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what the f*** (hunter)

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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Ven 15 Déc - 23:39

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HUNTER GORDON AND HESTIA GREENWOOD※
There comes a point when you just love someone. Not because they’re good, or bad, or anything really. You just love them. It doesn’t mean you’ll be together forever. It doesn’t mean you won’t hurt each other. It just mean you love them. Sometimes in spite of who they are, and sometimes because of who they are. And you know that they love you, sometimes because of who you are, and sometimes in spite of it



A chaque seconde qui s'écoulait, à chaque pulsation cardiaque, Hunter Gordon réalisait l'amplitude du fossé que ses propres actes avait creusé entre Hestia et lui. Il avait mis une barrière entre leurs deux corps, mais surtout entre leurs deux âmes, veillant presque à ce que jamais elle ne puisse s'approcher une nouvelle fois. Pour être certain qu'ils ne recommenceraient pas à se faire souffrir mutuellement. A ce qu'il ne brise de nouveau le coeur de la jeune femme. Car si son organe vital avait été blessé par leur divorce, elle était celle qui avait tout perdu dans la bataille. Par sa faute, elle avait été ravagée. Et il n'était personne pour se permettre de voir un pareil événement se produire une seconde fois. Il préférait empêcher le carnage annoncé car il l'aimait. Et que cet amour le poussait à vivre séparé d'elle. Il se fichait bien des plaies de son propre palpitant, ce n'était pas ce qui comptait à ses yeux, parce qu'il était capable de vivre avec. De s'accoutumer à cette douleur irradiante chaque fois qu'il posait son regard sur la jeune femme. Il y arrivait grâce à ce voile suffisant à dissimuler son âme. A ne pas laisser apparaître la moindre parcelle de sentiments. Pourtant, il n'oubliait pas qu'auparavant, elle parvenait à voir derrière cette surface, à percevoir ses pensées les plus profondes. Il avait été différent avec elle. Il l'avait aimé, il l'avait choyé autant qu'il le pouvait. En sa compagnie, il avait eu la sensation qu'il pouvait être meilleur, plus lumineux en tout cas. Mais c'était faux finalement. Il l'avait prouvé en provoquant cette tornade de souffrance. Il avait montré qu'il n'était pas mieux qu'un autre et qu'il n'était pas digne d'être aimé. C'était ce qui le poussait à être aussi impassible. A rester aussi stoïque que possible. « De rien Hunter. De rien. », au lieu de lui répondre, il se contenta d'utiliser la meilleure stratégie, celle du silence, préférant rester muet. En silence il la dévisagea, s'acharnant pour que rien ne trahisse ses émotions. Il n'y avait rien de perceptible sur ses traits fermés. Pas un sourire ne venait s'y figer, pas un rictus ne se plantait sur ses lèvres. Rien à part le vide effrayant d'une carapace si épaisse qu'il était difficile d'arriver jusqu'au bout. Il s'adossa un peu plus contre le mur, inspirant profondément pour faire le vide dans sa tête, pour calmer cette légère brise qui se transformait peu à peu en tempête. Un livre rempli d'images du couple qu'ils avaient formé continuait d'être parcouru page après page dans son esprit. L'espace de quelques secondes, ses paupières se fermèrent, cherchant à faire disparaître la saveur des lèvres de la jeune femme contre les siennes. Il refusait d'y songer, de se concentrer sur cet amour perdu. Sur l'échec de leur mariage. Même les battements de son coeur protestaient et il luttait entre sa raison et son propre organe vital, battant sur deux fréquences opposées. « Il faut croire que j'ai pas envie d'ouvrir les yeux. ». Pourtant il le fallait. Pour qu'elle puisse avancer, pour qu'un jour le bonheur fasse de nouveau partie d'elle, elle devait ouvrir les yeux et le laisser là où sa place se trouvait: dans un passé révolu. « Tu devrais le faire pour ton propre bien», déclara-t-il calmement sans oser la regarder. Il pouvait accepter de la voir aux bras d'un autre homme, de les observer vivre pleinement un amour heureux si cela permettait à la jeune femme d'être épanouie. Peu importe si pour cela, il devait supporter la lame d'un poignard s'enfoncer dans ses entrailles. Il pouvait le faire. Il en était capable s'il s'agissait de l'unique solution envisageable. S'il n'avait pas d'autres choix, il se mettait en retrait pour la laisser continuer à tracer son propre destin.   « Pourquoi tu poses une question si tu de toute façon tu as déjà la réponse. », probablement pour qu'elle puisse assimiler ses paroles et comprendre l'étendue de ses mots. Il lui confessait ce que les années avaient fait sur son âme,  l'obscurité de ses actes et de son métier. La lumière avait disparu depuis longtemps, elle n'existait plus et  elle méritait la chaleur du soleil au lieu du froid d'une nuit polaire.  « Tu sais ce que c'est ton problème ? Tu ne veux pas t'autoriser à m'aimer, tout simplement parce que ça te rends faible et tu ne supportes pas la faiblesse. », elle aurait mieux fait de ne rien dire, de ne pas prononcer cette affirmation. Car il savait parfaitement qu'elle avait raison. Une petite parcelle de son esprit savait que c'était ce qui le pousser à se comporter aussi mal. Il n'avait pas peur de l'amour, c'était les effets de l'amour sur son être qui l'inquiétait. La faiblesse que cela faisait naître dans toutes ses cellules. Parce qu'à la seconde où il s'était autorisé à l'aimer, il n'avait plus jamais été le même. Il n'y avait plus eu de retour possible, il avait été transformé par cette femme. Il ne supportait pas d'être un homme rempli d'émotions, de ne plus rien contrôler. Il avait besoin de ce contrôle et l'amour lui retirait cette faculté. « Tu as tort Hestia. La question n'est pas là », dit-il en mentant délibérément, refusant de laisser cette logique sur tout le reste, il préférait nier. C'était plus facile que d'admettre la pure réalité. Celle qui se distillait dans tous ses organes et avec laquelle il avait appris à vivre au quotidien. Levant la tête de quelques centimètres, il se perdit dans les yeux d'Hestia, percevant toute cette tristesse qui perlait dans ce regard pour le rendre plus mélancolique. Il savait qu'elle lui en voulait, qu'intérieurement elle devait le haïr et désirer le frapper, mais il préférait presque cette hypothèse à tout le reste.   « Ouais, tu as sans doute raison, je dois être trop naïve. », elle ne l'était pas, simplement il était trop fermé pour le reconnaître. Trop têtu pour avouer qu'elle avait raison sur certains points, tandis que sur d'autres il savait qu'il détenait les clés de la vérité. Notamment quand il était question de la noirceur de son âme. Elle ne le voyait pas, uniquement parce qu'elle l'aimait. Sinon il était certain qu'elle aurait discerner le noir ébène qui se noyait jusque dans ses iris. Il n'était plus le même qu'avant, c'était un fait et chaque jour qui passait, il s'approchait d'autant plus près des abysses de l'enfer. Un quart de secondes, il perçut le geste d'Hestia pour essuyer une larme solitaire sur sa joue, et immédiatement une pointe se logea dans sa poitrine. Malgré toutes ses volontés, il continuait d'être le responsable de ses maux. De réouvrir d'anciennes plaies. La tristesse de la jeune femme résonnait en lui, battant en écho avec son propre coeur obligé d'assister à un pareil spectacle.   « Dis moi que tu ne m'aimes pas Hunter, dis moi que c'est fini, qu'il n'y aura plus jamais rien entre nous, dis le moi. », il pouvait le faire si vraiment elle le souhaitait, mais il ne voulait pas. Il en était incapable au fond de lui, sachant qu'il allait se fourvoyer en énonçant pareil mensonge.  « J'ai besoin de l'entendre, sinon je ne pourrais jamais passer à autre chose. », il resta silencieux plusieurs secondes, dénouant toutes ses pensées emmêlées, figurant du combat s'orchestrant entre son coeur et son esprit. Entre l'amour et la raison. Parce que pour la première fois en quatre années, il réalisait que s'il continuait de mentir, il allait la perdre à tout jamais. Et même s'il s'y était préparé, même s'il savait que pour elle, cette finalité était la meilleure, égoïstement il ne le voulait pas. Il n'en était pas capable. Refusant de vivre avec cela. Un soupir s'échappa pour manifester son agacement envers sa propre personne avant qu'il passe une main sur sa nuque. « Je t'ai promis de ne plus te mentir, alors je ne le ferai pas en disant quelque chose que je ne pense pas . », souffla-t-il réalisant ce qu'il venait de dévoiler. Quelques bribes de son âme, quelques parcelles de ses émotions, les seules qu'il pouvait dévoiler. Il ne disait que peu de choses, il n'avouait rien, il ne faisait qu'une insinuation remplie d'importance  camouflée derrière une négation lourde de sens. Oui il l'aimait toujours....
