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» IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE)

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MessageSujet: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Sam 29 Juil - 22:36

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TALIA SHEPHARD AND REESE HOLLOWAY ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.


Des soirées de ce genre Talia Shephard était habituée à en vivre. Elle passait son temps derrière un comptoir à s'occuper de tous les clients présents, parfois il lui arrivait aussi de faire tomber quelques verres à cause de la précipitation, mais cela était devenu une sorte de rituel. Elle se comportait comme un robot engagé sur le pilote automatique. Elle le faisait sans penser, sans ressentir une quelconque passion ou plaisir. Car elle ne le faisait pas pour ça. Elle n'avait qu'un seul but quand elle traînait au Viper Room. Et même si elle faisait bien son travail, qu'elle était une barmaid efficace plutôt bonne pour réaliser des cocktails et en qui Anton et Jason avaient un soupçon de confiance, elle ne cherchait qu'à découvrir la sombre vérité derrière la mort de Jackson. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle avait besoin de savoir. Elle devait savoir pour survivre et pour pouvoir avancer. Cela la rongeait à l'intérieur de sa chair, comme si quelqu'un lui découpait chaque morceau de peau pour la blesser. Elle avait perdu une partie d'elle-même après la disparition de son cadet qu'elle aimait tant. Il n'était pas son jumeau, mais c'était tout comme à ses yeux finalement. Ils étaient si proches, si fusionnels que vivre sans lui revenait à se laisser dépérir à petits feux. Elle n'y arrivait pas. Elle ne pouvait plus être celle qu'elle avait été. Elle avait essayé, après avoir commencé le travail de son deuil, mais cela n'avait pas suffi. Elle était gagnée par cette volonté de vengeance, de découvrir toute la vérité derrière cette histoire. Elle devait savoir qui l'avait tué, qui était la sombre odeur ayant assassiné son petit frère. Et elle s'était fait la promesse de le faire souffrir avec autant de violence. Ce n'était que ce qu'il méritait. Parce qu'il lui avait fait perdre Jackson. Parce que depuis ce fameux appel, elle ne faisait qu'être hantée par tout cela. Cela en devenait obsessionnel. Elle respirait pour cette découverte. Elle n'était plus capable de survivre autrement. Les seuls moments de la journée où elle n'était pas l'ombre d'elle-même étaient quand elle se trouvait à la salle avec Alec. Quand elle était avec ces jeunes ou quand ses poings se mettaient à taper. Elle se libérait la tête, elle faisait disparaître toute cette noirceur qui commençait à se distiller dans son esprit et dans son âme. Elle n'avait jamais été connue pour être la femme la plus angélique de Los Angeles, mais peu à peu, cela devenait pire. Il suffisait de la voir fermer son poing violemment face à un client trop collant qu'elle rêvait d'encastrer dans le bar, mais qu'elle n'avait pas l'autorisation de toucher. Plusieurs fois, elle y avait songé, elle l'avait désiré, mais heureusement pour lui, elle se retenait à chaque fois. Elle ne franchissait pas la limite, mais elle s'en approchait beaucoup trop. Elle pouvait apparaître comme un peu fragile, comme une douce fleur innocente, sauf qu'elle en était l'exact opposé. Elle avait du piquant et du feu partout dans son être. Elle était le genre de roses sur laquelle il était facile de se piquer et de se blesser. Jour après jour, elle le prouvait. Et face à son dernier client qui se montrait un peu trop insistant en lui proposant de boire un verre avec elle juste après, elle dévoila son plus beau sourire cynique pour l'envoyer promener face au regard appuyé de Reese dans leur direction, qui semblait bien s'amuser de la situation. Cela ne l'étonnait même pas qu'il s'en amuse. Voyant son interlocuteur décider qu'il s'était pris un vent suffisamment grand pour renoncer et sortir de la boîte de nuit, elle reprit son travail, commençant à ranger toutes les bouteilles et tous les verres ayant été nettoyés. Il n'y avait plus personne dans la salle à part deux serveuses, Reese et elle. Mais la nuit n'était pas pour autant terminée. C'était à eux de tout fermer, de tout ranger avant qu'ils puissent rentrer. Et sans attendre plus longtemps elle se mit au travail, aidée par ses collègues qui n'avaient rien de semblable à elle. Presque toutes les femmes du club avaient cette allure de princesse, bien maquillées, habillées de manière sexy pour plaire aux clients, une coiffure parfaite et surtout du rouge aux lèvres pour sublimer le tout. Elle n'était pas ainsi, elle n'était pas comme elles. Elle s'habillait comme une femme, mais elle préférait une banale robe noire ou un pantalon en cuir avec un petit top. Cela lui ressemblait nettement plus, car pendant longtemps elle avait eu du mal à assumer le fait d'être une femme. Peut-être à cause des autres adolescents des foyers qui la regardaient de manière différente, qui ne la voyaient plus comme l'une des leurs. Et surtout à cause de cet homme dans la dernière famille d'accueil qui s'était senti obligé de lui lancer des remarques perverses. Depuis elle ne supportait plus les comportements de la sorte, se permettant d'envoyer promener chaque homme agissant de cette façon avec elle. Car elle ne voulait pas être vue différemment à cause de son sexe ou de qui elle pouvait être. Elle n'avait pas moins de valeur qu'un homme, elle n'était pas plus fragile qu'eux, et elle était loin d'être en sucre. La vie l'avait endurci, elle avait été capable de combattre des épreuves difficiles et elle était restée debout. Elle s'était relevée face à chaque tempête. Les ouragans ne l'avaient pas mis KO. Loin de là. Elle était même certainement plus forte que n'importe qui. Rien ou presque ne pouvait l'effrayer ou l'anéantir. Et sûrement pas une longue nuit de travail. Il était plus de cinq heures du matin quand elle termina de ranger le dernier verre et tout le monde était parti autour d'elle, à part Reese. Elle savait qu'il était obligé d'attendre qu'il n'y ait plus un seul individu au Viper Room pour s'en aller, que c'était son rôle, qu'il devait protéger tout le monde, mais elle savait aussi que dans son cas, cela était absolument d'utile. Simplement personne ici ne le savait. Personne ne la connaissait réellement ou savait comment elle pouvait être en dehors. Le temps qu'elle pouvait passer à s'entraîner dans l'art des sports de combat, ni ce qu'elle avait fait par le passé. Elle faisait exprès de tout garder secret, espérant qu'ainsi elle pourrait obtenir plus d'informations. Voyant le brun restant impassible, elle lui adressa un léger regard, se doutant qu'il devait attendre avec patience qu'elle ne s'en aille pour en faire de même. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? », demanda-t-elle d'une voix provocante, juste pour l'embêter. Juste pour se distraire et s'amuser. C'était bien ce qui était le plus jouissif pour elle. Elle était douée pour pousser tout le monde à bout, pour jouer dans la provocation et avec Reese elle aimait cela. C'était la solution facile pour obtenir ce qu'elle voulait, elle se rapprochait de lui, se doutant parfaitement qu'il n'était pas que le videur d'Anton et de Jason. Qu'il devait être plus et qu'elle pouvait y gagner quelque chose. Tout du moins, au début elle ne le faisait que par pur intérêt. Elle l'avait choisi au hasard. Finalement, à présent elle en profitait un peu trop. Elle s'en amusait beaucoup trop. Et son regard adorait se poser sur ce brun ténébreux, à l'allure mystérieuse et magnétique. Jouer avec lui était savoureux. Reese était typiquement le genre d'hommes sur lequel ses yeux se perdaient trop longuement. Parce qu'il avait tout d'infréquentable et qu'elle ne faisait jamais dans le bon et dans le raisonnable. « Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  », ajouta-t-elle avec ce sourire en coin malicieux perdu au coin de ses lèvres. Elle n'était pas la seule à le regarder, à l'observer. Nombreuses étaient les clientes à aimer l'attendre jusqu'à la fin de son service ou celles y allant de remarques enjôleuses. Elle trouvait ce genre de comportements amusants, presque pathétiques parfois. Sauf qu'elle ne pouvait s'empêcher de le fixer à son tour, de poser ses prunelles sur lui, surtout quand il avait ce regard un peu contrarié , les bras croisés et cet air sévère sur le visage. Attrapant une bouteille de bière derrière le bar, elle passa du côté de la clientèle, s'approchant doucement du brun pour lui tendre. « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi », annonça-t-elle assez fière d'elle et assez contente de sa remarque. Il devait bouillonner intérieurement, rêver de l'envoyer promener et c'était tout ce qu'elle désirait. Tout ce qu'elle attendait car elle appréciait les échanges remplis de tension qu'elle pouvait avoir avec Reese Holloway. Ils étaient trop agréables pour être évités.
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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 1 Aoû - 5:49


