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❇ the dying thoughts (w/anton)

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MessageSujet: ❇ the dying thoughts (w/anton) Sam 24 Juin - 14:33

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Anton Sheffield and Kai Baron
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Installé à même le sol, les mains quelques peu tremblantes, Kai cherche dans la poche de son jean l’objet de sa convoitise. Mais il commence à s’agacer parce qu’il ne trouve rien. Rien à part un ticket de métro utilisé, quelques clopes, un briquet, le double des clés de l’appartement d’Aurora, sa carte d’identité pliée en deux et un sachet transparent complètement vide. Il serre la mâchoire et jette le sachet, définitivement énervé. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas avoir tout consommé en une soirée. Il ne pouvait pas avoir liquidé son stock aussi rapidement. Il en avait besoin d’autre. Il avait besoin de plus, toujours plus. Il était pourtant déjà dans un état critique. Ses cheveux en pagaille, sa mine déconfite, son accoutrement totalement négligé, son haleine empestant l’alcool et ses yeux gorgés de sang, ne sont que des détails pour lui. Il se fiche de tout cela. Non, ce qu’il veut à cet instant précis, ce n’est pas de bien représenter la famille Baron, ce n’est pas d’être élégant et soigné. Non il veut une autre dose de cocaïne, voilà tout. Il serre les poings pour les maintenir sans trembler et finit par taper sur le sol de nervosité. « Ce n’est pas possible. » Il soupire et tente, non sans mal de se relever, cherchant Eve des yeux. C’est avec elle qu’il était venu à cette soirée il y a quelques heures de cela. Mais le fait est qu’il l’avait perdu depuis un certain temps. Il ne se souvenait même plus quand. Toute notion du temps semblait totalement lui échapper. En s’appuyant avec difficulté contre le mur, il parvient à se mettre debout. Il manque de tomber à plusieurs reprises, pris de vertige. Sa tête lui semble lourde et douloureuse. Probablement est-ce dû au mélange de ce trop plein d’alcool et de cocaïne. Cela faisait longtemps qu’il n’avait plus abusé de la sorte. S’il avait retouché à la drogue ces dernières semaines et qu’il n’avait jamais vraiment arrêté l’alcool hormis en cure de désintoxication, il n’avait plus consommé autant de ces substances depuis bientôt deux années. Et cela se voyait sur son visage. La musique terriblement assourdissante l’empêche de se faire entendre lorsqu’il prononce le prénom de son amie et après quelques trop longues minutes de recherche il finit par abandonner. Eve devait déjà être rentrée, ou bien était-elle en excellente compagnie. Il pousse quelques personnes sur son passage, afin de se frayer un chemin jusqu’à l’extérieur, venant retrouver la fraicheur de la nuit bien avancée. Il ne sait pas vraiment où il se trouve. Il ne saurait dire ce qu’il s’est passé durant cette soirée qui lui paraît bien floue. Il avait croisé Eve alors qu’il avait déjà bien entamé les festivités et n’avait pas résisté à la suivre. Parce qu’elle était celle qui, lorsqu’Anton ne voulait pas, le fournissait, et parce qu’elle était la personne avec laquelle, il repoussait toujours plus loin ses limites. Et ce soir, il les avait repoussé. Volontairement et franchement. Après tout, qu’avait-il à perdre à se faire du bien ? Sa vie n’avait aujourd’hui plus vraiment de sens. Il avait en l’espace de quelques semaines tout perdu. Bien sûr, cela était en grande partie de sa faute et il en était parfaitement conscient. Sa fierté et son égo bien trop souvent mal placé avaient eu raison de lui. Las de se faire dicter sa vie, las de toujours devoir se justifier, il avait absolument tout saboté. Il avait perdu son appartement grassement payé par sa sœur, avait coupé les ponts avec sa famille, relationnellement parlant mais également sur le plan financier, il avait ruiné son histoire avec Elsie qui avait fini par, très logiquement mettre les voiles, enchaînait les relations sans le moindre avenir et surtout sans la moindre attache. Toute cette situation était loin d’être saine mais c’était là dedans qu’il s’était engouffré pour montrer à tout le monde qu’il se fichait bien des dictâtes de la famille Baron. Il voulait vivre sa vie comme il l’entendait. Il voulait se ruiner la santé avec toutes ces substances nuisibles, il voulait tout foutre en l’air, il voulait coucher avec la première venue sans avoir à se justifier, voulait se droguer jusqu’à ne plus s’en rendre compte et voulait profiter des joies que lui offrait chaque soir, la ville des anges. Et il le faisait ouvertement, sans la moindre culpabilité. Se fichant pas mal de ce que les journaux à scandales pourraient rapporter sur lui et se fichant encore plus de ce qu’on pourrait penser de lui. Il voulait qu’on lui fiche la paix et qu’on le laisse vivre comme il le souhaitait. Ceci même si la vie qu’il avait choisi de vivre n’était faite que de drogue et d’alcool. Il arrivait cependant bientôt au bout de l’argent qu’il avait. Il n’avait plus de travail, plus d’entrée d’argent et cela allait rapidement devenir problématique. Il avait vogué d’appartement en appartement de ses amis. Actuellement, il logeait chez Aurora, après avoir testé le divan d’autres potes à lui. Pourtant, il était rarement chez elle, ne souhaitant quelque part, pas qu’elle le voit dans cet état. Dans cet état plus que lamentable, mais état qu’il avait finalement choisi. Si la brise fraiche de la nuit lui fait un bien fou, il n’est pas certain d’être tout de même prêt à marcher très longtemps. Il jette un œil à son téléphone portable et s’agace de nouveau en découvrant que ce dernier l’a aussi lâché. Alors il entreprend une marche nocturne au gré du hasard. Il erre dans les rues pourtant peu sûres de Los Angeles, cherchant où il pouvait bien être. Il connaissait pourtant cette ville par cœur. Mais le fait est qu’il avait beaucoup trop ingurgité de chose ce soir pour penser clairement.  