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Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder

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MessageSujet: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Dim 30 Juil - 14:03




A cup of tea and a murder
Hunter & Genesis

« C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d'une anomalie comportementale forte. D'ou notre capacité innée à être violents»
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Une fête foraine sous une pluie brûlante. Cela ne présageait rien de bon. D’une part la nuit était tombée depuis quelques heures déjà, signifiant ainsi qu’elle se soustrayait à son rôle de mère ainsi dans un géométrique elle avait contacté sa nourrice de toute urgence. Déléguant ainsi, une soirée super héros en compagnie de son petit prince. A cela se substituait une nuit brûlante et humide, des traces de pas indéchiffrables et l’une de ses prostituées/gamines totalement méconnaissable. C’est donc en compagnie de Ravirez son collègue d’origine hispanique au nez d’allure cassé et à la morphologie faisant pâlir les plus grandes anorexiques qu’elle profitait de cette soirée. Ramirez était un homme sympathique, la trentaine bien entamé, des problèmes de couples avec sa femme qui vivait la peur au ventre. En somme, un flic des plus banales qui s’était retrouvé dans la police faute de mieux. Rien de bien exceptionnel, par ailleurs l’homme était à l’image de sa carrière : Ennuyeux. Le seul caprice qu’il s’autorisait était de manger en silence. Il croyait toujours que cette règle était particulière, inventé par lui - même. Genesis, elle, n’en était pas convaincue. Les hommes étaient ainsi semblable aux chiens : Ils haïssaient qu’on les dérange pendant la gamelle du matin, midi et soir. Il fallait que la femme soit attentive à ce qu’ils disaient, qu’elle puisse communiquer par monosyllabe en faisant valser leurs sourcils pour montrer des signes d’attention. Si en revanche, la femme se montrait un peu trop envahissante ou vindicative alors le mâle montrait les dents. Il ne grognait pas non, parce qu’ils avaient évolués quand même. Il savait montrer des signes d’insatisfactions, culpabilisant la douce épouse. Une fois ne fut pas coutume, Ramirez avalait avec conviction un sandwich au thon et mayonnaise. Il y avait dans la voiture une odeur de mer.

Genesis observait la grande roue qui scintillait au loin, coude posé sur sa portière, visage machinalement enfoui dans le creux de sa main. La nostalgie lui chatouillait les neurones. Non pas qu’elle ait un jour apprécié ce genre d’endroit : Trop bruyant, trop brillant, trop tout. Son oncle avait cependant l’habitude de l’y emmener en compagnie de Rickon, Gilliam et Bex. Genesis était toujours à la traine, loin des autres, le regard fuyant, de longues mèches brunes qui cachaient son visage de petite fille. Le seul plaisir de la brune était celui de pouvoir exploser le score de chaque stand de tire. Elle se souvenait d’un été où un clown était venu lui parler. Une sensation étrange avait envahi son esprit de petite fille traumatisée : Il allait la tuer. Alors, elle s’était accroché à son bras avec ses dents dans un élan de folie et de hargne. Rickon l’avait sorti de cette situation. Il s’agissait d’un secret entre eux. De l’un parmi tant d’autres. Un soupire agacé s’était échappé d’entre ses lèvres. Ramirez y répondit avec un regard interloqué, sandwich entre les deux, main droite sur le volant. « Pas d’humeur? » se risquait - il en arquant son large mono sourcil. Sans lui offrir un regard, ce dernier trop attiré par les lumières du lieu où devait se trouver le cadavre elle répondit simplement par une évidence : « Jamais d’humeur à trouver un cadavre. » Discours ironique venant d’une femme qui avait grandi au milieu des morts. Aimé un homme qui collectionnait les balles comme les mégots de cigarettes. Ramirez acquiesça d’un grommellement d’ours polaire tout en avalant une dernière bouchée de son sandwich. Genesis observait l’animal du coin de l’oeil las de cet habitacle roulant sur lequel les gouttes de pluies brulantes s’abattaient. « Comment va le petit? » Visiblement surprise, le corps de la policière s’était raidi. Chaque être humain s’intéressant à son fils signifiait ,aux yeux de la jeune mère, une menace potentiel. Priam était sa vie. Plus que ça, cet enfant était la lueur d’espoir qu’elle avait attendu. Mais, il n’était pas l’enfant de n’importe qui : Loin de là. Il était le digne héritier d’un club de meurtrier à deux roues. Un univers qu’elle souhaitait garder loin de son bambin. La mort lui avait suffisamment pris. « Bien, il grandit vite. » « Ah ça ! Les mômes hein… » Ouais. Des petits êtres courts sur patte qui vous font vivre un enfer. La définition même d’aimer à en haïr : Les enfants. Force d’expérience Genesis avait compris que pour mieux s’intégrer ici, elle devait faire profil bas tout en dévoilant des petites choses sur sa vie comme par exemple : le dessin animé favoris de son fils, ce qu’elle aimait faire le dimanche matin, son plat favoris. Il s’agissait de codes sociaux qu’elle n’avait connu que de loin. Après tout, elle avait grandi auprès d’hommes qui juraient pour dire je t’aime. C’était une autre époque, un autre univers.

