Partagez|

I wouldnt go away, I'm always here (rafe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
❉ chouchou du mois
avatar
chouchou du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 28/06/2017
›› Love letters written : 466
›› It's crazy, I look like : karen beautiful gillan
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Dim 30 Juil - 10:13

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
❝ I wouldnt go away, I'm always here ❞ you sent this hurricane, now it won't go away, and I promised that I'd be there but you don't make it easy, darling please believe me.


Une journée normale s’annonçait, billie s’était lêvée assez tôt et pour une fois, la rousse est allée courir avant d’aller travailler, une bonne vingtaine de minutes à se dépenser, à écouter de la musique et se vider l’esprit. Et puis après elle avait bien évidemment prit une douche, parce qu’elle ne va pas aller au travail en sueur, non c’était surement un des cauchemars de Billie.  Elle s’était rapidement préparée en enfilant une de ses robes de « boulot » comme elle dit, parce que c’est élégant et classe, mettant en valeur chaque courbe de son corps, mais clairement ce ne sont pas des vêtements qu’elle mettrait en dehors, non non elle retrouverait son jean, t-shirt, une tenue si confortable.

Et puis en route elle s'était arrêtée comme à son habitude dans une boulangerie pour prendre des viennoiseries et aussi son premierun café de la journée. Et puis elle était finalement arrivée à l'hôtel…..
Son programme est chargé, notamment avec des organisations de soirées, une caritative et un mariage, il fallait montrer les différents projets, les différents fournisseurs, donner une très bonne image de son hôtel. Elle avait été polie, elle avait souriante et les clients adorent ça, en plus de son accent qui leur donne à tous une impression d'être sincère. Mais au final elle essaye juste d'avoir des clients et rapporter de l'argent à son établissement.

Et puis quand les rendez-vous étaient -enfin- finis, elle avait quelques coups de téléphone à passer, elle a même fini par se faire insulter, mais Billie sait garder son calme.
Elle avait appris qu’un de ses employés avait appelé pour un maçon à cause d’un trou dans un mur d’une chambre, Billie avait du coup dû parler avec les clients pour savoir ce qui c’était passé, le trou était le résultat d’une dispute du couple. Bref, elle savait ce que ça voulait dire, un homme qu’elle appréciait particulièrement était dans l’enceinte de son hôtel. Cela promettait beaucoup de choses surtout beaucoup de rire.

Il était presque midi, Billie avait une courte pause d’une heure pour le déjeuner et un peu avant même qu’elle soit « officiellement » en repos, elle emmena un chariot contenant des assiettes de nourritures dans la chambre où Rafe se trouvait. Elle le laissa au milieu de la chambre et elle se glissa doucement derrière lui, avant de, de façon très distingué, lui pincer une fesse, un grand sourire aux lèvres.
«  c’était pas très malin t’aurais pu avoir un couteau ou je ne sais pas. » elle déposa un doux et rapide baiser sur sa joue comme elle l’avait toujours fait. Et ensuite, elle s’était mise à côté de lui, regardant ce qu’il avait fait, évitant de garder son regard trop longuement sur lui.
Et puis elle se retourna pour aller au fameux chariot de nourriture, avec cinq différentes assiettes, cinq plats différents et deux paires de couverts.
«Je me suis dit que tu aurais faim, et en plus que tu méritais une pause,  je profite de mes rares pauses déjeuner. » Dit-elle, un petit sourire se dessinait très rapidement sur son visage avant qu’elle laisse son regard se poser sur la nourriture. « alors comment va le meilleur maçon de L.A ? »
Revenir en haut Aller en bas
❉ membres du mois
avatar
membres du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 23/07/2017
›› Love letters written : 1343
›› It's crazy, I look like : bob morley.
family don't end with blood
MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Ven 11 Aoû - 2:05

