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No hope for the weary. - Sonam

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MessageSujet: No hope for the weary. - Sonam Sam 29 Juil - 4:04

No hope for the weary. - SONAM
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Les journées d'été peuvent sembler longues sous un ciel aussi tapant. Tu avais oublié la signification exacte du "farniente", à ne rien faire pendant tes jours de repos bien trop rares. Tu regardes l'heure tourner sans alarme, ton bipeur toujours à tes côtés, sans signaux, ce qui rend la journée encore plus merveilleuse. Le milieu médical s'avoue impitoyable à bien des moments, mais c'est bien parce que tu aimes ton métier que tu ne flanches pas à ton tour. Alors, tu te reposes; tu savoures ce silence qui comble le vaste intérieur et l'odeur du Pasulj prebranac qui émane de la cuisine, une spécialité serbe que seule la matrone peut en prononcer le nom sans accroc. C'est à toi de concocter le repas du soir, maintenant rassuré de savoir que Sonia ne te ferait plus faux bond une nouvelle fois, message à l'appui, les verres à vin et la bouteille déjà installés sur la table, attendant de voir la sollicitée franchir le seuil de la porte en toute fin de cuisson. Le crépuscule fait lentement son apparition, comme en témoignent les nuances orangés qui embellissent le jardin encombré par une piscine encore bâchée, depuis trois ans exactement. Heureusement, plus pour longtemps. Un mois après votre escapade à Yellowstone, tu constates avec aisance le dépérissement de ton union avec Sonia; tout semble si beau et si merveilleux, mais encore loin d'une certaine époque. C'est comme si tu réapprenais à la connaître, en apprivoiser une nouvelle; le courage personnifiée en ses traits, et l'avenir qui vous sourit à grandes dents. Tu es heureux, oui. Fier, mais pudique. Pensais-tu tirer un trait définitif sur tes mensonges et les remords qu'ils accompagnent : au final, tu les vois s'accentuer de plus en plus. Il ne suffit que d'entendre son rire esclaffé et bien singulier, pour ressentir à nouveau ces émotions contradictoires, le partage et l'affection d'un côté; ta propre pénitence et un vide persistant de l'autre. C'est un fait, rien ne s'acquière en un claquement de doigt et le fil reste encore fragile entre vous, fragile et tangible à la fois.
Tu décides d'aller débroussailler un peu ta barbe, madame ne l'aime pas tant que ça d'après ses dires, quand toi, tu y trouves un certain charme. La salle de bain est agencée à la suite parentale, l'occasion pour toi de préparer la petite playlist du soir sur l'ordinateur commun, dont l'écran affiche au simple coup de souris un mail sur le compte de Sonia. Et toi qui, d'ordinaire, rattrape son manque de discrétion par simple clic sur la petite croix rouge, te retrouve par mégarde intrigué par les écritures en grosse police. Sonia te disait encore la veille que toute ces histoires de procès allaient se régler sans casses quand les signaux d'alarme de Myles Larson annoncent le contraire. Tu tombes de plusieurs étages au fil de tes lectures, et encore, tu n'oses pas aller jusqu'au bout quand tu entends résonner la porte d'entrée, sans vraiment avoir le temps de digérer le fait que, non, elle n'est pas honnête. La frustration est-elle que l'accueil que tu lui fais s'en ressent également; pc portable à la main, tu débarques en furie dans le salon, sans même laisser le temps à ton épouse de se relaxer après une  possible longue journée, ni même un bonsoir, ni même un sourire; juste le regard accusateur, et la page mise à l'évidence. " Tu m'expliques ?"