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Sam 16 Déc - 1:57

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Je commençais clairement à en avoir marre de l'entendre me dire ce qui d'après lui était bon pour moi, ça en devenait vraiment agaçant. Je me mordais violemment la lèvre jusqu'à sentir le goût du sang glisser sur ma langue. « Tu m'épuises, à un moment, tu te demandes ce que moi, je veux ? Ce que je pense être bon pour moi ? » Il fallait vraiment que les gens autour de moi arrêtent de penser pour moi. Et puis pour ne pas changer, Hunter se mura dans un silence, qui heureusement ne dura pas bien longtemps, même s'il n'était pas un grand bavard, au moins il ne me laissait pas faire la conversation toute seule. D'accord, il se fichait de moi, je levais les yeux au ciel, une pointe d'agacement plaqué sur le visage. Il ne voulait pas reconnaître la vérité ou alors il ne voulait pas l'avouer à voix haute, parce que ça voudrait clairement dire que j'avais raison. Je soufflais et secouais la tête. « Si la question est là, mon dieu que tu es borné. » Il avait beau me dire le contraire, crier à qui voulait bien l'entendre que ce n'était pas le cas, je le connaissais assez pour pouvoir avoir de l'assurance dans ce que je pouvais avancer. J'avais clairement eu besoin de lui dire tout ça, pour qu'il puisse peut-être nous libérer de cette relation dont il ne voulait pas, mais je ne m'étais pas attendu à ce genre de réponse. Mon coeur tapais comme jamais dans ma cage thoracique, il allait clairement bientôt me lâcher, je le sentais, je posais doucement ma main gauche dessus, pensant naïvement que ça calmerait les choses. Mais entendre Hunter dire ces mots venait clairement de me retourner la tête, je ne savais plus quoi dire ou quoi penser, il allait finir par me rendre folle, dans tous les sens du terme. Je fronçais légèrement les sourcils. « Tu ne peux pas me faire ça Hunter. » Je soufflais-je doucement. Je relevais la tête et croisais son regard, ce regard azur qui me perturbait tant. Je laissais glisser mes jambes sur le sol et croisais les bras sous ma poitrine. « Tu ne peux pas être froid, distant, me dire que le mieux pour moi c'est d'être loin de toi pour finalement me laisser entendre que tu m'aimes toujours. » Enfin j’espérais que c'était toujours le cas, car c'est comme ça que je le ressentais, même s'il ne l'avait pas clairement dit, en même temps on parlait de Hunter là, l'homme le moins loquace qu'il y avait sur cette terre. Je me levais pour venir m'approcher de lui et m'asseoir à ses côtés. Je posais doucement ma tête sur son épaule et fixais le mur face à moi, son parfum venait chatouiller mes narines et ça me faisait un bien fou, pendant quelques secondes j'avais l'impression que nous étions revenu quatre ans en arrière, juste pour quelques secondes. « Je regrette tellement le mal qu'on s'est fait. » Il y avait tellement de choses que je regrettais dans ma vie, mais la fin de ma relation avec Hunter était clairement en haut du classement. J'avais réellement du mal à continuer d'avancer en sachant que j'avais gâché notre relation, si je n'avais pas si mal réagi en apprenant la vérité, peut-être que nous n'en serions pas là aujourd'hui. « Tu me manques Hunter à un point tel que j'ai l'impression d'en crever. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à passer à autre chose, même si tu m'avais dit de le faire, je n'aurais pas pu. » Je relevais la tête qui était posé contre son épaule et relevais mon regard vers lui, essayant de trouver la moindre émotion sur son visage. « Je t'aime Hunter. Je ne peux pas trouver quelqu'un d'autre, tu es gravé dans ma tête et dans mon coeur, c'est terriblement niait je sais, mais il n'y aura toujours que toi. » J'avais conscience de passer pour une amoureuse transit, mais c'était juste la vérité, il faisait partie de moi, à chaque fois que j'avais essayé de passer à autre chose, le peu de fois où c'était arrivé, je finissais toujours par comparer les pauvres hommes à mon ex-mari. Ils n'avaient pas son regard profond, son accent si sexy, son intelligence ou simplement sa façon de me regarder. Ils n'étaient pas lui. Je n'attendais pas réellement de réponse de sa part, tout simplement parce que c'est Hunter et dans un sens je préférais qu'il se taise plutôt qu'il me dise quelque chose qui finirait par me faire mal. Je reposais ma tête sur son épaule et finissais par soupirer, les choses étaient dites, au moins il savait où j'en étais et maintenant les cartes étaient entre ses mains. Clairement, je ne pouvais rien faire de plus, je venais de mettre mon coeur entre ses mains.
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Mer 20 Déc - 12:25

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Depuis la nuit des temps, Hunter Gordon avait compris certaines choses, comment tout le cours de son existence devait se dérouler, parce qu'il avait rapidement été évident qu'il n'était pas comme tous les camarades de son école huppée de Londres. Qu'il était un petit garçon différent, au caractère plus tourmenté qui année après année avait laissé ce poison se distiller dans ses peines. Il aurait pu décider de prendre une autre voie, de suivre les pas de son père et de son grand père, sauf qu'il ne l'avait jamais fait. Même les désirs de sa mère, il n'était pas parvenu à lui offrir. Elle l'imaginait comme tous les Gordon, construire un foyer aimant, trouver une femme pouvant lui offrir une famille. Des mots qui lui étaient inconnus. Dont il connaissait le sens pour avoir eu cette chance de grandir dans une maison remplie d'amour, mais pour autant à aucun moment il ne s'était vu répéter ce schéma. Il n'avait pas l'impression d'être un homme fait pour rentrer chez lui le soir retrouvant des enfants courant partout dans les pièces, une douce odeur de plats parfumant la cuisine. Il n'avait jamais dessiné un futur ressemblant à cela dans son esprit, même avec Hestia Greenwood. Pourtant, elle était l'histoire de la vie. La seule femme qui avait réussi à posséder son muscle cardiaque, qui avait fait germer dans sa tête des sentiments qui s'étaient infiltrés dans tous ses organes. Elle s'était plantée dans son coeur puis petit à petit, elle l'avait contaminé, elle avait pris possession de toutes ses cellules. Elle avait été ce mal le rongeant de l'intérieur. Elle lui avait apporté plus que quiconque et elle aurait pu continuer si la réalité ne les avait pas rattrapé de pleins fouets, s'il n'avait pas fini par tout lui avouer, incapable de faire perdurer ce mensonge entre eux. Et pour elle, il ne voulait plus être le chaos chamboulant toute son existence. Il ne désirait plus être la tornade ravageant une ville entière en un simple coup de vent. Cette idée ne le quittait pas, elle était ancrée en lui et tous les mots qu'on lui disait ne suffisaient pas à changer cet avis qu'il s'était fait depuis plus de quatre années.  « Tu m'épuises, à un moment, tu te demandes ce que moi, je veux ? Ce que je pense être bon pour moi ? ». Son opinion il la connaissait, il savait parfaitement ce qu'elle pensait vouloir. Ce qu'elle croyait bon pour elle, parce qu'elle laissait son coeur prendre le contrôle de toutes ses décisions sans entrevoir une quelconque fenêtre sur les conséquences que cela avait. Sans songer qu'il n'était que l'annonciateur des mauvaises nouvelles. Il n'apportait pas la lumière, amenant dans son sillage les nuages et cette nuit écrasante qu'elle ne méritait pas. « Hestia arrête sincèrement....  Juste arrête s'il te plaît. », finit-il par dire en secouant la tête avant de lever les yeux vers le ciel pour ne plus permettre à son regard de se poser sur les iris de la jeune femme. S'il osait la regarder trop longtemps, il allait s'y perdre et il savait ce qui risquait de se produire. Tout le mal qu'il allait engendrer à son propre palpitant, tous les souvenirs qu'il allait réveiller dans sa mémoire. Parce que s'il avait longtemps pensé qu'il allait pouvoir l'effacer tel un banal trait tracé sur un tableau noir, elle avait été marquée à l'encre indélébile. Et il n'avait jamais réussi à trouver le produit en mesure de la faire disparaître de cet amas de cellules nerveuses. Malgré toute sa volonté et tout ce temps qui s'était écoulé, rien n'avait pu changer cela. Elle était la preuve vivante qu'il avait une faiblesse, qu'un être humain pouvait l'atteindre suffisamment fort pour le faire perdre pied. Sauf qu'à grands coups d'acharnement, il repoussait cette faiblesse d'un revers de la main.  « Si la question est là, mon dieu que tu es borné. ». Si la tension n'avait pas été aussi étouffante entre leurs deux êtres, il savait qu'il n'aurait pas pu s'empêcher de lancer une réplique un brin sarcastique pour confirmer ce qu'elle lui disait. Il était le pire que l'on pouvait rencontrer, refusant de modifier la trajectoire de ses songes, malgré ce que l'on pouvait lui expliquer. Elle pouvait lui dire durant des heures, chaque jour d'une année, il était impossible pour elle de le convaincre. Tout comme il était inconcevable aux yeux de l'anglais de prononcer à voix haute cette petite phrase qui aurait scellé la fin absolue de leur histoire. Qui aurait été le point final de ce qu'ils avaient été autrefois et dont ils n'étaient plus que des fantômes. Pourtant, il savait qu'il aurait dû lui dire qu'il ne l'aimait plus, qu'elle n'était plus rien à part une femme qu'il avait connu auparavant. Il aurait pu faire semblant de ne pas éprouver cette même pointe dans la poitrine chaque fois qu'elle se tenait face à lui. Toutefois, il n'y arrivait pas. Il avait essayé, mais chaque fois qu'il se voyait le dire, qu'il imaginait la phrase être exposée aux oreilles de tous, sa voix devenait muette.   « Tu ne peux pas me faire ça Hunter. ». Il ne pouvait pas, il ne devait pas mais cela ne l'empêchait pas de continuer à répéter la même erreur encore et encore, n'apprenant pas de ses mauvais actes passés. Il était ce multi récidiviste enchaînant les condamnations. Il était ce forcené continuant de rouler à vive allure vers ce mur de pierre indestructible. Et au lieu de prendre la fuite, de s'avouer vaincu, il était toujours autant possédé par les propres battements de son muscle cardiaque, le suppliant de ne pas lui infliger cette peine de nouveau.   « Tu ne peux pas être froid, distant, me dire que le mieux pour moi c'est d'être loin de toi pour finalement me laisser entendre que tu m'aimes toujours. » Instinctivement, il soupira, réalisant l'ampleur du désastre qu'il provoquait. L'importance de la souffrance qu'il avait fait grandir dans le corps d'Hestia. Tout ce temps, il n'avait cessé d'être ce tortionnaire frappant sa chair à grands coups de lame d'acier. Et il ne pouvait plus continuer dans cette direction. « Tu peux pas me demander de dire des choses que je ne pense pas. Mais ce que je pense ne change pas le reste. Ca ne change pas ce que tu devrais faire » , il ne lui laissait pas le choix, l'obligeant à prendre la fuite pour s'échapper de ce qu'il était, des dégâts qu'il créait autour de lui, acceptant avec une douleur dans les entrailles le sort qui lui était réservé. Le poing fermé, les muscles de son corps tendu, il accepta difficilement la présence de son ex femme à quelques centimètres de lui, cette tête posée douloureusement contre son épaule, sentant presque sa respiration contre lui. Il se sentait pris au piège, telle la glace cédant aux flammes d'un feu trop chaud. C'était toute son âme qui criait dans sa boîte crânienne, tout son sang qu'elle transformait en lave en fusion. S'il était son ouragan, elle était son éruption volcanique.    « Je regrette tellement le mal qu'on s'est fait. ». Les paupières closes, il se concentra sur cette voix douce. Cette voix qu'il avait entendu au petit matin se réveiller à ses côtés. Cette voix qu'il avait aimé écouter lui parler de tout et de rien. Cette voix qui lui rappelait tout ce qu'il avait perdu, tous les regrets qu'il nourrissait. Parce que s'il n'avait pas pensé à désavouer leur histoire, tous les bons moments qu'ils avaient partagé, il regrettait la fin que celle-ci avait connu. Il regrettait ce mariage qu'il avait ruiné, ce massacre qu'il avait occasionné.   « Tu me manques Hunter à un point tel que j'ai l'impression d'en crever. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à passer à autre chose, même si tu m'avais dit de le faire, je n'aurais pas pu. ». Il le sentait ce regard posé sur lui, ces deux yeux en train de lui contempler, le suppliant presque de leur offrir une rédemption. De mettre fin à ce supplice éternel. Dans sa poitrine, à chacun de ses battements cardiaques, il sentait son muscle se tordre, intensifier ses pulsations pour chercher une solution face à ce calvaire. Même son visage d'ordinaire si neutre portait les hématomes de ce mal intérieur.   « Je t'aime Hunter. Je ne peux pas trouver quelqu'un d'autre, tu es gravé dans ma tête et dans mon coeur, c'est terriblement niais je sais, mais il n'y aura toujours que toi. ». Elle était proche, beaucoup trop proche à la fois de tout son être mais aussi de son organe vital qu'elle atteignait profondément avec ses mots. N'osant même plus rencontrer ses prunelles de peur de ce qu'il pourrait y trouver, de ce qu'il était capable de faire, il tortura sa propre chair, les doigts endoloris par la pression qu'il exerçait sur ses poings. Le souffle court et même s'il n'en montrait rien, il chavirait totalement. Il était ce bateau à la dérive n'ayant plus aucune lumière de phare pour l'éclairer. Et plus en mesure de subir cette sentence sans chercher une quelconque rédemption, il n'écouta plus son cerveau, tournant finalement le visage vers elle. « Tu peux pas me dire ça, ou me faire être ce que je suis pas Hestia. Tu peux pas me demander d'être celui qu'il te faut, celui qui jamais  ne te fera le moindre mal.  Je peux pas être un homme comme ça mais c'est ce que tu mérites. Tu mérites qu'on t'aime et qu'on soit capable de te le dire. Tu mérites qu'on prenne soin de toi, qu'on fasse de toi une priorité. Et je pourrais jamais changer.   », sa voix était recouverte de cette sonorité se rapprochant du tremblement. Parce qu'il n'arrivait plus à faire comme si tout ceci le laissait de marbre. Comme si cette violence émotionnelle ne le tuait pas à petits feux. Au plus profond de lui-même, son amour pour la détentrice de son coeur s'emparait de lui avec rage. Et il ne savait pas comment l'accueillir ou comment le faire taire. Se levant pour tentant de garder une contenance, mettant fin à cette proximité entre eux pour que son masque de glace l'enveloppe de nouveau, il la toisa de toute sa hauteur, tournant en rond, le cerveau en feux. « Pendant quatre ans j'ai attendu le jour où tu serais finalement heureuse, où tu aurais rencontré quelqu'un avec qui être. J'attendais ce moment, me disant que cela voudrait dire que t'aurais réussi à avancer. Ca m'aurait fait crever de l'intérieur de te voir avec un autre. Mais je l'aurais accepté, si j'avais eu la certitude que c'était ce qu'il te fallait pour être heureuse. J'aurais accepté ton bonheur au détriment de ce qui aurait pu se passer juste-là », expliqua-t-il le doigt pointé juste au niveau de l'endroit précis où son organe vital battait à tout rompre. Emporté par ce vertige qui le rendait instable, il s'adossa contre le mur juste derrière lui. « Je me fiche de ce qu'il peut m'arriver un jour Hestia. De ce qu'on peut vouloir de moi, j'en ai rien à foutre. Mais je pourrais jamais cautionner une seconde qu'on te fasse du mal ou qu'on te touche. Je te protégerai toujours de ça, et c'est aussi pour ça que je te protège de moi tu  le comprends ça ? Parce que c'est ce que je fais constamment avec toi ! Je te détruis et peu importe si ça me tue d'être loin de toi alors que je crève d'envie de te retrouver, tu passes avant mes propres besoins. Durant tout ce temps, t'as jamais cessé d'être ma priorité.......  Même quand t'étais pas là, t'étais toujours là et que tu me quittais jamais. », avoua-t-il avec une hargne douloureuse aussi intense que l'amour qu'il lui vouait. Un amour dont il n'était pas sevré, dont il ne serait jamais guéri. Car elle était cette maladie incurable. Hestia était sa maladie incurable, sans aucun remède découvert.
