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Did I say that I need you ? • Niels

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MessageSujet: Did I say that I need you ? • Niels Lun 26 Juin - 21:31

Did I say that I need you?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle n’était pas à sa place. C’est ce qu’elle ne cessait de se répéter depuis qu’elle avait mit les pieds dans cet endroit, depuis qu’elle avait accepté d’accompagner ses collègues de travail dans le but de s’intégrer un peu mieux à son milieu de travail relativement nouveau. Pour Micah, tout était nouveau. La possibilité de travailler dans un endroit stimulant, ne plus avoir à dormir dans une chambre d’hôpital, se permettre d’avoir ne serait-ce que l’ombre d’une vie sociale. Et cette nouvelle vie n’avait pas que des points positifs. Cela venait avec un certain niveau de stresse, d’obligation qu’elle n'acceptait que parce qu’elle jugeait que c’était plus convenable, que parce qu’elle essayait d’être de ces gens normaux qu’elle avait croisé toute sa vie en les enviant, mais sans jamais osé croire qu’elle vivrait une vie comme la leur. La blonde ignorait encore si c’était une bénédiction ou une malédiction. Quelqu’un, une femme, était morte pour qu’elle puisse avoir la chance absurde de tremper ses lèvres dans une tasse de café chaud pour la première fois de sa vie. Une femme était morte sans aucune pitié, causant une douleur vive que sa famille n’oublierait jamais, ruinant la vie d’un homme qu’il l’avait aimé plus que sa propre vie. Chaque fois qu’elle y pensait, la jeune femme ressentait cet élan de culpabilité acide, cette douleur à la poitrine qui différait de celles qu’elle avait ressentit toute sa vie. D’un geste flou et imprécis, Micah glissa sa main sur la cicatrice camouflée soigneusement pour la coupe de sa robe avant de faire jouer de nouveau avec sa bouteille d’eau. Elle ne faisait pas partie de ces gens qui portaient à leur lèvre leurs verres d’alcool ou leur bouteille de bière, trop consciente que sa médication lourde et l’alcool ne faisaient pas bon mélange. Elle avait soigneusement esquivé les questions de ses collègues de travail chaque fois qu’ils lui avaient proposé un verre. Installée sur l’un des tabourets, elle tâchait de suivre la conversation autour d’elle, d’y participer minimalement, mais elle ne faisait pas partie de ce groupe soudée et la conversation n’allait pas dans un sens qui lui plaisait. La brune à sa gauche parlait de son escalade du Kilimandjaro alors que l’homme qui lui faisait face planifiait grimper l'Everest dans les prochaines années. On parlait de safaris en Afrique, de randonnée dans les Andes, de ski dans les Alpes. Étrangement, Micah avait cru que les gens travaillant dans des musées étaient un peu plus terre à terre, qu’ils allaient voir des ruines quelconques pendant leurs voyages où qui appréciaient visiter des musées reconnus mondialement, mais non. Ils apprécient les sports extrêmes et les activités dangereuses. « Louis m’a dit que tu venais de Hawaii, Micah ? » Surprise, la jeune femme releva la tête vers son interlocuteur avant d’agiter ses boucles blondes en guise de réponse, ne sachant pas trop si elle devait développer sur le sujet ou non. Non qu’elle fût d’une nature timide ou réservée, mais elle n’aimait pas particulièrement parler de sa vie sur cette île qui lui manquait toujours cruellement malgré les années.  « C’est idiot, mais j’ai toujours voulu apprendre à surfer, je sais que c’est possible ici, à Los Angeles, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le faire. Ça te dirait de me donner des cours particulier ?» Les mots furent accompagnés d’un rictus déplaisant et d’un clin d’oeil prometteur. Sebastian n’était pas le genre de personne qu’elle appréciait en général. Grand et costaud, l’air hautain, les cheveux sombres et les yeux clairs, il ressemblait étrangement à un prince de Disney, si ce n’était qu’il n’avait rien de charmant. Il n’avait rien de naturel dans ses airs ou dans ses manières.  