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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam Jeu 3 Aoû - 19:49

NO HOPE FOR THE WEARY.
Sonia Levinson & Adam Levinson. (#2)
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est au tour d’Adam de préparer le dîner. Un plat serbe dont je suis incapable de prononcer le nom, une spécialité de sa mère qu’il tente de reproduire. Qui suis-je pour juger les efforts de mon mari quand le seul plat que je réussi se résume à casser des oeufs sur une poêle. La cuisine n’a jamais été mon fort et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Alors quand vient mon tour de cuisiner, j’essaye de reproduire des recettes simples ou des salades; parfois il m’arrive de tricher me faisant livrer à domicile des plats préparés. Plus jeune, personne n’a songé à m’apprendre les bases. Je me contentais de glisser les pieds sous la table sans jamais me demander de quoi ceci était fait. Je m’autorisais même à faire des chichis, refusant de manger des petits pois, du chou-fleur ou des carottes. Impossible de m’en faire manger plutôt me couper le bras et quel horrible trahison de m’en servir sans me tenir compte. C’est ainsi, ces trois ingrédients sont bannis de mon alimentation, malgré mon âge je boude en leur présence. Adam et moi avons retrouvé un semblant de sérénité dans notre couple. Le séjour à Yellowstone nous a fait beaucoup de bien. La journée a été longue, d’autant plus que la clim’ a cessé de fonctionné pendant toute la réunion. Bien sur, je n’ai pas de vacances - pas cette année. J’ai rêvé toute la journée de pouvoir enfin retrouver mon petit mari et ma maison et surtout de pouvoir retirer ces putains d’escarpins. Pendant que Jack Malone parle - j’envoie quelques messages cochons à Adam de quoi pimenter notre petit tête à tête. J’ai vraiment envie d’arranger les choses, pourtant à côté ça je n’arrive pas à oublier ce que j’ai fait. En réalité, je sais que notre histoire ne tient plus que sur un seul fil. Alors je fonde tout mes espoirs dessus, pensant que peut être on arriverait à faire tabula rasa du passé. Adam m’avait proposé de renouveler nos voeux. Si pour beaucoup ce n’était que des futilités pour nous c’était l’occasion de se donner une nouvelle chance. Nous avions eu une période de crise trop longue, notre amour avait été ébranlé par la perte de notre seul enfant. J’avais fini par me complaire dans une relation qui ressemblait plus à une collocation qu’une vie de couple. Pendant deux ans, je tenais coupable cet homme de ma stérilité et j’étais incapable de le laisser partir. Je jouais sur sa culpabilité parce que j’avais besoin d’un coupable. Pourtant c’était un fait, j’étais stérile. Il fallait tôt ou tard que je me fasse une raison.

Si la plupart de nos problèmes étaient réglés, je tenais Adam loin des miens parce que j’étais à peu prêt sur de pouvoir tout gérer toute seule. Il y avait d’un côté Myles que j’évitais par peur de recommencer et cette putain d’affaire qui pouvait me coûter gros. Il était un peu plus de 20 heures lorsque j’arrivais devant chez nous. Je sonnes une première fois et m’impatientant face à la lenteur d’Adam, je décide de chercher mes clefs au fond de mon sac. A peine la porte poussée, je remarque la tronche que tire mon mari, notre ordinateur en main. Je comprends assez rapidement la situation lorsqu’il me demande des explications, en l’espace de quelques secondes je fais le rapprochement avec Myles et intérieurement je suis assez soulagée de savoir qu’on a jamais discuté de notre petite aventure par mail. Je soupire parce que dans le fond je sais que j’aurais dû le tenir au courant plus tôt. Je passais en jugement bientôt et je feintais que tout allait bien. Je faisais mine que c’était un petit problème pas de quoi s’alarmer. Alors, je m’approche de mon mari prend l’ordinateur : «  C’est trois fois rien, Myles a tendance à exagérer. J’ai juste oublié de lui envoyé des documents. » le rassurais-je, bien que la réalité était un peu plus alarmante que ça. « Je t’ai déjà expliqué ce que l’on me reprochait, t’en fais pas c’est des bobards tout ça. » continuais-je, sans être jamais entré dans les détails avec lui. « S’il te plait Adam, ne rend pas les choses plus compliqués que ça ne l’ait déjà. Je t’ai dis que je gérais alors fait moi confiance. » dis-je en fermant l’écran.
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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam Ven 18 Aoû - 23:41

