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» IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE)

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MessageSujet: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Sam 29 Juil - 22:36

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TALIA SHEPHARD AND REESE HOLLOWAY ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.


Des soirées de ce genre Talia Shephard était habituée à en vivre. Elle passait son temps derrière un comptoir à s'occuper de tous les clients présents, parfois il lui arrivait aussi de faire tomber quelques verres à cause de la précipitation, mais cela était devenu une sorte de rituel. Elle se comportait comme un robot engagé sur le pilote automatique. Elle le faisait sans penser, sans ressentir une quelconque passion ou plaisir. Car elle ne le faisait pas pour ça. Elle n'avait qu'un seul but quand elle traînait au Viper Room. Et même si elle faisait bien son travail, qu'elle était une barmaid efficace plutôt bonne pour réaliser des cocktails et en qui Anton et Jason avaient un soupçon de confiance, elle ne cherchait qu'à découvrir la sombre vérité derrière la mort de Jackson. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle avait besoin de savoir. Elle devait savoir pour survivre et pour pouvoir avancer. Cela la rongeait à l'intérieur de sa chair, comme si quelqu'un lui découpait chaque morceau de peau pour la blesser. Elle avait perdu une partie d'elle-même après la disparition de son cadet qu'elle aimait tant. Il n'était pas son jumeau, mais c'était tout comme à ses yeux finalement. Ils étaient si proches, si fusionnels que vivre sans lui revenait à se laisser dépérir à petits feux. Elle n'y arrivait pas. Elle ne pouvait plus être celle qu'elle avait été. Elle avait essayé, après avoir commencé le travail de son deuil, mais cela n'avait pas suffi. Elle était gagnée par cette volonté de vengeance, de découvrir toute la vérité derrière cette histoire. Elle devait savoir qui l'avait tué, qui était la sombre odeur ayant assassiné son petit frère. Et elle s'était fait la promesse de le faire souffrir avec autant de violence. Ce n'était que ce qu'il méritait. Parce qu'il lui avait fait perdre Jackson. Parce que depuis ce fameux appel, elle ne faisait qu'être hantée par tout cela. Cela en devenait obsessionnel. Elle respirait pour cette découverte. Elle n'était plus capable de survivre autrement. Les seuls moments de la journée où elle n'était pas l'ombre d'elle-même étaient quand elle se trouvait à la salle avec Alec. Quand elle était avec ces jeunes ou quand ses poings se mettaient à taper. Elle se libérait la tête, elle faisait disparaître toute cette noirceur qui commençait à se distiller dans son esprit et dans son âme. Elle n'avait jamais été connue pour être la femme la plus angélique de Los Angeles, mais peu à peu, cela devenait pire. Il suffisait de la voir fermer son poing violemment face à un client trop collant qu'elle rêvait d'encastrer dans le bar, mais qu'elle n'avait pas l'autorisation de toucher. Plusieurs fois, elle y avait songé, elle l'avait désiré, mais heureusement pour lui, elle se retenait à chaque fois. Elle ne franchissait pas la limite, mais elle s'en approchait beaucoup trop. Elle pouvait apparaître comme un peu fragile, comme une douce fleur innocente, sauf qu'elle en était l'exact opposé. Elle avait du piquant et du feu partout dans son être. Elle était le genre de roses sur laquelle il était facile de se piquer et de se blesser. Jour après jour, elle le prouvait. Et face à son dernier client qui se montrait un peu trop insistant en lui proposant de boire un verre avec elle juste après, elle dévoila son plus beau sourire cynique pour l'envoyer promener face au regard appuyé de Reese dans leur direction, qui semblait bien s'amuser de la situation. Cela ne l'étonnait même pas qu'il s'en amuse. Voyant son interlocuteur décider qu'il s'était pris un vent suffisamment grand pour renoncer et sortir de la boîte de nuit, elle reprit son travail, commençant à ranger toutes les bouteilles et tous les verres ayant été nettoyés. Il n'y avait plus personne dans la salle à part deux serveuses, Reese et elle. Mais la nuit n'était pas pour autant terminée. C'était à eux de tout fermer, de tout ranger avant qu'ils puissent rentrer. Et sans attendre plus longtemps elle se mit au travail, aidée par ses collègues qui n'avaient rien de semblable à elle. Presque toutes les femmes du club avaient cette allure de princesse, bien maquillées, habillées de manière sexy pour plaire aux clients, une coiffure parfaite et surtout du rouge aux lèvres pour sublimer le tout. Elle n'était pas ainsi, elle n'était pas comme elles. Elle s'habillait comme une femme, mais elle préférait une banale robe noire ou un pantalon en cuir avec un petit top. Cela lui ressemblait nettement plus, car pendant longtemps elle avait eu du mal à assumer le fait d'être une femme. Peut-être à cause des autres adolescents des foyers qui la regardaient de manière différente, qui ne la voyaient plus comme l'une des leurs. Et surtout à cause de cet homme dans la dernière famille d'accueil qui s'était senti obligé de lui lancer des remarques perverses. Depuis elle ne supportait plus les comportements de la sorte, se permettant d'envoyer promener chaque homme agissant de cette façon avec elle. Car elle ne voulait pas être vue différemment à cause de son sexe ou de qui elle pouvait être. Elle n'avait pas moins de valeur qu'un homme, elle n'était pas plus fragile qu'eux, et elle était loin d'être en sucre. La vie l'avait endurci, elle avait été capable de combattre des épreuves difficiles et elle était restée debout. Elle s'était relevée face à chaque tempête. Les ouragans ne l'avaient pas mis KO. Loin de là. Elle était même certainement plus forte que n'importe qui. Rien ou presque ne pouvait l'effrayer ou l'anéantir. Et sûrement pas une longue nuit de travail. Il était plus de cinq heures du matin quand elle termina de ranger le dernier verre et tout le monde était parti autour d'elle, à part Reese. Elle savait qu'il était obligé d'attendre qu'il n'y ait plus un seul individu au Viper Room pour s'en aller, que c'était son rôle, qu'il devait protéger tout le monde, mais elle savait aussi que dans son cas, cela était absolument d'utile. Simplement personne ici ne le savait. Personne ne la connaissait réellement ou savait comment elle pouvait être en dehors. Le temps qu'elle pouvait passer à s'entraîner dans l'art des sports de combat, ni ce qu'elle avait fait par le passé. Elle faisait exprès de tout garder secret, espérant qu'ainsi elle pourrait obtenir plus d'informations. Voyant le brun restant impassible, elle lui adressa un léger regard, se doutant qu'il devait attendre avec patience qu'elle ne s'en aille pour en faire de même. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? », demanda-t-elle d'une voix provocante, juste pour l'embêter. Juste pour se distraire et s'amuser. C'était bien ce qui était le plus jouissif pour elle. Elle était douée pour pousser tout le monde à bout, pour jouer dans la provocation et avec Reese elle aimait cela. C'était la solution facile pour obtenir ce qu'elle voulait, elle se rapprochait de lui, se doutant parfaitement qu'il n'était pas que le videur d'Anton et de Jason. Qu'il devait être plus et qu'elle pouvait y gagner quelque chose. Tout du moins, au début elle ne le faisait que par pur intérêt. Elle l'avait choisi au hasard. Finalement, à présent elle en profitait un peu trop. Elle s'en amusait beaucoup trop. Et son regard adorait se poser sur ce brun ténébreux, à l'allure mystérieuse et magnétique. Jouer avec lui était savoureux. Reese était typiquement le genre d'hommes sur lequel ses yeux se perdaient trop longuement. Parce qu'il avait tout d'infréquentable et qu'elle ne faisait jamais dans le bon et dans le raisonnable. « Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  », ajouta-t-elle avec ce sourire en coin malicieux perdu au coin de ses lèvres. Elle n'était pas la seule à le regarder, à l'observer. Nombreuses étaient les clientes à aimer l'attendre jusqu'à la fin de son service ou celles y allant de remarques enjôleuses. Elle trouvait ce genre de comportements amusants, presque pathétiques parfois. Sauf qu'elle ne pouvait s'empêcher de le fixer à son tour, de poser ses prunelles sur lui, surtout quand il avait ce regard un peu contrarié , les bras croisés et cet air sévère sur le visage. Attrapant une bouteille de bière derrière le bar, elle passa du côté de la clientèle, s'approchant doucement du brun pour lui tendre. « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi », annonça-t-elle assez fière d'elle et assez contente de sa remarque. Il devait bouillonner intérieurement, rêver de l'envoyer promener et c'était tout ce qu'elle désirait. Tout ce qu'elle attendait car elle appréciait les échanges remplis de tension qu'elle pouvait avoir avec Reese Holloway. Ils étaient trop agréables pour être évités.
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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 1 Aoû - 5:49


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talia shephard & reese holloway
Il a toujours apprécié observer les gens autour de lui, noter les comportements répétitifs qui reviennent bien souvent chez les clients d’un endroit comme le Viper Room. C’est une chose qu’il s’amuse à observer, sachant à quel moment le type au bar va tâcher de séduire la fille qui est venue avec ses amies danser. Observant le jeu de séduction avec un amusement blasé qui lui scie à merveille. Reese n’a jamais fait partie de ces gamins qui se croient adultes parce qu’ils ont l’âge légal de boire. Ceux avec une timidité qui étouffe le charme naturel. Ces gamins qui ne savent pas parler aux filles et qui ont besoin d’une dose massive d’alcool pour aborder la sublime créature qui lui a lancer malgré tout des sourires encourageant. Travailler comme videur lui permet d’observer ces caractères hétéroclites avec un plaisir non dissimulé. À bien des égards, il ressemble au prédateur observant sa proie, attendant le moment opportun pour attaquer. Si ce n’est qu’il n’attaque que si l’ordre est donné. Soldat d’une organisation plus sinistre que l’armée dans ses jours les plus sombres. Chacun des clients ici pouvait devenir un cible, si Anton ou Jason le décidait. S’ils ordonnent. Il n’est pas celui qui prend les décisions, il n’est pas de ceux qui jouent au Dieu tout puissant derrière un bureau. Reese est la main, l’arme. Celui qui obéit, qui se salit les mains. Le bon petit soldat qui s’assure que la besogne est bien faites et les traces biens effacées. Il ne pose pas non plus de questions, il n’essaie pas de comprendre pourquoi tel individu doit cesser d’exister. Il le fait, c’est tout. Sans rechigner, sans négocier. On ne le paie pas pour poser des questions. On ne lui fait pas confiance parce qu’il proteste quand la tâche devient trop difficile. Il n’aime pas y penser, de toute façon. Il n’aime pas se remémorer ces moments sinistres qui pourraient l’empêcher de dormir. Il oublie les noms, les visages, les vies de ses victimes. C’est la façon la plus certaine pour ne pas devenir fou, pour garder le contrôle de sa vie. Les prunelles du videur se posent sur la silhouette gracile de la barmaid qui s’active derrière son comptoir. De toutes les créatures qui peuvent aller et venir dans l’établissement, Talia est celle qu’il préfère observer. Il essaie de la comprendre, de déchiffrer ses manies, ses tics, son comportement, sans trop s’en approcher. Talia est dangereuse. Non parce qu’elle lui fait peur, non parce qu’il croit qu’elle est une sorte de ninja. Non. Talia est dangereuse parce qu’elle est attirante. Plus que les filles qui viennent généralement le harceler, le séduire avec leurs voix mielleuses et leurs parfums envoûtants. Non. Elle l’est parce qu’elle ne cherche pas son attention. Elle ne lui fait pas de belles promesses de nuit de plaisir ou autres. Elle le provoque, cruellement, sans détour. Elle est intouchable. Reese s’amuse chaque fois qu’elle envoie balader un client trop insistant. Il garde un oeil sur elle, cependant. C’est son job. Il est là pour s’assurer que rien ne lui arrive. À elle ou aux autres employés.  C’est la raison qu’il est là après la fermeture du bar. Le dos appuyé contre l’une des poutres de soutient, les bras croisés sur sa poitrine, aussi impassible qu’une statue de marbre. Il observe les employés s’activer dans le bar maintenant vide, aidant avec les charges lourdes au besoin, remontant les chaises sur les tables pour faciliter le nettoyage des sols. Bref, tout ce qui peut accélérer les choses et rapprocher de quelques minutes le moment où il trouverait le confort de son lit. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? » L’homme de main tourne les yeux vers elle, un sourire en coin accroché sur  ses lippes. Il n’a pas besoin de lui demander à qui elle parle. Il sait que ce genre de provocation s’adresse à lui. Il hausse légèrement les épaules, sans décroiser les bras, l’air plus ou moins songeur.  « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » Il lui décroche un sourire un peu plus moqueur, en faisant mine de réfléchir sérieusement à la question. Il n’a pas l’intention de téléphoner à la rouquine, du moins, pas ce soir. Il est trop épuisé pour cela. Il a juste envie de retrouver un peu de calme, prendre une douche chaude et sombrer dans un sommeil sans rêves. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il a fait une croix sur la jeune femme qui lui avait refilé son numéro de téléphone avec un sourire aguicheur quelques heures plus tôt, s’assurant de mettre ses courbes en valeur dans sa petite robe bleue. La réputation de Reese le précède. Il est un coureur de jupon,  un homme à femmes, un salopard. Qu’importe le mot utilisé. Il aime se dire qu’il est un peu tout ça à la fois, tout en étant un gentleman. Dans le sens où il ne laisse jamais ses conquêtes s’enticher, il ne brise pas de coeur, il profite des corps. «  Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  » Reese l’observe avec un attention nouvelle, la tête légèrement inclinée vers la gauche, essayant de déchiffrer le regard qu’elle lui lance. Elle s’amuse, il n’y a pas de doute. Le fait que ce soit à ses dépends ne le gêne aucunement. Il laisse échapper un léger rire en secouant légèrement la tête. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? » Les mots lui échappent, d’un ton provocateur. Il sait que Talia n’est pas de ces filles qui vont se faire câlines et enjôleuses avec lui. Elle n’est pas de ces femmes qui cherchent son attention à grand renfort de battement de cils et de rouge à lèvre vermeilles. Il ignore exactement si elle cherche son attention. Il sait seulement que les piques qu’elle lui lance, que la provocation gratuite qu’elle use avec lui est cent fois plus efficace que tous les décolletés plongeants et les jupes trop courtes. Il lui offre un clin d’oeil avant qu’elle se détourne de lui pour revenir avec un bière qu’elle lui tend. Il la prend, s’amusant à frôler ses doigts alors que la bouteille change de main.  « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi  » Reese plisse le nez devant cette phrase avant de lui lancer un regard septique, observant la bouteille avec attention avant de reposer les yeux sur le visage adorable de Talia. « Tu y a mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se fier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » Le ton, comme le sourire narquois, ne sont là que pour la provoquer un peu plus, pour qu’elle lui dise qu’il est idiot ou qu’elle lui refile une claque sur l’épaule.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Dim 13 Aoû - 23:16