Il était lourd et déplaisant. En temps normal, Micah l’aurait déjà remis à sa place sans délicatesse aucune, mais dans ce milieu de travail où elle n’arrivait pas à se faire accepter ou à s’intégrer correctement. Elle lui offrit donc un sourire forcé en s’excusant, se remettant sur ses pieds pour s’éloigner vers le bar un peu plus loin. Elle pouvait sentir le regard des autres dans son dos, s’imaginant déjà les murmures qui s’élevaient dans son dos. Tant pis. Elle ignorait exactement pourquoi elle faisait autant d’efforts s’ils n’en faisaient pas en retour. Après tout, on ne lui demandait pas de se faire des amis, on lui demandait de diriger et d’organiser des expositions, c’était tout. Elle pourrait quitter cet endroit, retourner dans le confort de sa demeure sans que personne ne le remarque. Elle y songeait fortement quand des doigts se fermèrent autour de son bras nu, l’obligeant à faire volte-face. Sebastian se tenait devant elle, l’air goguenard, empestant l’alcool et l’eau de cologne bon marché, un mélange qui lui piquait les yeux désagréablement. Lentement, ses prunelles font le chemin de l’homme à la main qui enserrait son bras. « Si tu pouvais me lâcher, j’apprécierais fortement, Sebastian. »  La fermeté de sa voix ne semblait pas faire grand effet sur son collègue qui ne fit que resserrer sa poigne lorsqu’elle tâchait de se dégager sans grande délicatesse. Micah n’a jamais été très patiente pour ce genre de chose, elle n’avait ni tact qui compassion pour les gens comme lui. Il lui rappelait une version masculine de Lydia Bennet, aussi insignifiant et imbu de sa personne que l’était le personnage de l’oeuvre de Jane Austen, si ce n’était qu’il n’avait pas l’excuse de la sottise qui accompagnait en général les adolescentes de seize ans et que les personnages fictifs sont toujours plus plaisant que ceux que l’on croise dans la réalité. « Oh ne fait pas la petite fille farouche, Micah. On sait aussi bien l’un que l’autre que tu es attiré par moi...»  Elle arqua un sourcil, tirant un peu plus sur son bras. Elle ne broncha pas en sentant les ongles de l’homme lui râper la peau, y laissant  des marques rouge dont elle ne se soucia pas, trop heureuse d’être libéré de sa poigne. Ce plaisir ne dura que quelques minutes avant que la main revienne à l’assaut, se refermant sur son poignet cette fois-ci. « Je crois t’avoir demandé de me lâcher. J’avais des doutes sur tes compétences intellectuelles, mais je croyais que tu serais au moins capable de comprendre une demande qu’un chien s’est exécuté. » Il allait répliquer quelque chose quand une main plus douce, plus chaleureuse se posa sur l’épaule de la blonde, déchargeant une charge électrique sur le derme de cette dernière. La voix qui tinta à ses oreilles, chaude et rauque, avait quelque chose de menaçante, de sévère. Lorsque Micah releva la tête vers le nouveau venu, découvrant le visage crispé de Niels dont le regard était braqué sur Sebastian.


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MessageSujet: Re: Did I say that I need you ? • Niels Lun 3 Juil - 19:04

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MICAH GILMORE AND NIELS JONSSON※
she saves you but more than that she’s shaped you into the person you are today. someone who is full of faith and hope someone who doesn’t get dragged into the darkness not without a fight, anyway because you will claw your way back to her. and she’s got her demons too she’s got hopelessness and doubt running through her veins in just the same way love does. that’s why you’ll never give each other away : because you both want to rebuild the world. it’s part of why you fell. the best version of yourself is the one where you’re with her, not because she changes you, no one has that type of power but because she unlocks every inch of your soul the broken, the hero, the damned and the loved