Bosser lui vidait la tête; c’était comme si chaque geste mécanique et précis, retirait une pensée désastreuse du brouillard qui tournait dans son crâne depuis un moment déjà. Tant mieux, alors, parce que Rafe s’était mis en tête d’beaucoup travailler, pour le coup. Levé à l’aube, couché le plus tard possible, c’était son programme ces derniers temps, comme si user son esprit, user tout c’qu’il était, était la meilleure façon d’faire avec ce qui était désormais son quotidien. D’toute manière, il n’voyait pas quoi faire d’autre - ça lui évitait de lorgner sur son téléphone pendant trop longtemps, s’demandant s’il devait reprendre contact avec Asteria, si elle en avait envie ou besoin, ou s’il avait, irrémédiablement, complètement foiré la moindre chance à ‘quoique ce soit’ entre eux deux. Dix ans étaient passés, et pourtant, fallait que ce soit encore lui l’fautif, dans sa conscience en tout cas, à mâcher et remâcher sur le bout de sa langue, les mots qu’il avait pu avoir à l’adresse de la blonde, quand elle était venue jusque chez lui, y’a quelques soirs de ça. Elle était enceinte, qu’elle avait dit; il n’voulait plus discuter cette évidence - dix-sept tests de grossesse, s’il devait la croire, bah il n’pouvait pas vraiment contredire cette preuve-là - et c’était le sien à lui, évidemment, parce que la vie était un putain de traquenard qui s’refermait comme une gueule assassine, sans crier gare. Comme s’il avait besoin d’ça, Rafe. Qui sait, peut-être qu’il suffirait que Terry appelle ses parents, pour que les Drake n’déploient tous les moyens possibles et imaginables pour la faire disparaître de Los Angeles, quitte à la kidnapper pour la faire retourner en Australie. Comme ça, il n’poserait jamais l’oeil sur cet enfant qu’elle avait dans les entrailles, et qui était supposé être le leur, à toutes les deux: ironiquement, le Hollins aurait voulu pouvoir s’concentrer sur le sarcasme que ça éveillait en lui. Ça devait être frustrant, bordel, d’être un des parents Drake maintenant: peu avaient importé les efforts qu’ils avaient déployé, dix ans plus tôt, peu avaient importé les accusations sans fond qu’ils avaient balancé sur lui pendant des années encore après, il n’avait jamais fini en taule, Rafe, et en plus il avait mis leur précieuse princesse en cloque. C’était le jackpot. Si seulement il n’avait eu qu’en lui le désir con et simple de s’venger, il serait au septième ciel là maintenant, le brun; pourtant, il savait bien qu’il en était loin. Qu’est-c’qu’il allait faire d’un môme? Qu’est-c’qu’ils allaient faire? Il connaissait les familles merdiques, il connaissait les dommages causés par des parents cons sur des enfants qui n’avaient rien demandé - bordel, il connaissait ça trop bien, assez pour en avoir encore des visions, réminiscences de sa mémoire d’enfant largué comme un moins que rien, sur les bancs d’un commissariat, par une addict à la drogue. Au moins, Asteria n’était pas addict à la drogue, et il n’l’était pas non plus; peut-être avaient-ils toujours ça d’plus, par rapport à sa mère (peut-être même ses deux parents) à lui. Et ils n’étaient pas des tarés, contrairement à ses parents à elle.

Mais qu’est-c’qu’ils avaient à offrir, hein, par eux-mêmes? Ni stabilité, ni vrai espoir, ni quelconque volonté - Asteria s’était cassée d’chez lui après avoir largué sa bombe, et Rafe n’l’avait pas recontactée depuis. Ils en étaient là, et irrémédiablement, la semaine avait repris son cours, poursuivant sa marche à travers les jours qui étaient déjà passés. Et si habituellement, il avait presque pu être las d’faire encore et encore les mêmes choses, ces derniers temps, il s’portait volontaire pour tout ce qui lui passait sous le nez. Alors un trou dans le mur d’une chambre d’hôtel dans le luxueux château Marmont, ç’avait été pour lui; c’était ça, l’genre de drama que ça amenait, un couple. Un connard qui balançait on n’savait quoi dans un mur, au point d’en bousiller le beau papier-peint, et l’isolation. C’était c’genre de moment qui lui prouvait, au brun, que le célibat était préférable à toutes ces emmerdes: quand c’n’était pas les autres qui étaient cons, c’était les amoureux eux-mêmes, au point d’tout foirer. Il avait probablement tout foiré déjà avec Asteria, quand bien même c’n’était techniquement pas à lui d’rattraper quoique ce soit. Tant pis, c’était pas comme s’il pouvait prétendre offrir quoique ce soit de mieux à la blonde, australienne, si riche, si privilégiée qu’elle avait toujours été. Il n’avait jamais été assez bien pour elle - une évidence que les parents de la jeune femme n’avaient jamais manqué d’lui rappeler. Peut-être même qu’avec le temps, ç’avait été une évidence pour Terry elle-même; il n’avait pas eu la force ou la volonté maso de lui demander. Au pire, elle n’avait qu’à avorter, et ils prendraient tous les deux leurs chemins séparés, chacun d’leur côté, en espérant que Los Angeles soit pour toujours assez vaste pour eux deux. Il n’savait pas quoi dire d’autre que ça, Rafe; il n’avait pas su quoi garantir d’autre que ça. De toute manière, il n’pouvait pas lui promettre d’être là pour elle, quand tant de ces promesses avaient été réduites à néant par ces mêmes personnes, inhérentes à la famille de la jeune femme, et toujours parts de sa vie, d’une quelconque façon. Il n’pouvait pas non plus promettre d’en avoir envie; c’était trop compliqué, c’était trop risqué, c’était lié à trop d’choses qu’il avait fini par regretter, avec le temps. Pourtant, ça n’avait jamais été à cause d’Asteria elle-même, ça n’avait jamais été parce qu’il l’avait reconnue après quelques temps, comme cette fameuse ‘amourette de lycée’ dont il s’remettrait. Ç’avait été à cause de tout l’reste; si Shea avait dû s’volatiliser parce qu’Asteria et lui étaient ensemble, s’il avait dû frôler la taule à cause d’toute cette histoire, pourquoi est-c’qu’il voudrait retenter quoique ce soit? Peut-être qu’il l’était, alors, maso, Rafe, à tant penser et penser encore à Asteria. Les gestes mécaniques et habituels étaient un brave effort, une belle tentative d’se couler à nouveau dans une vie où la Drake n’avait pas eu la moindre place, parce qu’elle avait été depuis belle lurette, à l’autre bout du monde, et qu’il avait bien dû tourner la page. Ou faire comme si. Ou au moins écrire quelques nouveaux chapitres, rien qu’à lui. A trente-deux ans, il pouvait au moins s’estimer un peu accompli; il avait son job, il avait son appartement, son quotidien, des victoires durement acquises quand on aurait pu l’foutre en taule pour un crime qui n’existait techniquement pas, et qu’il n’avait pas commis d’toute manière.

