Partagez|

Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ newbie du mois
avatar
newbie du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 27/07/2017
›› Love letters written : 292
›› It's crazy, I look like : Gal Gadot (fucking hot)
family don't end with blood
MessageSujet: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Dim 30 Juil - 14:03


C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d'une anomalie comportementale forte. D'ou notre capacité innée à être violents.(@MaximeChattam // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
A cup of tea and a murder


Une fête foraine sous une pluie brûlante. Cela ne présageait rien de bon. D’une part la nuit était tombée depuis quelques heures déjà, signifiant ainsi qu’elle se soustrayait à son rôle de mère ainsi dans un géométrique elle avait contacté sa nourrice de toute urgence. Déléguant ainsi, une soirée super héros en compagnie de son petit prince. A cela se substituait une nuit brûlante et humide, des traces de pas indéchiffrables et l’une de ses prostituées/gamines totalement méconnaissable. C’est donc en compagnie de Ravirez son collègue d’origine hispanique au nez d’allure cassé et à la morphologie faisant pâlir les plus grandes anorexiques qu’elle profitait de cette soirée. Ramirez était un homme sympathique, la trentaine bien entamé, des problèmes de couples avec sa femme qui vivait la peur au ventre. En somme, un flic des plus banales qui s’était retrouvé dans la police faute de mieux. Rien de bien exceptionnel, par ailleurs l’homme était à l’image de sa carrière : Ennuyeux. Le seul caprice qu’il s’autorisait était de manger en silence. Il croyait toujours que cette règle était particulière, inventé par lui - même. Genesis, elle, n’en était pas convaincue. Les hommes étaient ainsi semblable aux chiens : Ils haïssaient qu’on les dérange pendant la gamelle du matin, midi et soir. Il fallait que la femme soit attentive à ce qu’ils disaient, qu’elle puisse communiquer par monosyllabe en faisant valser leurs sourcils pour montrer des signes d’attention. Si en revanche, la femme se montrait un peu trop envahissante ou vindicative alors le mâle montrait les dents. Il ne grognait pas non, parce qu’ils avaient évolués quand même. Il savait montrer des signes d’insatisfactions, culpabilisant la douce épouse. Une fois ne fut pas coutume, Ramirez avalait avec conviction un sandwich au thon et mayonnaise. Il y avait dans la voiture une odeur de mer.

Genesis observait la grande roue qui scintillait au loin, coude posé sur sa portière, visage machinalement enfoui dans le creux de sa main. La nostalgie lui chatouillait les neurones. Non pas qu’elle ait un jour apprécié ce genre d’endroit : Trop bruyant, trop brillant, trop tout. Son oncle avait cependant l’habitude de l’y emmener en compagnie de Rickon, Gilliam et Bex. Genesis était toujours à la traine, loin des autres, le regard fuyant, de longues mèches brunes qui cachaient son visage de petite fille. Le seul plaisir de la brune était celui de pouvoir exploser le score de chaque stand de tire. Elle se souvenait d’un été où un clown était venu lui parler. Une sensation étrange avait envahi son esprit de petite fille traumatisée : Il allait la tuer. Alors, elle s’était accroché à son bras avec ses dents dans un élan de folie et de hargne. Rickon l’avait sorti de cette situation. Il s’agissait d’un secret entre eux. De l’un parmi tant d’autres. Un soupire agacé s’était échappé d’entre ses lèvres. Ramirez y répondit avec un regard interloqué, sandwich entre les deux, main droite sur le volant. « Pas d’humeur? » se risquait - il en arquant son large mono sourcil. Sans lui offrir un regard, ce dernier trop attiré par les lumières du lieu où devait se trouver le cadavre elle répondit simplement par une évidence : « Jamais d’humeur à trouver un cadavre. » Discours ironique venant d’une femme qui avait grandi au milieu des morts. Aimé un homme qui collectionnait les balles comme les mégots de cigarettes. Ramirez acquiesça d’un grommellement d’ours polaire tout en avalant une dernière bouchée de son sandwich. Genesis observait l’animal du coin de l’oeil las de cet habitacle roulant sur lequel les gouttes de pluies brulantes s’abattaient. « Comment va le petit? » Visiblement surprise, le corps de la policière s’était raidi. Chaque être humain s’intéressant à son fils signifiait ,aux yeux de la jeune mère, une menace potentiel. Priam était sa vie. Plus que ça, cet enfant était la lueur d’espoir qu’elle avait attendu. Mais, il n’était pas l’enfant de n’importe qui : Loin de là. Il était le digne héritier d’un club de meurtrier à deux roues. Un univers qu’elle souhaitait garder loin de son bambin. La mort lui avait suffisamment pris. « Bien, il grandit vite. » « Ah ça ! Les mômes hein… » Ouais. Des petits êtres courts sur patte qui vous font vivre un enfer. La définition même d’aimer à en haïr : Les enfants. Force d’expérience Genesis avait compris que pour mieux s’intégrer ici, elle devait faire profil bas tout en dévoilant des petites choses sur sa vie comme par exemple : le dessin animé favoris de son fils, ce qu’elle aimait faire le dimanche matin, son plat favoris. Il s’agissait de codes sociaux qu’elle n’avait connu que de loin. Après tout, elle avait grandi auprès d’hommes qui juraient pour dire je t’aime. C’était une autre époque, un autre univers.

