la même, cette meilleure amie qui a toujours été la pour lui, dans les pires moments, comme dans les meilleurs. « Je peux avoir notre clé ? » Elle semblait agacée par son comportement, par cette façon volage d'agir. Elle semblait lui en vouloir, elle aussi. Il le remarquait à son petit rictus d'autrefois. Il le remarquait au son de sa voix. A cette façon de vouloir couper court à cette conversation. « Si je te donne une chambre avec deux lits superposés ça t'ira ? » Ajouta t'il, de façon encore plus ironique que cela ne lui est nécessaire, fou de jalousie à l'intérieur de lui. Et pourtant, il n'en montra aucun signe grotesque ou disproportionné. Finalement, ils ont toujours étés comme ça tous les deux, jaloux secrètement des conquêtes de l'autre, comme si d'une certaine manière ils s'appartenaient l'un à l'autre. Si cela n'a jamais été dis ouvertement, ils ont toujours su se le montrer, indirectement, « chambre 207, deuxième étage au fond à droite. » Dit-il, sans même prendre la peine de la regarder dans les yeux, comme si lui dire ça, lui arrachait la gorge, et le consumer de l'intérieur. Elle pourrait le ressentir et s'en douter, même si désormais ils sont devenus deux étrangers. « Tu as qu'à laisser tes valises ici, on va te les apporter... » Finit-il par dire, avant de poser ses mains sur le rebord du comptoir, presque forcé d'être aussi peu courtois. Cela aurait été une inconnue, il aurait sans doute fais de large sourire, et serait monter lui-même le premier jusqu'à sa chambre pour lui déposer ses bagages et lui faire visiter les quelques salles de l'hôtel. Mais la, le fait est que ce soit Bonnie, les choses sont complètement différentes, et qu'en plus craquer est la dernière chose qu'il aimerait faire. Il a perdu ce privilège le jour où il a décidé de ne plus lui écrire, et de ne plus répondre à ses appels. Il le sait mieux que personne...
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MessageSujet: Re: (bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ? Mar 8 Aoû - 12:08

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toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?
Les pensées se bousculaient dans l’esprit de la jolie Bonnie Carstairs. Il était là, Spencer Dawson, briseur de cœurs professionnel, était en face de lui. Comment cela pouvait-il même être possible ? Sérieusement, qu’est-ce qu’elle avait fait au bon dieu pour mériter qu’il se retrouve juste en face d’elle ? Pire que son futur mari se retrouve également en face de lui. Au vu des échanges qu’ils avaient, elle se doutait bien que Spencer ne se gênerait pas pour refaire tout ce cirque devant lui. Francisco n’était pas du genre à s’énerver lors de ces situations mais Bonnie était bien plus impulsive. Encore plus lorsqu’il s’agissait là d’une personne qu’elle avait connue par cœur. S’ils avaient à nouveau 17 ans, elle aurait accepté les remarques, jouées avec même, comprenant qu’au fond tout ce qu’il voulait c’était la protéger, la garder à elle encore un peu plus longtemps. Mais aujourd’hui tout était différent. Il l’avait abandonné, il avait fait ce choix-là et il ne pouvait absolument pas jouer avec elle. La jeune femme essayait de capter son regard pour y trouver une réponse. Peut-être qu’elle le verrait blessé ou jaloux, peut-être qu’il lui montrerait une totale indifférence qui confirmerait qu’il ne valait même pas la peine mais elle en était incapable. Il ne la regardait même pas ? Il posa la clé sur le comptoir et la saisit violemment. Elle était en colère. Et quand Bonnie était en colère, elle devenait vulgaire. « T’es à gerber Spencer ! » Première fois qu’ils se revoyaient en cinq ans et voici les premières phrases qu’ils échangeaient ? Elle leva les yeux au ciel une nouvelle fois en comprenant qu’il ne ferait même pas l’effort de l’accueillir correctement. « Et ton job ce n’est pas de porter les valises jusqu’à notre chambre ? Première fois que je vois ça dans le quartier. » Elle n’avait aucune idée de qui était son patron, mais il était clair qu’il allait entendre parler de la façon dont elle avait été traitée. Elle se tourna vers les valises et les attrapa toutes les deux. De toute façon il devait bien y avoir un ascenseur non ? Elle allait se débrouiller seule. Elle avait toujours été très indépendante, il n’y avait aucune raison pour qu’elle ne puisse pas gérer cette situation. Mais qu’est-ce qu’elle avait hâte que Francisco rentre pour oublier ce cauchemar et profiter de leur relation…
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MessageSujet: Re: (bonnie) toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ? Jeu 10 Aoû - 16:14

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toi sans moi, moi sans toi, est-ce qu'un jour on pourra être heureux ?
