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Give me my stuff back. (billieoscar - 2011)

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MessageSujet: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mar 18 Juil - 0:30


   
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Give me my stuff back.


Le corps d’Oscar s’affaissa lourdement contre le moelleux matelas de sa chambre d’hôtel. Enfin arrivé à bon port, pensa-t-il l’esprit embué par les longues heures d’avion. Il passa une main dans ses cheveux et ferma les yeux quelques minutes. Les klaxons de conducteurs en colère passaient le vitrage de la fenêtre. Il avait connu mieux comme berceuse. Le sommeil ne réussit pas à le gagner. Le bruit n’en fut pas la cause, non. La moiteur de son corps causée par le voyage le faisait se sentir mal; il avait besoin d’une bonne douche. Oscar enjamba sa valise principale afin de gagner la salle d’eau. Les autres  bagages ainsi que ses cartons avaient été consignés par des amis à ses parents qu’il ne pouvait pas voir en peinture. Le garçon poussa la porte et tomba nez à nez avec une des plus jolies pièces qu’il lui avait été donné de visiter. Un carrelage noir à motifs jonchait le sol, les grands miroirs posés sur les quatre murs reflétaient la pièce à l’infini. Au centre, une baignoire blanc et dorée trônait. Jeune chien fou qu’il était, un sourire satisfait se peint sur son visage. Dans un geste énergique, Oscar retira ses habits en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Une fois glissé dans l’eau, il se prit à rêvasser. Il sentait que ce nouveau départ allait être pour le mieux et cela le rassura aussitôt. Le garçon pourrait enfin faire ce qu’il aime, à milles lieux de tous les problèmes qui subsistaient à Miami. Ciao.

Une fois le corps propre et délassé, il glissa autour de sa taille une épaisse serviette blanche de première qualité. D’un pas détendu, il se dirigea vers sa valise. Oscar la souleva d’un coup et fut étonné de son poids. Peut-être était-il fatigué, simplement. Il s’assit à côté, fit glisser le zip tout le long puis l’ouvrit. « …C’est quoi ce bordel? » lâcha-t-il choqué par le contenu qui se présentait devant lui. À première vue: Des sous-vêtements féminins, des liasses de grosses coupures et des robes. Il arqua un sourcil. Avait-il échangé sa valise avec une escort girl sans s’en rendre compte? Agacé, il se frotta les yeux et souffla longuement tout en essayant de se calmer de nouveau. Ne pourrait-il donc jamais être tranquille? Oscar dû se résoudre à la triste réalité: Il allait devoir y mettre les mains si il voulait récupérer ses vêtements de créateurs dans un futur proche. Il n’avait aucune envie de les retrouver au compte-goutte sur Craigslist. Décidé, il se leva et renversa le contenu de la valise sur le lit, sans ménagement. Oscar n’en avait rien à faire dans la mesure où tout ce bazar ne lui appartenait pas. Il se mit à fouiller dans les poches dites secrètes afin de trouver ne serait qu’un numéro de téléphone, une adresse ou un nom. Sa main plongée heurta un carton. Bingo, il en était sûr. Il tira le petit rectangle de papier et posa son regard anthracite dessus. « (213) 189-2345  - Billie Bennett - à contacter en cas de perte. » En voilà une qui était bien plus organisée que lui, au moins il pouvait se vanter d’avoir toujours autant de chance. Oscar se saisit de son téléphone portable posé sur une des deux tables de chevet. Il composa le numéro puis porta l’appareil à son oreille. Une sonnerie. Puis deux. « Allez répond… » grogna-t-il. La jeune femme daigna enfin répondre. « Bonjour, Mademoiselle… » Il vérifia sur la carte de visite. « …Bennett,  Oscar White. Nous avons échangé nos valises à l’aéroport. Pouvons-nous convenir d'un rendez-vous aujourd’hui afin que nous puissions récupérer nos biens? » dit-il tout en essayant de ne pas la traiter d’incapable qui ne faisait pas attention à ses affaires. En réalité, elle avait eu de la chance de tomber sur Oscar. Quelqu’un de plus désoeuvré en aurait profité pour lui voler ce qui ressemblait à ses dernières économies. La jeune femme à l’autre bout du fil répondit par l’affirmative. Ils avaient rendez-vous dans une heure, il ne devait pas perdre de temps. Sans grand soin, il remit tout ce qu’il avait dérangé dans la valise tout en arrangeant le dessus pour rassurer cette fille. Il fallait la laisser penser qu’il n’avait pas fouillé pour se protéger de tout problème. Rageur, il enfila ses habits sales. Quelle sensation horrible, Oscar aurait tout donné pour retrouver la sensation de fraîcheur d’une de ses chemises Jil Sander. Un problème de riche qui avait toute son importance pour le capricieux jeune homme. Tout en trainant la valise, il sortit de l’hôtel, prit un taxi, puis arriva au point de rendez-vous. La terrasse du bar était accueillante, il s’y installa puis s’alluma une cigarette. Alors qu’Oscar venait à peine de tirer la première latte, un serveur affolé en costume de pingouin et aussi chauve qu’une boule de billard vint à sa rencontre. « Bonjour Monsieur, veuillez m’excuser mais vous ne pouvez pas fumer en terrasse selon la législation californienne. » Oscar ne l’avait même pas regardé. Il ne daigna tourner la tête qu’à la fin de sa tirade qui lui parut une éternité. Avant de prendre la parole, il observa autour de lui. Il n’y avait pas un chat. « Mais… J’en ai rien à faire en fait. Pourrais-je avoir un verre de Merlot, s’il vous plaît? » Dit-il avec son plus joli sourire carnassier. Le serveur avait eu la mauvaise idée de le déranger un jour où les pincettes étaient plus que de rigueur en la présence du brun. Le pauvre homme choqué et humilié fit demi tour, blanc comme en linge. Foutus riches, pensa-t-il très fort. Pendant ce temps, Oscar vit se dessiner une silhouette féminine accompagnée d’une valise qui lui était familière. Il se leva poliment et lui serra la main. « Bonjour, merci d’être venue si vite. » Oscar était de ces personnes grinçantes qui pouvaient passer d’un état à un autre sans grand mal. Pourtant, on pouvait lire sur son visage qu’il remettait toute la faute sur la grande rousse qui se présentait à lui. Et quand bien même, il était arrivé avant elle. « Tout est là? » glissa-t-il avec méfiance.
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MessageSujet: Re: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mar 18 Juil - 12:03