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talia shephard & reese holloway
Il a toujours apprécié observer les gens autour de lui, noter les comportements répétitifs qui reviennent bien souvent chez les clients d’un endroit comme le Viper Room. C’est une chose qu’il s’amuse à observer, sachant à quel moment le type au bar va tâcher de séduire la fille qui est venue avec ses amies danser. Observant le jeu de séduction avec un amusement blasé qui lui scie à merveille. Reese n’a jamais fait partie de ces gamins qui se croient adultes parce qu’ils ont l’âge légal de boire. Ceux avec une timidité qui étouffe le charme naturel. Ces gamins qui ne savent pas parler aux filles et qui ont besoin d’une dose massive d’alcool pour aborder la sublime créature qui lui a lancer malgré tout des sourires encourageant. Travailler comme videur lui permet d’observer ces caractères hétéroclites avec un plaisir non dissimulé. À bien des égards, il ressemble au prédateur observant sa proie, attendant le moment opportun pour attaquer. Si ce n’est qu’il n’attaque que si l’ordre est donné. Soldat d’une organisation plus sinistre que l’armée dans ses jours les plus sombres. Chacun des clients ici pouvait devenir un cible, si Anton ou Jason le décidait. S’ils ordonnent. Il n’est pas celui qui prend les décisions, il n’est pas de ceux qui jouent au Dieu tout puissant derrière un bureau. Reese est la main, l’arme. Celui qui obéit, qui se salit les mains. Le bon petit soldat qui s’assure que la besogne est bien faites et les traces biens effacées. Il ne pose pas non plus de questions, il n’essaie pas de comprendre pourquoi tel individu doit cesser d’exister. Il le fait, c’est tout. Sans rechigner, sans négocier. On ne le paie pas pour poser des questions. On ne lui fait pas confiance parce qu’il proteste quand la tâche devient trop difficile. Il n’aime pas y penser, de toute façon. Il n’aime pas se remémorer ces moments sinistres qui pourraient l’empêcher de dormir. Il oublie les noms, les visages, les vies de ses victimes. C’est la façon la plus certaine pour ne pas devenir fou, pour garder le contrôle de sa vie. Les prunelles du videur se posent sur la silhouette gracile de la barmaid qui s’active derrière son comptoir. De toutes les créatures qui peuvent aller et venir dans l’établissement, Talia est celle qu’il préfère observer. Il essaie de la comprendre, de déchiffrer ses manies, ses tics, son comportement, sans trop s’en approcher. Talia est dangereuse. Non parce qu’elle lui fait peur, non parce qu’il croit qu’elle est une sorte de ninja. Non. Talia est dangereuse parce qu’elle est attirante. Plus que les filles qui viennent généralement le harceler, le séduire avec leurs voix mielleuses et leurs parfums envoûtants. Non. Elle l’est parce qu’elle ne cherche pas son attention. Elle ne lui fait pas de belles promesses de nuit de plaisir ou autres. Elle le provoque, cruellement, sans détour. Elle est intouchable. Reese s’amuse chaque fois qu’elle envoie balader un client trop insistant. Il garde un oeil sur elle, cependant. C’est son job. Il est là pour s’assurer que rien ne lui arrive. À elle ou aux autres employés.  C’est la raison qu’il est là après la fermeture du bar. Le dos appuyé contre l’une des poutres de soutient, les bras croisés sur sa poitrine, aussi impassible qu’une statue de marbre. Il observe les employés s’activer dans le bar maintenant vide, aidant avec les charges lourdes au besoin, remontant les chaises sur les tables pour faciliter le nettoyage des sols. Bref, tout ce qui peut accélérer les choses et rapprocher de quelques minutes le moment où il trouverait le confort de son lit. « Alors ce soir tu rejoins laquelle ? La jolie rousse qui te faisait du charme tout à l'heure ? Ou une petite cougar qui rêve de te mettre dans son lit ? » L’homme de main tourne les yeux vers elle, un sourire en coin accroché sur  ses lippes. Il n’a pas besoin de lui demander à qui elle parle. Il sait que ce genre de provocation s’adresse à lui. Il hausse légèrement les épaules, sans décroiser les bras, l’air plus ou moins songeur.  « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » Il lui décroche un sourire un peu plus moqueur, en faisant mine de réfléchir sérieusement à la question. Il n’a pas l’intention de téléphoner à la rouquine, du moins, pas ce soir. Il est trop épuisé pour cela. Il a juste envie de retrouver un peu de calme, prendre une douche chaude et sombrer dans un sommeil sans rêves. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il a fait une croix sur la jeune femme qui lui avait refilé son numéro de téléphone avec un sourire aguicheur quelques heures plus tôt, s’assurant de mettre ses courbes en valeur dans sa petite robe bleue. La réputation de Reese le précède. Il est un coureur de jupon,  un homme à femmes, un salopard. Qu’importe le mot utilisé. Il aime se dire qu’il est un peu tout ça à la fois, tout en étant un gentleman. Dans le sens où il ne laisse jamais ses conquêtes s’enticher, il ne brise pas de coeur, il profite des corps. «  Il y en a eu combien cette semaine dis moi. Que je sache si tu as battu ton record ou pas.  » Reese l’observe avec un attention nouvelle, la tête légèrement inclinée vers la gauche, essayant de déchiffrer le regard qu’elle lui lance. Elle s’amuse, il n’y a pas de doute. Le fait que ce soit à ses dépends ne le gêne aucunement. Il laisse échapper un léger rire en secouant légèrement la tête. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? » Les mots lui échappent, d’un ton provocateur. Il sait que Talia n’est pas de ces filles qui vont se faire câlines et enjôleuses avec lui. Elle n’est pas de ces femmes qui cherchent son attention à grand renfort de battement de cils et de rouge à lèvre vermeilles. Il ignore exactement si elle cherche son attention. Il sait seulement que les piques qu’elle lui lance, que la provocation gratuite qu’elle use avec lui est cent fois plus efficace que tous les décolletés plongeants et les jupes trop courtes. Il lui offre un clin d’oeil avant qu’elle se détourne de lui pour revenir avec un bière qu’elle lui tend. Il la prend, s’amusant à frôler ses doigts alors que la bouteille change de main.  « C'est pour te faire patienter avant que tu puisses partir car je suis désolée de te le dire mais j'ai pas encore fini, tu vas devoir rester encore un peu avec moi  » Reese plisse le nez devant cette phrase avant de lui lancer un regard septique, observant la bouteille avec attention avant de reposer les yeux sur le visage adorable de Talia. « Tu y a mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se fier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » Le ton, comme le sourire narquois, ne sont là que pour la provoquer un peu plus, pour qu’elle lui dise qu’il est idiot ou qu’elle lui refile une claque sur l’épaule.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Dim 13 Aoû - 23:16