Ils étaient arrivés. Ramirez gara la voiture sur le bas côté et jeta l’emballage de son sandwich à l’arrière du véhicule avec une vulgarité que Genesis trouvait factice. La brune descendit de la voiture, laissant son regard balayer le paysage de façon panoramique. Il y avait la foule. Il y a toujours une foule lorsqu’il y a un drame. C’était un comportement typiquement humain, certains trouvaient cela idiots mais ne pouvaient s’empêcher de ralentir lorsqu’ils longeaient une route sur laquelle se trouvait une voiture accidenté. Certains allaient jusqu’à filmer les horreurs humaines. Aux yeux de Genesis, il s’agissait là, d’un comportement typiquement humain : Faire face à la mort c’est faire face à l’idée de sa propre finitude. Une expérience curieuse puisque l’être humain ne naît pas avec l’idée que ses propres bouffées d’oxygènes n’étaient que des réflexes condamnées à disparaître brutalement ou non. Genesis noua sa longue toison dans un chignon qui surplombait maladroitement le haut de son crâne. L’une de ses longues mèches s’échappa de ce dernier et longea sa nuque en ondulent. Elle se fraya un passage parmi la foule qui s’était engluée derrière la bande jaune. Silencieuse elle présenta son insigne plusieurs fois. Enfin elle arriva à destination, le cadavre était exposé aux yeux de tous, adossé à un tronc d’arme, les mains disposées de chaque côté du corps, paumes vers les cieux. La tête retombait lourdement sur la poitrine sans vie. « Pas jolie à voir…un si joli bout de femme quel gâchis… » La voix était rauque. Il s’agissait d’un vieux loup, habitué à voir des gamines fugueuses ou accrocs au crack finir de cette façon. Le monde de la prostitution était un univers que la société voulait garder loin. Rares étaient les jeunes femmes décédées qui retrouvaient leurs familles respectives. Il s’agissait de femmes sans noms et au même titre que les sans domiciles fixes : Il s’agissait des déchets de la société. Parfois, il s’agissait d’une gosse qui a été enlevé à sa famille, qui n'a aucun souvenirs et dont la vie a commencé sur le trottoir. Malgré le fait qu’elles ne soient que des inconnus elles étaient unique aux yeux de Genesis. La flic s’agenouilla à côté du cadavre, penchant son regard sous le visage de la jeune décédée. « Je la connais…elle était enceinte. » Les regards se tournèrent dans sa direction, des pupilles brûlantes d’amertumes. Tuer une pute ne valait pas grand chose. Tuer un foetus était un acte bien plus condamnable aux yeux des hommes. Un raisonnement qu’elle n’avait jamais compris. Tuer c’était tuer point. «  Et donc ? Elle avait des ennemis ? » Moustachu se courba pour toiser la brune de haut. « Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que c’est pas un meurtre passionnel ou un truc du genre…le corps est disposé de manière à ce qu’il soit exposé aux yeux de tous. Il y a un message là-dessous. » Elle se releva, glissa sa main derrière sa nuque endoloris, lâchant un soupire agacé avant de se tourner en direction d’une vieille connaissance qui s’était lui - aussi infiltré sur la scène de crime : « Peut être que tu peux me donner ton point de vue Hunter? » Elle lui fit face, un léger sourire narquois sur le bord de ses lèvres et le calme de la mer avant la tempête.
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Dernière édition par Genesis Winston le Mar 14 Nov - 14:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Dim 3 Sep - 20:50

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does this darkness have a name ?
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Does this darkness have a name? This cruelty this hatred. How did it find us, did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us that we now send our children into the world like we send young men to war, hoping for their safe return but knowing some will be lost along the way. When did we lose our way? Consumed by the shadows swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name...is it your name?