Après quatorze heures coincée dans un avion, Billie était enfin arrivée à Los Angeles, sa destination, dans le pays qu’elle avait choisi, loin de tout, loin de sa famille, mais soulagée. Elle était épuisée, physiquement, parce qu’elle n’a pas dormi, mais aussi mentalement, elle se demandait ce que sa famille pensait, ou s’ils s’inquiétaient un minimum pour elle. Elle était sortie de l’avion un grand sourire sur son visage, et elle était prête à aller chercher sa valise.
Toutes ces valises qui passaient devant ses yeux, elle vit la sienne arriver, une grosse valise noire qui semblait peser quinze kilos, c’est forcément la sienne. Elle n’allait pas faire une scène en ouvrant son énorme valise en plein milieu de l’aéroport. Ah non, elle n’était pas comme ça et puis elle était certaine que c’était la sienne.

Après être arrivée à son motel, un peu flippant, les lumières qui s’éteignent et s’allument toutes seules, des courants d’air quand il n’y a rien d’ouvert, elle était sur le point de s’endormir mais avant elle se devait de prendre une douche, elle allait ouvrir sa valise, se disant qu’elle allait mettre des vêtements propres après plus de vingt heures dans les mêmes vêtements.  Elle se mit alors au sol pour ouvrir sa valise, et elle l’ouvrit, ce n’était pas sa valise, elle était là, bouche-bée, comment est-ce possible ? Elle était sûre que quand elle prit sa valise du tapis roulant c’était la sienne. Mais il y avait des vêtements d’hommes, des chemises, des pantalons, puis pas de mauvaises qualités, bien au contraire. Elle chercha pour quelque chose qui donnerait un nom, une identité mais il n’y avait rien du tout. « shit » elle cria dans la chambre, toute seule, et passa les mains sur son visage. Et elle se rappela de ce qu’elle avait dans sa valise, de l’argent, plus de douze mille dollars, des économies qu’elle avait faites grâce à l’entreprise de son père. C’était le seul argent qu’elle avait.