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Au fond de son âme Talia Shephard savait qu'elle oscillait dangereusement du mauvais côté de la balance, qu'elle ne faisait pas forcément les bonnes choses, ni les bons choix et qu'elle allait finir par en payer le prix très probablement. Mais elle ne pouvait pas non plus consentir à tout arrêter. A laisser passer pour redémarrer une existence calme et paisible. Un drame s'était produit. Un ouragan était venu tout balayer sur son passage et elle n'avait pas perdu qu'un simple individu sans importance. C'était comme si l'axe de la rotation de la terre avait été dévié, comme si on lui avait fait perdre totalement le Nord. Elle ne savait plus sur quel pied danser, ni quoi faire. Et la vengeance restait à ses yeux, l'unique méthode pour elle d'aller mieux. Ou tout du moins pour guérir un peu son coeur qui avait connu des années de torture et de souffrance. Elle n'avait pas peur du chaos qu'elle risquait de provoquer, elle n'était pas non plus effrayée par l'hypothèse d'être découverte, car elle savait qu'elle était douée pour jouer la comédie et qu'elle pouvait toujours trouver une issue de secours pour prendre la fuite. Quand il y avait Jason au Viper Room, la situation était plus délicate, parce qu'il la connaissait, parce qu'il savait qui elle était, il l'avait vu adolescente et par la suite avec Livia, alors mentir était moins aisé qu'avec tous les autres. Dans ce club, ils la fréquentaient sans savoir qui elle était, ce qu'elle pouvait faire pour occuper ses après-midi, ils ne savaient rien de son histoire et encore moins de son passé. Les secrets de sa vie étaient profondément cachés et elle ne se permettait jamais de laisser passer des informations importantes. Cela n'était pas un problème pour elle, car depuis l'enfance elle n'avait jamais apprécié de parler d'elle, trouvant son univers trop misérable pour être évoqué avec les autres enfants. Et quand elle était derrière son bar, elle ne cherchait pas à devenir amie avec les serveuses ou les danseuses. Elles ne représentaient rien pour elle, elles n'étaient pas la clé qui allait lui permettre de découvrir le responsable de la mort de son frère. Ce n'était pas l'une d'entre elles. Le coupable était quelque part dans les hommes d'Anton, elle en avait la conviction, mais pour le moment elle n'arrivait pas à avancer davantage. Déjà pour y parvenir, du temps avait été nécessaire, le service de police chargé de l'enquête ne voulant pas faire convenablement son travail. Alors elle avait tout fait elle-même, elle avait passé un moment considérable pour essayer de savoir, de comprendre ce qui s'était passé cette fameuse nuit. Les hommes travaillant pour son patron étaient son unique piste. La seule envisageable et logique. Et elle avait l'impression que celui qui se tenait avec elle actuellement pouvait l'aider à en découvrir davantage. Elle n'avait pas eu besoin de l'observer durant de longues heures pour découvrir qu'il était l'un d'entre eux, qu'il n'était pas que ce vigile s'occupant de la sécurité, car les signes ne trompaient pas. Elle se souvenait de ce fameux jour où elle l'avait aperçu avec une lèvre blessée tandis que la veille en quittant le club lors de la fermeture il n'avait rien. Puis elle avait constaté les discussions discrètes entre Anton Sheffield et lui. A chaque fois, elle avait fait semblant d'être innocente, continuant sa route, mais elle était certaine que son instinct ne se trompait pas. Il n'était sûrement pas le responsable de la mort de Jackson, mais si elle se rapprochait suffisamment près, il pouvait l'aider à découvrir la vérité, elle y croyait. Néanmoins, plus elle s'amusait à jouer avec lui, à le provoquer, plus elle réalisait qu'elle n'était pas loin de se fourvoyer. Qu'il pouvait commencer à devenir dangereux pour elle. Car parfois, elle venait à en perdre la raison de cette provocation. Elle perdait le sens des réalités et elle se laissait aller à flirter ouvertement, simplement par pure volonté de le faire. Ce n'était plus uniquement par intérêt. Et elle ne devait pas se perdre là-dedans, dans cette spirale pouvant devenir vicieuse et remplie de ténèbres. Cependant, elle n 'arrivait pas à y consentir, recommençant sans cesse le soir quand ils n'étaient que tous les deux, l'observant quand elle préparait un cocktail. C'était devenu une sorte d'habitude, presque comme une cigarette chaque soir pour un fumeur. Elle n'était pas droguée à Reese, mais il y avait quelque chose qui commençait à prendre forme et qui pouvait lui faire perdre son unique but. Quelque part dans son esprit, elle savait que cela était interdit et qu'en plus de cela, le jeu pouvait n'apporter que du négatif s'il devenait trop sérieux, mais ses envies continuaient de prendre le dessus. C'était trop tentant, trop plaisant aussi, parce qu'il lui rendait à la perfection de son ton parfois moqueur, parfois trop sérieux et de cet éternel sourire en coin qu'il lui était presque exclusivement réservé. « Probablement la rouquine. J’aime pas trop l’idée de coucher avec des gens ayant le double de mon âge. Quoi que niveau expérience... » , elle fit mine de paraître désespérée par sa réponse pouvant ressembler à celle d'un pervers cherchant à tenter de nouvelles choses avec une femme, mais cela la faisait surtout sourire à force. Depuis qu'elle était arrivée, elle le voyait enchaîner les aventures pour une nuit, augmenter son nombre de conquêtes et c'était un fait qui avait fini par l'amuser progressivement. Et dès qu'elle le pouvait, elle se moquait ouvertement, dans l'espoir de provoquer une réaction de sa part. De continuer cette partie d'échec plus animée que les habituelles. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! », répliqua-t-elle avant de lui lancer un clin d'oeil et de lui tourner le dos quelques secondes pour ranger un verre. Volontairement, elle attaquait en plein dans son égo et dans sa fierté d'homme, cherchant à découvrir jusqu'où elle pouvait aller avec lui avant de lui faire perdre son calme et de l'énerver. Pour bon nombre d'individus cela était étrange, mais elle l'avouait aisément, elle aimait mener les autres dans leurs retranchements. Surtout les hommes. « Tu ne serais pas un peu jalouse, Shephard ? ». L'air de rien, elle le regarda, plantant ses yeux dans ses prunelles, les bras croisés devant la poitrine, comme s'il venait de lui annoncer la plus grande bêtise de l'univers et au bout de quelques instants de silence, elle laissa échapper un rire sonore, profondément railleur et sarcastique. La jalousie n'était pas un sentiment qu'elle connaissait réellement, encore moins lorsqu'il était question d'hommes. Ce n'était guère la jalousie qui l'animait, mais plutôt l'envie de s'amuser et ce drôle de feu se propageant dans son corps quand Reese se trouvait près d'elle. Doucement, elle s'approcha du jeune homme, s'arrêtant à quelques centimètres de lui simplement, cherchant à augmenter volontairement la tension. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » , souffla-t-elle à son oreille d'une voix ouvertement séductrice. Si en apparence, elle pouvait ressembler à une jeune femme innocente, elle n'en avait aucunement les attitudes et les comportements. Toutefois, elle lui adressa un petit sourire angélique, avant de s'éloigner pour aller chercher une boisson derrière son bar. Bien qu'étant une petite buveuse, détestant l'idée de perdre ses moyens, elle leur sortit deux bières fraîches pour profiter de la fin de cette soirée mouvementée et du début du calme pour elle. Tout du moins jusqu'au lendemain midi où elle allait devoir aller à la salle pour remplacer Alec. Cela lui offrait quelques heures de répit avant qu'elle reprenne son rythme effréné. Un mode de vie qu'elle s'imposait pour ne pas se laisser complètement posséder par chacune de ses pensées. C'était sa vie agitée et toutes les heures passées à frapper dans un sac de sable qui lui permettaient de ne pas faire n'importe quoi. De ne pas s'emporter devant chaque client un peu trop insistant. De ne pas perdre pied en se noyant dans la violence. Car elle savait qu'elle en était capable. Elle était au bord du précipice et elle n'avait qu'un seul pas à faire pour tomber dans le vide et dans la noirceur. Comme c'était le cas actuellement. « Tu y as mis un truc ? Tu sais ce qu’on dit, il faut se méfier de ce que les jolies filles peuvent mettre dans vos verres pour arriver à leurs fins. » . Perdue dans les yeux de Reese, elle le regarda en fronçant les sourcils, prenant un air sévère à l'écoute de sa phrase. Sans prévenir, elle lui répondit en lui assénant avec force un coup de poing dans l'épaule. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », avoua-t-elle fièrement sans jamais le quitter du regard, bien trop concentrée sur son observation. Il lui offrait la possibilité de tenter de découvrir qu'il était, ce qu'il pouvait cacher derrière ce visage rempli à la fois de charme, mais aussi de ce côté noir et mystérieux. Il n'était pas un ange, elle le voyait, pourtant, elle n'avait toujours pas décrypté totalement ce personnage. Et en plus de l'amuser, il l'intriguait. Il provoquait quelque chose chez elle et comprenant que plus elle le fixait, plus cela gagnait en intensité dans son organisme, elle baissa les yeux, retournant à son occupation, plutôt qu'à cette contemplation bien trop appréciable.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mer 27 Sep - 19:49


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Tout cela n’est qu’un jeu pour lui. Le plaisir de la chair pour le plaisir de la chair. Il n’a jamais laissé les gens s’approcher trop près de lui. Encore moins les femmes. Pas que ça ne l’intéresse pas, mais Reese en a assez d’être déçu par les gens qui l’entours. Il en a assez de s’attacher pour en souffrir par la suite. Il n’est pourtant pas solitaire, il a su s’entourer malgré tout. Il y a deux types de personne qui gravite autour de lui. Il y a ces gens qui restent perpétuellement, les astres de sa vie, ceux sur qui il peut compter quand sa vie semble partir en vrille. Jason et Anton font partie de ces gens, de ces piliers statiques autour desquels il gravite comme un satellite autour d’un astre, attiré par leur gravité. Ils sont ces gens qu’il laisse entrer dans sa vie, sans exactement savoir pourquoi. La confiance aveugle, la foi démesuré qu’il leur porte Il y a également ceux qui vont et viennent, des étoiles filantes qui traverse sa vie dans un éclat de lumière brillante et aveuglante pour ensuite s’éteindre sans bruit dans la noirceur de sa mémoire. Ces conquêtes font partie de ceux-là, de ses gens dont les noms, les voix, l’odeur ne restent jamais longtemps dans sa mémoire. Il les oublie aussi vite qu’ils viennent. Dans cet univers qui est le sien, il y a également, beaucoup moins nombreux, les satellites en radent qui gravite mollement autour de lui, comme des fantômes d’une vie d’avant. Des fantômes qui viennent encore le hanté au milieu de la nuit, quand les rêves transpercent son sommeil comateux. Les visages de ses parents, lointain, brumeux. Il ne s’en souvient pas vraiment, les traits se confondant avec ceux des gens qu’il a croisé dans les rues de Los Angeles dans la journée, les voix n’étant que des échos désagréables, des mots mâchés et effacés par les années. Parmi ces ruines fumantes de satellites suspendues dans le néant, il y a également Sloan, qu’il n’a pas vu depuis des années, dont le visage et la voix s’effacent aussi, peu à peu, de sa mémoire, comme des détails unimportant. C’est bizarre de réfléchir ainsi, de se rendre compte que celui qui fut longtemps son meilleur ami n’est plus qu’une ombre sur son existence, qu’un souvenir récurrent qui se matérialise parfois, soudainement, quand il s’en entend le moins. Alors que ses prunelles sont fixées sur la silhouette de Talia, il se demande dans quel catégorie elle se situe. Elle brille aveuglément dans son univers, comme une étoile filante, brûlante, trop près de la surface de la terre. Il est pourtant attiré vers elle, comme l’océan qui réagit à l’attraction de la lune, irrémédiablement, sans savoir comment ou pourquoi. Il sait seulement qu’elle a cet effet sur lui. Elle le hante aussi, dans ces moments de sommeil comateux, dans ces moments d’inactivités, parfois même quand il est inattentif. Au travail, quand il patrouille la foule des yeux, derrière le guidon de sa motocyclette, quand l’alcool caresse sa langue, sous la douche, au petit matin quand il ouvre les yeux ou tard le soir quand il n’arrive pas à trouver le sommeil. Talia est un énigme à elle seule, qu’il n’arrive pas à résoudre. « Peut-être que physiquement au moins avec elle tu tiendrais la route, papy, cela changerait des autres jours ! » Elle attire de nouveau son attention, violemment, avec cette plaisanterie venimeuse qui agresse son ego. Il plisse légèrement les yeux alors qu’elle se détourne de lui, fière de son coup. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » Les mots lui échappent, un peu moqueurs, un peu provocateurs. Il y a ce jeu entre eux, encore et toujours, qui n’arrive pas à déterminé. Il n’y a pas de gagnant, juste des perdants. Il le sait déjà. Alors que la première partie ne fait que commencer. Il a envie de faire disparaître ce petit air machiavélique de ses traits, d’étouffer ces mots acerbes avec un baiser, mais il n’en ferait rien. Reese est capable de jouer selon les règles, de faire comme si elle ne le tourmente pas plus que ça. Comme si ce n’est qu’une plaisanterie récurrente entre deux vieux copains. Il la pique à son tour, par plaisir, pour lui rendre l’appareil. Son rire sarcastique attire son regard. Elle se tient là, plus proche de lui qu’il ne l’a cru, les bras croisés sur sa poitrine, l’air de se moquer profondément de lui, comme s’il venait de dire la plus grande bêtise de l’univers. Que les changements climatiques n’existent pas ou encore que le monde roule bien comme il faut, sans aucun soucis, comme l’aurait fait leur cher président avec sa tête de pékinois éméché. « Holloway ne prend pas tes désirs pour la réalité, je ne cherche pas à finir dans ton lit, tu peux imaginer ce corps près du tien si tu le souhaites mais cela n'arrivera pas » Il arque un sourcil en guise de réponse alors qu’elle est dangereusement près de lui. Talia est comme une flamme sur laquelle il risque de se brûler. Il hésite, pèse ses mots du mieux qu’il le peut, essaie de s’imaginer les réactions qui suivraient. Il hausse les sourcils, l’air complètement détaché. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?» Marmonne-t-il en prenant sa bière entre ses doigts, laissant le verre froid entrer en contact avec sa peau brûlante. Après l’avoir un peu charrier sur le sujet, il porte la boisson à ses lèvres. « C'est bien connu c'est comme ça que j'appâte tous les clients du Viper, je les drogue, c'est pour ça que certains veulent rentrer avec moi d'ailleurs. Et on sait tous les deux que c'est aussi ta technique d'approche. », Il rit brièvement, sa haute carcasse ébranlée par le rire avant de secouer légèrement la tête de gauche à droite, visiblement amusé. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.» Il affiche son air le plus moqueur, celui du petit chenapan qu’il fut pendant des années, quand il était ce petit garçon qui camouflent les marques de violence derrière un air de petite peste endurcie.