Certaines choses étaient plus qu'importantes pour Hunter Gordon et l'excellence dans son travail en faisait totalement partie. Il se voyait comme un homme prenant soin de toujours donner le meilleur de lui même quand il était question de la police. Et à mesure du temps, il avait réussi à franchir chaque échelon les uns après les autres et même si en général il préférait travailler tout seul, il était parvenu à devenir le chef d'une équipe. Il avait des hommes sous ses ordres, il n'était plus le loup solitaire se frayant un chemin partout où il le pouvait et dans toutes les allées sombres de Los Angeles.  Etre dans un bureau le changeait de toutes les missions sous couverture qu'il avait été amené à effectuer. Il n'avait plus réellement l'habitude de passer autant de temps à coordonner les uns et les autres, parce qu'il détestait la paperasse et tout ce que cela pouvait inclure. Mais il se doutait qu'ainsi, c'était aussi une marque de confiance de la part des plus haut gradés. On croyait suffisamment en lui pour le laisser diriger d'autres flics. Pourtant, il était connu de tous qu'il était toujours le premier à prendre des risques inutilement, qu'il se laissait fréquemment aller à ses sentiments et à cette intuition féroce qui occupait constamment ses pensées. Il avait cet instinct que certains n'avaient pas, il ne savait pas s'il le tenait de sa famille et des hommes de son entourage qui étaient tous dans les forces de l'ordre en Angleterre, ou si à force d'être dans la rue à se faufiler dans les endroits les plus dangereux de la ville, il avait acquis un sens de l'observation plus aiguisé. Mais force était de constater qu'il était bien plus guidé par tout ceci que par la raison. Il ne connaissait que très peu les choix raisonnables et jouer la carte de sécurité était très rarement capable de l'attirer. Il n'était pas prêt à mettre d'autres policiers en danger, il préférait le faire avec sa propre vie. Bon nombre de fois, il avait pris les devants, oubliant d'avoir quelqu'un pour le couvrir et quelques fois Ella avait été amenée à s'occuper de lui pour le soigner. Ce n'était pas qu'il ne tenait pas à rester en vie et qu'il désirait mourir, mais il ne se sentait jamais aussi vivant que quand il était enveloppé par toute cette adrénaline se distillant dans ses veines. Il savourait chacun de ses instants, quand son coeur battait plus rapidement dans sa poitrine, quand il avait quelques frissons qui parcouraient tout le long de sa colonne vertébrale. Il était fait pour être policier, il était né pour faire de son mieux pour combattre les pires individus de la planète, ceux qu'il aimait traquer durant des jours, voire des semaines entières. Car finalement c'était eux qu'il préférait mettre en prison, n'accordant qu'une importance dérisoire aux petits truands, à ces jeunes volant un pack de bières ou à ceux brûlant un feu rouge plusieurs fois par an. Il avait une préférence pour tous ces gangs rendant certaines zones de la ville presque insupportables pour leurs habitants. Et c'était ces hommes qu'il chassait, qu'il traquait avec une précision folle. Dans l'ombre, il attendait et à la moindre erreur il surgissait. Il en profitait pour les attraper et pour les empêcher de ressortir avant des années. Au fil des années, il s'était fait une réputation dans quelques quartiers, on le connaissait, on savait qui il était et tout le monde comprenait qu'il était mauvais d'être poursuivi par Hunter. Parce que la douceur était un mot qui n'allait pas avec sa façon d'être. Il ne prenait pas de gants, encore moins avec ceux ne méritant ni sa compassion, ni sa tendresse. Lors de ses couvertures, il avait été mené à laisser parler sa colère ou sa violence sur d'autres, malgré tout par le passé il avait été repris par certains de ses supérieurs. Et depuis il veillait toujours à évacuer ses émotions à la salle de sport, au lieu d'extérioriser sur les suspects. Il ne désirait pas renvoyer la mauvaise image sur son équipe, notamment sur Naïa. Aux yeux d'Hunter, elle représentait le futur de la police dans la Cité des Anges et s'il y avait bien une personne avec laquelle il appréciait de travailler, qu'il était heureux d'avoir sous ses ordres c'était la jeune femme. Elle lui facilitait la tâche et il ne doutait pas que peu à peu elle allait progresser. Ce soir encore, elle avait été la dernière à quitter les locaux, la blonde ayant terminé de travailler sur un dossier quelques minutes plus tôt et il en profita pour finir à son tour de rédiger un rapport sur l'arrestation de l'un des soldats du plus grand gang de la ville californienne. Néanmoins après quelques minutes, un appel l'incita à quitter son bureau pour se rendre sur place. Sans tarder, il prit la route dans la pénombre de la nuit qui rendait la ville plus calme, presque endormie. Ses heures préférées. Il était un homme de la nuit, plus à l'aise lorsque plus personne ne s'agitait dans les rues. Grâce à la fluidité du trafic, son trajet ne dura que peu de temps, mais il put constater en observant les environs qu'il n'était pas le seul à être présent. Une petite foule s'amassait au niveau de la scène du crime, comme à chaque fois qu'un cadavre était découvert. A croire que pour rendre leurs vies plus passionnantes, chaque habitant aimait un peu d'agitation dans un train train quotidien trop monotone. Se frayant un chemin parmi les silhouettes, nullement décidées à se pousser, il se baissa pour passer sous la bande jaune de sécurité et de loin, il contempla la scène du crime, sans se mêler aux autres. Il n'était pas du genre à travailler sur le devant de la scène, à vouloir être vu par tous. Il aimait rester en retrait, émettre ses propres hypothèses sans véritablement s'approcher. Pourtant il connaissait tous les autres policiers trônant devant lui, il avait déjà été amené à les rencontrer sur d'autres enquêtes et il y en avait d'ailleurs certain qu'il n'appréciait que très moyennement. Concentré, perdu dans ses pensées, il continua de détailler la posture de la jeune femme et la position particulière qu'on avait voulu lui donner. Elle n'avait pas été mise ici par hasard, il en était persuadé, parce que personne ne prenait la peine d'exposer aussi fortement un corps sans le souhaiter. Il y avait forcément un message derrière. Elle avait été tuée dans un but précis, avec une volonté de la dévoiler au monde encore plus qu'elle ne pouvait déjà se dévoiler en offrant des nuits aux hommes capables de payer pour ses services. Il était si focalisé sur son travail qu'il mit quelques secondes à comprendre que c'était à lui que Genesis s'adressait et il ne le remarqua qu'en la voyant lui faire face avec un petit sourire aux lèvres. Ce n'était guère habituel pour lui de partager son point de vue avec d'autres, mais il était vrai qu'il n'avait pas la même relation avec la jeune femme qu'avec d'autres. Paradoxalement il en était plus proche, même si parfois leurs échanges pouvaient ressembler à une mer déchaînée par une journée de tempête. Cela lui convenait car il n'aimait pas le calme absolu, il avait besoin d'avoir des débats, de parler avec passion. Et après avoir gardé le silence un court instant, il se décida finalement à parler. « D'après moi on voulait qu'elle soit vue, que toutes les personnes passant à cet endroit puissent contempler l'oeuvre du meurtre et soient forcées de tomber sur elle. Peut-être comme si on désirait faire le parallèle avec son cadavre et son activité. Après tout, elle dévoile déjà son corps à des inconnus, alors d'une certaine manière même morte elle se dévoile de nouveau... .  », expliqua-t-il calmement, s'agenouillant près de la jeune victime pour observer de plus près les blessures et les autres symboliques de son cadavre. Tuer une prostituée n'était pas glorieux et il n'avait que peu de respect pour le coupable de ce crime. Certains flics considéraient les putes comme des dommages collatéraux, il en était tout le contraire pour Hunter. « Par contre je ne peux pas te dire si le fait qu'elle soit enceinte est important et symbolique aussi. Mais celui qui a fait ça n'est pas n'importe qui » , ajouta-t-il d'un ton sévère en se relevant. Ils faisaient face à un individu consciencieux, méticuleux et clairement intelligent. Et il doutait que l'assassin allait s'arrêter à un seul meurtre. Cela lui paraissait presque impossible.
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MessageSujet: Re: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Sam 21 Oct - 18:54




