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» IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE)

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MessageSujet: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Sam 29 Juil - 22:36

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TALIA SHEPHARD AND REESE HOLLOWAY ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.


Des soirées de ce genre Talia Shephard était habituée à en vivre. Elle passait son temps derrière un comptoir à s'occuper de tous les clients présents, parfois il lui arrivait aussi de faire tomber quelques verres à cause de la précipitation, mais cela était devenu une sorte de rituel. Elle se comportait comme un robot engagé sur le pilote automatique. Elle le faisait sans penser, sans ressentir une quelconque passion ou plaisir. Car elle ne le faisait pas pour ça. Elle n'avait qu'un seul but quand elle traînait au Viper Room. Et même si elle faisait bien son travail, qu'elle était une barmaid efficace plutôt bonne pour réaliser des cocktails et en qui Anton et Jason avaient un soupçon de confiance, elle ne cherchait qu'à découvrir la sombre vérité derrière la mort de Jackson. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle avait besoin de savoir. Elle devait savoir pour survivre et pour pouvoir avancer. Cela la rongeait à l'intérieur de sa chair, comme si quelqu'un lui découpait chaque morceau de peau pour la blesser. Elle avait perdu une partie d'elle-même après la disparition de son cadet qu'elle aimait tant. Il n'était pas son jumeau, mais c'était tout comme à ses yeux finalement. Ils étaient si proches, si fusionnels que vivre sans lui revenait à se laisser dépérir à petits feux. Elle n'y arrivait pas. Elle ne pouvait plus être celle qu'elle avait été. Elle avait essayé, après avoir commencé le travail de son deuil, mais cela n'avait pas suffi. Elle était gagnée par cette volonté de vengeance, de découvrir toute la vérité derrière cette histoire. Elle devait savoir qui l'avait tué, qui était la sombre odeur ayant assassiné son petit frère. Et elle s'était fait la promesse de le faire souffrir avec autant de violence. Ce n'était que ce qu'il méritait. Parce qu'il lui avait fait perdre Jackson. Parce que depuis ce fameux appel, elle ne faisait qu'être hantée par tout cela. Cela en devenait obsessionnel. Elle respirait pour cette découverte. Elle n'était plus capable de survivre autrement. Les seuls moments de la journée où elle n'était pas l'ombre d'elle-même étaient quand elle se trouvait à la salle avec Alec. Quand elle était avec ces jeunes ou quand ses poings se mettaient à taper. Elle se libérait la tête, elle faisait disparaître toute cette noirceur qui commençait à se distiller dans son esprit et dans son âme. Elle n'avait jamais été connue pour être la femme la plus angélique de Los Angeles, mais peu à peu, cela devenait pire. Il suffisait de la voir fermer son poing violemment face à un client trop collant qu'elle rêvait d'encastrer dans le bar, mais qu'elle n'avait pas l'autorisation de toucher. Plusieurs fois, elle y avait songé, elle l'avait désiré, mais heureusement pour lui, elle se retenait à chaque fois. Elle ne franchissait pas la limite, mais elle s'en approchait beaucoup trop. Elle pouvait apparaître comme un peu fragile, comme une douce fleur innocente, sauf qu'elle en était l'exact opposé. Elle avait du piquant et du feu partout dans son être. Elle était le genre de roses sur laquelle il était facile de se piquer et de se blesser. Jour après jour, elle le prouvait. Et face à son dernier client qui se montrait un peu trop insistant en lui proposant de boire un verre avec elle juste après, elle dévoila son plus beau sourire cynique pour l'envoyer promener face au regard appuyé de Reese dans leur direction, qui semblait bien s'amuser de la situation. Cela ne l'étonnait même pas qu'il s'en amuse. Voyant son interlocuteur décider qu'il s'était pris un vent suffisamment grand pour renoncer et sortir de la boîte de nuit, elle reprit son travail, commençant à ranger toutes les bouteilles et tous les verres ayant été nettoyés. Il n'y avait plus personne dans la salle à part deux serveuses, Reese et elle. Mais la nuit n'était pas pour autant terminée. C'était à eux de tout fermer, de tout ranger avant qu'ils puissent rentrer. Et sans attendre plus longtemps elle se mit au travail, aidée par ses collègues qui n'avaient rien de semblable à elle. Presque toutes les femmes du club avaient cette allure de