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Au fond de son âme Talia Shephard savait qu'elle oscillait dangereusement du mauvais côté de la balance, qu'elle ne faisait pas forcément les bonnes choses, ni les bons choix et qu'elle allait finir par en payer le prix très probablement. Mais elle ne pouvait pas non plus consentir à tout arrêter. A laisser passer pour redémarrer une existence calme et paisible. Un drame s'était produit. Un ouragan était venu tout balayer sur son passage et elle n'avait pas perdu qu'un simple individu sans importance. C'était comme si l'axe de la rotation de la terre avait été dévié, comme si on lui avait fait perdre totalement le Nord. Elle ne savait plus sur quel pied danser, ni quoi faire. Et la vengeance restait à ses yeux, l'unique méthode pour elle d'aller mieux. Ou tout du moins pour guérir un peu son coeur qui avait connu des années de torture et de souffrance. Elle n'avait pas peur du chaos qu'elle risquait de provoquer, elle n'était pas non plus effrayée par l'hypothèse d'être découverte, car elle savait qu'elle était douée pour jouer la comédie et qu'elle pouvait toujours trouver une issue de secours pour prendre la fuite. Quand il y avait Jason au Viper Room, la situation était plus délicate, parce qu'il la connaissait, parce qu'il savait qui elle était, il l'avait vu adolescente et par la suite avec Livia, alors mentir était moins aisé qu'avec tous les autres. Dans ce club, ils la fréquentaient sans savoir qui elle était, ce qu'elle pouvait faire pour occuper ses après-midi, ils ne savaient rien de son histoire et encore moins de son passé. Les secrets de sa vie étaient profondément cachés et elle ne se permettait jamais de laisser passer des informations importantes. Cela n'était pas un problème pour elle, car depuis l'enfance elle n'avait jamais apprécié de parler d'elle, trouvant son univers trop misérable pour être évoqué avec les autres enfants. Et quand elle était derrière son bar, elle ne cherchait pas à devenir amie avec les serveuses ou les danseuses. Elles ne représentaient rien pour elle, elles n'étaient pas la clé qui allait lui permettre de découvrir le responsable de la mort de son frère. Ce n'était pas l'une d'entre elles. Le coupable était quelque part dans les hommes d'Anton, elle en avait la conviction, mais pour le moment elle n'arrivait pas à avancer davantage. Déjà pour y parvenir, du temps avait été nécessaire, le service de police chargé de l'enquête ne voulant pas faire convenablement son travail. Alors elle avait tout fait elle-même, elle avait passé un moment considérable pour essayer de savoir, de comprendre ce qui s'était passé cette fameuse nuit. Les hommes travaillant pour son patron étaient son unique piste. La seule envisageable et logique. Et elle avait l'impression que celui qui se tenait avec elle actuellement pouvait l'aider à en découvrir davantage. Elle n'avait pas eu besoin de l'observer durant de longues heures pour découvrir qu'il était l'un d'entre eux, qu'il n'était pas que ce vigile s'occupant de la sécurité, car les signes ne trompaient pas. Elle se souvenait de ce fameux jour où elle l'avait aperçu avec une lèvre blessée tandis que la veille en quittant le club lors de la fermeture il n'avait rien. Puis elle avait constaté les discussions discrètes entre Anton Sheffield et lui. A chaque fois, elle avait fait semblant d'être innocente, continuant sa route, mais elle était certaine que son instinct ne se trompait pas. Il n'était sûrement pas le responsable de la mort de Jackson, mais si elle se rapprochait suffisamment près, il pouvait l'aider à découvrir la vérité, elle y croyait. Néanmoins, plus elle s'amusait à jouer avec lui, à le provoquer, plus elle réalisait qu'elle n'était pas loin de se fourvoyer. Qu'il pouvait commencer à devenir dangereux pour elle. Car parfois, elle venait à en perdre la raison de cette provocation. Elle perdait le sens des réalités et elle se laissait aller à flirter ouvertement, simplement par pure volonté de le faire. Ce n'était plus uniquement par intérêt. Et elle ne devait pas se perdre là-dedans, dans cette spirale pouvant devenir vicieuse et remplie de ténèbres. Cependant, elle n 'arrivait pas à y consentir, recommençant sans cesse le soir quand ils n'étaient que tous les deux, l'observant quand elle préparait un cocktail. C'était devenu une sorte d'habitude, presque comme une cigarette chaque soir pour un fumeur. Elle n'était pas droguée à Reese, mais il y avait quelque chose qui commençait à prendre forme et qui pouvait lui faire perdre son unique but. Quelque part dans son esprit, elle savait que cela était interdit et qu'en plus de cela, le jeu pouvait n'apporter que du négatif s'il devenait trop sérieux, mais ses envies continuaient de prendre le dessus. C'était trop tentant, trop plaisant aussi, parce qu'il lui rendait à la perfection de son ton parfois moqueur, parfois trop sérieux et de cet éternel sourire en coin qu'il lui était presque exclusivement réservé. « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » , elle fit mine de paraître désespérée par sa réponse pouvant ressembler à celle d'un pervers cherchant à tenter de nouvelles choses avec une femme, mais cela la faisait surtout sourire à force. Depuis qu'elle était arrivée, elle le voyait enchaîner les aventures pour une nuit, augmenter son nombre de conquêtes et c'était un fait qui avait fini par l'amuser progressivement. Et dès qu'elle le pouvait, elle se moquait ouvertement, dans l'espoir de provoquer une réaction de sa part. De continuer cette partie d'échec plus animée que les habituelles. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! », répliqua-t-elle avant de lui lancer un clin d'oeil et de lui tourner le dos quelques secondes pour ranger un verre. Volontairement, elle attaquait en plein dans son égo et dans sa fierté d'homme, cherchant à découvrir jusqu'où elle pouvait aller avec lui avant de lui faire perdre son calme et de l'énerver. Pour bon nombre d'individus cela était étrange, mais elle l'avouait aisément, elle aimait mener les autres dans leurs retranchements. Surtout les hommes. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? ». L'air de rien, elle le regarda, plantant ses yeux dans ses prunelles, les bras croisés devant la poitrine, comme s'il venait de lui annoncer la plus grande bêtise de l'univers et au bout de quelques instants de silence, elle laissa échapper un rire sonore, profondément railleur et sarcastique. La jalousie n'était pas un sentiment qu'elle connaissait réellement, encore moins lorsqu'il était question d'hommes. Ce n'était guère la jalousie qui l'animait, mais plutôt l'envie de s'amuser et ce drôle de feu se propageant dans son corps quand Reese se trouvait près d'elle. Doucement, elle s'approcha du jeune homme, s'arrêtant à quelques centimètres de lui simplement, cherchant à augmenter volontairement la tension. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » , souffla-t-elle à son oreille d'une voix ouvertement séductrice. Si en apparence, elle pouvait ressembler à une jeune femme innocente, elle n'en avait aucunement les attitudes et les comportements. Toutefois, elle lui adressa un petit sourire angélique, avant de s'éloigner pour aller chercher une boisson derrière son bar. Bien qu'étant une petite buveuse, détestant l'idée de perdre ses moyens, elle leur sortit deux bières fraîches pour profiter de la fin de cette soirée mouvementée et du début du calme pour elle. Tout du moins jusqu'au lendemain midi où elle allait devoir aller à la salle pour remplacer Alec. Cela lui offrait quelques heures de répit avant qu'elle reprenne son rythme effréné. Un mode de vie qu'elle s'imposait pour ne pas se laisser complètement posséder par chacune de ses pensées. C'était sa vie agitée et toutes les heures passées à frapper dans un sac de sable qui lui permettaient de ne pas faire n'importe quoi. De ne pas s'emporter devant chaque client un peu trop insistant. De ne pas perdre pied en se noyant dans la violence. Car elle savait qu'elle en était capable. Elle était au bord du précipice et elle n'avait qu'un seul pas à faire pour tomber dans le vide et dans la noirceur. Comme c'était le cas actuellement. « Tu y as mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se méfier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » . Perdue dans les yeux de Reese, elle le regarda en fronçant les sourcils, prenant un air sévère à l'écoute de sa phrase. Sans prévenir, elle lui répondit en lui assénant avec force un coup de poing dans l'épaule. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », avoua-t-elle fièrement sans jamais le quitter du regard, bien trop concentrée sur son observation. Il lui offrait la possibilité de tenter de découvrir qu'il était, ce qu'il pouvait cacher derrière ce visage rempli à la fois de charme, mais aussi de ce côté noir et mystérieux. Il n'était pas un ange, elle le voyait, pourtant, elle n'avait toujours pas décrypté totalement ce personnage. Et en plus de l'amuser, il l'intriguait. Il provoquait quelque chose chez elle et comprenant que plus elle le fixait, plus cela gagnait en intensité dans son organisme, elle baissa les yeux, retournant à son occupation, plutôt qu'à cette contemplation bien trop appréciable.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mer 27 Sep - 19:49


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Tout cela n’est qu’un jeu pour lui. Le plaisir de la chair pour le plaisir de la chair. Il n’a jamais laissé les gens s’approcher trop près de lui. Encore moins les femmes. Pas que ça ne l’intéresse pas, mais Reese en a assez d’être déçu par les gens qui l’entours. Il en a assez de s’attacher pour en souffrir par la suite. Il n’est pourtant pas solitaire, il a su s’entourer malgré tout. Il y a deux types de personne qui gravite autour de lui. Il y a ces gens qui restent perpétuellement, les astres de sa vie, ceux sur qui il peut compter quand sa vie semble partir en vrille. Jason et Anton font partie de ces gens, de ces piliers statiques autour desquels il gravite comme un satellite autour d’un astre, attiré par leur gravité. Ils sont ces gens qu’il laisse entrer dans sa vie, sans exactement savoir pourquoi. La confiance aveugle, la foi démesuré qu’il leur porte Il y a également ceux qui vont et viennent, des étoiles filantes qui traverse sa vie dans un éclat de lumière brillante et aveuglante pour ensuite s’éteindre sans bruit dans la noirceur de sa mémoire. Ces conquêtes font partie de ceux-là, de ses gens dont les noms, les voix, l’odeur ne restent jamais longtemps dans sa mémoire. Il les oublie aussi vite qu’ils viennent. Dans cet univers qui est le sien, il y a également, beaucoup moins nombreux, les satellites en radent qui gravite mollement autour de lui, comme des fantômes d’une vie d’avant. Des fantômes qui viennent encore le hanté au milieu de la nuit, quand les rêves transpercent son sommeil comateux. Les visages de ses parents, lointain, brumeux. Il ne s’en souvient pas vraiment, les traits se confondant avec ceux des gens qu’il a croisé dans les rues de Los Angeles dans la journée, les voix n’étant que des échos désagréables, des mots mâchés et effacés par les années. Parmi ces ruines fumantes de satellites suspendues dans le néant, il y a également Sloan, qu’il n’a pas vu depuis des années, dont le visage et la voix s’effacent aussi, peu à peu, de sa mémoire, comme des détails unimportant. C’est bizarre de réfléchir ainsi, de se rendre compte que celui qui fut longtemps son meilleur ami n’est plus qu’une ombre sur son existence, qu’un souvenir récurrent qui se matérialise parfois, soudainement, quand il s’en entend le moins. Alors que ses prunelles sont fixées sur la silhouette de Talia, il se demande dans quel catégorie elle se situe. Elle brille aveuglément dans son univers, comme une étoile filante, brûlante, trop près de la surface de la terre. Il est pourtant attiré vers elle, comme l’océan qui réagit à l’attraction de la lune, irrémédiablement, sans savoir comment ou pourquoi. Il sait seulement qu’elle a cet effet sur lui. Elle le hante aussi, dans ces moments de sommeil comateux, dans ces moments d’inactivités, parfois même quand il est inattentif. Au travail, quand il patrouille la foule des yeux, derrière le guidon de sa motocyclette, quand l’alcool caresse sa langue, sous la douche, au petit matin quand il ouvre les yeux ou tard le soir quand il n’arrive pas à trouver le sommeil. Talia est un énigme à elle seule, qu’il n’arrive pas à résoudre. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! » Elle attire de nouveau son attention, violemment, avec cette plaisanterie venimeuse qui agresse son ego. Il plisse légèrement les yeux alors qu’elle se détourne de lui, fière de son coup. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » Les mots lui échappent, un peu moqueurs, un peu provocateurs. Il y a ce jeu entre eux, encore et toujours, qui n’arrive pas à déterminé. Il n’y a pas de gagnant, juste des perdants. Il le sait déjà. Alors que la première partie ne fait que commencer. Il a envie de faire disparaître ce petit air machiavélique de ses traits, d’étouffer ces mots acerbes avec un baiser, mais il n’en ferait rien. Reese est capable de jouer selon les règles, de faire comme si elle ne le tourmente pas plus que ça. Comme si ce n’est qu’une plaisanterie récurrente entre deux vieux copains. Il la pique à son tour, par plaisir, pour lui rendre l’appareil. Son rire sarcastique attire son regard. Elle se tient là, plus proche de lui qu’il ne l’a cru, les bras croisés sur sa poitrine, l’air de se moquer profondément de lui, comme s’il venait de dire la plus grande bêtise de l’univers. Que les changements climatiques n’existent pas ou encore que le monde roule bien comme il faut, sans aucun soucis, comme l’aurait fait leur cher président avec sa tête de pékinois éméché. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » Il arque un sourcil en guise de réponse alors qu’elle est dangereusement près de lui. Talia est comme une flamme sur laquelle il risque de se brûler. Il hésite, pèse ses mots du mieux qu’il le peut, essaie de s’imaginer les réactions qui suivraient. Il hausse les sourcils, l’air complètement détaché. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?» Marmonne-t-il en prenant sa bière entre ses doigts, laissant le verre froid entrer en contact avec sa peau brûlante. Après l’avoir un peu charrier sur le sujet, il porte la boisson à ses lèvres. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », Il rit brièvement, sa haute carcasse ébranlée par le rire avant de secouer légèrement la tête de gauche à droite, visiblement amusé. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.» Il affiche son air le plus moqueur, celui du petit chenapan qu’il fut pendant des années, quand il était ce petit garçon qui camouflent les marques de violence derrière un air de petite peste endurcie.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 29 Sep - 0:39