Elle s’était affalée sur le lit, en pensant à ce qu’elle devait faire, appeler l’aéroport ? Peut-être que quelqu’un avait trouvé sa valise, et allait lui rendre intacte ? L’écossaise est toujours très optimiste, même trop. Elle appela l’aéroport mais ils n’avaient trouvé aucune valise, tout était normale, elle commença à paniquer. « Shit. Shit. Shit » elle répéta, peut-être que c’était un signe qu’elle devait retourner en Ecosse, le destin en avait fait qu’elle devait rentrer… mais même ça, elle n’avait pas assez d’argent sur elle pour payer un nouveau ticket. Elle n’avait pas assez d’argent sur sa carte en pounds pour faire ça. Billie était paniquée.
Elle était allée rapidement acheter une robe parce qu’elle ne pouvait pas aller dans un bar en jean et t-shirt, de plus des vêtements qui sentaient la sueur et elle n’avait vraiment pas envie de remettre ses vêtements, elle s’était rafraîchit et se sentait tellement mieux. Elle avait pris un taxi, en demandant de l’aide pour monter la valise dans le coffre, et elle donna l’adresse au chauffeur, elle regarda la ville qui défilait devant ses yeux, les lumières, les palmiers, les couleurs tout étaient bien différentes de son Aberdeen natale, mais tellement excitant.

Elle était arrivée dans le bar, où l’homme lui avait donné rendez-vous, elle remarqua la valise et c’est dans cette direction qu’elle s’était dirigée. Il s’était leva et elle lui serra poliment la main, il la remercia d’être arrivée si rapidement, elle ne fit qu’un petit sourire, pas de réponse, elle n’avait pas vraiment eu le choix, elle voulait récupérer ses affaires le plus rapidement possible et ne plus avoir à s’inquiéter.
Est-ce que tout était là, c’était plutôt à elle de demander ça. « J’ai juste ouvert et vu que ce n’était pas mes affaires, donc oui. » elle le regarda dans les yeux pour montrer qu’elle était sincère. «  Et puis c’est plutôt à moi de demander ça non ? »  Elle s’était assise en face du jeune homme, et le serveur arriva pour lui demander ce qu’elle voulait boire. « un gin tonic, s’il vous plait » elle regarda le jeune homme, un homme extrêmement beau, mais il avait en lui une certaine arrogance rien qu’à le regarder, et vu les chemises qu’il avait dans sa valise, il est tout aussi riche qu’elle, mais la différence elle ne le montre pas.  « Vous devriez vraiment mettre une étiquette sur votre valise. »  Et puis le serveur arriva pour donner son verre à la belle rousse, elle le remercia avec un sourire et il semblait presque choqué que quelqu’un ici lui montre un soupçon de gentillesse. Elle ne savait pas comment allait terminer ce rendez-vous, il pouvait très bien lui demander de l’argent pour lui rendre sa valise, mais au fond elle espérait que c’était un homme avec des codes moraux, seul le futur le dira.
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MessageSujet: Re: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mar 18 Juil - 16:40


   
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Give me my stuff back.