A cup of tea and a murder
Hunter & Genesis

« C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d'une anomalie comportementale forte. D'ou notre capacité innée à être violents»
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’arrivée de Genesis, il y a de cela trois ans, au sein de la police criminelle de Los Angeles avait été vécu par les équipes comme une véritable attaque. Tout le personnel, jusqu’à la secrétaire, savaient qui était Genesis Winston et quel avait été son parcours. Il était évident qu’un agent du FBI ne pouvait être accueilli à bras ouverts. Il fallait dire que porter le nom de Winston était un stigmate qui n’arrangeait pas les choses. Fille de l’agent dont le corps avait été retrouvé mutilé. Fille d’un massacre et surtout femme. Les hommes au sein de la police et même au sein de l’état prenaient un malin plaisir à renvoyer les femmes à l’image de la passivité. Or, Genesis détestait cela et peu de temps après son arrivée fracassante, elle avait su mettre cartes sur tables. On ne pouvait lui reprocher les heures indécentes qu’elle passait sur son lieu de travail, on ne pouvait lui reprocher son professionnalisme à toute épreuve et surtout la jeune femme n’avait jamais misé sur la langue de bois. Plusieurs flics l’agaçaient au plus haut point, à commencer par son propre bureaucrate de patrons. Elle avait toujours mené ses batailles frontalement. Son caractère glaciale lui avait causé des ennuies, mais pas que. En effet, Hunter faisait parti de ceux qui ne l’avaient jamais conditionner à son simple utérus. Loin de là, leurs échanges passionnels et houleux sur les affaires étaient un cadeau précieux pour la jeune femme. Ces moments la renvoyaient au FBI où elle ne cessait de débattre intensément avec ses collègues. Ainsi malgré leurs nombreux accrochages elle savait apprécier Hunter Gordon.  

Une certaine complicité professionnelle naquis au fil du temps. Peut être pas au point de lui laisser la chance de connaître la femme avant la flic, mais tout de même suffisamment pour que le temps passé ensemble soit un réel plaisir intellectuel. Lui, comme elle, était doté d’une capacité d’analyse et d’un sens de déduction intellectuel qui était un réel plaisir. Bien sûr, souvent ils étaient en désaccord sur la façon de faire, mais la finalité était toujours la même : Un monstre était arrêté et les parents des victimes étaient soulagés. En ça, c’était le petit bonheur d’un métier parfois difficile. Tous deux possédés un côté obsessionnel, ainsi ils étaient incapable de poser les armes lorsqu’une affaire les mettait au pied du mur. De véritables acharnés. Genesis avait fait des meurtres violents sa spécialité. Dans une quête de vengeance elle avait appris à humaniser des êtres que la société qualifiée, à juste titre, d’inhumains. La jeune femme était capable de mettre son humanité de côté afin de comprendre tout le plaisir que ces hommes prenaient à ôtant l’âme et l’humanité de leurs nombreuses victimes. Et son instinct d’agent du FBI ne cessait de lui susurrer à l’oreille que ce meurtre était l’oeuvre de l’un d’eux. . « D'après moi on voulait qu'elle soit vue, que toutes les personnes passant à cet endroit puissent contempler l'oeuvre du meurtre et soient forcées de tomber sur elle. Peut-être comme si on désirait faire le parallèle avec son cadavre et son activité. Après tout, elle dévoile déjà son corps à des inconnus, alors d'une certaine manière même morte elle se dévoile de nouveau... .  » Genesis acquiesça aux propos de son collègue d’un hochement de tête vigoureux. Il avait raison. Le cadavre avait été déplacé ici intentionnellement pour que les familles puissent voir cette oeuvre. Le choix du lieu était inévitablement quelque chose d’aussi important que le modus operandi de l’assassin. « Par contre je ne peux pas te dire si le fait qu'elle soit enceinte est important et symbolique aussi. Mais celui qui a fait ça n'est pas n'importe qui »  Genesis porta ses mains à l’intérieur de ses poches, le regard songeur, elle observait le ventre de la victime. Elle était enceinte d’à peine trois mois. L’enfant était important autant que le lieu…