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Une chaleur agréable se propageait dans les pores de l'épiderme de Talia Shephard. La chaleur faisant fondre chaque morceau de glace  l'entourant complètement. C'était diffus et profond comme à chaque fois qu'elle se trouvait à proximité de Reese Holloway. Elle n'était pas la douce colombe menaçant de se perdre dans les flammes violentes de l'enfer. Mais elle se maudissait de désirer avec autant d'intensité un homme comme lui. Parce qu'elle savait que cette provocation qu'il y avait entre eux, que ce jeu qu'elle avait été la première à faire naître dans le but de récolter des informations avait dépassé ce stade. Elle avait nettement franchi toutes les limites, elle n'avait pas simplement perdu le nord de sa boussole, elle avait quitté la rotation normale de l'univers en continuant fréquemment à marcher droit devant vers cette silhouette imposante et qui exerçait sur elle un magnétisme impossible à comprendre. Sa facilité à se laisser attirer par les mauvais garçons datait de l'adolescence, néanmoins Reese était encore différent des autres. Il n'était pas juste quelqu'un de mauvais en apparence, il l'était aussi par ses actes, son intuition lui criait et son instinct de survie la poussait à partir. A courir loin de lui pour prendre la fuite, décision qu'elle n'avait jamais pris. Car elle ne le désirait pas. Elle ne voulait ni disparaître, ni perdre cette sensation de profonde satisfaction qu'elle éprouvait chaque fois qu'ils s'adonnaient à leurs échanges verbaux. Il n'y avait aucun acte, que des mots prononcés, sans qu'ils ne passent à l'action, comme s'ils savaient qu'ils risquaient de perdre cet intérêt l'un pour l'autre en craquant, en cédant à cette tentation qu'ils représentaient. Si elle était la fumée d'un incendie, il était les étincelles la faisant prendre feu en une seconde. Tout ceci n'aurait pu être qu'un jeu et le demeurer éternellement. Mais elle s'était laissée ronger par le mal, elle l'avait laissé prendre une place insoupçonnée et il continuait de l'appeler de ce son assourdissant destiné à la rendre folle. Telle une épave se laissant emporter par la violence des vagues, il lui arrivait parfois de s'échouer sur des rochers, de se fracasser sur la pierre, et il était ce roc immense au milieu de l'océan avec lequel la collision était inévitable. Chaque jour, elle continuait de repousser l'échéance, augmentant l'intensité de la mer, poussant plus loin les provocations, effaçant petit à petit cette limite désormais floue. Et quand ils n'étaient que tous les deux, elle ne pouvait pas y échapper, poussée par cette voix diablotine dans son esprit. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » . Encore une fois, il parvint à attirer toute son attention, à la faire écouter avec intérêt, il jouait son propre coup dans cette partie d'échecs où ils étaient tous les deux supposés perdre. Ils le savaient, ils ne pouvaient rien gagner, uniquement laisser leurs êtres se carboniser dans les cendres des ténèbres, mais ils prenaient le risque, acceptant ce destin et cette sentence effroyable. Un air moqueur et provocateur sur le visage, elle le fixa avec cette légère attitude de défi dans le regard, telle une toxicomane appelant pour sa prochaine dose de narcotique. « Tu serais étonné de voir ce qu'une gamine peut faire aussi Holloway. Je pourrais te surprendre » , rétorqua-t-elle sans perdre ce ton l'incitant au duel avant de lui asséner un petit clin d'oeil.  Une proposition provocatrice cachant nullement ses intentions et elle se doutait qu'il allait continuer d'y répondre, de relancer la partie sans pour autant franchir la ligne invisible, n'osant pas traverser ce mur se dressant entre eux leurs deux êtres. Et surtout entre leurs deux corps s'appelant avec fureur. Les cellules de sa peau s'animaient, ses battements cardiaques gagnaient en vitesse emportés dans un violent ouragan et la chaleur des flammes se distillait dans ses veines. C'était agréable et le danger l'attirait si fortement qu'elle en oubliait cette idée de vengeance et le besoin qu'elle avait de vouloir recoudre son muscle cardiaque en trouvant le responsable de tous ses maux. Pour quelques minutes, elle parvenait à ôter la mort de Jackson de son esprit, à faire comme si tout ceci n'était qu'une vaste mascarade, un cauchemar dont elle s'était réveillée. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?». Incroyablement proche de lui, elle arqua un sourcil, faisant mine de réfléchir l'espace d'une demi-seconde, emportée par des songes où deux silhouettes se retrouvaient dans une danse des corps endiablée. Elle les imaginait les caresses brûlantes sur sa peau frissonnante, les picotements parcourir toute son échine. Peut-être qu'elle n'en rêvait pas, mais elle y songeait. Et l'image qui demeurait ancrée dans sa mémoire ressemblait à un désir limite viscéral. Même en compagnie d'autres hommes, il continuait à la hanter. A la happer, parce qu'elle chavirait, fait auquel elle n'était pas accoutumée.  Sentant presque son organisme commencer à s'embraser, elle rapprocha son visage près du brun pour lui parler, cherchant les mots qu'elle allait prononcer. A quel point elle allait augmenter l'enjeu de cette confrontation. « Je rêve de beaucoup de choses mais pas de ça. Et ne me fais pas croire que tu n'as pas envie de savoir ce qui peut se cacher sous cette jupe noire ou que tu ne souhaites pas poser une main sur cette peau dénudée », murmura-t-elle de cette voix séductrice, se jetant dans le précipice en posant une main sur le torse de Reese avant de réaliser l'électricité qui la parcourait par ce geste et l'effet que cela lui faisait. Elle allait perdre mais nullement décidée à le reconnaître elle attrapa la main de son opposant la dirigeant vers sa cuisse en partie découverte. Cependant alors qu'il la frôlait presque, elle lui adressa un regard victorieux et se recula. Elle lâcha tout pour lui tourner le dos. Assourdie par les pulsations frénétiques battant dans sa poitrine, la chaleur envahissant chaque centimètre de son corps, elle but quelques gorgées de sa bière pour retrouver une contenance avant de se noyer. La fin était proche, la victoire avait disparu. Elle avait perdu et elle se perdait totalement seconde après seconde.  Elle n'osait plus se retourner, ni croiser son regard une nouvelle fois. Malgré tout, le rire de l'homme la ramena dans le monde réel lui permettant de quitter les limbes et comme elle le faisait toujours, elle afficha un visage se voulant des plus naturels alors qu'elle se sentait vaciller. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.».Il se moquait d'elle ouvertement tel un petit garçon satisfait de sa victoire face à un camarade. Talia esquissa un sourire, prenant à son tour cette expression de gamine insupportable, camouflant tous ses problèmes derrière des bêtises enfantines. « Quels autres secrets tu peux cacher derrière cet air de vilain garçon au sourire charmeur Reese ? Qu'est ce que tu vends aux femmes pour les inciter à te suivre pour une nuit ? », demanda-t-elle narquoisement, tandis qu'elle n'avait aucun mal à imaginer par quels moyens il procédait. Elle le désirait suffisamment fort pour comprendre qu'il n'avait besoin de rien pour qu'elle devienne la prisonnière de ses nuits.


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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 24 Oct - 3:50


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talia shephard & reese holloway
Il n’a jamais eu de limites. Ça n’a jamais été pour lui. Reese fut ce gamin qui se jouait des règles, qui s’amusait à enfreindre les règlements de l’école, ceux de la maison, ceux des foyers d’accueil où il a grandi. Il ne sait pas où sont les limites, aucune ne limite. Ni celles qui délimitent sa relation avec Anton ni celles qui encadrent les relations qu’il entretient avec la gent féminine. Il sait encore moins où se trouve la frontière avec Talia. C’est un jeu de balle perpétuel entre eux deux. Quand ce n’est pas elle qui le taquine, qui lui lance une perche, qui joue les séductrices dignes de Catwoman, c’est lui qui fait un pas en avant, qui cherche à la faire réagir, tout en sachant que ce n’est sans doute pas une bonne idée. Il sait aussi bien qu’elle que ce petit jeu est dangereux. C’est en se jetant dans les vagues qu’on finit par se noyer. Pourtant, à ce moment précis, l’idée de se noyer dans les bras de la jeune femme ne semble pas si désagréable que cela. Il sait pourtant que c’est mal. Cette notion même, vague dans l’esprit de quelqu’un comme lui, lui semble abstrait comme jamais et pourtant aussi solide que l’acier. Reese n’a rien de Superman. Il n’a pas de notion de bien ou de mal, on ne lui a pas appris à sauver les chatons des arbres, à aider les grands-mères à traverser la rue, à tendre la main à son prochain. On lui a appris la vie à coups de poings et de pieds, on lui a appris la vie par des insultes et brisant ses rêves de petit garçon. Alors non, il ne sait pas où sont les limites, là où il doit arrêter de provoquer. Si ça se trouve, il continuera jusqu’à ce qu’elle décide de lui en coller une ou qu’elle fasse une plainte pour harcèlement sexuel et c’est Jason qui lui en collerait une dans ce cas là. Il vaut mieux éviter. Il sait qu’elle est hors limites, qu’elle est hors portées, qu’ils viennent de deux mondes différents, qu’il n’est pas assez bien pour elle. Seigneur, il n’oserait même pas dire qu’il est assez bien pour la prostituer qui le harcèle tous les soirs quand il rentre chez lui. Il ne se fait pas d’illusion. Il est de ces hommes d’une nuit, de ceux avec qui les femmes aiment avoir des relations charnelles, sans jamais que ce soit plus que ça. Aucune d’entre elles ne désire qu’il lui fasse des crêpes au petit matin, aucune d’entre elles ne se voit mariée avec lui, avec la maison respectable et les gamins qui courent après le chien dans le jardin. Il ne fait pas partie de ces gens-là. Des gens respectables. Reese est celui avec du sang sur les mains, avec des lourds secrets, celui ombrageux qui ne parle jamais de ce qu’il ressent de ce qu’il a fait dans la journée, si ce n’est pour dire des inepties irréfléchies qui agacent et agressent. Définitivement, il se demande encore comment Anton fait pour le supporter ou mieux, pourquoi Jason ne lui a pas encore refait le portrait pour avoir dit une connerie de trop. « Tu serais étonné de voir ce qu'une gamine peut faire aussi Holloway. Je pourrais te surprendre » Les paroles de Talia sont aussi surprenante que plaisante. Ce petit jeu du chat et de la souris va les mener directement en enfer, dans l’optique où il a encore une chance de finir au paradis. Il ne peut s’empêcher d’arquer un sourcil, soudain intéressé par ce qu’elle a à lui dire, à lui promettre alors qu’elle se joue de lui. Il sait qu’elle se joue de lui. Comme il le fait avec elle. Elle est beaucoup trop près de lui. Il le sait par la chaleur de son épiderme contre son derme, par l’odeur envoûtante de son parfum qui lui chatouille les narines. À ce moment précis, Reese Holloway ressemble plus au chat courant vainement après le point rouge lumineux du laser que du prédateur qui sait ce qu’il veut et comment s’y prendre pour en arriver à ses fins. Le matou sans griffe qui n’arrive plus à bondir sur le sofa sans ses précieux atouts. C’est comme ça qu’il se sent quand elle agit comme ça, quand elle joue avec lui avec ce sourire qu’il a envie d’effacer d’un coup de langue sur ses lippes peintes. « Je rêve de beaucoup de choses, mais pas de ça. Et ne me fais pas croire que tu n'as pas envie de savoir ce qui peut se cacher sous cette jupe noire ou que tu ne souhaites pas poser une main sur cette peau dénudée» La main de la jeune femme sur son torse est un supplice. Une brûlure qui déclenche une décharge électrique le long de son épine dorsale. Elle se joue de lui. Il le sait dès le moment où elle prend sa main pour la glisser le long de sa cuisse qu’elle écarte juste avant qu’il puisse agripper sa peau si douce. Elle s’échappe aussi rapidement qu’elle est venue à lui, lui tournant le dos. Elle n’est pas innocente. Elle sait l’effet qu’elle lui fait, elle sait qu’elle perd ce petit jeu, qu’il n’y a pas de gagnant à la fin. Ni elle ni lui. Mais Reese refuse de s’avouer vaincu, pas encore, pas maintenant. Il se contente de prendre quelques gorgées de sa bière pour calmer un peu ses battements de son cœur avant de répliquer. « Si tu veux savoir, j’ai aussi curieux de savoir ce que ça fait de se faire guillotiner, c’n’est pas pour ça que j’ai envie d’essayer. Et j’apprécierais que tu ne mentionnes pas ça au patron, ça pourrait lui donner des idées. Ce serait dommage de perdre une si jolie tête, non ? » Du grand Reese tout ça. Elle est bien placée pour le savoir. Il détourne la conversation, place précautionneusement ses pions sur le terrain de jeu. Il se croit presque dans Harry Potter, avec cet échiquier géant et les pièces meurtrières qui manquent de tuer le rouquin. Il sait que s’il ne fait pas suffisamment attention, elle risque de lui arracher la tête d’un coup de chaise en pleine gueule et il préfère de loin l’éviter. « Quels autres secrets tu peux cacher derrière cet air de vilain garçon au sourire charmeur Reese ? Qu'est ce que tu vends aux femmes pour les inciter à te suivre pour une nuit ? » Il aussi les épaules, l’air de rien, les mains dans ses poches. La tronche d’un ado qui ne sait pas trop de quoi on parle. « Des secrets ? Allons, je ne leur vends rien. Je ne suis pas une espèce de pervers qui doit attirer les femmes avec des cadeaux ou des promesses. Ça s’appelle du charme sweetheart. » Il dépose sa bière sur la table là plus près de lui, s’approchant dangereusement d’elle. Trop dangereusement. Autant pour elle que pour lui. C’est ce qu’il réalise quand ses doigts se referment sur son poignet alors que son autre main caresse sa joue sans aucune pudeur. « Et quelque chose me dit que tu n’y es pas insensible. »

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 17 Nov - 13:18

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I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.