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 29 Sep - 0:39

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Une chaleur agréable se propageait dans les pores de l'épiderme de Talia Shephard. La chaleur faisant fondre chaque morceau de glace  l'entourant complètement. C'était diffus et profond comme à chaque fois qu'elle se trouvait à proximité de Reese Holloway. Elle n'était pas la douce colombe menaçant de se perdre dans les flammes violentes de l'enfer. Mais elle se maudissait de désirer avec autant d'intensité un homme comme lui. Parce qu'elle savait que cette provocation qu'il y avait entre eux, que ce jeu qu'elle avait été la première à faire naître dans le but de récolter des informations avait dépassé ce stade. Elle avait nettement franchi toutes les limites, elle n'avait pas simplement perdu le nord de sa boussole, elle avait quitté la rotation normale de l'univers en continuant fréquemment à marcher droit devant vers cette silhouette imposante et qui exerçait sur elle un magnétisme impossible à comprendre. Sa facilité à se laisser attirer par les mauvais garçons datait de l'adolescence, néanmoins Reese était encore différent des autres. Il n'était pas juste quelqu'un de mauvais en apparence, il l'était aussi par ses actes, son intuition lui criait et son instinct de survie la poussait à partir. A courir loin de lui pour prendre la fuite, décision qu'elle n'avait jamais pris. Car elle ne le désirait pas. Elle ne voulait ni disparaître, ni perdre cette sensation de profonde satisfaction qu'elle éprouvait chaque fois qu'ils s'adonnaient à leurs échanges verbaux. Il n'y avait aucun acte, que des mots prononcés, sans qu'ils ne passent à l'action, comme s'ils savaient qu'ils risquaient de perdre cet intérêt l'un pour l'autre en craquant, en cédant à cette tentation qu'ils représentaient. Si elle était la fumée d'un incendie, il était les étincelles la faisant prendre feu en une seconde. Tout ceci n'aurait pu être qu'un jeu et le demeurer éternellement. Mais elle s'était laissée ronger par le mal, elle l'avait laissé prendre une place insoupçonnée et il continuait de l'appeler de ce son assourdissant destiné à la rendre folle. Telle une épave se laissant emporter par la violence des vagues, il lui arrivait parfois de s'échouer sur des rochers, de se fracasser sur la pierre, et il était ce roc immense au milieu de l'océan avec lequel la collision était inévitable. Chaque jour, elle continuait de repousser l'échéance, augmentant l'intensité de la mer, poussant plus loin les provocations, effaçant petit à petit cette limite désormais floue. Et quand ils n'étaient que tous les deux, elle ne pouvait pas y échapper, poussée par cette voix diablotine dans son esprit. « Je te ferais bien voir de quoi je suis capable, Shephard, mais j’ai peur que tu ne pourrais pas suivre la cadence. » . Encore une fois, il parvint à attirer toute son attention, à la faire écouter avec intérêt, il jouait son propre coup dans cette partie d'échecs où ils étaient tous les deux supposés perdre. Ils le savaient, ils ne pouvaient rien gagner, uniquement laisser leurs êtres se carboniser dans les cendres des ténèbres, mais ils prenaient le risque, acceptant ce destin et cette sentence effroyable. Un air moqueur et provocateur sur le visage, elle le fixa avec cette légère attitude de défi dans le regard, telle une toxicomane appelant pour sa prochaine dose de narcotique. « Tu serais étonné de voir ce qu'une gamine peut faire aussi Holloway. Je pourrais te surprendre » , rétorqua-t-elle sans perdre ce ton l'incitant au duel avant de lui asséner un petit clin d'oeil.  Une proposition provocatrice cachant nullement ses intentions et elle se doutait qu'il allait continuer d'y répondre, de relancer la partie sans pour autant franchir la ligne invisible, n'osant pas traverser ce mur se dressant entre eux leurs deux êtres. Et surtout entre leurs deux corps s'appelant avec fureur. Les cellules de sa peau s'animaient, ses battements cardiaques gagnaient en vitesse emportés dans un violent ouragan et la chaleur des flammes se distillait dans ses veines. C'était agréable et le danger l'attirait si fortement qu'elle en oubliait cette idée de vengeance et le besoin qu'elle avait de vouloir recoudre son muscle cardiaque en trouvant le responsable de tous ses maux. Pour quelques minutes, elle parvenait à ôter la mort de Jackson de son esprit, à faire comme si tout ceci n'était qu'une vaste mascarade, un cauchemar dont elle s'était réveillée. « Ce ne serait pas toi qui en rêve, plutôt ?». Incroyablement proche de lui, elle arqua un sourcil, faisant mine de réfléchir l'espace d'une demi-seconde, emportée par des songes où deux silhouettes se retrouvaient dans une danse des corps endiablée. Elle les imaginait les caresses brûlantes sur sa peau frissonnante, les picotements parcourir toute son échine. Peut-être qu'elle n'en rêvait pas, mais elle y songeait. Et l'image qui demeurait ancrée dans sa mémoire ressemblait à un désir limite viscéral. Même en compagnie d'autres hommes, il continuait à la hanter. A la happer, parce qu'elle chavirait, fait auquel elle n'était pas accoutumée.  Sentant presque son organisme commencer à s'embraser, elle rapprocha son visage près du brun pour lui parler, cherchant les mots qu'elle allait prononcer. A quel point elle allait augmenter l'enjeu de cette confrontation. « Je rêve de beaucoup de choses mais pas de ça. Et ne me fais pas croire que tu n'as pas envie de savoir ce qui peut se cacher sous cette jupe noire ou que tu ne souhaites pas poser une main sur cette peau dénudée », murmura-t-elle de cette voix séductrice, se jetant dans le précipice en posant une main sur le torse de Reese avant de réaliser l'électricité qui la parcourait par ce geste et l'effet que cela lui faisait. Elle allait perdre mais nullement décidée à le reconnaître elle attrapa la main de son opposant la dirigeant vers sa cuisse en partie découverte. Cependant alors qu'il la frôlait presque, elle lui adressa un regard victorieux et se recula. Elle lâcha tout pour lui tourner le dos. Assourdie par les pulsations frénétiques battant dans sa poitrine, la chaleur envahissant chaque centimètre de son corps, elle but quelques gorgées de sa bière pour retrouver une contenance avant de se noyer. La fin était proche, la victoire avait disparu. Elle avait perdu et elle se perdait totalement seconde après seconde.  Elle n'osait plus se retourner, ni croiser son regard une nouvelle fois. Malgré tout, le rire de l'homme la ramena dans le monde réel lui permettant de quitter les limbes et comme elle le faisait toujours, elle afficha un visage se voulant des plus naturels alors qu'elle se sentait vaciller. « Tu as découvert mon terrible secret, gamine.».Il se moquait d'elle ouvertement tel un petit garçon satisfait de sa victoire face à un camarade. Talia esquissa un sourire, prenant à son tour cette expression de gamine insupportable, camouflant tous ses problèmes derrière des bêtises enfantines. « Quels autres secrets tu peux cacher derrière cet air de vilain garçon au sourire charmeur Reese ? Qu'est ce que tu vends aux femmes pour les inciter à te suivre pour une nuit ? », demanda-t-elle narquoisement, tandis qu'elle n'avait aucun mal à imaginer par quels moyens il procédait. Elle le désirait suffisamment fort pour comprendre qu'il n'avait besoin de rien pour qu'elle devienne la prisonnière de ses nuits.


