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Did I say that I need you ? • Niels

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MessageSujet: Did I say that I need you ? • Niels Lun 26 Juin - 21:31

Did I say that I need you?
niels & micah
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle n’était pas à sa place. C’est ce qu’elle ne cessait de se répéter depuis qu’elle avait mit les pieds dans cet endroit, depuis qu’elle avait accepté d’accompagner ses collègues de travail dans le but de s’intégrer un peu mieux à son milieu de travail relativement nouveau. Pour Micah, tout était nouveau. La possibilité de travailler dans un endroit stimulant, ne plus avoir à dormir dans une chambre d’hôpital, se permettre d’avoir ne serait-ce que l’ombre d’une vie sociale. Et cette nouvelle vie n’avait pas que des points positifs. Cela venait avec un certain niveau de stresse, d’obligation qu’elle n'acceptait que parce qu’elle jugeait que c’était plus convenable, que parce qu’elle essayait d’être de ces gens normaux qu’elle avait croisé toute sa vie en les enviant, mais sans jamais osé croire qu’elle vivrait une vie comme la leur. La blonde ignorait encore si c’était une bénédiction ou une malédiction. Quelqu’un, une femme, était morte pour qu’elle puisse avoir la chance absurde de tremper ses lèvres dans une tasse de café chaud pour la première fois de sa vie. Une femme était morte sans aucune pitié, causant une douleur vive que sa famille n’oublierait jamais, ruinant la vie d’un homme qu’il l’avait aimé plus que sa propre vie. Chaque fois qu’elle y pensait, la jeune femme ressentait cet élan de culpabilité acide, cette douleur à la poitrine qui différait de celles qu’elle avait ressentit toute sa vie. D’un geste flou et imprécis, Micah glissa sa main sur la cicatrice camouflée soigneusement pour la coupe de sa robe avant de faire jouer de nouveau avec sa bouteille d’eau. Elle ne faisait pas partie de ces gens qui portaient à leur lèvre leurs verres d’alcool ou leur bouteille de bière, trop consciente que sa médication lourde et l’alcool ne faisaient pas bon mélange. Elle avait soigneusement esquivé les questions de ses collègues de travail chaque fois qu’ils lui avaient proposé un verre. Installée sur l’un des tabourets, elle tâchait de suivre la conversation autour d’elle, d’y participer minimalement, mais elle ne faisait pas partie de ce groupe soudée et la conversation n’allait pas dans un sens qui lui plaisait. La brune à sa gauche parlait de son escalade du Kilimandjaro alors que l’homme qui lui faisait face planifiait grimper l'Everest dans les prochaines années. On parlait de safaris en Afrique, de randonnée dans les Andes, de ski dans les Alpes. Étrangement, Micah avait cru que les gens travaillant dans des musées étaient un peu plus terre à terre, qu’ils allaient voir des ruines quelconques pendant leurs voyages où qui appréciaient visiter des musées reconnus mondialement, mais non. Ils apprécient les sports extrêmes et les activités dangereuses. « Louis m’a dit que tu venais de Hawaii, Micah ? » Surprise, la jeune femme releva la tête vers son interlocuteur avant d’agiter ses boucles blondes en guise de réponse, ne sachant pas trop si elle devait développer sur le sujet ou non. Non qu’elle fût d’une nature timide ou réservée, mais elle n’aimait pas particulièrement parler de sa vie sur cette île qui lui manquait toujours cruellement malgré les années.  « C’est idiot, mais j’ai toujours voulu apprendre à surfer, je sais que c’est possible ici, à Los Angeles, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le faire. Ça te dirait de me donner des cours particulier ?» Les mots furent accompagnés d’un rictus déplaisant et d’un clin d’oeil prometteur. Sebastian n’était pas le genre de personne qu’elle appréciait en général. Grand et costaud, l’air hautain, les cheveux sombres et les yeux clairs, il ressemblait étrangement à un prince de Disney, si ce n’était qu’il n’avait rien de charmant. Il n’avait rien de naturel dans ses airs ou dans ses manières.  Il était lourd et déplaisant. En temps normal, Micah l’aurait déjà remis à sa place sans délicatesse aucune, mais dans ce milieu de travail où elle n’arrivait pas à se faire accepter ou à s’intégrer correctement. Elle lui offrit donc un sourire forcé en s’excusant, se remettant sur ses pieds pour s’éloigner vers le bar un peu plus loin. Elle pouvait sentir le regard des autres dans son dos, s’imaginant déjà les murmures qui s’élevaient dans son dos. Tant pis. Elle ignorait exactement pourquoi elle faisait autant d’efforts s’ils n’en faisaient pas en retour. Après tout, on ne lui demandait pas de se faire des amis, on lui demandait de diriger et d’organiser des expositions, c’était tout. Elle pourrait quitter cet endroit, retourner dans le confort de sa demeure sans que personne ne le remarque. Elle y songeait fortement quand des doigts se fermèrent autour de son bras nu, l’obligeant à faire volte-face. Sebastian se tenait devant elle, l’air goguenard, empestant l’alcool et l’eau de cologne bon marché, un mélange qui lui piquait les yeux désagréablement. Lentement, ses prunelles font le chemin de l’homme à la main qui enserrait son bras. « Si tu pouvais me lâcher, j’apprécierais fortement, Sebastian. »  La fermeté de sa voix ne semblait pas faire grand effet sur son collègue qui ne fit que resserrer sa poigne lorsqu’elle tâchait de se dégager sans grande délicatesse. Micah n’a jamais été très patiente pour ce genre de chose, elle n’avait ni tact qui compassion pour les gens comme lui. Il lui rappelait une version masculine de Lydia Bennet, aussi insignifiant et imbu de sa personne que l’était le personnage de l’oeuvre de Jane Austen, si ce n’était qu’il n’avait pas l’excuse de la sottise qui accompagnait en général les adolescentes de seize ans et que les personnages fictifs sont toujours plus plaisant que ceux que l’on croise dans la réalité. « Oh ne fait pas la petite fille farouche, Micah. On sait aussi bien l’un que l’autre que tu es attiré par moi...»  Elle arqua un sourcil, tirant un peu plus sur son bras. Elle ne broncha pas en sentant les ongles de l’homme lui râper la peau, y laissant  des marques rouge dont elle ne se soucia pas, trop heureuse d’être libéré de sa poigne. Ce plaisir ne dura que quelques minutes avant que la main revienne à l’assaut, se refermant sur son poignet cette fois-ci. « Je crois t’avoir demandé de me lâcher. J’avais des doutes sur tes compétences intellectuelles, mais je croyais que tu serais au moins capable de comprendre une demande qu’un chien s’est exécuté. » Il allait répliquer quelque chose quand une main plus douce, plus chaleureuse se posa sur l’épaule de la blonde, déchargeant une charge électrique sur le derme de cette dernière. La voix qui tinta à ses oreilles, chaude et rauque, avait quelque chose de menaçante, de sévère. Lorsque Micah releva la tête vers le nouveau venu, découvrant le visage crispé de Niels dont le regard était braqué sur Sebastian.


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MessageSujet: Re: Did I say that I need you ? • Niels Lun 3 Juil - 19:04

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did i say that i need you ?