Pourtant au bout d’un temps suffisamment long, il finit par se repérer. Ceci parce qu’il reconnaît la route pour l’avoir emprunté à de si nombreuses reprises. Il se trouve actuellement qu’à seulement quelques pas de cet endroit qui a longtemps été son lieu de prédilection, son QG. Le Viper. Et c’est à ce moment-ci qu’il se rend compte que pour faire taire cette envie harassante de cette fameuse poudre aux effets dévastateurs mais tellement libérateurs, que ses pas le mène directement à ce club qui bat encore son plein au beau milieu de la nuit. Le fait est qu’Anton était un très bon homme d’affaire et qu’il savait comment faire tourner dans de bonnes conditions cet endroit. Lorsqu’il se pointe devant le videur, celui-ci le salue poliment, même si la surprise de le voir ici peut se lire sur son visage. Cela faisait un moment qu’il n’était plus un client habituel du Viper, alors même qu’il était toujours connu dans les parages. Kai ne doute pas qu’à la seconde où l’agent de sécurité le laisse passer, il va se précipiter pour avertir Anton Sheffield, le propriétaire de ce club en vogue de Los Angeles. Cela n’est pas une mauvaise chose en soit. Au moins l’homme aura le temps de préparer ce pour quoi Kai vient. Ce qui ne fait l’ombre d’un doute. Tel un véritable zombie, le jeune garçon se fraie difficilement un chemin à travers la foule cherchant à rejoindre le bureau d’Anton. Il n’avait plus le moindre argent sur lui, ni même autre part pour tout dire, mais il avait grand espoir qu’Anton lui avance ce qu’il avait besoin ce soir pour se contenter ou peut-être pour s’achever. Ceci est une croyance bien naïve, mais il y croyait. Sur le chemin, il trébuche à plusieurs reprises, manquant de finir au sol mais il se rattrape de justesse. Ceci jusqu’à arriver devant le bureau en question après avoir passé la sécurité, sans grand encombre. Probablement Anton a-t-il déjà été mis au courant. Kai n’est actuellement pas apte à réfléchir à cela clairement et pour ainsi dire, il s’en fiche éperdument. Il frappe alors nerveusement à la porte de toutes ses forces, qui se réduisent actuellement à pas grand chose, épuisé de sa soirée. « Sheffield, bouge toi, j’ai besoin de tes services ! » Impatient, comme à son habitude, Kai continue de tambouriner à la porte du bureau sans jamais s’arrêter et ceci même s’il commence à avoir quelque peu mal aux mains. Ceci jusqu’à ce que le directeur de l’établissement lui ouvre enfin …
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MessageSujet: Re: ❇ the dying thoughts (w/anton) Mar 4 Juil - 12:32

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Un sourire vient prendre place sur le visage d’Anton tandis qu’il répond au sms qu’il vient de recevoir, une des jeunes femmes qu’il avait rencontré la veille lui envoyait des photographies plus qu’intéressante. Il ne lui arrivait pas souvent de décrocher complètement, il vivait dans un monde ou cela n’est pas permis, mais quand il rencontrait une nouvelle femme il ce permettait comme il le pouvait de ce changer les idées. Cela n’était de toute évidence pas la seule raison pour laquelle une nouvelle femme partageait son temps chaque soirs, il aimait les femmes et leurs courbes voluptueuses il ne pouvait s’en passer … Ce perdre sur la peau humide d’une nouvelle femme était un nouveau plaisir chaque soirs, une toute autre sorte de drogue que celle qu’il avait pourtant l’habitude de consommer. Si l’on s’évertuait à tenter de le connaître un peu, on comprenait qu’il ne fallait pas grand chose au jeune homme pour être dans son élément : de l’argent, de la drogue et des femmes. C’était plus au moins ainsi qu’était rythmée sa vie depuis bien trop d’années déjà. On ne devenait pas Anton Sheffield du jour au lendemain, cela demandait du temps pour atteindre le point de perfection ou il était aujourd’hui. La plupart de ses gamins enfarinés qui travaillaient pour lui le prenait pour exemple et modele, car à leurs yeux il était l’image même de la réussite. C’était exactement ce qu’il voulait leur faire voir, il avait besoin qu’ils le craigne et l’admire et c’était ce qu’il avait obtenu. Une bande de gamins, incapable de penser par eux mêmes, qui étaient capable de bien des choses pour lui pour la simple raison qu’ils le prenait pour modèle, rien de plus, rien de moins. Dans un nouveau soupir, il balance son téléphone hors de prix sur le plateau de son bureau avant de ce lever et de faire face à la vitre qui donnait sur le club. Il avait toujours ce sentiment de satisfaction quand il voyait la foule bouger en rythme au son de son DJ, quand il voyait ses barmaid traverser le dancefloor pour aller servir les carrés VIP qui ne désemplissaient pas. Le Viper était son havre de paix, l’endroit dans lequel il ce sentait le plus chez lui, et cela lui faisait toujours du bien de voir ce qui ce passait en bas. Il possédait bien des business mais son club n’avait rien à voir avec le reste, il s’agissait peut être du seul établissement à peu près clean qu’il avait puisque les autres lui servait de société pour blanchir tout l’argent qu’il empochait et gérer le reste de ses activités. Honnêtement ce n’était pas lui qui ce baladait dans les sous sols de ses entreprises là, non Jason s’occupait de cette tâche à la perfection alors cela lui allait parfaitement. Il lui arrivait parfois de faire un tour histoire de montrer qu’il