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Mer 20 Déc - 13:41

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Je soupirais d'agacement, donc je devais le laisser me dire ce qui était bon pour moi et ne rien faire, ne rien dire ? C'était comme ça que les choses allaient se passer maintenant ? Non, clairement je n'étais pas d'accord avec ça. « Tu ne supportes pas d'entendre les choses, mais peut-être que je suis mon coeur pour chaque chose importante dans ma vie, mais toi, tu ne fais qui suivre ta tête Hunter, à quel moment tu te poses et te demandes ce que tu veux vraiment, ce qui serait bon pour toi et pour une fois, pas ce qui serait "pratique" ou le plus réfléchi ? » Au final nous n'étions pas si différents l'un de l'autre, nous ne suivions juste pas les mêmes directives. Je pensais que suivre mon coeur était la meilleure solution et lui il ne pensait qu'avec sa tête. Il ne suivait jamais son coeur, il ne faisait que réfléchir. Je soupirais avant de lever les yeux au ciel, il était tellement borné, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, je n'étais clairement pas mieux que lui, bien au contraire. Donc d'après lui les choses étaient claires, il m'aimait, mais je devais faire ma vie avec quelqu'un d'autre, pour mon bien, ça restait tout de même hyper contradictoire, il pensait à moi avant de penser à lui et c'était assez noble de sa part, mais je ne voulais absolument pas de sa noblesse, je le voulais lui, alors à quoi bon se prendre la tête, nous voulions plus ou moins la même chose, que je sois heureuse et je savais pertinemment que je serais heureuse seulement avec Hunter. Je fermais les yeux un instant profitant de cette proximité entre nous, j'en avais tellement besoin, le sentir près de moi, même s'il restait hostile à ma présence, peut-être pas hostile à proprement parlé, mais en tout cas très tendu. Et je ne pouvais pas lui en vouloir, il y avait tellement de chose qui nous avaient séparés et qui creusait un fossé entre nous. Mais je voulais vraiment arranger les choses, qu'on puisse juste faire table rase du passé pour pouvoir avancer, même s'il ne pensait pas être bon pour moi. « Je ne veux pas que tu sois quelqu'un d'autre Hunter. Je t'aime toi, avec tes bons et tes mauvais côtés, parce que même si je n'ai pas vu le pire en toi, je t'ai vu en colère, je t'ai vu devenir fou de rage, sans jamais ciller. » Je haussais les épaules doucement, je ne voulais pas l'entendre me dire qu'il n'était pas bon pour moi, parce que je savais, malgré ce qu'il pensait, que c'était une énorme connerie. Je n'avais clairement pas vu lui pire en lui, d'après ce qu'il disait, mais je l'avais vu dans des mauvaises passes, des moments intenses et je savais que je pouvais le canaliser, alors, j'aimerais qu'il puisse accepter le fait que je n'avais clairement pas peur de ça et le reste n'était qu'un détail, moi aussi j'avais mes démons, mes soucis, mon père et ses hommes qui en voulaient à ma vie, alors qu'il soit là ou pas, ça ne changerait rien à ça. Je le regardais se lever et me laisser seule, un froid s'emparant brutalement de moi. Il marchait nerveusement, débitant ses paroles sans me regarder, j'étais juste bloquer sur son corps qui bougeait un peu trop vite pour moi. Doucement je venais essuyer une larme qui avait couler le long de ma joue, je ne l'avais jamais entendu parler comme ça, il ne m'avait jamais réellement dit ce qu'il pensait, ce qu'il voulait, on ne pouvait pas dire que Hunter était le genre d'homme hyper romantique, amoureux transit qui passait son temps à dire "je t'aime", non, clairement pas ce genre d'homme, mais il n'avait pas besoin de le faire, je n'en avais pas besoin, je savais qu'il m'aimait et rien ne comptait plus que ça. Mais là, l'entendre parler ouvertement de tout ça, c'était juste trop pour mon pauvre coeur qui n'allait clairement pas pouvoir en supporter plus. Je me levais pour m'approcher de lui et je venais poser doucement ma main sur son torse, plongeant mon regard dans le sien, avant de soupirer. Je ne savais même plus quoi répondre, pour la première fois depuis que j'étais en âge de parler, j'avais juste rien à dire, trop perdue dans mes émotions. Je sentais son coeur battre à tout rompre à travers ma main et un léger sourire se forma sur mon visage. « Je ne peux pas Hunter, être avec quelqu'un d'autre que toi, je ne peux pas. » Soufflais-je doucement autant pour lui que pour moi, pour simplement rendre les choses réelles, parce que jusque là, je n'avais jamais réussi à me dire qu'il n'y aurait jamais que lui dans ma tête, dans mon coeur, il avait tout simplement mon âme et personne ne pourrait jamais le remplacer. Nous n'étions qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et je ne bougeais plus, de peur qu'il n'en profite pour s'échapper. « J'ai essayé, je te jure que j'ai tenté de toute mon coeur de t'oublier dans les bras d'un autre, sauf qu'à chaque fois que j'ai voulu tenté l'expérience, ce fut un horrible fiasco. » Un petit rire s'échappa d'entre mes lèvres avant que je secoue doucement la tête d'un air résigné. « J'avais beau tenté, ils n'étaient jamais toi, je passais mon temps à les comparer à toi. Aucun homme ne m'a jamais regardé comme toi. » Je glissais ma main libre sur sa joue. « Aucun ne m'a jamais embrassé comme tu le faisais, j'ai jamais ressenti cette sensation d'être vivante dans les bras de quelqu'un d'autre que les tiens. Je n'ai jamais aimé personne comme je t'aime et je sais que ça n'arrivera jamais, parce que tu es l'amour de ma vie Hunter et j'ai besoin de personne d'autre que toi. » Je savais parfaitement que cet instant ne durerait pas, nous avions la chance pour l'instant d'être seuls au monde, rien ni personne ne pourrait venir briser ce moment et je comptais bien en profiter pour terminer de briser les dernières barrières qu'il avait mis entre nous. Je relevais la tête et venais délicatement poser mes lèvres sur les siennes, puisque de toute évidence les mots n'étaient pas assez concret pour qu'il comprenne que je ne pourrais pas passer à autre chose, peut-être que les gestes nous aideraient. Je profitais de ce moment dont j'avais envie depuis si longtemps et qui m'avait tellement manquer, la douceur de ses lèvres chaudes contre les miennes, son corps contre le mien. Juste un moment intime qui n'appartenait qu'à nous.