Il n'y avait rien de plus étrange que le désir, que ces pulsions si fortes qu'elle pouvait parfois en venir à contrôler un être tout entier, à le laisser perdre pied dans un univers différent, où la raison n'avait aucune existence, où plus rien n'existait réellement à part cet élan si fort. Ce n'était pas pour rien que l'on aimait dire qu'il était possible de brûler de désir pour une autre personne. Cela pouvait être le cas parfois. Quand l'être face à soi faisait taire tout soupçon de réflexion et poussait à prendre une décision incontrôlée, tout juste écrite par le feu irradiant chaque goutte de sang se distillant dans l'organisme. Talia Shephard connaissait trop cette sensation, cette adrénaline si forte qui parfois s'imprégnait de son âme et laissait ses cellules en cendre. Elle avait été confrontée à ce genre de sensations à plusieurs reprises, face à des hommes ayant souvent le même style. Parce qu'il y avait ceux avec qui elle préférait jouer, avec qui elle pouvait laisser parler cette noirceur que l'on apercevait en une observation profonde de ses iris. Elle appréciait les mauvais garçons, ceux aux regards profonds, un peu brisés eux aussi par l'existence. Elle aimait le danger qu'ils représentaient, le risque qu'elle prenait dès lors qu'elle s'approchait trop près d'eux, tel un ange risquant de noircir ses ailes avant de les brûler. Elle avait cessé d'être un ange depuis bien longtemps. A la seconde où le père de cette famille d'accueil l'avait regardé avec trop d'insistance. Il l'avait fixé avec les yeux gorgés de plaisir à son encontre et le diable dormant dans la tête de la jeune adolescente avait pris le contrôle. C'était lui qui avait répondu à sa place et depuis il avait été impossible pour elle de le faire partir. A maintes reprises, elle avait essayé qu'il disparaisse, elle avait tenté par de multiples méthodes, mais c'était impossible. Parce que c'était ce qu'elle était. Elle était ce démon. Et elle avait beau faire semblant, le cacher autant que possible, le canaliser grâce aux sports de combat, quand il était question de pur plaisir charnel, il la possédait totalement. Elle le laissait parler, il dominait chacune de ses décisions car quand elle se mettait en danger, elle exultait presque. Elle se sentait vivante. Même Alec, à l'époque où elle le fréquentait n'était pas l'homme d'aujourd'hui. il était moins bon, plus obscur et cela lui avait plu. Elle avait souhaité s'en rapprocher, le laisser la conquérir totalement. Chaque fois qu'elle était en compagnie de Reese Holloway, elle ressentait des émotions tout aussi puissantes et dangereuses. C'était l'exact opposé d'une bonne idée, elle prenait le risque de laisser toute sa peau se calciner dans les tréfonds de l'enfer, pourtant ses prunelles sombres avaient ce soupçon de magnétisme, capable de la happer dans un monde à la fois effrayant et attirant au possible. Il y avait de ces soirs où elle rebroussait chemin, comme pour prendre la fuite face à une fin annoncée et il y avait des longues soirées où ses penchants à l'autodestruction prenaient le dessus. Elle le provoquait, elle le séduisait, telle une veuve noire renfermant son piège peu à peu autour de sa proie. Elle était la prédatrice, il était son dîner, sauf que dans ce jeu sans gagnant, chaque mot renversait les rôles. Si elle était capable de tisser sa toile autour de lui, il parvenait lui aussi à la chasser. Parce qu'ils aimaient jouer l'un de l'autre, prêts à observer qui allait perdre le premier, qui allait finir par céder. Car Talia avait cette certitude indéniable que leurs envies les tiendraient en échec un jour ou l'autre. Néanmoins, au lieu de disparaître sous la surface de la terre, de se protéger, elle allait toujours plus loin, elle poussait à bout l'homme face à elle, mais le simple contact de la main chaude de Reese sur sa cuisse froide l'irradia. Tel le fer chaud marquant sa peau pour l'éternité. Parcouru le long de son échine par des frissons douloureux, elle se recula, tentant de faire disparaître cette chaleur attrayante.   « Si tu veux savoir, je suis aussi curieux de savoir ce que ça fait de se faire guillotiner, ce n’est pas pour ça que j’ai envie d’essayer. Et j’apprécierais que tu ne mentionnes pas ça au patron, ça pourrait lui donner des idées. Ce serait dommage de perdre une si jolie tête, non ? ». Elle ne le regarda pas et ne put s'empêcher de rire légèrement, profitant des quelques mots du jeune homme pour faire redescendre cette tension presque électrique entre eux. Il trouvait une manière bien à lui de prendre l'avantage, de retirer quelques fils de la toile de l'araignée pour mener le combat à armes égales. « Pauvre Reese sans tête, ce serait terriblement triste pour toutes tes admiratrices. Je les vois bien se regrouper pour créer un temple à ton effigie.  », répondit-elle faisant mine de réfléchir, la main sur le menton. Elle avait cet air malicieux dans ses prunelles, celui d'une petite fille s'amusant grandement. Et c'était le cas, chaque fois qu'elle était avec lui. Elle avait beau savoir qu'elle s'approchait trop près de cette ligne risquant de marquer la fin d'un destin lumineux, elle s'amusait avec Reese. Cette aura remplie de mystères autour de lui, elle rêvait d'en trouver la clé pour en découvrir tous les secrets, alors elle s'en approchait doucement, à pas de chats, dissimulant ses interrogations derrière un regard innocent et un sourire angélique. Un ange déchu par les ténèbres probablement.  « Des secrets ? Allons, je ne leur vends rien. Je ne suis pas une espèce de pervers qui doit attirer les femmes avec des cadeaux ou des promesses. Ça s’appelle du charme sweetheart. » . Sa voix s'attarda plus longtemps sur le dernier mot, l'accentuant avec un rictus au coin des lèvres qui aurait pu la faire vaciller immédiatement. Elle le sentait, quelque part dans son âme tentait de la prévenir, de l'inciter à se sauver. Cependant, elle n'en faisait rien, immobile elle le regarda se rapprocher encore plus près d'elle. Trop près pour que la raison l'emporte et pour que les désirs s'éteignent. Au contraire, chaque pas qu'il faisait alimentait les braises pour que le feu renaisse. Elle crut presque ce temps venu quand elle sentit ses doigts sur son poignet et cette main se balader ostensiblement sur sa joue. Elle leva la tête, afficha un air impassible pour ne pas dévoiler la violence de ce désir qui s'accentuait.   « Et quelque chose me dit que tu n’y es pas insensible. » . Leurs regards se croisèrent et elle s'y perdit,  hypnotisée par la beauté des flammes et le côté réconfortant qu'elle paraissait avoir. Elle se sentit vacillée, mais poussée par un instinct de survie ou un soupçon suicidaire, elle reprit le contrôle. « Moi qui pensait que tu les attirais avec des beaux discours faussement romantiques ou avec une sorte de filtre d'amour. Tu me déçois presque Holloway.  », murmura-t-elle d'un ton charmant, les lèvres si proches des siennes cherchant à l'ensorceler à son tour. Elle se condamnait elle aussi, mais elle y prenait goût. Parce que toute dans cette situation lui faisait du bien. Elle perdait la tête, mais elle oubliait tout le mauvais par la même occasion. « Et moi sensible à ton charme ? Tu es certain que tu ne parles pas de toi ? Parce que quelque chose me dit que tu n'es pas insensible à ce qui se tient juste devant toi » , ajouta-t-elle reprenant volontairement les mots du jeune homme, pour le provoquer davantage. Elle en avait besoin. Son sang battait à tout rompre dans ses tempes et la chaleur gagnait ses joues, sûrement rosies depuis longtemps. Elle n'était pourtant pas une gamine devant faire face à ses premiers émois. mais elle avait trouvé l'adversaire à sa taille. Le rival capable de la faire perdre. Elle laissa un sourire se dessiner sur son visage avant de se mordre la lèvre inférieure pour capter le regard de Reese. « Alors est-ce que tu sais déjà comment rendre ta fin de soirée et ta nuit terriblement.... agréable ? » , demanda-t-elle dans un murmure près de son oreille, insistant malicieusement sur le dernier mot, avec cette voix ressemblant à celle de la provocation incarnée. Tout en parlant, pour le faire perdre pied et accentuer cet élan aguicheur, elle laissa sa main se perdre dans ce dos masculin, le rapprochant un peu trop près d'elle; à peine séparés par de vulgaires et minuscules centimètres. Oubliant les convenances ou les règles d'espace vital, elle les mettait au défi de ne pas craquer. Seconde après seconde, son souffle chaud s'échouait sur le cou du brun et elle fut presque tentée de laisser ses lèvres se planter avidement si proche de cette jugulaire. « Vais-je un jour savoir comment tu rends la rouquine aussi folle de toi ? » , ses paroles étaient une question, une banale interrogation pour certains. Mais aussi une sorte d'invitation dès qu'on prenait le temps de lire derrière les lignes. De comprendre le véritable message enfoui sous la surface. Et libérant son poignet toujours retenu prisonnier par la main de Reese, ses doigts trouvèrent le chemin de son cou pour le frôler, tandis qu'elle sentait déjà sa peau se consumer à mesure que le temps s'écoulait.




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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 1 Déc - 0:33