princesse, bien maquillées, habillées de manière sexy pour plaire aux clients, une coiffure parfaite et surtout du rouge aux lèvres pour sublimer le tout. Elle n'était pas ainsi, elle n'était pas comme elles. Elle s'habillait comme une femme, mais elle préférait une banale robe noire ou un pantalon en cuir avec un petit top. Cela lui ressemblait nettement plus, car pendant longtemps elle avait eu du mal à assumer le fait d'être une femme. Peut-être à cause des autres adolescents des foyers qui la regardaient de manière différente, qui ne la voyaient plus comme l'une des leurs. Et surtout à cause de cet homme dans la dernière famille d'accueil qui s'était senti obligé de lui lancer des remarques perverses. Depuis elle ne supportait plus les comportements de la sorte, se permettant d'envoyer promener chaque homme agissant de cette façon avec elle. Car elle ne voulait pas être vue différemment à cause de son sexe ou de qui elle pouvait être. Elle n'avait pas moins de valeur qu'un homme, elle n'était pas plus fragile qu'eux, et elle était loin d'être en sucre. La vie l'avait endurci, elle avait été capable de combattre des épreuves difficiles et elle était restée debout. Elle s'était relevée face à chaque tempête. Les ouragans ne l'avaient pas mis KO. Loin de là. Elle était même certainement plus forte que n'importe qui. Rien ou presque ne pouvait l'effrayer ou l'anéantir. Et sûrement pas une longue nuit de travail. Il était plus de cinq heures du matin quand elle termina de ranger le dernier verre et tout le monde était parti autour d'elle, à part Reese. Elle savait qu'il était obligé d'attendre qu'il n'y ait plus un seul individu au Viper Room pour s'en aller, que c'était son rôle, qu'il devait protéger tout le monde, mais elle savait aussi que dans son cas, cela était absolument d'utile. Simplement personne ici ne le savait. Personne ne la connaissait réellement ou savait comment elle pouvait être en dehors. Le temps qu'elle pouvait passer à s'entraîner dans l'art des sports de combat, ni ce qu'elle avait fait par le passé. Elle faisait exprès de tout garder secret, espérant qu'ainsi elle pourrait obtenir plus d'informations. Voyant le brun restant impassible, elle lui adressa un léger regard, se doutant qu'il devait attendre avec patience qu'elle ne s'en aille pour en faire de même. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? », demanda-t-elle d'une voix provocante, juste pour l'embêter. Juste pour se distraire et s'amuser. C'était bien ce qui était le plus jouissif pour elle. Elle était douée pour pousser tout le monde à bout, pour jouer dans la provocation et avec Reese elle aimait cela. C'était la solution facile pour obtenir ce qu'elle voulait, elle se rapprochait de lui, se doutant parfaitement qu'il n'était pas que le videur d'Anton et de Jason. Qu'il devait être plus et qu'elle pouvait y gagner quelque chose. Tout du moins, au début elle ne le faisait que par pur intérêt. Elle l'avait choisi au hasard. Finalement, à présent elle en profitait un peu trop. Elle s'en amusait beaucoup trop. Et son regard adorait se poser sur ce brun ténébreux, à l'allure mystérieuse et magnétique. Jouer avec lui était savoureux. Reese était typiquement le genre d'hommes sur lequel ses yeux se perdaient trop longuement. Parce qu'il avait tout d'infréquentable et qu'elle ne faisait jamais dans le bon et dans le raisonnable. « Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  », ajouta-t-elle avec ce sourire en coin malicieux perdu au coin de ses lèvres. Elle n'était pas la seule à le regarder, à l'observer. Nombreuses étaient les clientes à aimer l'attendre jusqu'à la fin de son service ou celles y allant de remarques enjôleuses. Elle trouvait ce genre de comportements amusants, presque pathétiques parfois. Sauf qu'elle ne pouvait s'empêcher de le fixer à son tour, de poser ses prunelles sur lui, surtout quand il avait ce regard un peu contrarié , les bras croisés et cet air sévère sur le visage. Attrapant une bouteille de bière derrière le bar, elle passa du côté de la clientèle, s'approchant doucement du brun pour lui tendre. « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi », annonça-t-elle assez fière d'elle et assez contente de sa remarque. Il devait bouillonner intérieurement, rêver de l'envoyer promener et c'était tout ce qu'elle désirait. Tout ce qu'elle attendait car elle appréciait les échanges remplis de tension qu'elle pouvait avoir avec Reese Holloway. Ils étaient trop agréables pour être évités.