Pris dans ses distractions comme il l’était, Rafe n’vit même pas l’heure passer; bosser à arracher du papier peint, refaire de l’isolation, réarranger le tout, reboucher un trou, et lisser un mur, ç’avait été une masse de tâches accomplies en un temps record. Direct et appliqué, c’était les mots qu’on pouvait lire dans ses recommandations d’la part de l’agence dans laquelle il bossait, et sans être excessivement sympathique à l’égard des êtres humains un peu partout autour de lui, il remplissait au moins ses devoirs élémentaires. On lui demandait de se salir les mains, et d’reboucher ce stupide trou sans que les rendements de la chambre n’en soient diminués, alors on n’l’embauchait pas pour sa sympathie. Jusque-là, on lui avait même foutu la paix, mais quand il entendit la porte s’ouvrir par-dessus son épaule à quelques pas de là, il ne fut pas tellement surpris de reconnaître une chevelure rousse flamboyante, qui bondit silencieusement vers lui. A force, il était habitué à Billie, il était habitué à leurs rapports, ou les contacts qu’elle avait avec lui, et qui semblaient si naturels pour elle. D’son côté de la barrière, c’était autre chose; force de l’habitude, force des traces laissées par son enfance, Rafe n’était pas le démonstratif excessif qui se perdait en affections ou qui était particulièrement tactile. Après avoir bondi plus d’une trentaine de fois déjà à cause de la jeune femme, il y était habitué, maintenant - heureusement qu’il avait au moins fini son travail de remplissage du mur, et qu’il avait été un tant soit peu attentif, sans quoi, ils auraient dû trouver un prétexte pour expliquer pourquoi lui aussi, il faisait des trous dans les murs. « J’te rassure, mon boulot ne s’fait généralement pas avec des couteaux. » qu’il plaisanta, un air moqueur grimpant jusque dans ses yeux alors qu’il pouvait enfin vraiment la voir, bien à côté de lui, et non pas en train d’lui attraper des parties de corps, tiens. S’il remarqua évidemment, que Billie ne manqua pas d’inspecter le travail qu’il avait fait jusque-là, Rafe se retint de faire toute remarque, ou même d’tenter d’expliquer quoique ce soit. Est-c’qu’elle lui faisait confiance, après toutes ces années, pour au moins croire qu’il savait c’qu’il faisait? Ils étaient-... copains, après tout, non? Elle avait même des petites attentions à son égard; un tout petit geste pour elle, sans doute, qui lui arracha un ricanement, à Rafe, tandis qu’il s’essuyait vaguement les mains dans un torchon juste là, pour mieux observer la rousse qui était venue lui tenir compagnie; « T’as pas fait semblant, dis donc. » releva-t-il, en faisant quelques pas tout juste, vers le charriot qu’elle avait ramené avec elle, les assiettes qui étaient posées dessus, et aussi, évidemment, elle, qui était juste là. Pourtant, il pourrait jurer qu’il n’avait pas spécialement faim, l’estomac trop noué, la gorge trop serrée, des évidences qui le rattrapaient, dès que les distractions captant son attention, s’envolaient. Habituellement, les gens qui l’employaient n’penserait pas particulièrement à son estomac; ils s’en foutaient à vrai dire, tant et si bien que Rafe lui-même, au bout d’un moment, il finissait par zapper la faim. Mais Billie était d’humeur incroyablement joviale, aujourd’hui, à préparer des déjeuners pour les partager avec le maçon planqué dans une chambre, et à lâcher des compliments - celui qu’elle eut pour lui le fit rire, circonspect, cynique. « J’sais pas, j’lui demanderai. » parce qu’il n’était pas ‘le meilleur maçon de LA’ et aussi parce qu’il valait mieux n’pas se pencher trop avant sur comment il allait. Trop nerveux, trop agacé pour s’asseoir juste sagement, Rafe reporta son attention sur le mur qui était juste là, et pour lequel Billie avait bien dû avoir quelques pensées, ce matin; « J’me suis dit que l’idéal pour bien tout masquer ce serait aussi d’refaire le papier. Ça devrait pas être bien long. » ni spécialement cher; « Alors comme ça, t’as des clients un peu barges qui font des trous dans tes murs? » une vraie curiosité, somme toute, qui lui fit hausser un sourcil, avoir un rictus à la bordure de ses lippes. Quoiqu’il ait pu planter avec Asteria, il espérait au moins n’pas être tombé aussi bas que c’genre de spécimen-là.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
❉ chouchou du mois
avatar
chouchou du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 28/06/2017
›› Love letters written : 466
›› It's crazy, I look like : karen beautiful gillan
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Sam 12 Aoû - 10:14

Effectivement, il y avait peu de chance qu'il ait dans les mains un couteau ou autre, mais quand même il vaut mieux être prudente. « On ne sait jamais, je ne suis pas la personne la plus chanceuse du monde, donc… »elle lui fit un grand sourire, il avait déjà remarqué à quel point elle pouvait être maladroite. Après quelques années de « relation » professionnel et personnel, Billie avait fait de nombreuses gaffes, que ce soit de se prendre les pieds dans le tapis, se taper dans un meuble, faire tomber des objets. A cause de son travail, elle doit porter des robes assez moulantes, mais toujours plus ou moins classes, des fois même des robes de luxe, mais il y avait toujours un détail qui n'allait pas avec son look, il y avait toujours, sur une jambe minimum, un hématome ou deux.