No hope for the weary. - SONAM
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Le stress fait partie intégrante de ta vie, qu'il soit là au travail ou lors de vos mauvaises passes avec Sonia, cela fait bien des années que tu as appris à prendre sur toi. Toi qui passerait presque pour un homme calme, froid, impassible, combien de fois as-tu ramassé ta femme dans la chambre de la petite, combien de fois as-tu pris sur toi quand ses paroles assassines, ses reproches, t'atteignaient sans te permettre de lâcher prise, toi aussi ? Tu n'avais pas le droit de perdre pied, encore aujourd'hui, quand votre couple se refait la beauté des premiers jours malgré les traces indélébiles de vos épreuves et de votre passé commun, tu devais acquiescer d'un signe de tête pour laisser le dernier mot; tu n'aimes pas te battre, surtout pas avec elle. Et quand ta jolie femme en profite, tente de tirer profit de ton accalmie face à l'accueil que tu lui réserves, tu n'es pas dupe. Et cette fois-ci, tu ne veux pas laisser passer. "Trois fois rien ?!" Tu répètes, tu constates. Et tu n'as sûrement pas à t'en mêler, mais le ton hargneux que tu emplois, lui, te trahit. Elle te rend folle, c'est un fait. Sa voix douce et philosophe t'apaise malgré toi, tu la laisses finir dans son discours, bien que dubitatif. Quand l'écran se clape, que l'ordinateur se pose sur la table, quand elle n'omet pas de sortir le jeu de la confiance, tu vois rouge. Tu fuis les marques d'affections, instinctivement. Toi qui pensais être l'unique fautif de votre dégringolade durant tout ce temps, tu te rends compte que bien des secrets restent encore inavouables dans votre couple, dans les deux camps. Et ça te tue de penser qu'elle ne te parle pas, qu'elle se laisse aller quand elle veut te persuader du contraire. Tu commences à douter de son enthousiasme vis-à-vis de Yellowstone, vis-à-vis de vous aussi. " Et j'ai de la merde dans les yeux peut-être ? Tu ne gères rien et tu le sais !" Bien-sûr que ça te fait mal de t'adresser à elle de manière aussi abrupte mais les faits sont là et l'évidence aussi; elle ne te fait pas confiance, non. Au final, peux-tu réellement lui jeter la pierre ? Tu soupires, reprend le contrôle de tes émotions, bras croisés. " Tu pensais quoi ? Que j'allais attendre bien sagement qu'on hypothèque la maison pour rembourser la dette de tes conneries ?" Deuxième claque, tu te perds dans tes termes, dans ta grondeur et dans ta culpabilité. C'est bien facile d'accuser autre que sa petite personne mais le fait est qu'elle est la première à exagérer. Tu as eu ouïe des scandales de son émission, tu les as même fermement condamné mais jamais n'as tu tourné le dos à ta femme à ce propos et jamais l'idée même ne t'a traversé l'esprit. Qu'est-ce qui bloque alors ? Et où en êtes-vous vraiment ? Tu détestes les questions sans réponses.



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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam Mer 23 Aoû - 11:22