Spencer savait que ce moment arriverait tôt ou tard. Une rencontre qu'il a longtemps redouté. Car il connaît ses fautes, et ne cherchera pas à s'en excuser, même si il pourrait crever pour elle. Il se savait égoïste, et la rancune tenace. Durant ses cinq dernières années combien de fois avait il cru la voir au détour d'une rue, et son coeur palpitant à chaque fois un peu plus fort. Et pourtant ce moment qu'il a toujours évité de penser est la aujourd'hui, et il ne trouve aucun échappatoire ! Aucune porte de sortie. Il subit, en silence. En souffrant. Le pire, c'est qu'il semble même au fond de lui, apprécier. Comme si il se sentait apaiser à la savoir aujourd'hui auprès de lui. Il ne cherche pas à se débarrasser d'elle en refilant le "bébé" à l'un de ses employés. Non, il ne la veut que pour lui et s'en rend compte peu à peu au détour des minutes qui défilent pourtant à vive allure. « T’es à gerber Spencer ! » Dit-elle, en colère en prenant avec une férocité les clefs du comptoir. Il relève son regard sur elle, et ne voit qu'une jeune fille qu'il a longtemps aimé. Mais ça c'est du passé, c'est en tout cas ce qu'il veut se convaincre à lui-même. En réalité, si il avait tourné la page comme il le dit, il ne se comporterait pas aussi bêtement avec elle, et au fond de lui, il le sait. Il ne serait pas aussi froid, pas aussi méchant dans ses propos. Au contraire si il avait vraiment oublié, il serait indifférent. « Au moins tu n'as pas oublié mon prénom... C'était sorti comme ça, d'une manière presque naïf, et incontrôlable. Il n'avait tout simplement pas réfléchi. On aurait presque l'impression qu'il souriait intérieurement, puis il reprit cette fois avec un acharnement à tout épreuve, laissant entrevoir ce connard qui fais sa réputation, enfin, c'est pas ce que tu disais il y a cinq ans ! » C'était petit, bas. Il en aurait autrefois coller une au type si il avait été témoin de cette scène, mais aujourd'hui, les choses sont complètement différentes. Et malgré toute ses années, tous ses non-dit, il en pince encore pour elle, trop pour n'avoir aucun regret. « Et ton job ce n’est pas de porter les valises jusqu’à notre chambre ? Première fois que je vois ça dans le quartier. » Spencer est loin d'être ce type à courir après les nanas, et même si elle a été longtemps sa meilleure amie, l'aveu de la jeune femme l'avait laissé sans voix, sans réponse comme si elle demeurait négative. Et aujourd'hui, elle lui fera payer les conséquences, il le sait mieux que personne. « Mon job ? Si tu n'avais pas été Bonnie Carstairs crois moi, que j'aurai été le premier à ramper jusqu'à ta chambre ! » Dit-il avec une conviction à rendre jalouse tout un troupeau. Spencer est réputé ici pour être un don juan, un dragueur hors pair et ce n'est pas les crises de Noa qui le fera changer. Mais ce n'était que de courte durée, que des relations simples et sans prise de tête. Il faisait ce qu'il avait à faire et chacun reprenait son chemin sans rien devoir à l'autre. L'amour n'est pas pour lui de toute façon, il n'y croit pas. Et le retour de Bonnie va chambouler ses habitudes. Encore plus, si elle est présente à l'hôtel. « Qu'est-ce que tu veux, c'est ça quand on est son propre patron ! » Ajouta t'il, presque si fier de lui, qu'il laisserait probablement son amie sans voix. « Allé, laisse moi ça... » Dit-il en lui barrant la route alors qu'elle cherchait autour d'elle. Il s'avança vers elle, complétant la distance pour se retrouver finalement qu'à quelques millimètres. Et il posa sa main sur la poignée de la valise pour faire comprendre à Bonnie qu'elle pouvait lâcher son énorme valise à son tour. Mais il n'avait pas prévu que sa main allait effleurer celle pour qui son coeur bat depuis autant d'années... Et son regard se posa délicieusement dans celui de la jeune femme, profitant de ses quelques secondes de répit avant que leur guerre ne recommence...
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