Son état de dissociation de la conscience fut interrompu par le râle bruyant de l’un des policiers « Enfin c’est un malade quoi ! » Genesis pencha son visage sur le coté et rétorqua froidement « C’est toujours plus facile de se dire que ces criminels sont des malades n’est - ce pas ? Ça nous permet de nous distancer de toute cette horreur pulsionnelle qui est en nous. C’est un raccourci digne d’un enfant de trois ans monsieur… » elle se pencha en avant mimant une réflexion intense « Ah oui Cooper ! » Elle se plaça devant le cadavre de la jeune fille et ajouta « Non seulement il ne l’a pas tué ici mais en plus il l’a exposé à des familles ! Elle la jeune prostitué enceinte qui ose porter un enfant. Savez - vous pourquoi les hommes détestent qu’on parle de leur tendre et douce maman ? Parce que la mère est vierge et la catin est sexualisée ! D’ailleurs les hommes ont toujours cette sale tendance à croire qu’une femme enceinte ne peut avoir de sexualité. Allons bon ! Une prostituée enceinte ça ne choc personne ici hein? » Elle observait les regards interloqués, gênés même de ces hommes. « Je le savais, vous même vous avez eu pendant une fraction de seconde cette pensée : Une pute enceinte quelle horreur ! Maintenant vous voyez vous êtes certainement plus proche de la logique de ce « malade » que vous ne le pensiez il y a cinq secondes. Il est humain et certainement plus proche de ce notre archaïque qu’on ne le pense… » Les pupilles de la brune étaient éprises d’une lueur d’excitation. Elle se tourna en direction de Hunter et ajouta « Tu as raison, ce n’est pas n’importe qui et à mon avis il va recommencer ! Bien je vais enquêter sur les relations qu’elle avait, on le sait tous ce type de tueur organisé commence presque toujours avec un meurtre proche et symbolique de lui, parfois même une bonne nouvelle comme une futur naissance peut être le déclencheur et ensuite il est épris d’une telle jouissance qu’il continue avec d’autres victimes. » Elle jeta un dernier coup d’oeil au cadavre tandis que la police scientifique s’apprêtait à l’embarquer. « J’ai besoin d’un café, tu viens Hunt’ on peut discuter de ça le temps que la scientifique fasse son job ? » Elle savait que sa tirade avait ébranlé des esprits étriqués et défensif. Elle s’éloigna, glissant son corps sous la bande jaune et se frayant un chemin parmi la foule jusqu’à un food - trucks qu’elle visualisait de loin : « J’en ai fait trop tu penses qu’ils vont faire pipi au lit ? » Demandait - elle à son collègue avec une certaine ironie avant d’ajouter « Je déteste les fêtes foraines, ça me mets de mauvais poil… »

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MessageSujet: Re: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Sam 18 Nov - 15:18