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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Mar 24 Oct - 3:50


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talia shephard & reese holloway
Il n’a jamais eu de limites. Ça n’a jamais été pour lui. Reese fut ce gamin qui se jouait des règles, qui s’amusait à enfreindre les règlements de l’école, ceux de la maison, ceux des foyers d’accueil où il a grandi. Il ne sait pas où sont les limites, aucune ne limite. Ni celles qui délimitent sa relation avec Anton ni celles qui encadrent les relations qu’il entretient avec la gent féminine. Il sait encore moins où se trouve la frontière avec Talia. C’est un jeu de balle perpétuel entre eux deux. Quand ce n’est pas elle qui le taquine, qui lui lance une perche, qui joue les séductrices dignes de Catwoman, c’est lui qui fait un pas en avant, qui cherche à la faire réagir, tout en sachant que ce n’est sans doute pas une bonne idée. Il sait aussi bien qu’elle que ce petit jeu est dangereux. C’est en se jetant dans les vagues qu’on finit par se noyer. Pourtant, à ce moment précis, l’idée de se noyer dans les bras de la jeune femme ne semble pas si désagréable que cela. Il sait pourtant que c’est mal. Cette notion même, vague dans l’esprit de quelqu’un comme lui, lui semble abstrait comme jamais et pourtant aussi solide que l’acier. Reese n’a rien de Superman. Il n’a pas de notion de bien ou de mal, on ne lui a pas appris à sauver les chatons des arbres, à aider les grands-mères à traverser la rue, à tendre la main à son prochain. On lui a appris la vie à coups de poings et de pieds, on lui a appris la vie par des insultes et brisant ses rêves de petit garçon. Alors non, il ne sait pas où sont les limites, là où il doit arrêter de provoquer. Si ça se trouve, il continuera jusqu’à ce qu’elle décide de lui en coller une ou qu’elle fasse une plainte pour harcèlement sexuel et c’est Jason qui lui en collerait une dans ce cas là. Il vaut mieux éviter. Il sait qu’elle est hors limites, qu’elle est hors portées, qu’ils viennent de deux mondes différents, qu’il n’est pas assez bien pour elle. Seigneur, il n’oserait même pas dire qu’il est assez bien pour la prostituer qui le harcèle tous les soirs quand il rentre chez lui. Il ne se fait pas d’illusion. Il est de ces hommes d’une nuit, de ceux avec qui les femmes aiment avoir des relations charnelles, sans jamais que ce soit plus que ça. Aucune d’entre elles ne désire qu’il lui fasse des crêpes au petit matin, aucune d’entre elles ne se voit mariée avec lui, avec la maison respectable et les gamins qui courent après le chien dans le jardin. Il ne fait pas partie de ces gens-là. Des gens respectables. Reese est celui avec du sang sur les mains, avec des lourds secrets, celui ombrageux qui ne parle jamais de ce qu’il ressent de ce qu’il a fait dans la journée, si ce n’est pour dire des inepties irréfléchies qui agacent et agressent. Définitivement, il se demande encore comment Anton fait pour le supporter ou mieux, pourquoi Jason ne lui a pas encore refait le portrait pour avoir dit une connerie de trop. « Tu serais étonné de voir ce qu'une gamine peut faire aussi Holloway. Je pourrais te surprendre » Les paroles de Talia sont aussi surprenante que plaisante. Ce petit jeu du chat et de la souris va les mener directement en enfer, dans l’optique où il a encore une chance de finir au paradis. Il ne peut s’empêcher d’arquer un sourcil, soudain intéressé par ce qu’elle a à lui dire, à lui promettre alors qu’elle se joue de lui. Il sait qu’elle se joue de lui. Comme il le fait avec elle. Elle est beaucoup trop près de lui. Il le sait par la chaleur de son épiderme contre son derme, par l’odeur envoûtante de son parfum qui lui chatouille les narines. À ce moment précis, Reese Holloway ressemble plus au chat courant vainement après le point rouge lumineux du laser que du prédateur qui sait ce qu’il veut et comment s’y prendre pour en arriver à ses fins. Le matou sans griffe qui n’arrive plus à bondir sur le sofa sans ses précieux atouts. C’est comme ça qu’il se sent quand elle agit comme ça, quand elle joue avec lui avec ce sourire qu’il a envie d’effacer d’un coup de langue sur ses lippes peintes. « Je rêve de beaucoup de choses, mais pas de ça. Et ne me fais pas croire que tu n'as pas envie de savoir ce qui peut se cacher sous cette jupe noire ou que tu ne souhaites pas poser une main sur cette peau dénudée» La main de la jeune femme sur son torse est un supplice. Une brûlure qui déclenche une décharge électrique le long de son épine dorsale. Elle se joue de lui. Il le sait dès le moment où elle prend sa main pour la glisser le long de sa cuisse qu’elle écarte juste avant qu’il puisse agripper sa peau si douce. Elle s’échappe aussi rapidement qu’elle est venue à lui, lui tournant le dos. Elle n’est pas innocente. Elle sait l’effet qu’elle lui fait, elle sait qu’elle perd ce petit jeu, qu’il n’y a pas de gagnant à la fin. Ni elle ni lui. Mais Reese refuse de s’avouer vaincu, pas encore, pas maintenant. Il se contente de prendre quelques gorgées de sa bière pour calmer un peu ses battements de son cœur avant de répliquer. « Si tu veux savoir, j’ai aussi curieux de savoir ce que ça fait de se faire guillotiner, c’n’est pas pour ça que j’ai envie d’essayer. Et j’apprécierais que tu ne mentionnes pas ça au patron, ça pourrait lui donner des idées. Ce serait dommage de perdre une si jolie tête, non ? » Du grand Reese tout ça. Elle est bien placée pour le savoir. Il détourne la conversation, place précautionneusement ses pions sur le terrain de jeu. Il se croit presque dans Harry Potter, avec cet échiquier géant et les pièces meurtrières qui manquent de tuer le rouquin. Il sait que s’il ne fait pas suffisamment attention, elle risque de lui arracher la tête d’un coup de chaise en pleine gueule et il préfère de loin l’éviter. « Quels autres secrets tu peux cacher derrière cet air de vilain garçon au sourire charmeur Reese ? Qu'est ce que tu vends aux femmes pour les inciter à te suivre pour une nuit ? » Il aussi les épaules, l’air de rien, les mains dans ses poches. La tronche d’un ado qui ne sait pas trop de quoi on parle. « Des secrets ? Allons, je ne leur vends rien. Je ne suis pas une espèce de pervers qui doit attirer les femmes avec des cadeaux ou des promesses. Ça s’appelle du charme sweetheart. » Il dépose sa bière sur la table là plus près de lui, s’approchant dangereusement d’elle. Trop dangereusement. Autant pour elle que pour lui. C’est ce qu’il réalise quand ses doigts se referment sur son poignet alors que son autre main caresse sa joue sans aucune pudeur. « Et quelque chose me dit que tu n’y es pas insensible. »

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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 17 Nov - 13:18

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I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.