gérait toujours les choses, mais ce n’était pas ce qu’il préférait faire. Derrière lui son téléphone sonne de nouveau, longuement, il sait qui l’appelle mais ne prend pas la peine de répondre tout de suite, il n’était pas à la disposition des autres c’était l’inverse qui s’appliquait. Si bien que pendant que son téléphone sonne encore, et encore il ce dirige vers le bar qu’il a fait installé dès ses débuts dans son bureau afin de ce servir un scotch, sec. Le liquide lui réchauffe la gorge apportant à cela un sentiment de confort qu’il reconnaît à chaque fois qu’il s’enfile un verre d’alcool, ou une ligne. C’était un sentiment qu’il appréciait tout particulièrement le seul qui le faisait ce sentir bien dans ses pompes en réalité … Il avait trouvé une meilleure alternative à cela des années auparavant, une toute autre sorte de drogue qui avait la particularité de le rendre plus heureux que toutes les autres. Elle portait un nom si doux, une crinière de feu et un sourire qui lui faisait tourner la tête. Il suffisait qu’elle ce trouve à ses côté pour qu’il ce sente transporté dans un autre monde, il suffisait qu’elle le touche pour qu’il ne touche plus sol. Il pensait à elle tout les jours, et dans ses moments là il souffrait plus encore que lorsque l’une de ses cicatrices ce réveillait. Rose … D’habitude pendant quelque minute repensait à elle l’apaisait, aujourd’hui pourtant ce n’était pas le cas. Parce qu’il avait découvert de nouvelles choses qui ne lui allait pas, des nouvelles choses qui le rendait fou. Serrant son verre vide entre ses doigts il commence à s’agacer, seul. Il était idiot de s’infliger ce genre de traitement, il était seul maître de cela et pourtant il continuait à ce faire avoir lui même. Il avait aimé Rose, au fond il le savait parfaitement il l’aimait toujours. C’était la raison pour laquelle il l’avait repoussée de la seule façon qu’il connaissait, en lui faisant du mal comme il avait toujours eu l’habitude de le faire dans sa vie. Il ne voulait pas s’accroche à qui que ce soit, il l’avait déjà fait et il avait perdu beaucoup trop de lui même au change. Et puis Rose avait pris une place dans sa vie qu’il n’avait pas pu contrôler, si bien qu’elle commençait à s’embarquer dans un monde dont elle ne connaissait pas la moitié, un monde bien trop dangereux pour elle dans lequel il ne voulait pas l’amener. Alors il était le seul à blâmer quand il voyait des choses qui le rendait fou, quand il voyait des photographies d’elle avec ce connard d’Evan Ashmore. Quand il voyait des histoires et des rumeurs qu’il pensait vrai quand il savait pourtant qu’il fallait toujours s’en méfier. Oubliant même son téléphone, de sa main libre il tape le code de son coffre avant de poser un peu trop durement son verre. Il en sort une petite boîte doré, une pièce unique dont il avait fait l’acquisition lors d’enchère d’une famille qui avait perdu toute sa fortune, obligée de tout vendre pour palier à leurs besoins. La poudre blanche devant lui semble calmer ses palpitations l’espace d’une seconde … Il la regarde quelques secondes, avant que par automatisme il n’attrape la minuscule cuillère avant de la plonger dans cette poudre si légère que l’on voudrait presque y plonger les doigts. Il soupèse la dose qu’il choisit, une fois satisfait il rapproche le contenant de son nez afin d’en aspirer toute la quantité. Cela ne pris que quelques secondes, la tête en arrière il ressent déjà la colère ce calmer même si il sait que cela ne durera pas bien longtemps. Il n’était pas fait pour être calme, et ne l’avait jamais été. Balançant la cuillère à la poubelle, un instant il pose ses mains à plat sur la table, le regard toujours rivé vers cet or blanc qui avait construit son empire. C’était ce même empire qui le tenait éloigné d’elle, et quand il avait du faire un choix, elle n’avait pas fait le poids … Et puis de nouveau ce son qui l’irrite. « Quoi putain? » beugle t-il à son employé. Il ne supportait pas qu’on le coupe dans ses moments là, tout était de sa faute en soit puisqu’il n’avait pas voulu répondre la première fois, mais il n’allait pas en assumer la responsabilité, ce n’était pas franchement son genre. « Le gosse est monté monsieur. » D’un geste Anton raccroche, range ses petites affaires. Il n’avait pas besoin de plus d’indications pour savoir qui allait taper dans quelques minutes à la porte de son bureau … Ce gamin ne ce rendait pas compte des idioties qu’il continuait de faire, malgré les avertissements qu’il avait eu. Et Anton continuait pourtant d’être là, malgré tout. Car Kai Baron lui faisait pensé à lui, son petit frère, obstiné à penser qu’il avait raison quand il avait tord, quand il continuait de ce tuer à petit feu. Sauf que Kai faisait toujours partit de ce monde, lui … «  Sheffield, bouge toi, j’ai besoin de tes services ! » peu de personne ce permettaient de lui parler de la sorte. Mais Kai était un enfant gâté qui ne prenait pas le respect en compte de toute évidence, si bien qu’il le laissa encore frapper contre sa porte quelques minutes avant de venir lui ouvrir. Il avait mauvaise mine … Les cheveux collés sur son visage, c’était à ce demander quand est-ce qu’il avait pris une douche la dernière fois, les yeux rougies par le manque. « T’a une salle gueule Baron.  » répond t-il, le laissant entrer. Il le vit observer le bureau à la recherche de la seule chose qu’il était venu chercher, incapable pourtant d’en trouver. Il referme doucement la porte derrière le jeune homme le contourne pour venir s’installer à son bureau, ne le lâchant pas du regard « Tu chercher quelque chose ? » Anton savait parfaitement ce qu’il cherchait, mais n’était pas prêt de lui donner.
