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Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder

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MessageSujet: Hunt and Gen' ◊ A cup of tea and a murder Dim 30 Juil - 14:03


C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d'une anomalie comportementale forte. D'ou notre capacité innée à être violents.(@MaximeChattam // beerus)
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A cup of tea and a murder


Une fête foraine sous une pluie brûlante. Cela ne présageait rien de bon. D’une part la nuit était tombée depuis quelques heures déjà, signifiant ainsi qu’elle se soustrayait à son rôle de mère ainsi dans un géométrique elle avait contacté sa nourrice de toute urgence. Déléguant ainsi, une soirée super héros en compagnie de son petit prince. A cela se substituait une nuit brûlante et humide, des traces de pas indéchiffrables et l’une de ses prostituées/gamines totalement méconnaissable. C’est donc en compagnie de Ravirez son collègue d’origine hispanique au nez d’allure cassé et à la morphologie faisant pâlir les plus grandes anorexiques qu’elle profitait de cette soirée. Ramirez était un homme sympathique, la trentaine bien entamé, des problèmes de couples avec sa femme qui vivait la peur au ventre. En somme, un flic des plus banales qui s’était retrouvé dans la police faute de mieux. Rien de bien exceptionnel, par ailleurs l’homme était à l’image de sa carrière : Ennuyeux. Le seul caprice qu’il s’autorisait était de manger en silence. Il croyait toujours que cette règle était particulière, inventé par lui - même. Genesis, elle, n’en était pas convaincue. Les hommes étaient ainsi semblable aux chiens : Ils haïssaient qu’on les dérange pendant la gamelle du matin, midi et soir. Il fallait que la femme soit attentive à ce qu’ils disaient, qu’elle puisse communiquer par monosyllabe en faisant valser leurs sourcils pour montrer des signes d’attention. Si en revanche, la femme se montrait un peu trop envahissante ou vindicative alors le mâle montrait les dents. Il ne grognait pas non, parce qu’ils avaient évolués quand même. Il savait montrer des signes d’insatisfactions, culpabilisant la douce épouse. Une fois ne fut pas coutume, Ramirez avalait avec conviction un sandwich au thon et mayonnaise. Il y avait dans la voiture une odeur de mer.

Genesis observait la grande roue qui scintillait au loin, coude posé sur sa portière, visage machinalement enfoui dans le creux de sa main. La nostalgie lui chatouillait les neurones. Non pas qu’elle ait un jour apprécié ce genre d’endroit : Trop bruyant, trop brillant, trop tout. Son oncle avait cependant l’habitude de l’y emmener en compagnie de Rickon, Gilliam et Bex. Genesis était toujours à la traine, loin des autres, le regard fuyant, de longues mèches brunes qui cachaient son visage de petite fille. Le seul plaisir de la brune était celui de pouvoir exploser le score de chaque stand de tire. Elle se souvenait d’un été où un clown était venu lui parler. Une sensation étrange avait envahi son esprit de petite fille traumatisée : Il allait la tuer. Alors, elle s’était accroché à son bras avec ses dents dans un élan de folie et de hargne. Rickon l’avait sorti de cette situation. Il s’agissait d’un secret entre eux. De l’un parmi tant d’autres. Un soupire agacé s’était échappé d’entre ses lèvres. Ramirez y répondit avec un regard interloqué, sandwich entre les deux, main droite sur le volant. « Pas d’humeur? » se risquait - il en arquant son large mono sourcil. Sans lui offrir un regard, ce dernier trop attiré par les lumières du lieu où devait se trouver le cadavre elle répondit simplement par une évidence : « Jamais d’humeur à trouver un cadavre. » Discours ironique venant d’une femme qui avait grandi au milieu des morts. Aimé un homme qui collectionnait les balles comme les mégots de cigarettes. Ramirez acquiesça d’un grommellement d’ours polaire tout en avalant une dernière bouchée de son sandwich. Genesis observait l’animal du coin de l’oeil las de cet habitacle roulant sur lequel les gouttes de pluies brulantes s’abattaient. « Comment va le petit? » Visiblement surprise, le corps de la policière s’était raidi. Chaque être humain s’intéressant à son fils signifiait ,aux yeux de la jeune mère, une menace potentiel. Priam était sa vie. Plus que ça, cet enfant était la lueur d’espoir qu’elle avait attendu. Mais, il n’était pas l’enfant de n’importe qui : Loin de là. Il était le digne héritier d’un club de meurtrier à deux roues. Un univers qu’elle souhaitait garder loin de son bambin. La mort lui avait suffisamment pris. « Bien, il grandit vite. » « Ah ça ! Les mômes hein… » Ouais. Des petits êtres courts sur patte qui vous font vivre un enfer. La définition même d’aimer à en haïr : Les enfants. Force d’expérience Genesis avait compris que pour mieux s’intégrer ici, elle devait faire profil bas tout en dévoilant des petites choses sur sa vie comme par exemple : le dessin animé favoris de son fils, ce qu’elle aimait faire le dimanche matin, son plat favoris. Il s’agissait de codes sociaux qu’elle n’avait connu que de loin. Après tout, elle avait grandi auprès d’hommes qui juraient pour dire je t’aime. C’était une autre époque, un autre univers.