Le regard bleu d’Oscar détailla la jeune femme. Ses vêtements n’étaient pas en piteux état comme les siens. Sa robe avait même l’air neuve. Il arqua un sourire circonspect, déçu de ne pas avoir eu la même idée que Billie. Toujours aussi impoli, il continua de la dévisager tout en lui demandant si elle n’avait rien pris de manière détournée. « J’ai juste ouvert et vu que ce n’était pas mes affaires, donc oui. » Lui répondit-elle avec l’air honnête. Oscar apprécia la franchise de la jeune. Malgré la douceur naturelle qu’elle dégageait, cette dernière semblait tout de même avoir une force de caractère indéniable. « Bien, je vous remercie dans ce cas. » glissa Oscar en hochant la tête fermement. Le jeune homme n’en pensait pas moins, il devenait difficile pour lui de contenir son courroux. Il n’était pas difficile de lire dans ses yeux qu’il n’était pas spécialement heureux d’être là. Oscar aurait largement préféré buller une heure de plus dans sa luxueuse chambre d’hôtel. « Et puis c’est plutôt à moi de demander ça non ? »  Questionna Billie sur un ton d’accusation discret. Oscar eut un léger mouvement de recul. Il l’avait pris comme une insulte. « Eh, je ne suis pas un voleur, vu? » grogna-t-il entre ses dents. L’avait-elle bien regardé? Sans doute que oui. Ce n’était pas sa chemise froissée par le voyage et ses cheveux encore humides qui allaient lui sauver la mise sur ce coup. Entre temps, Oscar s’était rassit et tirait nerveusement sur sa cigarette en prenant soin d’éloigner la fumée de la rousse en la recrachant. Oscar était peut-être un petit con mais il lui restait un tant soit peu de respect pour les personnes qui daignaient lui rendre un service. Surtout si ces derniers ne lui avaient pas tirer ses habits. Le fait que Billie se soit assise à sa table le choqua un petit peu. Il ne l’avait pas invité à le faire et passer du temps avec une parfaite inconnue - aussi jolie soit-elle- ne faisait pas partie de ses plans pour la journée. Pendant qu’Oscar écrasait son mégot dans son cendrier de poche, il sentit le regard assassin du serveur se poser dans son dos. Il profita que Billie prenne commande pour tourner la tête en la direction du pingouin et lui adresser discrètement un grand sourire moqueur. Le jeune homme n’avait comme seule consolation que ce pauvre serveur facile à prendre comme proie. « Vous devriez vraiment mettre une étiquette sur votre valise. »  Lâcha-t-elle. Le regard bleu d’Oscar revint vers elle, son visage n’avait pas eu le temps de masquer l’expression qui avait été dédiée au serveur. L’air amusé il lui répondit « Ce qui compte, c’est le résultat. » Il claque son ballon de vin rouge contre le cocktail de la rousse puis prit une gorgée. Tout en prenant soin de ne pas reverser son verre, il se pencha ensuite légèrement sur la table afin de ne pas parler trop fort. Tout ça n’était que du spectacle, il n’y avait personne autour d’eux. Il voulait juste lui montrer qu’elle n’était pas en position de lui donner des conseils. « Ce n’est pas moi qui ai échangé plus de dix milles dollars contre quelques chemises griffées. » glissa Oscar avant de reprendre sa position initiale. Entre deux gorgées, il poursuivit « Et c’est en sens que vous avez de la chance, je ne manque pas d’argent. » Le brun n’avait jamais eu honte de ce qu’il était, il en était même très fier.  Parler d’argent, de sa manière de fonctionner était devenu son passe-temps favoris. Il n'y avait que lui, encore et toujours. Et connaître les pensées de son interlocutrice à ce propos était le dernier de ses soucis. Oscar glissa la valise le long de la table jusqu’à ce qu’elle atteigne les jambes vertigineuse de Billie. Il ne put réfréner une moue satisfaite, validant l’apparence physique de la jeune femme. Peut-être avait-elle bien fait de s’installer à ses côtés, finalement. Son attitude plus que déplacée était étroitement liée à ce qu’il avait découvert dans les bagages de la jeune femme. Oscar était persuadé que son métier était… atypique. Sans discrétion, ni empathie, Oscar se risqua à poser une question sur le ton le plus naturel du monde.  « Que fait une jeune femme comme vous avec autant d’argent en liquide dans une valise? Vous venez d’arriver en ville? »  
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MessageSujet: Re: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mar 18 Juil - 21:46

Billie est toujours honnête, elle lui dit ce qui lui passe par la tête, et là c’était le cas, bien évidemment, elle ne fouillait pas dans les affaires des autres, certes, l’envie ne lui avait pas manqué, mais elle s’était dit qu’elle préférerait si lui avait fait la même chose, mais soyons honnêtes il l’avait surement fait. Il l’avait remercié pour ça, et aussi pour être venue, mais elle avait autant envie de récupérer sa valise que lui. Et elle voyait bien qu’il n’était pas réellement content d’être là, mais elle voulait être sûr qu’il était honnête et qu’il n’avait vraiment rien volé dans la valise de Billie.
«  ok. Je vous crois» répond billie très simplement, elle n’allait pas le contredire sur ce qu’il dit, est-il un voleur, ou pas ? On lui a toujours dit de se méfier d’un joli minois, alors elle ne se fera sa propre opinion que quand elle sera sortie de ce bar.
« Ce qui compte c’est le résultat. » dit-il, elle lâcha un petit rire, effectivement c’est le résultat qui compte, il ne doit pas faire la cuisine souvent, parce que ce n’est pas en mélangeant tout et n’importe quoi dans une poêle qu’on obtient quelque chose de mangeable, le résultat est souvent plus une indigestion. Mais heureusement que Billie est plus organisée que lui, sinon elle n’aurait jamais retrouvé sa valise. « Heureusement que moi j’en ai une. » elle lui fit un petit sourire espiègle.