Il n'y avait rien de plus étrange que le désir, que ces pulsions si fortes qu'elle pouvait parfois en venir à contrôler un être tout entier, à le laisser perdre pied dans un univers différent, où la raison n'avait aucune existence, où plus rien n'existait réellement à part cet élan si fort. Ce n'était pas pour rien que l'on aimait dire qu'il était possible de brûler de désir pour une autre personne. Cela pouvait être le cas parfois. Quand l'être face à soi faisait taire tout soupçon de réflexion et poussait à prendre une décision incontrôlée, tout juste écrite par le feu irradiant chaque goutte de sang se distillant dans l'organisme. Talia Shephard connaissait trop cette sensation, cette adrénaline si forte qui parfois s'imprégnait de son âme et laissait ses cellules en cendre. Elle avait été confrontée à ce genre de sensations à plusieurs reprises, face à des hommes ayant souvent le même style. Parce qu'il y avait ceux avec qui elle préférait jouer, avec qui elle pouvait laisser parler cette noirceur que l'on apercevait en une observation profonde de ses iris. Elle appréciait les mauvais garçons, ceux aux regards profonds, un peu brisés eux aussi par l'existence. Elle aimait le danger qu'ils représentaient, le risque qu'elle prenait dès lors qu'elle s'approchait trop près d'eux, tel un ange risquant de noircir ses ailes avant de les brûler. Elle avait cessé d'être un ange depuis bien longtemps. A la seconde où le père de cette famille d'accueil l'avait regardé avec trop d'insistance. Il l'avait fixé avec les yeux gorgés de plaisir à son encontre et le diable dormant dans la tête de la jeune adolescente avait pris le contrôle. C'était lui qui avait répondu à sa place et depuis il avait été impossible pour elle de le faire partir. A maintes reprises, elle avait essayé qu'il disparaisse, elle avait tenté par de multiples méthodes, mais c'était impossible. Parce que c'était ce qu'elle était. Elle était ce démon. Et elle avait beau faire semblant, le cacher autant que possible, le canaliser grâce aux sports de combat, quand il était question de pur plaisir charnel, il la possédait totalement. Elle le laissait parler, il dominait chacune de ses décisions car quand elle se mettait en danger, elle exultait presque. Elle se sentait vivante. Même Alec, à l'époque où elle le fréquentait n'était pas l'homme d'aujourd'hui. il était moins bon, plus obscur et cela lui avait plu. Elle avait souhaité s'en rapprocher, le laisser la conquérir totalement. Chaque fois qu'elle était en compagnie de Reese Holloway, elle ressentait des émotions tout aussi puissantes et dangereuses. C'était l'exact opposé d'une bonne idée, elle prenait le risque de laisser toute sa peau se calciner dans les tréfonds de l'enfer, pourtant ses prunelles sombres avaient ce soupçon de magnétisme, capable de la happer dans un monde à la fois effrayant et attirant au possible. Il y avait de ces soirs où elle rebroussait chemin, comme pour prendre la fuite face à une fin annoncée et il y avait des longues soirées où ses penchants à l'autodestruction prenaient le dessus. Elle le provoquait, elle le séduisait, telle une veuve noire renfermant son piège peu à peu autour de sa proie. Elle était la prédatrice, il était son dîner, sauf que dans ce jeu sans gagnant, chaque mot renversait les rôles. Si elle était capable de tisser sa toile autour de lui, il parvenait lui aussi à la chasser. Parce qu'ils aimaient jouer l'un de l'autre, prêts à observer qui allait perdre le premier, qui allait finir par céder. Car Talia avait cette certitude indéniable que leurs envies les tiendraient en échec un jour ou l'autre. Néanmoins, au lieu de disparaître sous la surface de la terre, de se protéger, elle allait toujours plus loin, elle poussait à bout l'homme face à elle, mais le simple contact de la main chaude de Reese sur sa cuisse froide l'irradia. Tel le fer chaud marquant sa peau pour l'éternité. Parcouru le long de son échine par des frissons douloureux, elle se recula, tentant de faire disparaître cette chaleur attrayante.   « Si tu veux savoir, je suis aussi curieux de savoir ce que ça fait de se faire guillotiner, ce n’est pas pour ça que j’ai envie d’essayer. Et j’apprécierais que tu ne mentionnes pas ça au patron, ça pourrait lui donner des idées. Ce serait dommage de perdre une si jolie tête, non ? ». Elle ne le regarda pas et ne put s'empêcher de rire légèrement, profitant des quelques mots du jeune homme pour faire redescendre cette tension presque électrique entre eux. Il trouvait une manière bien à lui de prendre l'avantage, de retirer quelques fils de la toile de l'araignée pour mener le combat à armes égales. « Pauvre Reese sans tête, ce serait terriblement triste pour toutes tes admiratrices. Je les vois bien se regrouper pour créer un temple à ton effigie.  », répondit-elle faisant mine de réfléchir, la main sur le menton. Elle avait cet air malicieux dans ses prunelles, celui d'une petite fille s'amusant grandement. Et c'était le cas, chaque fois qu'elle était avec lui. Elle avait beau savoir qu'elle s'approchait trop près de cette ligne risquant de marquer la fin d'un destin lumineux, elle s'amusait avec Reese. Cette aura remplie de mystères autour de lui, elle rêvait d'en trouver la clé pour en découvrir tous les secrets, alors elle s'en approchait doucement, à pas de chats, dissimulant ses interrogations derrière un regard innocent et un sourire angélique. Un ange déchu par les ténèbres probablement.  « Des secrets ? Allons, je ne leur vends rien. Je ne suis pas une espèce de pervers qui doit attirer les femmes avec des cadeaux ou des promesses. Ça s’appelle du charme sweetheart. » . Sa voix s'attarda plus longtemps sur le dernier mot, l'accentuant avec un rictus au coin des lèvres qui aurait pu la faire vaciller immédiatement. Elle le sentait, quelque part dans son âme tentait de la prévenir, de l'inciter à se sauver. Cependant, elle n'en faisait rien, immobile elle le regarda se rapprocher encore plus près d'elle. Trop près pour que la raison l'emporte et pour que les désirs s'éteignent. Au contraire, chaque pas qu'il faisait alimentait les braises pour que le feu renaisse. Elle crut presque ce temps venu quand elle sentit ses doigts sur son poignet et cette main se balader ostensiblement sur sa joue. Elle leva la tête, afficha un air impassible pour ne pas dévoiler la violence de ce désir qui s'accentuait.   « Et quelque chose me dit que tu n’y es pas insensible. » . Leurs regards se croisèrent et elle s'y perdit,  hypnotisée par la beauté des flammes et le côté réconfortant qu'elle paraissait avoir. Elle se sentit vacillée, mais poussée par un instinct de survie ou un soupçon suicidaire, elle reprit le contrôle. « Moi qui pensait que tu les attirais avec des beaux discours faussement romantiques ou avec une sorte de filtre d'amour. Tu me déçois presque Holloway.  », murmura-t-elle d'un ton charmant, les lèvres si proches des siennes cherchant à l'ensorceler à son tour. Elle se condamnait elle aussi, mais elle y prenait goût. Parce que toute dans cette situation lui faisait du bien. Elle perdait la tête, mais elle oubliait tout le mauvais par la même occasion. « Et moi sensible à ton charme ? Tu es certain que tu ne parles pas de toi ? Parce que quelque chose me dit que tu n'es pas insensible à ce qui se tient juste devant toi » , ajouta-t-elle reprenant volontairement les mots du jeune homme, pour le provoquer davantage. Elle en avait besoin. Son sang battait à tout rompre dans ses tempes et la chaleur gagnait ses joues, sûrement rosies depuis longtemps. Elle n'était pourtant pas une gamine devant faire face à ses premiers émois. mais elle avait trouvé l'adversaire à sa taille. Le rival capable de la faire perdre. Elle laissa un sourire se dessiner sur son visage avant de se mordre la lèvre inférieure pour capter le regard de Reese. « Alors est-ce que tu sais déjà comment rendre ta fin de soirée et ta nuit terriblement.... agréable ? » , demanda-t-elle dans un murmure près de son oreille, insistant malicieusement sur le dernier mot, avec cette voix ressemblant à celle de la provocation incarnée. Tout en parlant, pour le faire perdre pied et accentuer cet élan aguicheur, elle laissa sa main se perdre dans ce dos masculin, le rapprochant un peu trop près d'elle; à peine séparés par de vulgaires et minuscules centimètres. Oubliant les convenances ou les règles d'espace vital, elle les mettait au défi de ne pas craquer. Seconde après seconde, son souffle chaud s'échouait sur le cou du brun et elle fut presque tentée de laisser ses lèvres se planter avidement si proche de cette jugulaire. « Vais-je un jour savoir comment tu rends la rouquine aussi folle de toi ? » , ses paroles étaient une question, une banale interrogation pour certains. Mais aussi une sorte d'invitation dès qu'on prenait le temps de lire derrière les lignes. De comprendre le véritable message enfoui sous la surface. Et libérant son poignet toujours retenu prisonnier par la main de Reese, ses doigts trouvèrent le chemin de son cou pour le frôler, tandis qu'elle sentait déjà sa peau se consumer à mesure que le temps s'écoulait.