MICAH GILMORE AND NIELS JONSSON※
she saves you but more than that she’s shaped you into the person you are today. someone who is full of faith and hope someone who doesn’t get dragged into the darkness not without a fight, anyway because you will claw your way back to her. and she’s got her demons too she’s got hopelessness and doubt running through her veins in just the same way love does. that’s why you’ll never give each other away : because you both want to rebuild the world. it’s part of why you fell. the best version of yourself is the one where you’re with her, not because she changes you, no one has that type of power but because she unlocks every inch of your soul the broken, the hero, the damned and the loved


Les muscles douloureux après avoir passé un long moment à laisser ses poings taper dans le sac de sable, il prit soin de s'étirer, retirant par la même occasion les gants protégeant ses mains. Il avait la chance de ne pas avoir travaillé de la journée et comme à chaque fois qu'il avait du temps libre, il détestait par dessus tout être chez lui à ne rien faire. Etre chez eux, comme il avait encore trop souvent l'habitude de le dire. Car pour lui, cette maison était la leur. Elle n'était pas à lui, elle était aussi celle de Katie. Et même si la jeune femme était morte depuis plus d'une année, cela n'avait pas changé grand chose dans son esprit. Elle habitait encore chacune des pièces, elle demeurait à ses côtés, quoi qu'il fasse, il entendait encore sa voix parfois et il sentait son odeur dans la chambre ou celle de son parfum dans la salle de bain. Elle n'avait pas disparu et encore moins de son coeur. Parce qu'elle avait cette importance si particulière, qu'elle était la femme de sa vie, il en était intimement convaincu. Elle n'était pas une femme parmi tant d'autres, elle était celle à laquelle il avait désiré unir la sienne pour la fin des temps. Malheureusement, il n'avait pas pu le faire. Par sa faute, ils n'avaient pas eu le temps de se marier. On avait beau lui dire qu'il n'était pas responsable de son existence, il ne le croyait pas. Pour lui, il savait que s'il avait refusé cette mission de dernière minute en Syrie, elle n'aurait pas été seule, elle n'aurait pas été renversée par une voiture et ils auraient pu continuer d'avancer ensemble. Mais comme il le faisait fréquemment, il avait choisi son métier, la défense de son pays, au lieu de son propre bonheur. Il avait laissé la plus belle chose qui lui était arrivé ces dernières années s'envoler loin de lui et à présent il devait vivre chaque jour avec cette culpabilité lui rongeant l'âme et avec ce trou gigantesque dans la poitrine. Il n'y avait pas une heure sans que ses pensées ne dérivent vers elle, sans qu'il n'ait envie de revenir en arrière pour tout effacer. Et surtout pour faire disparaître cet immense chaos qui régnait autour de lui. Il n'avait pas un chagrin d'amour, c'était comme si on lui avait retiré son âme toute entière, comme si on s'était amusé à couper son organe vital en deux parties sans aucune anesthésie. Il ne pouvait pas vivre sans Katie et il ne vivait pas d'ailleurs. Il ne faisait que survivre. Parfois il voulait se laisser couler, n'ayant même plus la force nécessaire à continuer de respirer. Pourtant, il en avait vécu des choses affreuses depuis qu'il s'était engagé pour l'armée. Il était accoutumé à la douleur physique, à celle provoquée par une balle venant se loger sous la peau, et à côté elle paraissait dérisoire. Il avait vu des personnes mourir sous ses yeux, des combattants comme lui, alors la mort il la connaissait, elle n'avait rien de chimérique pour lui, elle faisait partie de son monde, mais il n'avait pas vu venir la perte de sa bien aimée. C'était là tout le problème. Tout son entourage lui avait conseillé de parler de son deuil, on l'avait presque traîné de force dans le cabinet d'un psychiatre, néanmoins il n'était pas ce genre d'hommes. Il n'avait rien contre ceux ayant besoin de parler de leurs problèmes, il les comprenait même, car il savait par exemple que les soldats il était bon de se libérer de poids pesant sur les épaules. Dans son cas à lui, tout était trop violent et intense pour que ses plaies ne puissent guérir. Tout du moins, parler d'elle ne faisait qu'envenimer sa souffrance. Il préférait des méthodes plus radicales. Parfois les combats de boxe lui permettaient de respirer l'espace de quelques minutes, mais tout finissait par réapparaître plus violemment encore. Il ne connaissait pas de véritable exutoire à part son travail où il passait un temps considérable. Le FBI n'était pas comme l'armée, mais il trouvait une certaine paix quand il travaillait