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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 1 Aoû - 5:49


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talia shephard & reese holloway
Il a toujours apprécié observer les gens autour de lui, noter les comportements répétitifs qui reviennent bien souvent chez les clients d’un endroit comme le Viper Room. C’est une chose qu’il s’amuse à observer, sachant à quel moment le type au bar va tâcher de séduire la fille qui est venue avec ses amies danser. Observant le jeu de séduction avec un amusement blasé qui lui scie à merveille. Reese n’a jamais fait partie de ces gamins qui se croient adultes parce qu’ils ont l’âge légal de boire. Ceux avec une timidité qui étouffe le charme naturel. Ces gamins qui ne savent pas parler aux filles et qui ont besoin d’une dose massive d’alcool pour aborder la sublime créature qui lui a lancer malgré tout des sourires encourageant. Travailler comme videur lui permet d’observer ces caractères hétéroclites avec un plaisir non dissimulé. À bien des égards, il ressemble au prédateur observant sa proie, attendant le moment opportun pour attaquer. Si ce n’est qu’il n’attaque que si l’ordre est donné. Soldat d’une organisation plus sinistre que l’armée dans ses jours les plus sombres. Chacun des clients ici pouvait devenir un cible, si Anton ou Jason le décidait. S’ils ordonnent. Il n’est pas celui qui prend les décisions, il n’est pas de ceux qui jouent au Dieu tout puissant derrière un bureau. Reese est la main, l’arme. Celui qui obéit, qui se salit les mains. Le bon petit soldat qui s’assure que la besogne est bien faites et les traces biens effacées. Il ne pose pas non plus de questions, il n’essaie pas de comprendre pourquoi tel individu doit cesser d’exister. Il le fait, c’est tout. Sans rechigner, sans négocier. On ne le paie pas pour poser des questions. On ne lui fait pas confiance parce qu’il proteste quand la tâche devient trop difficile. Il n’aime pas y penser, de toute façon. Il n’aime pas se remémorer ces moments sinistres qui pourraient l’empêcher de dormir. Il oublie les noms, les visages, les vies de ses victimes. C’est la façon la plus certaine pour ne pas devenir fou, pour garder le contrôle de sa vie. Les prunelles du videur se posent sur la silhouette gracile de la barmaid qui s’active derrière son comptoir. De toutes les créatures qui peuvent aller et venir dans l’établissement, Talia est celle qu’il préfère observer. Il essaie de la comprendre, de déchiffrer ses manies, ses tics, son comportement, sans trop s’en approcher. Talia est dangereuse. Non parce qu’elle lui fait peur, non parce qu’il croit qu’elle est une sorte de ninja. Non. Talia est dangereuse parce qu’elle est attirante. Plus que les filles qui viennent généralement le harceler, le séduire avec leurs voix mielleuses et leurs parfums envoûtants. Non. Elle l’est parce qu’elle ne cherche pas son attention. Elle ne lui fait pas de belles promesses de nuit de plaisir ou autres. Elle le provoque, cruellement, sans détour. Elle est intouchable. Reese s’amuse chaque fois qu’elle envoie balader un client trop insistant. Il garde un oeil sur elle, cependant. C’est son job. Il est là pour s’assurer que rien ne lui arrive. À elle ou aux autres employés.  C’est la raison qu’il est là après la fermeture du bar. Le dos appuyé contre l’une des poutres de soutient, les bras croisés sur sa poitrine, aussi impassible qu’une statue de marbre. Il observe les employés s’activer dans le bar maintenant vide, aidant avec les charges lourdes au besoin, remontant les chaises sur les tables pour faciliter le nettoyage des sols. Bref, tout ce qui peut accélérer les choses et rapprocher de quelques minutes le moment où il trouverait le confort de son lit. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? » L’homme de main tourne les yeux vers elle, un sourire en coin accroché sur  ses lippes. Il n’a pas besoin de lui demander à qui elle parle. Il sait que ce genre de provocation s’adresse à lui. Il hausse légèrement les épaules, sans décroiser les bras, l’air plus ou moins songeur.  « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » Il lui décroche un sourire un peu plus moqueur, en faisant mine de réfléchir sérieusement à la question. Il n’a pas l’intention de téléphoner à la rouquine, du moins, pas ce soir. Il est trop épuisé pour cela. Il a juste envie de retrouver un peu de calme, prendre une douche chaude et sombrer dans un sommeil sans rêves. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il a fait une croix sur la jeune femme qui lui avait refilé son numéro de téléphone avec un sourire aguicheur quelques heures plus tôt, s’assurant de mettre ses courbes en valeur dans sa petite robe bleue. La réputation de Reese le précède. Il est un coureur de jupon,  un homme à femmes, un salopard. Qu’importe le mot utilisé. Il aime se dire qu’il est un peu tout ça à la fois, tout en étant un gentleman. Dans le sens où il ne laisse jamais ses conquêtes s’enticher, il ne brise pas de coeur, il profite des corps. «  Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  » Reese l’observe avec un attention nouvelle, la tête légèrement inclinée vers la gauche, essayant de déchiffrer le regard qu’elle lui lance. Elle s’amuse, il n’y a pas de doute. Le fait que ce soit à ses dépends ne le gêne aucunement. Il laisse échapper un léger rire en secouant légèrement la tête. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? » Les mots lui échappent, d’un ton provocateur. Il sait que Talia n’est pas de ces filles qui vont se faire câlines et enjôleuses avec lui. Elle n’est pas de ces femmes qui cherchent son attention à grand renfort de battement de cils et de rouge à lèvre vermeilles. Il ignore exactement si elle cherche son attention. Il sait seulement que les piques qu’elle lui lance, que la provocation gratuite qu’elle use avec lui est cent fois plus efficace que tous les décolletés plongeants et les jupes trop courtes. Il lui offre un clin d’oeil avant qu’elle se détourne de lui pour revenir avec un bière qu’elle lui tend. Il la prend, s’amusant à frôler ses doigts alors que la bouteille change de main.  « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi  » Reese plisse le nez devant cette phrase avant de lui lancer un regard septique, observant la bouteille avec attention avant de reposer les yeux sur le visage adorable de Talia. « Tu y a mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se fier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » Le ton, comme le sourire narquois, ne sont là que pour la provoquer un peu plus, pour qu’elle lui dise qu’il est idiot ou qu’elle lui refile une claque sur l’épaule.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Dim 13 Aoû - 23:16

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Au fond de son âme Talia Shephard savait qu'elle oscillait dangereusement du mauvais côté de la balance, qu'elle ne faisait pas forcément les bonnes choses, ni les bons choix et qu'elle allait finir par en payer le prix très probablement. Mais elle ne pouvait pas non plus consentir à tout arrêter. A laisser passer pour redémarrer une existence calme et paisible. Un drame s'était produit. Un ouragan était venu tout balayer sur son passage et elle n'avait pas perdu qu'un simple individu sans importance. C'était comme si l'axe de la rotation de la terre avait été dévié, comme si on lui avait fait perdre totalement le Nord. Elle ne savait plus sur quel pied danser, ni quoi faire. Et la vengeance restait à ses yeux, l'unique méthode pour elle d'aller mieux. Ou tout du moins pour guérir un peu son coeur qui avait connu des années de torture et de souffrance. Elle n'avait pas peur du chaos qu'elle risquait de provoquer, elle n'était pas non plus effrayée par l'hypothèse d'être découverte, car elle savait qu'elle était douée pour jouer la comédie et qu'elle pouvait toujours trouver une issue de secours pour prendre la fuite. Quand il y avait Jason au Viper Room, la situation était plus délicate, parce qu'il la connaissait, parce qu'il savait qui elle était, il l'avait vu adolescente et par la suite avec Livia, alors mentir était moins aisé qu'avec tous les autres. Dans ce club, ils la fréquentaient sans savoir qui elle était, ce qu'elle pouvait faire pour occuper ses après-midi, ils ne savaient rien de son histoire et encore moins de son passé. Les secrets de sa vie étaient profondément cachés et elle ne se permettait jamais de laisser passer des informations importantes. Cela n'était pas un problème pour elle, car depuis l'enfance elle n'avait jamais apprécié de parler d'elle, trouvant son univers trop misérable pour être évoqué avec les autres enfants. Et quand elle était derrière son bar, elle ne cherchait pas à devenir amie avec les serveuses ou les danseuses. Elles ne représentaient rien pour elle, elles n'étaient pas la clé qui allait lui permettre de découvrir le responsable de la mort de son frère. Ce n'était pas l'une d'entre elles. Le coupable était quelque part dans les hommes d'Anton, elle en avait la conviction, mais pour le moment elle n'arrivait pas à avancer davantage. Déjà pour y parvenir, du temps avait été nécessaire, le service de police chargé de l'enquête ne voulant pas faire convenablement son travail. Alors elle avait tout fait elle-même, elle avait passé un moment considérable pour essayer de savoir, de comprendre ce qui s'était passé cette fameuse nuit. Les hommes travaillant pour son patron étaient son unique piste. La seule envisageable et logique. Et elle avait l'impression que celui qui se tenait avec elle actuellement pouvait l'aider à en découvrir davantage. Elle n'avait pas eu besoin de l'observer durant de longues heures pour découvrir qu'il