« C'est la première fois en deux semaines que j'ai le temps de manger un déjeuner alors oui je me suis emballée. Désolée. » Elle s'excusait toujours pour tout et n'importe quoi, on peut dire que c'est presque un défaut professionnel, dès que quelque chose ne va pas il faut qu'elle s'excuse… Mais c'était la réalité par contre, Asteria s'inquiéterait tellement si elle entendait ça, souvent Billie lui ment quand elle lui demande si elle a mangé. Elle n'a jamais réellement le temps, elle doit toujours faire cent cinquante choses, courir partout, voir quelqu'un, téléphoner à quelqu'un… Mais aujourd'hui, un miracle est arrivé, elle n'avait rien à faire et elle connaît bien le système de la cuisine, ayant elle-même travailler dans un restaurant. Elle savait donc qu'ils préparaient toujours des assiettes « test » afin de voir si le plat convenait, si la présentation était convenable bref, c'était juste des petits détails qui gênaient à chaque fois. Et surtout, la bonne nouvelle : c'est gratuit. Tout est meilleur quand c'est gratuit. Elle s'était installée sur le lit assise les jambes croisées et regardait toute la nourriture qu'elle avait prise, effectivement y avait à manger pour un bataillon.

Il était de lui dire ce qu'il comptait faire, Billie le regarda dans les yeux directement après qu'il ait fini de parler « T'as pas besoin de me dire ce que tu vas faire Rafe, je te fais confiance. » C'était la réalité, elle lui fait extrêmement confiance, la plupart du temps elle signe le chèque sans même avoir vu les résultats. C'est rare pour la rousse de garder quelqu'un dans ses contacts si longuement, elle change régulièrement d'employés, de fleuristes etc… dès qu'il y a une erreur, un conflit elle arrête tout travail. Elle veut le meilleur pour cet hôtel, elle n'avait pas trouvé mieux que Rafe dans son job. Billie savait faire pas mal de choses, mais tout ce qui concernait des travaux, ce n'était même pas possible, elle est trop maladroite pour toucher un marteau ou autres, y avait plus de risques qu'elle fasse que ce soit pire qu'avant. Elle n'est pas quelqu'un d'artistique, dans le sens dessin ou imagination, non elle est un peu bloquée dans ce sens-là. Mais donnez-lui un piano et là vous verrez autre chose, « mini Mozart » comme on l'appelait quand elle a commencé à faire du piano, et puis elle a été élevée pour être une « lady » pas question qu'elle joue avec de la boue, ou qu'elle fasse quoi que ce soit qui puisse la blesser. Elle voudrait apprendre à être encore plus indépendante, à refaire des trucs, à utiliser des outils plus performants, mais elle n'a pas le temps.

Qu’est ce qui c’était passé pour faire un trou comme ça, elle ne savait pas, c’était assez inquiétant parce que ça donne l’impression que les murs sont faits de papier mâché pour qu’on les casse si facilement « Hmm. Je ne sais pas ce qui s’est passé, une dispute surement.  Mais ils ont passé un très mauvais quart d’heure et font désormais partie de la liste noire des clients. » Billie était connue pour être assez autoritaire, à donner des ordres à tout le monde, mais quand on la connait on s’y fait, et comprend qu’elle fait ça pour son hôtel. Elle n’aime pas être connue comme le manager chiante, mais les résultats sont là, Marmont est le meilleur hôtel de la ville, alors forcément elle en était fière, même si cela lui coûte sa réputation dans l’hôtel, tant qu’en dehors tout le monde sait qu’elle n’est pas comme ça. Et les gens qui travaillent avec elle, savent aussi qu’elle a dû mal à dire non quand on lui demande quelques choses, c’est comme ça qu’elle se retrouve à faire un service au bar tard, ou autres. Elle n’avait pas réussi à savoir si les clients avaient été sincère ou non, une dispute parait un peu gros, mais qu’est ce qu’il aurait pu faire ça. En tout cas elle ne voulait plus jamais voir leurs visages dans son précieux hôtel.

Elle avait pris une paire de couverts et allait commencer à prendre une bouchée dans une des assiettes quand elle se mit à bailler. Elle mit sa main devant et soupira directement après. « désolée, je crois que je devrais envisager des vacances pour changer d'air. » Dit-elle en regardant l'homme en face d'elle. Si elle avait l'air fatiguée, il avait l'air dépité, déprimé même. Elle avait bien vu qu'il n'était pas dans son assiette, elle connaissait un Rafe un peu plus bavard, ou avec quelque chose de plus dans son regard, il avait l'air préoccupé. Elle n'était pas aveugle ce n'était pas si difficile à voir, et ça l'inquiétait, malgré la relation particulière qu'ils ont, elle l'aime bien ce Rafe. « Rafe….. qu'est-ce qui se passe ? » Elle le regarda dans les yeux, elle ne savait pas s'il allait se confier ou alors essayer d'éviter la question, mais elle s'inquiétait réellement.
Revenir en haut Aller en bas
❉ membres du mois
avatar
membres du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 23/07/2017
›› Love letters written : 1343
›› It's crazy, I look like : bob morley.
family don't end with blood
MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Mer 13 Sep - 10:38

