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I wouldnt go away, I'm always here (rafe)

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MessageSujet: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Dim 30 Juil - 10:13

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❝ I wouldnt go away, I'm always here ❞ you sent this hurricane, now it won't go away, and I promised that I'd be there but you don't make it easy, darling please believe me.


Une journée normale s’annonçait, billie s’était lêvée assez tôt et pour une fois, la rousse est allée courir avant d’aller travailler, une bonne vingtaine de minutes à se dépenser, à écouter de la musique et se vider l’esprit. Et puis après elle avait bien évidemment prit une douche, parce qu’elle ne va pas aller au travail en sueur, non c’était surement un des cauchemars de Billie.  Elle s’était rapidement préparée en enfilant une de ses robes de « boulot » comme elle dit, parce que c’est élégant et classe, mettant en valeur chaque courbe de son corps, mais clairement ce ne sont pas des vêtements qu’elle mettrait en dehors, non non elle retrouverait son jean, t-shirt, une tenue si confortable.

Et puis en route elle s'était arrêtée comme à son habitude dans une boulangerie pour prendre des viennoiseries et aussi son premierun café de la journée. Et puis elle était finalement arrivée à l'hôtel…..
Son programme est chargé, notamment avec des organisations de soirées, une caritative et un mariage, il fallait montrer les différents projets, les différents fournisseurs, donner une très bonne image de son hôtel. Elle avait été polie, elle avait souriante et les clients adorent ça, en plus de son accent qui leur donne à tous une impression d'être sincère. Mais au final elle essaye juste d'avoir des clients et rapporter de l'argent à son établissement.

Et puis quand les rendez-vous étaient -enfin- finis, elle avait quelques coups de téléphone à passer, elle a même fini par se faire insulter, mais Billie sait garder son calme.
Elle avait appris qu’un de ses employés avait appelé pour un maçon à cause d’un trou dans un mur d’une chambre, Billie avait du coup dû parler avec les clients pour savoir ce qui c’était passé, le trou était le résultat d’une dispute du couple. Bref, elle savait ce que ça voulait dire, un homme qu’elle appréciait particulièrement était dans l’enceinte de son hôtel. Cela promettait beaucoup de choses surtout beaucoup de rire.

Il était presque midi, Billie avait une courte pause d’une heure pour le déjeuner et un peu avant même qu’elle soit « officiellement » en repos, elle emmena un chariot contenant des assiettes de nourritures dans la chambre où Rafe se trouvait. Elle le laissa au milieu de la chambre et elle se glissa doucement derrière lui, avant de, de façon très distingué, lui pincer une fesse, un grand sourire aux lèvres.
«  c’était pas très malin t’aurais pu avoir un couteau ou je ne sais pas. » elle déposa un doux et rapide baiser sur sa joue comme elle l’avait toujours fait. Et ensuite, elle s’était mise à côté de lui, regardant ce qu’il avait fait, évitant de garder son regard trop longuement sur lui.
Et puis elle se retourna pour aller au fameux chariot de nourriture, avec cinq différentes assiettes, cinq plats différents et deux paires de couverts.
«Je me suis dit que tu aurais faim, et en plus que tu méritais une pause,  je profite de mes rares pauses déjeuner. » Dit-elle, un petit sourire se dessinait très rapidement sur son visage avant qu’elle laisse son regard se poser sur la nourriture. « alors comment va le meilleur maçon de L.A ? »
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MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Ven 11 Aoû - 2:05