NO HOPE FOR THE WEARY.
Sonia Levinson & Adam Levinson. (#2)
It's been a long day without you, my friend And I'll tell you all about it when I see you again.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’accueil que m’avait réservé Adam était glacial, de quoi me faire perdre patience également. Pourtant, j’étais fautive et je préférais adopter une stratégie qui se veut rassurante pour qu’aucune dispute n’éclate. Je n’étais pas d’humeur à faire voler des assiettes alors je prenais sur moi. Il y avait beaucoup de non-dit, malgré que nous étions dans une optique de réconciliation. Quelque chose avait cessé d’exister après la perte d’Anna, on avait beau essayer de recoller les pots cassés, cet épisode nous avait brisé et je n’arrivais pas à faire totalement confiance à mon époux. Il y avait des sujets qui ne concernait que moi et je ne voulais pas qu’il s’en mêle. De toute façon, il n’allait que compliquer les choses en essayant de m’aider. Il ne connaissait pas vraiment ce milieu, il était parfois choqué ou énervé quand je me mettais à lui raconter ce qui m’arrivait en journée. Au fond, il était comme mon père, incapable de comprendre vraiment mon quotidien. C’était surement pour cette raison qu’ils s’appréciaient autant. Le gendre idéal. « Adam, calme toi! » lui intimais-je d’arrêter de peur que les choses ne dégénère. Au lieu de ça, il continue de s’énerver de plus belle. Je fronce les sourcils loin d’être intimidé par ses mots. « «Bien sur que je gère et Myles aussi. » le contredis-je à mon tour d’une voix légèrement plus élevé parce que je commençais légèrement à être irrité par son comportement et je ne comptais pas passer la soirée sur ce sujet. « Écoute Adam, laisse tomber, d’accord? » tentais-je une nouvelle fois de l’amadouer. Seulement lorsqu’il se met à délirer sur le fait d’hypothéquer la maison, je ne peux m’empêcher de soupirer en le toisant du regard. « C’est comme ça que tu me soutiens? » lui demandais-je sans vraiment lui laisser le temps de répondre. «  Hypothéquer la maison, tu crois vraiment qu’on en arrivera à là? » je lâche un rire mauvais, d’un côté j’ai envie de tourner les talons et de le laisser se calmer mais de l’autre je butte sur le mot ‘connerie’. Je sais que ses mots dépassent sa pensée parce qu’il est énervé mais il y a une part de vérité qu’il cache surement. Adam ne prend pas au sérieux mon job et ne l’a jamais vraiment pris. Comme papa encore une fois. «  Je te signale que c’est aussi grâce à MES CONNERIES qu’on vit dans cette maison. » lui dis-je pour me défendre, bien que ça me restait toujours en travers de la gorge. «  Et maintenant, je te le demande pour la dernière fois de ne plus te mêler de mes affaires. » l’agressais-je. Mon ton n’avait plus rien de doux. Vexée de ce qu’il avait dit mais surtout j’essayais d’inverser les rôles pour me dégager de la situation. Je manipulais sans cesse les gens, parfois à mon insu. Je n’aimais pas être en tord alors je trouvais toujours la manière de retourner la situation à mon avantage.
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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam Mer 20 Déc - 3:41