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Lun 8 Jan - 19:14

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Auparavant, avant qu’une tornade ne s’abatte violemment dans son univers, ébranlant toutes les fondations et déchirant toutes ses convictions, Hunter ne pensait pas être de ces âmes capables d’aimer ou de ressentir une once d’amour pour un autre être. De cet amour passionnel et intense. Parce qu’évidemment, il avait connu toutes les autres formes d’amour, cet attachement profond envers sa famille et ses plus proches amis. Mais il n’avait pas pris de précaution avant de laisser son cœur chavirer pour Hestia. Il aurait dû, il l’avait compris par la suite, sauf qu’il n’avait suivi aucune consigne, il n’avait cru aucune des légendes énoncées aux enfants pour savoir à quoi l’amour ressemblait. Presque du jour au lendemain, il était tombé dedans violemment, se heurtant la tête si fortement que son esprit avait cessé de réfléchir, laissant son organe vital devenir le maître de cet être. Une simple fois dans toute son existence, il n’avait plus été en mesure de penser avec raison et discernement, ébranlé par ce tourbillon de sentiments qui prenait place dans toutes les cellules de son organisme. Et depuis ce fameux jour où tout avait cessé de graviter normalement autour de son orbite initial, il comprenait qu’un changement capable de le clouer au sol s’était opéré dans ses veines. Parce qu’il n’était plus l’homme qu’il était avant de rencontrer cette femme à la chevelure couleur soleil qu’il aimait infiniment, plus qu’il ne pouvait le comprendre lui-même. « Tu ne supportes pas d'entendre les choses, mais peut-être que je suis mon coeur pour chaque chose importante dans ma vie, mais toi, tu ne fais qui suivre ta tête Hunter, à quel moment tu te poses et te demandes ce que tu veux vraiment, ce qui serait bon pour toi et pour une fois, pas ce qui serait "pratique" ou le plus réfléchi ? », il n’était pas habitué à ce qu’on tente de venir le sortir de ce cercle qu’il avait tracé autour de ses actions. Paradoxalement pour cet homme d’action, il avait formé une sorte de routine, ne laissant plus aucune part à des sentiments amoureux depuis qu’il avait signé le papier effaçant toute forme de mariage entre Hestia et lui. Plus jamais, il ne voulait éprouver ce qu’il avait pu ressentir pour elle, avoir cette pareille impression d’être ce corps sans vie se noyant dans un océan de peine, parce qu’il avait essayé et finalement il avait pu sentir ses poumons se remplir d’eau, suffocant seconde après seconde. Intérieurement, elle avait détruit chaque centimètre de son muscle cardiaque, elle avait remis en cause tout ce qu’il avait toujours pensé. Tout ce qu’il s’était imaginé enfant. A elle seule, elle avait fait plus de dégâts que les tornades dévastant une ville, sauf qu’au lieu d’accepter la vulnérabilité qu’elle provoquait chez lui, il luttait sans cesse contre tout ceci. Lâchement, il fuyait, pas totalement prêt à affronter une pareille faiblesse. « Tu crois que pour moi suivre mon cœur est quelque chose de facile ? Je suis pas fait pour ça Hestia !», c’était ce qu’il se répétait sans cesse, quand il tentait de se convaincre que toutes ses décisions étaient bonnes. Qu’il n’était pas qu’un vulgaire idiot se fourvoyant pour ne pas assumer à quel point le temps n’avait pas eu d’emprise sur ses pensées à l’encontre de celle capable de tout faire s’écrouler autour de lui. « Je ne veux pas que tu sois quelqu'un d'autre Hunter. Je t'aime toi, avec tes bons et tes mauvais côtés, parce que même si je n'ai pas vu le pire en toi, je t'ai vu en colère, je t'ai vu devenir fou de rage, sans jamais ciller. », avec elle il avait appris à dévoiler des aspects que peu connaissaient, il avait montré des sourires francs et heureux, il avait ri quand en temps normal il n’illustrait qu’une froideur polaire. A ses côtés, il s’était adouci, n’oubliant malgré tout pas cette âme de prédateur qu’il avait. Cette bête sommeillant en lui et en mesure de causer le chaos. Et de faire naître l’effroi ou la peur dans le regard de la jeune femme. Des choses dont il l’avait toujours protégé depuis qu’elle avait croisé sa route. « Il ne faut pas que tu vois le pire Hestia….. Je veux pas. », il s’était préparé à tous les scénarios envisageables, il avait étudié toutes les hypothèses dans sa boîte crânienne mais à aucune seconde il avait désiré qu’elle ressente de la peur à son encontre. Qu’elle le voit comme l’un de ses hommes avec lesquels elle avait été élevée plus jeune. Il avait tout fait pour maintenir ce voile blanc et épais dissimulant les parties de son esprit les plus proches de l’enfer. Imposant le silence entre eux, il finit par se lever, marchant à grandes enjambées dans ce couloir pour chercher une stratégie de repli face à son âme qui bouillait petit à petit et qui paraissait désirer rejoindre celle se trouvant à quelques centimètres de la sienne. Puis sans prévenir, écoutant cet appel de son cœur se tordant dans sa poitrine, un flux de mots sortit de sa gorge, se frayant un chemin jusqu’aux oreilles d’Hestia. Pour une fois, il parlait, évoquant tout ce qui rendait ses pulsations cardiaques plus intenses, tout ce qui était capable de l’achever. Silencieux, il vit Hestia s’approcher de lui, posant sa main sur son torse, non loin de cet organe qui battait si fort quelques centimètres plus en profondeur. Son regard bleuté noyé dans les gouttes salées le percuta de pleins fouets, telle une bourrasque de vent en pleine tempête. « Je ne peux pas Hunter, être avec quelqu'un d'autre que toi, je ne peux pas », il la comprenait parce que malgré tous ses essais, malgré toutes les femmes qui avaient croisé sa route et qui avaient réussi à se frayer un chemin dans ses draps, aucune d’entre elles n’avait pu posséder son cœur ou ébranler cet amour. Néanmoins pour Hestia, il aurait préféré que l’impossible devienne possible. « Tu devrais pourtant tu sais. Tu serais mieux avec quelqu’un d’autre. », ses propres mots lui brûlaient presque la gorge et étaient cette lame plantée dans ses entrailles, mais cependant il était persuadé de ne pas se tromper. Qu’en un autre homme, elle aurait pu trouver toutes ces choses qu’il était incapable de lui offrir. Tout ce bonheur qu’il lui avait retiré. Toute cette sécurité qu’il n’était pas capable de lui donner. Toutes ces petites attentions qui ne ressemblaient pas au chasseur égorgé vif qu’il était devenu en quelques années. « J'ai essayé, je te jure que j'ai tenté de tout mon coeur de t'oublier dans les bras d'un autre, sauf qu'à chaque fois que j'ai voulu tenté l'expérience, ce fut un horrible fiasco. », le rire de la jeune femme si agréable pour ses tympans empêcha son palpitant de crier à l’infarctus, ne pouvant qu’imaginer la jeune femme aux bras des hommes avec lesquels elle avait partagé quelque chose, ce qui suffisait à lui donner cette irrépressible envie de tuer. « J'avais beau tenté, ils n'étaient jamais toi, je passais mon temps à les comparer à toi. Aucun homme ne m'a jamais regardé comme toi. », depuis qu’ils se connaissaient, jamais il avait pu comprendre ce qu’elle pouvait trouver chez lui, quelle clarté elle percevait dans sa noirceur. Quelle bonté elle lisait dans ses yeux noirs. C’était simplement comme si elle pouvait le voir différemment, si elle avait trouvé le moyen pour faire disparaître le drap couleur charbon l’enveloppant totalement. « Aucun ne m'a jamais embrassé comme tu le faisais, j'ai jamais ressenti cette sensation d'être vivante dans les bras de quelqu'un d'autre que les tiens. Je n'ai jamais aimé personne comme je t'aime et je sais que ça n'arrivera jamais, parce que tu es l'amour de ma vie Hunter et j'ai besoin de personne d'autre que toi. » il pouvait ressentir à ce moment précis toute cette vague de souvenirs qui le frappait plus violemment qu’une meute de loups déchainée. En lui rappelant à quel point elle l’aimait, elle détruisait ce mur protégeant son cœur brique après brique, rappelant à l’anglais cette montagne d’émotions qu’il prenait soin de ne plus éprouver. Qu’il faisait taire à coups de violence ou de rage. « Pour toi pourtant ce serait plus facile si t’avais réussi à m’oublier avec quelqu’un d’autre. Si tu m’aimais pas, si quelqu’un pouvait faire battre ton cœur ce serait bien mieux pour toi, parce que t’aurais le droit au bonheur », il croyait en tous ces mensonges avec lesquels il vivait depuis plus de quatre longues années, toutes ces balivernes qu’on aurait inventé pour convaincre des enfants encore sots ou naîfs. Sauf que cette fois, il ne s’arrêtait pas là, il avait d’autres choses à dire. « Mais je crois que ça me ferait crever qu’un homme puisse être avec toi….. Et que j’aurais probablement eu envie de le tuer pour oser… t’avoir alors que je pouvais pas t’avoir moi-même parce que j’avais tout fait merder. », il avait été l’unique personne mettant fin à ce mariage, causant sa propre perte et creusant cet immense fossé entre leurs deux êtres. Personne n’était à blâmer à part sa propre personne. Et par la suite il ne s’était pas amélioré, chaque fois qu’il l’avait observé maladroitement et discrètement, camouflé dans un coin à l’abri où elle ne le cherchait pas. Il l’avait vu avec ces hommes dont elle parlait et il avait compris à quel point cette rage enflammant son âme pouvait le consumer. Cette colère destructrice qui aurait pu le pousser au pire à cause de cet amour trop fort qui détruisait toute possibilité de raison. « Je suis pas fait pour aimer Hestia. Mais je suis encore moins fait pour aimer plusieurs femmes. Je sais pas comment on fait pour oublier quelqu’un, comment on fait pour passer véritablement à autre chose, parce que je suis certainement fait pour être l’homme d’une seule femme », ce n’était guère qu’une possibilité, avec le temps c’était la conclusion qui était apparue telle la plus évidente, quand il avait compris que malgré tous ses désirs il ne savait pas comment avancer. Comment tirer un trait définitif et indélébile sur une histoire passée. Sa volonté n’avait été qu’une poignée de neige face aux sommets les plus hauts de l’Himalaya. « Alors peut-être oui que j’ai peur de l’amour, mais ce n’est pas parce que je t’aime pas. C’est parce que je sais à quel point ça me rend vulnérable. J’ai toujours tout fait pour te protéger, je me suis toujours assuré qu’il ne t’arrive rien, même quand tu ne le savais pas. Tu sais je suis pas comme un gamin qui a peur des clowns, la peur que j’ai de te perdre définitivement c’est bien pire….. C’est le genre de trucs dont je pourrais pas me remettre et c’est parce que tu m’as rendu vulnérable Hestia. Tu m’as rendu dépendant de quelque chose alors je cherchais à le fuir par tous les moyens pour plus ressentir ça. Sauf que j’y arrive pas. », son discours était criant de cette vérité qu’il avait fait demeurer silencieuse pour ne pas qu’il ait besoin de se l’avouer à lui-même. Comme avec cet espoir futile et démesuré que le silence allait la rendre moins véridique ou allait parvenir à la transformer en un mensonge. Sauf que ni le temps, ni aucune forme de persuasion n’avait eu une influence sur l’ampleur de cet amour qui le faisait se maintenir si près d’un précipice. Les yeux plongés dans le sien et comprenant l’intention qu’elle avait et cette proximité si agréable mais dangereuse entre eux, il l’observa plus profondément. « Tu devrais pas faire ça.. », cela risquait de faire disparaître toutes les règles de la raison, mais sans même de lui laisser le temps de faire quoi que ce soit, elle l’embrassa, faisant tomber toutes les barrières qui existaient encore chez Hunter. Elle prenait possession du reste de sa personne, et de ce désir presque explosif, il lui rendit ce baiser, l’emprisonnant de ses bras pour la ramener plus près de lui. Il l’embrassait avec passion et fureur, pour lui faire comprendre que malgré les années elle était la seule à faire naître ce feu si intense. De le faire aimer aussi fort. Ou plutôt de le faire aimer tout simplement.