Les muscles douloureux après avoir passé un long moment à laisser ses poings taper dans le sac de sable, il prit soin de s'étirer, retirant par la même occasion les gants protégeant ses mains. Il avait la chance de ne pas avoir travaillé de la journée et comme à chaque fois qu'il avait du temps libre, il détestait par dessus tout être chez lui à ne rien faire. Etre chez eux, comme il avait encore trop souvent l'habitude de le dire. Car pour lui, cette maison était la leur. Elle n'était pas à lui, elle était aussi celle de Katie. Et même si la jeune femme était morte depuis plus d'une année, cela n'avait pas changé grand chose dans son esprit. Elle habitait encore chacune des pièces, elle demeurait à ses côtés, quoi qu'il fasse, il entendait encore sa voix parfois et il sentait son odeur dans la chambre ou celle de son parfum dans la salle de bain. Elle n'avait pas disparu et encore moins de son coeur. Parce qu'elle avait cette importance si particulière, qu'elle était la femme de sa vie, il en était intimement convaincu. Elle n'était pas une femme parmi tant d'autres, elle était celle à laquelle il avait désiré unir la sienne pour la fin des temps. Malheureusement, il n'avait pas pu le faire. Par sa faute, ils n'avaient pas eu le temps de se marier. On avait beau lui dire qu'il n'était pas responsable de son existence, il ne le croyait pas. Pour lui, il savait que s'il avait refusé cette mission de dernière minute en Syrie, elle n'aurait pas été seule, elle n'aurait pas été renversée par une voiture et ils auraient pu continuer d'avancer ensemble. Mais comme il le faisait fréquemment, il avait choisi son métier, la défense de son pays, au lieu de son propre bonheur. Il avait laissé la plus belle chose qui lui était arrivé ces dernières années s'envoler loin de lui et à présent il devait vivre chaque jour avec cette culpabilité lui rongeant l'âme et avec ce trou gigantesque dans la poitrine. Il n'y avait pas une heure sans que ses pensées ne dérivent vers elle, sans qu'il n'ait envie de revenir en arrière pour tout effacer. Et surtout pour faire disparaître cet immense chaos qui régnait autour de lui. Il n'avait pas un chagrin d'amour, c'était comme si on lui avait retiré son âme toute entière, comme si on s'était amusé à couper son organe vital en deux parties sans aucune anesthésie. Il ne pouvait pas vivre sans Katie et il ne vivait pas d'ailleurs. Il ne faisait que survivre. Parfois il voulait se laisser couler, n'ayant même plus la force nécessaire à continuer de respirer. Pourtant, il en avait vécu des choses affreuses depuis qu'il s'était engagé pour l'armée. Il était accoutumé à la douleur physique, à celle provoquée par une balle venant se loger sous la peau, et à côté elle paraissait dérisoire. Il avait vu des personnes mourir sous ses yeux, des combattants comme lui, alors la mort il la connaissait, elle n'avait rien de chimérique pour lui, elle faisait partie de son monde, mais il n'avait pas vu venir la perte de sa bien aimée. C'était là tout le problème. Tout son entourage lui avait conseillé de parler de son deuil, on l'avait presque traîné de force dans le cabinet d'un psychiatre, néanmoins il n'était pas ce genre d'hommes. Il n'avait rien contre ceux ayant besoin de parler de leurs problèmes, il les comprenait même, car il savait par exemple que les soldats il était bon de se libérer de poids pesant sur les épaules. Dans son cas à lui, tout était trop violent et intense pour que ses plaies ne puissent guérir. Tout du moins, parler d'elle ne faisait qu'envenimer sa souffrance. Il préférait des méthodes plus radicales. Parfois les combats de boxe lui permettaient de respirer l'espace de quelques minutes, mais tout finissait par réapparaître plus violemment encore. Il ne connaissait pas de véritable exutoire à part son travail où il passait un temps considérable. Le FBI n'était pas comme l'armée, mais il trouvait une certaine paix quand il travaillait sur des missions importantes ou dès la seconde où il avait un fusil à la main. Malheureusement le soir il était forcé de rentrer, repoussant l'échéance le plus tardivement possible. Pour cela, il avait une façon bien à lui. Il était devenu un habitué des bars et une fois douché à la fin de son entraînement de boxe, il prit la direction d'un établissement non loin de sa salle de sport. Seul sur son tabouret, il passait pour un ivrogne cherchant de la compagnie, sauf que ce n'était pas le cas. Il