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MessageSujet: Re: » IN THE DARK, CLOSE YOUR EYES AND TURN MY SIDE (REESE) Ven 1 Déc - 0:33


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talia shephard & reese holloway
Talia est un mystère qu’il désire percé, sans savoir comment s’y prendre. Reese n’a jamais été doué pour les limites, certes, mais il n’a jamais été doué pour les relations humaines non plus. Ses capacités sociales sont maladroites, un peu comme celles d’un enfant qui n’a pas encore apprit les règles non écrites de la socialisation. Avec lui, tout n’est que plaisanteries et moqueries, sans la moindre trace de sérieux dans ses propos, dans son attitude. Cette socialisation est loin d’être parfaite, elle lui cause des soucis important dans son quotidien. Combien de fois s’était-il fait frapper dans un bar pour une remarquer déplacé ? Combien de fois une femme lui avait jeté un verre au visage devant ses avances un peu trop poussée ou ses commentaires trop moqueur ? Il ne les compte plus. Il sait que ce manque de socialisation, cette maladresse sociale est dû à son manque de contact avec ses pairs pendant son enfance, à ce père qui l’avait négligé, préférant lui parler avec ses poings qu’avec ses mots, lui expliquant que ces gestes ne sont pas acceptable par des coups violents jusqu’à ce que la garde de son jeune fils lui soit retiré. Puis, il y a eu cette panoplie de foyer d’accueil où on ne faisait que le toléré sans jamais lui porter une attention particulière, il avait été une source de revenue pour ces foyers qui avaient déjà trop d’enfants qui le regardaient comme s’il était le monstre sous leur lit, comme s’il allait les attaquer dans leurs lits parce qu’il n’a jamais eu cette stabilité qu’eux ont. Enfant, Reese avait été de ceux, silencieux, en retrait, qui n'hésitent pas à user de leurs poings quand des enfants venaient l’embêter. Il le fait toujours d’ailleurs. Il le fait dans son quotidien également, c’est sans doute pourquoi il n’est pas devenu policier ou pompier, mais qu’il s’est mit sous les ordres d’Anton. Pour être honnête, il n’a jamais songer à faire autre chose que ce qu’il fait. Laisser cours à sa rage, à sa colère dans la violence dans laquelle il nage depuis des années maintenant. Cependant, il y  a une part de Reese qui est plus lumineuse, bien qu’il la cache sous ses airs de mauvais garçon arrogant. Cette petite parcelle de lui qui désire protéger Talia de toute cette noirceur, de toute la violence dont il est capable, de ce monde sinistre qui s’étend autour de lui et dans lequel il se noie depuis des années maintenant. Il sait cependant que ce désir ne va pas avec celui qu’il a pour la jeune femme. C’est incompatible, totalement incompatible. Comme le chaud et le froid, comme le feu et la glace. Talia est cette flamme brûlante qui fait fondre la glace qui entour son coeur depuis l’assassinat de sa mère, depuis tellement longtemps qu’il ne se souvient pas ce que ça fait d’avoir une pointe de chaleur dans la poitrine. C’est pour cette raison qu’il a tant envie de la protéger de cette noirceur qui tâche son âme comme de l’encre de chine qui se dilue dans l’eau. « Pauvre Reese sans tête, ce serait terriblement triste pour toutes tes admiratrices. Je les vois bien se regrouper pour créer un temple à ton effigie. » Il relève les yeux vers elle, la détaillant de ses prunelles, notant la lueur d’amusant qui pétille dans ses iris sombre, animant son visage comme des lumières de Noël anime un vulgaire sapin. Elle est belle comme ça, quand elle se moque si ouvertement d’elle, quand elle sourire comme elle le fait à l’heure actuel et s’il est honnête avec lui-même, il n’a qu’une envie. Celle irrésistible de poser ses lèvres sur les siennes et de la posséder, de la faire sienne. Il sait que c’est irationnelle, qu’elle ne lui appartiendra jamais.  « J’espère qu’il sera recouvert d’or, ce temple. Histoire que ma mort ne soit pas en vain.  » plaisante-t-il avant de porter sa bière à ses lèvres, avalant une longue gorgée de la boisson froide et alcoolisée qui laisse un goût de houblon sur sa langue. Reese est un homme à femmes, il le sait. Il est un véritable coureur de jupons, mais il ne tombe pas amoureux. Talia a raison de le charié avec ses admiratrices. Elles sont nombreuses à passer entre ses draps, mais pour être honnête, il ne se souvient du prénom d’aucune d’entre elles. Il se contente seulement de jouer de son charme naturelle, de son physique qui n’est pas pour déplaire les demoiselles qui passe au Viper. Il a cru que cette soirée ne sera que provocation verbales et sourires charmants, jusqu’à ce que ses doigts entre en contact avec la peau de la jeune femme, jusqu’à ce que les prunelles de Talia s’ancre dans les siennes, son visage beaucoup trop près du sien. Il peut sentir son souffle sur sa joue, son parfum dans ses narines. Il est le bateau perdu dans la brume et elle est la phare qui le guide vers falaises assassines. «Moi qui pensait que tu les attirais avec des beaux discours faussement romantiques ou avec une sorte de filtre d'amour. Tu me déçois presque Holloway.  » Il sourit, un rictus amusé, provocateur qui se dessine sur son visage alors qu’il a envie de combler les quelques centimètres qui les sépare encore tout en essayant de ne pas être le premier à craquer  sous la tension sexuelle qui règne dans l’endroit. D’un geste approximatif, il dépose sa bière sur la table, sans la lâcher du regard une seule seconde. «Ton manque de foi en moi est presque vexant, Sheppard. » susurre-t-il contre son lobe d’oreille, si près, mais tout en faisant le nécessaire pour ne pas la frôler. Il n’y aurait pas de gagnant ce soir, juste des perdants.   « Et moi sensible à ton charme ? Tu es certain que tu ne parles pas de toi ? Parce que quelque chose me dit que tu n'es pas insensible à ce qui se tient juste devant toi »    Oui, il est attiré vers elle, oui il est sensible à son charme. Trop sensible. Elle est la flamme sur laquelle il va se brûler les doigts. Elle est si belle, les joues rosies, se mordillant la lèvre, geste qui attire instantanément son regard sur ses lippes si attirantes, si invitantes. « Alors est-ce que tu sais déjà comment rendre ta fin de soirée et ta nuit terriblement.... agréable ? » Il fait mine de réfléchir, alors que sa main se balade dans son dos. D’instinct ou pas envie, il pose sa main sur sa taille, à travers ses vêtements, l’observant avec une intensité qui le fait bouillir. Il sait que Talia joue avec lui, mais ça ne fait que lui donner envie d’annihiler ces derniers centimètres.  « Je pensais à regarder Star Wars avec une bière froide » chuchote-t-il d’un ton moqueur, tout en tentant de réprimer un frisson. Essayant de contrôler l’envie de la plaquer contre le mur et de poser ses lèvres sur sa peau chaude.  « Vais-je un jour savoir comment tu rends la rouquine aussi folle de toi ? »  Talia n’a que pour simple réponse un grognement alors que le souffle de la jeune femme frôle sa jugulaire. les mains de Talia s’égare sur son cou, le geste de trop. Il relève sa main vers sa joue, la caresse, laissant son pouce caresser ses lèvres.  « Si tu insistes...» chuchote-t-il d’une voix rauque avant de plonger vers ses lèvres. Il en prend possession, pousse le vice à aller chercher sa langue, sa main la pousse un peu plus près de lui, se faisant plus ferme contre la taille de la jeune femme, jusqu’à ce que leurs corps se heurtent alors qu’il explore, joue, dévore sa bouche comme il en rêve depuis des semaines maintenant.  

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TALIA SHEPHARD AND REESE HOLLOWAY ※
I am made of scar tissue and knotted skin; thick enough to shatter glass and break the knives that cut me. I have made a game of war, and this body, gnarled and worn, held together by nothing more than stubborn, iron will, has been the only weapon I have known - forged by battles won and battles lost. So go on. Triggerfinger. Let me taste the powder, see the sparks, feel the fire. Shoot me down, down, down; I’ll rise from the ashes with your bullet in my hand, and I will give it back to you in pieces.