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MessageSujet: Re: ❇ the dying thoughts (w/anton) Mar 1 Aoû - 16:23

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Kai ne se souvenait plus réellement depuis combien de temps il connaissait Anton et depuis combien de temps, malgré quelques interruptions, celui-ci le fournissait de cette substance qui allait probablement, un jour –dans un futur proche s’il continuait ainsi- à lui coûter la vie. Après tout il avait commencé à fréquenter le Viper très tôt dans sa vie, alors même qu’il n’avait pas atteint la majorité, alors même qu’il n’était pas censé boire de l’alcool et encore moins consommer de la drogue. On avait toléré sa présence interdite parce qu’il était un Baron, qu’il consommait énormément et qu’il n’hésitait pas à allonger un énième billet pour avoir ce qu’il désirait. Kai avait toujours été un gros consommateur et un bon payeur. Seulement, aujourd’hui les choses étaient différentes. Il s’était lui-même mis dans une situation qu’il n’allait pas tarder à être incapable de gérer. Il n’était plus le garçon d’autrefois, ou tout au moins, il n’avait plus le même renom et le même compte en banque. Bien sûr, aujourd’hui, tout le monde le connaissait au Viper et on le laissait entrer encore plus facilement qu’à ses débuts, mais les dirigeants du club en vogue et a fortiori, Anton, n’allaient pas tarder à se rendre compte de la supercherie. Celle d’un compte complètement vide et d’une addiction telle qu’il était prêt à mourir maintenant pour avoir sa dose. C’était bien connu, un drogué qui replongeait après une cure de désintoxication était encore plus ingérable et encore plus demandeur qu’un autre. Kai l’était, et ceci même si à l’heure actuelle, il avait déjà consommé suffisamment pour la soirée et qu’il était dans un état plus que pitoyable. Mais bien sûr, trop épris de cette volonté dévorante d’aller encore plus loin dans ses déboires, il ne se rendait pas compte à quel point il abusait et à quel point il pouvait être dans un état des plus lamentables. Car c’était ce qu’il était, lamentable et ridicule. Ceci même s’il n’était pas prêt à le reconnaître. Non, dans sa tête, dans son esprit étriqué, il était libre. Il était libre de faire ce qu’il souhaitait. Il était libre de passer ses journées à se tuer à petit feu, libre de vivre où bon lui semblait, libre de fréquenter les mauvaises personnes et plus encore, libre de se droguer. La liberté était ce qu’il avait toujours recherché, en en faisant une certaine utopie alors que la réalité était bien moins glorieuse. Alors oui, aujourd’hui Kai Baron était libre. Il s’était délesté de ses devoirs et plus encore de l’oppression de sa famille mais cela n’arrivait pas seul. Car il y a toujours un revers de la médaille qui accompagne une bonne chose. Il était tout bonnement impossible d’être totalement libre dans une société comme la sienne et la liberté avait un prix qu’il allait très vite devoir payer. Ceci étant, Kai n’avait plus le moindre argent. Et c’était cela le prix à payer. Car oui, cette liberté signifiait aussi que ses parents et plus encore sa sœur à qui il refusait d’adresser la parole, avaient arrêté d’alimenter son compte en banque. Pour ainsi dire, sa carte bancaire ne passait même plus, et il devait lui rester seulement quelques dollars dans ses poches, loin d’être assez pour s’offrir ce dont il avait à cet instant même le plus envie et le plus besoin. Il n’avait plus rien. Plus de famille, plus d’argent, plus de drogue et plus de fierté. Mais à l’heure actuelle, il s’en contrefichait, parce qu’il avait l’impression d’être libre alors que la réalité était qu’il était prisonnier de son addiction, manipulé par ses propres démons intérieurs. Sans la moindre réflexion, il s’était dirigé vers le bureau de son fournisseur officiel, celui qui avait fait de lui le junkie qu’il était sans pour autant le cautionner, celui qui était là à chaque fois qu’il en avait besoin et celui qui s’apparentait à bien des égards à son sauveur. Pour autant, ce que Kai semblait ignorer, c’était qu’Anton Sheffield avait à chaque fois accepté de lui fournir ce qu’il désirait, pour la simple et bonne raison qu’il payait. Il payait le prix fort et ceci sans la moindre hésitation. C’était d’ailleurs probablement pour cela qu’il était aux yeux du dealeur, un si bon client. Pour autant, les choses allaient être bien différentes sans la moindre contrepartie financière. Ne s’en rendant pas compte, le jeune Baron frappe avec frénésie sur la porte. Il le fait pendant un bon moment, un moment qui lui parait être une éternité pour ainsi dire. Il se laisse d’ailleurs tomber de fatigue sur la porte. Et bien sûr, c’est à cet instant même qu’Anton se décide à lui ouvrir, manquant de le faire tomber. Il se rattrape de justesse à la porte, définitivement bien trop sous l’influence de tout ce qu’il avait pu ingurgiter durant cette soirée, sans pour autant être capable d’en faire la liste. « T’as une sale gueule Baron. » Voir apparaitre le visage pourtant peu amical de Anton Sheffield suscite un sourire salvateur du jeune drogué qui pénètre dans la pièce sans même relever ce qu’Anton venait de lui dire. Il n’en avait que faire. Parce qu’il avait l’impression qu’il touchait enfin au but et qu’il allait pouvoir obtenir ce qui viendrait soulager son manque. Pour autant, Anton n’agit pas comme à l’accoutumer. S’il le laisse entrer, il ne se dirige pas vers l’endroit où il range son stock. Non, il se contente d’aller s’installer derrière son bureau sans un mot. Kai, un brin déboussolé laisse ses yeux vagabonder dans la pièce dans une recherche désespérée. Mais même cela lui semble être un effort surhumain. Si bien qu’il finit par trouver refuge sur le divan, manquant de se prendre les pieds dans quelque chose qu’il ne parvint même pas à identifier. « Tu cherches quelque chose ? » Bien sûr qu’il cherchait quelque chose, cela semblait logique après tout. Anton Sheffield n’était pas le genre d’homme à qui on venait faire une visite de courtoisie. Kai assimile sa