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Lun 8 Jan - 23:41

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Hunter avait raison, il n'était pas moi, au final, nous n'avions pas beaucoup en commun, mais c'était ce qui fonctionnait entre nous, nous étions autant différents que compatibles. « Je sais Hunter, tu ne sais pas faire ce genre de chose, mais je suis là pour ça, t'aider à y arriver. » Je voulais tellement qu'il croie un peu en lui, qu'il arrête de croire que le fait de suivre son coeur pouvait rendre les gens faibles, je n'avais pas l'impression de l'être. Malgré tout je pouvais comprendre son point de vue et sa façon de faire les choses, mais pourquoi ne pas vouloir juste une fois se laisser dicter par autre chose que sa raison. Juste une fois. Il avait peur, je pouvais le sentir dans sa voix, je ne savais pas réellement de quoi, pourquoi ce serait si terrible que ça que je vois son "mauvais" côté, ce n'était clairement pas un monstre. « T'es en train de me dire ça pour me faire peur n'est-ce pas ? Je te connais Hunter, sûrement pas autant que je le voudrais, mais je te connais, tu as une âme, un coeur, tu n'es pas un monstre. » Je n'arrivais clairement pas à comprendre ce qui pouvait bien lui passer par la tête, la raison pour laquelle il avait aussi peur que je vois cette facette de lui. Je n'étais plus une gamine impressionnable. Je pensais clairement qu'il me faudrait plus qu'une petite crise de nerfs pour avoir peur de lui. Je soupirais, un air las, il commençait à m'épuiser, cette conversation tournait en rond, il voulait que je trouve quelqu'un d'autre, que je passe à autre chose et je ne le voulais pas, alors voilà, nous étions bloqués, que faire avec ça ? Je préférais ne rien répondre, de toute façon, ça ne servait à rien, il resterait bloqué sur ses positions quoi que je dise, quoi que je fasse, il me repoussait, malgré mon obstination. « Au bonheur ? Je ne pourrais être heureuse qu'avec toi et ça tu n'arrives pas à le comprendre, alors arrête de me dire que tu veux que je sois avec quelqu'un d'autre pour finalement me dire que ça te boufferais que ce soit le cas, qu'est-ce que je suis censé pensé de ça ? Tu ne peux simplement pas me dire que tu m'aimes et qu'on a le droit à une seconde chance, plutôt que d'être aussi contradictoire. » Qu'est-ce que j'étais censé penser ou faire, trouver quelqu'un en sachant que je n'allais de toute façon pas réussir à être bien et savoir en plus qu'il en souffrirait ou rester seule à attendre inlassablement qu'il revienne vers moi ? Malgré tout Hunter venait clairement de me faire une déclaration ou alors mon cerveau venait de vriller et imaginer ce qu'il voulait, mais non, je n'étais pas encore folle et les paroles de Hunter étaient bien sortie de sa bouche, je ne savais clairement pas quoi dire, c'était bien la première fois qu'il parlait autant et surtout qu'il parlait de ce genre de chose, parce que bon, on ne pouvait pas dire que Hunter était le genre d'homme à exprimer ce qu'il pouvait ressentir, les sentiments ce n'était clairement pas son truc, mais on s'y faisait, on s'y habituait, parce qu'il était comme ça. Je fermais les yeux et avalais difficilement ma salive, finalement c'était peut-être mieux lorsqu'il ne parlait pas, car là, j'avais le coeur complétement retourné, la tête à l'envers et une incapacité incroyable à calmer les tremblements de mes mains. « Pourquoi voudrais-tu qu'il m'arrive quelque chose ? » Bon d'accord, ma question était complétement stupide, rien qu'en pensant à ma famille j'avais environs une chance sur une de finir sur un lit d’hôpital. « Oublie ce que je viens de dire. » Je levais les yeux au ciel. « Mais, sincèrement Hunter, on sait tous les deux que ce qu'on avait, ce truc qui faisait qu'on était tellement bien, on ne le trouvera jamais plus avec personne d'autre, tout simplement parce que tu es ma personne. » Je haussais les épaules, comme si c'était une évidence. Tout en m'approchant de lui je voyais dans son regard que son assurance s’effritait doucement et lorsque sa voix m'intima de ne pas aller au bout de mon action, ça ne me donna que plus envie de l'embrasser, parce que c'était le moment, j'en avais envie, besoin. Alors je n'écoutais pas, une fois de plus et posais mes lèvres sur les siennes. Il ne me repoussait pas, mieux que ça, il répondait clairement à mon baiser, ses bras entourant mon corps, me rappelant à quel point ça pouvait être agréable d'être contre son torse, je me sentais simplement à ma place. Je reculais à contre coeur, mais surtout à bout de souffle, tout en mordant ma lèvre, je n'avais qu'une envie, qu'un besoin, y retourner, continuer de l'embrasser encore et encore, sans jamais pouvoir m'arrêter, seulement il fallait bien que nous soyons un peu raisonnables, il venait quand même de me dire qu'il m'aimait, mais qu'il ne pouvait pas être avec moi, quelle contradiction, je ne savais clairement plus sur quel pied danser avec lui, il m'aimait, c'est tout ce qui devrait compter. Je posais doucement ma main sur sa joue, caressant sa pommette avec mon pouce. « Alors, maintenant dis moi que tu veux que je trouve quelqu'un d'autre, que tu nous deux c'est juste pas possible. » Je plongeais mon regard dans le siens, cherchant la moindre fissure dans ses certitudes. Je voulais juste qu'il nous laisse une chance, qu'on puisse essayer de faire quelque chose de bien ensemble pour une fois. Je fronçais doucement les sourcils avant d'avoir une idée, pas l'idée du siècle, mais quelque chose qui ferait peut-être pencher la balance, qui l'aiderait peut-être à se souvenir à quel point ça pouvait être sympa d'être ensemble, que nous étions vraiment bien tous les deux. « Viens au restaurant avec moi vendredi soir. » Soufflais-je doucement sans le lâcher du regard. C'était clairement cliché, surtout en sachant que normalement c'est à l'homme d'inviter une femme à dîner, mais j'avais envie d'inverser un peu les rôles et de lui montrer que moi aussi je pouvais prendre les choses en mains, surtout que je ne parlais clairement pas du petit fast food du coin, non je voulais un vrai rancard, pouvoir sortir la robe de soirée et les escarpins que je ne mets qu'en cas de force majeure, ce genre de sortie là. Il ne pouvait quand même pas me refuser ça, surtout que je venais d'y mettre beaucoup de conviction et l'inviter à dîner était une grande première, ça me stressait même un peu, peut-être la peur qu'il dise "non". J'avais juste besoin d'être sûre que je n'étais pas en train de faire tout ça pour rien, qu'il restait quelque chose entre nous, quelque chose de possible, quelque chose qui dépassait l'amour qu'on pouvait se porter.