Ils étaient arrivés. Ramirez gara la voiture sur le bas côté et jeta l’emballage de son sandwich à l’arrière du véhicule avec une vulgarité que Genesis trouvait factice. La brune descendit de la voiture, laissant son regard balayer le paysage de façon panoramique. Il y avait la foule. Il y a toujours une foule lorsqu’il y a un drame. C’était un comportement typiquement humain, certains trouvaient cela idiots mais ne pouvaient s’empêcher de ralentir lorsqu’ils longeaient une route sur laquelle se trouvait une voiture accidenté. Certains allaient jusqu’à filmer les horreurs humaines. Aux yeux de Genesis, il s’agissait là, d’un comportement typiquement humain : Faire face à la mort c’est faire face à l’idée de sa propre finitude. Une expérience curieuse puisque l’être humain ne naît pas avec l’idée que ses propres bouffées d’oxygènes n’étaient que des réflexes condamnées à disparaître brutalement ou non. Genesis noua sa longue toison dans un chignon qui surplombait maladroitement le haut de son crâne. L’une de ses longues mèches s’échappa de ce dernier et longea sa nuque en ondulent. Elle se fraya un passage parmi la foule qui s’était engluée derrière la bande jaune. Silencieuse elle présenta son insigne plusieurs fois. Enfin elle arriva à destination, le cadavre était exposé aux yeux de tous, adossé à un tronc d’arme, les mains disposées de chaque côté du corps, paumes vers les cieux. La tête retombait lourdement sur la poitrine sans vie. « Pas jolie à voir…un si joli bout de femme quel gâchis… » La voix était rauque. Il s’agissait d’un vieux loup, habitué à voir des gamines fugueuses ou accrocs au crack finir de cette façon. Le monde de la prostitution était un univers que la société voulait garder loin. Rares étaient les jeunes femmes décédées qui retrouvaient leurs familles respectives. Il s’agissait de femmes sans noms et au même titre que les sans domiciles fixes : Il s’agissait des déchets de la société. Parfois, il s’agissait d’une gosse qui a été enlevé à sa famille, qui n'a aucun souvenirs et dont la vie a commencé sur le trottoir. Malgré le fait qu’elles ne soient que des inconnus elles étaient unique aux yeux de Genesis. La flic s’agenouilla à côté du cadavre, penchant son regard sous le visage de la jeune décédée. « Je la connais…elle était enceinte. » Les regards se tournèrent dans sa direction, des pupilles brûlantes d’amertumes. Tuer une pute ne valait pas grand chose. Tuer un foetus était un acte bien plus condamnable aux yeux des hommes. Un raisonnement qu’elle n’avait jamais compris. Tuer c’était tuer point. «  Et donc ? Elle avait des ennemis ? » Moustachu se courba pour toiser la brune de haut. « Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que c’est pas un meurtre passionnel ou un truc du genre…le corps est disposé de manière à ce qu’il soit exposé aux yeux de tous. Il y a un message là-dessous. » Elle se releva, glissa sa main derrière sa nuque endoloris, lâchant un soupire agacé avant de se tourner en direction d’une vieille connaissance qui s’était lui - aussi infiltré sur la scène de crime : « Peut être que tu peux me donner ton point de vue Hunter? » Elle lui fit face, un léger sourire narquois sur le bord de ses lèvres et le calme de la mer avant la tempête.