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talia shephard & reese holloway
Talia est un mystère qu’il désire percé, sans savoir comment s’y prendre. Reese n’a jamais été doué pour les limites, certes, mais il n’a jamais été doué pour les relations humaines non plus. Ses capacités sociales sont maladroites, un peu comme celles d’un enfant qui n’a pas encore apprit les règles non écrites de la socialisation. Avec lui, tout n’est que plaisanteries et moqueries, sans la moindre trace de sérieux dans ses propos, dans son attitude. Cette socialisation est loin d’être parfaite, elle lui cause des soucis important dans son quotidien. Combien de fois s’était-il fait frapper dans un bar pour une remarquer déplacé ? Combien de fois une femme lui avait jeté un verre au visage devant ses avances un peu trop poussée ou ses commentaires trop moqueur ? Il ne les compte plus. Il sait que ce manque de socialisation, cette maladresse sociale est dû à son manque de contact avec ses pairs pendant son enfance, à ce père qui l’avait négligé, préférant lui parler avec ses poings qu’avec ses mots, lui expliquant que ces gestes ne sont pas acceptable par des coups violents jusqu’à ce que la garde de son jeune fils lui soit retiré. Puis, il y a eu cette panoplie de foyer d’accueil où on ne faisait que le toléré sans jamais lui porter une attention particulière, il avait été une source de revenue pour ces foyers qui avaient déjà trop d’enfants qui le regardaient comme s’il était le monstre sous leur lit, comme s’il allait les attaquer dans leurs lits parce qu’il n’a jamais eu cette stabilité qu’eux ont. Enfant, Reese avait été de ceux, silencieux, en retrait, qui n'hésitent pas à user de leurs poings quand des enfants venaient l’embêter. Il le fait toujours d’ailleurs. Il le fait dans son quotidien également, c’est sans doute pourquoi il n’est pas devenu policier ou pompier, mais qu’il s’est mit sous les ordres d’Anton. Pour être honnête, il n’a jamais songer à faire autre chose que ce qu’il fait. Laisser cours à sa rage, à sa colère dans la violence dans laquelle il nage depuis des années maintenant. Cependant, il y  a une part de Reese qui est plus lumineuse, bien qu’il la cache sous ses airs de mauvais garçon arrogant. Cette petite parcelle de lui qui désire protéger Talia de toute cette noirceur, de toute la violence dont il est capable, de ce monde sinistre qui s’étend autour de lui et dans lequel il se noie depuis des années maintenant. Il sait cependant que ce désir ne va pas avec celui qu’il a pour la jeune femme. C’est incompatible, totalement incompatible. Comme le chaud et le froid, comme le feu et la glace. Talia est cette flamme brûlante qui fait fondre la glace qui entour son coeur depuis l’assassinat de sa mère, depuis tellement longtemps qu’il ne se souvient pas ce que ça fait d’avoir une pointe de chaleur dans la poitrine. C’est pour cette raison qu’il a tant envie de la protéger de cette noirceur qui tâche son âme comme de l’encre de chine qui se dilue dans l’eau. « Pauvre Reese sans tête, ce serait terriblement triste pour toutes tes admiratrices. Je les vois bien se regrouper pour créer un temple à ton effigie. » Il relève les yeux vers elle, la détaillant de ses prunelles, notant la lueur d’amusant qui pétille dans ses iris sombre, animant son visage comme des lumières de Noël anime un vulgaire sapin. Elle est belle comme ça, quand elle se moque si ouvertement d’elle, quand elle sourire comme elle le fait à l’heure actuel et s’il est honnête avec lui-même, il n’a qu’une envie. Celle irrésistible de poser ses lèvres sur les siennes et de la posséder, de la faire sienne. Il sait que c’est irationnelle, qu’elle ne lui appartiendra jamais.  « J’espère qu’il sera recouvert d’or, ce temple. Histoire que ma mort ne soit pas en vain.  » plaisante-t-il avant de porter sa bière à ses lèvres, avalant une longue gorgée de la boisson froide et alcoolisée qui laisse un goût de houblon sur sa langue. Reese est un homme à femmes, il le sait. Il est un véritable coureur de jupons, mais il ne tombe pas amoureux. Talia a raison de le charié avec ses admiratrices. Elles sont nombreuses à passer entre ses draps, mais pour être honnête, il ne se souvient du prénom d’aucune d’entre elles. Il se contente seulement de jouer de son charme naturelle, de son physique qui n’est pas pour déplaire les demoiselles qui passe au Viper. Il a cru que cette soirée ne sera que provocation verbales et sourires charmants, jusqu’à ce que ses doigts entre en contact avec la peau de la jeune femme, jusqu’à ce que les prunelles de Talia s’ancre dans les siennes, son visage beaucoup trop près du sien. Il peut sentir son souffle sur sa joue, son parfum dans ses narines. Il est le bateau perdu dans la brume et elle est la phare qui le guide vers falaises assassines. «Moi qui pensait que tu les attirais avec des beaux discours faussement romantiques ou avec une sorte de filtre d'amour. Tu me déçois presque Holloway.  » Il sourit, un rictus amusé, provocateur qui se dessine sur son visage alors qu’il a envie de combler les quelques centimètres qui les sépare encore tout en essayant de ne pas être le premier à craquer  sous la tension sexuelle qui règne dans l’endroit. D’un geste approximatif, il dépose sa bière sur la table, sans la lâcher du regard une seule seconde. «Ton manque de foi en moi est presque vexant, Sheppard. » susurre-t-il contre son lobe d’oreille, si près, mais tout en faisant le nécessaire pour ne pas la frôler. Il n’y aurait pas de gagnant ce soir, juste des perdants.   « Et moi sensible à ton charme ? Tu es certain que tu ne parles pas de toi ? Parce que quelque chose me dit que tu n'es pas insensible à ce qui se tient juste devant toi »    Oui, il est attiré vers elle, oui il est sensible à son charme. Trop sensible. Elle est la flamme sur laquelle il va se brûler les doigts. Elle est si belle, les joues rosies, se mordillant la lèvre, geste qui attire instantanément son regard sur ses lippes si attirantes, si invitantes. « Alors est-ce que tu sais déjà comment rendre ta fin de soirée et ta nuit terriblement.... agréable ? » Il fait mine de réfléchir, alors que sa main se balade dans son dos. D’instinct ou pas envie, il pose sa main sur sa taille, à travers ses vêtements, l’observant avec une intensité qui le fait bouillir. Il sait que Talia joue avec lui, mais ça ne fait que lui donner envie d’annihiler ces derniers centimètres.  « Je pensais à regarder Star Wars avec une bière froide » chuchote-t-il d’un ton moqueur, tout en tentant de réprimer un frisson. Essayant de contrôler l’envie de la plaquer contre le mur et de poser ses lèvres sur sa peau chaude.  « Vais-je un jour savoir comment tu rends la rouquine aussi folle de toi ? »  Talia n’a que pour simple réponse un grognement alors que le souffle de la jeune femme frôle sa jugulaire. les mains de Talia s’égare sur son cou, le geste de trop. Il relève sa main vers sa joue, la caresse, laissant son pouce caresser ses lèvres.  « Si tu insistes...» chuchote-t-il d’une voix rauque avant de plonger vers ses lèvres. Il en prend possession, pousse le vice à aller chercher sa langue, sa main la pousse un peu plus près de lui, se faisant plus ferme contre la taille de la jeune femme, jusqu’à ce que leurs corps se heurtent alors qu’il explore, joue, dévore sa bouche comme il en rêve depuis des semaines maintenant.  

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 12 Déc - 1:38

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Cette brune au regard pouvant ressembler à celui d'une enfant innocente mais au regard rempli d'une noirceur sans pareille, pareille à celle du plumage d'un corbeau aimait les hommes. Dès lors que la provocation venait régnait en pièce maîtresse d'une conversation, elle se transformait totalement, dévoilant son véritable jeu, celui dissimulé derrière une apparence un peu fragile. Elle n'était pas une douce ingénue et il suffisait de l'écouter. De voir le sourire charmeur qu'elle lançait à Reese pour comprendre qu'elle maîtrisait toutes les règles de la séduction. Contrairement aux règles de l'amour pour lesquelles elle n'avait jamais obtenu la clé du cadenas ouvrant ce livre supposé magique. Il fut un temps pourtant où elle avait aimé. Elle était jeune, encore un brin insouciante et deux hommes étaient parvenus à se frayer un chemin un peu sinueux, un brin escarpé jusqu'à ses cellules cardiaques. Peu importe si les histoires avaient été des échecs, si les liens de l'amour avaient fini par être brisés, ces deux êtres ne s'en étaient pas allés. Alec et Kane étaient restés dans son univers, elle leur avait donné une place dan sa vie, car ils étaient devenus plus importants qu'un quelconque amant. Ils étaient des amis. Et il suffisait de voir les liens entre Alec et elle pour comprendre qu'elle avait fait le bon choix. C'était ainsi que les hommes étaient faits pour obtenir une place dans son existence. Ils ne devaient pas être de quelconques amoureux capables de lui faire connaître une souffrance qui pendant trop longtemps avait été sienne. Elle ne leur laissait pas cette chance, étant nettement trop habituée à la douleur provoquée par un organe vital éparpillé en morceaux sur un sol froid et humide. Elle ne voulait pas qu'on puisse l'atteindre aussi profondément. Par le passé, elle avait connu pire qu'une histoire sentimentale explosant en plein vol, mais elle continuait de ménager son muscle cardiaque. De le tenir éloigné d'une source de tristesse. De cette goutte de trop qui la ferait perdre le contrôle total dans l'équilibre qu'elle avait construit. La gente masculine était donc un divertissement passager. Une occupation comme une autre qu'elle trouvait le soir mais avec qui elle refusait de nouer des liens, avec qui il lui était impossible d'envisager un futur. Et si jamais elle sentait de l'attachement du côté opposé, elle partait aussi loin qu'elle le pouvait, elle prenait la fuite, refusant cette possibilité, ses jambes la poussaient à disparaître telle une chimère n'ayant jamais existé. Rares étaient ceux pour lesquels elle avait un véritable intérêt. Pourtant, plus le jeu s'amplifiait avec Reese, plus elle comprenait tous les risques qu'elle prenait. Elle se connaissait, elle savait qu'il était plus raisonnable pour elle de ne pas s'aventurer trop près de cette flamme attirante. Mais telle une enfant aimant prolonger le danger, elle approchait sa main, jusqu'à sentir la chaleur se propager dans sa peau. Elle attendait le moment ultime où la brûlure cesserait d'être agréable pour devenir insupportable. Elle essayait de se raisonner, de penser avec son esprit, en pure contradiction avec toutes les autres cellules de son corps. Sauf qu'elle n'y arrivait pas. Dès qu'il apparaissait, à la seconde où ils se tenaient dans la même pièce, elle recommençait inlassablement, prête à recevoir le châtiment ultime qui mettrait fin à ce jeu incessant. Elle n'était pas celle prête à tout arrêter, trop connue pour aimer la noirceur des ténèbres. Chaque jour, elle prenait des risques, elle était celle testant ses limites pour les repousser encore plus loin, elle poussait son palpitant dans ses retranchements pour réaliser qu'elle était en vie. Que contrairement à son petit frère, elle respirait encore. Elle en avait besoin pour exister et chaque coup qu'elle donnait à la salle de sport, elle se sentait plus libre. Malheureusement, il en était de même lorsque Reese se tenait face à elle. Parce qu'il y avait ce quelque chose d'inexplicable chez lui, cette part de mystère attirante. Il était ce partenaire de jeu idéal pour s'amuser car il lui résistait et qu'il l'obligeait à devenir meilleure. Il était le reflet de cette noirceur qu'elle avait elle aussi et qui se répandait centimètre par centimètre dans son âme, telle une tâche d'encre se dispersant sur du papier. Elle aurait du choisir de s'éloigner de cette obscurité pour rejoindre une lumière plus agréable, elle n'en faisait rien. Elle préférait se tenir juste ici, les poils des bras hérissés par de furieux frissons traversant son échine à cause du chemin d'une plume sur sa colonne vertébrale. Un sourire enfantin perdu sur ses lèvres, elle observait l'homme qui la contemplait à son tour, elle cherchait à déchiffrer ce qui pouvait cacher derrière cette attitude qu'il affichait. Elle avait envie de le comprendre, de savoir qui il était, tout ce qu'elle ne faisait jamais en temps normal. Mais plus le temps passait, plus elle réalisait qu'il n'y avait rien d'habituel là-dedans. Que peut-être il la rendait légèrement différente, plus à même encore de se blesser.  « J’espère qu’il sera recouvert d’or, ce temple. Histoire que ma mort ne soit pas en vain.  », elle se mit à rire joyeusement, se moquant délibérément de lui. Elle le faisait tout le temps, cessant de compter le nombre de fois où elle s'était mise à rire par amusement à cause de lui ou pour le taquiner davantage. « En or carrément ? Parce que tu crois que je te vénère vraiment et que je vais donc te construire un temple en or ? Tu m'as pris pour l'une de tes fans ? » , demanda-t-elle sournoisement, accentuant d'autant plus la moquerie dans sa voix. Néanmoins, il n'était pas commun pour eux d'aller aussi loin, de laisser leurs pions s'approcher aussi dangereusement de l'intransigeance de la reine de l'échiquier. En rompant les centimètres entre eux, en faisant naître un contact entre leurs deux corps, ils cessaient de suivre les règles, franchissant une ligne probablement trop proche du précipice. Elle le sentait dans son sang, dans ses entrailles s'emballant trop fortement, dans sa boîte crânienne faisant face à un capharnaüm sans début ni fin. A l'endroit même où les doigts du jeune homme s'étaient posés sur sa peau, elle avait cette sensation de chaleur, à la limite de la radiation. Elle était cet être enfermé dans le froid de l'hiver retrouvant une source de feu pour survivre. Et cela lui plaisait, elle y goûtait sans dissimuler l'envie qui la possédait et qui provoquait des pulsions la poussant à la limite de l'implosion.   «Ton manque de foi en moi est presque vexant, Shephard. », ce n'était pas les mots de Reese qu'elle entendait, il n'y avait que son souffle à quelques millimètres de son oreille, si proche de son épiderme qui parvenait à l'atteindre. Il était trop proche, si près qu'elle avait senti l'air sortant de la bouche du jeune homme s'échouer nonchalamment sur son cou. Elle ferma les yeux, tentant de son mieux pour ne pas être celle qui craquerait pour que ses lèvres viennent se poser sans ménagement sur celles du brun. C'était contre elle qu'elle menait un combat et nullement contre Reese. C'était elle qu'elle devait empêcher de sauter de la falaise dans un océan rempli de dangers. Mais à chaque seconde, elle gagnait des centimètres vers le bord, les yeux rivés sur le paysage et sur le saut qu'elle s'apprêtait à faire. « Pourquoi devrais-je croire en toi dis moi ? », rétorqua-t-elle ne montrant aucune gêne, cachant avec précaution ce qui l'animait à l'intérieur de son être. Ce feu qui était en train de carboniser ses cellules les unes après les autres. Il était trop tard pour qu'elle recule, un pied en avant, elle brisait toutes les chaînes la retenant toujours. Elle ne l'embrassait pas, malgré tout elle faisait pire. Elle le touchait, elle caressait sa peau à travers ses vêtements et elle y prenait goût, sachant parfaitement qu'elle ne pourrait pas s'arrêter là. Qu'elle allait avoir besoin de plus et qu'elle serait surtout incapable de s'en aller à présent. Car elle ne contrôlait plus rien et d'autant moins la saveur si plaisante des mains de Reese se fermant avec fermeté sur sa taille.   « Je pensais à regarder Star Wars avec une bière froide », elle aurait pu rire ou continuer de se moquer si elle en avait toujours la force. Si son esprit n'était pas à quelques degrés de cette fusion qu'elle avait craint, mais qu'elle attendait maintenant avec une certaine forme d'impatience, pour qu'enfin le supplice dans son organisme cesse et que l'incendie ravage tout. Tels des électrons libres, ses doigts se mirent à parcourir la partie la plus fine du cou du brun à la recherche de l'annihilation totale entre eux. Elle l'implorait presque de mettre fin à ce calvaire qu'ils se faisaient vivre en résistant plus longtemps. « Si tu insistes...», il ne lui laissa pas le temps d'ajouter quoi que ce soit ou de lui répondre. En une simple seconde, il posa ses lèvres sur les siennes, et ce fut toute sa chair qui s'éveilla. Partout, la chaleur fiévreuse devint si brûlante qu'elle sentait tous ses tissus s'embraser. Avec une ferveur non dissimulée, elle lui rendit le baiser, entourant ses bras autour de son cou, se faisant plus possessive sur cette bouche qu'elle avait tant désiré. Sur cet homme qui avait réussi à franchir le premier mur jusqu'à son âme. Emportée par la passion du moment, ses mains se perdirent dans la chevelure sombre du responsable du chaos ravageant son esprit, les pulsations cardiaques proches d'atteindre une apogée signifiant une explosion fatale. Sauf qu'elle s'en fichait et elle continuait,. Parce qu'elle avait toujours besoin de plus, elle en redemandait, car même un baiser n'était pas suffisant pour la calmer. Au contraire, cela amplifiait tout. Et même proche d'une asphyxie, elle laissait les molécules d'air disparaître de ses poumons les unes après les autres. Pourtant à bout de souffle, l'instinct de survie prit le dessus et elle se détacha de lui. Les joues rougies, les yeux noircis par le désir, elle osa relever le visage vers lui, arrêtant son regard sur les lèvres à l'effet magnétique sur elle. « C'est comme ça que tu t'y prends alors ? », elle ne savait même pas pourquoi elle se sentait obligée de poser une question aussi futile. Comme pour dissimuler tout l'effet qu'il avait pu lui faire. La détonation qu'il avait provoqué dans son squelette. Pour une fois, les mots lui manquaient, elle ne les maniait plus avec assurance, ni une certaine indécence, à la limite de l'insolence. Il avait réussi à la faire taire, à la troubler plus qu'elle ne le pensait possible. Ou envisageable. Au lieu de se dérober, gagnée par une soif aucunement comblée, ce fut elle qui s'empara une seconde fois de ses lèvres. Et avec empressement, elle l'attira plus près d'elle, abandonnant toute idée de distance entre eux. Elle se délectait de cet instant et telle une prédatrice encerclant sa proie, l'espace de quelques battements d'aiguille sur une pendule, elle prit le contrôle de l'échange, ne se gênant pas pour le défaire de la veste qui le camouflait trop. Elle poussait le vice, ses doigts explorant le dos de son partenaire à travers le simple tissu d'une chemise si fine qu'elle pouvait sentir les muscles se contracter à mesure qu'elle les touchait. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, ayant coupé toutes les connexions nerveuses entre son cerveau et son muscle cardiaque mais elle continuait davantage, ne parvenant pas à s'arrêter.