Bosser lui vidait la tête; c’était comme si chaque geste mécanique et précis, retirait une pensée désastreuse du brouillard qui tournait dans son crâne depuis un moment déjà. Tant mieux, alors, parce que Rafe s’était mis en tête d’beaucoup travailler, pour le coup. Levé à l’aube, couché le plus tard possible, c’était son programme ces derniers temps, comme si user son esprit, user tout c’qu’il était, était la meilleure façon d’faire avec ce qui était désormais son quotidien. D’toute manière, il n’voyait pas quoi faire d’autre - ça lui évitait de lorgner sur son téléphone pendant trop longtemps, s’demandant s’il devait reprendre contact avec Asteria, si elle en avait envie ou besoin, ou s’il avait, irrémédiablement, complètement foiré la moindre chance à ‘quoique ce soit’ entre eux deux. Dix ans étaient passés, et pourtant, fallait que ce soit encore lui l’fautif, dans sa conscience en tout cas, à mâcher et remâcher sur le bout de sa langue, les mots qu’il avait pu avoir à l’adresse de la blonde, quand elle était venue jusque chez lui, y’a quelques soirs de ça. Elle était enceinte, qu’elle avait dit; il n’voulait plus discuter cette évidence - dix-sept tests de grossesse, s’il devait la croire, bah il n’pouvait pas vraiment contredire cette preuve-là - et c’était le sien à lui, évidemment, parce que la vie était un putain de traquenard qui s’refermait comme une gueule assassine, sans crier gare. Comme s’il avait besoin d’ça, Rafe. Qui sait, peut-être qu’il suffirait que Terry appelle ses parents, pour que les Drake n’déploient tous les moyens possibles et imaginables pour la faire disparaître de Los Angeles, quitte à la kidnapper pour la faire retourner en Australie. Comme ça, il n’poserait jamais l’oeil sur cet enfant qu’elle avait dans les entrailles, et qui était supposé être le leur, à toutes les deux: ironiquement, le Hollins aurait voulu pouvoir s’concentrer sur le sarcasme que ça éveillait en lui. Ça devait être frustrant, bordel, d’être un des parents Drake maintenant: peu avaient importé les efforts qu’ils avaient déployé, dix ans plus tôt, peu avaient importé les accusations sans fond qu’ils avaient balancé sur lui pendant des années encore après, il n’avait jamais fini en taule, Rafe, et en plus il avait mis leur précieuse princesse en cloque. C’était le jackpot. Si seulement il n’avait eu qu’en lui le désir con et simple de s’venger, il serait au septième ciel là maintenant, le brun; pourtant, il savait bien qu’il en était loin. Qu’est-c’qu’il allait faire d’un môme? Qu’est-c’qu’ils allaient faire? Il connaissait les familles merdiques, il connaissait les dommages causés par des parents cons sur des enfants qui n’avaient rien demandé - bordel, il connaissait ça trop bien, assez pour en avoir encore des visions, réminiscences de sa mémoire d’enfant largué comme un moins que rien, sur les bancs d’un commissariat, par une addict à la drogue. Au moins, Asteria n’était pas addict à la drogue, et il n’l’était pas non plus; peut-être avaient-ils toujours ça d’plus, par rapport à sa mère (peut-être même ses deux parents) à lui. Et ils n’étaient pas des tarés, contrairement à ses parents à elle.