 
Revenir en haut Aller en bas
❉ locked hearts and hand grenades
avatar
locked hearts and hand grenades

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 11/03/2016
›› Love letters written : 885
›› It's crazy, I look like : tom perfect hiddleston
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: Re: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Dim 3 Sep - 20:50

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
does this darkness have a name ?
HUNTER GORDON AND GENESIS WINSTON
Does this darkness have a name? This cruelty this hatred. How did it find us, did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us that we now send our children into the world like we send young men to war, hoping for their safe return but knowing some will be lost along the way. When did we lose our way? Consumed by the shadows swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name...is it your name?


Certaines choses étaient plus qu'importantes pour Hunter Gordon et l'excellence dans son travail en faisait totalement partie. Il se voyait comme un homme prenant soin de toujours donner le meilleur de lui même quand il était question de la police. Et à mesure du temps, il avait réussi à franchir chaque échelon les uns après les autres et même si en général il préférait travailler tout seul, il était parvenu à devenir le chef d'une équipe. Il avait des hommes sous ses ordres, il n'était plus le loup solitaire se frayant un chemin partout où il le pouvait et dans toutes les allées sombres de Los Angeles.  Etre dans un bureau le changeait de toutes les missions sous couverture qu'il avait été amené à effectuer. Il n'avait plus réellement l'habitude de passer autant de temps à coordonner les uns et les autres, parce qu'il détestait la paperasse et tout ce que cela pouvait inclure. Mais il se doutait qu'ainsi, c'était aussi une marque de confiance de la part des plus haut gradés. On croyait suffisamment en lui pour le laisser diriger d'autres flics. Pourtant, il était connu de tous qu'il était toujours le premier à prendre des risques inutilement, qu'il se laissait fréquemment aller à ses sentiments et à cette intuition féroce qui occupait constamment ses pensées. Il avait cet instinct que certains n'avaient pas, il ne savait pas s'il le tenait de sa famille et des hommes de son entourage qui étaient tous dans les forces de l'ordre en Angleterre, ou si à force d'être dans la rue à se faufiler dans les endroits les plus dangereux de la ville, il avait acquis un sens de l'observation plus aiguisé. Mais force était de constater qu'il était bien plus guidé par tout ceci que par la raison. Il ne connaissait que très peu les choix raisonnables et jouer la carte de sécurité était très rarement capable de l'attirer. Il n'était pas prêt à mettre d'autres policiers en danger, il préférait le faire avec sa propre vie. Bon nombre de fois, il avait pris les devants, oubliant d'avoir quelqu'un pour le couvrir et quelques fois Ella avait été amenée à s'occuper de lui pour le soigner. Ce n'était pas qu'il ne tenait pas à rester en vie et qu'il désirait mourir, mais il ne se sentait jamais aussi vivant que quand il était enveloppé par toute cette adrénaline se distillant dans ses veines. Il savourait chacun de ses instants, quand son coeur battait plus rapidement dans sa poitrine, quand il avait quelques frissons qui parcouraient tout le long de sa colonne vertébrale. Il était fait pour être policier, il était né pour faire de son mieux pour combattre les pires individus de la planète, ceux qu'il aimait traquer durant des jours, voire des semaines entières. Car finalement c'était eux qu'il préférait mettre en prison, n'accordant qu'une importance dérisoire aux petits truands, à ces jeunes volant un pack de bières ou à ceux brûlant un feu rouge plusieurs fois par an. Il avait une préférence pour tous ces gangs rendant certaines zones de la ville presque insupportables pour leurs habitants. Et c'était ces hommes qu'il chassait, qu'il traquait avec une précision folle. Dans l'ombre, il attendait et à la moindre erreur il surgissait. Il en profitait pour les attraper et pour les empêcher de ressortir avant des années. Au fil des années, il s'était fait une réputation dans quelques quartiers, on le connaissait, on savait qui il était et tout le monde comprenait qu'il était mauvais d'être poursuivi par Hunter. Parce que la douceur était un mot qui n'allait pas avec sa façon d'être. Il ne prenait pas de gants, encore moins avec ceux ne méritant ni sa compassion, ni sa tendresse. Lors de ses couvertures, il avait été mené à laisser parler sa colère ou sa violence sur d'autres, malgré tout par le passé il avait été repris