No hope for the weary. - SONAM
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Et ça repart sur un tour de carrousel. Tu n'aimais pas te disputer avec ta femme. Jusque là, rien de plus normal. Mais ce caractère affirmé qui jadis te séduisait davantage, te sature aujourd'hui. Sonia n'est pas une grande discrète, elle a toujours aimé le spectacle, la directive et les acclamations. Tu clamais fièrement à l'époque qu'elle avait repimpé ta vie jusqu'à ton dernier souffle. Les projets affluaient et elle ne tenait jamais en place. Alors, forcément, un regard extérieur serait tenté de penser qu'elle porte la culotte à la maison quand ton orgueil refuserait de l'admettre. Vous êtes juste complémentaire, ou du moins totalement différent, pour ne pas dire à l'opposé. Tu as rarement eu ton mot à dire et quand tu te décidais toi aussi à vouloir tant bien que mal affirmer tes positions, les soirées ne faisaient pas long feu, parce qu'il faut dire que tu avais toi aussi ton petit caractère, à la différence que tu n'aimais pas te donner en spectacle. Alors tu finissais pas abandonner pour voir la frimousse satisfaite de ton épouse et ça te rendait heureux. Mais aujourd'hui, tout a changé. Depuis presque 4 ans, exactement. Votre couple en pâtit parce que quelque chose s'est brisé en vous à titre personnel. L'émotivité de Sonia s'est décuplé quand la tienne s'est considérablement diminué, en apparence seulement. Aujourd'hui, les tons montent crescendo parce que vous ne vous comprenez plus et c'est a celui qui criera le plus fort que tout se joue. Une autre réaction t'aurais surpris venant d'elle, même si tu pensais vainement que votre escapade signifiait vos retrouvailles, qu'assez de mots avaient été posés pour que votre mariage connaisse son second souffle. " Vous gérez ça hein ? Parce qu'il a l'air vachement confiant là, ton super avocat ! " Ou son ami professionnel, au choix. Le genre d'ami qu'on ne présente pas au mari. fais lui confiance et tais toi. Tu pourrais aussi très bien te demander pourquoi elle te cache cette avancée nulle dans l'affaire quand tu sais le temps qu'elle passe avec ce gars, mais t'es pas du genre à psychoter et heureusement ; tu ne donnerais pas cher des murs si vous vous lanciez dans ce genre de débat. Alors t’encaisse, ce qui n'empêche inévitablement pas le ton de monter entre vous. Déjà harassé par ta semaine de travail sans compter ton bipeur faisant des siennes à peine les pieds sous la table, cela ne t'aides pas pour choisir avec sagesse les termes à employer face à la tornade blonde. Sur le moment, tu prierais pour qu'il sonne. Parce que des dîners improvisés avec ton épouse comme ce soir ne vous sont donnés qu'à de rares occasions qui, visiblement, vous suffisent à tout gâcher. Si c'est toi qui a lancé le sujet en premier, hors de question que sa culpabilité devienne la tienne, tu en as déjà assez à porter sur tes solides épaules. " Je sais pas où on en arrivera, mais j'ai pas tellement envie de venir te rendre visite au parloir. " Le pire étant que tes mots n'avaient rien de disproportionnés. Les risques, bien que faibles dans ce système monnayable, étaient là. Tu savais qu'elle s'était mise dans un sacré pétrin, mais à ce stade.. Jamais tu n'aurais pensé qu'elle avait pu te mettre autant à l'écart. " Tu croyais que t'allais me la faire ? Je suis pas ton père, ni Malone, ni qui tu veux, alors tes affaires, j'vais m'en mêler encore et encore et ce tant que tu resteras ma femme, t'as compris ?! " Enchaînes-tu à peine sa phrase terminée. Son ton sec et menaçant n'a rien de sinistre à tes yeux. Vous réveillerez tout le quartier s'il le faut. Ridiculement, vous en etiez rendus au point de départ, à ces heures interminables et ces dialogues de sourds dans vos thérapies de couple, tu avais remué ciel et terre ces derniers mois pour panser ta conscience, sauver votre mariage en premier lieu. Tu aurais pu lâcher l'affaire depuis bien longtemps si cela n'avait pas été le cas d'ailleurs. Parce que ce masque de malhonnêteté que Sonia porte, tu le vois bien, tu le haïs ce soir parce qu'il est là. Parce que tu la sens sincère quand la moindre occasion de te faire des reproches se présente, plus autrement.



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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam Ven 29 Déc - 13:37