Mais qu’est-c’qu’ils avaient à offrir, hein, par eux-mêmes? Ni stabilité, ni vrai espoir, ni quelconque volonté - Asteria s’était cassée d’chez lui après avoir largué sa bombe, et Rafe n’l’avait pas recontactée depuis. Ils en étaient là, et irrémédiablement, la semaine avait repris son cours, poursuivant sa marche à travers les jours qui étaient déjà passés. Et si habituellement, il avait presque pu être las d’faire encore et encore les mêmes choses, ces derniers temps, il s’portait volontaire pour tout ce qui lui passait sous le nez. Alors un trou dans le mur d’une chambre d’hôtel dans le luxueux château Marmont, ç’avait été pour lui; c’était ça, l’genre de drama que ça amenait, un couple. Un connard qui balançait on n’savait quoi dans un mur, au point d’en bousiller le beau papier-peint, et l’isolation. C’était c’genre de moment qui lui prouvait, au brun, que le célibat était préférable à toutes ces emmerdes: quand c’n’était pas les autres qui étaient cons, c’était les amoureux eux-mêmes, au point d’tout foirer. Il avait probablement tout foiré déjà avec Asteria, quand bien même c’n’était techniquement pas à lui d’rattraper quoique ce soit. Tant pis, c’était pas comme s’il pouvait prétendre offrir quoique ce soit de mieux à la blonde, australienne, si riche, si privilégiée qu’elle avait toujours été. Il n’avait jamais été assez bien pour elle - une évidence que les parents de la jeune femme n’avaient jamais manqué d’lui rappeler. Peut-être même qu’avec le temps, ç’avait été une évidence pour Terry elle-même; il n’avait pas eu la force ou la volonté maso de lui demander. Au pire, elle n’avait qu’à avorter, et ils prendraient tous les deux leurs chemins séparés, chacun d’leur côté, en espérant que Los Angeles soit pour toujours assez vaste pour eux deux. Il n’savait pas quoi dire d’autre que ça, Rafe; il n’avait pas su quoi garantir d’autre que ça. De toute manière, il n’pouvait pas lui promettre d’être là pour elle, quand tant de ces promesses avaient été réduites à néant par ces mêmes personnes, inhérentes à la famille de la jeune femme, et toujours parts de sa vie, d’une quelconque façon. Il n’pouvait pas non plus promettre d’en avoir envie; c’était trop compliqué, c’était trop risqué, c’était lié à trop d’choses qu’il avait fini par regretter, avec le temps. Pourtant, ça n’avait jamais été à cause d’Asteria elle-même, ça n’avait jamais été parce qu’il l’avait reconnue après quelques temps, comme cette fameuse ‘amourette de lycée’ dont il s’remettrait. Ç’avait été à cause de tout l’reste; si Shea avait dû s’volatiliser parce qu’Asteria et lui étaient ensemble, s’il avait dû frôler la taule à cause d’toute cette histoire, pourquoi est-c’qu’il voudrait retenter quoique ce soit? Peut-être qu’il l’était, alors, maso, Rafe, à tant penser et penser encore à Asteria. Les gestes mécaniques et habituels étaient un brave effort, une belle tentative d’se couler à nouveau dans une vie où la Drake n’avait pas eu la moindre place, parce qu’elle avait été depuis belle lurette, à l’autre bout du monde, et qu’il avait bien dû tourner la page. Ou faire comme si. Ou au moins écrire quelques nouveaux chapitres, rien qu’à lui. A trente-deux ans, il pouvait au moins s’estimer un peu accompli; il avait son job, il avait son appartement, son quotidien, des victoires durement acquises quand on aurait pu l’foutre en taule pour un crime qui n’existait techniquement pas, et qu’il n’avait pas commis d’toute manière.