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Mer 10 Jan - 23:40

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Mettre son cœur à nu, le déposer sur un plateau d’argent et l’offrir à l’humanité toute entière, il tentait de le fuir, de ne pas y être forcé, choisissant la voie d’un mutisme silencieux au lieu d’une torture forcée. Il y avait des douleurs qu’il pouvait supporter, des coups portés à son corps qu’il ne redoutait pas, mais les assauts envers son muscle cardiaque étaient ceux dont il se protégeait à l’aide de cette armure épaisse entourant tous ses organes les plus fragiles. Camouflant cet amour qui existait quelque part chez lui, là où personne ne le voyait. Parce que c’était ainsi qu’il survivait, qu’on lui avait appris à vivre et il ne connaissait aucune autre méthode. Aucun moyen de faire autrement. « Je sais Hunter, tu ne sais pas faire ce genre de chose, mais je suis là pour ça, t'aider à y arriver. », ce geste le touchait profondément, peu importe si les traits de son visage ne l’exprimaient pas, il comprenait que c’était une manière pour la jeune femme de lui tendre la main. De lui prouver qu’elle était prête à faire ce pas en avant vers lui pour le retrouver. Pour que quatre années après l’explosion de leur mariage, ils aient le droit à cette seconde chance que le destin s’était acharné à faire disparaître. Qu’il avait fui lui aussi trop blessé dans les profondeurs de sa chair. Dans les méandres de cette surface glaciale qu’il dévoilait à tout le monde tous les jours. Il se protégeait, mais c’était tous les autres autour de lui qu’il empêchait de souffrir par sa faute, à cause de qui il était. De ce qu’il était capable de faire quand il laissait son esprit être possédé par cette bête endormie. Ce monstre qui prenait place dans ses veines, tel un poison venimeux se propageant progressivement dans chaque cellule pour entraîner une gangrène irréversible. C’était ce pire en lui qu’il masquait aussi intensément que la puissance de ses émotions. Ces deux aspects si opposés responsables de bagarres enflammées dans sa propre boîte crânienne. De ces batailles capables de le terrasser au sol. « T'es en train de me dire ça pour me faire peur n'est-ce pas ? Je te connais Hunter, sûrement pas autant que je le voudrais, mais je te connais, tu as une âme, un coeur, tu n'es pas un monstre. », évidemment il avait ce palpitant planté dans sa cage thoracique et il avait perpétuellement cette voix dans son esprit pour le rappeler à l’ordre. Pour l’arrêter quand il se sentait trop proche des feux de l’enfer. Pour anesthésier la bête chaque fois qu’elle se manifestait trop violemment. Néanmoins, cela ne l’empêchait pas d’exister, d’être capable de se transformer en l’un de ces monstres qu’il conduisait dans de minuscules cellules. Cette part de lui existait et il ne pouvait pas le nier, faire semblant en se bernant avec un vulgaire mensonge qui exploserait à la première occasion, dès lors que ses poings allaient s’abattre sur le corps d’un adversaire. « Tu crois sincèrement que mon envie est de lire de l’effroi dans ton regard ? De savoir que tu as peur de moi ? », au contraire c’était ce qu’il avait toujours désiré éviter, ne pouvant qu’imaginer le cratère de douleur que les prunelles remplies de peur d’Hestia pouvaient créer dans son être. Car elle était la seule femme et le seul être humain pouvant à la fois le faire vivre sur un nuage de bonheur ou le condamner au désespoir le plus incandescent. Elle avait ce pouvoir infini sur lui, un pouvoir dont elle ignorait tout, dont il ne lui avait pas transmis toutes les données, préférant garder certaines cartes dans ses mains. Entre ses doigts, elle tenait la clé d’un monde rempli de merveilles et la lourde clé des enfers. « Au bonheur ? Je ne pourrais être heureuse qu'avec toi et ça tu n'arrives pas à le comprendre, alors arrête de me dire que tu veux que je sois avec quelqu'un d'autre pour finalement me dire que ça te boufferais que ce soit le cas, qu'est-ce que je suis censé pensé de ça ? Tu ne peux simplement pas me dire que tu m'aimes et qu'on a le droit à une seconde chance, plutôt que d'être aussi contradictoire. », il inspira profondément, passant une main sur son visage tendu pour mettre de l’ordre dans toutes ses pensées qui se bousculaient, dans ce désordre qui se créeait petit à petit. Elle ne comprenait pas, ou elle ne voulait pas comprendre que la contradiction était perpétuelle chez lui, qu’elle était la dominante principale dans cet univers étrange. Dans cette maison, il avait l’impression de ne plus savoir où il allait, comme plongé dans la noirceur de ses propres indécisions, déambulant à l’aveugle sur la route de ses pensées, trouvant tour à tour, la main de la logique puis celle de son cœur, ces deux mains aux directions si opposées, sans qu’il ne sache laquelle il devait choisir. « Parce que tu crois que c’est facile pour moi ? Que ça me tue pas de l’intérieur de ressentir tout ce que je ressens en ayant la sensation de ne pas le mériter ? De ne pas te mériter après ce que je t’ai fait ? Putain Hestia arrête de penser que c’est simple, que tout est une question d’amour ! S’il ne s’agissait que d’amour, il n’y aurait aucune question à se poser et tout serait réglé. », s’il écoutait son muscle cardiaque c’était vers Hestia qu’il se tournait, auprès d’elle qu’il devait retrouver une place. Cette place qu’il avait perdu en dévoilant ses mensonges. Cette place que d’autres hommes avaient récupéré avant que la poupée blonde leur retire à leur tour. Cette plaie béante perdue dans sa chair, il ne pouvait accuser personne, ne pouvant s’en prendre qu’à ses propres actions, qu’à ce carnage dont il était le coupable. Et intérieurement, il savait que malgré sa volonté, il était capable de recommencer, de quitter le droit de chemin à une nouvelle reprise. « Pourquoi voudrais-tu qu'il m'arrive quelque chose ? » , il tourna la tête vers elle, lui adressant un regard entendu, comme si elle semblait oublier ce nom de famille qu’elle portait ou ce père qu’elle avait. « Oublie ce que je viens de dire. », il avait beau veiller sur elle, s’assurer qu’elle soit en sécurité en s’alliant à de mauvaises personnes, les dangers demeuraient présents malheureusement. « Mais, sincèrement Hunter, on sait tous les deux que ce qu'on avait, ce truc qui faisait qu'on était tellement bien, on ne le trouvera jamais plus avec personne d'autre, tout simplement parce que tu es ma personne. », Hestia était destinée à rester pour toujours ce bonheur disparu, cette femme qu’il n’avait retrouvé dans aucune autre. Des aventures passagères il en avait connu des dizaines, des nuits pour satisfaire un besoin primaire, faisant naître chez lui un plaisir passager, mais dont l’intensité n’égalait pas les sensations, qu’il avait, auprès d’elle. Il se souvenait de tout et chaque fois qu’il posait les yeux sur son tatouage, des flashs heureux défilaient dans sa tête, entraînant cette pointe douloureuse dans sa poitrine. Parce qu’il avait perdu tous ces rires, tous ces sourires pour quelque chose de terriblement plus triste. « Tu veux entendre quoi Hestia ? Que j’ai jamais été capable autre chose que des relations superficielles car j’avais perdu la seule femme que je voulais véritablement ? Et bien dans ce cas oui je peux te le dire ! », il pouvait même lui en dire davantage s’il était en mesure de mettre des mots concrets sur des émotions irrationnelles. Dépassant l’entendement. La voyant s’approcher à proximité de son visage, il cessa de respirer, le regard toujours ancré dans le sien. Une seconde. Deux. Il tenta un vain contrôle de son corps, mais tout vola en éclats dès qu’elle prit possession de ses lèvres. Laissant parler tout ce manque avec lequel il vivait depuis quatre ans, toutes ces fois où il avait désiré goûter de nouveau à la saveur de ses baisers, il lui répondit avec une passion presque viscérale, mettant fin à cette torture qui avait duré trop longtemps. A cette distance entre