sur des missions importantes ou dès la seconde où il avait un fusil à la main. Malheureusement le soir il était forcé de rentrer, repoussant l'échéance le plus tardivement possible. Pour cela, il avait une façon bien à lui. Il était devenu un habitué des bars et une fois douché à la fin de son entraînement de boxe, il prit la direction d'un établissement non loin de sa salle de sport. Seul sur son tabouret, il passait pour un ivrogne cherchant de la compagnie, sauf que ce n'était pas le cas. Il voulait surtout fuir le silence oppressant de sa maison. Fuir les souvenirs de ce bonheur qui avait explosé en plein vol. Commandant un whisky sec sans glaçon, il commença à le déguster, observant un peu la foule présente autour de lui. Il n'y avait pas grand monde autour de lui, surtout des groupes de collègues de travail venant se retrouver autour d'un verre. En tout cas, c'était ce que ses observations lui apprenaient et en tant qu'ancien force spéciale, il était connu pour avoir un sens de l'observation très affuté. « Si tu pouvais me lâcher, j’apprécierais fortement, Sebastian. » , cette voix féminine attira son attention, car contrairement à toutes les autres, elle ressortait et elle lui était familière. Il connaissait cette jeune femme et immédiatement son regard se tourna vers elle pour la regarder. Aussitôt son coeur se pinça fortement dans sa cage thoracique. Ce n'était pas qu'il ne l'aimait pas, mais égoïstement il aurait préféré ne jamais la connaître. Ne jamais croiser sa route, même s'il y avait quelque chose d'étrange avec Micah. Quelque chose qu'il ne comprenait pas réellement. Il savait qu'il ne devait pas l'approcher et encore moins s'attacher à elle, pour ne pas faire de transfert sur celle dont la vie avait été sauvée par Katie. Cependant il ne s'était pas attendu à la croiser dans ce bar. Et encore moins embêtée par un lourd en puissance. « Oh ne fait pas la petite fille farouche, Micah. On sait aussi bien l’un que l’autre que tu es attiré par moi...», il fronça les sourcils, stupéfait par autan de lourdeur. Exactement le genre d'hommes pour lequel il n'avait aucun respect et pour lequel il ressentait plutôt du dégoût. Bien déterminé à s'assurer que l'idiot en question la laissait tranquille, il continua d'observer la scène de loin et quand il vit l'homme revenir à la charge quelques minutes plus tard, son sang ne fit qu'un tour et il ne parvint pas à se retenir. Se levant de sa chaise, il prit la direction des deux personnes. « Je crois t’avoir demandé de me lâcher. J’avais des doutes sur tes compétences intellectuelles, mais je croyais que tu serais au moins capable de comprendre une demande qu’un chien s’est exécuté. », elle avait du caractère, elle avait du répondant et dans une autre situation, il savait qu'il aurait pu laisser apparaître un petit sourire en coin sur ses lèvres. Mais pour le moment, voyant l'homme lancer un regard désagréable à la jolie blonde, il posa sa main sur l'épaule de Micah pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas toute seule. Et surtout dans l'espoir de faire déguerpir l'emmerdeur. Le regard noir, il planta ses yeux dans celui de l'homme face à lui. «  Si tu pouvais laisser Micah tranquille et dégager, je te le conseille de le faire dans la seconde ! Sinon je me ferais un plaisir de te faire sortir d'ici le plus rapidement possible ! » , lança-t-il d'une voix sévère montrant nettement qu'il n'était pas du genre à rigoler. Il était loin d'être un comique, ou un homme capable de se dérober. Rares étaient les fois où il battait en retraite. Il n'hésitait pas à aller au conflit, à aller parfois trop loin, quasi certain de toujours remporter la bataille. C'était son plus gros défaut, il laissait parler des aspects de lui-même bien trop obscurs car il n'avait plus Katie pour le canaliser. « Et toi t'es qui pour me parler comme ça ? », face à la question, il se retint le plus fortement possible de ne pas se contenter de lui assener un poing en plein visage, se doutant que cela ferait mauvais genre dans une salle remplie d'autres personnes. Néanmoins, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Au contraire, il la sentait se distiller dans ses veines, telle un poison pouvant le ronger de l'intérieur. « Un homme qui n'aurait aucun scrupule à te casser la gueule. Personnellement, je te déconseille d'essayer. Le dernier a mal fini.  », répondit-il de ce ton clairement insolent. Car il était ainsi, pas forcément sûr de lui, mais une tête brûlée bordeline aimant provoquer les autres pour les pousser à bout ou les effrayer. Au moins ainsi il oubliait qu'il avait mal.
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