par certains de ses supérieurs. Et depuis il veillait toujours à évacuer ses émotions à la salle de sport, au lieu d'extérioriser sur les suspects. Il ne désirait pas renvoyer la mauvaise image sur son équipe, notamment sur Naïa. Aux yeux d'Hunter, elle représentait le futur de la police dans la Cité des Anges et s'il y avait bien une personne avec laquelle il appréciait de travailler, qu'il était heureux d'avoir sous ses ordres c'était la jeune femme. Elle lui facilitait la tâche et il ne doutait pas que peu à peu elle allait progresser. Ce soir encore, elle avait été la dernière à quitter les locaux, la blonde ayant terminé de travailler sur un dossier quelques minutes plus tôt et il en profita pour finir à son tour de rédiger un rapport sur l'arrestation de l'un des soldats du plus grand gang de la ville californienne. Néanmoins après quelques minutes, un appel l'incita à quitter son bureau pour se rendre sur place. Sans tarder, il prit la route dans la pénombre de la nuit qui rendait la ville plus calme, presque endormie. Ses heures préférées. Il était un homme de la nuit, plus à l'aise lorsque plus personne ne s'agitait dans les rues. Grâce à la fluidité du trafic, son trajet ne dura que peu de temps, mais il put constater en observant les environs qu'il n'était pas le seul à être présent. Une petite foule s'amassait au niveau de la scène du crime, comme à chaque fois qu'un cadavre était découvert. A croire que pour rendre leurs vies plus passionnantes, chaque habitant aimait un peu d'agitation dans un train train quotidien trop monotone. Se frayant un chemin parmi les silhouettes, nullement décidées à se pousser, il se baissa pour passer sous la bande jaune de sécurité et de loin, il contempla la scène du crime, sans se mêler aux autres. Il n'était pas du genre à travailler sur le devant de la scène, à vouloir être vu par tous. Il aimait rester en retrait, émettre ses propres hypothèses sans véritablement s'approcher. Pourtant il connaissait tous les autres policiers trônant devant lui, il avait déjà été amené à les rencontrer sur d'autres enquêtes et il y en avait d'ailleurs certain qu'il n'appréciait que très moyennement. Concentré, perdu dans ses pensées, il continua de détailler la posture de la jeune femme et la position particulière qu'on avait voulu lui donner. Elle n'avait pas été mise ici par hasard, il en était persuadé, parce que personne ne prenait la peine d'exposer aussi fortement un corps sans le souhaiter. Il y avait forcément un message derrière. Elle avait été tuée dans un but précis, avec une volonté de la dévoiler au monde encore plus qu'elle ne pouvait déjà se dévoiler en offrant des nuits aux hommes capables de payer pour ses services. Il était si focalisé sur son travail qu'il mit quelques secondes à comprendre que c'était à lui que Genesis s'adressait et il ne le remarqua qu'en la voyant lui faire face avec un petit sourire aux lèvres. Ce n'était guère habituel pour lui de partager son point de vue avec d'autres, mais il était vrai qu'il n'avait pas la même relation avec la jeune femme qu'avec d'autres. Paradoxalement il en était plus proche, même si parfois leurs échanges pouvaient ressembler à une mer déchaînée par une journée de tempête. Cela lui convenait car il n'aimait pas le calme absolu, il avait besoin d'avoir des débats, de parler avec passion. Et après avoir gardé le silence un court instant, il se décida finalement à parler. « D'après moi on voulait qu'elle soit vue, que toutes les personnes passant à cet endroit puissent contempler l'oeuvre du meurtre et soient forcées de tomber sur elle. Peut-être comme si on désirait faire le parallèle avec son cadavre et son activité. Après tout, elle dévoile déjà son corps à des inconnus, alors d'une certaine manière même morte elle se dévoile de nouveau... .  », expliqua-t-il calmement, s'agenouillant près de la jeune victime pour observer de plus près les blessures et les autres symboliques de son cadavre. Tuer une prostituée n'était pas glorieux et il n'avait que peu de respect pour le coupable de ce crime. Certains flics considéraient les putes comme des dommages collatéraux, il en était tout le contraire pour Hunter. « Par contre je ne peux pas te dire si le fait qu'elle soit enceinte est important et symbolique aussi. Mais celui qui a fait ça n'est pas n'importe qui » , ajouta-t-il d'un ton sévère en se relevant. Ils faisaient face à un individu consciencieux, méticuleux et clairement intelligent. Et il doutait que l'assassin allait s'arrêter à un seul meurtre. Cela lui paraissait presque impossible.
Revenir en haut Aller en bas

Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: South l.a :: l.a funfair
-