voulait surtout fuir le silence oppressant de sa maison. Fuir les souvenirs de ce bonheur qui avait explosé en plein vol. Commandant un whisky sec sans glaçon, il commença à le déguster, observant un peu la foule présente autour de lui. Il n'y avait pas grand monde autour de lui, surtout des groupes de collègues de travail venant se retrouver autour d'un verre. En tout cas, c'était ce que ses observations lui apprenaient et en tant qu'ancien force spéciale, il était connu pour avoir un sens de l'observation très affuté. « Si tu pouvais me lâcher, j’apprécierais fortement, Sebastian. » , cette voix féminine attira son attention, car contrairement à toutes les autres, elle ressortait et elle lui était familière. Il connaissait cette jeune femme et immédiatement son regard se tourna vers elle pour la regarder. Aussitôt son coeur se pinça fortement dans sa cage thoracique. Ce n'était pas qu'il ne l'aimait pas, mais égoïstement il aurait préféré ne jamais la connaître. Ne jamais croiser sa route, même s'il y avait quelque chose d'étrange avec Micah. Quelque chose qu'il ne comprenait pas réellement. Il savait qu'il ne devait pas l'approcher et encore moins s'attacher à elle, pour ne pas faire de transfert sur celle dont la vie avait été sauvée par Katie. Cependant il ne s'était pas attendu à la croiser dans ce bar. Et encore moins embêtée par un lourd en puissance. « Oh ne fait pas la petite fille farouche, Micah. On sait aussi bien l’un que l’autre que tu es attiré par moi...», il fronça les sourcils, stupéfait par autan de lourdeur. Exactement le genre d'hommes pour lequel il n'avait aucun respect et pour lequel il ressentait plutôt du dégoût. Bien déterminé à s'assurer que l'idiot en question la laissait tranquille, il continua d'observer la scène de loin et quand il vit l'homme revenir à la charge quelques minutes plus tard, son sang ne fit qu'un tour et il ne parvint pas à se retenir. Se levant de sa chaise, il prit la direction des deux personnes. « Je crois t’avoir demandé de me lâcher. J’avais des doutes sur tes compétences intellectuelles, mais je croyais que tu serais au moins capable de comprendre une demande qu’un chien s’est exécuté. », elle avait du caractère, elle avait du répondant et dans une autre situation, il savait qu'il aurait pu laisser apparaître un petit sourire en coin sur ses lèvres. Mais pour le moment, voyant l'homme lancer un regard désagréable à la jolie blonde, il posa sa main sur l'épaule de Micah pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas toute seule. Et surtout dans l'espoir de faire déguerpir l'emmerdeur. Le regard noir, il planta ses yeux dans celui de l'homme face à lui. «  Si tu pouvais laisser Micah tranquille et dégager, je te le conseille de le faire dans la seconde ! Sinon je me ferais un plaisir de te faire sortir d'ici le plus rapidement possible ! » , lança-t-il d'une voix sévère montrant nettement qu'il n'était pas du genre à rigoler. Il était loin d'être un comique, ou un homme capable de se dérober. Rares étaient les fois où il battait en retraite. Il n'hésitait pas à aller au conflit, à aller parfois trop loin, quasi certain de toujours remporter la bataille. C'était son plus gros défaut, il laissait parler des aspects de lui-même bien trop obscurs car il n'avait plus Katie pour le canaliser. « Et toi t'es qui pour me parler comme ça ? », face à la question, il se retint le plus fortement possible de ne pas se contenter de lui assener un poing en plein visage, se doutant que cela ferait mauvais genre dans une salle remplie d'autres personnes. Néanmoins, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Au contraire, il la sentait se distiller dans ses veines, telle un poison pouvant le ronger de l'intérieur. « Un homme qui n'aurait aucun scrupule à te casser la gueule. Personnellement, je te déconseille d'essayer. Le dernier a mal fini.  », répondit-il de ce ton clairement insolent. Car il était ainsi, pas forcément sûr de lui, mais une tête brûlée bordeline aimant provoquer les autres pour les pousser à bout ou les effrayer. Au moins ainsi il oubliait qu'il avait mal.