question avec difficulté avant de se laisser tomber sur le divan juste en face du bureau. Sa tête tourne et il a tout à coup terriblement chaud. Il rattrape de justesse sa tête dans ses mains, les posant sur son front brûlant. Il est dans un état pitoyable, mais cela n’empêche pas sa volonté. Parce que, dans son esprit étriqué, il est persuadé qu’une dose règlera ses problèmes et qu’il se sentira éminemment mieux après s’être imprégné de cette substance blanchâtre ô combien libératrice. « Tu sais très bien ce que je suis venu chercher. » Il prononce ces mots de la manière la plus difficile qu’il soit, luttant contre ses propres maux. Il a cette impression de sombrer petit à petit. Il a besoin de sa dose. Il en a besoin car il est persuadé qu’elle allait tout régler. Un bref instant, il ferme les yeux alors que l’envie de vomir lui monte. Puis il se lève, se dressant difficilement sur ses deux jambes. « C’est pas comme si je venais ici pour autre chose. » C’était un fait qu’Anton ne pouvait nier. Ils ne se voyaient jamais pour autre chose que pour des histoires de drogue. Ils n’étaient pas amis, ils ne s’appréciaient probablement que pour leurs bons échanges de procédés et n’avaient pas la moindre empathie pour l’autre. C’était tout au moins ce qu’ils s’efforçaient de montrer alors même qu’en réalité, Kai lui devait la vie. Mais ce n’était pas le moment pour lui d’en parler, ni maintenant, ni jamais en réalité. Il fourre ses mains dans ses poches où il retire ses quelques misérables dollars qu’il balance sur le bureau de son dealeur, après avoir mis un temps fou à l’atteindre. Il pose son regard sur l’homme qui lui fait face et comprend rapidement que cela n’allait pas suffire. « File en moi s’il te plait. » Kai n’avait pas besoin d’en dire plus, Anton savait de quoi il parlait. Il savait quel était le plaisir un brin coupable du jeune Baron. Il le savait, mais pourtant, il ne bougea pas, laissant un Kai désespéré. Sa tête, terriblement lourde tourne à nouveau, alors qu’il sent des gouttes de sueur perler le long de son front. Il n’allait plus tenir bien longtemps. C’est pourquoi, il pose son regard dans celui d’Anton, arborant cette expression terriblement désespérée. Car c’est ce qu’il était, désespéré, implorant littéralement un geste de la part du dealeur. Il savait très bien qu’il ne pourrait pas le payer. Ni maintenant, ni dans un futur proche, mais il en avait besoin. Il avait besoin de sa dose et plus encore de la pitié d’Anton. S’appuyant contre le bureau pour ne pas tomber, il l’implore. « J’en ai besoin. Vraiment. » Oui, il en avait besoin, comme jamais il avait eu besoin par le passé. C’était tout au moins l’impression qu’il avait à cet instant précis. Parce qu’il se sentait à bout, terriblement affaibli, rongé par ce manque qui le transperçait de l’intérieur. Il avait l’impression, à ce même instant où il suppliait son dealeur que s’il ne cédait pas, son monde allait s’écrouler et il allait rendre son dernier souffle, qu’il allait sombrer et que seule la drogue pourrait le sortir de là. Il avait cette illusion qu’il n’avait jamais ressentie une telle sensation de manque auparavant alors qu’il ne se trouvait là que dans une énième situation qu’il avait vécu par le passé. Mais bien entendu, Kai ne faisait guère dans la demi-mesure et ses yeux criant de vérité transmettait à la perfection à quel point son besoin était vital. Ceci même s’il était parfaitement conscient qu’il se retrouvait là face à l’intransigeance même, la froideur personnifiée. Anton Sheffield. Et toute personne saine d’esprit savait que sans argent, il n’y avait pas de drogue. Mais à l’heure actuelle, Kai Baron n’était absolument pas sain d’esprit. Bien au contraire…
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MessageSujet: Re: ❇ the dying thoughts (w/anton) Jeu 7 Sep - 12:24

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La vie d’Anton était ponctuée de petites surprises plus ou moins agréable tout les jours, et cela de ce fait ne lui faisait pas toujours le plus grand des plaisirs il fallait bien l’avouer. Cela allait du regard chaud d’une nouvelle conquête, à celui d’un gamin incapable de connaître ses limites qui s’effondrait dans les toilettes du Viper à un type qui avait une fois de plus tenté de le contrer. La dernière était courante et si il aurait du détester cela il venait presque à apprécier l’idiotie de certains, tentant de revendre sa came en la faisant par la leur. Parce qu’au moins cela lui donnait la meilleure raison du monde de lui régler son compte … Si il n’avait cependant pas besoin de raison valable pour assouvir son besoin de violence, il était toujours bien plus plaisant de ce rendre compte qu’il pouvait le faire avec une certaine légitimité ! Cependant ce soir il avait naïvement espéré une certaine tranquillité, car ce n’était pas quelque chose qu’il connaissait réellement et que parfois cela faisait du bien. Il avait quelques papiers à gérer, de la came a tester et des points importants à régler avec Jason. Cela était fort agréable de pouvoir profiter de la confiance qu’il avait en son meilleur ami pour que celui-ci sache gérer ce qu’il avait gérer sans poser de questions, sans rechigner. De toute évidence toute l’équipe dont il c’était entourée devait lui vouer une loyauté sans faille pour être certaine de continuer de respirer, il l’avait démontré plus d’une fois et cette après-midi encore. Il avait embauché cette nouvelle serveuse pour son décolleté comme cela était souvent le cas quand c’était lui qui s’occupait du recrutement, cela lui avait porté préjudice plus d’une fois mais il ne pouvait s’en empêcher. Les femmes étaient une toute autre forme de drogues, et en voir devant lui prêtes à tout pour avoir un boulot lui faisait tourner facilement la tête. Sacha avait des formes avantageuses mais aucune expérience en la matière pour autant, il l’avait embauchée quelques semaines auparavant et n’avait pas regretté son choix lorsqu’elle c’était retrouvé à genoux devant plus d’une fois. Mais si il était faible face