Les jours avaient beau passer de la même façon qu’avant, Rafe portait sur ses épaules l’sentiment de n’pas savoir quoi en faire. Pour le coup, le temps n’aidait pas, et trier ses pensées semblait être totalement impossible. C’était pas comme si on lui demandait une tâche facile, d’toute manière : s’retrouver à apprendre du jour au lendemain qu’on allait être père alors qu’on avait pris toutes les précautions nécessaires pendant une coucherie, c’était déjà une chose. Rien qu’ça, ça devait être un sacré challenge à accepter. Mais évidemment, pour tout ce qu’il avait vécu déjà, il fallait que les circonstances qui entouraient les mésaventures du brun soient autrement déjà ; c’n’était pas n’importe quelle fille qui était enceinte de lui, mais Asteria. L’Asteria qu’il avait cru avoir perdu depuis dix ans maintenant – et encore aujourd’hui, il bataillait avec l’incertitude qui lui murmurait que peut-être, peut-être c’était l’cas. Ils n’avaient pas vraiment pris le temps de parler – à quoi bon ? Egoïstement, le brun n’avait pas spécialement envie de tout savoir de la jolie vie que la jeune femme avait pu avoir, à des milliers de kilomètres de lui, après que leurs bourreaux aient achevé de briser leurs cœurs, et qu’ils se retrouvent séparés par le monde tout entier. A cela s’était ajoutée toute l’histoire avec Shea, sa disparition, l’influence que les Drake avaient déversé sans vergogne à essayer de l’faire tomber lui pour une histoire qui ne le concernait en rien – tout ça pour quoi ? Parce qu’ils n’avaient pas pu l’encadrer depuis le tout début, quoiqu’il ait fait d’sa vie ; il aurait pu être juste le voisin à la peau un peu trop brune, qui n’aurait jamais adressé la parole à leurs précieuses filles, ça n’aurait pas changé grand-chose aux préjugés qu’ils avaient eus à son sujet. Maintenant, ils n’auraient plus qu’à apprendre qu’ils allaient être grands-parents, qu’leur immature de fille était retombée dans les bras du même homme qu’ils avaient tant essayé de lui arracher, dix ans plus tôt, et qu’elle se retrouvait avec un bébé grandissant dans ses entrailles. Le karma, ou quelque-chose de c’genre, avait une façon bien ironique d’écrire certains événements ; s’il était en pleine possession de ses moyens, s’il était un tant soit peu capable d’savoir ce qu’il voulait ou ce qu’il pouvait faire avec c’qu’il avait, Rafe en serait presque un vengeur sardonique qui se foutrait de la gueule des gens qui avaient tant essayé de le ruiner. Mais non, cette histoire de bébé à venir, de bébé hypothétique et de toutes les responsabilités, toutes les réalités qui venaient avec, l’assommait beaucoup trop en soi-même pour qu’il n’ait la moindre préoccupation pour ses ‘beaux-parents’, où qu’ils soient. Plus qu’il ne le voudrait, plus qu’il n’était prêt à l’assumer, son esprit partait souvent vers Asteria, vers des questions stupides qu’il serait bien con d’mettre en voix – il n’croyait pas à la destinée ou à quoique ce soit de c’genre, pourtant, cette histoire entre eux deux, ça l’ferait presque croire en quelque-chose. Un jour, ils s’étaient rencontrés, comme ça, parce qu’il avait atterri dans ce quartier trop chic pour lui, grâce à une femme qu’il n’aurait jamais rencontrée s’il n’avait pas été qu’un pauvre criminel en devenir, abandonné par sa génitrice à pourrir dans les foyers les plus dégueulasses de ‘l’état’. Et puis, pour toutes les fois où quelqu’un aurait bien voulu croire que c’était fini pour de bon entre eux deux, voilà qu’ils prouvaient encore et encore qu’finalement, c’était peut-être jamais la fin.