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Des atrocités, des crimes horribles, le quotidien d'Hunter Gordon en était rempli. Chaque jour, il en voyait. A force, ses yeux s'y étaient habitués et il avait presque fini par ne plus rien ressentir en apercevant un cadavre étendu sur le sol. Cela en était malheureux. Il n'était plus touché en découvrant un corps inerte dont le coeur avait cessé de battre à cause d'une tiers personne. C'était son quotidien. Evidemment, cela n'était pas les seules affaires qu'il était amené à traiter mais très souvent dès que le crime était sordide, dès que l'enquête était difficile, c'était son équipe qui récupérait le dossier. Parce que ses responsables savaient qu'il était de ces policiers capables de trouver les réponses là où personne n'aimait aller chercher. Il n'avait jamais peur de se frayer un chemin dans les rues les plus gangrénées par la violence, il n'hésitait pas à poser les questions à ces hommes effrayants n'importe quel bleu venant tout juste de sortir de l'académie. Certainement car il avait les bons contacts, qu'il connaissait les bonnes personnes, grâce à toutes les années qu'il avait passé en infiltration dans les zones miteuses de la cité des anges. Un ange justement il en avait un presque à ses pieds. Une âme de plus ayant été tuée pour une raison obscure. D'une manière qui prouvait à quel point certains tueurs pouvaient être intelligents. Il n'était pas fasciné par les meurtriers, pourtant les comportements qu'ils dévoilaient étaient d'une minutie ressemblant de temps à autre à une oeuvre d'art. Ils n'étaient pas tous ainsi, certains tuaient pour régler des comptes, d'autres par pur esprit de vengeance, et dans toute cette foule, il y avait les autres à l'esprit aiguisé, chassant leurs proies et prenant plaisir à ôter la vie. Heureusement, chaque fois qu'un assassin de ce type se tenait sur sa route, il avait la chance de le traquer avec Genesis. Pour certains, elle n'était qu'une femme de plus dans la police, un corps séduisant pouvant plaire à bon nombre de collègues. Pas pour l'anglais. Parce que quand il était question de son travail, il ne laissait la place à rien d'autre, plus depuis Hestia en tout cas. Il ne se le permettait plus, sachant parfaitement les risques qu'il ne devait pas prendre. Ils n'étaient peut-être pas tous les jours sur la même longueur d'ondes, ils avaient des différends et certains de leurs échanges menaient presque à l'éruption d'un volcan, mais justement c'était ce qu'il appréciait avec la jeune femme. Elle osait le confronter, chose que bon nombre de ses collègues ne faisaient pas depuis longtemps. Comme s'ils avaient peur de sa réaction, de le voir s'énerver. Hunter Gordon l'homme froid, le loup solitaire, cet oméga en mesure de chasser une biche égarée durant des semaines. Dans la police, on le connaissait et ses travers n'étaient inconnus pour personne, alors peu nombreux étaient ceux à oser le contredire. Avec la jeune Winston, c'était totalement différent. Ils avaient peut-être des méthodes différentes, mais ils s'en sortaient toujours pour que le coupable soit arrêté. Pour qu'il paie pour les crimes commis car l'un comme l'autre, ils étaient des obsessionnels, de ces acharnés que l'on rencontre rarement. Elle le poussait à réfléchir plus longuement, à analyser chaque détail, tout ce dont il avait besoin pour garder un esprit vif. Après avoir fini son analyse faite à partir de toutes ses observations, il se tourna vers Genesis, attendant son avis. « Enfin c’est un malade quoi ! », la réaction de Cooper le laissa sur place. Il en connaissait des idiots, n'osant jamais se mettre dans la tête des tueurs et les prenant tous pour des dégénérés. D'une certaine manière, ils l'étaient, mais cela ne leur rendait pas justice que de les voir uniquement ainsi.  « C’est toujours plus facile de se dire que ces criminels sont des malades n’est - ce pas ? Ça nous permet de nous distancer de toute cette horreur pulsionnelle qui est en nous. C’est un raccourci digne d’un enfant de trois ans monsieur… », il n'avait pas eu le temps de réagir ou d'offrir sa propre réponse, elle le faisait à sa place et il devait avouer qu'il pensait comme elle. On ne demandait pas à chaque policier de faire preuve de psychologie et Cooper faisait partie des hommes oubliant que derrière chaque crime de ce type, il y avait quelqu'un. Un homme ou une femme, une histoire. Quelque chose à raconter. « Ah oui Cooper ! ». Il connaissait le regard de la brune, et il se doutait de ce qui allait se produire. De ce qui risquait d'arriver dans les prochaines secondes.  « Non seulement il ne l’a pas tué ici mais en plus il l’a exposé à des familles ! Elle la jeune prostitué enceinte qui ose porter un enfant. Savez - vous pourquoi les hommes détestent qu’on parle de leur tendre et douce maman ? Parce que la mère est vierge et la catin est sexualisée ! D’ailleurs les hommes ont toujours cette sale tendance à croire qu’une femme enceinte ne peut avoir de sexualité. Allons bon ! Une prostituée enceinte ça ne choc personne ici hein? », elle venait d'ébranler chaque âme autour d'elle, de les clouer par des mots bien prononcés et par une vérité que peu aimaient dévoiler au monde. D'ailleurs, il ne put s'empêcher de sourire, trouvant ce monologue presque excitant, lui qui n'en était que le spectateur.  « Je le savais, vous même vous avez eu pendant une fraction de seconde cette pensée : Une pute enceinte quelle horreur ! Maintenant vous voyez vous êtes certainement plus proche de la logique de ce « malade » que vous ne le pensiez il y a cinq secondes. Il est humain et certainement plus proche de ce notre archaïque qu’on ne le pense… » , c'était une réalité qu'on ne voulait pas s'avouer. En chaque être humain pouvait sommeiller un futur tueur. Parfois il suffisait de peu pour que tout bascule, pour qu'une âme torturée, un peu brisée prenne la mauvaise direction. « Tu as raison, ce n’est pas n’importe qui et à mon avis il va recommencer ! Bien je vais enquêter sur les relations qu’elle avait, on le sait tous ce type de tueur organisé commence presque toujours avec un meurtre proche et symbolique de lui, parfois même une bonne nouvelle comme une futur naissance peut être le déclencheur et ensuite il est épris d’une telle jouissance qu’il continue avec d’autres victimes. », il mit trois quatre secondes avant de comprendre que de nouveau elle s'adressait à lui et pour simple réponse, il se contenta de lui adresser un hochement de tête. Il aurait nettement le temps de se pencher plus longuement sur la psychologie du tueur et il les voyait d'ors et déjà en train d'accumuler les désaccords.   « J’ai besoin d’un café, tu viens Hunt’ on peut discuter de ça le temps que la scientifique fasse son job ? », heureusement il n'était pas un gros dormeur et contrairement à toutes les personnes attendant chaque soir à retrouver un lit bien chaud, le sommeil n'était pas une obligation pour lui. « Un café c'est parfait. On a encore du temps avant qu'ils aient terminé » , répondit-il suivant la jeune femme à l'écart de cette agitation et de toutes ces personnes qui observaient la scène avec une curiosité malsaine. A chaque meurtre, c'était la même histoire, tous les voisions s'agglutinaient pour en savoir plus, par pur voyeurisme. Pour toujours en connaître plus sur les autres.  « J’en ai fait trop tu penses qu’ils vont faire pipi au lit ? », il se mit à rire, affichant un sourire en coin, un peu sarcastique. Son éternel sourire qui pouvait apeurer puisqu'on ne savait jamais ce qui se cachait derrière. Ce qu'il pouvait ressentir ou éprouver. « Je pense qu'ils vont s'imaginer des choses sordides et qu'ils doivent aussi te trouver un brin effrayante !  Mais tu leur as cloué le bec pour un moment. » , s'exclama-t-il tout en lui jetant un coup d'oeil sur le côté. Malheureusement en tant que femme, il savait qu'il était plus dur pour la jeune Winston d'être respectée, d'être vue comme une collègue à part entière, alors à ses yeux il était normal qu'elle use de toutes les méthodes possibles pour obtenir le respect qu'elle méritait.  « Je déteste les fêtes foraines, ça me mets de mauvais poil… » , cela sortait de nulle part, comme un flocon de neige en plein été, il y était habitué et cela l'amusait presque. Probablement car son humour était différent, un brin plus tordu. « C'est quoi que t'aimes pas  ? La grande roue ou l'odeur permanente de churros et de barbe à papa ? Tu sais que dans peu de temps tu vas devoir y emmener Prim. » , annonça-t-il, tandis que ses pas le menaient à l'endroit où ils désiraient se rendre. Une fois devant le food truck d'où la saveur de grains de café chatouillait ses narines, il se tourna vers la jeune femme à ses côtés. « Choisis c'est moi qui paie. », dit-il avant de passer sa commande auprès de la serveuse qui lui adressait un sourire, visiblement sous le charme, ce dont il se fichait éperdument. Il aurait pu en profiter, il le faisait parfois,  mais cette fois il préférait nettement la perspective de faire jouir son cerveau de plaisir.  
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MessageSujet: Re: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Sam 25 Nov - 12:40