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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 15 Déc - 3:02


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talia shephard & reese holloway
Elle est la flamme vacillante qu’il ne peut toujours sans avoir peur d’éteindre. Il se doute que si jamais il la touche, s’il la frôle, elle s’éteindra pour l’éternité. Il ne s’est jamais donné le droit d’aimer, pour cette même raison. Il sait qu’il détruit tout ce qu’il touche, il sait qu’elle ne pourra rester aussi lumineuse si elle le touchait de ses ailes opalescentes. Quelque chose lui dit que Talia n’est pas aussi pur, aussi innocente qu’il se l’imagine. Elle joue avec lui, s’amuse comme la femme qu’elle est, elle le provoque, le pousse dans ses retranchements, elle joue avec lui comme un chat avec une souris et bien qu’il ne l'avouera jamais à voix haute, il ne déteste pas la situation. Des femmes, il n’en a connu tellement qu’il n’a plus suffisamment de doigts pour les compter. Il n’a jamais réellement prêter attention à elles. Elles n’ont été que des noms sur une longue liste qu’il ne tient pas à jour, elles n’ont été qu’un réconfort momentané dans sa vie de solitude et d’amertume. Elles ont été des moments de lumières éclatantes qui ont percés sa nuit éternelle avant de s’évaporer, laissant rien d’autre qu’un souvenir vague et imprécis de chaleur et de douceur, une pause, un souffle de répit dans un océan furieux. Ces conquêtes d’un soir n’ont jamais été rien d’autre que des caprices de gamin qui n’a jamais eu d’affection dans son enfance, une façon de combler ce vide sans nom dans le fond de sa poitrine. Reese a conscience que ces femmes ne sont rien d’autre que des tentatives désespérées pour remplir le gouffre sans fond qu’on a laissé béant dans son coeur, par le manque d’affection parentale, par le manque d’amour, parce qu’il n’a jamais appris ce qu’est l’amour. Reese s’est contenté d’avancer aveuglément dans la nuit noir de son existence, un pas à la fois, plus souvent qu’autrement à tâton, essayant le moins possible de se percuter aux obstacles qu’il ne peut voir venir devant lui, parce qu’on ne lui a jamais appris à voir, à entendre, à respirer. Et maintenant, elle est devant lui. Belle comme jamais, ses prunelles pétillantes de malice qui l’observe de ses yeux de biche. Elle fait naître en lui quelque chose qui ressemble à de la chaleur, quelque chose qui ressemble à s’y méprendre à une flamme qui fait fondre l’épaisse glace qui recouvre son muscle cardiaque, qui est là dans le but de le protéger contre une énième blessure. Reese n’a pourtant jamais été froid, il n’est pas comme ces hommes distants et intouchables qu’il fréquente depuis l’enfance, il se cache différemment, non dans l'inaccessibilité, mais dans ces plaisanteries sans fin, dans ses moqueries piquantes, dans cet autodérision douloureuse à entendre par moment. Il se fait bout en train pour cacher les plaies qu’il porte autant sur sa peau et que sur son âme. Et quelque part, le fait que personne n’ai jamais réellement réalisé tout cela lui plait, ça le rassure, lui donne une fausse impression de sécurité. « En or carrément ? Parce que tu crois que je te vénère vraiment et que je vais donc te construire un temple en or ? Tu m'as pris pour l'une de tes fans ? » Il fait une petite moue boudeuse en guise de réponse avant de lui lancer un sourire amusé, bien que provocateur jusqu’au bout, se penchant légèrement vers elle. «J’avais de l’espoir, tu sais» Il ne veut pas qu’elle soit comme les autres. Elle ne l’est pas. Quelque chose lui dit que Talia n’est pas comme les autres femmes, comme celles qu’il invite dans son lit mais dont il ne se souvient jamais du prénom au petit matin. Elle a quelque chose de plus, quelque chose qu’il ne peut expliquer. Et c’est cette différence qui l’attire autant chez elle. Il peut humer son parfum, l’odeur si alléchante de sa peau, sentir la chaleur qu’elle dégage contre son derme trop réactif à chaque frôlement qu’elle cause. « Pourquoi devrais-je croire en toi dis moi ?» Bonne question. Une question à laquelle il n’a pas de réponse. Il aimerait pourtant en avoir une, lui donner une seule bonne raison de croire en lui, mais il ne le sait pas lui-même. Il n’a jamais eu à répondre à ce genre de répondre, et il se dit que répondre honnêtement est la meilleure de solution qui se dessine devant lui. « Tu ne devrais pas...» chuchote-t-il contre la peau chaude de la jeune femme alors que les mains de cette dernière frôle sa peau, cherchant les parcelles les plus sensibles le long de sa jugulaire, le faisant frissonner. Il sent ses doigts se crisper un peu plus sur la hanche de la jeune femme. Quand, finalement, il pose ses lèvres sur les siennes, elle se montre plus réactive qu’elle ne l’aurait cru, se montrait possessive comme jamais, ardente, brûlante. Sa main glisse sur le rein de la jeune femme, la plaquant contre lui alors que sa main libre se perd dans ses boucles brunes, l’empêchant de s’éloigner ne serait-ce qu’un d’un millimètre de lui. Il sent son coeur battre comme un tambour de guerre dans sa poitrine, alors que ses poumons brûlent, lui faisant signe qu’il aurait éventuellement besoin de respirer de nouveau. Il l’a laisse quitter ses lèvres, sans pour autant lui permettre de rompre le contact avec lui, la gardant en place contre son corps. Son pouce caresse cette joue chaude et rougie alors qu’elle relève les yeux vers lui, le regard assombrie par le désir, un regard couleur aile de corbeau dans lequel il se noie. « C'est comme ça que tu t'y prends alors ? » Il sourit sans la quitter des yeux, ses doigts frôlant la lèvre inférieure de la jeune femme, tout en se demander pendant combien de temps il pourra résister à l’idée de les posséder de nouveau. « En partie». Sur ces mots, Talia reprend possession de ses lèvres, plus fiévreuse que jamais, le débarrassant de sa veste pour caresser ses muscles à travers sa chemise. D’un mouvement fluide, il la glisse ses mains sous ses fesses pour la soulever et la déposée sur la table la plus près, quittant sa bouche pour poser ses lèvres le long de la jugulaire de Talia, titillant sa peau jusqu’à sa clavicule dénudée, ses mains se glissant sous son chemisier pour caresser cette peau onctueuse et douce comme la soie, s’amusant à la torturer, à trouver chaque centimètre de peau un peu plus sensible, la mordillant légèrement avant de revenir à ses lèvres pour en reprendre possession, tout en sachant qu’il ne pourra pas lui résister pendant des heures avant de vouloir une parcelle de peau de plus, un bout de chair supplémentaire.


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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Dim 17 Déc - 21:13