En attendant, ça n’l’aidait pas particulièrement. Etait-il censé prétendre être capable de quoique ce soit de concret et d’aussi sérieux que l’fait d’avoir un môme, quand c’était si évident qu’il n’l’était pas ? Peut-être bien que dix ans, forcément, ça aidait à pouvoir masquer les doutes et les imperfections qui s’étaient créés avec le temps – au bout d’un moment, c’était pas pour rien si même à son âge, Rafe n’était pas impatient d’sortir du schéma solitaire dans lequel il avait bien fonctionné pendant tout c’temps, d’histoire éphémère en histoire éphémère. L’ironie voulait que sa relation la plus tenace qui soit, soit celle qui le liait à Billie – probablement parce qu’il avait toujours été clair entre eux deux qu’ils n’attendaient rien d’autre que ce qu’ils avaient, ce qu’ils s’octroyaient comme petits plaisirs ici et là, au gré des caprices de leurs corps et de leurs cœurs. Il n’s’était jamais, fondamentalement, senti moins seul grâce à la jeune femme ; personne n’avait semblé à même de combler le vide que l’Asteria qu’il avait perdue, avait laissé derrière elle en repartant en Australie. Le truc, c’est qu’il n’savait pas si l’Asteria du présent, si similaire à la fille qu’il avait connue, et pourtant si différente – avec dix ans d’inconnu qu’il n’savait comment réparer, combler ou surpasser – pouvait même réparer les dommages. Fallait croire qu’ils n’auraient pas l’choix, d’au moins essayer quelque-chose, d’au moins s’parler vraiment, yeux dans les yeux, s’ils laissaient le temps faire son œuvre : d’ici neuf mois, ou peut-être huit si on devait s’fier aux semaines qui étaient déjà passées, y’aurait cette nouvelle vie, omniprésente entre eux deux, qui créerait un pont définitif à leurs existences. C’n’était pas encore arrivé, peut-être avaient-ils encore le temps de s’dégonfler – lui plus qu’elle, quand bien même il n’se voyait pas plier bagages pour disparaitre du jour au lendemain, abandonnant tout ce qui lui était familier et connu à Los Angeles. Y’avait eu tellement d’années dans sa vie, durant lesquelles il avait haï cette ville, que maintenant qu’il s’y était fait, il n’avait pas particulièrement envie d’la déserter, pour quelque raison que ce soit. Et puis, où est-c’qu’ils finiraient, Terry et lui, si les choses devaient sans cesse tourner dans le mauvais sens, dès lors que les difficultés apparaissaient ? Parfois, il s’était dit qu’ils auraient dû plus se battre, plus se défendre, même dix ans plus tôt, même jeunes comme ils l’avaient été – au moins pour n’pas totalement se perdre l’un l’autre. Ils ne l’avaient pas fait, et ç’avait demeuré être un vrai regret, lové dans ses entrailles à Rafe, exprimé face à Asteria comme une rancœur qu’elle ne méritait pas spécialement. Quoiqu’il en soit, au-delà de tout ce qui pouvait n’les concerner qu’eux deux, au-delà du cœur et de ses choix impétueux, au-delà d’la trouille, tout c’qu’il voulait, presque, Rafe, c’était être sûr qu’il serait plus décent qu’ses propres parents. Et si la connerie c’était génétique ? Et s’il larguait la mère de son enfant, la laissant livrée en pâture à la vie, à accoucher et à gérer un môme par elle-même ? Pour être né dedans, il connaissait bien le schéma perpétuel d’autodestruction qui avait fait d’lui un orphelin abandonné dans les pattes des flics d’un quartier pourri de Los Angeles, et pour tout ce qu’il avait pu prévoir de son avenir, le brun s’était toujours dit que si la vie devait lui imposer ce choix, il ferait mieux que c’qu’il avait connu.