Ils étaient arrivés. Ramirez gara la voiture sur le bas côté et jeta l’emballage de son sandwich à l’arrière du véhicule avec une vulgarité que Genesis trouvait factice. La brune descendit de la voiture, laissant son regard balayer le paysage de façon panoramique. Il y avait la foule. Il y a toujours une foule lorsqu’il y a un drame. C’était un comportement typiquement humain, certains trouvaient cela idiots mais ne pouvaient s’empêcher de ralentir lorsqu’ils longeaient une route sur laquelle se trouvait une voiture accidenté. Certains allaient jusqu’à filmer les horreurs humaines. Aux yeux de Genesis, il s’agissait là, d’un comportement typiquement humain : Faire face à la mort c’est faire face à l’idée de sa propre finitude. Une expérience curieuse puisque l’être humain ne naît pas avec l’idée que ses propres bouffées d’oxygènes n’étaient que des réflexes condamnées à disparaître brutalement ou non. Genesis noua sa longue toison dans un chignon qui surplombait maladroitement le haut de son crâne. L’une de ses longues mèches s’échappa de ce dernier et longea sa nuque en ondulent. Elle se fraya un passage parmi la foule qui s’était engluée derrière la bande jaune. Silencieuse elle présenta son insigne plusieurs fois. Enfin elle arriva à destination, le cadavre était exposé aux yeux de tous, adossé à un tronc d’arme, les mains disposées de chaque côté du corps, paumes vers les cieux. La tête retombait lourdement sur la poitrine sans vie. « Pas jolie à voir…un si joli bout de femme quel gâchis… » La voix était rauque. Il s’agissait d’un vieux loup, habitué à voir des gamines fugueuses ou accrocs au crack finir de cette façon. Le monde de la prostitution était un univers que la société voulait garder loin. Rares étaient les jeunes femmes décédées qui retrouvaient leurs familles respectives. Il s’agissait de femmes sans noms et au même titre que les sans domiciles fixes : Il s’agissait des déchets de la société. Parfois, il s’agissait d’une gosse qui a été enlevé à sa famille, qui n'a aucun souvenirs et dont la vie a commencé sur le trottoir. Malgré le fait qu’elles ne soient que des inconnus elles étaient unique aux yeux de Genesis. La flic s’agenouilla à côté du cadavre, penchant son regard sous le visage de la jeune décédée. « Je la connais…elle était enceinte. » Les regards se tournèrent dans sa direction, des pupilles brûlantes d’amertumes. Tuer une pute ne valait pas grand chose. Tuer un foetus était un acte bien plus condamnable aux yeux des hommes. Un raisonnement qu’elle n’avait jamais compris. Tuer c’était tuer point. «  Et donc ? Elle avait des ennemis ? » Moustachu se courba pour toiser la brune de haut. « Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que c’est pas un meurtre passionnel ou un truc du genre…le corps est disposé de manière à ce qu’il soit exposé aux yeux de tous. Il y a un message là-dessous. » Elle se releva, glissa sa main derrière sa nuque endoloris, lâchant un soupire agacé avant de se tourner en direction d’une vieille connaissance qui s’était lui - aussi infiltré sur la scène de crime : « Peut être que tu peux me donner ton point de vue Hunter? » Elle lui fit face, un léger sourire narquois sur le bord de ses lèvres et le calme de la mer avant la tempête.


 
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