aux femmes, elle était bien trop naïve face à lui. Car qui pouvait penser sincèrement voler dans les caisses, et s’en tirer sans trop d’encombres ? Il l’avait vu faire plus d’une fois, avait tenté de voir jusqu’ou elle irait si il s’agissait là d’un besoin primaire ou d’une question de survie. Si elle sentait une honte quelconque à le faire et c’était plus que ce qu’Anton accordait à la plupart des gens. Il avait toujours plus de mal avec les femmes, qu’avec les hommes, c’était archaïque il en avait conscience mais puisqu’elles lui apportaient toujours un plaisir infime il avait toujours une seconde d’hésitation. Une seconde, pas plus. Il avait donc maintenant une place de serveuse à pourvoir et un sentiment de plénitude qui lui plaisait. Car il avait cette fois régler ce problème seul, plutôt que de le refiler à Jason ou à Reese. Le reste de sa soirée était donc toute tracée, de la paperasse, de la coke d’excellente qualité et puis il descendrait trouver une proie ou trois. Celle-ci n’incluait pas un gamin incapable de ce contrôler, incapable de ce gérer et en manque s’échouant sur le pas de sa porte. Kai Baron n’était pas une bonne soirée, Kai Baron était un putain d’emmerdeur qui venait tout gâcher. Pour autant Anton avait beau le tenir à distance il ne pouvait s’empêcher parfois de ce retrouver dans l’histoire de ce gosse perdu, à son âge il n’en menait pas large lui non plus finalement. Peu de ses clients savaient qu’il était en charge de tout ça, mais Kai ce fournissait chez lui depuis si longtemps qu’il en avait le privilège, malheureusement. Car si Jason était la tête de son business ce n’était pas pour rien, il ce devait de protéger son identité certes, mais surtout il voulait éviter ce genre de désagréments car il était incapable de ce contrôler quand quelque chose l’agaçait et alors ils auraient eu bien moins de clients à satisfaire … Mais le gamin était là dans son bureau, dans un très très mauvais état. Le rattrapant de justesse avant qu’il ne touche le sol, Anton sait que cette soirée va être une plaie. Le gosse tente de sourire mais les muscles de son visages sont ravagés par le manque, comme tout son corps. Après toutes les cures qu’il avait fait, il semblait de plus en plus difficile pour lui de tenir plus de quelques jours sans cette poudre blanche qui le faisait vivre. Pour autant son arrogance était intacte, la seule et unique capacité du fils Baron semblait coriace, et survivre à bien des choses. Cela faisait sourire Anton, au moins le gamin avait toujours ça pour ce protéger même si ce n’était pas efficace dans toutes les situations. Il savait parfaitement pourquoi il était là, il n’y avait jamais autre chose que son or blanc pour ramener Kai à ses portes. Ce-dernier aire dans le bureau, ne sachant trop ou ce mettre puisque Anton n’entame pas leur chorégraphie habituelle. Si c’était de la drogue qu’il cherchait ce n’était pas ici qu’il en aurait. Reprenant place derrière son bureau le propriétaire des lieux reste impassible, tandis que Kai semble complètement ailleurs au moment ou il ce laisse tomber sur le divan qu’occupait Anton quelques minutes plus tôt. «  Tu sais très bien ce que je suis venu chercher. » en effet il le savait, le voyait et l’entendait. Le gosse avait atteint un point de non retour visiblement … Anton lève un sourcil tout en posant son regard sur lui, il était entre le moment ou il allait s’évanouir ou celui ou il allait tout gerber sur son canapé. Anton le regarde ce levé peu convaincu qu’il arrive à rester debout bien longtemps «  C’est pas comme si je venais ici pour autre chose. » De toute évidence. Rien d’autre que cela les reliaient, après tout la famille Baron et Anton n’avaient rien en commun. Il savait parfaitement que Jason aimait s’envoyer en l’air avec leur fille, mais lui n’en avait rien à faire d’eux si ce n’était que le cadet de ceux-ci lui rapportait beaucoup d’argent. « Dégueule dans mon bureau, je te coupe un membre. » déclare t-il calmement. Hors de question que cela arrive, et qu’il ai l’odeur du vomis dans son bureau pendant des semaines. Il le voit fouiller ses poches comme aurait pu le faire un sans-abris pour tenter de trouver quelque chose à ce mettre sous la dents et cette scène était bien pathétique. Des billets volent sur son bureau, qu’Anton fixe avec une expression indéchiffrable sur le visage « File en moi s’il te plait. » S’agissait-il d’une blague ? Un rictus empare son visage tandis qu’il pose ses yeux sur Kai, ce dernier pensait-il vraiment s’en sortir comme ça ? Anton savait, comme le reste du pays d’ailleurs que le gamin avait fait des siennes, avait voulu jouer au grand en tournant le dos à sa famille. Pensant naïvement qu’il arriverait à s’en sortir sans eux, alors qu’évidement ce n’était pas le cas. Il avait du mal à tenir debout, transpirait, était cerné, le manque transpirait de tout ses pores et le fait est qu’il n’avait pas un sous en poche pour le combler. « Mon produit est en dehors de tes moyens Kai. » Il avait beau l’implorer, il aurait pu ce mettre à genoux devant lui mains jointes et supplier, qu’Anton ne lui aurait rien donner non plus. Il ne reconnaissait comme réelle raison de lui donner de la cocaïne qu’une énorme liasse de billets qu’il n’avait pas. Les mains de Kai prennent appui sur le bureau d’Anton prouvant ce qu’il pensait. La dernière fois qu’il l’avait vu comme ça, il avait du l’emmener à l’hôpital et lui avait sauvé la vie par la même occasion. «  J’en ai besoin. Vraiment. » Il n’en doutait pas. Anton ne doutait pas de l’état d’esprit du jeune homme, il avait l’impression de mourir à petit feu, il avait l’impression que sans un gramme il n’arriverait plus à bouger ni respirer. Anton lui même avait connu cela au début quand il n’était qu’un gamin inconscient accroc à une drogue qu’il ne pouvait s’offrir. Aujourd’hui c’était différent, elle coulait à flot dans ses veines. « Besoin hein ? » déclare Anton ce redressant sur son fauteuil, « Ce dont tu à besoin c’est de l’argent de ta famille Kai. » Car sans cela, il n’aurait rien.