« Douze. » il fallut pour Billie qu'elle le rectifie, c'était trop dur pour elle de le laisser avec de fausses informations. Et puis elle trouvait ça, bizarrement, très satisfaisant de le corriger, il avait cet air un peu trop hautain pour elle. Mais il avait raison. « C'est vrai, je l'avoue ça aurait pu être pire. » dit – elle avec un sourire qui se dessinait tout doucement sur ses lèvres, elle avait de la chance d'être tombé sur lui et non, un violeur ou voleur. « Est-ce que c'est une tactique pour impressionner les gens, dire que vous êtes riche ? » elle le regarda très sérieusement « et surtout est-ce que ça marche vraiment ? » oui autant savoir si cela fonctionne réellement, pas qu'elle l'utiliserait, mais plutôt pour savoir à quel point les gens, par moment, peuvent être pathétiques, tous plus ou moins attirés par l'argent d'autrui. Est-ce qu'on lui offrait des repas quand il disait ça, des verres ? ou est-ce que les gens étaient plus amicaux envers lui ? Ou est-ce que c'était un moyen de se mettre en valeur, de montrer à quel point, il était génial. Mais Billie aussi est née avec une cuillère d'argent dans la bouche, elle sait aussi très bien que les gens les plus pourris sont les plus riches. Le parfait exemple étant son propre géniteur.
Et puis sans aucune honte, il lui demanda ce qu'elle faisait avec autant d'argent… C'est une drôle de question, mais elle allait finir par y répondre. Elle n'a rien à cacher ce soir, ce n'est pas comme si l'homme qu'elle avait devant elle avait vu ses sous-vêtements…

« Pourquoi vous demandez ? » dit-elle d'un ton interrogateur, il essayait d'apprendre à la connaitre, ou est ce qu'il se demander réellement comment une fille comme Beatrice pouvait avoir autant d'argent sur elle. « Avec ce ton-là et cette question, est-ce que vous pensez que je suis une dealeuse de drogues ? Une prostituée peut-être ? » Elle avait des petites étoiles dans les yeux, elle commençait à montrer son côté taquin et joueur. Elle était loin d'être l'un ou l'autre, elle avait déjà consommé de la drogue, mais n'était pas accro, et pour le sexe, effectivement elle aime ça, mais pas de là à en faire son métier. Elle se demandé ce qu'il allait répondre, et attendait presque avec impatience ce qu'il allait dire, elle reprit une nouvelle gorgée de sa boisson tout en écoutant sa réponse.

Elle le regarda, plus sérieusement « oui, je viens d'arriver en ville, je suis Ecossaise, je sais je suis un cliché, une rousse est forcément écossaise et pour ça c'est … » elle rapprocha son verre de sa bouche, prit une gorgée,  elle tapota sur son verre avec ses ongles, cherchant un moyen d'expliquer ça rapidement sans que cela paraisse trop louche. « mon héritage. » Est-ce que c'était vraiment ça ? non c'était plus simple de dire qu'elle a été esclave de l'entreprise de son père et qu'elle a travaillé pour gagner cet argent… Elle le méritait, comme le fait de partir et d'enfin être libre.

« votre valise est extrêmement lourde donc je suppose c'est la même chose, déménagement ? » Elle essayait de voir si ses aptitudes sociales étaient assez développées pour vivre à Los Angeles, elle voulait absolument s'intégrer, c'est vrai à Aberdeen elle parlait qu'avec des gens qui étaient plus ou moins clients des Bennetts. Et puis elle était aussi curieuse et ne le cachait guère. Elle ne savait pas pourquoi, mais il dégageait quelque chose qui l'intriguait, mais elle ne savait pas non plus si c'était une bonne chose ou non.
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MessageSujet: Re: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mer 19 Juil - 16:44