NO HOPE FOR THE WEARY.
Sonia Levinson & Adam Levinson. (#2)
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le ton était donné, ce soir aucun de nous n’aura raison, ni tord. À qui criera le plus fort pour faire entendre ses idées. Dans le fond, j’étais indéfendable, je le savais. Bien sur, le mieux était encore de s’excuser et l’affaire était plié, seulement Adam ne comptait pas s’en arrêter là. Il voulait des explications, il était tombé malencontreusement sur mes mails échangé avec mon avocat. Je me maudissais intérieurement de ne pas avoir fait attention à mes courriers, moins il en savait et mieux je me portais bien. Je n’avais rien dit à Adam parce que je ne voulais pas l’inquiéter et je n’étais pas prête à l’entendre me dire combien cette histoire était aller trop loin. Ma télé-réalité avait été mon plus grand échec après celui de ne plus pouvoir enfanter. Si je tenais Adam responsable pour le second, le premier était uniquement de ma faute. J’étais partie loin pour mon émission et bientôt j’allais en payer les pots cassés.  Atteinte du syndrome de l’Autruche aigu, il me mettait désormais face au problème. Surement, était-il le seul d’ailleurs à m’aimer autant pour me faire comprendre à quel point j’étais dans la merde jusqu’au cou. Mon optimisme et celui de Myles me donnaient l’espoir que bientôt tout cela n’allait être que de l’histoire ancienne. Et si ce n’était pas vraiment le cas? J’essayais de ne pas y penser. Lorsqu’il se met soudain à parler de Myles, je me sens rougir de colère, de honte? Peut être les deux. Adam n’avait aucune idée de ce qui s’était passé entre le super avocat et moi. Surement ne l’aurait il pas appelé ainsi, s’il avait une once de soupçon sur le fait que je l’avais trompé avec. Une fois, juste une seule fois, assez pour faire surgir cette putain de culpabilité à chaque fois que je me retrouvais nez à nez avec mon mari. Il est hors de question de faire voler dix années de mariage pour une histoire de cul sans importance. Ou peut être que si, elle avait eu son importance. Assez pour m’ébranler d’une routine malsaine qui s’était installée dangereusement après la mort de notre fille. Ce n’était pas réellement dix ans de mariage, mais plutôt six et quatre ans de faux-semblants, de tortures et d’attentes interminables. Notre couple ne tenait plus qu’à un fil malgré les efforts que nous voulions bien faire chacun de notre côté. Adam était le mari et le gendre parfait. Il faisait l’unanimité auprès de mes copines et de ma famille, suscitant même la jalousie de certaines. Contrairement à moi, il était très apprécié de part sa gentillesse et son altruisme. Parfois, je me demandais ce qui avait bien pu nous rapprocher, c’était clair que dans l’histoire j’avais le mauvais rôle. «  Arrête! » hurlais-je finalement sur lui, essayant de me boucher les oreilles. «  Arrête! Arrête! TU ME SAOULES! » répétais-je en criant plus fort, à défauts d’arguments et fatiguée de me faire remonter les bretelles comme un enfant. De colère, je jette l’ordinateur au sol qui ne résiste pas à la violence du choc. Je sens les larmes m’envahir, mon émotivité a une fois de plus raison de moi. C’est plus fort que moi : «  TU NE SAIS RIEN DU TOUT, Tu n’es même jamais là pour moi. » continuais-je hystérique face à la situation. Je me sens prise d’un mal être, le fait qu’une fois de plus Adam n’est pas là pour moi me fend le coeur. Je continue dans mon excès de colère, que j’ai du mal à contrôler. « Adam le COURAGEUX, le BON SAMARITAIN. Que dis-je? MONSIEUR PARFAIT, obligé de supporter son hystérique de femme! » un brin sarcastique, bien que le fond soit totalement pensé. Ma réaction est disproportionnée, je vois bien la mine dépitée d’Adam. Mon rire est mauvais. J’essaye de me calmer mais vu la situation c’est plutôt difficile. : «  Je sais même pas ce qu’on fou encore ensemble… » crachais-je une nouvelle fois, essayant de retrouver un semblant de voix normale. Après tout, ce n’était pas ça l’idée que l’on se faisait du mariage. Nous n’avions presque plus de rêves en commun, chacun cachait à l’autre ses problèmes de peur de le fragiliser encore plus. Je devenais susceptible et aigrie à chaque fois qu’il était à mes côtés. J’aimais Adam mais je ne pouvais m’empêcher de le détruire à chaque fois que le ton monté. La liste des reproches étaient longues et je m’en voulais d’être aussi mauvaise dans mes propos :  « Et puis c’est pas comme si tu m’aimais encore. » soupirais je avant de reprendre :  « Tu sais, chaque fois que je rentres à la maison, je me dis que je ne trouverais pas. Que tu finiras par comprendre que ce mariage n’est qu’une énorme blague et que tu mérites mieux. Et pourtant tu es encore là, à attendre désespérément que ta Sonia revienne » lachais-je, avant de baisser le ton : « sauf qu’elle est morte en même temps qu’Anna. » j’avais à la fois de la peine de le faire souffrir mais je lui en voulais de se montrer aussi impassible. Chacun de nous avait trouvé refuge dansons travail, délaissant par la même occasion notre vie de couple. Depuis longtemps, Adam n’était pas la personne en qui je me tournais quand j’avais besoin d’aide. « Et si ce n’est que le parloir qui t’inquiète, je te dispense de venir me rendre visite en prison. » me résignais-je finalement…
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MessageSujet: Re: No hope for the weary. - Sonam

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