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MessageSujet: Re: Did I say that I need you ? • Niels Mar 1 Aoû - 1:33

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]  La présence de Niels à ses côtés est aussi douloureuse que inespérée. Micah ignore exactement comment agir avec lui. Chaque fois qu’il pose les yeux sur elle, elle a l’impression que cette cicatrice encore rose qui sillonne sa poitrine avec un manque de grâce alarmant.  Elle ne sait pas pourquoi elle sent une culpabilité sans nom se poser sur ses épaules à chaque fois qu’elle pose les yeux sur lui. Ce n’est pas comme si elle était l’ivrogne qui a heurté la voiture de sa fiancée, ce n’est pas comme si elle avait choisit son donneur. Il y a des jours où elle souhaite ne jamais avoir rencontré la famille de cette femme. Elle se serait sans doute posé des questions jusqu’à la fin de ses jours, mais ce serait peut-être mieux comme ça. Il y avait eu cette pointe de reproche dans les yeux du paternel quand il avait croisé son regard. La blonde se doute que ce n’est pas contre elle, mais contre la vie. Parce que la vie est franchement injuste par moment. Micah est bien consciente que rien de tout cela est contre elle, juste contre les circonstances désastreuses et elle est le résultat de tout cela. En faisant la connaissance de cette famille dévasté par la mort d’un être cher, elle ne s’attendait à être reçu à bras ouverts, avec douceur et tendresse. Elle ne s’était pas non plus attendu aux remords et à la culpabilité d’être encore vivante. C’est ridicule. Un sentiment dont elle n’a partager à personne, pas même à sa propre famille. Comment aurait-elle pu ? Sa famille a sacrifié tellement de chose pour elle, ses frères et soeurs n’ont pas pu avoir une mère parce qu’elle est malade. Elle se voit bien mal leur dire qu’elle aurait préféré ne pas recevoir ce coeur. À ce moment précis, avec la main de Niels sur son épaule et son poignet coincé dans la poigne d’acier de l’idiot qui lui fait face, la blonde se sent bien petite, bien insignifiante. Ce sentiment d’impuissance l’agace autant que la situation.  « Si tu pouvais laisser Micah tranquille et dégager, je te le conseille de le faire dans la seconde ! Sinon je me ferais un plaisir de te faire sortir d'ici le plus rapidement possible ! » Elle lui jette un coup d’oeil en coin, malgré elle. Elle se mord l’intérieur de la joue pour s’empêcher de rire devant l’air déconfit de son collègue de travail et elle en profite pour récupérer une nouvelle fois son poignet. Elle se doute que cette histoire ne va pas bien finir, elle redoute que l’homme qui lui fait face pousse Niels à bout. Ce ne serait pas nécessairement une bonne chose. Elle a beau ne pas connaître l’ancien militaire depuis bien longtemps, leurs conversations se résumant à des banalités sans importance la majorité du temps, il ne lui avait fallut que quelques minutes pour comprendre que ce n’est pas le genre de personne pacifique. «Et toi t'es qui pour me parler comme ça ? » Elle lève les yeux au ciel, excédée. Cette situation va trop loin. Elle a l’habitude des hommes comme lui. Elle en a rencontrer des tas dans sa vie. Ceux qui se croient tout permis parce qu’ils font partie de la gente masculine, ceux qui croit que les femmes ne sont que des morceaux de viandes mises sur terre pour leur propre plaisir. Ceux qui on du mal à comprendre que non veut dire non. Elle ouvre la bouche pour lui lancer une pique bien sentie, mais elle est devancé par la voix de Niels qui ne semble pas plaisanter.  « Un homme qui n'aurait aucun scrupule à te casser la gueule. Personnellement, je te déconseille d'essayer. Le dernier a mal fini. »  Devant elle, le dénommé Sebastian semble hésiter, tangué légèrement, visiblement mal à l’aise. Il semble avoir un combat interne à savoir s’il continue sa tentative de la ramener chez elle ou s’il abandonne avant de finalement tourner les talons en marmonnant quelques choses dans sa barbe. La laissant seule avec l’agent du FBI qui est toujours derrière son épaule. Silencieuse, la jeune femme observe son collègue disparaître dans la foule avant de se retourner lentement vers Niels, les lèvres pincées.  « Je n’avais pas besoin de toi pour me débarrasser de lui, Jönson ! J’aurais très bien pu me débrouiller toute seule, merci bien. » Son ton est aussi froid que celui qu’elle a utilisé un peu plus tôt avec Sebastian. Ses joues se sont colorés de rouge sous l’effet de la colère qui cache un sentiment plus troublant encore. Il s’attendait peut-être à des remerciements chaleureux de sa part, tant pis. Micah n’est pas du genre jeune femme à détresse ayant besoin d’un prince charmant pour la défendre. Elle n’aime pas être vulnérable, paraître fragile. Elle sait pourtant qu’elle ne peut pas toujours sembler en contrôle, forte, intouchable. Elle ne l’est pas. Elle ne l’a jamais été. Ce n’est qu’une façade qu’elle tente fortement de garder intact, qui ne se fissure que devant quelques rares personnes. Pour une raison ou pour une autre, la jeune femme a l’impression que celui qui lui fait maintenant face est une menace pour cette façade qu’elle tente de garder, qu’il serait capable de démolir ses murs un à un s’il le désire. Heureusement, pour l’instant, il ne semble pas vouloir s’approcher d’elle de cette façon, au contraire. Il semble vouloir garder cette distance entre eux, ce qui, pour l’instant la rassure, en quelque sorte.  « Qu’est-ce que vous avez tous à croire qu’une femme est soit un bout de chair à votre disposition pour le plaisir ou une pauvre créature en détresse ayant besoin d’être secouru ? » Elle lui lance un regard noir, croisant les bras sur sa poitrine dans laquelle son coeur bat trop fort.