   
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« Douze. » rectifia la jolie rousse. Oscar souffla du nez, un léger sourire aux lèvres. Qu’est ce qu’était deux milles dollars de plus à part une nouvelle paire de chaussures en cuir? À ses yeux, rien. Le garçon pouvait sentir qu’elle voulait prendre l’ascendant sur lui. Oscar, goguenard, ne pouvait pas s’empêcher de trouver ça adorable. Billie sembla se détendre au moment où il lui fit remarquer qu’elle n’était pas si mal tombée. Ses épaules se haussèrent, l’air sûr de lui. Pour Oscar, il était évident que se méfier de lui, du moins à ce sujet, était une erreur. Il n’était pas la personne la plus honnête, mais l’hypocrisie et le mensonge ne faisaient que rarement partie de lui. La phrase qu’il avait dite pour rassurer la jeune femme avait sonné extrêmement prétentieuse mais comme à son habitude, il s’en moquait éperdument. « Est-ce que c'est une tactique pour impressionner les gens, dire que vous êtes riche ? Et surtout est-ce que ça marche vraiment ? »  Lâcha-t-elle avait un sérieux qui prêtait à sourire. Oscar se mit à rire doucement, l’air gêné d’être pris au dépourvu de la sorte. Le petit chaperon rouge avait pris la place du loup. Il ressemblait à un enfant. D’une manière faussement détendu, il passa sa main dans sa crinière brune. « Hm, c’est-à-dire que… Je ne pensais pas impressionner qui que ce soit avec cet argument. Je n’en ai pas besoin. » En un quart de seconde, Oscar avait repris sa place de prédateur. Il tendit son bras afin d’atteindre son verre de vin rouge puis le porta à ses lèvres. Il y a passa ensuite discrètement sa langue afin de s’assurer que la couleur ne resta pas accrocher à son épiderme. « Je ne vois pas pourquoi je devrais m’en cacher, en tout cas. » poursuivit-il. Et c’est en ce sens qu’il n’avait pas tort. Il n’avait pas déclarer avoir de l’argent avec dédain, au contraire. Oscar l’avait dit avec une décontraction pleine de naturel. Il ne volait pas car il n’en avait pas besoin, c’était bien tout. Le jeune homme avait été élevé dans un milieu plus que privilégié, où l’opulence n’avait rien d’une honte, ni d’une fierté. La situation était telle qu’elle était et cela semblait convenir à la majorité. D’ailleurs, toujours sans gêne, Oscar ne se gêna pour lui demander pourquoi le contenu de sa valise était si étrange. La curiosité le rongeait. La jeune femme semblait si sage. La peau diaphane de Billie et la rousseur flamboyante de ses cheveux dénotait complètement avec l’excentricité du contenu de la valise. « Pourquoi vous demandez ? »  Demanda-elle presque aussitôt. Le fait qu’elle ne sembla pas agressée par sa question amusa Oscar. Le séduit, presque. Il prit une inspiration puis fixa Billie de son regard bleu, l’air mi amusé, mi froid. Le visage d’Oscar pouvait parfois être horriblement complexe à lire. Et il en jouait, ne laissant pas la facilité gagner ses relations sociales. Brouiller les pistes était son moteur. « Je demande parce que je suis curieux. Quelle question. » Souffla-t-il avant de boire la fin de son verre. Ce dernier avait un gout de trop peu, il ne manquerait pas d’appeler le serveur une deuxième fois. Maintenant, Oscar n’avait plus envie de partir. L’interaction devenait bien trop intéressante pour la laisser sur le bas côté. « Avec ce ton-là et cette question, est-ce que vous pensez que je suis une dealeuse de drogues ? Une prostituée peut-être ? » Les yeux de la jeune femme pétillaient, un sourire