Ca n’semblait pas être une entreprise si irréaliste, quand on jaugeait la connerie d’ses propres parents. Pourtant, c’était comme s’il pressentait déjà qu’les circonstances n’seraient pas forcément de leur côté, à Asteria ou lui. Qui sait, peut-être que les parents Drake allaient s’découvrir une conscience, et débarquer à Los Angeles pour essayer de recoller les morceaux avec leur dernière fille ; qu’est-ce qu’il resterait, alors ? Il n’savait pas, Rafe, et égoïstement sans doute, il n’avait pas envie de s’retrouver face à un tel scénario – tant pis pour la relation entre la jeune femme et ses parents, c’était pas comme s’ils n’avaient pas déjà eu une tonne d’occasions qu’ils avaient réduites à néant. Dix ans à la ruiner, il semblait bien, dix ans à lui faire entrer dans l’crâne des conneries qui étaient, peut-être bien, pires que l’fait de lui faire croire qu’il avait quoique ce soit à voir avec la disparition de Shea. Entre c’qu’il pouvait digérer et la couche de réalité que le retour d’Asteria faisait tomber sur lui, Rafe, il n’pouvait que garder pied, faute de mieux. Bosser aidait, la présence de Billie aidait, quand bien même elle était surprenante – leur amitié appartenait à un terrain aisé et naturel qui lui semblait d’plus en plus difficile d’atteindre, quand les préoccupations le noyaient complètement, Rafe. Si seulement il pouvait s’sentir à nouveau juste bien avec Terry, ce s’rait comme si ces dix ans n’avaient pas existé, comme si l’temps n’avait pas d’prise sur eux – ce serait bien con, bien romantique et niais ; pas trop eux, somme toute. Ils avaient plus des airs de tragédie – le Hollins au moins, n’avait pas l’intention d’ajouter un meurtre à tout ça. Certainement pas celui de quelqu’un qui arrivait à l’supporter et qu’il arrivait à supporter en retour ; « Parce que pour toi, être poignardée à mort par un employé à qui t’aurais fait peur, est une question d’chance ou d’malchance ? » il ironisa, arquant un sourcil narquois qui allait bien avec son sourire, aussi ténu et compliqué était-il à obtenir aujourd’hui. Rafe n’se baladait pas si souvent que ça avec des couteaux sur lui, pour commencer et pour toutes les fois où il devait utiliser des objets un tant soit peu dangereux avec son job, il était quand même assez consciencieux pour n’pas accidentellement tuer quelqu’un avec. Non, quoiqu’elle puisse en dire, il semblait bien que c’était son rythme de vie, ou sa forte propension à oublier d’s’occuper d’elle-même, qui assassinerait Billie avant n’importe quoi d’autre. « Wow, t’as un resto juste à dix mètres dans le même bâtiment, et t’arrives pas à avoir le temps d’manger le midi ? » ou peut-être était-ce qu’elle ne faisait pas tant d’effort que ça ; la légère critique dans le ton du brun laissa surtout sous-entendre cette impression, fallait bien l’admettre. Rafe n’était pas du genre pourtant, à s’incruster à tout prix dans la vie des autres, leurs choix ou leur façon d’mener leur quotidien – c’était pas pour autant qu’il n’en aurait rien à foutre si un de ses rares amis s’bousillait la santé pour un job qui pouvait tourner mal aussi facilement qu’avec un objet balancé dans un mur, et une jolie chambre réduite à néant à cause de ça. Si son passé lui avait appris un truc, ç’avait été à relativiser un tant soit peu, en tout cas ; chacun ses ambitions, certes, y’avait certaines attitudes, certaines envies, certains chemins d’vie qui n’en valaient pas la peine. Avec les années, l’âge, un genre de sagesse, il avait essayé d’se convaincre qu’Asteria, leur amourette d’ados n’en avaient pas valu la peine non plus – ç’avait été plus facile à dire qu’à faire. Et le reste du monde avait beau n’avoir eu d’cesse de répéter ça, ça n’était jamais complètement rentré dans la tête du brun. Il savait être borné, alors, et il n’était pas spécialement surpris par l’attitude tout aussi têtue de la rousse face à lui. « Profite, pour cette fois. T’es tranquille avec moi, j’vais pas te priver d’ta pause déjeuner du mois. » plaisanta-t-il au moins un peu, histoire d’un peu la rassurer au milieu de tout ça ; Billie était venue d’elle-même jusqu’à lui, peut-être pour de bonnes raisons, peut-être parce qu’elle savait qu’elle pourrait être tranquille ici. Ou peut-être parce qu’elle n’l’avait dit à personne, et qu’elle espérait grappiller quelques minutes comme ça, en laissant ses employés la chercher partout dans le château, avant de penser à venir la trouver ici, dans la chambre nouvellement délabrée par un client mal luné. Elle lui faisait confiance sur son boulot, et d’l’autre côté, Rafe n’en était pas à son coup d’essai ici, ou avec elle – il savait alors ce qu’elle attendait de lui, ce qui pourrait la satisfaire en matière de travail, ou même au niveau personnel, parce qu’ils avaient quand même un beau jour, pris la peine d’apprendre à s’connaître, assez pour pouvoir se qualifier d’amis aujourd’hui. Et y’avait presque quelque-chose à détester dans l’fait qu’ils aient fini par si bien se connaître ; pour le coup, le jeune homme en tout cas, aurait préféré n’jamais être interpellé sur sa propre attitude, distante, carrée, comme s’il manquait de naturel, de quelque-chose qui avait au moins rendu sa vie si simple et si facile à gérer. Faute de mieux, il soupira, avant de hausser les épaules, se grimant d’une assurance convaincante, il l’espérait ; « Tu m’demandes vraiment c’qu’y se passe ? C’est pas moi qui mange pour quatre et baille au milieu d’la journée, hein. » à croire qu’en comparaison, au moins à l’extérieur ou physiquement, lui, il allait bien. Il ne s’privait jamais de prendre l’air – de toute façon, avec le chien qu’il avait, s’il n’prenait pas le temps de changer d’air pendant ses week end, ils seraient tous les deux devenus fous depuis longtemps. « J’vais bien. » même s’il détourna le regard, serra les mâchoires, au moins, il avait réussi à lâcher ces mots à haute voix ; il en aurait bien douté, quelques secondes plus tôt à peine. « Et toi, tu peux pas prétexter aller voir la concurrence à l’étranger pour prendre des vacances ? » l’idée était presque comique et pourtant, ça devait bien exister, ce genre de concurrence entre les établissements comme celui-ci. A Los Angeles, Billie avait réussi à donner tout un cachet à son château, ce précieux hôtel dans lequel elle déversait tous ses efforts – il savait, Rafe, que sa confiance professionnelle dans tout ce qu’il entreprenait pour celui-ci, était importante. Mais pour c’qu’il avait vu de la richesse, d’l’influence, du confort dont certaines familles – comme les Drake – pouvaient jouir, parfois, tout ça, ça n’faisait pas les meilleures personnes qui soient.
Revenir en haut Aller en bas
❉ chouchou du mois
avatar
chouchou du mois

all these memories seem so old


Voir le profil de l'utilisateur
your wildest dreams
›› Los Angeles since : 28/06/2017
›› Love letters written : 466
›› It's crazy, I look like : karen beautiful gillan
family don't end with blood

♡ A DROP IN THE OCEAN
›› Relationships :
MessageSujet: Re: I wouldnt go away, I'm always here (rafe) Jeu 14 Sep - 12:22