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Il y avait le noir et il y avait le blanc. Il y avait les ténèbres et il y avait la lumière. Il y avait le chaud et il y avait le froid. Il y avait le plus et il y avait le moins. Il y avait le mauvais et il y avait le bon. Des âmes pures ou des âmes noircies par les cendres de l'enfer. Mais quelque part entre les profondeurs et la surface, il y avait ce gris opaque, doux mélange d'un noir profond et d'un blanc éclatant. Un gris parfois plus sombre. Un gris parfois plus clair. Un gris perdu dans les nuages du ciel et menaçant de s'abattre. Un gris que l'on n'aimait pas voir, que l'on pensait pour invisible dans un monde où il n'y avait que des gentils et des méchants. Ou les autres n'étaient pas pris en compte, parce que l'on ne pouvait pas admettre les mauvaises actions commises par de bonnes personnes. Les mauvais actes pour réparer une peine trop grande, pour calmer un bourdonnement incessant, devenant assourdissant.  Pour taire une voix empêchant de respirer. Pourtant, ils étaient présents, ces individus perdus dans un océan trouble où il n'y avait ni blanc ou noir, ni bon ou mauvais. Dans ces vagues où il n'y avait qu'une perdition programmée et où le gris dominait pleinement. Cette teinte qui remplissait chaque parcelle du corps de cette brune aux cheveux ébènes. Au regard terni par les années qui avait perdu son innocence à cette seconde où elle avait découvert à quoi ressemblait l'existence lorsqu'on ne naissait pas dans un conte de fée. Des histoires de princesse malheureuses attendant le bonheur et finissant par le trouver dans les bras d'un prince charmant les sauvant des flammes. Des écrits posés sur le papier berçant d'une douce illusion les petites filles naïves. Parce que contrairement à toutes les autres, Talia savait à quoi ressemblait la réalité. Les princes charmants ne venaient pas pour empêcher la descente aux enfers, tout simplement car ils n'existaient pas. Ils étaient cette invention à laquelle elle aurait souhaité croire qu'elle aurait désiré voir devenir réelle quand elle essuyait les sanglots enfantins de ses joues. Tant de fois, elle aurait voulu qu'un homme la sorte de cette existence qui était la sienne. Elle aurait voulu qu'on l'empêche de voir le corps frêle de sa mère passer par la fenêtre. Elle aurait voulu l'arrêter à temps, être assez forte, être assez grande pour la rattraper avant que son coeur ne cesse de battre. Elle aurait voulu que le malheur ne soit pas la constante dans cette équation si compliquée qu'était leur vie. Elle aurait voulu protéger Jackson. Elle aurait voulu être celle donnant son dernier souffle sur le bitume pour ne pas avoir à connaître toutes ces années sans lui. Pour ne pas être obligée de passer toutes ces secondes avec cette absence oppressante qui lui tordait les entrailles. Et qui la dévorait de l'intérieur. Au cours de son existence, elle avait tout voulu,  elle avait connu les rêves et elle avait subi les déceptions du destin la laissant  dans cet univers. Alors elle avait cessé de croire, cesser de penser que le blanc était la couleur pour elle  et elle avait continué à avancer, cherchant sur sa route des êtres capables de comprendre le gris de son âme. Mais plus jamais elle avait pensé que quelqu'un pouvait la sauver, acceptant son sort avec fatalité. Elle n'était pas destinée à être réchauffée par les rayons du soleil, car pour elle il n'y avait que la chaleur des flammes, aussi attirantes qu'inquiétantes. Aussi agréables que douloureuses. Un feu dont Reese Holloway était le symbole. Lui aussi, il n'avait pas la clarté du blanc dans ses prunelles, il était un ange déchu ayant perdu ses ailes, ayant conclu un accord avec le diable. Mais il était le Lucifer capable de raviver la flamme dans ses iris. Il était cet homme pouvant la conduire jusqu'à Satan sans qu'elle ne puisse en comprendre les raisons. Parce qu'il faisait naître chez elle une lave brûlant sa peau pour calmer les entailles dont son corps était recouvert. Il symbolisait tout ce que les princesses refusaient, mais tout ce qu'elle désirait accepter pour cette fois. Tout ce qui pouvait causer sa perte et parsemer son âme d'un noir plus grand encore. Si elle avait possédé un instinct de survie,  elle savait qu'elle aurait dû partir, qu'il était encore temps pour elle de se sauver. De ne pas laisser son sort entre les mains de ce brun envoûtant sauf qu'elle n'en faisait rien. A bras ouverts, elle lui offrait tout ce qu'il pouvait lui rester d'âme pour qu'il en prenne possession, attendant patiemment que son destin soit scellé. C'était ce qui se jouait dans cette provocation perpétuelle, en apparence innocente mais en mesure de la détruire. Parce qu'elle savait . Elle comprenait. Quelque part en elle, il y avait cette voix lui rappelant qu'elle ne pourrait plus se retourner. Qu'elle n'aurait plus la force de lutter contre cette attraction si elle goûtait une fois. Mais à seulement quelques centimètres de lui, elle continuait de voir sa peau être marquée par les flammes, la chaleur se répandant dans ses cellules à mesure que son sang venait se perdre dans ses muscles. Le regard tourné vers lui,  elle observa cet homme de qui elle ne connaissait finalement que si peu. Mais qui paraissait avoir trouvé le moyen de lui faire perdre le reste de ses ailes. Elle aimait cela, elle en avait presque besoin pour oublier. Pour se sentir mieux. «J’avais de l’espoir, tu sais» . Même s'il lançait cette phrase dans cette constante envie de taquinerie, celle-ci vint se percuter dans le muscle cardiaque de la jeune femme. Parce que contrairement à lui, elle avait cessé d'avoir de l'espoir. Maintenant, elle ne croyait plus en rien, ayant bien compris que ce n'était pas pour elle. Que les rêves finissaient toujours par s'enfuir, que les étoiles dans le ciel n'étaient que des particules mortes et que chaque jour le soleil finissait par décliner dans le ciel. L'espoir elle ne savait donc plus à quoi cela pouvait ressembler.  Car même en amour, elle avait fini par ne plus avoir d'espérance, s'adonnant aux joies des conquêtes éphémères. Des hommes sans importance, des Don Juan fiers de tenter de percer le mystère de cette frêle poupée capable de leur offrir quelques heures d'ivresse. Avec Reese c'était différent. Elle ne jouait pas avec les mêmes règles, elle n'entreprenait pas la même route, empruntant ce chemin sinueux qui la perdait à son tour. « Tu avais de l'espoir ? » , finit-elle par demander après avoir passé plusieurs secondes dans ce silence qui les enveloppait. Un silence contrastant avec son organe vital qui tambourinait dans sa poitrine et qui percutait sa cage thoracique à chaque pulsation. Elle accueillait la chaleur que le regard de Reese sur elle provoquait, elle scrutait les traits de son visage marqué par une gravité inconnue, elle se délectait des sensations se distillant dans son organisme et dont il était le responsable. Elle en profitait même de cette proximité, de cette partie infinie d'échecs, dont il était le Roi et dont elle était la Reine. A mesure que les secondes passaient, il attrapait sa main, la menant pas après pas vers le coeur de cet incendie. Car chaque frôlement, chaque expiration de l'homme la réchauffe un peu plus.  Et dans une pulsion viscérale, elle se laissa porter par ses envies, par ce désir brûlant de le toucher. De caresser cet épiderme enflammé, assimilant un peu plus les effets ressentis par une proie prise au piège par son prédateur.  « Tu ne devrais pas...». Son chuchotement elle l'attrapa en plein vol, elle le dirigea vers les tréfonds de sa boîte crânienne, pour l'assimiler. Pour que peut-être enfin elle daigne à écouter cette logique criante. Cette raison qui aurait dû la pousser à courir aussi vite qu'une damnée voyant la faucheuse venant la récupérer. Elle ne devait pas croire en lui, elle ne devait croire en rien, pas même en elle et en ses propres volontés qui la poussaient à tenter le diable. A l'appeler d'une voix forte pour qu'il vienne la récupérer. Sauf que depuis toujours, elle était ainsi, elle n'écoutait jamais rien, se contentant de nager dans un océan rempli de dangers. « Toi non plus tu ne devrais pas », avoua-t-elle, les yeux dévoilant toute cette vérité qu'elle lui énonçait. Car c'était une certitude qu'elle avait. Il ne devait pas. Et jamais il ne le devrait. Elle était guidée par son coeur, par les sensations de son palpitant qui s'emballa instantanément lorsque son bourreau vint déposer ses lèvres sur les siennes. Elle sautait dans ce vide, dans cette épaisse noirceur, amorçant sa chute en se rattrapant au cou de Reese, le rapprochant plus près d'elle pour qu'il devienne son parachute. Animée d'une possessivité animale, ses mains se perdirent dans ses cheveux, jouant avec cette chevelure corbeau tandis qu'il la possédait petit à petit, le bras posé contre la chute de ses reins pour la retenir un peu plus près d'elle. Pour qu'elle s'immerge dans cette chaleur étouffante qui la faisait se sentir si bien. Qui devenait enivrante. Les poumons vidés de toute molécule d'oxygène, elle se détacha de lui, mettant fin à ce tango endiablé dont ils étaient les danseurs. Et si elle se sentait bien, si le froid avait quitté sa chair pour céder sa place à une tiédeur moins glaciale, cela n'était pas assez pour elle. Parce qu'elle était animée par ce désir vibrant qui l'incitait à ne pas rompre le contact entre leurs deux corps, à continuer de le toucher par quelques caresses bouillantes sur cette nuque face à elle. Les yeux perdus dans ceux du jeune homme, elle capta la même lueur que dans son propre regard. Cette étincelle à la couleur des braises qui amplifiait dans leurs iris noirs. Toujours immobile, elle savoura dans le silence, les dessins invisibles tracés par les doigts de Reese sur son derme réagissant tel un composé chimique en pleine combustion. Avec son pouce, il la marquait, il laissait une trace sur elle, continuant d'alimenter un peu plus ce feu gagnant en ampleur. Il allumait les flammes, déposant les restes d'une cigarette sur un sol brûlé par les rayons trop puissants du soleil. Et elle n'était pas loin de ne plus être en mesure de l'éteindre.   « En partie». Sa voix chaude, fiévreuse se perdit dans ses oreilles et au lieu d'ajouter quoi que ce soit, presque incapable de prononcer le moindre mot, elle n'écouta que cette envie qui était sienne. Elle prit possession de ses lèvres, comme pour lui faire comprendre qu'elle aussi elle le souhaitait, que s'il était celui ayant brisé les premières chaînes, elle était celle prête à l'aider à détruire les dernières pour enfin les libérer. Plus à même de réfléchir convenablement, emportée par le rythme de ce baiser, elle en oubliait tout le reste. Elle se sentait vivante quand si souvent elle ne faisait que survivre. Elle existait pour toutes ces fois où elle n'avait été qu'un corps vidé de toute substance. Lui retirant sa veste, passant ses mains sur son dos, elle oubliait presque les coups que l'existence lui avait donné. Elle enterrait ce passé chaotique qu'elle camouflait par les sourires, ou qu'habituellement elle affrontait en frappant de toutes ses forces ses adversaires, tandis que son véritable assaillant était l'univers tout entier. Mais pendant que Reese l'embrassait, qu'elle se délectait de ce baiser, quelque chose changeait. Tout devenait moins douloureux. Moins asphyxiant malgré la fournaise qui existait entre leurs deux corps se frôlant, se touchant et dont ils en découvraient les secrets centimètre par centimètre. Lorsqu'elle sentit les lèvres de son partenaire sur son cou, elle se jeta corps et âme dans ce brasier brûlant qui pouvait la blesser. Incapable de résister aux frissons parcourant toute son échine , elle agrippa plus fortement cette chevelure ébène, enroulant ses jambes autour de lui, pour être certaine qu'il n'allait pas partir. Qu'il n'allait pas la laisser là tandis qu'elle ne rêvait que de prolonger le moment plus longtemps. Elle encercla son dos avec ses bras et l'attira contre lui, sa poitrine effleurant le torse de Reese. Elle l'emprisonnait pendant qu'il caressait son ventre, qu'il trouvait une nouvelle route à explorer et qu'il l'entraînait dans cet ouragan. Elle chavirait, parce qu'il l'attirait tel un aimant. Parce qu'il réveillait des braises trop longtemps éteintes. Il ravivait un feu mort d'où ne s'échappait qu'une vulgaire fumée éparse. Partir était inconcevable à présent, elle ne pouvait plus l'envisager. Ses mains provocatrices quittèrent leur ancienne victime pour se loger sur les boutons de cette chemise blanche qui contrastait par cette pureté dont aucun des deux n'était habité. Malicieusement, un air espiègle figé sur les lèvres, elle le fixa, profitant de cette seconde précise pour se nourrir de l'air de la pièce, puis captant son regard et avec une lenteur presque exaspérante, elle retira le premier. Attendant un temps se rapprochant de l'infini pour leurs esprits embrasés, elle enleva le deuxième, tout en se rapprochant de son visage. « Je devrais peut-être m'arrêter là non ? », chuchota-t-elle près de son oreille, soufflant délicatement au creux de sa nuque. Une pure torture autant pour elle que pour lui et face à laquelle elle n'était pas apte à lutter. Car en vérité, tout ce qu'elle voulait, tout ce qu'elle désirait se tenait juste devant elle. Elle se mordit la lèvre, le regard perdu sur cette mâchoire qu'elle finit par aller goûter, balayant ainsi tout le reste de ses pensées. Les seules qui lui restaient, l'esprit vidé de toute substance, consumé par l'incendie ravageur. Doucement, elle dévia sur son cou, puis sur cette clavicule que ses mains avaient découvertes et dont elle termina le travail en retirant complètement ce tissu inutile. Elle perdait totalement pied, son corps appelant celui de Reese, tentant de trouver un peu plus et simplement accompagné par le son de leurs coeurs respectifs cognant l'un contre l'autre. Ses mains se baladèrent sur ce torse maintenant dénudé, en quête d'une nouvelle terre inexplorée, d'une nouvelle parcelle de peau dont elles ne s'étaient pas nourries, allant jusqu'aux prémices de son abdomen. Du bas de ce ventre où se logeait toutes ses entrailles. Elle se redressa légèrement pour se nourrir de nouveau de leurs baisers ardents, acceptant ses envies les plus primaires, réclamant cette ivresse émotionnelle. En compagnie de l'homme, elle se laissait imprégner de chaque sensation. De chaque saveur la menant dans ce monde inconnu où le feu était l'empereur suprême. Et elle le faisait avec hâte, ne songeant pas une seconde à reculer.



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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 5 Jan - 20:22


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Il n’y a pas de bien et de mal. C’est quelque chose qu’il a apprit très jeune. Rien n’est blanc ou noir, rien n’est aussi tranché dans la vie. L’homme qui vole un bout de pain ne le fait pas pour nuire à son voisin, bien souvent, il le fait parce que ses enfants meurent de faim, parce que ça fait des jours et des jours qu’il n’a avalé quoi que ce soit. L’enfant qui frappe son compagnon à l’école ne le fait pas nécessairement par méchanceté, mais parce qu’il répète un geste connu, parce qu’il défense la petite fille qu’il aime un peu trop dans la cours d’école, parce qu’il se défends d’agresseurs plus fort que lui. Celui qui triche dans son contrôle de mathématique ne le fait pas pour être vil et malhonnête, il le fait souvent parce qu’il ne comprend pas la matière, parce que personne ne s’est attardé à lui demander s’il est à l’aise avec les divisions longues. Cette logique acquise avec les années va même plus loin. L’homme qui frappe sa femme et ses enfants le fait autant parce qu’il ne connaît rien d’autre que parce qu’il croit leur faire une faveur quelconque. Ça ne justifie rien, bien entendu. Ça n’excuse pas l’acte, mais pour cet homme violent, pour ce père qu’il a eu, cela était l’unique solution à un problème qui n’a jamais existé. Le monde est plus compliqué qu’on semble le penser bien trop souvent, qu’on peut l’expliquer dans les cours de justices ou devant les forces de l’ordre. Les soldats Américains dans ces contrées étrangères n’ont rien d’anges venant du ciel pour sauver le monde, ils tuent femmes et enfants, commettent des atrocités sans nom au nom d’un gouvernement qui s’en lave les mains. Ils sont des pions qui n’ont pas plus de bienveillance que ceux qui viols et qui attachent des bombes à leur peau au nom d’un Dieu sauveur qui ne sauve pas. Et lui là-dedans ? Lui, le tueur, le voleur, le gamin des rues qui à du faire ce qu’il devait faire pour survivre dans un monde qui ne laisse aucune chance aux plus démunis, à ceux qui n’ont plus de ressource si ce n’est le péché, le mal, ce que cette bonne vieille église puni de façon tranché ? Il n’est pas bien différent. Il est aussi perdu et paumé que les autres, ne sachant pas trop la ligne entre le bien et le mal, principalement parce que personne ne lui a appris, parce que son monde n’a pas cette ligne là. Il n’est ni blanc, ni noir, ni gris. Il est juste là. Existant. Un monde fait de petites joies et de grandes souffrances. Un monde sans main tendue pour vous venir en aide. Un monde où on doit survivre par soi-même si on ne veut pas finir comme la prochaine victime trouvé sans vie dans une ruelle sombre pour une poignée de pièce et une montre à vingt dollar provenant du centre d’achat du coin. Il ne dit pas que le monde est fait d’un univers dessiné au fusain, sans trace de lumière. Puisque à ce moment précis, sous les lumières tamisées de ce bar qui est pour lui rien d’autre qu’un lieu destiné à lui rapporter quelques dollars pour avoir un toit raisonnable sans grand luxe, Talia est cet éclat de lumière. Elle n’est pas pure, elle n’est pas aveuglante, mais elle brille, de cette lumière diffuse et éphémère, filtrant à travers un voil devenu gris avec les années. Elle est cette petite boule de quelque chose d’un peu plus pure que lui-même, d’un peu plus lumineux que le reste de son univers sans qu’il ne la qualifie d’ange ou de sauveur. Elle est juste ce qu’elle est. La jeune femme qui l’a attirée pour des raisons qu’il ne peut réellement s’expliquer. Parce qu’elle ose le taquiner sur des sujets que les autres femmes évitent comme la peste ? Parce qu’elle joue avec lui comme un chat joue avec une souris ? Parce qu’elle provoque un peu plus chaque fois, jusqu’à ce que le jeu devienne dangereux ? Et présentement, alors que ses propres mains se ferment sur sa taille, entre en contact avec cette chaleur réconfortante, il se dit que c’est probablement là que le jeu perd toute son innocence, qu’il devient aussi dangereux que le feu qui détruit tout sur son passage. « Tu avais de l'espoir ? » La voix de la jeune femme est une caresse délicate contre son âme meurtrie, quelque chose de doux et d’acide à la fois. L’espoir. Une théorie bien vague qu’il n’arrive pas réellement à s’expliquer, parce qu’il n’a jamais vraiment su ce qu’était l’espoir. Un concept qu’il utilise en moquerie, comme il se moque de ces gens trop religieux qui passent leur dimanche à prier un Dieu qui ne se manifeste jamais. En guise de réponse, il hausse les épaules, dans cette attitude désinvolte qui le caractérise tant, qui fait de lui celui qu’il est. Reese n’a jamais rien prit au sérieux, ni les menaces, ni les mots doux, sachant que l’un ne vaut rien sans les gestes et que les autres partiront rapidement quand ces femmes avec qui il partage des nuits uniques réaliseront qu’il n’est pas celui qu’elles croient qu’il est. Parce que Reese Holloway n’est pas juste une façade de dureté, un masque de mauvais garçon qui joue les durs avec tous et chacun. Il est cette personne. Cet homme sans remords quand il s’agit de retirer la vie à quelqu’un, cet homme qui ne laisse pas place à l’amour ou à la douceur dans ce monde parce qu’il ignore exactement en quoi ça consiste. Ce ne sont rien d’autre que des mots, juste des mots. « Toi non plus tu ne devrais pas» Un fin sourire étire ses lèvres, un sourire un peu amusé, quelque part. Reese n’a jamais fait ce qu’il devrait faire. Il n’a pas fini l’école comme il aurait dû, il n’a jamais trouvé un travail respectable, il n’a jamais investi dans une maison convenable, il ne s’est jamais marié. Il fait ce qu’il ne doit pas faire, comme pour se prouver quelque chose, sans exactement savoir quoi. « Je n’ai jamais réellement fait ce que je devais faire alors...» Tout cela ne sont que des concepts abstraits alors qu’elle est réelle. Elle est réelle sous ses doigts, contre ses lèvres. Sa chaleur l’envahit petit à petit, se mariant au désir qu’il peut avoir pour elle, alors qu’il goûte ses lèvres sucrées, qu’il respire l’odeur de sa peau couleur miel. Et la seule chose qu’il sait présentement, c’est qu’il n’a pas l’intention de la laisser filer. Même quand ses poumons hurlent pour une goulée d’air supplémentaire, même quand elle finit par se détacher légèrement pour reprendre son souffle, il ne rompit pas le contacte, sa main toujours sur sa joue alors que l’autre caresse encore sa taille avec une fermeté qui la défi de se détacher de lui. Ce qu’elle ne semble pas vouloir faire non plus. C’est elle qui comble de nouveau ces quelques centimètres, reprenant ce tango de langues là où ils l’ont laissé quelques secondes plus tard et il ne peut s’empêcher de la plaquer un peu plus contre lui. Ce ne fut que lorsque l’oxygène se fit plus rare qu’il s’aventura dans son cou, découvrant ces nouvelles parcelles de peau, cherchant un peu plus de contact avec elle. Elle est une terre inexploré qu’il désire découvrir, cherchant quelque chose sur ce derme chaud qui n’existerait pas chez ses autres conquêtes dont la chaleur n’a jamais pu réchauffer son coeur assez longtemps pour lui donner l’impression de vivre réellement. Ses mains trouvent de nouveaux chemins à explorer, s’aventurent sous son haut qui est soudainement encombrant et désagréable, une gêne entre leur deux corps qu’il ne peut supporter mais qu’il tâche d’ignorer alors que les mains de la jeune femme s’attaquent aux boutons de sa chemise. Il se détache d’elle uniquement pour croiser son regard, des prunelles où brûle un désir qu’il partage avec elle sans aucun doute. « Je devrais peut-être m'arrêter là non ?» Non. Cette idée est inconcevable pour son esprit embué par le désir. L’une de ses mains se pose sur la cuisse de la jeune femme, sur cette peau nue et chaude alors qu’elle joue avec lui, déclenchant des frissons sur son derme, des frissons qu’il ne peut réprimer. La sensation des lèvres de Talia contre sa peau est divine, quelque chose de si chaud, si doux qu’elle le remonte un peu vers la lumière quand bien même ses pieds restent enchaînés à la noirceur. Rapidement, d’un geste impatient, puisque la patience n’a jamais été l’une de ses qualités, le haut de Talia rejoint sa chemise par terre, ses mains et ses lèvres allant caresser chaque parcelle de cette peau maintenant nue et alors que sa bouche s’attarde sur la poitrine de la jeune femme à travers le bout de tissu restant, mordillant cette zone sensible du bout des dents, sa main remonte lentement vers le haut de sa cuisse en une caresse fluide et douce. Il y a cette petite voix dans sa tête, faible et étouffée sous la passion et le désir qui lui murmure que quelque chose est différent, qu’il ne s’agit pas d’une de ses relations d’une nuit avec une inconnue, qu’il ne s’agit pas de son propre plaisir, de ses propres envies, mais qu’il s’agit d’elle, d’elle et de cette chaleur qui brûle chacune de ses molécules comme rien n’a réussi à le faire avant aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mer 10 Jan - 0:47