s’était peint sur ses lèvres, … On ne pouvait pas dire qu’elle était de mauvaise compagnie. Le fait qu’elle énonce très clairement ce qu’Oscar avait pensé à l'hôtel laissa ce dernier perplexe. Il eut un léger mouvement de recul, laissant son dos épouser le confort que lui offrait la chaise. « Oui, ça a été ma première pensée. Avouez que ça porte à confusion tout de même. » répondit-il avec le même ton amusé que Billie. Mais soudain, le regard de la jeune fille se fit plus dur, comme rempli de petits nuages gris qui coupaient la route aux étincelles qu’Oscar avait cru déceler. « Oui, je viens d'arriver en ville, je suis Ecossaise, je sais je suis un cliché, une rousse est forcément écossaise et pour ça c'est … » Elle semblait étrangement nerveuse. Les tapotements de ses ongles contre le verre hérissa le poil d’Oscar. C’était le genre de bruit qui le rendait fou. « mon héritage. » Contrairement à la rousse, Oscar ne pouvait se défaire du sourire qui lui barrait le visage. Il ne comprenait même pas pourquoi elle avait spécifié être Écossaise. Ça se voyait à des kilomètres. Son accent, ses cheveux de feu, cette peau qui ne connaissait pas le soleil… Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer. « Bienvenue aux États-Unis alors, je suppose. » Lâcha-t-il, faussement poli. On pouvait sentir un détachement dans sa voix qui ne trompait personne. «  Je vous conseille de le placer dans un endroit sûr genre… Une banque, avant que quelqu’un de plus malveillant que moi tombe dessus. » poursuivit Oscar, accompagnant ses dires d’un petit clin d’oeil. La personnalité borderline du garçon permettait facilement de comprendre qu’il n’en avait finalement pas grand chose à faire. Et puis, c’était ridicule. Trouver plus malveillant que lui se révélait être un défi de taille. À Miami, Oscar trainait une réputation peu glorieuse dont il n’était pas vraiment au courant. Ou du moins, il n’y prêtait pas attention. « Votre valise est extrêmement lourde donc je suppose c'est la même chose, déménagement ? » Il hocha doucement la tête, semblant mal à l’aise. Il n’avait pas envie d’expliquer pourquoi, c’était encore trop bizarre pour que cette histoire puisse sortir de sa bouche. Oscar avait été tellement choqué au moment du drame qu’il était persuadé d’avoir « oublié » des bribes, comme si son cerveau refusait d’accepter la vérité. Tout en essayant de garder la face, il répondit d’une voix qui se fit beaucoup moins taquine « Oui, je viens de Miami. Je vais louer des maisons à des touristes ici. Il y a pire comme métier… » Il s’alluma une deuxième cigarette, nerveusement. « Pourquoi Los Angeles comme choix de ville? » enchaîna-t-il pour que la conversation ne dévie pas complètement sur lui. Mais à peine avait-il posé sa question que le serveur revint vers eux, ses gros sourcils froncés bien en évidence. Oscar tira une latte, l’air insolent. « On va reprendre la même chose, s’il vous plaît. » Sans un mot, l’employé fit demi tour et revint vers le bar d’un pas décidé. Oscar pria pour qu’il ne crache pas dans son verre. Il avait fait le choix de la garder auprès de lui quelques minutes de plus mais un crachat était bien cher payé. « Si vous souhaitez partir, je boirai les deux. » dit-il en recrachant sa fumée, l’air nonchalant. Oscar était incapable d'être agréable plus de deux minutes consécutives.  
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MessageSujet: Re: Give me my stuff back. (billieoscar - 2011) Mer 19 Juil - 22:47