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MessageSujet: Re: ❇ the dying thoughts (w/anton) Mer 4 Oct - 15:39

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Anton Sheffield and Kai Baron
NEED TO LOOK AFTER MYSELF, I NEED TO TAKE A BREATH
NEED TO LOOK AFTER MY HEALTH, I NEED TO DISCONNECT

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Il était évident que Kai Baron était au bord de la rupture. Il suffisait de le regarder, lui et sa mine ravagée par la drogue et l’alcool à outrance. Il n’était à l’heure actuelle, plus que l’ombre de lui-même et n’importe qui, même la personne la moins informée sur le sujet, aurait été capable de voir cela. Alors comment Anton n’aurait-il pu ne pas s’en rendre compte ? Après tout, il l’avait vu dans cet état à plusieurs reprises par le passé. Mais aujourd’hui, c’était différent. Il semblait plongé bien plus profondément dans ses excès et dans son addiction qu’auparavant. Il arborait le même état que lorsqu’il avait failli perdre la vie et rendre son dernier souffle il y a deux années de cela. Cela crevait les yeux et même Kai se sentait si mal qu’il avait l’impression que sa propre vie ne tenait qu’à un fil. Et que ce fil n’était autre qu’un sachet de poudre blanche, le fameux, le graal pour le plus jeune des Baron. Il avait l’impression, comme toujours que la cocaïne était la seule et unique solution à tout. Qu’elle était le remède à ses maux, à tous ses problèmes et le meilleur moyen de s’oublier totalement. Mais aujourd’hui, contrairement à d’habitude, il avait également l’impression que cette drogue était également la seule chose qui allait pouvoir lui sauver la vie. Parce que sans cela, il se sentait faible et vacillant. Il sentait tous ses membres faiblir, lui lâcher, devenant lourds et presque inertes. C’était une sensation qu’il avait déjà ressenti par le passé, mais jamais à ce point. Car plus le temps passait, plus il abusait, plus il frôlait la mort, plus il faisait de cure de désintoxication et replongeait par la suite, plus tout cela était difficile. Chacune de ses overdoses devenaient de plus en plus violentes et il commençait à le comprendre, tôt ou tard, il achèverait de jouer avec sa vie, puisque celle-ci allait lui être reprise en une fraction de seconde sans crier gares. C’était quelque chose qu’il savait, dont il était conscient mais l’addiction était plus forte. Elle l’importait sur tout. Il prenait cette substance pour une réponse à tout ses problèmes, si bien qu’il était incapable de s’en séparer bien longtemps. Malgré le fait qu’il avait décroché cette fois-ci pour un temps record avant de replonger, acceptant ce qu’Anton Sheffield lui avait fourni il y a quelques mois de cela. Mais à cette période, il avait encore de l’argent, il vivait dans un bel appartement et était en contact avec toutes les personnes qui alimentaient son compte en banque. Aujourd’hui, il n’avait plus rien et se retrouvait au pied du mur, et cela Anton semblait l’avoir appris et compris. Si bien que sa dernière solution pour obtenir de la coke s’évanouissait à mesure qu’il s’entretenait avec son dealeur. Mais il était dans un état tel de manque, que l’espoir ne s’évanouissait guère pour le jeune homme. Il était prêt à tout, même à se mettre à genoux devant Anton si il le fallait. Il manque de tomber à plusieurs reprises et c’est Anton qui le rattrape avant qu’il ne s’éloigne pour se retrancher derrière son bureau, laissant Kai au milieu de la pièce. Un brin perdu, parce que l’homme qui lui fait face n’agit pas comme à l’accoutumer, Kai tourne en rond. Il ne sait pas quoi faire. Il aire dans le bureau à la recherche de ce qu’il pourrait faire pour obtenir ce dont il avait besoin. Ceci étant, rien ne semble fonctionner pour que Anton Sheffield mette en place leur routine habituelle. Non, l’homme aux multiples casquettes se contente de le regarder depuis son bureau où il s’est installé, sans montrer la moindre émotion, la moindre compassion. C’est pourquoi, dans un certain abandon ou simplement parce qu’il a besoin de trouver un véritable point d’appui avant de tomber littéralement au sol, Kai tente la provocation. Il tente tout en réalité mais Anton ne bouge pas, le regardant simplement tenter de se relever avec la plus grande des difficultés. Ses mains moites et tremblantes ne lui permettent pas de prendre appui, où que se soit. « Dégueule dans mon bureau, je te coupe un membre. » Anton est terriblement calme, comme si, au delà d’être très sérieux dans sa menace, il savait exactement ce qu’il allait arriver. Après tout, ça ne devait pas être la première fois qu’il assistait à ce genre de scène des plus pitoyables. A ce que Kai avait entendu, son petit frère défunt ne valait pas mieux que lui, à l’heure actuelle. Se débattant avec son propre corps, Kai bougonne. « Je gère très bien ma condition ! » Kai était un menteur. Un sombre menteur mais son mensonge crevait tellement les yeux qu’il était impossible de croire une seule seconde qu’il gérait parfaitement sa condition actuelle. Bien au contraire. Au bord du précipice, il