« tu crois que tu peux te débarrasser aussi vite de moi ? AHAH. Tu te fourres le doigt dans l'œil chaton… Je suis le genre de fille qui a eu un accident y a trois ans, à qui on a dit qu'elle ne pourrait pas recourir et qui vient de se réinscrire pour faire un marathon à la fin de l'année. » Elle le regardait avec un grand sourire. « et puis ….. j'aurai porté plainte, puis je serai riche riiiiiche. » enfin elle l'est déjà riche, grâce à sa famille, et puis grâce à ses heures de boulots aussi. Elle n'était pas du genre dépensier sauf pour ses fringues et pour les restaurants qu'elle se faisait quand elle avait le temps, des plaisirs simples de la vie comme elle le dit souvent.
Raconter des événements à la troisième personne, c'est un bon moyen de raconter quelques choses, mais de mettre de la distance et d'en parler que rapidement, parce que ça fait encore, au fond de penser à cet accident. C'était juste une mauvaise coïncidence, s'être retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, ça aurait pu être quelqu'un d'autre, ça aurait pu être pire. Mais bon, c'était déjà assez dramatique de perdre un enfant, de se retrouver avec cinq os cassés, une commotion importante. Mais au moins quand elle s'est réveillée elle n'était pas seule, il y avait Alec, son contact d'urgence par hasard et puis pour la première fois en quelques années, il y avait son grand-frère. Un miracle après tant d'horreur.
Et encore une fois, quelqu'un lui disait que son régime alimentaire, que sa vie était trop chargée et qu'elle devrait prendre soin d'elle, elle le fait, mais faire son job ça la rend heureuse et ça les gens ont du mal à le croire. Aider les gens, aider ses employés, faire en sorte que tout ce passe bien à l'hôtel c'est son job, et c'est ça qu'elle aime le plus au monde. Son ancien copain avait rompu aussi à cause de ça, du fait qu'elle consacrait beaucoup de temps à son hôtel….
« rafe… J'ai pas besoin de toi pour me dire que ce n'est pas bien, j'ai déjà quatre frères et une meilleure amie pour faire ça, mais c'est le risque avec ce job, en plus des soirées à remplacer au bar… »
Et puis aussi, il ne faut pas oublier que Billie est aussi trop gentille, elle n'arrive pas à dire non quand on vient – poliment- lui demander une faveur.
Elle voyait bien qu'il mentait, il avait détourné le regard, c'est ça le truc avec leur relation même si c'était une relation particulière Billie arrive à savoir quand est-ce qu'il va bien ou pas, et ce n'était pas vraiment le cas.
« hollins, tu sais que je ne suis pas complétement idiote hein ? je vois bien qu'il y a un truc qui te chagrine. Je le vois, parce que t'as pas regardé ça depuis que je suis arrivée » elle avait montré son décolleté, c'est vrai ses tenues de travail dévoilent souvent un décolleté plongeant, mais jupe longue, c'est plus respectable presque, et puis ça ne fait pas réellement vulgaire puisque Billie n'a pas été gâté d'une poitrine généreuse, mais d'habitude ça ne gêne pas Rafe pour se rincer l'œil. Et là il l'avait à peine regardé tout court. «  qu'est-ce qui se passe ? je te jure en parlant ça fait toujours du bien, et te connaissant tu gardes tout en toi, mais ça sert à rien de faire comme si tout allait bien... »  Il fallait qu'il se libère de ses démons, qu'il dise tout ce qu'il a sur le cœur et ça lui enlèvera un poids sur la conscience c'était sûre, il fallait qu'il arrive à voir Billie plus qu'un plan cul, elle était aussi son amie et ça implique qu'elle soit là dans les moments où il n'est pas bien.

Prendre des vacances, elle aimerait bien, mais tellement de raisons pour rester, il y a tellement de projets en cours, partir en vacances maintenant serait idiot. Et puis Asteria avait besoin d'elle en ce moment, et son frère, et ses autres frères.
« j'aime pas trop prendre des vacances seule… tu veux venir ? » dit-elle avec un grand sourire, et elle lui fit un petit coup de coude. « j'ai pas mal de projets en ce moment… donc on verra plus tard dans l'année… ou alors faut que je retourne en écosse… mais il faut aussi que je me marie avant si je ne veux pas que ma mère me trouve un mari/esclave financier. Bref, la vie de tous les jours dans une famille riche. » dit-elle en levant les yeux au ciel, un vrai calvaire cette famille, enfin, pas réellement ses frères, ou sa grand-mère, ah non, non sa mère est une vraie plaie. Elle n'a pour but que de dire à Billie tout ce qu'elle ne fait pas correctement, si elle devait y aller, elle devra aussi gagner cinq kilos parce que sa mère trouverait quelque chose à dire sur son physique, ses cheveux, ses vêtements bref tout. Et puis oui effectivement, elle avait essayé de la fiancer avec une famille héritière afin de s'enrichir aussi, sauf que jamais elle n'a demandé à Billie son avis, pas besoin, Billie est forcément d'accord. Et ce n'est pas du tout, une des raisons pour lesquelles Billie est partie. « oh et puis là-bas, je ne suis pas Billie…. Mais … BEATRICE »
elle avait une fois assez bourgeoise, imitant parfaitement comment sa mère prononce son prénom. Beatrice, elle déteste son prénom, mais heureusement sa grand-mère donnait des surnoms pour chaque enfant. Sa grand-mère, c'était la seule personne qui l'avait réellement aimé enfant – sans compter ses frères bien évidemment- elle ne supportait pas comment la mère de Billie traitait sa fille, du coup Billie avait passé beaucoup de temps avec sa grand-mère, c'est elle qui lui avait même conseillé de partir, elle avait bien vu que sa petite fille était à bout de nerfs, et elle lui avait plus ou moins incité à aller à Los Angeles, parce qu'elle savait que son frère était là-bas.
Revenir en haut Aller en bas

I wouldnt go away, I'm always here (rafe)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOWN WITH LOVE :: 
 :: Triangle platinum :: chateau marmont
-