L'argent n'était effectivement pas son sujet de conversation préférée. « Il existe des gens qui sont réservés sur ce sujet, certes, il y en a que très peu, mais ça existe. » dit-elle très simplement… Elle parlait d'elle-même, mais ça il ne le saura pas, parce que contrairement à lui, elle ne va pas le crier sur le toit, parce que pour elle il s'agit plus d'une tare qu'autre chose. Elle s'est toujours dit qu'elle aurait préféré avoir vécu comme n'importe qui, ne pas avoir une Mercedes à ses 16 ans par exemple, elle avait même demandé à avoir un salaire comme n'importe quel employé quand elle travaillait pour son père et non le tarif Bennett. Et même à l'école, elle aurait préféré allé dans une école publique qu'un internat au fin fond de l'Ecosse où seuls les riches peuvent aller, et où un bâtiment avait son nom. Et toutes les disputes qu'il y avait eu dans sa famille été lié à l'argent.

Ils avaient recommencé à parler de leurs étranges échange de valises, et du fait que Billie avait caché douze milles dollars dans sa valise. Des grosses économies. «  c’est vrai. » effectivement voir des sous-vêtements féminins et ensuite des liasses d’argents ça peut paraître un peu suspect, mais ce n’était pas le cas… « mais d’un côté c’est presque flatteur » parce que toutes les prostituées qu’elle avait vu dans sa ville du moins, étaient extrêmement belles. Et puis c’était mieux de voir ça de façon positive, que de l’engueuler parce qu’il pensait qu’elle faisait le trottoir. Elle pouvait s’énerver mais autant dire qu’elle n’avait pas assez d’énergie pour faire ça, à moins qu’il l’insulte réellement mais elle n’avait pas l’impression qu’il en soit capable mais encore une fois ce n’était pas en une discussion de dix minutes qu’elle peut juger ça.
«  Une banque ?! Mais qu’est-ce …. Vous m’en apprenez des choses, dis donc. » ce ton tellement sarcastique, bien sûr elle ne va pas conserver autant d’argent sur elle, bien sûr qu’elle allait ouvrir un compte en banque, elle n’a pas besoin de cacher son argent sous son matelas, elle a plus confiance dans les banques que dans elle-même et sa capacité à se retenir devant une belle robe ou une paire de chaussures.

Il venait donc de Miami, et louait des maisons, au moins il ne faisait pas rien, il s'était trouvé un job malgré qu'il soit déjà blindé c'est déjà une bonne chose, il n'avait pas l'air d'avoir envie de continuer à parler de Miami donc elle n'allait pas s'éterniser ça mais par contre son job, ça avait l'air intéressant. « vous aimez votre boulot ? ça a l'air pas mal ! vous devez parler à pas mal de gens intéressants et je sais pas pourquoi je sens que vous avez un bon pouvoir de persuasion, ou je me trompe ? »

« J'ai acheté mon billet hier matin. Les Bennetts se reproduisent comme des lapins, et ici c'est un des rares endroits sans aucun Bennett. Ils n'aiment pas le soleil. » Elle lui sourit, oui, oui elle montrait qu'elle ne portait pas réellement sa famille dans son cœur, mais c'était la vérité, rien que dans la famille de Billie, ils sont cinq, si les cinq font chacun cinq enfants dans le futur, ils peuvent repeupler une partie d'Ecosse seul. Et elle avait vraiment pris sa décision sur un coup de tête et malgré le fait que ça n'ait pas commencé comme elle l'aurait souhaité elle se sentait plutôt pas mal ici. Elle n'avait pas encore affronté le soleil californien, mais Billie n'est pas quelqu'un qui se décourage rapidement.
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Il avait pris l'initiative de recommander puisque leurs verres étaient tous les deux vides, elle le regarda un peu intriguée avant de lui dire qu'elle pouvait partir si elle le souhaitait. Mais elle n'avait pas réellement envie de s'en allait. La fatigue était désormais partie, elle pouvait sentir de l'énergie qui revenait petit à petit surement grâce au gin qu'elle venait de boire. Elle croisa ses bras et les posa sur la table, regardant le beau brun en face d'elle, elle fit une petite moue comme si elle réfléchissait. « non je suis pas trop mal ici, le bar est vraiment pas mauvais» ses lèvres se sont allongées légèrement et puis le serveur arriva de nouveau avec leurs verres, Billie le remercia encore une fois avec un grand sourire,  il ne porta même pas son regard vers l'homme. Il préférait la rousse et son apparence chaleureuse que le brun ténébreux. Mais Billie a toujours eu un don d'apparaître douce et son sourire peut faire oublier tant de maux, c'est ce qu'on lui a toujours dit, du moins c'est ce que sa grand-mère lui disait.
Une fois le serveur parti, elle prit son verre et le claqua contre celui du brun. « et puis je sais pas vous dégagez une drôle d'aura, et je sais pas comment l'interpréter donc il me faut encore un peu de temps pour me décider. » dit-elle sur un ton un peu joueur. Et puis il fallait aussi dire que ça faisait du bien de ‘prendre l'air' sur la terrasse, de ne pas être enfermée dans sa chambre d'hôtel à regarder un film, juste profiter de la température et boire un peu.

« hé… en passant, je suis pas sûre de me rappeler de votre prénom, Oliver ? Osric ? Oscar ? Je suis naze avec les noms. C'est plus difficile d'oublier un beau visage alors qu'un nom…» Et c'est aussi pour cette raison que Billie se rappelle seulement des visages des garçons avec qui elle a couché et non leurs prénoms. Elle avait levé les yeux au ciel, et puis elle recula doucement sa chaise afin d'allonger ses longues jambes sur le côté, 1m80 ça fait de longues jambes et d'une main rassembla ses longs cheveux de feu sur une de ses épaules, tout en attendant presque avec impatience ce qu'il allait répondre.
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Give me my stuff back. (billieoscar - 2011)

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