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MessageSujet: Re: Did I say that I need you ? • Niels Lun 28 Aoû - 23:15

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Il n'était un secret pour personne que Niels Jönsson était connu pour être un homme au caractère terriblement affirmé et pouvant fréquemment être qualifié d'insupportable. Ce n'était pas qu'il n'était pas facile à vivre, il était pire que cela. Depuis toujours, il avait eu une tendance facile à l'explosion, perdant ses nerfs trop facilement et laissant parler le feu se nourrissant dans son esprit. Mais depuis qu'il n'avait plus cette glace capable de le calmer, ce baume capable d'apaiser chaque maux de son coeur, c'était devenu pire encore. Il avait toujours pu compter sur Katie pour le raisonner, pour l'apaiser quand il perdait pied. Et même lorsqu'il était en mission, son travail de militaire prenait le dessus. Car il n'était nullement permis pour un sniper de se laisser gagner par la colère ou de ne pas être le reflet même du calme. Dans les pays étrangers, il n'avait jamais eu le moindre souci. Il ne déviait pas de la ligne, il se comportait comme ce parfait soldat suivant chaque ordre et faisant tout pour rendre son pays fier de lui. Il n'avait pas mis longtemps à faire ses preuves, il avait su prouver qu'il était le genre d'hommes fait pour être soldat. Dans son sang, il avait l'armée qui s'écoulait et elle n'avait jamais disparu. Il respirait pour l'armée, il vivait pour les heures passées sous un soleil de plomb à observer l'horizon avant d'apercevoir cette fameuse cible qu'il devait apparaître. Il aimait ressentir ce danger qui aurait pu faire peur à n'importe quel être humain mais qui parvenait à le transcender. Sauf qu'en quelques mois, il avait perdu les deux choses les plus précieuses et depuis il n'avait plus aucune raison de se comporter de la bonne façon. Il n'était plus utile pour lui d'être un homme raisonnable restant dans les rangs, il n'était même plus un militaire. Sur le papier, l'armée ne faisait plus partie de sa vie. Mais il continuait de penser comme tel, d'agir comme tel et les plaques militaires qu'il portait autour de son cou prouvaient son attachement à ce métier qui avait été le sien pendant plus de quinze ans. Il ne pouvait pas tirer un trait aussi facilement sur tant d'années. Tout comme il était impossible pour lui d'oublier cette femme qui avait animé son coeur, et à qui il avait offert son âme sur un plateau d'argent. Il avait beau essayer, cet amour avait cette saveur d'éternité. Une éternité qu'il aurait désiré connaître avec elle mais dont on l'avait privé de la manière la plus lâche qu'il pouvait exister. Alors depuis il était le reflet de l'homme torturé incapable d'avancer pas après pas sans menacer de s'écrouler. Et il s'écroulait même si cela ne se voyait pas. Il gardait un certain statut en étant au FBI, mais plus rien n'était pareil. Les heures qu'il passait chaque jour à la salle de sport ou à s'entraîner, les crises de colère qu'il manifestait  très régulièrement et ce besoin qu'il avait en permanence de chercher les problèmes ou de les provoquer n'étaient pas annonciateurs de bonnes choses. Le parfait soldat avait disparu et même en mission avec le FBI il était toujours le premier à intervenir en solo, acceptant outre mesure de prendre des risques. Cela lui ressemblait énormément d'aller trop loin, comme si pour se sentir un peu en vie, il lui fallait cette dose de danger. Et ce soir encore, il agissait de la sorte. Il n'était personne pour se permettre d'intervenir entre Micah et le jeune homme face à elle. Il n'était pas supposé s'en mêler ou aller jusqu'à la provocation pour le faire partir. Au fond de lui, il ne doutait même pas de la capacité de la jolie blonde à s'extraire de cette situation. Néanmoins, c'était comme si une voix dans sa tête avait parlé à sa place, était parvenue à prendre le dessus, l'obligeant alors à se déplacer pour se placer entre les deux. Il n'avait jamais aimé les hommes refusant de comprendre le mot "non" , pourtant ce n'était pas forcément ce qui l'avait influencé à intervenir. C'était autre chose, de plus viscéral, de plus violent et de nettement plus dangereux. Parce qu'il savait ce qui pouvait arriver quand il était dans cet état. Les coups partaient trop vite et devenaient trop forts. Heureusement son adversaire parut comprendre à quel genre d'homme il faisait face et après lui avoir lancé un dernier regard, il le vit disparaître dans l'assemblée, le coeur battant fortement dans sa poitrine. Le poing toujours serré, il ferma les yeux une seconde, faisant le vide dans sa tête pour éteindre ce feu se propageant dangereusement à l'intérieur de son être.  « Je n’avais pas besoin de toi pour me débarrasser de lui, Jönsson ! J’aurais très bien pu me débrouiller toute seule, merci bien. », la voix froide de Micah le réveilla de sa torpeur, et surpris il fronça les sourcils en l'observant. Il n'était pas venu pour avoir des remerciements, ni même pour se comporter comme le prince charmant qu'il n'était pas. Il avait pris sa défense par pur esprit protecteur, pour être certain que rien ne lui arriverait et pour s'assurer que cet homme n'allait pas dépasser les bornes avec la jeune femme. C'était son devoir d'ancien soldat de veiller sur les autres. Et avec Micah, ce sentiment paraissait se décupler. Comme s'il voyait en elle une étrange réincarnation de Katie. Elle était le souvenir vivant de sa bien aimée et il ne souhaitait pas qu'une mauvaise chose puisse se comprendre. « La prochaine fois dans ce cas je te laisserai te débrouiller toute seule si tu t'en sors si bien alors ! Vu que c'est ce que tu veux et bien fais-le !», rétorqua-t-il en hochant les épaules, d'un ton presque nonchalant. Il n'allait pas rentrer dans un débat stérile et certainement inutile avec la jeune Micah, ne comprenant même pas pourquoi il avait le droit de se faire agresser de la sorte, sans aucune raison. Ne désirant pas s'éterniser, il s'apprêta à faire demi tour pour retourner de l'endroit où il venait mais à ce moment précis, il l'entendit et il resta à l'écouter.  « Qu’est-ce que vous avez tous à croire qu’une femme est soit un bout de chair à votre disposition pour le plaisir ou une pauvre créature en détresse ayant besoin d’être secourue ? », il continua de la fixer, avec le regard surpris, étonné par tant de vigueur et de férocité dans le ton qu'elle employait. Elle se méprenait totalement sur sa vision de la femme, car depuis toujours il fréquentait des femmes fortes qu'il considérait comme ses égales. Naia et Bobbie en étaient la preuve. Avec elles, jamais il ne prenait de gants pour se montrer plus gentil ou pour les voir comme des princesses en danger. Et ce n'était pas de cette manière qu'il pensait voir Micah. Tout du moins en apparence, il tentait surtout de la fuir et de rester loin d'elle, se doutant du danger qu'elle représentait. Sauf que quelque part dans les cellules de son organisme, oui il souhaitait la protéger davantage que toutes les autres, car elle portait le coeur de Katie et que cela semblait créer des émotions plus qu'incontrôlables dans son être. Même lui, il ne parvenait jamais à les comprendre ou à les analyser et c'était ce qui continuait de l'effrayer jour après jour, chaque fois qu'il était amené à la croiser. « Si je te vois comme une pauvre créature en détresse, je dois dire que dans ce cas tu te défends plus que bien. Et non on ne te voit pas tous comme un vulgaire morceau de viande ou comme une pauvre princesse à sauver, malgré le fait que tu en as la chevelure. Je voulais juste éviter que tu te retrouves dans une mauvaise posture. Ne t'inquiètes pas, cela ne se reproduira jamais c'est certain. Maintenant si tu veux passer tes nerfs sur quelqu'un, je pense qu'il n'est pas encore très loin et que tu peux le rattraper à mon avis !  », s'exclama-t-il froidement sans jamais la quitter du regard. A chaque fois qu'on l'attaquait plus ou moins fortement, il avait cette mauvaise habitude, il ne savait pas rester calme, laissant chacune de ses émotions et surtout les pires parler à la place de la raison. Une fois encore, il avait oublié de rester derrière cette barrière et de ne pas la franchir, parce qu'il n'avait plus de véritable remède pour calmer ses tourments.
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