eux qui lui avait tant coûté. Ses mains protectrices encerclèrent le corps frêle de la femme à la chevelure de blé, la rapprochant de lui pour l’amener dans cette bulle où elle était en sécurité. Où rien ne pouvait lui arriver car il la tenait près de lui. Après quelques secondes, elle se recula, posant une main douce sur sa joue comme pour garder un contact. Comme pour l’empêcher de s’en aller de nouveau tandis que son muscle cardiaque menaçait de quitter son emplacement initial. « Alors, maintenant dis moi que tu veux que je trouve quelqu'un d'autre, que nous deux c'est juste pas possible. », impossible, pas alors qu’il avait pu la retrouver durant un bref instant. Jamais il n’allait lui permettre de se perdre dans les bras d’un autre homme car si les marques de leur amour passé étaient tatouées dans sa peau, c’était dans son âme que le nom d’Hestia était tatoué. C’était plus fort qu’un simple amour finissant par s’achever, ça dépassait les lois physiques. Et ça faisait vibrer tout son être, parce que c’était elle, et que ça le serait toujours. « Je ne sais pas ce qui est possible, ou ce qui ne l’est pas, mais ne me demande pas de dire des choses que je ne veux surtout pas dire. », peu importe à quel point il maîtrisait les techniques du mensonge, cette fois il ne voulait pas lui faire part de ce quelque chose qu’il redoutait depuis la seconde où ils avaient signé les papiers marquant un point final à leur relation. Un point final qui se transformait aujourd’hui en de multiples points de suspension, effaçant cette fin pour la modifier en des choses en suspens, tel un brouillard épars à travers lequel il était impossible d’apercevoir une forme humaine. « Viens au restaurant avec moi vendredi soir » immédiatement, un rire s’échappa de sa gorge pour résonner dans ce couloir. L’un de ces rires amusés, si rares à entendre, plus régulièrement remplacés par des rires cyniques. Des rires méchant, tandis que là il était question de l’un de ces rires sans lourdeur, rempli d’une légèreté et d’un amusement réel qui se lisait jusque dans ses yeux. « Serait-ce une proposition dis-moi ? Mais tu sais que dans la logique c’est à moi de t’inviter ? Quant à vendredi….. », et au lieu de terminer sa phrase, de continuer à parler, il l’embrassa pour la seconde fois, lui délivrant cette réponse qu’elle attendait, inondant son corps de ces sensations si plaisantes. Presque tout le bonheur du monde se tenait dans cette équation, dans cette scène qui se jouait et dont la fin était inconnue.

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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter) Jeu 11 Jan - 22:14

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Pour le coup, être enfermé ensemble dans cette maison n'était pas une si mauvaise chose que ça, même si sur l'instant je n'avais pas trouvé l'idée super emballante, surtout en sachant que Hunter m'en voulait terriblement, mais de toute évidence nous étions en train d'avancer, au moins, pour une fois, nous avions une vraie conversation et ça faisait tellement de bien. Même si nous avions encore du mal à imposer nos idées, nos choix, au moins nous pouvions en parler et ça c'était le plus important. J'en avais presque oublié que nous pouvions sortir d'ici. Et en même temps, je crois que je ne voulais pas franchement partir, j'étais trop bien ici, avec lui, complétement coupé du monde, il n'y avait rien qui pourrait nous bloquer ou nous distraire d'une conversation sérieuse, nous ne pouvions pas éviter les sujets compliqués. Parce que le mal que nous avions pu nous faire dans le passé je savais au fond de moi que ce n'était pas la fin, même s'il pensait que l'amour n'était pas suffisant, j'étais intimement persuadé du contraire. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il pensait que je puisse réellement avoir peur de lui, il en était tellement sûr que ça commençait à me mettre le doute, je ne savais pas si je devais le croire et le suivre sur ce terrain là où juste penser qu'il me disait ça juste pour m'éloigner, ce qui clairement ne fonctionnerait pas. « Mais pourquoi est-ce que j'aurais peur de toi Hunter ? » Soufflais-je doucement, mon regard encré dans le sien. Il semblait vraiment convaincu de ce qu'il avançait, mais je voulais juste qu'il comprenne que rien ne pourrait me faire peur venant de lui, qu'importe ce qu'il pourrait faire ou dire, je ne pourrais pas le voir différemment. Parce que j'avais envie de croire qu'il n'était pas quelqu'un de foncièrement mauvais, il ne pouvait pas l'être, parce que sinon ça voudrait dire que je m'étais complétement trompé sur lui et ça ce n'était même pas une option. J'avais besoin de croire en lui, parce qu'il était la dernière personne qui me gardait la tête hors de l'eau. Je laissais un petit rire s'échapper d'entre mes lèvres, pendant une seconde j'avais oublié mon nom de famille et le regard de Hunter de me ramener sur terre. Je détournais le regard, un petit sourire au coin des lèvres, il n'y avait que moi, tout comme pour moi, il n'y avait que lui. Nous étions juste terriblement stupides et pas assez doués pour ne pas tout gâcher, mais on ne pouvait pas être avec quelqu'un d'autre, c'était physiquement et psychologiquement impossible, incompatible. Je m'étais fait une raison depuis bien longtemps. « Je veux juste que tu me dises que tu m'aimes et que tu veux qu'on se laisse une seconde chance, parce qu'on y a le droit Hunter, même si tu sembles en douter, nous avons le droit au bonheur, autant toi, que moi. » J'étais clairement déterminé à reprendre cette relation que nous avions laissé voler en éclats la première fois, trop de mensonges, de non-dits, mais aujourd'hui, nous pouvions enfin repartir sur de bonnes bases, faire les choses bien. Il fallait seulement que Hunter le veuille, qu'il fasse un tout petit pas vers moi. Il ne voulait pas me voir avec quelqu'un d'autre, comme je n'osais même pas imaginer une autre femme que moi poser ses mains sur lui, clairement ça me rendait dingue. « Je ne peux pas non plus t'imaginer dans les bras d'une autre. » Ces mots étaient sortis doucement, comme une plainte qu'on ne voudrait pas dire trop forte de peur qu'elle ne vous explose en pleine tête. Je penchais doucement la tête sur le côté avant de sourire et je lui tapais gentiment le torse pour qu'il arrête de rire, même si l'entendre rire me faisait un bien fou, ça faisait tellement longtemps que ce n'était pas arrivé, tellement longtemps que j'arrivais à me souvenir de la dernière fois où il avait ri où nous avions ris, une histoire stupide de crêpe loupé, un appartement sans dessus dessous et des rires terriblement sincère et heureux. C'était la dernière fois, alors je voulais profiter de ce moment, même s'il moquait gentiment de moi et de ma folle initiative. Je ne pouvais pas lui en vouloir, vu de l’extérieur ça semblait dingue. Je n'avais même pas eu le temps de répondre que déjà il reposait ses lèvres sur les miennes, je supposais que ça voulait simplement dire "oui", qu'il acceptait mon invitation farfelue. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres tendis qu'elles étaient toujours sur les siennes. Je pouvais enfin le dire, en cet instant, là tout de suite, j'étais heureuse. J'avais juste l'impression pendant quelques minutes que rien n'avait changé entre nous, que nous étions toujours les mêmes personnes qu'il y a quatre ans. Je reculais doucement, me détachant à contre coeur de ses lèvres qui m'avaient tellement manqué, je m'en rendais encore plus compte maintenant. « J'aurais dû t'inviter au restaurant bien plus tôt. » Mon coeur battait tellement vite dans ma cage thoracique que j'étais pratiquement sûre qu'il pouvait l'entendre de là où il se trouvait ou même le sentir était donné que mon corps était toujours collé au sien. « Tu m'as manqué Hunter. »
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MessageSujet: Re: what the f*** (hunter)

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