était l'un d'entre eux, qu'il n'était pas que ce vigile s'occupant de la sécurité, car les signes ne trompaient pas. Elle se souvenait de ce fameux jour où elle l'avait aperçu avec une lèvre blessée tandis que la veille en quittant le club lors de la fermeture il n'avait rien. Puis elle avait constaté les discussions discrètes entre Anton Sheffield et lui. A chaque fois, elle avait fait semblant d'être innocente, continuant sa route, mais elle était certaine que son instinct ne se trompait pas. Il n'était sûrement pas le responsable de la mort de Jackson, mais si elle se rapprochait suffisamment près, il pouvait l'aider à découvrir la vérité, elle y croyait. Néanmoins, plus elle s'amusait à jouer avec lui, à le provoquer, plus elle réalisait qu'elle n'était pas loin de se fourvoyer. Qu'il pouvait commencer à devenir dangereux pour elle. Car parfois, elle venait à en perdre la raison de cette provocation. Elle perdait le sens des réalités et elle se laissait aller à flirter ouvertement, simplement par pure volonté de le faire. Ce n'était plus uniquement par intérêt. Et elle ne devait pas se perdre là-dedans, dans cette spirale pouvant devenir vicieuse et remplie de ténèbres. Cependant, elle n 'arrivait pas à y consentir, recommençant sans cesse le soir quand ils n'étaient que tous les deux, l'observant quand elle préparait un cocktail. C'était devenu une sorte d'habitude, presque comme une cigarette chaque soir pour un fumeur. Elle n'était pas droguée à Reese, mais il y avait quelque chose qui commençait à prendre forme et qui pouvait lui faire perdre son unique but. Quelque part dans son esprit, elle savait que cela était interdit et qu'en plus de cela, le jeu pouvait n'apporter que du négatif s'il devenait trop sérieux, mais ses envies continuaient de prendre le dessus. C'était trop tentant, trop plaisant aussi, parce qu'il lui rendait à la perfection de son ton parfois moqueur, parfois trop sérieux et de cet éternel sourire en coin qu'il lui était presque exclusivement réservé. « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » , elle fit mine de paraître désespérée par sa réponse pouvant ressembler à celle d'un pervers cherchant à tenter de nouvelles choses avec une femme, mais cela la faisait surtout sourire à force. Depuis qu'elle était arrivée, elle le voyait enchaîner les aventures pour une nuit, augmenter son nombre de conquêtes et c'était un fait qui avait fini par l'amuser progressivement. Et dès qu'elle le pouvait, elle se moquait ouvertement, dans l'espoir de provoquer une réaction de sa part. De continuer cette partie d'échec plus animée que les habituelles. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! », répliqua-t-elle avant de lui lancer un clin d'oeil et de lui tourner le dos quelques secondes pour ranger un verre. Volontairement, elle attaquait en plein dans son égo et dans sa fierté d'homme, cherchant à découvrir jusqu'où elle pouvait aller avec lui avant de lui faire perdre son calme et de l'énerver. Pour bon nombre d'individus cela était étrange, mais elle l'avouait aisément, elle aimait mener les autres dans leurs retranchements. Surtout les hommes. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? ». L'air de rien, elle le regarda, plantant ses yeux dans ses prunelles, les bras croisés devant la poitrine, comme s'il venait de lui annoncer la plus grande bêtise de l'univers et au bout de quelques instants de silence, elle laissa échapper un rire sonore, profondément railleur et sarcastique. La jalousie n'était pas un sentiment qu'elle connaissait réellement, encore moins lorsqu'il était question d'hommes. Ce n'était guère la jalousie qui l'animait, mais plutôt l'envie de s'amuser et ce drôle de feu se propageant dans son corps quand Reese se trouvait près d'elle. Doucement, elle s'approcha du jeune homme, s'arrêtant à quelques centimètres de lui simplement, cherchant à augmenter volontairement la tension. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » , souffla-t-elle à son oreille d'une voix ouvertement séductrice. Si en apparence, elle pouvait ressembler à une jeune femme innocente, elle n'en avait aucunement les attitudes et les comportements. Toutefois, elle lui adressa un petit sourire angélique, avant de s'éloigner pour aller chercher une boisson derrière son bar. Bien qu'étant une petite buveuse, détestant l'idée de perdre ses moyens, elle leur sortit deux bières fraîches pour profiter de la fin de cette soirée mouvementée et du début du calme pour elle. Tout du moins jusqu'au lendemain midi où elle allait devoir aller à la salle pour remplacer Alec. Cela lui offrait quelques heures de répit avant qu'elle reprenne son rythme effréné. Un mode de vie qu'elle s'imposait pour ne pas se laisser complètement posséder par chacune de ses pensées. C'était sa vie agitée et toutes les heures passées à frapper dans un sac de sable qui lui permettaient de ne pas faire n'importe quoi. De ne pas s'emporter devant chaque client un peu trop insistant. De ne pas perdre pied en se noyant dans la violence. Car elle savait qu'elle en était capable. Elle était au bord du précipice et elle n'avait qu'un seul pas à faire pour tomber dans le vide et dans la noirceur. Comme c'était le cas actuellement. « Tu y as mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se méfier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » . Perdue dans les yeux de Reese, elle le regarda en fronçant les sourcils, prenant un air sévère à l'écoute de sa phrase. Sans prévenir, elle lui répondit en lui assénant avec force un coup de poing dans l'épaule. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », avoua-t-elle fièrement sans jamais le quitter du regard, bien trop concentrée sur son observation. Il lui offrait la possibilité de tenter de découvrir qu'il était, ce qu'il pouvait cacher derrière ce visage rempli à la fois de charme, mais aussi de ce côté noir et mystérieux. Il n'était pas un ange, elle le voyait, pourtant, elle n'avait toujours pas décrypté totalement ce personnage. Et en plus de l'amuser, il l'intriguait. Il provoquait quelque chose chez elle et comprenant que plus elle le fixait, plus cela gagnait en intensité dans son organisme, elle baissa les yeux, retournant à son occupation, plutôt qu'à cette contemplation bien trop appréciable.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mer 27 Sep - 19:49


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Tout cela n’est qu’un jeu pour lui. Le plaisir de la chair pour le plaisir de la chair. Il n’a jamais laissé les gens s’approcher trop près de lui. Encore moins les femmes. Pas que ça ne l’intéresse pas, mais Reese en a assez d’être déçu par les gens qui l’entours. Il en a assez de s’attacher pour en souffrir par la suite. Il n’est pourtant pas solitaire, il a su s’entourer malgré tout. Il y a deux types de personne qui gravite autour de lui. Il y a ces gens qui restent perpétuellement, les astres de sa vie, ceux sur qui il peut compter quand sa vie semble partir en vrille. Jason et Anton font partie de ces gens, de ces piliers statiques autour desquels il gravite comme un satellite autour d’un astre, attiré par leur gravité. Ils sont ces gens qu’il laisse entrer dans sa vie, sans exactement savoir pourquoi. La confiance aveugle, la foi démesuré qu’il leur porte Il y a également ceux qui vont et viennent, des étoiles filantes qui traverse sa vie dans un éclat de lumière brillante et aveuglante pour ensuite s’éteindre sans bruit dans la noirceur de sa mémoire. Ces conquêtes font partie de ceux-là, de ses gens dont les noms, les voix, l’odeur ne restent jamais longtemps dans sa mémoire. Il les oublie aussi vite qu’ils viennent. Dans cet univers qui est le sien, il y a également, beaucoup moins nombreux, les satellites en radent qui gravite mollement autour de lui, comme des fantômes d’une vie d’avant. Des fantômes qui viennent encore le hanté au milieu de la nuit, quand les rêves transpercent son sommeil comateux. Les visages de ses parents, lointain, brumeux. Il ne s’en souvient pas vraiment, les traits se confondant avec ceux des gens qu’il a croisé dans les rues de Los Angeles dans la journée, les voix n’étant que des échos désagréables, des mots mâchés et effacés par les années. Parmi ces ruines fumantes de satellites suspendues dans le néant, il y a également Sloan, qu’il n’a pas vu depuis des années, dont le visage et la voix s’effacent aussi, peu à peu, de sa mémoire, comme des détails unimportant. C’est bizarre de réfléchir ainsi, de se rendre compte que celui qui fut longtemps son meilleur ami n’est plus qu’une ombre sur son existence, qu’un souvenir récurrent qui se matérialise parfois, soudainement, quand il s’en entend le moins. Alors que ses prunelles sont fixées sur la silhouette de Talia, il se demande dans quel catégorie elle se situe. Elle brille aveuglément dans son univers, comme une étoile filante, brûlante, trop près de la surface de la terre. Il est pourtant attiré vers elle, comme l’océan qui réagit à l’attraction de la lune, irrémédiablement, sans savoir comment ou pourquoi. Il sait seulement qu’elle a cet effet sur lui. Elle le hante aussi, dans ces moments de sommeil comateux, dans ces moments d’inactivités, parfois même quand il est inattentif. Au travail, quand il patrouille la foule des yeux, derrière le guidon de sa motocyclette, quand l’alcool caresse sa langue, sous la douche, au petit matin quand il ouvre les yeux ou tard le soir quand il n’arrive pas à trouver le sommeil. Talia est un énigme à elle seule, qu’il n’arrive pas à résoudre. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! » Elle attire de nouveau son attention, violemment, avec cette plaisanterie venimeuse qui agresse son ego. Il plisse légèrement les yeux alors qu’elle se détourne de lui, fière de son coup. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » Les mots lui échappent, un peu moqueurs, un peu provocateurs. Il y a ce jeu entre eux, encore et toujours, qui n’arrive pas à déterminé. Il n’y a pas de gagnant, juste des perdants. Il le sait déjà. Alors que la première partie ne fait que commencer. Il a envie de faire disparaître ce petit air machiavélique de ses traits, d’étouffer ces mots acerbes avec un baiser, mais il n’en ferait rien. Reese est capable de jouer selon les règles, de faire comme si elle ne le tourmente pas plus que ça. Comme si ce n’est qu’une plaisanterie récurrente entre deux vieux copains. Il la pique à son tour, par plaisir, pour lui rendre l’appareil. Son rire sarcastique attire son regard. Elle se tient là, plus proche de lui qu’il ne l’a cru, les bras croisés sur sa poitrine, l’air de se moquer profondément de lui, comme s’il venait de dire la plus grande bêtise de l’univers. Que les changements climatiques n’existent pas ou encore que le monde roule bien comme il faut, sans aucun soucis, comme l’aurait fait leur cher président avec sa tête de pékinois éméché. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » Il arque un sourcil en guise de réponse alors qu’elle est dangereusement près de lui. Talia est comme une flamme sur laquelle il risque de se brûler. Il hésite, pèse ses mots du mieux qu’il le peut, essaie de s’imaginer les réactions qui suivraient. Il hausse les sourcils, l’air complètement détaché. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?» Marmonne-t-il en prenant sa bière entre ses doigts, laissant le verre froid entrer en contact avec sa peau brûlante. Après l’avoir un peu charrier sur le sujet, il porte la boisson à ses lèvres. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », Il rit brièvement, sa haute carcasse ébranlée par le rire avant de secouer légèrement la tête de gauche à droite, visiblement amusé. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.» Il affiche son air le plus moqueur, celui du petit chenapan qu’il fut pendant des années, quand il était ce petit garçon qui camouflent les marques de violence derrière un air de petite peste endurcie.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 29 Sep - 0:39

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in the dark close your eyes and turn my side
TALIA SHEPHARD AND REESE HOLLOWAY ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.




Une chaleur agréable se propageait dans les pores de l'épiderme de Talia Shephard. La chaleur faisant fondre chaque morceau de glace  l'entourant complètement. C'était diffus et profond comme à chaque fois qu'elle se trouvait à proximité de Reese Holloway. Elle n'était pas la douce colombe menaçant de se perdre dans les flammes violentes de l'enfer. Mais elle se maudissait de désirer avec autant d'intensité un homme comme lui. Parce qu'elle savait que cette provocation qu'il y avait entre eux, que ce jeu qu'elle avait été la première à faire naître dans le but de récolter des informations avait dépassé ce stade. Elle avait nettement franchi toutes les limites, elle n'avait pas simplement perdu le nord de sa boussole, elle avait quitté la rotation normale de l'univers en continuant fréquemment à marcher droit devant vers cette silhouette imposante et qui exerçait sur elle un magnétisme impossible à comprendre. Sa facilité à se laisser attirer par les mauvais garçons datait de l'adolescence, néanmoins Reese était encore différent des autres. Il n'était pas juste quelqu'un de mauvais en apparence, il l'était aussi par ses actes, son intuition lui criait et son instinct de survie la poussait à partir. A courir loin de lui pour prendre la fuite, décision qu'elle n'avait jamais pris. Car elle ne le désirait pas. Elle ne voulait ni disparaître, ni perdre cette sensation de profonde satisfaction qu'elle éprouvait chaque fois qu'ils s'adonnaient à leurs échanges verbaux. Il n'y avait aucun acte, que des mots prononcés, sans qu'ils ne passent à l'action, comme s'ils savaient qu'ils risquaient de perdre cet intérêt l'un pour l'autre en craquant, en cédant à cette tentation qu'ils représentaient. Si elle était la fumée d'un incendie, il était les étincelles la faisant prendre feu en une seconde. Tout ceci n'aurait pu être qu'un jeu et le demeurer éternellement. Mais elle s'était laissée ronger par le mal, elle l'avait laissé prendre une place insoupçonnée et il continuait de l'appeler de ce son assourdissant destiné à la rendre folle. Telle une épave se laissant emporter par la violence des vagues, il lui arrivait parfois de s'échouer sur des rochers, de se fracasser sur la pierre, et il était ce roc immense au milieu de l'océan avec lequel la collision était inévitable. Chaque jour, elle continuait de repousser l'échéance, augmentant l'intensité de la mer, poussant plus loin les provocations, effaçant petit à petit cette limite désormais floue. Et quand ils n'étaient que tous les deux, elle ne pouvait pas y échapper, poussée par cette voix diablotine dans son esprit. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » . Encore une fois, il parvint à attirer toute son attention, à la faire écouter avec intérêt, il jouait son propre coup dans cette partie d'échecs où ils étaient tous les deux supposés perdre. Ils le savaient, ils ne pouvaient rien gagner, uniquement laisser leurs êtres se carboniser dans les cendres des ténèbres, mais ils prenaient le risque, acceptant ce destin et cette sentence effroyable. Un air moqueur et provocateur sur le visage, elle le fixa avec cette légère attitude de défi dans le regard, telle une toxicomane appelant pour sa prochaine dose de narcotique. « Tu serais étonné de voir ce qu'une gamine peut faire aussi Holloway. Je pourrais te surprendre » , rétorqua-t-elle sans perdre ce ton l'incitant au duel avant de lui asséner un petit clin d'oeil.  Une proposition provocatrice cachant nullement ses intentions et elle se doutait qu'il allait continuer d'y répondre, de relancer la partie sans pour autant franchir la ligne invisible, n'osant pas traverser ce mur se dressant entre eux leurs deux êtres. Et surtout entre leurs deux corps s'appelant avec fureur. Les cellules de sa peau s'animaient, ses battements cardiaques gagnaient en vitesse emportés dans un violent ouragan et la chaleur des flammes se distillait dans ses veines. C'était agréable et le danger l'attirait si fortement qu'elle en oubliait cette idée de vengeance et le besoin qu'elle avait de vouloir recoudre son muscle cardiaque en trouvant le responsable de tous ses maux. Pour quelques minutes, elle parvenait à ôter la mort de Jackson de son esprit, à faire comme si tout ceci n'était qu'une vaste mascarade, un cauchemar dont elle s'était réveillée. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?». Incroyablement proche de lui, elle arqua un sourcil, faisant mine de réfléchir l'espace d'une demi-seconde, emportée par des songes où deux silhouettes se retrouvaient dans une danse des corps endiablée. Elle les imaginait les caresses brûlantes sur sa peau frissonnante, les picotements parcourir toute son échine. Peut-être qu'elle n'en rêvait pas, mais elle y songeait. Et l'image qui demeurait ancrée dans sa mémoire ressemblait à un désir limite viscéral. Même en compagnie d'autres hommes, il continuait à la hanter. A la happer, parce qu'elle chavirait, fait auquel elle n'était pas accoutumée.  Sentant presque son organisme commencer à s'embraser, elle rapprocha son visage près du brun pour lui parler, cherchant les mots qu'elle allait prononcer. A quel point elle allait augmenter l'enjeu de cette confrontation. « Je rêve de beaucoup de choses mais pas de ça. Et ne me fais pas croire que tu n'as pas envie de savoir ce qui peut se cacher sous cette jupe noire ou que tu ne souhaites pas poser une main sur cette peau dénudée », murmura-t-elle de cette voix séductrice, se jetant dans le précipice en posant une main sur le torse de Reese avant de réaliser l'électricité qui la parcourait par ce geste et l'effet que cela lui faisait. Elle allait perdre mais nullement décidée à le reconnaître elle attrapa la main de son opposant la dirigeant vers sa cuisse en partie découverte. Cependant alors qu'il la frôlait presque, elle lui adressa un regard victorieux et se recula. Elle lâcha tout pour lui tourner le dos. Assourdie par les pulsations frénétiques battant dans sa poitrine, la chaleur envahissant chaque centimètre de son corps, elle but quelques gorgées de sa bière pour retrouver une contenance avant de se noyer. La fin était proche, la victoire avait disparu. Elle avait perdu et elle se perdait totalement seconde après seconde.  Elle n'osait plus se retourner, ni croiser son regard une nouvelle fois. Malgré tout, le rire de l'homme la ramena dans le monde réel lui permettant de quitter les limbes et comme elle le faisait toujours, elle afficha un visage se voulant des plus naturels alors qu'elle se sentait vaciller. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.».Il se moquait d'elle ouvertement tel un petit garçon satisfait de sa victoire face à un camarade. Talia esquissa un sourire, prenant à son tour cette expression de gamine insupportable, camouflant tous ses problèmes derrière des bêtises enfantines. « Quels autres secrets tu peux cacher derrière cet air de vilain garçon au sourire charmeur Reese ? Qu'est ce que tu vends aux femmes pour les inciter à te suivre pour une nuit ? », demanda-t-elle narquoisement, tandis qu'elle n'avait aucun mal à imaginer par quels moyens il procédait. Elle le désirait suffisamment fort pour comprendre qu'il n'avait besoin de rien pour qu'elle devienne la prisonnière de ses nuits.


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