A cup of tea and a murder
Hunter & Genesis

« C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d'une anomalie comportementale forte. D'ou notre capacité innée à être violents»
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La froideur et l’antipathie de Genesis devant un corps sans vie était principalement dû à ses propres traumatismes. Elle était un roc au milieu d’une tempête qui déferlait chaque jour sur cette ville. Les premiers corps sans vies qu’elle avait vus étaient ceux de ses propres parents, puis il y avait eu une succession de martyrs qu’elle avait enterré avec les Hell’s Angels, elle s’était blindée au fil des années et c’est ce qui faisait sa force en tant que policière. Elle savait parfaitement se détacher de ses émotions les plus violentes lorsqu’elle se trouvait face à une victime, penser comme un assassin n’était pas donner à tout le monde puisqu’il fallait se désincarné de sa propre humanité pour mieux saisir ce que le tueur voulait dire. Un corps n’était pas un simple bout de chair sans âme, non. Un corps était une histoire, un puzzle qu’il fallait compléter intellectuellement pour mieux en comprendre les tenants et les aboutissants. Genesis était douée. Très douée même. A la FBI Académie elle faisait partie des meilleurs, les plus perspicaces et lucides, son point faible était sa personnalité anti - sociale qui à en juger par la société lui faisait défaut. Elle n’avait jamais compris pourquoi on lui avait fait tant de fois ce genre de reproche puisqu’à ses yeux il n’y avait rien de mauvais dans la solitude. Au contraire, cette dernière lui permettait de se décentrer, de mieux appréhender les choses sous des angles différents. Evidemment, il y avait des personnes avec qui elle s’octroyait le droit de partager cet ilot solitaire, Hunter en faisait parti. Ce n’était, hélas, pas le cas de la plupart des hommes présents, debout en cercle autour du corps de cette pauvre enfant délaissée par les dieux. Son speech était là pour éveiller en eux l’archaïque, le mauvais présent en tout être humain. Cela eut un effet de sidération qui donnait à Genesis une certaine satisfaction. Une satisfaction de courte durée puisqu’elle décida de s’éloigner de ces jeunes hommes chamboulés pour les propos de la grande brune élancée.