Pris dans ses distractions comme il l’était, Rafe n’vit même pas l’heure passer; bosser à arracher du papier peint, refaire de l’isolation, réarranger le tout, reboucher un trou, et lisser un mur, ç’avait été une masse de tâches accomplies en un temps record. Direct et appliqué, c’était les mots qu’on pouvait lire dans ses recommandations d’la part de l’agence dans laquelle il bossait, et sans être excessivement sympathique à l’égard des êtres humains un peu partout autour de lui, il remplissait au moins ses devoirs élémentaires. On lui demandait de se salir les mains, et d’reboucher ce stupide trou sans que les rendements de la chambre n’en soient diminués, alors on n’l’embauchait pas pour sa sympathie. Jusque-là, on lui avait même foutu la paix, mais quand il entendit la porte s’ouvrir par-dessus son épaule à quelques pas de là, il ne fut pas tellement surpris de reconnaître une chevelure rousse flamboyante, qui bondit silencieusement vers lui. A force, il était habitué à Billie, il était habitué à leurs rapports, ou les contacts qu’elle avait avec lui, et qui semblaient si naturels pour elle. D’son côté de la barrière, c’était autre chose; force de l’habitude, force des traces laissées par son enfance, Rafe n’était pas le démonstratif excessif qui se perdait en affections ou qui était particulièrement tactile. Après avoir bondi plus d’une trentaine de fois déjà à cause de la jeune femme, il y était habitué, maintenant - heureusement qu’il avait au moins fini son travail de remplissage du mur, et qu’il avait été un tant soit peu attentif, sans quoi, ils auraient dû trouver un prétexte pour expliquer pourquoi lui aussi, il faisait des trous dans les murs. « J’te rassure, mon boulot ne s’fait généralement pas avec des couteaux. » qu’il plaisanta, un air moqueur grimpant jusque dans ses yeux alors qu’il pouvait enfin vraiment la voir, bien à côté de lui, et non pas en train d’lui attraper des parties de corps, tiens. S’il remarqua évidemment, que Billie ne manqua pas d’inspecter le travail qu’il avait fait jusque-là, Rafe se retint de faire toute remarque, ou même d’tenter d’expliquer quoique ce soit. Est-c’qu’elle lui faisait confiance, après toutes ces années, pour au moins croire qu’il savait c’qu’il faisait? Ils étaient-... copains, après tout, non? Elle avait même des petites attentions à son égard; un tout petit geste pour elle, sans doute, qui lui arracha un ricanement, à Rafe, tandis qu’il s’essuyait vaguement les mains dans un torchon juste là, pour mieux observer la rousse qui était venue lui tenir compagnie; « T’as pas fait semblant, dis donc. » releva-t-il, en faisant quelques pas tout juste, vers le charriot qu’elle avait ramené avec elle, les assiettes qui étaient posées dessus, et aussi, évidemment, elle, qui était juste là. Pourtant, il pourrait jurer qu’il n’avait pas spécialement faim, l’estomac trop noué, la gorge trop serrée, des évidences qui le rattrapaient, dès que les distractions captant son attention, s’envolaient. Habituellement, les gens qui l’employaient n’penserait pas particulièrement à son estomac; ils s’en foutaient à vrai dire, tant et si bien que Rafe lui-même, au bout d’un moment, il finissait par zapper la faim. Mais Billie était d’humeur incroyablement joviale, aujourd’hui, à préparer des déjeuners pour les partager avec le maçon planqué dans une chambre, et à lâcher des compliments - celui qu’elle eut pour lui le fit rire, circonspect, cynique. « J’sais pas, j’lui demanderai. » parce qu’il n’était pas ‘le meilleur maçon de LA’ et aussi parce qu’il valait mieux n’pas se pencher trop avant sur comment il allait. Trop nerveux, trop agacé pour s’asseoir juste sagement, Rafe reporta son attention sur le mur qui était juste là, et pour lequel Billie avait bien dû avoir quelques pensées, ce matin; « J’me suis dit que l’idéal pour bien tout masquer ce serait aussi d’refaire le papier. Ça devrait pas être bien long. » ni spécialement cher; « Alors comme ça, t’as des clients un peu barges qui font des trous dans tes murs? » une vraie curiosité, somme toute, qui lui fit hausser un sourcil, avoir un rictus à la bordure de ses lippes. Quoiqu’il ait pu planter avec Asteria, il espérait au moins n’pas être tombé aussi bas que c’genre de spécimen-là.


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MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Sam 12 Aoû - 10:14

Effectivement, il y avait peu de chance qu'il ait dans les mains un couteau ou autre, mais quand même il vaut mieux être prudente. « On ne sait jamais, je ne suis pas la personne la plus chanceuse du monde, donc… »elle lui fit un grand sourire, il avait déjà remarqué à quel point elle pouvait être maladroite. Après quelques années de « relation » professionnel et personnel, Billie avait fait de nombreuses gaffes, que ce soit de se prendre les pieds dans le tapis, se taper dans un meuble, faire tomber des objets. A cause de son travail, elle doit porter des robes assez moulantes, mais toujours plus ou moins classes, des fois même des robes de luxe, mais il y avait toujours un détail qui n'allait pas avec son look, il y avait toujours, sur une jambe minimum, un hématome ou deux.

« C'est la première fois en deux semaines que j'ai le temps de manger un déjeuner alors oui je me suis emballée. Désolée. » Elle s'excusait toujours pour tout et n'importe quoi, on peut dire que c'est presque un défaut professionnel, dès que quelque chose ne va pas il faut qu'elle s'excuse… Mais c'était la réalité par contre, Asteria s'inquiéterait tellement si elle entendait ça, souvent Billie lui ment quand elle lui demande si elle a mangé. Elle n'a jamais réellement le temps, elle doit toujours faire cent cinquante choses, courir partout, voir quelqu'un, téléphoner à quelqu'un… Mais aujourd'hui, un miracle est arrivé, elle n'avait rien à faire et elle connaît bien le système de la cuisine, ayant elle-même travailler dans un restaurant. Elle savait donc qu'ils préparaient toujours des assiettes « test » afin de voir si le plat convenait, si la présentation était convenable bref, c'était juste des petits détails qui gênaient à chaque fois. Et surtout, la bonne nouvelle : c'est gratuit. Tout est meilleur quand c'est gratuit. Elle s'était installée sur le lit assise les jambes croisées et regardait toute la nourriture qu'elle avait prise, effectivement y avait à manger pour un bataillon.