avait un mal fou à tout, sentant chacun de ses membres intérieurs se creuser. Il se sentait mal, terriblement mal et avait l’impression qu’à mesure qu’il marchait dans le bureau d’Anton, tout devenait difficile. Pourtant il parvient à se relever et à fouiller dans ses poches, dans l’espoir vain d’avoir une agréable surprise. Ce qui n’arriva bien entendu pas. Il avait déjà fouillé à de multiples reprises dans chacune des poches de son jean ou de sa veste pour n’en ressortir que quelques malheureux dollars qui tombèrent à peine les eut-il libérés, au sol. Kai comprend rapidement qu’il se trouvait dans une impasse et que cet argent n’allait pas lui suffire. Si bien qu’il tente, dans un espoir vain de convaincre Anton par les mots et probablement par son état de manque avancé. Mais évidemment, ce dernier reste totalement impassible, presque circonspect de la requête de son client, totalement sous l’emprise de la drogue. « Mon produit est en dehors de tes moyens Kai. » Et il avait tout à fait raison. Pour dire vrai, absolument tout était devenu hors de ses moyens à l’heure actuelle. Lui qui avait grandi dans les excès, dans l’abondance d’argent et sans jamais manquer de quoi que se soit, se retrouvait à manquer de tout, et plus encore de la drogue qui était devenue en une fraction de seconde une denrée rare pour lui. Tout ceci lui donnait à réfléchir sur ce rejet impulsif de sa famille, lui faisant aisément comprendre que sans eux, il n’était plus rien. Pour autant, il n’était pas encore prêt à mettre sa fierté de côté pour s’agenouiller devant sa famille et admettre que sa vie dépendait littéralement d’eux. C’est pourquoi, il préfère implorer Anton, lui assurant qu’il avait besoin de cette dose. Il en avait besoin pour une question de vie, de survie. « Besoin hein ? » Anton se redresse sur son siège, toisant Kai du regard. Il savait pertinemment que son dealeur refuserait. Après tout, quel dealeur accepterait de fournir gratuitement son client ? Aucun. En commençant par Anton qui avait toujours été dur en affaire. Pour autant, le jeune homme hoche la tête, confirmant ce besoin vital. « Ce dont tu as besoin c’est de l’argent de ta famille Kai. » C’était une évidence. Kai avait besoin d’argent et notamment celui de sa famille mais il était trop borné pour l’admettre, du moins pas encore. Il voulait prouver qu’il pouvait se débrouiller seul mais de toute évidence, c’était un échec. Un terrible et cuisant échec qui le poussait encore plus dans ses retranchements. Dans ceux de l’addiction, de la fierté et de la pauvreté. C’est pourquoi, il secoua frénétiquement la tête, persuadé qu’il y avait encore un espoir. Un espoir vain qu’Anton pourrait être la solution à ses problèmes et qu’il pouvait gérer sa vie sans sa famille. « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu me fais ça ? » Juste devant son bureau, sur lequel il prend appui pour ne pas tomber, Kai fixe son interlocuteur, de ce regard à la fois éteint et terriblement communicateur. Car on pouvait voir, à l’instant présent, à travers son regard gorgé de sang, sa tristesse, son manque, son espoir … Il ne comprenait pas. Enfin si, il comprenait que sans argent, il n’était plus rien, mais après tout, cela faisait des années que Kai était client et il avait toujours été un très bon client, un bon payeur. Alors pourquoi ne pouvait-il pas faire une exception, juste pour cette fois pour honorer une certaine fidélité ? « Je t’ai toujours payé, j’ai toujours donné l’argent dont le vulgaire dealeur que tu es, voulait et tu ne veux pas me faire une avance ? » Kai empruntait un terrain dangereux. Il perdait patience et commençait à avoir des mots durs qui n’étaient sans l’ombre d’un doute, la bonne solution face à un Anton qui n’avait guère de temps à perdre avec lui et qui ne supportait pas qu’on hausse un peu trop le ton. Pour autant, il continue. Il continue de creuser sa propre tombe. « Je trouverais de quoi te payer, je te le jure ! » Cette fois, il l’implorait. Il le suppliait. Il voulait cette coke, coûte que coûte. Il en avait besoin, véritablement. « S’il te plait Anton ! » Il marque un silence, tentant de capter le regard d’Anton et de laisser transparaitre une certaine pitié, aussi ridicule soit-elle. Il avait plus besoin de cette drogue que d’avoir une fierté devant son dealeur. Mais visiblement rien ne semblait suffire et Kai n’en pouvait plus. Il n’en pouvait de ce manque qui le rongeait de l’intérieur et il n’en pouvait plus de devoir se mettre à genoux devant un homme, quel qu’il soit. « J’ai plus rien tu comprends ? La drogue c’est tout ce qu’il me reste ! » Cette fois, Kai ne jouait plus. Foutu pour foutu, il laissait transparaitre absolument tout, les larmes lui montant presque aux yeux. Il ferme un instant les yeux, se frottant la nuque avec une nervosité qu’il ne peut guère cacher. Dans tous les cas, chacun de ses mouvements saccadés l’illustrent. « Je ferais tout ce que tu veux pour une dose ! S’il te plait ! » Il était prêt à tout. Absolument à tout.
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