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I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.




Des années s’étaient écoulées dans cette étrange galaxie depuis la première fois où les prunelles noircies de la créature brisée s’étaient posées sur une silhouette masculine et musclée pouvant provoquer des flammes dans son esprit. Elle s’en souvenait précieusement de cette période de sa courte existence où elle cherchait la place qu’elle méritait dans ce monde et où elle était venue se poser dans l’univers de la séduction et de la provocation. Alec Malone avait été ce premier amour de jeunesse, celui ayant une importance capitale pour toutes les jeunes filles rêvant de sentiments et d’amour éternel. Pour elle c’était dissemblable, elle sortait du champ gravitationnel de toutes les autres, parce qu’elle savait parfaitement ce à quoi elle avait le droit et l’amour n’en faisait pas partie. Elle l’avait compris en voyant son géniteur quitter leur minuscule appartement après avoir déposé un baiser froid sur son front. Elle s’en était souvenue dès qu’elle avait aperçu sa mère incapable de survivre par amour pour ses enfants. Dans son cœur de petite fille, elle avait crié à l’injustice, incapable de comprendre comment son frère et elle avaient pu être abandonnés si facilement. Pourtant c’était arrivé et les années avaient confirmé que l’amour était un artefact, une poussière d’étoiles à peine visible dans sa galaxie. Pour presque tout le monde autour d’elle, elle n’était pas suffisamment importante pour devenir cet élément indispensable. Et cela l’avait poussé à fuir toutes les formes existantes d’amour en compagnie des hommes, de ces apollons qui imaginaient pouvoir la posséder tandis qu’elle était la reine de toutes les parties d’échec. Un jour peut-être, allait-elle se voir baisser les armes, réduisant en morceaux toutes les barrières protégeant les parties les plus vulnérables de son organe vital mais les récents ouragans ayant malmené son palpitant l’incitaient à panser ses blessures dans des aventures réconfortantes, où elle se perdait régulièrement. Des bras protecteurs qui lui apportaient ce plaisir capable d’appliquer une crème cicatrisante sur ses engelures. Des nuits d’ivresse passionnées où l’impératrice de tout un royaume de luxure. Elle s’en satisfaisait pleinement, n’ayant guère besoin d’autres choses, ni de signes de tendresse, ni de gestes remplis d’affection. Car elle ne souhaitait qu’exister et ces hommes, brûlant de désir pour elle, lui offraient ce prix tant convoité. Ils étaient des substituts à une souffrance camouflée derrière un masque fait de sourires appuyés et de regards charbonneux. Vainement, elle se disait que Reese était l’un d’entre eux, qu’il était un possible médicament pour apaiser certains de ses troubles, que peut-être il pouvait être l’un de plus. L’un de ceux n’ayant pas l’ombre d’une importance. L’un de ceux pour qui son intérêt allait progressivement diminuer. Pourtant les jours passaient, et cette sensation si particulière qui se logeait dans sa poitrine, cette lueur perdue dans ses iris quand elle l’observait ne consentaient pas à disparaître. En temps normal c’était ainsi que le scénario perpétuel se déroulait, mais sans l’ombre d’une logique, il avait fait naître une attirance plus viscérale, plantée jusqu’à ses entrailles. Et elle avait beau tenter de trouver une raison rationnelle à cet effet magnétique qu’il provoquait dans son être, aucune ne lui venait. Elle avait essayé de lutter comprenant tous les risques que cela risquait d’induire, tous les dangers qu’elle prenait, alors qu’elle s’était silencieusement promise de fuir ce qui pourrait briser en deux parties inégales son cœur, sauf que son palpitant avait cessé de l’écouter. Que la voix dans sa tête avait été étouffée par ses pulsations cardiaques trop fortes et par cette pulsion si grande qui la poussait à s’approcher trop dangereusement de ce brasier ardent. A l’intérieur d’elle-même, elle brisait les règles, faisant tomber les barrières protectrices menant jusqu’à son âme. Elle oubliait les précautions qu’elle avait mise en place pour tenir debout jour après jour, à cause de cette étincelle noyée dans son regard chaque fois qu’elle contemplait les prunelles de cet homme qui l’attirait plus qu’il ne le devait. Plus que tout ceux qu’elle avait pu regarder jusqu’à maintenant. « Je n’ai jamais réellement fait ce que je devais faire alors...». Elle ne connaissait que trop peu les limites du raisonnable et même si elle n’était pas de ces hors-la-loi suivant leurs propres codes de conduite, elle n’était pas un ange aux bonnes intentions. Pas quand dans son esprit, elle faisait germer cette idée de vengeance. Pas quand tous les jours elle déversait de la violence en donnant des coups. Et même si Reese n’était pas totalement comme elle, qu’elle percevait en lui une obscurité plus effrayante, sa propre âme faisait écho à la sienne, sa propre perdition résonnant dans sa boîte crânienne. A l’heure actuelle c’était leurs corps en symbiose qui se répondaient, leurs lèvres brûlantes qui se dévoraient avec ardeur, leurs mains prédatrices qui venaient posséder chaque centimètre de l’autre. Chaque caresse sur son derme la réchauffait un peu plus, provoquant ces petites flammes justes en dessous de l’endroit exact où les doigts s’étaient posés. Les poumons en souffrance, en quête d’oxygène, c’était presque avec regret qu’elle acceptait de rompre ce baiser fiévreux, récupérant toutes les molécules d’oxygène disponibles autour d’eux, tandis que déjà les lèvres de Reese se nourrissaient de son cou qu’il découvrait pour la première fois. Parcourue par cette chaleur inexplicable qui avait envahi toutes ses cellules et qu’aucun homme n’était parvenu à faire naître dans son être auparavant, elle ferma les yeux, frissonnant à chaque baiser déposé sur sa nuque si sensible. Mais gênée par cette distance encore trop lointaine entre eux, ses mains possessives s’amusèrent à retirer le tissu blanc qui recouvrait ce corps qu’elle voulait parcourir de ses doigts impatients. Son regard percuta les iris imbibés de désir de l’ange déchu et ce simple regard eut la puissance d’un tsunami heurtant sa silhouette frêle. Comme si son corps aimait lui rappeler qu’il y avait dans ce rapprochement quelque chose d’étrange, de si différent dans cette réaction chimique entre leurs deux êtres. Tels deux éléments chimiques entrant en réaction pour provoquer une solution instable. Elle courait à sa propre perte, se dirigeant volontairement vers l’échafaud, mais elle se sentait incapable de reculer, encore moins quand elle sentait les lèvres exploratrices qui goûtaient sa poitrine pour la faire chavirer davantage. Pour enflammer les parcelles de son organisme nullement carbonisées. Derechef, ses propres doigts se plantèrent avec possessivité dans la peau du jeune homme, déséquilibrée par ce désir qui devenait trop grand, par cette chaleur et ce plaisir dévastateur qui se distillait tel un poison dans ses veines. Jamais auparavant, elle n’avait eu la sensation qu’un homme puisse l’animer aussi furieusement. Pourtant elle en avait connu avant lui des amants capables de l’entraîner dans des nuits plaisantes. Néanmoins, ils ne réveillaient pas autant d’envie à chaque baiser sur sa poitrine, à chaque caresse douce sur sa cuisse. Contrairement à Reese. Le cœur en émois, menaçant de quitter son emplacement initial, elle mit fin au supplice, si plaisant, posant sa main par-dessus celle de son incendiaire pour le guider plus haut, pour qu’il continue de faire brûler sa peau par ses caresses. A la conquête de terres inconnues, elle parcourut son épaule de ses lèvres remontant finalement jusqu’à cette mâchoire qu’elle ne connaissait pas jusqu’alors et dont elle commença à se nourrir. Son cerveau ne répondait plus à rien, le désir ayant pris possession de tous ses gestes, de tous les dessins invisibles tracés par ses mains. Un brin impatientes, celles-ci se faufilèrent sur ce bas ventre gagnant malicieusement ce pantalon qu’elle défit sans l’ombre d’une hésitation, parce qu’elle savait ce qu’elle désirait. Ce qu’elle voulait jusqu’aux tréfonds les plus immergés de son âme, elle entendait tout son corps le crier avec violence dans ses tympans. Et elle comprenait qu’il était inenvisageable pour elle de laisser le temps être si long, sa patience avait quitté l’équation quelques minutes plus tôt. Faisant tomber le pantalon de Reese sur ses jambes, ses lèvres retrouvant leurs voisines, qu’elles avaient quittées depuis trop longtemps, pour partager cette fièvre incandescente. Pour communiquer cet empressement qui sommeillait en elle et cet appel incessant de tout son être pour s’unir à celui de l’homme qui semblait détruire toutes ses croyances. Tout ce qu’elle s’était toujours imaginée. Possédée par ses propres pulsions, sa main descendit le long de son ventre, s’attardant quelques centimètres en dessous de son nombril, se rapprochant avidement de cette zone érogène, lieu de tous les plaisirs. Et elle se laissa emporter dans ce tango plus rapide, par les caresses plus appuyées, par son être carbonisé, par ce plaisir qui l’immergeait et dans lequel elle se laissait couler. Parce que finalement, elle voulait battre à l’unisson avec celui qui normalement n’était qu’un adversaire dans une partie d’échec, elle voulait découvrir le jardin d’Eden en sa compagnie, elle voulait qu’il fasse résonner sa voix dans l’air, elle voulait tout bonnement qu’il la possède intégralement. Qu’il la fasse devenir sienne pour quelques minutes, pour qu’il devienne sien à son tour. Pour qu’ensemble, ils acceptent cette condamnation qui était la leur et cette place qui leur était destinée en enfer.

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