Elle proposa une pause café à Hunter, le temps que l’équipe scientifique n’arrive sur les lieux. L’équipe scientifique était pour Genesis les gens les plus acceptables, ils n’étaient là que pour photographier, apporter un angle de vu totalement pragmatique et elle aimait cela. La policière traversa une foule de moribonds prêts à tout pour avoir quelques photographies qu’ils pourraient envoyer sur internet. Elle voyait déjà les gros titre du L.A Times, une jeune prostituée trouvée sur une fête foraine. Peut - être que même la presse finirait par trouver un pseudo à cet assassin qui ne ferait que faire grossir son égo à l’image d’une tumeur intraitable. Genesis se risqua à du cynisme digne d’elle - même concernant son petit monologue dramaturge. « Je pense qu'ils vont s'imaginer des choses sordides et qu'ils doivent aussi te trouver un brin effrayante !  Mais tu leur as cloué le bec pour un moment. »  Le regard de la brune croisa celui furtif du flic. Elle appréciait sincèrement Hunter, avec lui il n’y avait pas besoins de longues tirades, simplement quelques mots et des regards lourds de sens. Ainsi elle lui offrit un rire gras et mesquin. «  Effrayante moi ? Allons bon quelle bande de fragiles…je crois que maman ne les a pas assez dorloter.  » Le cynisme de Genesis avait souvent pour but de scinder les esprits en deux, or elle savait très bien que Hunter ne faisait pas partit de ces hommes dont l’égo était la chose la plus précieuse. Même si tout avait commencé sur le feu entre eux, les mots avaient fusé avec violence, les désaccords aussi, elle avait fini par apprécier cet animal dont la violence s’était logé au fond de son coeur. Il n’avait jamais eu la prétention d’apprendre son métier à Genesis, il ne l’avait jamais ménagé et en ça elle avait conclu que Hunter Gordon savait respecter les femmes. En ça sa compagnie n’était pas désagréable.


Lorsqu’elle arriva devant le petit food truck, elle glissa ses mains à l’intérieur des poches avant de son jean taille haute. L’odeur de churros lui caressait l’épiderme et elle eut un frisson d’horreur lorsque des images d’elle - même lui revint au visage. Nostalgique, elle fit part à Hunter son horreur des fêtes foraines.  « C'est quoi que t'aimes pas  ? La grande roue ou l'odeur permanente de churros et de barbe à papa ? Tu sais que dans peu de temps tu vas devoir y emmener Priam. » Elle leva les yeux au ciel. Cherchant une bonne raison à cette réticente puis s’imagina ici avec Priam seule, sans Rickon. Peut - être était cela le fond du problème ? Revenir en des lieux qu’elle avait partagé avec cet homme sans lui. Peut - être. Elle ne fit que hausser les épaules et souffla simplement «  J’ai toujours eu pour horreur les clowns, quand j’étais gosse ça me filait des cauchemars, une fois ma meilleure amie voulait absolument aller à la fête foraine et je me suis retrouvée face à ces fichus clowns qui n’arrêtaient pas de me prendre pour une handicapé mentale. Alors j’en ai frappé un. C’est le père de Priam qui m’a retiré de ce clown, je crois bien que je lui avais mordu l’arcade.  » Elle tourna son regard en direction de Hunter, cherchant dans ses iris l’étonnement, néanmoins, il connaissait Genesis et sa violence interne. Elle lui offrit un simple sourire carnassier tandis qu’elle fit quelques pas pour se retrouver devant une jeune fille qui prenait les commandes. « Choisis c'est moi qui paie. » Elle acquiesça en silence puis s’adressa à la jeune femme. «  Un cappuccino.  » Puis elle fit pivoter son corps pour se trouver face à la scène de crime. La police scientifique était présente, certains prenaient des notes, d’autres encore photographiaient le cadavre. «  Il est venu déposer ce cadavre ici. Cela signifie qu’il a de l’assurance ou…qu’il connait bien ce lieu. Oui. Il se sent parfaitement à l’aise ici, c’est prendre un gros risque que de venir trainer un corps au beau milieu de cette fête foraine. Peut - être même que ça l’a fait jouir.  » Elle s’arrêta, croisant ses bras contre sa poitrine. «  Comment es - tu entré ici mon grand ?  » Elle inspira profondément afin de sortir de sa réflexion puis s’adressa à son collègue. «  Ils nous faut la liste des employés, tu penses qu’il y a des caméra ici ? Si c’est le cas je te paris cent dollars qu’il connait si bien les lieux qu’il a réussi à se déplacer dans les angles morts…ce n'est pas son premier meurtre » Elle plongea ses prunelles dans celles de l’anglais, il n’y avait ni peine, ni crainte, simplement une excitation brillante dans les iris de la jolie brune.
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Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder

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