Il était de lui dire ce qu'il comptait faire, Billie le regarda dans les yeux directement après qu'il ait fini de parler « T'as pas besoin de me dire ce que tu vas faire Rafe, je te fais confiance. » C'était la réalité, elle lui fait extrêmement confiance, la plupart du temps elle signe le chèque sans même avoir vu les résultats. C'est rare pour la rousse de garder quelqu'un dans ses contacts si longuement, elle change régulièrement d'employés, de fleuristes etc… dès qu'il y a une erreur, un conflit elle arrête tout travail. Elle veut le meilleur pour cet hôtel, elle n'avait pas trouvé mieux que Rafe dans son job. Billie savait faire pas mal de choses, mais tout ce qui concernait des travaux, ce n'était même pas possible, elle est trop maladroite pour toucher un marteau ou autres, y avait plus de risques qu'elle fasse que ce soit pire qu'avant. Elle n'est pas quelqu'un d'artistique, dans le sens dessin ou imagination, non elle est un peu bloquée dans ce sens-là. Mais donnez-lui un piano et là vous verrez autre chose, « mini Mozart » comme on l'appelait quand elle a commencé à faire du piano, et puis elle a été élevée pour être une « lady » pas question qu'elle joue avec de la boue, ou qu'elle fasse quoi que ce soit qui puisse la blesser. Elle voudrait apprendre à être encore plus indépendante, à refaire des trucs, à utiliser des outils plus performants, mais elle n'a pas le temps.

Qu’est ce qui c’était passé pour faire un trou comme ça, elle ne savait pas, c’était assez inquiétant parce que ça donne l’impression que les murs sont faits de papier mâché pour qu’on les casse si facilement « Hmm. Je ne sais pas ce qui s’est passé, une dispute surement.  Mais ils ont passé un très mauvais quart d’heure et font désormais partie de la liste noire des clients. » Billie était connue pour être assez autoritaire, à donner des ordres à tout le monde, mais quand on la connait on s’y fait, et comprend qu’elle fait ça pour son hôtel. Elle n’aime pas être connue comme le manager chiante, mais les résultats sont là, Marmont est le meilleur hôtel de la ville, alors forcément elle en était fière, même si cela lui coûte sa réputation dans l’hôtel, tant qu’en dehors tout le monde sait qu’elle n’est pas comme ça. Et les gens qui travaillent avec elle, savent aussi qu’elle a dû mal à dire non quand on lui demande quelques choses, c’est comme ça qu’elle se retrouve à faire un service au bar tard, ou autres. Elle n’avait pas réussi à savoir si les clients avaient été sincère ou non, une dispute parait un peu gros, mais qu’est ce qu’il aurait pu faire ça. En tout cas elle ne voulait plus jamais voir leurs visages dans son précieux hôtel.

Elle avait pris une paire de couverts et allait commencer à prendre une bouchée dans une des assiettes quand elle se mit à bailler. Elle mit sa main devant et soupira directement après. « désolée, je crois que je devrais envisager des vacances pour changer d'air. » Dit-elle en regardant l'homme en face d'elle. Si elle avait l'air fatiguée, il avait l'air dépité, déprimé même. Elle avait bien vu qu'il n'était pas dans son assiette, elle connaissait un Rafe un peu plus bavard, ou avec quelque chose de plus dans son regard, il avait l'air préoccupé. Elle n'était pas aveugle ce n'était pas si difficile à voir, et ça l'inquiétait, malgré la relation particulière qu'ils ont, elle l'aime bien ce Rafe. « Rafe….. qu'est-ce qui se passe ? » Elle le regarda dans les yeux, elle ne savait pas s'il allait se confier ou alors essayer d'éviter la question, mais elle s'inquiétait réellement.
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