Cette brune au regard pouvant ressembler à celui d'une enfant innocente mais au regard rempli d'une noirceur sans pareille, pareille à celle du plumage d'un corbeau aimait les hommes. Dès lors que la provocation venait régnait en pièce maîtresse d'une conversation, elle se transformait totalement, dévoilant son véritable jeu, celui dissimulé derrière une apparence un peu fragile. Elle n'était pas une douce ingénue et il suffisait de l'écouter. De voir le sourire charmeur qu'elle lançait à Reese pour comprendre qu'elle maîtrisait toutes les règles de la séduction. Contrairement aux règles de l'amour pour lesquelles elle n'avait jamais obtenu la clé du cadenas ouvrant ce livre supposé magique. Il fut un temps pourtant où elle avait aimé. Elle était jeune, encore un brin insouciante et deux hommes étaient parvenus à se frayer un chemin un peu sinueux, un brin escarpé jusqu'à ses cellules cardiaques. Peu importe si les histoires avaient été des échecs, si les liens de l'amour avaient fini par être brisés, ces deux êtres ne s'en étaient pas allés. Alec et Kane étaient restés dans son univers, elle leur avait donné une place dan sa vie, car ils étaient devenus plus importants qu'un quelconque amant. Ils étaient des amis. Et il suffisait de voir les liens entre Alec et elle pour comprendre qu'elle avait fait le bon choix. C'était ainsi que les hommes étaient faits pour obtenir une place dans son existence. Ils ne devaient pas être de quelconques amoureux capables de lui faire connaître une souffrance qui pendant trop longtemps avait été sienne. Elle ne leur laissait pas cette chance, étant nettement trop habituée à la douleur provoquée par un organe vital éparpillé en morceaux sur un sol froid et humide. Elle ne voulait pas qu'on puisse l'atteindre aussi profondément. Par le passé, elle avait connu pire qu'une histoire sentimentale explosant en plein vol, mais elle continuait de ménager son muscle cardiaque. De le tenir éloigné d'une source de tristesse. De cette goutte de trop qui la ferait perdre le contrôle total dans l'équilibre qu'elle avait construit. La gente masculine était donc un divertissement passager. Une occupation comme une autre qu'elle trouvait le soir mais avec qui elle refusait de nouer des liens, avec qui il lui était impossible d'envisager un futur. Et si jamais elle sentait de l'attachement du côté opposé, elle partait aussi loin qu'elle le pouvait, elle prenait la fuite, refusant cette possibilité, ses jambes la poussaient à disparaître telle une chimère n'ayant jamais existé. Rares étaient ceux pour lesquels elle avait un véritable intérêt. Pourtant, plus le jeu s'amplifiait avec Reese, plus elle comprenait tous les risques qu'elle prenait. Elle se connaissait, elle savait qu'il était plus raisonnable pour elle de ne pas s'aventurer trop près de cette flamme attirante. Mais telle une enfant aimant prolonger le danger, elle approchait sa main, jusqu'à sentir la chaleur se propager dans sa peau. Elle attendait le moment ultime où la brûlure cesserait d'être agréable pour devenir insupportable. Elle essayait de se raisonner, de penser avec son esprit, en pure contradiction avec toutes les autres cellules de son corps. Sauf qu'elle n'y arrivait pas. Dès qu'il apparaissait, à la seconde où ils se tenaient dans la même pièce, elle recommençait inlassablement, prête à recevoir le châtiment ultime qui mettrait fin à ce jeu incessant. Elle n'était pas celle prête à tout arrêter, trop connue pour aimer la noirceur des ténèbres. Chaque jour, elle prenait des risques, elle était celle testant ses limites pour les repousser encore plus loin, elle poussait son palpitant dans ses retranchements pour réaliser qu'elle était en vie. Que contrairement à son petit frère, elle respirait encore. Elle en avait besoin pour exister et chaque coup qu'elle donnait à la salle de sport, elle se sentait plus libre. Malheureusement, il en était de même lorsque Reese se tenait face à elle. Parce qu'il y avait ce quelque chose d'inexplicable chez lui, cette part de mystère attirante. Il était ce partenaire de jeu idéal pour s'amuser car il lui résistait et qu'il l'obligeait à devenir meilleure. Il était le reflet de cette noirceur qu'elle avait elle aussi et qui se répandait centimètre par centimètre dans son âme, telle une tâche d'encre se dispersant sur du papier. Elle aurait du choisir de s'éloigner de cette obscurité pour rejoindre une lumière plus agréable, elle n'en faisait rien. Elle préférait se tenir juste ici, les poils des bras hérissés par de furieux frissons traversant son échine à cause du chemin d'une plume sur sa colonne vertébrale. Un sourire enfantin perdu sur ses lèvres, elle observait l'homme qui la contemplait à son tour, elle cherchait à déchiffrer ce qui pouvait cacher derrière cette attitude qu'il affichait. Elle avait envie de le comprendre, de savoir qui il était, tout ce qu'elle ne faisait jamais en temps normal. Mais plus le temps passait, plus elle réalisait qu'il n'y avait rien d'habituel là-dedans. Que peut-être il la rendait légèrement différente, plus à même encore de se blesser.  « J’espère qu’il sera recouvert d’or, ce temple. Histoire que ma mort ne soit pas en vain.  », elle se mit à rire joyeusement, se moquant délibérément de lui. Elle le faisait tout le temps, cessant de compter le nombre de fois où elle s'était mise à rire par amusement à cause de lui ou pour le taquiner davantage. « En or carrément ? Parce que tu crois que je te vénère vraiment et que je vais donc te construire un temple en or ? Tu m'as pris pour l'une de tes fans ? » , demanda-t-elle sournoisement, accentuant d'autant plus la moquerie dans sa voix. Néanmoins, il n'était pas commun pour eux d'aller aussi loin, de laisser leurs pions s'approcher aussi dangereusement de l'intransigeance de la reine de l'échiquier. En rompant les centimètres entre eux, en faisant naître un contact entre leurs deux corps, ils cessaient de suivre les règles, franchissant une ligne probablement trop proche du précipice. Elle le sentait dans son sang, dans ses entrailles s'emballant trop fortement, dans sa boîte crânienne faisant face à un capharnaüm sans début ni fin. A l'endroit même où les doigts du jeune homme s'étaient posés sur sa peau, elle avait cette sensation de chaleur, à la limite de la radiation. Elle était cet être enfermé dans le froid de l'hiver retrouvant une source de feu pour survivre. Et cela lui plaisait, elle y goûtait sans dissimuler l'envie qui la possédait et qui provoquait des pulsions la poussant à la limite de l'implosion.   «Ton manque de foi en moi est presque vexant, Shephard. », ce n'était pas les mots de Reese qu'elle entendait, il n'y avait que son souffle à quelques millimètres de son oreille, si proche de son épiderme qui parvenait à l'atteindre. Il était trop proche, si près qu'elle avait senti l'air sortant de la bouche du jeune homme s'échouer nonchalamment sur son cou. Elle ferma les yeux, tentant de son mieux pour ne pas être celle qui craquerait pour que ses lèvres viennent se poser sans ménagement sur celles du brun. C'était contre elle qu'elle menait un combat et nullement contre Reese. C'était elle qu'elle devait empêcher de sauter de la falaise dans un océan rempli de dangers. Mais à chaque seconde, elle gagnait des centimètres vers le bord, les yeux rivés sur le paysage et sur le saut qu'elle s'apprêtait à faire. « Pourquoi devrais-je croire en toi dis moi ? », rétorqua-t-elle ne montrant aucune gêne, cachant avec précaution ce qui l'animait à l'intérieur de son être. Ce feu qui était en train de carboniser ses cellules les unes après les autres. Il était trop tard pour qu'elle recule, un pied en avant, elle brisait toutes les chaînes la retenant toujours. Elle ne l'embrassait pas, malgré tout elle faisait pire. Elle le touchait, elle caressait sa peau à travers ses vêtements et elle y prenait goût, sachant parfaitement qu'elle ne pourrait pas s'arrêter là. Qu'elle allait avoir besoin de plus et qu'elle serait surtout incapable de s'en aller à présent. Car elle ne contrôlait plus rien et d'autant moins la saveur si plaisante des mains de Reese se fermant avec fermeté sur sa taille.   « Je pensais à regarder Star Wars avec une bière froide », elle aurait pu rire ou continuer de se moquer si elle en avait toujours la force. Si son esprit n'était pas à quelques degrés de cette fusion qu'elle avait craint, mais qu'elle attendait maintenant avec une certaine forme d'impatience, pour qu'enfin le supplice dans son organisme cesse et que l'incendie ravage tout. Tels des électrons libres, ses doigts se mirent à parcourir la partie la plus fine du cou du brun à la recherche de l'annihilation totale entre eux. Elle l'implorait presque de mettre fin à ce calvaire qu'ils se faisaient vivre en résistant plus longtemps. « Si tu insistes...», il ne lui laissa pas le temps d'ajouter quoi que ce soit ou de lui répondre. En une simple seconde, il posa ses lèvres sur les siennes, et ce fut toute sa chair qui s'éveilla. Partout, la chaleur fiévreuse devint si brûlante qu'elle sentait tous ses tissus s'embraser. Avec une ferveur non dissimulée, elle lui rendit le baiser, entourant ses bras autour de son cou, se faisant plus possessive sur cette bouche qu'elle avait tant désiré. Sur cet homme qui avait réussi à franchir le premier mur jusqu'à son âme. Emportée par la passion du moment, ses mains se perdirent dans la chevelure sombre du responsable du chaos ravageant son esprit, les pulsations cardiaques proches d'atteindre une apogée signifiant une explosion fatale. Sauf qu'elle s'en fichait et elle continuait,. Parce qu'elle avait toujours besoin de plus, elle en redemandait, car même un baiser n'était pas suffisant pour la calmer. Au contraire, cela amplifiait tout. Et même proche d'une asphyxie, elle laissait les molécules d'air disparaître de ses poumons les unes après les autres. Pourtant à bout de souffle, l'instinct de survie prit le dessus et elle se détacha de lui. Les joues rougies, les yeux noircis par le désir, elle osa relever le visage vers lui, arrêtant son regard sur les lèvres à l'effet magnétique sur elle. « C'est comme ça que tu t'y prends alors ? », elle ne savait même pas pourquoi elle se sentait obligée de poser une question aussi futile. Comme pour dissimuler tout l'effet qu'il avait pu lui faire. La détonation qu'il avait provoqué dans son squelette. Pour une fois, les mots lui manquaient, elle ne les maniait plus avec assurance, ni une certaine indécence, à la limite de l'insolence. Il avait réussi à la faire taire, à la troubler plus qu'elle ne le pensait possible. Ou envisageable. Au lieu de se dérober, gagnée par une soif aucunement comblée, ce fut elle qui s'empara une seconde fois de ses lèvres. Et avec empressement, elle l'attira plus près d'elle, abandonnant toute idée de distance entre eux. Elle se délectait de cet instant et telle une prédatrice encerclant sa proie, l'espace de quelques battements d'aiguille sur une pendule, elle prit le contrôle de l'échange, ne se gênant pas pour le défaire de la veste qui le camouflait trop. Elle poussait le vice, ses doigts explorant le dos de son partenaire à travers le simple tissu d'une chemise si fine qu'elle pouvait sentir les muscles se contracter à mesure qu'elle les touchait. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, ayant coupé toutes les connexions nerveuses entre son cerveau et son muscle cardiaque mais elle continuait davantage, ne parvenant pas à s'arrêter.





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